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Nouveautés parutions

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Juin 2010

    Livres
  • BEAUTHIER Régine, MÉON Jean-Matthieu, TRUFFIN Barbara (dir.), Obscénité, pornographie et censure. Les mises en scène de la sexualité et leur (dis)qualification (XIXe-XXe siècles), Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2010, 244 p., gratuit en ligne.

    Disponible sous forme électronique sur le site de la Digithèque de l’Université libre de Bruxelles :
    http://digistore.bib.ulb.ac.be/2010/noncat000024_000_f.pdf

    L’obscénité et la pornographie renvoient non à l’essence de certaines formes de mise en scène de la sexualité mais à la qualification – morale, religieuse, juridique, littéraire… – qui en est faite par les acteurs sociaux. L’enjeu est le plus souvent de justifier leur libre circulation ou au contraire la nécessité de l’encadrement de leur production et de leur diffusion. La censure – entendue ici au sens souple de disqualification d’un contenu – est donc un des critères mêmes de définition de la pornographie et de l’obscénité.
    A partir de cas allant du XIXe siècle à nos jours, l’ouvrage met en lumière la diversité des phénomènes d’étiquetage, de leurs modalités, de leurs auteurs, de leurs logiques et de leurs conséquences. Les contributions rassemblées dévoilent les mobilisations qui conduisent au classement comme obscène d’une œuvre ou d’un acte – livre, BD, film, photo, dessin, poème, pièce de théâtre, scènes de music-hall, … – ainsi que la pluralité des enjeux – moraux, politiques, culturels, scientifiques… – qui s’attachent à ces qualifications. Il souligne la multiplicité des arguments avancés pour justifier les frontières ainsi dessinées entre le « condamnable » et le « tolérable ». Illustrant les formes très variées que peut prendre, selon les contextes et les objets, le contrôle des produits obscènes ou pornographiques, les contributions permettent aussi de saisir les effets des étiquetages et notamment leur contournement ou leur réappropriation. Ancrés dans des disciplines multiples (juridique, littéraire, historique, sociologique, philosophique, psychanalytique…), les auteurs ont privilégié une approche constructiviste, tournée vers des études empiriques et socio-historiques, attentives aux luttes des acteurs de l’espace social. Leurs contributions sont articulées autour de questions communes ou transversales : les catégories qui fondent les (dis)qualifications, à travers une approche du droit ; la centralité des enjeux culturels dans la (dis)qualification des mises en scènes de la sexualité et les conséquences de ces processus, permettant de saisir combien les formes mêmes des représentations de la sexualité sont influencées par les discours dont elles font l’objet. La dernière partie propose un déplacement du regard, en traitant de la façon dont les mises en scène de la sexualité peuvent être appropriées, c’est-à-dire requalifiées, dans des perspectives militantes, d’interrogation de l’ordre social, de contestation ou de réaffirmation des rapports de pouvoir.
    Dans la mesure du possible, et en tirant partie des possibilités offertes par une publication électronique, différentes contributions s’appuient sur des illustrations. L’ouvrage donne de la sorte un accès plus direct à une partie de ces mises en scène de la sexualité qui ont fait l’objet de critiques, de polémiques et de censures. Le lecteur pourra aussi ainsi lui-même mesurer et apprécier, et pourquoi pas rejeter ou partager, ces (dis)qualifications que cet ouvrage souhaite analyser.


    En savoir plus : http://digistore.bib.ulb.ac.be/2010/noncat000024_000_f.pdf

  • BENNET Christophe, La musique à la radio dans les années trente. La création d’un genre radiophonique, Paris, L’harmattan, 2010, 348 p. 32,5 euros.

    L’étude comparée de deux antennes parisiennes met en évidence les principaux aspects du développement musical que connaît la radio française des années trente. Cette radio musicale des années trente a aussi un "air de famille" avec la radio d’aujourd’hui. Parce qu’elle met au jour les fondamentaux que l’on trouve dans les origines de la musique à la radio, cette étude éclaire certaines des réalités d’aujourd’hui.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31655

  • BRACHET Camille, Peut-on penser à la télévision ? La culture sur un plateau, Lormont, Ina / Ed. Le Bord de l’eau, 2010, 250 p., 18 euros.

    À travers l’analyse d’une forme télévisuelle particulière, l’émission de plateau, ce livre vise à mettre en perspective l’expression d’une culture dominante. Il s’agit de se positionner au croisement des logiques médiatiques et des industries culturelles et d’observer, par le prisme d’une déconstruction de la structure du programme, les logiques promotionnelles à l’œuvre. Cet ouvrage démonte les mécanismes de construction de l’identité « culturelle » des objets télévisuels (livre, film, etc.) et les modes d’attribution de ce terme symboliquement fort, et d’une manière détournée, il questionne la place de la culture à la télévision. Cette analyse de la construction médiatique engage naturellement une réflexion sous-jacente sur l’émergence de la valeur, et la diffusion d’un certain type de culture.
    L’objectif principal de ces émissions n’est pas vraiment de réfléchir, ni de critiquer avec recul des contenus, mais il ne repose pas uniquement sur la promotion d’un produit : ces émissions se situent dans l’entre-deux. Les rôles des potentiels passeurs culturels se mêlent à ceux des vendeurs et des bonimenteurs, dans un contexte concurrentiel fort. Ce contexte influe naturellement sur la nature des produits proposés : pour faire de l’audience, il faut focaliser sa promotion sur un certain type d’objets, vendeurs, fédérateurs. Des discours circulent sur certains produits, alors que d’autres restent dans l’oubli ; la télévision sélectionne, trie, exclut aussi, selon divers critères qui s’entremêlent, pour finalement proposer un contenu qui lui est propre, qui lui convient.
    Cette circulation débridée des produits culturels dans le paysage audiovisuel provoque l’émergence d’une forme de culture issue des structures médiatiques, produite par des logiques marchandes, et façonnée par le marketing et les discours de promotion. Cette forme tant critiquée ne serait que le reflet d’un mouvement plus large touchant aux industries culturelles en général : l’étude formelle des émissions est alors replacée dans un système global, puisqu’elle s’inscrit dans une dynamique générale de fragmentation des contenus médiatiques.
    En savoir plus : http://www.editionsbdl.com/peut-on-penser-a-la-television.html

  • BRÜGGER Niels (ed.), Web History, New York, Peter Lang Publishing, 2010, 362 p., 25 euros.

    This is the first edited volume to put the emerging field of web history on the agenda of internet research. Sixteen original chapters investigate how the use of the web has developed in the realm of web culture at large, as well as how the organization of web industries and old media institutions on the web have changed. A number of fundamental theoretical and methodological questions related to doing web history are also examined. The collection aims to explore some of the possible ways of approaching the web of the past, based on the assumption that the past is not only important for historical purposes, but because it must be taken into consideration in order to fully understand the web of the present and the web of the future. The book includes a foreword by Charles Ess and contributions from Kirsten Foot, Steven Schneider, Alexander Halavais, Ken Hillis, and more.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?vID=310468&vLang=E&vHR=1&vUR=2&vUUR=1

  • CHANTRIAUX Olivier, De Gaulle et la diplomatie par l’image, Ina Editions, 2010, 218 p., 20 euros.

