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Séminaires

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Séminaire du GRER« QUELLE RADIO PUBLIQUE EN 2015 ? ", Paris, 9 mai 2015

9h30 Accueil

9h45 Introduction : Réfléchir à la radio publique. Buts et limites du séminaire

Frédéric Antoine, président du GRER

9h50 Pourquoi un service public de la radio, et lequel ?

Jean-Jacques Cheval, Professeur (Université Bordeaux Montaigne), ex-président du GRER.

10h10 Services publics radiophoniques : un monde de diversités

Frédéric Antoine, président du GRER, professeur (Université de Louvain-Belgique)

10h25 La radio des services publics : (...) Lire la suite

Séminaire "Fictions et économies au siècle des Lumières"

Si la littérature, sous la forme du roman, du théâtre ou de la fable, peut instruire l’économie, elle vient aussi, sous celle de la fiction, et à l’intérieur même des textes économiques les plus classiques, donner à penser ce que la rationalité discursive peine, voire échoue à appréhender. Telle est l’idée au point de départ de ce séminaire ouvert à tous, qui accueillera, à chaque séance, deux chercheurs invités à présenter et à discuter l’un ou l’autre de ces deux aspects de l’articulation entre littérature et économie.

Programme

Mardi 16 décembre 2014

Laurent JAFFRO (PU, Philosophie, université Paris 1)

Morale et économie de la faiblesse dans le Fils naturel et les Entretiens (...) Lire la suite

Séminaire INTERLIS "Internet et lien social"

Ce séminaire discute de recherches sur les dimensions du lien social s’exprimant dans des technologies contemporaines de communication. Rejetant à la fois l’hypothèse d’une réduction des liens sociaux à de simples connexions numériques, et l’hypothèse d’une neutralité des technologies dans la vie des relations sociales, ce séminaire permettra de s’interroger, en s’appuyant appui sur des recherches empiriques, sur la manière dont ces technologies participent à l’instauration et à la reconfiguration des liens et des attachements. Les technologies contemporaines de la communication sont également de formidables opérateurs pour aider le sociologue à objectiver et à saisir ces ingrédients essentiels mais parfois ténus et informels que sont les (...) Lire la suite

Séminaire ISCC-AJSPI « Journalisme scientifique et pratiques numériques : quelles mutations ? », Paris, 18 juin 2015

L’Institut des sciences de la communication (CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC) et l’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI) organisent un séminaire autour de la question :

« Journalisme scientifique et pratiques numériques : quelles mutations ? »

Chercheurs et journalistes croiseront leurs expertises et leurs expériences pour comprendre en quoi les usages du Web, des réseaux socio-numériques,

des blogs, le journalisme de données ou encore les webdocumentaires modifient les pratiques et les écritures journalistiques.

Veuillez trouver le programme en pièce-jointe

ou sur www.iscc.cnrs.fr

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séminaire "Les écritures visuelles de l’histoire dans la bande dessinée : enjeux et pratiques"

Séminaire organisé et animé par Pierre-Laurent DAURÈS (Maître de Conférence à Sciences Po Paris, enseignant à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image, critique sur le site Du9.org), Adrien GENOUDET (Doctorant à Paris VIII et doctorant-associé à l’IHTP) et Vincent MARIE (Docteur et agrégé d’Histoire, chercheur associé à l’Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines et à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3).

En cette période du Centenaire, nous constatons que la fabrique de l’Histoire et son écriture animent de nombreux débats et colloques et que ces réflexions tendent à s’intensifier. Si la démarche des historiens et la conception de leurs travaux sont aujourd’hui investis, la pratique et la part visuelle de l’élaboration des récits historiques constituent encore un champ important qui mérite attention. La bande dessinée et la culture visuelle en général permettent de nombreuses ouvertures épistémologiques et heuristiques et nous voyons actuellement toute l’ampleur que ces nouvelles recherches apportent à nos conceptions sur la discipline historique.

Il est évident qu’un cap a été franchi ces quinze dernières années. Des travaux comme ceux de Thierry Groensteen, de Benoît Peeters, de Thierry Crépin ou encore ceux de Pascal Ory (pour ne prendre que la dimension historiographique et historicisante) ont permis la reconnaissance certaine de la bande dessinée comme art et comme médium autonomes. Elle vit désormais une vie double où l’on trouve toujours d’un côté une grande majorité de fans, d’amateurs et de collectionneurs (qui ont largement contribué à permettre l’élaboration de son histoire) et d’un autre côté des universitaires ou penseurs qui ont élaboré une véritable recherche en bande dessinée.

