Accueil du site > Le Temps des Médias > 36 - Masculinités médiatiques > « C’est dans le jeu et le dialogue des temporalités que se trame le rapport à “nos chers disparus” ». Hommage à Dominique Kalifa (1957-2020)

36 - Masculinités médiatiques

envoyer l'article par mail title= envoyer par mail Version imprimable de cet article Version imprimable Augmenter taille police Diminuer taille police

Marie-Ève Thérenty

« C’est dans le jeu et le dialogue des temporalités que se trame le rapport à “nos chers disparus” ». Hommage à Dominique Kalifa (1957-2020)

Le Temps des médias n° 36, Printemps 2021, p. 5-12.

Par Marie-Ève Thérenty
Professeure de Littérature française et directrice du centre de recherche RIRRA21 à l’université de Montpellier 3

Historien de renom, Professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne depuis 2002, auteur d’ouvrages qui ont fait date chez Perrin, Fayard, Payot, Gallimard, au Seuil, spécialiste des imaginaires sociaux, Dominique Kalifa nous a quittés le 12 septembre 2020 et l’histoire de la presse a perdu un grand chercheur. Il a été parmi les premiers, avec Alain Vaillant, à identifier le xixe siècle comme une civilisation de la périodicité et du flux médiatique et il a proposé ce chrononyme, « la Civilisation du journal », devenu le titre d’un ouvrage dont il a été un des codirecteurs [1], avant de s’associer avec une grande disponibilité aux projets collectifs suivants sur l’histoire de la presse, Médias19 et Numapresse [2]. La thèse essentielle de La Civilisation du journal est aujourd’hui bien connue :

« par les caractères de sa production, l’ampleur de sa diffusion et les rythmes nouveaux qu’il impose au cours ordinaire des choses, l’essor du journal (et la lecture périodique en général) tend à modifier profondément l’ensemble des activités (sociales, économiques, politiques, culturelles, etc.), des appréciations et des représentations du monde, projetées toutes ensemble dans une culture, voire dans une « civilisation » de la périodicité et du flux médiatique. Et […] c’est au cœur du xixe siècle que ce processus, entamé de plus longue date, mais accéléré alors par les transformations économiques et les enjeux idéologiques dont le journal est aussi l’instrument, trouve les conditions de sa réalisation. Pleinement achevée à l’aube de la Grande Guerre, cette inscription du pays dans un cadre désormais régi par le principe de l’écriture et de la lecture périodiques constitue une mutation anthropologique majeure, aux sources de notre modernité “médiatique [3]” ».

Dominique Kalifa aimait aussi profondément l’écriture de presse, comme en témoigne son investissement précoce à Libération en tant que journaliste du cahier « Livres ». Pendant une trentaine d’années, il a rendu compte des publications en histoire – et notamment en histoire culturelle – qui lui semblaient importer. La couverture importante de son décès par Libération [4]. témoigne des liens qui les unissaient : c’est autant au journaliste qu’à l’historien que le quotidien rendait hommage. Lui-même, dans un article sur « Michelle Perrot journaliste [5] », avait tracé la brillante généalogie dont un historien-journaliste pouvait se revendiquer : Augustin Thierry, Adolphe Thiers, François Guizot, Jules Michelet, Edgar Quinet. Il s’était adapté avec dynamisme à la nouvelle communication sur les réseaux sociaux (il avait un compte Facebook et surtout un compte Twitter très actif), se délectant de ses milliers d’abonnés ; mais il déplorait aussi l’époque, qu’il datait du milieu des années 1980 aux années 2000, des articles plus longs et plus réflexifs, dans les cahiers « Livres » de Libération et du Monde.

