Accueil du site > Ressources > Nouveautés parutions

Nouveautés parutions

Flux_RSS

Décembre 2011

    Livres
  • APP Corinne, FAURE-FRAISSE Anne-Marie, FRAENKEL Béatrice, RAUZIER Lydie, Quarante ans de slogans féministes (1970-2010), Donnemarie-Dontilly, Editions iXe, 2011, 244 p., 18 euros.

    Pour tenir sur une durée de 40 ans et au-delà, il faut du souffle. Un grand souffle rageur et joyeux d’être collectif, que l’on sent vibrer dans les slogans et les photos ici rassemblés, manif après manif. En filigrane, le livre dessine l’histoire de cette mobilisation de longue haleine, avec ses temps forts, ses moments creux, ses raisons d’être et ses exigences. Les quelque 600 slogans ici rassemblés tracent le fil rouge des combats féministes en France entre 1970 et 2010. Paroles vivantes scandées, criées, chantées dans les manifestations, ces “mots de désordre” témoignent de la créativité sans cesse renouvelée des innombrables actrices d’une histoire collective. Ils restituent la spécificité de la culture militante du Mouvement de libération des femmes, l’inventivité et l’impertinent brassage des traditions de lutte qui furent d’emblée sa marque de fabrique. Cette culture a ses ateliers et ses savoir-faire : forgés au coin d’une langue efficace qui joue volontiers de l’ironie et de l’absurde, les slogans sont aussi des oeuvres graphiques. Ils sont cousus ou dessinés sur des banderoles, collés sur des pancartes, peints sur les vêtements et jusque sur les corps, sur les visages, sur les mains. La manifestation féministe innove dans la longue histoire des rassemblements militants. La centaine de photos qui rythme les textes présente les multiples facettes de cette contestation ludique et déterminée, réimaginée de manif en manif par celles qui descendent dans la rue revendiquer leurs droits et clamer leur liberté. Un dossier de textes propose des articles publiés à l’époque sur des manifestations “historiques”, des entretiens avec des militantes d’associations constituées au XXIe siècle, et précise les enjeux et les formes d’une mobilisation toujours actuelle.
    En savoir plus : http://www.editions-ixe.fr/content/quarante-ans-de-slogans-f%C3%A9ministes-19702010-1

  • CONSTANTOPOULOU Christiana (dir.), Récits et fictions dans la société contemporaine, Paris, L’Harmattan, 2011, 268 p., 21 euros.

    De tout temps, en tous lieux et dans toutes les sociétés, le récit est présent : il a une fonction d’échange et est en même temps l’enjeu d’une communication ; les histoires ont le pouvoir de constituer une réalité. A côté des discours politiques, d’autres "récits" sociaux (concernant consciences, croyances et identités, pratiques et procédures du travail, habitudes) ou des créations artistiques à succès (qui expriment rêves, désirs et phobies) jouent aussi un très grand rôle et méritent d’être analysés scientifiquement.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35023

  • DENOUËL Julie, GRANJON Fabien (dir.), Communiquer à l’ère du numérique, Paris, Les Presses des Mines, 2011, 320 p., 29 euros.

    Au sein des sociétés capitalistes avancées, la question de l’appropriation des technologies numériques d’information et de communication (TNIC) s’impose comme une problématique centrale. Si le facteur technique n’est pas une préoccupation majeure de la raison sociologique contemporaine, les sciences sociales peuvent néanmoins se prévaloir d’un nombre très important de travaux conduits ces trente dernières années sur les usages de l’informatique connectée, tant dans la sphère domestique que dans les espaces professionnels. Réunissant les contributions de dix chercheurs réputés, cet ouvrage n’a pas pour objectif de proposer une dissertation théorique mais, dans une démarche résolument polyphonique, d’o rir un ensemble de travaux pertinents et originaux.
    En savoir plus : http://www.mines-paristech.fr/presses/consultation.php?livreplus=163

  • DEVREUX Lise, MEZZASALMA Philippe (dir.), Des sources pour l’histoire de la presse, Paris, Bibliothèque nationale de France, 2011, 540 p., 99 euros.

    Ce guide recouvre l’histoire de la constitution des collections de la Bibliothèque nationale de France jusqu’aux évolutions récentes de la numérisation de la presse ancienne. Accessibles sur le site de Tolbiac, dans les départements spécialisés sis rue de Richelieu, à l’Arsenal et à la bibliothèque-musée de l’Opéra, les collections de la BnF sont immenses : brouillons d’articles, manuscrits d’écrivains-journalistes (fonds Vallès, Barrès, Julliard), photographies de presse (agences Sygma et Gamma), dessins de prétoire, morasses de censure, conventions collectives des métiers de la presse, affiches publicitaires, presse audiovisuelle ou films documentaires sur la fabrication du journal, interviews de journalistes, ou encore quelques fonds déposés par de grandes agences de presse (Monde et caméra), ou liés à des personnalités du milieu de la presse (Annette Léna, Jean Clair-Guyot, photoreporter du journal L’Illustration), archives de journaux (Ce soir – L’Humanité (1935-1939) ; Le Journal – L’Aurore), etc.
    Une très volumineuse bibliographie détaille le cadre juridique et la censure, les techniques d’impression et de diffusion, l’économie de la presse…, ainsi que la presse régionale et locale, la presse d’Outre-mer, la presse politique, syndicale et religieuse, et la presse illustrée et satirique. En fin d’ouvrage, une partie méthodologique, « Comment consulter la presse à la BnF », les « Principales ressources extérieures à la BnF » et deux index (noms de personnes et titres de presse).
    En savoir plus : http://editions.bnf.fr/nouveautes/presse.htm

  • GEORGE Jocelyne, Les Féministes de la CGT. Histoire du magazine Antoinette, Éditions Delga, 2011, 238 p., 19 euros.

    De 1955 à 1989, la CGT a publié un magazine féminin, Antoinette. L’histoire de cet objet de presse singulier était nécessaire pour le mettre à sa place dans celle des femmes, dans celle du féminisme. Démystifier le réel et non pas l’exorciser, tel fut le projet de ce magazine unique dans le monde syndical. Il n’eut pas les moyens économiques de concurrencer la presse dite féminine et donc de dévoiler massivement l’idéologie qu’elle véhicule, mais il servit le féminisme des militantes car sa diffusion, toujours difficile, fut pour elles un moyen de se rendre visibles dans le syndicat et dans l’entreprise.
    En savoir plus : http://editionsdelga.fr/119-les-feministes-de-la-cgt-jocelyne-george.html

  • PITETTE Yves, La Croix. Biographie d’un journal, Paris, Perrin, 2011, 334 p., 23 euros.