Deux domaines semblent se distinguer majoritairement parmi les multiples angles d’analyses. Premièrement, le domaine sémiologique, le « langage de la bande dessinée ». On peut noter les travaux de Thierry Groensteen (Systèmes de la bande dessinée), Harry Morgan, Scott McCloud (L’Art invisible), Jean-Christophe Menu (La bande dessinée et son double), Benoît Peeters, Jacques Samson sans oublier ceux de Pierre Fresnault-Deruelle… Deuxièmement, le domaine historiographique, l’histoire de la bande dessinée. On peut noter ici les travaux de Gérard Blanchard, Thierry Smolderen, Jean-Paul Gabilliet (pour la bande dessinée américaine), Jean-Noël Lafargue et une fois encore Thierry Groensteen (La Bande dessinée son histoire et ses maîtres).

On s’est peu tourné, en somme, sur la performance visuelle de la bande dessinée, sur ses propres moyens d’écriture de l’histoire.

Des travaux ont été menés et des penseurs, tels que Pascal Ory, mais aussi Thierry Crépin ont milité pour une « histoire culturelle » de la bande dessinée : c’est à dire analyser et reconnaître les différentes influences et répercussions culturelles de la bande dessinée dans une époque donnée. Autrement dit, ces historiens militent pour une constante recontextualisation de la bande dessinée dans sa période de production. Dans son article célèbre datant d’octobre 1984 « Mickey go home ! » (dans la revue Vingtième Siècle), Pascal Ory démontrait de manière passionnante comment le travail de l’historien des mentalités pouvait correspondre à l’histoire propre de la bande dessinée et comment, par la bande dessinée, on pouvait analyser et comprendre une société à un moment donné.

Nous aimerions, lors de nos réflexions, avancer l’idée que la bande dessinée, dans sa forme, par le dessin, par son « langage » et par les différentes appropriations qu’elle implique produit et diffuse des écritures visuelles de l’Histoire.

L’atelier Les écritures visuelles de l’Histoire dans la bande dessinée : enjeux et pratiques a pour vocation, à travers des rencontres avec des auteurs, des analystes de la bande dessinée et des historiens, de se confronter à la manière dont la bande dessinée met en gage de nombreux processus d’écriture de l’histoire par le biais du visuel. Il s’agit de mettre en avant le fait que la bande dessinée participe de la lisibilité et de la visibilité de l’Histoire. Henry Rousso le notait justement dès 1984 dans la revue Vingtième Siècle : « Au total, la bande dessinée actuelle offre une lecture originale de l’Histoire du temps présent »

Pour cela, nous nous interrogerons sur la place des différents travaux de réappropriations visuelles des auteurs (utilisation de documents historiques, d’images d’archives etc.) dans la droite ligne des travaux de Vincent Marie, de la mise en récit de l’Histoire par le biais des constructions visuelles, de la diffusion et de la réception des œuvres bédéistiques dans différents contextes historiques. Nous analyserons également la manière dont la bande dessinée s’approprie de nombreux thèmes contemporains chers à l’historien : la mémoire, le témoignage, la micro et la macro histoire, les temporalités etc. Enfin, nous aimerions surtout comprendre comment la bande dessinée construit et diffuse des imaginaires « historiques » qui influencent, dans le cours du temps, notre perception visuelle de l’Histoire.

Programme

1er décembre 2014 : Séance introductive en présence de Pascal Ory

Au-delà d’une présentation des enjeux de cet atelier, cette séance replacera notre réflexion au sein d’une historiographie française et internationale.

Séance aux Archives Nationales de 15h à 17h30. Salle d’Albâtre

Invité : Pascal ORY (Professeur des Universités – Paris I Panthéon Sorbonne).



26 janvier 2015 : La grande figure historique : objet d’histoire, objet bédéistique

L’éditeur de bande dessinée Glénat a lancé en mars 2014 sa nouvelle collection « Ils ont fait l’histoire ». Art narratif, la bande dessinée s’attache avant tout aux trajectoires de ses personnages ; pour dire l’Histoire, elle a recours à des personnages aux destins hors du commun : Charlemagne, Philippe Le Bel, Jaures... renouant ainsi avec la tradition de l’incarnation du récit historique. Comment interroger cet aspect à travers la bande dessinée – quels investissements, graphiques et documentaires, permettent de comprendre l’écriture visuelle d’une certaine histoire héroïque par le neuvième art.

Avec Christian Amalvi, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paul-Valéry et Cédric Illand, représentant de Glénat, nous interrogerons les enjeux et les écueils d’un tel projet éditorial

Séance aux Archives Nationales de 15h à 17h30.

