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Journalistes

Ouvrage : Jean-Marie Charon, Les Journalistes et leur public : le grand malentendu (Vuibert / INA, 2007). Recension par Marie Lhérault.

Dans ce numéro consacré à la peopolisation politique, le dernier ouvrage de Jean-Marie Charon trouve très logiquement sa place. Le titre est explicite : entre les journalistes et leur public, il y a un grand malentendu. Or, le phénomène peopolitique développé dans les pages du Temps des médias n’en constitue qu’un aspect, d’ailleurs évoqué par l’auteur dès la première page de l’introduction. Jean-Marie Charon connaît parfaitement son sujet : ancien formateur en école de journalisme, chargé de plusieurs rapports sur la déontologie des journalistes pour le CSA et le ministère de la communication, l’ancien rédacteur en chef de la revue MédiasPouvoirs est également sociologue des médias, chercheur et enseignant. Avec ce livre paru dans (...) Lire la suite

Ouvrage : Gérard Streiff, Adam Saulnier journaliste d’art à l’ORTF, biographie (L’Harmattan, INA, 2008). Recension par Jean-Max Méjean.

La collection INA-L’Harmattan est décidément précieuse pour les amateurs d’histoire des médias. Quant à cet ouvrage, il est intéressant à une époque où l’on reparle de plus en plus de l’ORTF du Général pour la comparer à l’ère sarkozyienne. Pour les ménagères de plus de cinquante ans, et même pour les hommes au foyer retraités, le nom d’Adam Saulnier évoque encore quelque chose. Il n’a d’ailleurs pas d’équivalent dans le paysage audiovisuel contemporain car les émissions d’art sont de plus en plus rares, sauf sur Arte qui diffuse « Palettes », d’Alain Jaubert[1] [1] On trouve, dans cette même collection « Mémoires...

suite. Dans les années 1960, la télévision comptait moins de chaînes et les émissions (...) Lire la suite

Ouvrage : Grégoire Kauffmann, Edouard Drumont (1844 -1917) (Perrin, 2008). Recension par Pierre Albert.

Ce livre, né d’une grosse thèse universitaire, est un modèle de biographie historique. Exalté par les uns qui en firent comme Bernanos une sorte de prophète incompris ou comme Beau de Loménie un anticapitaliste national, vilipendé par les autres comme un fieffé réactionnaire clérical, obsédé par son antisémitisme, la personne et l’œuvre de Drumont demandaient un portrait et une analyse plus équilibrés. Le premier mérite de G. Kauffmann est d’être allé aux sources. Les archives publiques lui ont déjà fourni, à travers notamment les dossiers de l’Intérieur, de la Préfecture de Police, de la Justice, une masse d’informations originales ; les archives privées, y compris celles d’accès difficiles de la Compagnie de Jésus (le père Dulac), (...) Lire la suite

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