    Près de cent trente ans après sa fondation en 1883, La Croix est toujours là, quand bien d’autres quotidiens ont disparu dans les remous du siècle. Lancé par la toute jeune congrégation religieuse des assomptionnistes alors que le pouvoir républicain a pris un tour laïque et anticlérical, le journal survivra à de nombreuses crises, à des excès impardonnables lors de l’affaire Dreyfus, à deux sanctions romaines, à la menace d’une interdiction à la Libération, et même à l’asphyxie pour cause de grève postale en 1974. Sans jamais trahir sa ligne de conduite originelle ? un journal « catholique, uniquement catholique » ?, La Croix a en effet toujours su s’adapter aux évolutions de la société et attirer de grandes plumes du journalisme ? Jean Guitton, Alfred Grosser, Emile Poulat, Jean Boissonnat, Noël Copin, Jacques Duquesne ou encore Bruno Frappat. A la manière d’une biographie, Yves Pitette retrace l’histoire mouvementée de ce journal. Une histoire qui est aussi celle des catholiques français, dans leurs enthousiasmes comme dans leurs contradictions.
    En savoir plus : http://www.editions-perrin.fr/fiche.php?F_ean13=9782262032906

  • PRECIADO Beatriz, Pornotopie. Playboy et l’invention de la sexualité multimédia , Paris, Flammarion, 2011, 20 euros.

    Dans cet essai, l’auteure présente ce qu’elle nomme pornotopie : un espace qui modifie la partition des genres masculin et féminin, qui repousse les frontières entre privé et public, se nourrit de drogues et d’images.

    Lire la critique dans Télérama :
    http://www.telerama.fr/livres/pornotopie-playboy-et-l-invention-de-la-sexualite-multimedia,74727.php

    Lire la critique sur Nonfiction.fr :
    http://www.nonfiction.fr/article-5067-economie_du_chaud_lapin.htm


    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=40996&levelCode=home

  • RUELLAN Denis (dir.), Nous, journalistes. Déontologie et identité, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2011, 252 p., 21 euros.

    Pourquoi les journalistes, depuis le début de l’organisation de leur groupe professionnel il y a cent trente ans, tiennent-ils des discours récurrents sur la nécessité de créer un tribunal d’honneur, un ordre professionnel ou encore récemment un conseil de presse ? Et pourquoi leurs initiatives s’arrêtent-elles aux discours, pourquoi semblent-ils ne jamais pouvoir traduire ces appels à la déontologie par des actions et des institutions de régulation de la morale ? Par un examen de ces discours, des contextes historiques durant lesquels ils ont été tenus, des organisations sociales qui les ont supportés, depuis les premières associations de journalistes et de directeurs de presse au xixe siècle jusqu’aux initiatives les plus actuelles, en passant par les débats corporatistes de l’entre-deuxguerres, l’aventure des sociétés de rédacteurs et les remises en cause des années 1990, l’auteur livre une explication d’ensemble. Il montre que les discours déontologiques ont été construits pour régler les relations des journalistes avec leurs pairs, leurs patrons, leurs sources et leurs publics. Ils disent comment se comporter et, partant, définissent le journalisme tel que les journalistes le conçoivent, expriment leur identité et leur altérité par rapport à d’autres acteurs des médias et de la communication.
    En savoir plus : http://www.pug.fr/produit/991/9782706116803/Nous%20journalistes

  • SEIGNOBOS Emeline, La parole judiciaire. Mises en scène rhétoriques et représentations télévisuelles, Bruxelles, Editions De Boeck, 2011, 192 p., 24,5 euros.

    Et si la justice n’était qu’une affaire de mots ? Et si l’effroi du crime ne pouvait être apaisé qu’à force de « rhétorique », spécialité de mercenaires de la parole et autres bavards en robe noire ? Pour aborder cette interrogation fébrile patinée de cynisme, pour appréhender cet enjeu abyssal, la rhétorique classique fournit les armes nécessaires, ouvrant sur la pratique oratoire contemporaine un nouveau champ d’investigation. De la réalité des cours d’assises françaises à leurs représentations télévisuelles se nouent et se réactivent les antiques théories sur la parole et ses possibles, l’idéal de vérité et un vraisemblable faute de mieux, la valeur du témoignage, de l’expertise, de la science. Au-delà de ce seul questionnement sur l’efficience de la parole dans la construction d’une « intime conviction », c’est à une réflexion sur l’élaboration de la mémoire judiciaire française que mène la quête de ces mots volants. Insaisissables, prisonniers de leur oralité et condamnés au vague souvenir, plaidoiries et réquisitoires ne se donnent à entendre que par le truchement d’une archéologie oratoire prenant en compte leurs conditions de conservation et leurs multiples matérialisations et médiatisations. Cet ouvrage pose les jalons d’un tel parcours, assumant le silence, le parcellaire et le fragmentaire de l’éloquence judiciaire, revendiquant ses métamorphoses génériques comme significatives de ce que parler veut encore dire aujourd’hui.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/123859_2_0/la-parole-judiciaire.html

  • VOLCLER Juliette, Le son comme arme. Les usages policiers et militaires du son, Paris, La Découverte, 2011, 180 p., 16 euros.

    « Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. Rap, metal et même chansons pour enfants deviennent des instruments de torture contre des terroristes présumés. Des alarmes directionnelles servent de technologies « non létales » de contrôle des foules dans la bande de Gaza comme lors des contre-sommets du G20, à Toronto et à Pittsburgh. Des répulsifs sonores éloignent des centres-villes et des zones marchandes les indésirables, adolescents ou clochards. L’enrôlement du son dans la guerre et le maintien de l’ordre s’appuie sur plus d’un demi-siècle de recherches militaires et scientifiques. La généalogie des armes acoustiques, proposée ici pour la première fois en français, est tout autant celle des échecs, des fantasmes et des projets avortés, que celle des dispositifs bien réels qui en ont émergé. Aujourd’hui, l’espace sonore est sommé de se plier à la raison sécuritaire et commerciale. Souvent relégué au second plan au cours du XXe siècle, celui de l’image, il est devenu l’un des terrains d’expérimentation privilégiés de nouvelles formes de domination et d’exclusion. Et appelle donc de nouvelles résistances.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_son_comme_arme-9782707168856.html

    Articles/Revues
  • "Les jeunes et les phénomènes sériels", Jeunes et Médias. Les Cahiers francophones de l’éducation aux médias, n° 2, novembre-décembre 2011.