    Les années 1960 marquent le grand tournant de la modernisation technologique en France : l’aéronautique, le spatial, le nucléaire civil et militaire, l’informatique, et, plus modeste sur le plan industriel mais susceptible de toucher infiniment plus les foyers français, le procédé SECAM de télévision en couleurs. Les négociations liées à la diffusion du procédé français SECAM de télévision en couleurs relatées dans cet ouvrage rendent compte du caractère singulier de la position de la France sur la scène internationale des années 60 : affirmation de grande puissance, indépendance nationale, construction européenne. Pour le général de Gaulle, faire adopter le procédé SECAM - symbole du génie de la France - par l’Europe entière fut une affaire d’intérêt national. S’ensuit une mobilisation exceptionnelle de la machine diplomatique française. L’enjeu était de taille : à travers ce procédé, il s’agissait à la fois de prouver la place de la France dans la modernité et de transmettre, par le biais technique, la culture française, mais aussi de jeter les bases d’une coopération européenne ambitieuse dans les sciences et les secteurs industriels d’avenir. Dans un premier temps, la France propose à l’Allemagne fédérale de s’entendre avec elle et de garantir l’unité technologique d’une Europe conquérante qui n’eût rien à envier aux États-Unis. Les Allemands n’adhèrent pas à ce choix, et, en cette période de « coexistence pacifique », la France se tourne vers la puissance russe, s’affranchissant précocement de la logique stricte de la guerre froide.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications/de-gaulle-et-la-diplomatie-par-l’image

  • COLONNA Vincent, L’art des séries télé, ou comment surpasser les Américains, Paris, Editions Payot, 2010, 384 p., 20 euros.

    Pourquoi les séries télé les plus populaires sont-elles si souvent américaines ? La série télé est devenue un phénomène culturel majeur. Diffusées planétairement, plébiscitées par le public et les médias, certaines d’entre elles marquent leur époque. Généralement, ces séries sont américaines ; et les créateurs français peinent à rivaliser. Pourquoi ? Cet essai dévoile les secrets des grandes séries américaines. Des secrets qui se cachent de façon inattendue dans la vieille réflexion sur le récit et ses émotions qui s’est développée en Europe à partir d’Aristote avant d’être discréditée par les avant-gardes artistiques et les théories formalistes de l’art. La puissance de raconter propre aux Américains peut-elle s’expliquer par la préservation de l’héritage européen du "récit classique" ? Cet essai se propose de formuler les "règles" appliquées outre-Atlantique pour concevoir une bonne série, de lier ces règles à quelques principes anciens, puis de trouver les concepts modernes qui les étayent et les rajeunissent. Pour pouvoir, enfin, surpasser les Américains ? Connu pour ses romans (Yamaha d’Alger) et un essai remarqué (Autofiction et autres mythomanies littéraires), Vincent Colonna propose une analyse novatrice d’un véritable phénomène de société.
    En savoir plus : http://www.payot-rivages.net/livre_L-art-des-series-tele--Vincent-Colonna_ean13_9782228905282.html

  • CRAIPEAU Sylvie, GENVO Sébastien, SIMONNOT Brigitte (dir.), Les jeux vidéo au croisement du social, de l’art et de la culture, Presses universitaires de Nancy, 2010, 244 p., 20 euros.

    Parfois qualifiés de sérieux ou de pervasifs, les jeux vidéo occupent désormais massivement les marchés du divertissement. Phénomène de grande ampleur, cet objet ne peut plus être ignoré des recherches en sciences humaines et sociales. Comme les game studies anglo-saxonnes, les recherches vidéoludiques francophones ont connu un essor au tournant du nouveau millénaire. Et si les deux champs présentent des similitudes et nourrissent des échanges, les approches francophones cultivent également leurs singularités, comme en attestent les textes réunis dans ce volume. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche pluridisciplinaire qui cherche à éviter deux travers répandus dans les analyses du jeu vidéo : la stigmatisation et la fascination. Interroger la notion de jeu amène à s’intéresser à ses fonctions sociales, éducatives ou culturelles mais aussi à considérer sa dimension esthétique. Comprendre le phénomène, c’est aussi identifier ce qui fonde nos représentations du ludique à un moment et en un lieu donné, en étant attentif aux dynamiques d’évolution de ses manifestations. Les analyses proposées ici se situent donc résolument au croisement du social, de l’art et de la culture.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100755720

  • DE FARAMOND Julie, Pour un théâtre de tous les possibles. La revue Travail théâtral (1970-1979), Montpellier, L’Entretemps, 2010, 320 p. 26 euros.

    Les années soixante-dix ont constitué un tournant dans l’histoire du théâtre vivant. Or, durant cette décennie, une revue, Travail théâtral accompagne cette histoire et en consigne les principaux éléments. Ce livre s’attache à décrire la spécificité de la revue et à montrer qu’elle est le réceptacle et, dans une certaine mesure, le moteur d’un processus de bouleversement culturel. Porteuse, à son origine, de « l’esprit de Mai », elle adhère à la tradition marxiste anti-stalinienne et se fait la représentante d’un brechtisme non-orthodoxe. Elle se place du côté du « jeune théâtre » et défend sa revendication de donner au théâtre un contenu politique et d’y intéresser le « non-public ». Elle fait entendre des voix singulières : celles d’artistes, d’auteurs et d’intellectuels de son temps. Elle reconnaît et fait connaître les avant-gardes. En donnant à certaines de ces expériences (comme celles menées par le Théâtre du Soleil ou par Augusto Boal) une valeur exemplaire, Travail théâtral ne fait pas simplement écho à ces bouleversements, mais entend y participer et jouer à sa manière un rôle moteur dans la constitution d’un théâtre de l’avenir.
    En savoir plus : http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/Pour-un-theatre-de-tous-les.html

  • DENIZOT Marion (dir.), Théâtre populaire et représentations du peuple, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 224 p., 17 euros.

    Si l’histoire du théâtre populaire a d’abord été considérée à partir de son projet politique, cet ouvrage témoigne que ses dimensions artistique et esthétique méritent tout autant l’attention. Privilégiant une approche historique et pluridisciplinaire (études théâtrales, lettres, histoire et sociologie), il resitue les contributions spécifiques d’artistes comme Firmin Gémier, Romain Rolland, Maurice Pottecher, Jacques Copeau ou Jean Vilar à l’histoire du théâtre, en en montrant l’ambition réformatrice.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2386

  • GRANET-ABISSET Anne-Marie, RIGAUX Dominique (dir.), Image de soi, image de l’autre. Du portrait individuel aux représentations collectives, CNRS-MSH Alpes, 2010, 318 p., 12,96 euros.

