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Soutenances de thèses

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Gaël Depoorter : Le “bal des hackers”. Sociologie critique d’un exotisme postmoderne. La “communauté” du Libre entre tropisme individualiste et processus d’institutionnalisation.

Thèse de sociologie (Université de Picardie Jules Verne). Soutenance le 28 novembre à 15 heures à l’Université de Picardie Jules Verne, Pôle Cathédrale, amphithéâtre Carré de Malberg.

Membres du jury :
M. Bruno Ambroise, Chargé de recherche au CNRS, ISJPS, Université Paris 1 (examinateur)
Mme. Antonella Corsani, Maitre de conférences HDR, ISST, Université Paris 1 (rapporteure)
M. Frédéric Lebaron, Professeur, IDHES, ENS Paris-Saclay (directeur de thèse)
M. Patrick Lehingue, Professeur, CURAPP-ESS, Université de Picardie Jules Verne (examinateur)
Mme. Maud Simonet, Directrice de recherche au CNRS, IDHES, Université Paris-Nanterre (rapporteure)

Le monde d’internet, des logiciels libres et des hackers est généralement appréhendé comme un espace exotique de libération des individus, et d’expression des subjectivités. C’est l’horizontalité, l’auto-organisation et les ajustements spontanés qui l’emporteraient, révolutionnant ainsi les formes de socialités. L’homme informationnel fait alors figure d’« homme nouveau ». Se repose donc à nouveau frais un problème classique de sociologie : comment articuler individu et société ? Qu’est ce que social veut dire lorsqu’il s’agit d’internet et des libristes ? Pour appréhender cette question nous avons mené une enquête conceptuelle et de terrain au sein de la “communauté” du logiciel libre. Nous analysons les usages sociaux du Libre au sein des trajectoires des enquêtés, et au travers de l’épistémologie mobilisée par les travaux qui l’étudient. C’est avec le concept d’institution que nous déconstruisons ces derniers et restituons les premiers. Il nous permet d’interroger une épistémologie hacker qui a tendance à proposer une lecture appauvrie du social, et culturaliste des comportements. En sortant d’une vision étroite des formes d’encadrement des pratiques et extensive de l’expression de la liberté, il devient possible de revenir à une conception heuristique du don en réinvestissant le moment du « retour ». C’est avec cet outil que cette « communauté » peut se penser en tant qu’institution structurée. La façon dont les libristes la mobilisent dans leurs trajectoires permet alors de saisir ce qu’est le Libre. En décrivant les dynamiques d’attachement et d’affiliation il s’agit d’analyser dans quelle mesure le Libre constitue une “institution du sens” adaptée aux transformations contemporaines..

Mots-clés : hacker ; logiciel libre ; institution ; culture ; lien social ; don ; trajectoire ; internet

Citer cet article : http://histoiredesmedias.com/Le-bal-des-hackers-Sociologie.html

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