Invités : Christian AMALVI (Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paul-Valéry Montpellier III) ; Cédric ILLAND (Editeur en charge de la collection « Ils ont fait l’Histoire » – Glénat).



9 fevrier 2015 : Récits mémoriels, représentations des traumatismes historiques et constitution d’un réseau visuel

Rendant compte d’évènements historiques majeurs, les récits mémoriels en bande dessinée se sont développés ces dernières années, défrichant de nouvelles façons de construire et transmettre l’histoire, tout en démontrant de nouvelles aptitudes de la bande dessinée. En mettant en scène l’expérience incarnée dans un personnage, la bande dessinée développe une approche et des représentations subjectives du traumatisme historique que l’on questionnera lors de cette séance. Nous tenterons de comprendre également comment l’acte du dessin est souvent conditionné par des réseaux visuels existants du traumatisme. Enfin, il conviendra de nous confronter à la place de ces œuvres au regard du travail de l’historien.

Séance aux Archives Nationales de 15h à 17h30. Salle d’Albâtre

Invités : Isabelle DELORME (doctorante au Centre d’histoire, Sciences Po Paris (Les récits mémoriels historiques en bande dessinée) ; Nathan RÉRA (Docteur en Histoire de l’art, auteur, entre autres de Rwanda, entre crise morale et malaise esthétique – Les médias, la photographie et le cinéma à l’épreuve du génocide des Tutsi (1994-2014), 2014)



23 fevrier 2015 : Le « médiévalisme » dans la bande dessinée américaine – 1929-1945

Le Moyen âge est sans doute, avec la Conquête de l’Ouest américain, la période la plus représentée dans la bande dessinée américaine, et ce dès le développement du médium à la fin des années vingt. Rares sont les grandes séries de l’époque à échapper à cette fièvre médiévaliste qui accompagne celle qui se développe au même moment dans le 7e art. Comment expliquer un pareil engouement pour le Moyen âge imaginaire ? Les auteurs américains ont certes pu être influencés par le médiévalisme anglais dont les principaux hérauts restent Walter Scott et Alfred Tennyson. Néanmoins, ils vont rapidement développer un médiévalisme propre, qui épouse les représentations de leur société. La facilité avec laquelle le Moyen âge imaginaire se greffe dans ces nouveaux genres dénote sans doute du statut particulier de la période dans l’imaginaire américain et occidental – c’est ce que nous observerons lors de cette séance.

Séances au CNRS – Institut de l’Histoire du Temps Présent de 15h à 17h30.

Invités : William BLANC (Doctorant en histoire médiévale, auteur dans la revue KaBoom et de Les Historiens de garde, 2013) ; Jean-Paul GABILLIET (Professeur Université Bordeaux III en Etudes nord-américaines, auteur de Des Comics et des hommes : histoire culturelle des comic books aux Etats-Unis, 2004).



10 mars 2015 : Les mystères de l’Egypte ancienne dans la bande dessinée : petite fabrique d’un imaginaire historique

Comment l’Egypte ancienne s’inscrit-elle dans la mémoire collective ? La bande dessinée semble être un vecteur de la constitution d’un imaginaire de l’Egypte ancienne. Les auteurs recréent et réinterprètent l’Histoire avec des référents et des attitudes mentales qui leur appartiennent tout en laissant libre cours à des fantasmes parfois difficiles à décrypter. A ce titre, le neuvième art s’inscrit dans un courant culturel et artistique parfois fait d’emprunts sélectifs au répertoire antique, tout en étant simultanément redevables à d’autres traditions artistiques et notamment à l’égyptomanie. L’égyptomanie acquiert alors dans la bande dessinée une dimension propre, caractérisée par des codes et un vocabulaire tout à fait spécifiques, favorisant l’invention narrative et graphique. Saisir les mystères de l’Egypte ancienne dans la bande dessinée revient à composer une « grammaire de la civilisation » des pharaons. Nous nous interrogerons sur la généalogie des images et nous chercherons à distinguer les sources d’influences sur lesquels s’appuient les auteurs afin de démontrer que les représentations qui nourrissent l’imagination des artistes ne naissent pas ex nihilo mais sont le fait d’un long cheminement historique.

Séances au CNRS – Institut de l’Histoire du Temps Présent de 15h à 17h30.



31 mars 2015 : Immigration et bande dessinée – séance de projection.