    Interroger les images, qui séduisent, qui émeuvent, qui interpellent, qui choquent, et analyser les pratiques, les usages et les enjeux qui s’y rapportent, tel est l’objectif du présent ouvrage issu d’un colloque international organisé en 2008 par les deux laboratoires d’histoire et histoire de l’art de l’Université de Grenoble : le CRHIPA et le LARHRA. Dans ce champ thématique très vaste, deux angles d’approche principaux ont été retenus : le portrait et l’image de l’altérité. Ils sont abordés dans une perspective diachronique large, de l’Antiquité à nos jours. Les treize études de cas rassemblées permettent de confronter les méthodes et les démarches de l’historien et de l’historien de l’art. L’étude des conditions et du contexte de production sont également au coeur de la réfl exion autour des images. Avec le premier thème « Portraits, singuliers pluriels », les contributions, loin de se focaliser sur l’étude du portrait physique d’un individu en tant que tel, s’attachent à conduire une analyse articulée des représentations de l’individuel au collectif sans négliger leur perception dans l’environnement contemporain (commanditaires, effi giés, collectionneurs). En proposant divers types de confrontations identitaires sociales, culturelles et religieuses, elles soulignent la liaison dynamique entre l’image de soi et celle des autres, et permettent de démêler les interactions permanentes qui les nourrissent. Le second thème « Visages de l’altérité » interroge la manière dont est fabriquée l’image d’un territoire ou d’une catégorie sociale pour s’incarner dans des représentations visuelles, une construction affirmée, revendiquée, explicitée ou, au contraire, tellement intégrée dans la culture du moment qu’elle s’efface ou peut rester non dite. Ces images produisent un récit qui mythifie, emblématise d’une manière valorisante ou au contraire stigmatisante, moyen selon les contextes de se rassurer, de s’identifi er voire de résister aux modèles ou motifs dominants. En multipliant ainsi les thèmes, les analyses et les angles d’approche, l’ouvrage, qui offre en outre un riche matériel iconographique en couleurs, propose un large éventail de connaissances et pistes de réfl exion pour tous ceux qui s’intéressent à la question de l’image.
    En savoir plus : http://www.msh-alpes.fr/fr/image-soi-image-autre-portrait-individuel-aux-representations-collectives

  • KERBRAT-ORECCHIONI Catherine (dir.), S’adresser à autrui. Les formes nominales d’adresse en français, Éditions de l’université de Savoie, 2010, 20 euros.

    Marginales d’un point de vue syntaxique, les formes nominales d’adresse (FNA) sont à ce titre généralement négligées par les grammaires mais aussi par les linguistes, qui se sont davantage intéressés au pronom d’adresse, dans une perspective surtout sociolinguistique (problème de la répartition Tu/Vous). Ces formes jouent pourtant une rôle non négligeable dans la construction de l’interaction et de la relation interpersonnelle. Ce constat nous a incités à constituer une équipe de recherche ayant pour objectif de décrire le fonctionnement de ces formes à partir de données orales enregistrées dans diverses situations de communication : conversations familières, réunions de travail en entreprise, échanges en milieu scolaire ou parlementaire, interviews et débats politiques, émission de télé-réalité... - l’hypothèse (largement confirmée par les analyses) étant que ces unités linguistiques sont particulièrement sensibles au « genre interactionnel » dans lequel elles apparaissent. Afin de permettre une comparaison systématique les différentes études réunies dans ce volume adoptent non seulement une méthodologie commune, fondée sur l’observation de données enregistrées et soigneusement transcrites, mais aussi les mêmes grandes entrées pour analyser les différents sous-corpus : elles s’intéressent successivement à la fréquence de ces formes, à leur nature (quels types de FNA, simples ou composées, sont représentés dans les corpus) ainsi qu’à leur diverses fonctions (organisationnelles, rhétorico-pragmatiques et socio-relationnelles).
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100239140

  • LEMIEUX Cyril, La sociologie sur le vif, Paris, Presses des Mines, 2010, 326 p., 19 euros.

    Emeutes de Villiers-le-Bel, affaire Kerviel, péripéties de l’Arche de Zoé, fiasco de la France à l’Euro de football, élection de Barack Obama, crise financière : des sujets qui se bousculent à la une des journaux télévisés, la sociologie a-t-elle quelque chose à dire ? Sa vocation première n’a jamais été de s’exprimer dans l’urgence et l’immédiateté. Le temps, souvent très long, de l’enquête lui est nécessaire pour réussir à éclairer d’une intelligibilité nouvelle le monde social qui se bâtit sous nos yeux. Restent pourtant les attitudes et les tournures de pensée qu’elle nous enseigne. Restent ces connaissances, si nombreuses, qu’elle accumule patiemment depuis ses débuts. Autant de ressources pour nous aider, face à un quotidien incertain et opaque, non pas à produire dans l’instant un discours de vérité mais, plutôt, à nous distancier des analyses propres à « l’air du temps » et ainsi, peut-être, à mieux saisir des enjeux demeurés inaperçus et à éviter certaines erreurs de jugement. C’est un tel pari émancipateur que poursuit ce livre, où le lecteur retrouvera les chroniques que l’auteur donna, selon un rythme hebdomadaire, sur l’antenne de France-Culture entre août 2007 et juillet 2009. Un fait d’actualité brûlant y est à chaque fois placé sous l’éclairage d’une théorie, d’un concept ou d’un raisonnement sociologiques. Manière de revisiter notre époque et, d’un même mouvement, d’éprouver les pouvoirs de distanciation qu’offre la pratique de la sociologie.
    En savoir plus : http://www.ensmp.fr/Presses/consultation.php?livreplus=141

  • LHÉRAULT MARIE, TRON François, La Télévision pour les nuls, Editions First, 2010, 373 p., 22,90 euros.

    La télévision est tout à la fois la principale source d’information du public et son principal loisir. « Tout le monde en parle »... et tout le monde ou presque (96 % de la population) la regarde. On a l’impression de bien la connaître, elle nous accompagne partout et les gens de télévision nous semblent souvent très familiers. Mais on ne connaît en fait que la face apparente de la télévision. Elle en a bien d’autres, plus complexes. Ce livre vous propose d’entrer dans les coulisses de la télévision : pourquoi La Grande Vadrouille, diffusé déjà quatorze fois, vaut-il plus cher qu’un gros film américain ? Pourquoi le journal de 20 h est-il toujours à 20 h ? Qu’est ce qu’un « pilote » ? Pourquoi une chaîne est-elle prête à débourser plus de 600 millions d’euros par an pour diffuser des matches de football ? Pourquoi la télévision finance-t-elle le cinéma ? Qui a inventé « la télé réalité » ?..
    En savoir plus : http://www.pourlesnuls.fr/catalogue/1584-culture-generale/1589-beaux-arts/la-television-pour-les-nuls-EAN9782754009768.html

  • MARCHETTI Dominique, Quand la santé devient médiatique. Les logiques de production de l’information dans la presse, Presses Universitaires de Grenoble, 2010, 192 p., 21 euros.