    Quel impact les séries télévisées ont-elles sur la jeunesse ? Que peut-on y apprendre ? Quelles tendances dégager des fictions post-11 septembre 2001 ? Comment appréhender le succès des premières séries, celles des bandes dessinées ? Quelle éducation aux médias est-elle mise en œuvre en Afrique et au Liban ? Quels travaux mettre en pratique avec ses élèves ?
    De la série télévisée à la salle de classe, en passant par la bande dessinée et les œuvres des fans, ce second numéro des Cahiers francophones de l’éducation aux médias poursuit son exploration des pratiques médiatiques des adolescents et tout jeunes adultes. Ou comment lever le voile sur une nouvelle approche de la pédagogie et maîtriser un monde modelé par l’appareil médiatique.
    En savoir plus : http://www.publibook.com/librairie/livre-universitaire.php?isbn=9782748372267

  • "Les revues satiriques françaises", Ridiculosa, n°18, 2011. Textes rassemblés par Jean-Claude Gardes, Jacky Houdré et Alban Poirier.

    Les spécialistes d’une discipline ne manquent jamais de souligner l’ampleur de la tâche qu’il reste à accomplir, les lacunes qui laissent des pans entiers de leur objet d’étude dans un état d’inconnaissance désespérant. La presse satirique illustrée, qui intéresse particulièrement l’EIRIS et ce numéro de Ridiculosa cumule, de son côté, de multiples handicaps qui en font une matière encore aujourd’hui largement inexplorée. Alors que la grande presse a suscité de nombreuses recherches, des thèses et des publications variées, la « petite » sœur illustrée est longtemps demeurée frappée au sceau du désintérêt, voire même de l’infamie, surtout quand, la présence de charges satiriques la disqualifiait aux yeux de la recherche : trop grande légèreté de ton, ou pire encore, trivialité des images. Le « purgatoire » qu’évoquait Christian Delporte à propos du dessin de presse s’applique plus durablement encore aux journaux spécialisés qui portent ces images… Certes, le journal La Caricature, fondé par Philipon en 1830 n’a pas manqué de passionner historiens et historiens de l’art, devenant même une icône du genre . Certes, L’Assiette au Beurre nous est connue par une étude qui a fait date. Hara Kiri, Charlie Hebdo et le Canard enchaîné ont trouvé leurs spécialistes. Mais encore, pas toujours sous l’angle du dessin de presse ! En dehors de ces quelques titres illustrés par des artistes souvent prestigieux, la liste des monographies portant sur des journaux satiriques se réduit à peau de chagrin, même si l’on englobe les mémoires académiques. Qui connaît aujourd’hui La Cloche illustrée parue au Havre entre 1885 et 1929 ? Qui s’intéresse au principal hebdomadaire d’échos du XXe siècle, Aux écoutes, diffusé entre 1918 et 1969 et qui compte en tout plus de 2 200 numéros publiés ? Qui s’intéresse aux décennies qui précèdent 1830, pourtant riches en tentatives de combinaison du texte et du dessin satirique dans les publications périodiques ? Qui peut se targuer de connaître la presse satirique illustrée de province, mais encore celle des colonies ? La pléthore des collectionneurs qui se disputent tel ou tel titre sur les sites de vente en ligne contraste étrangement avec le nombre restreint de publications sur ces journaux satiriques illustrés. Pourquoi une telle désaffection ? Il n’est pas si simple d’étudier une matière fragmentée en tant de titres le plus souvent éphémères, numéros parfois uniques, revues couramment sans lendemain, séries de quelques mois seulement. Ce très beau numéro de Ridiculosa comble un vide important en présentant, en une centaine de notices analythiques rassemblées par Jean-Claude Gardes, Jacky Houdré et Alban Poirier, des titres de presse (certains relevant tout à fait de la presse satirique illustrées, d’autres moins) plus ou moins connus, mais tous véritablement passionnant.
    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-ridiculosa-18-une-centaine-de-revues-satiriques-fran-aises-illustrees-parues-entre-1789-et-2011-91322348.html

    Multimedia

Novembre 2011

    Livres
  • BÉNARD Nicolas, Métalorama. Ethnologie d’une culture contemporaine, 1983-2010, Paris, Editions Camion Blanc, 2011, 322 p., 34 euros.

    L’histoire des musiques extrêmes (Hard Rock, Métal) est parcourue d’épisodes parfois extraordinaires, souvent ordinaires, qui sont autant d’instantanés d’une époque. Certains événements prennent vie dans le cadre de constructions artistiques et, reliés l’un à l’autre, aboutissent à la création d’un système de représentations aussi riche que complexe. Cette ethnologie culturelle vise à mieux connaître cet univers musical caricaturé, souvent taxé de conservatisme, de nihilisme ou, pire encore, de bêtise. Derrière des situations, des noms de groupe, des thèmes lyriques et graphiques, des références et des influences diverses, on découvre un écheveau de mythes dont il faut dénouer les fils pour aboutir à la juste perception du phénomène. À la lecture de Métalorama, on observe aussi, sous un prisme original, l’évolution mouvementée des sociétés contemporaines – crises, (r)évolution culturelle, conflit politique, débat sociétal – depuis le début des années quatre-vingt.
    En savoir plus : http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&ID=286

  • BELLETANTE Joseph, Séries et Politique. Quand la fiction contribue à l’opinion, Paris, L’Harmattan, 2011, 268 p., 26 euros.

    Les séries américaines plongent les publics dans des univers médiatiques qui déforment la démocratie réelle et qui font l’éloge de héros abandonnés, de personnages en crise, ballottés au gré de conflits psychologiques ou physiques que leur impose leur quotidien précaire. Les spectateurs s’exposent dès lors aux messages explicites et implicites contenus dans ces récits. Comment la fiction contribue-t-elle alors à façonner l’opinion ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=34580

  • BOUBAL Camille, Publicité et obésité. Naissance d’une controverse, Paris, INA Editions, 2011, 114 p., 6 euros.