Pionnier dans l’analyse d’un régime médiatique centenaire où se croisent les logiques de l’industrie culturelle, l’enchevêtrement des pratiques sociales et celui des systèmes de représentation, il avait fait de la presse un de ses espaces de recherche de prédilection. Dominique Kalifa était attentif à la matérialité des supports, aux appropriations sociales du journal par ses lecteurs, voire aux usages détournés qu’ils pouvaient en faire et surtout il lui semblait pouvoir retrouver dans le journal la trace des imaginaires sociaux – c’est-à-dire les motifs, les symboles et les valeurs courantes d’une société, toujours à interpréter dans le cadre des modes d’agencements et de narration qui les portent –, et qu’il refusait de cerner uniquement dans des archives entendues au sens traditionnel et restreint du terme. La presse constituait pour lui une forme d’archive de l’imaginaire. Il pensait que les journaux rendaient compte de pratiques, d’intentions, d’actes et que l’histoire devait prendre en compte la performativité du langage. Il affirmait que l’expérience individuelle, collective ou sociale est indissociable du langage au travers duquel elle s’exprime. Il aimait donc les fictions comme en témoigne son livre sur Fantômas, Tu entreras dans le siècle en lisant Fantômas [6]. Un de ses derniers livres, Paris : une histoire érotique, d’Offenbach aux Sixties [7], est nourri presque uniquement de témoignages littéraires et journalistiques. Tout cela en faisait le plus littéraire des historiens.

À l’origine historien du crime [8], il a d’abord abordé la presse par le fait divers, le roman-feuilleton, les reportages sur les bas-fonds, toutes ces rubriques où affleurait l’envers du quotidien, c’est-à-dire les innombrables pulsions sociales qui débordent la raison. Il aimait les histoires minorées, déviantes, marginalisées.

« Le journal populaire, qui dit l’ordinaire autant que l’extraordinaire, qui mêle sans états d’âme ce qui est et ce qui pourrait être, qui se pense comme le grand ordonnateur de la vie telle qu’elle est, nourrit l’imaginaire collectif que Fantômas se contente de hanter [9] ».

Il a ensuite repéré l’essor d’une culture de presse caractérisée par un ensemble de réflexes qui finissent par composer un imaginaire de papier autour de l’autoréclamisme, de la publicité et de la vulgarisation. Il a surtout montré l’importance, pour la fondation de la culture de masse, de l’enquête, « fiction maîtresse de la société démocratique [10] ». Il n’est pas anodin que ce paradigme soit commun au détective, à l’écrivain de roman policier et au chercheur car Dominique Kalifa, grand organisateur de jeux de rôles dans sa jeunesse et toujours prêt à participer à des formules de recherche collectives et créatives [11], pratiquait la recherche comme toutes les activités, avec un mélange élégant de distanciation et d’immersion.

Tous les objets d’analyse de Dominique Kalifa – la presse, le crime, la réflexion sur le découpage historique qui l’a occupé ces dernières années –, étaient saisis au carrefour problématisé de l’espace et du temps. Sa préoccupation de l’espace transparaît dans ses explorations des représentations des bas-fonds, des mystères urbains et de la ville [12]. Mais la réflexion sur le temps surtout semblait l’inspirer. Certes cet intérêt caractérise tous les historiens forcément sensibles à la découpe du temps mais chez Dominique, il s’agissait d’une obsession qui nourrissait certaines de ses intuitions les plus géniales. Le fascinaient particulièrement dans la périodisation, les découpes du temps et surtout la temporalité historique des imaginaires.

« Comme toute construction historique, les imaginaires sociaux sont inscrits dans un temps. Ils ont un début et une fin, ce qui seul peut les rendre perceptibles pour l’historien. Nulle date, bien sûr, ne vient les délimiter avec la précision de celles qui fixent les cycles économiques ou les régimes politiques. Leur périodisation, indicative, est de celles qui rythment les grandes scansions de sensibilité collective, les grandes inflexions de la conscience sociale. Leurs composants, de plus, ne disparaissent jamais vraiment. Ils subsistent à l’état latent, demeurent disponibles et peuvent être facilement mobilisés dans des configurations ou des reconfigurations ultérieures. Ainsi en va-t-il également des bas-fonds. On a montré plus haut comment des motifs variés, certains très anciens, voire immémoriaux, d’autres plus clairement contextualisés, s’étaient associés en “figures” particulières pour donner naissance à la fin du Moyen ge à l’imaginaire de la gueuserie puis, au début du XIXe siècle, à celui des bas-fonds. […] Ces configurations se dénouent progressivement vers le milieu du XXe siècle [13]. »