    Cet ouvrage cherche à comprendre les logiques de production de l’information dans les médias « grand public » à travers l’exemple du traitement des questions de santé. En s’appuyant sur une longue enquête, l’auteur décrit comment l’information de santé est l’objet d’enjeux non seulement scientifiques mais aussi et surtout économiques, politiques et journalistiques. En effet, ce type d’information était étroitement contrôlé depuis les années 1950 par les autorités médicales et une poignée de journalistes spécialisés. Elle est aujourd’hui davantage soumise aux lois ordinaires de la production de l’information. La montée des affaires médicales et de l’information pratique atteste du poids grandissant des considérations journalistiques, politiques et plus encore économiques. Le basculement s’est opéré à partir des années 1970 et surtout 1980 au cours desquelles la santé a pris une place croissante dans les médias, notamment en raison de « nouveaux » risques sanitaires potentiels ou réels et de transformations touchant différents espaces sociaux. L’affaire du sang contaminé et des scandales liés au sida, qui font ici l’objet d’une enquête spécifique, illustrent le développement d’une information de santé plus critique à l’égard des pouvoirs médicaux et politiques. Cette étude de cas éclaire ainsi d’un jour nouveau les processus par lesquels une information relativement spécialisée et confinée à des cercles sociaux et professionnels restreints devient au fil du temps une information « grand public » et, par là-même, comment elle se transforme.
    En savoir plus : http://www.pug.fr/Titre.asp?Num=1123

  • McLAUGHLIN Greg, BAKER Stephen, The Propaganda of Peace : The Role of Media and Culture in the Northern Ireland Peace Process, Bristol, Intellect Books, 2010, 112 p., 35 euros.

    When political opponents Ian Paisley and Martin McGuiness were confirmed as First Minister and Deputy First Minister of a new Northern Ireland executive in May 2007, a chapter was closed on Northern Ireland’s troubled past. A dramatic realignment of politics had brought these irreconcilable enemies together—and the media played a significant role in persuading the public to accept this startling change. The Propaganda of Peace places their role in a wider cultural context and examines a broad range of factual and fictional representations, from journalism and public museum exhibitions to film, television drama and situation comedy. The authors propose a radically different theoretical and methodological approach to the media’s role in reporting and representing. They ask whether the ‘propaganda of peace’ actually promotes the abandonment of a politically engaged public sphere at the very moment when public debate about neo-liberalism, financial meltdown and social and economic inequality make it most necessary.
    En savoir plus : http://www.intellectbooks.co.uk/books/view-Book,id=4706/

  • SALAUN Franck, L’Autorité du discours. Recherches sur le statut des textes et la circulation des idées dans l’Europe des Lumières , Paris, Honoré Champion, 2010, 456 p., 85 euros.

    Qui parle dans les textes et de quel droit ? D’où le texte tire-t-il son degré d’autorité ? Les pensées qui se forment et se manifestent dans les textes leur confèrent-elles une dignité ? Quel degré d’autorité peut-on reconnaître aux fictions ? Ces questions se posent avec une extrême acuité au XVIIIe siècle, au moment où les discours se spécialisant, on voit la littérature émerger des Belles-Lettres. Il ne s’agit pas d’une tendance marginale, mais d’une mutation profonde. À bien des égards, le processus des Lumières réfléchit et accroit une crise des autorités traditionnelles. Partout se pose alors le problème du statut des textes et de la légitimité des auteurs. Les écrits de cette époque constituent donc un corpus privilégié pour étudier le statut des énoncés et des œuvres, en fonction de leur degré de vérité et des genres dont ils relèvent. À partir de cette masse d’informations, on peut aussi chercher à comprendre comment les textes pensent et de quelles façons les idées circulent. C’est l’objet de ce livre. Du phénomène matérialiste aux conceptions de la fiction, en passant par les expériences originales de Marivaux et de Prévost, les études réunies ici proposent à la fois une enquête sur le processus des Lumières, et une réflexion sur l’écriture des idées ou les formes-pensantes.
    En savoir plus : http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+046014053+1+2+cccdegtl1+N+1+16504816

  • VEINSTEIN Alain, Radio sauvage, Paris, Seuil, 2010, 18 euros.

    Ce livre rassemble, sous différentes formes, des récits sur la radio. Il n’est cependant ni un manuel technique, ni un essai socio-historique, ni un traité théorique et encore moins des mémoires ou un pamphlet sur ce moyen de communication. Il n’est pas davantage une fiction, comme l’était L’intervieweur, publié par l’auteur en 2002. Il veut être le récit sentimental d’une pratique à haute tension, commencée en 1978, sur France Culture, avec la création des Nuits magnétiques, poursuivie par la suite avec d’autres émissions, notamment Surpris par la nuit et Du jour au lendemain ? un entretien quotidien avec un écrivain, encore à l’antenne actuellement. Alain Veinstein retrace le périple qui l’a conduit au micro grâce à de multiples hasards et malgré ce qu’il appelle son « passé de silence ». Il dit cette sorte de « sauvagerie » qui n’a cessé de l’inspirer dans ses différents projets radiophoniques ; la passion aussi, qui lui a permis d’aller de l’avant, dans cette voie toujours plus intense, mais toujours plus étroite que traversent des élans contradictoires : la volonté de se taire et l’obligation de parler. Radio sauvage tente enfin de faire partager l’expérience singulière de l’interview, entre écoute, parole et silence, en invitant le lecteur au plus près du micro.
    En savoir plus : http://www.lexpress.fr/culture/livre/radio-sauvage_893699.html

    Articles/Revues
  • "Enseigner le journalisme. Ethique et déontologie", Médiatiques. Récit et Société, n° 46, été 2010. Coord. : B. Grevisse et J. Desterbecq.

    Table des matières
    Rencontre avec Daniel Cornu, Benoît Grevisse
    Le journalisme spécialisé comme lieu de conflits de loyauté, Jacques Lemieux
    La déontologie par l’étude de cas, Mirela Lazar
    Le journalisme de qualité face à la concentration des médias, Mihai Coman
    Éthique ou "inquiétude professionnelle" ? L’enseignement de l’éthique à l’ESJ de Lille, Patrick Pépin
    Éthique et déontologie. Analyse du contexte malgache, Marie Jeanne Razanamanana
    En savoir plus : http://www.uclouvain.be/308324.html

  • "La temporalité du récit : fiction, médias et histoire", A Contrario, n° 13 - 2010/1, 140 pages. Coord. : Françoise Revaz, Stéphanie Pahud, Raphaël Baroni.