    En France, l’obésité infantile est, depuis les années 2000, devenue un problème notoire perçu comme un enjeu de santé publique. Le combat collectif se construit ainsi autour de « l’éducation pour la santé » - éducation à l’alimentation et promotion de l’activité physique - et d’une action législative encore timide. La publicité télévisée pour les produits jugés « trop gras, trop sucrés, trop salés » a alors été portée sur la scène publique comme l’une des grandes responsables de cette prétendue épidémie. Elle serait trop présente sur les écrans jeunesse, augmenterait la consommation de junk food ou encore inciterait, via son médium, la télévision, à une sédentarité excessive. Interdiction ou autorégulation ? La controverse fait toujours rage. Mais alors que les études se montrent relativement prudentes sur l’impact de la publicité alimentaire, comment se fait-il que cette dernière soit pointée du doigt autour de l’obésité infantile ? Afin de proposer des éléments de réponse, cet ouvrage analyse l’action publique de lutte contre l’obésité infantile à la lumière des débats politiques et scientifiques actuels, du traitement médiatique de la question de la publicité et de l’obésité, de 2000 à nos jours (articles de presse, émissions radiophoniques, reportages et débats télévisés) et, enfin, d’entretiens avec les acteurs mobilisés, médecins, associations de consommateur et industries agroalimentaires.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications-ina/publicite-et-obesite

  • BOULOT Estelle (dir.), Politique, démocratie et culture aux Etats-Unis à l’ère numérique, Paris, L’Harmattan, 2011, 194 p., 20 euros.

    Cet ouvrage étudie la montée en puissance et le rôle décisif joué par les blogs lors des derniers scrutins. Comment préserver la liberté d’expression et le droit à l’information tout en protégeant la sécurité nationale, le droit à la vie privée, la propriété intellectuelle et la liberté d’innover ? Quels sont enfin les effets produits, sur la culture politique des Etats-Unis, par le passage d’un espace public dominé et contrôlé par les médias de masse à un espace public en réseaux ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35398

  • EDWARDS Paul (dir.), Rock Photography. Cover Art from The Beatles to Post-Punk, Ouphopo éditeur, 2011, 96 pages, 21 euros.

    Entièrement rédigé en anglais, ce volume réunit les Actes de trois Journées d’Étude sur la photographie et la musique Rock, et répond à une demande croissante des comparatistes, tant dans les pays anglo-saxons qu’en France, pour des études sur la musique populaire, sa sociologie, son économie, ses paroles, ses images et ses supports.
    La première partie est une introduction à l’étude de la pochette de disque (« cover art »), lieu où se croisent la photographie professionnelle, la conception graphique, la typographie, la retouche numérique, l’histoire de la peinture, la création de l’image d’un groupe de musiciens et les paroles d’une chanson ou d’un album.
    Connu pour sa richesse visuelle et expérimentale, le mouvement Post-Punk est au cœur de la deuxième partie. L’économie « auto-prod » du Punk se développe après 1977 en une constellation d’acteurs culturels indépendants qui cherchent de nouvelles manières de gérer leur image et leur distribution. Leur esthétique de luxe (coffrets, éditions limitées…) étant redevenue d’actualité face à la dématérialisation de la musique et la crise des labels, le premier article prend en considération la production de cinq pays sur trente ans, et se concentre sur la collaboration de certains compositeurs avec des photographes qui ont créé des albums s’apparentant à des livres d’artistes : Virgin Prunes, Steve Peters et Margot Geist, Anna-Varney Cantodea (Sopor Aeternus) et Joachim Luetke, The Pixies et Simon Larbalestier, Philippe Fichot (Die Form), John Foxx (Ultravox). Suite à cet article qui se veut à la fois une vue d’ensemble et une analyse de cas précis à l’intérieur du mouvement, David Cocksey montre comment Alice Cooper adapte son image et parodie le Post-Punk de l’intérieur. Pour terminer, David Nowell-Smith soulève la question de l’efficacité politique des Dead Kennedys, dont les nombreux photomontages et photos de presse détournées sont à la fois des icônes subversives du mouvement (Holiday in Cambodia) et des exercices de décontextualisation finalement plus surréalistes que pédagogiques.
    La troisième partie est un retour à l’origine de la pochette photo-illustrée avec les Beatles et la photo de groupe. Sarah Pickard passe en revue les albums et la question d’identité dans le contexte de la « culture jeune » alors naissante, et la « counterculture » des années soixante. Miles Alglave et Robin Benzrihem analysent les photos et les paroles de la période psychédélique et leur relation avec la question d’image et d’identité. Catherine Marcangeli et Steve Shepherd lisent de très près les différentes versions de la chanson « In My Life » (John Lennon) et apportent les précisions géographiques qui permettent de faire la part entre la nostalgie et l’autobiographie. Le volume se termine avec la transcription de la table ronde avec Catherine Marcangeli, Steve Shepherd, Dominique Petitfaux et Barry Miles (ami de Paul McCartney depuis cinquante ans et son biographe, fondateur de la librairie-galerie Indica et du premier journal underground européen International Times).
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/rock-photography-cover-art-from-the-beatles-to-post-punk-170055.kjsp

  • FEIGELSON Kristian, La fabrique filmique. Métiers et professions, Paris, Armand Colin, 2011, 256 p., 25 euros.

    En proposant une analyse de la professionnalisation et des métiers du cinéma à partir des acquis de la sociologie interactionniste, La fabrique filmique replace l’usage du film dans sa dimension concrète. Saisir l’envers du décor permet ici d’appréhender de l’intérieur les processus de fabrication d’un film. Comment décrire ces différentes catégories de métiers de l’audiovisuel et du cinéma dans la longue durée sous l’angle de constructions professionnelles plus complexes au croisement des Politiques Publiques menées en France depuis 1936 et des évolutions actuelles du marché de l’intermittence ? À partir de nombreuses enquêtes dans différents studios (France, Europe centrale, États-Unis, Inde, Russie…), l’ouvrage propose une mise en perspective de ces marchés spécifiques du travail sous l’angle de la globalisation pour mieux comprendre l’histoire anonyme de ceux qui ont fabriqué le cinéma.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre.php?idp=356959&query=la%20fabrique%20filmique&type[]=t&type[]=a&tp[]=livre&tp[]=revue&start=

  • FROISSART PEZONE Rossella, CHEVREFILS DESBIOLLES Yves (dir.), Les revues d’art. Formes, stratégies et réseaux au XXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2011, 342 p., 20 euros.