La bande dessinée, art séquentiel, se nourrit d’histoires : celles d’artistes d’origine libanaise, vietnamienne, italienne, algérienne ou argentine venus vivre et travailler en France ou celles d’auteurs témoins de l’Histoire planétaire des migrations. Comment raconter l’immigration en bande dessinée ? Dans quels régimes d’historicité s’inscrivent ces récits ? Entre les cases s’esquissent les récits intimes, universels et poétiques de leurs trajectoires humaines et créatrices. Leurs dessins sont plus que des traits, ils dévoilent les portraits sensibles d’hommes et de femmes qui parviennent encore à s’étonner, à s’interroger et à nous entraîner vers l’essentiel : les mouvements de la vie…

Séances au CNRS – Institut de l’Histoire du Temps Présent de 15h à 17h30.

Projection du film au Cinéma des Cinéastes (date communiquée ultérieurement)

Invité : Clément Baloup (auteur et dessinateur –Quitter Saïgon, (La boîte à bulles, 2010) ou Zeina Abirached (auteur et dessinateur – Mourir partir revenir le jeu des hirondelles(Cambourakis, 2008).

Projection du film de Vincent MARIE, Bulles d’exil (2012).



3 avril 2015 : Appropriations des images et écritures visuelles de l’Histoire : dessiner le passé. Rencontre avec David Vandermeulen

Lors de cette séance-rencontre, nous essayerons de comprendre le travail de l’auteur et dessinateur de bande dessinée dès lors qu’il souhaite ré-incarner une époque passée par le dessin.

Séance à la Bibliothèque Nationale de France de 17h à 19h.

Invité : David VANDERMEULEN (auteur et dessinateur – notamment de la série Fritz Haber, chez Delcourt).



22 mai 2015 : Le temps hors des cases : pratiques intermédiales et bande dessinée – Rencontre avec Séra

L’auteur franco-cambodgien Séra – rescapé du génocide cambodgien – déploie une œuvre importante depuis une quarantaine d’année. Auteur de bande dessinée mais aussi sculpteur et plasticien, nous aborderons avec lui le rapport complexe que l’artiste-témoin entretient avec la représentation du réel. Utilisation de documents et de sources, réappropriations multiples de visuels, l’auteur décrira sa fabrique de l’image d’histoire. Une fois encore, ce sera ici l’occasion de confronter l’historien à ses propres pratiques et à la réception de telles démarches artistiques.

Séance à la Bibliothèque Nationale de France de 17h à 19h

Invité : SÉRA (auteur et dessinateur – notamment de Impasse et Rouge (1995), L’eau et la terre (2005) et Lendemains de cendres (2007)).



5 Juin 2015 - L’archive fiction d’histoire - I - La première guerre mondiale : Kris et Maël

Autour de la première guerre mondiale, nous questionnerons le recours aux images d’archives dans la bande dessinée. Il semble en effet intéressant de montrer comment les auteurs de Notre mère la guerre s’approprient les images d’archive pour en faire des fictions d’histoires.

Séance à la Bibliothèque Nationale de France de 17h à 19h.

Invités : KRIS (scénariste de bande dessinée et auteur de Notre mère la guerre) et MAËL (dessinateur de Notre mère la guerre).

Séminaire "Archives audiovisuelles et recherche"

L’archivage du matériel filmique n’est pas nouveau. La notion d’archives audio visuelles de la recherche n’est pas nouvelle. Des procédures d’archivage, de consultation d’analyse voire de production audio-visuelle ont aujourd’hui fait leur preuve. Cependant une situation nouvelle a été récemment et brutalement créée par l’accès de tous à l’archivage, à la production et à la diffusion d’images fixes ou animées. La diversité des usages et des supports techniques de l’audiovisuel explose. L’image et son partage prennent une place grandissante dans les rapports sociaux réinterrogeant les disciplines des SHS sur leurs méthodes et leurs paradigmes, sur leurs usages de l’audiovisuel comme matériau et comme écriture. Cette nouvelle situation (...) Lire la suite

Séminaire du réseau DEL, Paris, 23 avril 2015

Le séminaire s’organise autour de la discussion du texte suivant : Romain Lecomte (Université de Liège, Institut des sciences humaines et sociales), « Expression politique et activisme en ligne en contexte autoritaire. Une analyse du cas tunisien », Réseaux, n° 181, 2013/5, p.51-86, http://www.cairn.info/revue-reseaux-2013-5-page-9.htm

La séance débutera sur la discussion du texte par Pierre Lefébure (Université Paris 13, LCP), qui engagera ainsi un échange avec l’auteur puis avec le public.

Le séminaire se déroulera à l’IMI (62 Boulevard de Sébastopol - 75003 PARIS).

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