    Ce numéro spécial accueille les actes d’un colloque organisé par le Laboratoire d’analyse du récit de presse (LARP) qui s’est tenu à l’Université de Fribourg du 9 au 10 octobre 2008. Le colloque couronnait trois années de recherches, financées par le Fonds national suisse, consacrées à l’analyse du récit dans la presse quotidienne, et notamment aux modalités d’écriture de ce que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui un « feuilleton médiatique ». Loin du fonctionnement ordinaire des récits fictionnels ou historiques, ces feuilletons prennent forme dès qu’il est question d’un événement dont le procès est inachevé (par exemple une élection, un conflit ou une compétition sportive) ou dont la compréhension apparaît incomplète (par exemple une affaire ou une catastrophe dont les causes sont inconnues). L’article de presse inscrit dès lors sa portion du récit dans une intrigue émergeante dont les contours, bien qu’encore seulement esquissés, n’en sont pas moins identifiables. La rhétorique du feuilleton relie entre eux des articles passés (déjà lus), présents (lus dans d’autres médias) et futurs (à lire au prochain numéro). C’est ainsi que nous découvrons, de journaux en journaux, jour après jour, les péripéties qui surviennent dans « l’affaire Clearstream » ou le « feuilleton judiciaire » de la Coupe de l’America, c’est ainsi qu’un dénouement finit par clore une élection historique, après que celle-ci nous a tenus en haleine par un suspense insoutenable.
    En savoir plus : http://dedi.cairn.info/NL/NewsHTM/newsletter_ACO_101.htm

  • "Mai 1968 : Tactiques politiques et esthétiques du documentaire", La Revue Documentaires, 2010, n°22/23.

    Les commémorations du 40è aniversaire de mai 1968, comme les précédentes, ont été l’occasion de mesurer où nous en sommes à l’égard du projet d’une émancipation radicale, universaliste et égalitaire. Nicolas Sarkozy, un an plutôt, avait activé l’antagonisme en réclamant que soit "liquidé" l’héritage de mai.Cela a plutôt eu pour effet d’inciter la revue à un vaste inventaire, l’amorce d’un bilan encore à venir de "l’évènement mai 68". N’y a-t-il pas déjà, dans cette antagonisation de la relation à 68 une bonne nouvelle : si les plus hautes instances étatiques du présent peuvent faire de la "liquidation de l’héritage de mai 1968" une tâche centrale de l’heure, c’est bien que cet héritage est toujours actif, toujours menaçant pour les nanti-e-s ? "Mai 68" serait-il le nom actuel du "spectre" qui, depuis si longtemps déjà , "hante l’Europe" ? Inversement, n’y a-t-il pas une fétichisation de "mai 68" qui tend à le dépolitiser et le vider de ses enjeux pour nous aujourd’hui ? La revue veut ici tenter un effort de réappropriation de cet héritage décrié, dont les ennemi-e-s même leur enseignent à quel point il compte. Quelles leçons , encore fécondes, 68 nous a-t-il léguées, spécifiquement dans le champ des cinémas documentaires ?
    En savoir plus : http://difpop.com/index.php?main_page=product_music_info&cPath=2&products_id=114229

  • "Média et pauvreté", Revue Quart Monde, N°213, 2010/1.

    La Revue Quart Monde n°213, Médias et pauvreté, est une réflexion sur la relation entre les personnes très pauvres et les journalistes. Comment informer le grand public sur la grande pauvreté sans stigmatiser ceux qui la vivent ? Comment faire pour que l’information donnée respecte à la fois les contraintes journalistiques et la dignité des personnes ? Dans une société médiatisée, pour que le combat contre la misère progresse, il est important de donner aussi la parole aux personnes exclues qui tentent de faire respecter leurs droits, en évitant de renforcer les inégalités. Les journalistes reconnaissent une grande difficulté pour traiter des sujets liés à la misère en France ou dans le monde. Dans ce dossier la réflexion est portée notamment par Philippe Merlant, journaliste à La Vie et Luc Châtel, rédacteur en chef de Témoignage Chrétien, François Phliponeau, ancien journaliste de La Provence et Pascal Percq ancien grand reporter de Nord-Eclair notamment. On y trouve aussi une analyse de la situation et de leurs attentes par des personnes en situation de pauvreté qui s’adressent directement aux journalistes.
    En savoir plus : http://www.revue-quartmonde.org/

  • "Presse en ligne", Réseaux, n° 2010 / 2-3, n° 160. Coord. : Éric Dagiral et Sylvain Parasie.

    Éric Dagiral et Sylvain Parasie, PRÉSENTATION DOSSIER : PRESSE EN LIGNE
    Éric Dagiral et Sylvain Parasie, PRESSE EN LIGNE : OÙ EN EST LA RECHERCHE ?
    Pablo Javier Boczkowski, ETHNOGRAPHIE D’UNE RÉDACTION EN LIGNE ARGENTINE. Les logiques contraires de la production de l’information chaude et froide
    Stéphane Cabrolié, LES JOURNALISTES DU PARISIEN.FR ET LE DISPOSITIF TECHNIQUE DE PRODUCTION DE L’INFORMATION
    Éric Dagiral et Sylvain Parasie, VIDÉO À LA UNE ! L’INNOVATION DANS LES FORMATS DE LA PRESSE EN LIGNE
    Alan Ouakrat et al., LES RÉGIES PUBLICITAIRES DE LA PRESSE EN LIGNE
    Franck Rebillard et Nikos Smyrnaios, LES INFOMÉDIAIRES, AU CŒUR DE LA FILIÈRE DE L’INFORMATION EN LIGNE. Les cas de google, wikio et paperblog
    Roland Canu et Caroline Datchary, JOURNALISTES ET LECTEURS-CONTRIBUTEURS SUR MEDIAPART. Des rôles négociés
    Fabien Granjon et Aurélien Le Foulgoc, LES USAGES SOCIAUX DE L’ACTUALITÉ. L’Expérience médiatique des publics internautes
    Jean-Marie Charon, DE LA PRESSE IMPRIMÉE À LA PRESSE NUMÉRIQUE. Le débat français
    En savoir plus : http://www.cairn.info/revue-reseaux-2010-2.htm

  • BORRELL Alexandre, "Novembre 1985. Le RPR promeut une nouvelle génération", Parlement(s), Revue d’histoire politique, Hors-série 5, "Gaullistes au Parlement", dir. par David Bellamy, 2009, pp. 133-140.

  • BORRELL Alexandre, "Peut-on greffer le visage d’une icone ? Abraham Obama", Parlement(s), Revue d’histoire politique, n°13, "L’homme providentiel", dir. par Jean Garrigues, 2010, pp. 117-129.