    Cet ouvrage propose une exploration globale et, pour la première fois, collective de l’extraordinaire floraison des revues du XXe siècle artistique. Ces revues donnent toujours davantage d’informations et génèrent plus de significations que les hommes et les groupes, via leurs programmes, ont voulu ou cru y mettre. Bien souvent, au regard de l’histoire, leur influence est inversement proportionnelle à la durée de leur vie. Voilà pourquoi les revues jouissent aujourd’hui de la même considération que les archives en tant que source indispensable à la recherche.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2757

  • HAÏFI Hacène, La presse française et l’Algérie au travers de la perception du phénomène islamiste, Paris, Editions Apopsix, 2011, 280 p., 20 euros.

    La presse française, considérée comme le médiateur des liens franco-algériens, est passée au crible de l’analyse à travers le prisme du phénomène islamiste qui suscite, des deux côtés de la rive méditerranéenne, de fortes réactions passionnelles. Évoquer l’Algérie déclenche aujourd’hui des sentiments très vifs, notamment si la question de l’islamisme est abordée. Ce travail se situe à l’intersection de ces deux premiers thèmes, Algérie et Islamisme, associés à un troisième thème, celui de la Presse et plus précisément la Presse française traditionnellement relais d’opinion. Ces trois éléments (Algérie, Islamisme et Presse française) sont au cœur de cette analyse. Entre le quasi-silence médiatique (des années soixante-dix) et la sur-médiatisation de l’actualité islamiste (des années quatre- vingt dix) , une tendance domine : ce mouvement politico-religieux est vu sous l’œil de la passion, de la peur de la foule fanatisée. L’irruption de l’islamisme sur la scène politique algérienne soulève alors, chez les journalistes, un délicat problème : quelle est la véritable personnalité de l’Algérie ?
    Détenant le sentiment que ce qui touche l’Algérie touche la France, la presse va alors apporter ses réponses, lesquelles dessinent et aspirent à une certaine Algérie. Aussi ce livre soulève des questions : quelle est cette Algérie vue par les journalistes hexagonaux ? Comment s’exprime l’imaginaire algérien de la presse française, quelle est sa force, quels sont ses fondements ? Quelles sont ses influences ? Autant de problèmes que l’étude relative à la couverture médiatique de l’islamisme semble pouvoir nous aider à solutionner. A l’heure des révolutions arabes, ce livre peux éclairer le lecteur sur la confrontation entre démocratisation et islamisation d’un pays qui a eu a vivre des bouleversements institutionnels et sociaux historiques.
    En savoir plus : http://www.apopsix.fr/catalogue/la-presse-francaise-et-algerie---978-2-35979-042-9.html

  • LOEB Edouard, Cinéma et politique, l’effet Indigènes, Paris, INA Editions, 2011, 80 p, 6 euros.

    Pendant plus de quarante ans, quasiment personne ne prêta attention à la cause des anciens combattants de l’armée française originaires des ex-colonies pour la revalorisation de leur pension. Les médias furent totalement silencieux sur le sujet jusqu’à la sortie du film Indigènes de Rachid Bouchareb en 2006. L’intense médiatisation du film lors du festival de Cannes suscita une vive mobilisation citoyenne qui aboutit à la prise en compte de la cause par les dirigeants politiques : la décision de revalorisation des pensions fût ainsi annoncée à l’issue du Conseil des ministres du 27 septembre 2006. Cette réaction de la sphère journalistique et politique fut la conséquence d’un véritable processus de storytelling organisé par l’équipe du film à des fins tant commerciales que politiques. L’auteur en analyse les différents ressorts et nous permet de comprendre comment un produit culturel comme un film a pu rallier suffisamment de personnes à cette cause pour que les champs médiatiques et politiques s’en saisissent.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications-ina/cinema-et-politique-l%E2%80%99effet-indigenes

  • MATTELART Tristan (dir.), Piratages audiovisuels. Les voies souterraines de la mondialisation culturelle, Bruxelles, Éditions Ina-De Boeck, 2011, 304 p., 29,5 euros.

    Souvent considéré comme une activité des plus nuisibles, le piratage des contenus audiovisuels n’en constitue pas moins, depuis des décennies, pour de nombreuses populations aux quatre coins du monde, un moyen majeur d’accéder aux produits des industries culturelles. Nourri d’enquêtes de terrain, cet ouvrage explore les enjeux que recèle ce phénomène complexe. Le point de vue adopté est multiple et international. Alors que le piratage est généralement pensé exclusivement à partir de la question du téléchargement sans paiement des droits en Amérique du Nord ou en Europe occidentale, il est ici appréhendé dans toute la variété de ses manifestations, en privilégiant les pays du Sud et de l’Est : des marchands de CDs et DVDs contrefaits de Bogotá ou Alger, jusqu’aux politiques de défense des droits de propriété artistique de Washington ou Séoul, en passant par les pratiques des adeptes moscovites des réseaux peer-to-peer.
    Cette étude inédite analyse les stratégies globales de lutte contre le piratage, évalue les politiques des autorités nationales, décrit les usages que font les publics des contenus audiovisuels piratés, retrace les chemins qu’empruntent ces derniers et s’intéresse à ceux qui font le commerce de ces produits, de même qu’aux mutations engendrées par internet en la matière. Au travers de ces enquêtes, le livre contribue à une meilleure compréhension de la manière dont circulent, à une échelle internationale, les flux médiatiques et culturels.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/121853_2_0/piratages-audiovisuels.html

  • MOLLIER Jean-Yves, LETOURNEUX Matthieu, La Librairie Tallandier. Histoire d’une grande maison d’édition populaire (1870-2000), Paris, Nouveau Monde éditions, 2011, 450 p., 29 euros.