Il posait ainsi avec rigueur des temporalités et des périodisations subtiles pour mieux traquer les anachronies. Innombrables sont dans son œuvre les passages où il décrit longuement des phénomènes de superposition des temps, par exemple dans ces descriptions d’un vieux Paris charmant et morbide réalisées par des littérateurs de l’entre-deux-guerres (Carco, Mac Orlan…) qui télescopaient dans leurs textes plusieurs époques : l’actualité des années 1830, les mystères urbains des années 1840 et un imaginaire médiéval et gothique du Paris criminel [14]. Il s’est longtemps penché sur la poétique du roman policier, qu’il a contribué à analyser comme une anomalie temporelle :

« un récit rétrospectif donc, dont l’objet (reconstituer un récit initial dont les termes ne sont pas connus), la méthode (inférer les causes à partir des effets observés) et les modes de représentation, fondés sur l’induction et le principe indiciel, bouleversaient radicalement l’approche et la compréhension traditionnelles du phénomène criminel. Celui-ci dont la description se dilue dans la rétrospection, se trouve en effet résorbé dans sa résolution [15] ».

Dans le dernier livre collectif qu’il a dirigé, sur les noms d’époque [16], l’exploration des chrononymes, leur suivi dans leurs atermoiements sémantiques, leur démystification et leur démontage montrent ainsi de fascinants effets de tremblements et de superpositions des temps, propices à entraîner chez le lecteur une réflexion sur les imaginaires qui sous-tendent les écritures de l’histoire.

Dans son livre sur La véritable histoire de la Belle Époque [17], cette obsession des anachronies et des dérèglements temporels trouve toute sa portée heuristique. Ce premier livre de Dominique Kalifa sur un chrononyme – et dans chrononyme, il y a évidemment chronos – est en fait un immense ouvrage sur le temps, une formidable time machine, pour reprendre une expression de H. G. Wells qui n’est pas très présent dans le livre mais qui aurait pu y être. À première vue, le livre fait voyager à travers un feuilleté chronologique de représentations contradictoires de la Belle Époque : les années 1920, qui ignorent la période peut-être parce qu’elles sont elles-mêmes des années folles ; les années 1930, qui inventent le concept d’une avant-guerre à la fois gaie et tragique par la catastrophe qui se prépare ; les années 1940-1955, qui créent, en même temps que l’expression, le concept d’un art de vivre, marqué par le rire, la légèreté, la liberté des mœurs ; les années 1960-1970, qui voient soudain cette période se ringardiser ; et puis une séquence fin de siècle qui insiste sur ses dessous, ses perversions, ses transgressions, ses à-côtés, ses radicalités, ses provinces aussi. Aujourd’hui, une Belle Époque dilatée, culturelle, vintage prédomine. En fait, ce livre nous invite, au-delà de ce parcours universel, à faire chacun une expérience mémorielle très significative sur notre propre rapport à l’histoire et au temps qui passe. Nous découvrons avec le livre de Dominique Kalifa que notre perception de la Belle Époque est elle aussi hybride, sans doute « dyschronique » et que nous empruntons distinctivement, selon notre âge, notre parcours de vie et nos rencontres, qui aux années 1920, qui aux années 1960 ou aux années 1990 pour construire notre appréhension de cette période historique. Le livre nous permet de déconstruire notre rapport complexe, feuilleté, à la Belle Époque.