    Multimedia

Mai 2010

    Livres
  • AGNÈS Yves, EVENO Patrick, Ils ont fait la presse. L’histoire des journaux en France en 40 portraits, Vuibert, 2010, 350 p., 21 euros.

    40 figures du journalisme, 40 destins étonnants : une histoire de la presse racontée à travers le parcours de ces hommes et de ces femmes hors normes dont l’empreinte a marqué le journalisme.
    De Théophraste Renaudot à Frédéric Filloux, cet ouvrage fait revivre toute l’histoire de la presse, l’évolution des comportements et des méthodes, les bouleversements techniques, la réussite des « magnats » de la presse, avec comme toile de fond la grande Histoire.
    Il ne s’agit pas ici d’un essai historique banal ; en focalisant leur attention sur ces personnalités hors du commun, les auteurs, spécialistes reconnus, retracent de véritables aventures humaines, jonchées d’échecs et de réussites.
    En savoir plus : http://vuibert.com/livre33823.html

  • BLANDIN Claire, Le Figaro littéraire. Vie d’un hebdomadaire politique et culturel (1946-1971), Paris, Nouveau Monde éditions, 2010, 642 p., 49 euros.

    Condamné par les ordonnances de la Libération, Le Figaro littéraire reparaît en 1946, sous le titre de Littéraire, et attendra un an le retour de son nom initial. Mais l’hebdomadaire animé par Maurice Noël n’a plus rien à voir avec les pages littéraires du Figaro de l’entre-deux-guerres. Il s’agit désormais d’une publication autonome, dont les bureaux sont installés dans les salons du prestigieux hôtel particulier du Rond-Point des Champs-Élysées. Né dans les affrontements de l’épuration, Le Figaro littéraire devient, dans le contexte de la guerre froide, le lieu du refus de l’engagement de la littérature. Pourtant, du soutien à l’appel de David Rousset au procès Kravchenko, l’hebdomadaire invente sa propre forme de « contre engagement ». Impliqué dans ces grands combats idéologiques, il reste un journal culturel généraliste, souvent considéré comme l’antichambre de l’Académie. À l’image de François Mauriac, les « grandes plumes » du Figaro viennent y défendre la tradition littéraire française ; tandis que de jeunes critiques, comme Bernard Pivot et Jean Chalon, parcourent le Paris des lettres en quête de nouveaux talents. Aujourd’hui réintégré aux pages du Figaro, cet hebdomadaire littéraire demeure, dans l’histoire de la presse française, une publication légendaire. L’analyse de son contenu et des parcours individuels de ses collaborateurs met en évidence la diversité des cultures politiques de droite du second xxe siècle. Elle témoigne de la singularité de cette expérience journalistique qui, de l’après-guerre à Mai 68, du faire face aux bouleversements culturels et politiques de son temps.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100182610

  • DAKHLIA Jamil, Mythologie de la peopolisation, Le Cavalier bleu, 2010, 128 p., 9,8 euros.

    Comportements et discours people des politiques, mise sur orbite de « vedettes » au succès médiatique aussi immédiat que sans lendemain, étalage consenti ou forcé de l’intimité...Aujourd’hui, la peopolisation est à la fois omniprésente et universellement contestée. Mais au-delà de ses mythologies rose et noire, son expansion va de pair avec la démocratisation de notre société. Aussi, pourquoi ne pas voir en elle un facteur d’ouverture et de dynamisation de l’espace public plutôt qu’un énième avatar de la société du spectacle ?
    En savoir plus : http://www.lecavalierbleu.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=272

  • KOUKOUTSAKI-MONNIER Angeliki, THIÉBLEMONT-DOLLET Sylvie (dir.), Médias, dispositifs, médiations, Presses universitaires de Nancy, 2010, 208 p., 18 euros.

    Ce volume interroge l’apparition et le fonctionnement de dispositifs dans des contextes médiatiques et de médiation, notamment dans le domaine de la communication et/ou de la diversité interculturelles. Si la notion de dispositif est particulièrement pertinente pour aborder ces sujets, c’est parce qu’elle permet d’appréhender les stratégies, les pratiques et les objets liés à l’interculturalité en tant que réseaux signifiants dont les articulations sont souvent peu visibles. En effet, les contributions rassemblées dans cet ouvrage mettent en lumière le caractère structuré et structurant du dispositif, objet fluide, en construction et reconfiguration perpétuelles, résultat de stratégies de pouvoir, mais aussi générateur de cadres de signification et d’action. Il s’avère ainsi que, si la mise en place d’un dispositif cherche toujours à répondre à un besoin ou une visée stratégique, son pouvoir symbolique dépasse les intentions de ses concepteurs, puisqu’il influe directement sur la construction du savoir et l’affirmation de ce qui devrait être considéré comme « vrai ».
    Les réflexions développées par les auteurs devraient permettre à toutes celles et ceux qui s’intéressent à la communication et à la diversité interculturelles de mieux saisir les limites et les enjeux de ces notions. La mise en exergue des rôles des dispositifs médiatiques ou de médiation révèle les difficultés inhérentes à la gestion de l’interculturalité, à laquelle les sociétés contemporaines sont de plus en plus confrontées.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100031590

  • MARTIN Alban, Et toi tu télécharges ? Industries du divertissement et des médias à l’ère du numérique, Pearson, 2010, 224 p., 22 euros.

    Chanteurs révélés par MySpace ou co-produits sur MymajorCompany, photos partagées grâce à Flickr ou films créés avec des logiciels amateurs puis diffusés sur YouTube… Avec le Web 2.0 puis le « Web à la puissance 2 », l’industrie du divertissement est entrée dans une nouvelle ère : les sites participatifs et réseaux d’échanges ont totalement redistribué les cartes et modifié les rôles des différents acteurs. De simples amateurs sont désormais en mesure de lancer les futurs talents, la notion de droit d’auteur est en pleine mutation, et de nouveaux business models émergent, qui tirent avantage des possibilités offertes par les nouvelles technologies. À ceux qui dénoncent le « piratage », Alban Martin oppose ici ce marché de plus en plus mature, mélangeant gratuit et payant, qui met en place de nouvelles règles financières liées aux modèles participatifs, optimise le phénomène de longue traîne et développe des stratégies de fidélisation. Cette deuxième édition tire ses exemples de l’actualité récente : Radiohead et son album gratuit, Mediapart et son modèle 100 % en ligne rentable grâce à sa communauté, vidéos YouTube bénéficiaires, e-label qui prospèrent ou brand content publicitaire... Alban Martin explique comment l’industrie du divertissement et des médias, en intégrant pleinement le consommateur à la chaîne de valeur et à la production de contenus, peut dégager de nouveaux relais de croissance et sortir ainsi du conflit qui s’est cristallisé autour du téléchargement. Ou : comment le gratuit peut rapporter gros !
    En savoir plus : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100823680

  • MEADEL Cécile, Quantifier le public. Histoire des mesures d’audience de la radio et de la télévision, Paris, Economica, 2010, 284 p., 24 euros.