    Fondée en 1871 par François Polo et Georges Decaux, la Librairie Tallandier est une des figures de proue de l’édition populaire. D’abord connue sous le nom des « Bureaux de l’Eclipse », puis de « la Librairie Illustrée », elle ne prend le nom de Tallandier qu’en 1901 et se caractérise par son extrême longévité, malgré les crises et les rachats. Successivement militante et républicaine, spécialisée dans la littérature populaire, puis dans la littérature sentimentale, et finalement dédiée à l’Histoire, elle se transforme au fil du temps et de ses dirigeants. Son second souffle, insufflé après la Seconde Guerre mondiale par Maurice Dumoncel, attentif à l’évolution des pratiques éditoriales, se traduira notamment par l’apparition de clubs comme le « Cercle romanesque ». Les auteurs dressent ici le portrait fouillé et nuancé d’une maison représentative des mutations de l’édition dans le dernier XIXème et tout le XXème siècle. Ils analysent la construction et l’évolution de l’identité de la Librairie Tallandier s’adaptant à chaque époque au contexte mouvant de l’édition populaire. A l’origine du Livre de Poche et pionnière dans la publication de bandes dessinées (avec Benjamin Rabier), Tallandier est aussi reconnue pour des collections comme Le Livre National (Bleu et Rouge) ou La Bibliothèque Napoléonienne, et la revue Historia, avec des auteurs renommés tels qu’Alain Decaux et André Castelot.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100852810&

  • NIEMEYER Katharina, De la chute du mur de Berlin au 11 Septembre 2001. Le journal télévisé, les mémoires collectives et l’écriture de l’histoire, Lausanne, Éditions Antipodes, 2011, 342 pages, 30 euros.

    De nombreux ouvrages portent sur l’histoire de et à la télévision. En revanche, la question de l’importance de ce média en tant qu’acteur spécifique de l’histoire ou en tant que constructeur des mémoires collectives reste souvent en suspens. Cet ouvrage s’intéresse au lien qu’entretient le journal télévisé avec l’histoire, la mémoire et l’historiographie. Ancré dans une apparente démarche d’actualité, le journal télévisé est également la plateforme d’une expérience du temps présent historique. Les images de la chute du mur de Berlin et du 11 Septembre 2001 en sont des exemples. L’analyse de ces deux événements et de leur commémoration montre que le journal télévisé intervient dans la construction des mémoires collectives et révèle également que la télévision s’insinue parfois dans le déroulement même de l’événement, devenant ainsi un acteur de l’histoire en cours. De plus, les années 1990 sont marquées par de profonds changements sur les plans politique et médiatique. L’essor des nouvelles technologies permet au journal télévisé de proposer un direct encore plus performant. C’est ainsi que le 11 Septembre 2001 présente l’apogée tragique d’une évolution qui a commencé avec la chute du communisme. La télévision est prise en otage et raconte ainsi une tout autre histoire.
    En savoir plus : http://www.antipodes.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=187&Itemid=1&Itemid=89

  • RABIER Michaël, Ingrid Betancourt, un storytelling modèle ?, Paris, INA Editions, 2011, 102 p., 6 euros.

    L’image est forte. Elle a fait le tour du monde des écrans et des unes : Ingrid Betancourt à sa libération, la tête ceinte d’une tresse, agenouillée sur le tarmac de l’aéroport de Bogota, en prière, un chapelet à la main. Image d’un mythe, celui de la Jeanne d’Arc des Andes, créé par les chaînes de télévision et dans les pages des magazines. Comment se fabrique un tel mythe et comment ce mythe se convertit-il ensuite en une réalité médiatique ? Pourquoi les journalistes, fascinés par cette « mythification », succombent-ils à la passion émotionnelle aux dépens de l’analyse intellectuelle d’une actualité parfois plus dictée par l’événementiel que par l’événement ? C’est à ces questions que tente de répondre cet ouvrage à travers l’étude chronologique et presque sémiotique de sept ans et demi de médiatisation de « l’affaire Betancourt » (mars 2001-juillet 2008). Cette enquête, appuyée sur les témoignages des dirigeants des Comités Betancourt d’une part et l’analyse des archives audiovisuelles de l’Ina et de la presse écrite d’autre part, montre que la montée en puissance médiatique d’Ingrid Betancourt au cours des années n’a pas toujours dépendu, loin s’en faut, des règles de l’information mais a suivi des stratégies de communication.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications-ina/ingrid-betancourt-un-storytelling-modele

  • STOCKINGER Peter (dir.), Les archives audiovisuelles : description, indexation et publication, Paris, Hermes/Lavoisier, Croydon, 2011, 320 p., 85 euros.

    L’ouvrage Les archives audiovisuelles - Description, indexation et publication propose une introduction méthodologique, pratique et technique à l’analyse de corpus audiovisuels dans le cadre d’un projet de numérisation/diffusion d’un patrimoine de connaissances. Il présente plus particulièrement un environnement de travail composé d’une part, d’outils informatiques pour la segmentation, la description/indexation et la publication en ligne de corpus audiovisuels et d’autre part, un métalangage (une ontologie de domaine) pour segmenter, décrire et publier de ressources audiovisuelles.
    En savoir plus : http://www.lavoisier.fr/livre/notice.asp?id=3LKWX3A23R6OWK

  • STOCKINGER Peter (dir.), Nouveaux usages des archives audiovisuelles numériques, Paris, Hermes/Lavoisier, Croydon, 2011, 304 p., 85 euros.

    L’ouvrage Nouveaux usages des archives audiovisuelles numériques, présente une série d’expérimentations relatives à la constitution, publication, et diffusion de patrimoines audiovisuels culturels ou scientifiques. Les principaux points discutés dans ce livre sont : l’analyse (sémiotique) et l’interprétation, la publication et/ou la republication (i.e. le repurposing) de corpus audiovisuels, la diffusion et le partage de contenus audiovisuels dans le cadre des médias sociaux et du web 2, le traçage des usages de contenus audiovisuels sur le web ainsi que la constitution et l’exploitation d’archives audiovisuelles dédiées à des patrimoines culturels circonscrits.
    En savoir plus : http://www.lavoisier.fr/livre/notice.asp?id=3LKWX3A2SO3OWI&pos=2

  • THIVAT Patricia-Laure (dir.), Biographies de peintres à l’écran, Presses universitaires de Rennes, 2011, 322, 20 euros.