En posant ainsi le temps et ses discordances comme le centre du livre de Dominique Kalifa, et, au-delà, de son œuvre, je ne crois pas le trahir. L’Histoire de Dominique Kalifa est obsédée par le temps, le temps qui passe, les traces qui restent, les relectures. Ce qui le fascine, ce sont les cataclysmes chronologiques, les temps perturbés ou, comme il dit lui-même, « les temps mêlés ». On distingue une certaine jubilation chez lui à nous montrer des pendules arrêtées, floutées, dilatées, comme ces horloges parisiennes avancées d’une heure pendant l’Occupation pour être à l’heure allemande ; ou encore à s’arrêter avec tendresse et mélancolie sur le corps de la chanteuse Fréhel qui remonte sur scène à l’Olympia en 1925 : « Son corps et son visage presque méconnaissables, disent la marque cruelle du temps tandis que sa voix s’efforce de ressusciter dans la douleur l’horizon disparu d’avant-guerre. De profundis [18]. »

On pourrait croire à lire les lignes précédentes que Dominique Kalifa est un historien de la nostalgie. Sans doute mais cette nostalgie du temps qui passe et qui parfois revient s’unissait à un goût pour l’instant présent et même pour le kairos. Deux conceptions du monde, deux modes d’être s’affrontaient et se feuilletaient chez lui : d’un côté la rêverie régressive ou épique et de l’autre l’attention à la singularité, à l’opportunité et à la modernité du présent. Donc une mélancolie masquée par une forme d’élégance joyeuse.

Une jubilation profonde effectivement émanait de lui quand il enseignait, communiquait ou même conversait sur cette histoire toujours impossible parce que toujours rejouée par les subjectivités et les époques qui la prennent en charge. Dans ses derniers livres, Dominique Kalifa s’est parfois autorisé significativement la première personne, du singulier ou du pluriel, dans des parties personnelles insérées dans des parenthèses, des encadrés ou des digressions.

« Que cherchons-nous dans ces récits ? À quelles nécessités sociales, politiques, idéologiques, morales répond ce besoin ? Bref, comment analyser les ressorts d’une fascination qu’on peut considérer comme “malsaine”, mais tout autant comme un puissant régulateur des affects, des sensibilités ou des aspirations sociales ? […]
Et puis il y a le désir de se perdre, d’aller au bout de la débauche, de la descente, de rencontrer cette part obscure de nous-mêmes que l’on s’efforce habituellement d’esquiver. De faire face au mal, au sale, au pervers, au damné, que la progressive sécularisation de nos sociétés entraîne vers un enfer laïcisé et qui s’impose en même temps comme un puissant motif, voire un mythe culturel [19]. »

Ces écarts – qu’aujourd’hui, un peu démunis, on peut être tenté de traquer comme des explications à son départ précoce – permettent aussi de nourrir une réflexion importante sur l’écriture de l’histoire. Dans le débat très contemporain sur la place de la fiction dans l’écriture de l’histoire, Dominique Kalifa tranche sur ce qu’est l’histoire, sur ce qu’elle peut et ce qu’elle ne peut pas :

« Plus que le passé, mort et à jamais enfoui, c’est le temps qui est la matière vive de cette discipline, c’est dans le jeu et le dialogue des temporalités que se trame le rapport à “nos chers disparus”. La fiction peut sans doute nourrir de belles et nobles ambitions, mais au prix d’illusions rétrospectives qui relèvent d’un autre cahier des charges [20]. »

Sans être un historien fictionnalisant, Dominique Kalifa était, comme ses prédécesseurs du XIXe siècle, autant qu’un historien-journaliste, un historien-écrivain.

Plusieurs manifestations sont en préparation pour lui rendre hommage [21]. Aux États-Unis, ses amis américains préparent une session spéciale du H-France salon en son honneur. Avec Guillaume Pinson, nous allons lui dédier le congrès Médias19-Numapresse qui aura finalement lieu en 2022. Mais Dominique aimait aussi la recherche collective un peu facétieuse que nous pratiquons depuis des années. Son avant-dernier article dans Libération a couvert le volume dû au pseudonyme collectif, Roy Pinker, sur les fake news [22]. Nous avons repris ce pseudonyme collectif de journalistes à la rédaction de la première formule du journal Détective (1928-1940), qui avait elle-même inventé ce fait-diversier américain pour faire croire que l’hebdomadaire avait aux États-Unis un dynamique correspondant particulier. En fait, ce personnage fictif était l’occasion de joyeux bidonnages de la rédaction. Nous avons décidé de faire revivre ce personnage il y a quelques années en le pensant comme un canular académique dans la veine de nombreuses mystifications médiatiques ou littéraires voulant faire réfléchir, en travaillant sur les zones d’intersection entre le faux, le vrai et la fiction [23]. Nous allons organiser dans les mois qui vont venir un « Roy Pinker » d’hommage à Dominique Kalifa autour de l’envers du quotidien, ces faits divers énigmatiques et ces histoires déviantes que l’on trouve dans la presse du passé et qui constituent en fait les symptômes des peurs, des désirs et des aspirations d’une société. C’est une bien maigre consolation, j’en conviens, mais cela reste une manière de montrer combien sa recherche et sa personnalité vont continuer de nourrir notre histoire.