    A la différence des autres médias, la radio et la télévision n’ont pas de moyen direct de dénombrer leur public, ce public qui les choisit, et qu’elles vendent sous forme de "coût au mille", d’espaces publicitaires, d’émissions sponsorisées. Désormais les dispositifs progressivement élaborés pour mesurer les audiences sont devenus un élément indispensable pour l’économie et la programmation des médias. Dès leur naissance, à la fin des années 1940, avant même que leur publicité ne soit autorisée, et jusqu’à aujourd’hui, avec l’audimat, ces dispositifs ont suscité de multiples controverses. Les médias les utilisent tout en les craignant et leurs résultats, supposés confidentiels, font l’objet de fuites et de contestations. Le pouvoir politique s’en saisit pour y trouver une mesure de son action ; d’autres s’en méfient et ne cessent de dénoncer leur tyrannie sur les programmes. Pourtant, mis à part des textes polémiques ou de défense hagiographique, aucun travail n’avait été mené sur l’audimat et ses prédécesseurs. Cet ouvrage se propose d’en éclairer les mécanismes et de montrer comment, en fixant des règles conventionnelles mais plausibles, ces instruments ont réussi à concilier des définitions divergentes du public et sont utilisés pour orienter la programmation des stations et des chaînes sans en être pour autant les seuls maîtres.
    En savoir plus : http://www.decitre.fr/livres/Quantifier-le-public.aspx/9782717858082

  • PRIMI Alice, Femmes de progrès. Françaises et Allemandes engagées dans leur siècle, 1848-1870, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 318 p., 20 euros.

    Cet ouvrage retrace la participation d’Allemandes et de Françaises aux revendications politiques de 1848 à 1870. Auteures de romans à thèse ou d’essais, journalistes, conférencières ou pétitionnaires, elles ont investi une parole publique accaparée par les hommes. Alice Primi montre combien les écrits de ces femmes engagées éclairent la nature des projets démocratiques, socialistes et nationaux d’alors.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2347

  • SÉCAIL Claire, Le crime à l’écran. Le fait divers criminel à la télévision française (1950-2010), Paris, Nouveau monde / Ina, 2010, 592 p., 49 euros.

    Les faits divers s’imposent aujourd’hui, à chaque révélation d’un nouveau drame, comme l’un des plus puissants ressorts du débat public contemporain. Portés à la une des journaux télévisés et sujets de nombreuses fictions, ils n’ont cependant pas toujours bénéficié, en France, de cette large exposition à la télévision. La criminalité y a longtemps été marginalisée avant de devenir cet objet de fantasme aujourd’hui stigmatisé par notre société. Les représentations du crime ont ainsi connu, sur nos écrans, une évolution fulgurante qui n’avait jamais été retracée. Cet ouvrage est le premier à en proposer la synthèse, à travers une analyse des images de faits divers et de leur fabrication par les professionnels de la télévision. Des années 1950 à nos jours, l’exploration de différents genres d’émissions (Cinq colonnes à la une, Envoyé spécial, Faites entrer l’accusé…) et des grandes affaires criminelles (Gaston Dominici, Christian Ranucci, Guy Georges…) nous entraîne dans l’imaginaire télévisuel de la criminalité. Un demi-siècle d’histoire médiatique qui, au-delà du petit écran, témoigne des évolutions culturelles, sociales et politiques de notre société.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100191240

  • SCHEINFEIGEL Maxime (dir), Le cinéma, et après ?, Presses universitaires de Rennes, 2010, 234 p., 18 euros.

    Ce livre aborde trois questions à propos du cinéma et ses mutations : sa place dans la diversité actuelle des spectacles d’images ; son avenir alors qu’il n’est plus besoin d’aller s’asseoir devant un grand écran dans la pénombre d’une salle pour voir des films ; les formes de mise en spectacle d’images qui émergent aujourd’hui. Le propos se veut optimiste : si beaucoup de films aujourd’hui apparaissent comme les symptômes d’une crise identitaire du cinéma, ils n’annoncent pas pour autant son déclin, au contraire, ils sont les outils de son renouvellement et par là même de sa pérennité.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2336

  • STORTI Martine, Je suis une femme, pourquoi pas vous ? 1974-1979 : Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération..., Éditions Michel de Maule, 2010, 302 p., 20 euros.

    Le 26 août 1970 quelques femmes s’en allèrent déposer , à l’Arc de Triomphe, une gerbe "A la femme inconnue du soldat inconnu". Cette manifestation iconoclaste signait la première apparition, du moins aux yeux des medias de l’époque, d’un women’s lib français, c’est-à-dire d’un Mouvement de Libération des Femmes, c’est-à-dire du MLF. En 2010 seront donc célébrés les "40 ans du mouvement de libération des femmes". Cet "anniversaire", qui se déroule tout au long de l’année, est l’occasion de nombreuses initiatives (colloques, expositions, débats, manifestations, sites internet, livres, films...) qui portent sur la décennie soixante-dix, décennie de naissance, puis du développement du mouvement des femmes. Il se terminera par un congrès international autour des enjeux géopolitiques actuels du féminisme.
    Dans les années 70, Martine Storti était journaliste à Libération, exactement de l’automne 1974 à l’automne 1979. Quasi quotidiennement, elle a suivi le développement du mouvement, des idées, des revendications féministes, leur diffusion progressive dans la société française, les partis politiques, les syndicats, les institutions publiques et privées, les familles, les individus... Jour après jour, semaine après semaine, elle a relayé ce qui se déployait sur la scène française (et souvent aussi dans d’autres pays), les femmes devenant en effet actrices de leur propre histoire dans un mouvement qui peu à peu concernait la presque totalité du monde.
    Ces articles des années 70 écrits dans Libération ne sont pas seulement des archives. Ils racontent une histoire d’émancipation et de libération, ils disent les manifestations, les luttes, les grèves, les victoires et les défaites... Ils disent les combats pour la liberté de l’avortement, ou contre le viol et les violences faites aux femmes, ou pour l’égalité dans le travail... Ils disent les débats, les polémiques, les résistances, les injures et les ripostes... Ils disent des livres, des films, des chansons de femmes qui affirmaient aussi leurs capacités créatrices ...Ils disent des fêtes, ils disent de l’humour, dans ces slogans inoubliables du "mouvement" : "Je suis une femme, pourquoi pas vous" ou encore " Un homme sur deux est une femme"...Ils disent d’où viennent les jeunes femmes d’aujourd’hui, c’est-à-dire des folles années de leurs mères et de leurs grands-mères...Ils disent un héritage.
    En savoir plus : http://www.micheldemaule.com/Titres-Disponibles-aux-Editions-Michel-de-Maule/JE-SUIS-UNE-FEMME-POURQUOI-PAS-VOUS-_1974-1979-QUAND-JE-RACONTAIS-LE-MOUVEMENT-DES-FEMMES-DANS-LIBERATION/249.htm

  • YON Jean-Claude, Histoire culturelle de la France au XIXe siècle, Armand Colin, 2010, 320 p., 29,40 euros.