    Cet ouvrage questionne les enjeux et les manières de filmer l’acte de création. Sciemment marqué par une grande diversité esthétique et historique, l’ouvrage traite de films classiques aussi bien que contemporains. Les grandes œuvres de John Huston et Vincente Minnelli côtoient les expériences novatrices de Peter Watkins, Jack Hazan, Maurice Pialat, Charles Matton ou Raoul Ruiz… Au cœur de la problématique, les questions esthétiques qui animent le cinéaste filmant l’acte de création, avec celle des migrations et des translations possibles entre peinture et cinéma. Illustré par une riche iconographie, l’ouvrage permet ainsi d’appréhender les constantes et les enjeux que partagent ces films biographiques.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2759

  • VEYRAT-MASSON Isabelle (dir.), Médias et élections. La campagne présidentielle de 2007 et sa réception, Paris, L’Harmattan / INA Editions, 2011, 252 p., 24,5 euros.

    Ce livre étudie les processus de circulation de l’information pendant la période de médiatisation maximale liée à l’élection présidentielle (janvier-mai 2007) et s’articule autour de quatre domaines : activité de communication des acteurs politiques, dynamique de "mise à l’agenda" des thèmes de campagne, production de l’information par les médias, réception de l’information par les publics. L’étude couvre tous les types de médias (presse écrite, radio, TV, internet).
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=34978

    Articles/Revues
  • "Election présidentielle : attention sondages !", Médiacritique(s), n°1, octobre 2011.

    "Nous avions rêvé depuis longtemps - et vous aussi peut-être - d’un magazine imprimé - et régulier - d’Acrimed. Ce sera Médiacritique(s), un magazine trimestriel et coloré de 32 pages. Les articles qui composent le premier numéro sont, pour nombre d’entre eux, des versions raccourcies et remaniées d’articles publiés sur notre site internet. Autrement dit, le meilleur des publications récentes d’Acrimed, adaptées et actualisées pour le support papier. Avec en prime, quelques inédits, que vous ne pourrez lire nulle part ailleurs."
    En savoir plus : http://www.acrimed.org/article3680.html

  • "Histoire et roman", Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 112 - 2011/4. Coord. : Judith Lyon-Caen.

    Cette livraison de la revue Vingtième Siècle consacrée au face-à-face entre roman et histoire ambitionne ainsi d’offrir autre chose qu’un panorama des débats les plus récents sur les romans de la Seconde Guerre mondiale ou sur les savoirs de la littérature. Nous avons tenu à souligner, d’une part, la productivité savante du travail historique sur des romans envisagés non comme des sources mais comme des objets – des écrits – pris dans l’histoire sociale, intellectuelle et politique du 20e siècle ; d’autre part, à proposer des expériences de lecture de romans du 20e siècle assumant une part de décalage ou de suspens par rapport aux gestes historiographiques usuels ; précisément pour se donner les moyens de saisir ce en quoi certains romans, dans ces expériences de lecture, font histoire et font à l’histoire.
    En savoir plus : http://dedi.cairn.info/NL/NewsHTM/newsletter_VIN_112.htm

    Multimedia

Octobre 2011

    Livres
  • BERTIN-MAGHIT Jean-Pierre (dir.), Lorsque Clio s’empare du documentaire. Archives, témoignage, mémoire, Paris, INA Editions / L’Harmattan, 2011, 316 p., 29,5 euros.

    L’utilisation de l’archive dans les documentaires est l’histoire d’une migration qui remonte à la Première Guerre mondiale. Ces deux volumes se proposent d’analyser les différents usages de l’archive lorsqu’elle est convoquée pour écrire l’histoire. Cet ensemble de textes établit un état des lieux de la recherche, menée en France et à l’étranger, tant d’un point de vue des objets d’études que des méthodologies.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no_revue=&no=34429

  • BOURDON Jérôme, Du service public à la télé-réalité. Une histoire culturelle des télévisions européennes 1950-2010, Paris, INA Editions, 2011, 252 p., 20 euros.

    L’auteur propose un récit inédit : la première histoire intégrée des télévisions européennes qui ne se contente pas de juxtaposer les perspectives nationales. Centré sur les cinq grands pays : France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni, il propose aussi des aperçus sur les pays voisins (Pays-Bas, Pays Scandinaves, notamment). L’Europe a été traversée par une tension fondamentale entre la volonté d’intégration économique et politique et la dynamique fondamentalement nationale de la culture de masse, analysée ici à partir de l’exemple de la télévision. Le fameux "déficit démocratique" de l’Europe est aussi un déficit culturel. La culture de masse est le lieu d’un retour du refoulé national que l’on croit trop volontiers limité à l’émergence des partis nationalistes, mais qui touche plus profondément les consciences collectives européennes, en quête de héros et de drames nationaux. La déréglementation et la "télévision sans frontières" n’ont pas encouragé une unification, tout au plus une domestication, par chaque pays, de la télévision états-unienne. On importe toujours les succès américains mais de plus en plus, on adopte, on copie (et parfois l’on réexporte, comme avec Big Brother / Loft Story) des formats inspirés par la culture télévisuelle américaine. A défaut d’une introuvable euroculture, l’auteur suggère des usages de la télévision qui encouragent sinon une identité européenne, au moins la protection de cultures originales et une meilleure compréhension entre nations. Cela peut être le lieu d’une redécouverte d’une notion idéalisée et fragile dès l’origine : le service public.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications-ina/du-service-public-la-tele-realite

  • BOUTET Marjolaine, Vampires : au-delà du mythe, Paris, Ellipses, 2011, 256 p., 12,5 euros.

    Aujourd’hui comme hier, le vampire fascine, interroge ou rebute. Qu’y a-t-il donc dans cette créature qui excite autant l’imagination des hommes ? Comment se fait-il qu’en 2011 les histoires de vampires (à commencer par Twilight) aient toujours autant de succès ? Plus d’un siècle après la parution de Dracula de Bram Stoker, après des centaines de films, de romans, d’épisodes de séries télévisées, de chansons, de bandes dessinées et même de jeux vidéo et de comédies musicales, n’a-t-on pas dit tout ce qu’il y avait à dire sur le sujet ? Le but de cet ouvrage est d’explorer, de tenter de comprendre ce qui se cache derrière ces histoires de vampires, d’en révéler les clés, les clichés, les symboles et le sens, d’en exposer les implications idéologiques et culturelles, pour aller au-delà du mythe…
    En savoir plus : http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=8116

  • BURGER Marcel, JACQUIN Jérôme, MICHELI Raphaël, La parole politique en confrontation dans les médias, Bruxelles, De Boeck, 2011, 228 p., 24,5 euros.