[1] D. Kalifa, Ph. Régnier, M.-È. Thérenty et A. Vaillant (dir.), La Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse au XIXe siècle, Paris, Nouveau monde éditions, 2011.

[2] Pour plus de renseignements, voir medias19.org et numapresse.org.

[3] D. Kalifa, A. Vaillant, « Pour une histoire culturelle et littéraire de la presse française au xixe siècle », Le Temps des médias, 2004/1, n° 2, p. 197-214, https://www.cairn.info/revue-le-tem....

[4] Voir C. Devarrieux, « Mort de Dominique Kalifa, historien et fidèle contributeur de Libération », Libération, 13/09/2020 ; Q. Deluermoz et H. Mazurel, « Dominique Kalifa, la fascination de l’envers », Libération, 17/09/2020

[5] D. Kalifa, « Michelle Perrot journaliste », Critique, 2017, n° 8-9, p. 742-749.

[6] Paris, Vendémiaire, 2017.

[7] Paris, Payot, 2018.

[8] Son ouvrage, L’Encre et le sang. Récits de crime et société à la Belle Époque, Fayard, 1995, constitue la réécriture de sa thèse.

[9] Fantômas, op. cit., p. 43.

[10] D. Kalifa, « Usages du faux. Faits divers et romans criminels au XIXe siècle », Annales, 1999, n° 54-6, p. 1358.

[11] Voir par exemple P. Artières, A.-E. Demartini, D. Kalifa, S. Michonneau et S. Venayre, Le Dossier Bertrand, jeux d’histoire, Manuella éditions, 2008.

[12] Voir par exemple son Atlas du crime à Paris avec Jean-Claude Farcy, autre grand disparu de l’année, Parigramme, 2015 ou encore avec M.-È. Thérenty (dir), Les mystères urbains au XIXe siècle. Circulations, transferts, appropriations, medias19, mars 2015.

[13] D. Kalifa, Les bas-fonds : histoire d’un imaginaire, Paris, Seuil, 2013.

[14] D. Kalifa, Crime et culture au XIXe siècle, Paris, Perrin, 2002, p. 33.

[15] Ibid., p. 148-149.

[16] D. Kalifa (dir.), Les noms d’époque. De « Restauration » à « années de plomb », Paris, Gallimard, 2020.

[17] Paris, Fayard, 2017.

[18] Op. cit., p. 55.

[19] D. Kalifa, Les bas-fonds : Histoire d’un imaginaire, op. cit., p. 343.

[20] La véritable histoire de la Belle Époque, op. cit, p. 149.

[21] Certains hommages ont déjà eu lieu comme celui de la Société d’histoire de la révolution de 1848 et des révolutions du XIXe siècle qui peut être consulté ici : https://histoire19.hypotheses.org/7510 ou celui de son université Paris Panthéon Sorbonne : https://www.pantheonsorbonne.fr/actualites/hommage-dominique-kalifa.

[22] D. Kalifa, « Hics médiatiques pré-clic », Libération, 12/08/2020.

[23] Roy Pinker a écrit deux livres Faire sensation. De l’enlèvement du bébé Lindbergh au barnum médiatique, Marseille, édition Agone, 2017 et Fake news et viralité avant internet, Paris, CNRS éditions, 2020.

Citer cet article : https://histoiredesmedias.com/C-est-dans-le-jeu-et-le-dialogue.html

Sommaire du numéro