    À la croisée de domaines de recherche variés, l’histoire culturelle est en pleine expansion. S’appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l’ambition de proposer le panorama culturel d’un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l’œuvre fondatrice de la Révolution et de l’Empire. Il montre comment la France, d’abord marquée par l’Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L’éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc.
    Ce livre, qui se veut un outil pour les étudiants de licence et de master en histoire et en sciences humaines, entend également aider un public plus large à mesurer l’apport du XIXe siècle à la culture contemporaine. À la croisée de domaines de recherche variés, l’histoire culturelle est en pleine expansion. S’appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l’ambition de proposer le panorama culturel d’un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l’œuvre fondatrice de la Révolution et de l’Empire. Il montre comment la France, d’abord marquée par l’Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L’éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/publichercheurs/CPHistoireculturelle%20France19e.pdf

    Articles/Revues
  • "Actes des Colloques 2002 - 2009", Festival International de Photojournalisme - Visa pour L’image Perpignan,

    Depuis 2002, le Festival International du Photojournalisme, Visa pour l’Image - Perpignan, organise un colloque dont les intervenants sont photojournalistes, rédacteurs en chef photo, rédacteurs, chercheurs, universitaires, philosophes, sociologues ; ils viennent confronter les points de vue sur le sens et la place de l’image dans l’espace médiatique contemporain. Toutes les interventions et débats ont fait l’objet d’une publication annuelle, plus de 1 000 pages au total. Réunies aujourd’hui en un coffret, elles représentent, entre autre de par la qualité et la diversité des intervenants, une somme unique de réflexions sur les conditions de production et de diffusion de l’image de presse, mais aussi d’une manière plus générale sur sa pertinence, sur l’information, le savoir qu’elle transmet. Les approches les plus théoriques côtoient le témoignage de ceux qui quotidiennement donnent à voir ce qui se passe dans le monde.

  • "Critiquer les médias", Mouvements, N° 61, 2010/1. Coor. : Danielle Follett et al.

    Danielle Follett et al. : Critiquer les médias : traditions, théories et pratiques
    Samira Ouardi : La critique des médias à l’ère de leur industrialisation. Contours d’une problématique et traces d’une tradition
    Olivier Voirol : La Théorie critique des médias de l’École de Francfort : une relecture
    Où en est la critique des médias ? Entretien avec Henri Maler de l’association Acrimed
    Pierre Tévanian et Sylvie Tissot : La langue des médias, pourquoi la critiquer, comment la critiquer ?
    Sylvia Zappi : Militer à l’ère du tout médiatique Rencontre avec plusieurs représentant-e-s de mouvements militants
    Magali Prodhomme-Allègre : Généalogie croisée : de la critique à l’éthique du journalisme
    Barbara Fontar : De l’impossibilité de critiquer la télévision à la télévision : l’expérience d’Arrêt sur images
    Hélène Romeyer : L’Hebdo du médiateur ou la critique comme espace de débat
    Benjamin Ferron : Des médias de mouvements aux mouvements de médias Retour sur la genèse du « Réseau Intercontinental de Communication Alternative » (1996-1999)
    Yannick Estienne : Indymedia aujourd’hui : la critique en acte du journalisme et les paradoxes de l’open publishing
    Pierre-Yves Bulteau : « La radio ? Mais, c’est le diable ! »
    Sylvia Zappi : « Un caillou dans la chaussure de la presse française » Retour sur l’expérience Bondy Blog
    En savoir plus : http://www.cairn.info/revue-mouvements-2010-1.htm

  • "Culture. Mauvais genres", Manière de voir. Le Monde diplomatique, n° 111, Juin - juillet 2010. Coordonné par Mona Chollet et Evelyne Pieiller

    Qu’elles appartiennent à la contre-culture ou à la culture de masse, toutes les productions évoquées dans ce numéro ont un point commun : jugées indigentes, inconvenantes, infantilisantes, elles ne relèvent pas de la « grande culture », de la culture savante, légitime, sérieuse, et sont perçues comme populaires, sinon populacières. Or, il apparaît que souvent, dans ces zones mal famées, s’élabore une vision critique du monde, s’inventent des façons nouvelles de l’exprimer. Chanter sans se préoccuper de passer à la télévision, ou filmer pour le grand public, sans avoir à tenir compte des codes de respectabilité artistique, libère des clichés, des styles, des enjeux, des autocensures de l’art officiel. Les genres dévalorisés peuvent être des contrebandiers : de formes, qu’ils renouvellent ; de sens, qu’ils interrogent.
    En savoir plus : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/111/

  • "Faux témoins", Témoigner. Entre Histoire et Mémoire,

    Dans les sciences humaines et sociales contemporaines, les travaux sur le témoignage et les témoins se sont multipliés. Revers de la médaille, les faux témoignages et les faux témoins sont plutôt délaissés ou laissés en pâture à leurs dénonciateurs. Pourtant, on peut prendre le phénomène au sérieux. Ce dossier le met ainsi " à l’épreuve " en répondant à une série de questions : si l’on est souvent " pris à témoin ", quelles sont les configurations sociales et psychologiques faisant qu’on est " pris ", plus ou moins longtemps, par la croyance en un faux témoignage ? Quel est le rôle des industries culturelles et médiatiques dans ce phénomène ? Comment penser les relations entre faux témoignage, témoin fictif et fiction ?
    En savoir plus : http://www.editionskime.fr/fr_une.htm

  • "Propagandes en démocratie", Quaderni, N° 72, printemps 2010.

    Avant-propos : la propagande revisitée, Emmanuel Taïeb
    "Haro sur l’affichage !" Agir par écrit contre la publicité dans l’espace public parisien, Clara Lamireau
    Storytelling : une nouvelle, propagande par le récit ?, Benjamin Berut
    Les médiamorphoses du (néo)libéralisme. Propagande, idéologie dominante, pensée unique, Geoffrey Geuens
    L’interrogation sur la compétence politique en 2007 : une question de genre ?, Aurélie Olivesi
    Des usages de la vie privée dans la (dé)légitimation politique, Fabrice d’Almeida
    De l’opposition entre "propagande" et "communication politique" à la définition de la politique du discours : proposition d’une catégorie analytique, Caroline Ollivier-Yaniv
    Les territoires numériques : au-delà de l’information localisée, l’hospitalité au fil des écrans ?, Dominique Pagès
    "Tous journalistes" ! Les professionnels de l’information face à un mythe des nouvelles technologies, Michel Mathien

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