    Comment s’opère la confrontation entre les personnalités politiques dans les médias ? En neuf contributions, des analystes du discours et des sociologues spécialistes de la communication politique proposent un regard innovant sur les formes de la polémique dans l’espace médiatique contemporain. Cet ouvrage se situe à la croisée de plusieurs intérêts :
    - décrire l’activité de confrontation en prenant appui sur l’analyse d’événements médiatiques attestés ;
    - témoigner de l’importance centrale du langage dans les pratiques de confrontation et de médiatisation ;
    - rendre compte des enjeux personnels et identitaires de la confrontation pour le personnel politique ;
    - définir la responsabilité des médias dans l’élaboration de dispositifs favorisant ces affrontements. Les contributions décrivent dans le détail le travail médiatique de configuration de l’activité polémique par l’étude de genres comme le débat et le talk-show et en tenant compte de contextes culturels variés (France, Belgique, Québec et Suisse).
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/120894/la-parole-politique-en-confrontation-dans-les-medias.html

  • DELAUNAY Léonor, La scène bleue. Les expériences théâtrales prolétariennes et révolutionnaires en France, de la Grande Guerre au Front populaire, Presses universitaires de Rennes, 2011, 286 p., 18 euros.

    Cet ouvrage étudie la question prolétarienne au théâtre dans l’entre-deux-guerres, dans une optique volontairement plurielle : analyse du sens des différentes terminologies (théâtre ouvrier, prolétarien, révolutionnaire, théâtre d’agit-prop), étude des liens avec les organisations ouvrières et communistes et des implications esthétiques et formelles qu’investissent les artistes et les militants. L’auteur rend aussi compte des pratiques : où les pièces se sont-elles jouées ? Dans quel cadre, pour quel public ? À ce titre, l’archive occupe une place essentielle dans ce livre, permettant non seulement de retrouver la trace de ces pratiques, mais également d’interroger les récits mythiques qui grèvent usuellement l’histoire des théâtres révolutionnaires.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2644

  • DELPORTE Christian, MARÉCHAL Denis, MOINE Caroline, VEYRAT-MASSON Isabelle (dir.), Images et sons de mai 68 (1968-2008), Paris, Nouveau monde éditions, 2011, 420 p., 29 euros.

    Depuis plus de quarante ans, Mai 68 occupe, dans les imaginaires collectifs, une place singulière. Que des affrontements violents opposent, au quartier Latin, forces de l’ordre et étudiants, qu’une manifestation dans les rues de Paris rassemble des centaines de milliers de participants, qu’une grève avec occupation d’usine prenne de l’ampleur et se prolonge, et naturellement les images et les sons de mai 1968 rejaillissent dans les têtes et sur les écrans. Des images et des sons, Mai 68 en a suscité en quantité dans un temps pourtant très court, et sous des formes étonnamment variées. Aux productions des forces contestataires se sont jointes celles des adversaires du mouvement, mais aussi celles des médias qui alimentèrent les contemporains en information. Et, une fois la page de la contestation refermée, celle-ci a stimulé les imaginations, devenant objet ou prétextes d’œuvres visuelles ou audiovisuelles tout aussi diverses.
    Face à une production aussi considérable, l’objet de cet ouvrage n’est pas seulement de démêler la confusion documentaire qui contribue à donner de l’événement des interprétations contradictoires. À travers l’observation de matériaux multiples, il est aussi de mettre en évidence les mécanismes par lesquels s’est construite la mémoire de Mai 68. Des affiches de l’Atelier populaire aux bandes dessinées et des reportages radiophoniques aux films de fiction, il restitue la « culture visuelle et sonore » du printemps 1968 et son rôle dans le regard porté collectivement, en France comme à l’étranger, sur la révolte de Mai.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100759540&

  • FERRO Marc, Mes histoires parallèles. Entretiens avec Isabelle Veyrat-Masson, Paris, Carnets Nord, 2011, 384 p., 20 euros.

    Marc Ferro a eu mille vies. Historien et homme engagé, il est à la fois témoin et acteur de ce siècle tourmenté que fut le XXe : la Résistance, l’Algérie française, la décolonisation, le retour du gaullisme, Mai 1968, les courants intellectuels qui ont marqué la France. Il enseigne à Oran dans les années 1950, dirige aux côtés de Fernand Braudel les Annales, revue phare d’une époque brillante, varie les champs de recherche, découvre et analyse les racines du totalitarisme en URSS, se passionne pour les deux guerres mondiales, invente la discipline « Cinéma et Histoire » en ce siècle d’images, fabrique aussi des documentaires et anime pendant douze ans, sur La Sept puis Arte, Histoire parallèle, série d’émissions devenue culte dans laquelle il dévoile et commente des archives filmées de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont ces mille vies que livre ici Marc Ferro, avec moult portraits et anecdotes personnelles. Son œuvre et ses principaux terrains de recherche servent de fil rouge à cette traversée d’un siècle passionnant où il déambule à sa façon, entre naïveté et empathie.
    Entretiens conduits par Isabelle Veyrat-Masson, historienne et sociologue des médias, directrice de recherche au CNRS, directrice du laboratoire Communication et Politique.
    « Mes histoires parallèles » a reçu le Prix Saint-Simon 2011.
    En savoir plus : http://www.carnetsnord.fr/titre/mes-histoires-paralleles

  • GREFFET Fabien (dir.), Continuerlalutte.com. Les partis politiques sur le web, Paris, Presses de Sciences Po, 2011, 313 p., 24 euros.

    La campagne de Barack Obama lors de la dernière présidentielle américaine a révélé le rôle d’internet comme arme politique : sites, blogs, mondes virtuels et réseaux sociaux servent désormais à mobiliser et à débattre politiquement. Internet permet aux partis d’étendre leur champ d’action. Non seulement leurs « vitrines » se composent et recomposent désormais sur le web, mais c’est aussi là que peuvent naître de nouvelles modalités d’engagement et d’expression qui débordent les stratégies de communication ; parallèlement, forums de discussion et d’expression donnent la parole aux citoyens – qui se les approprient, voire les détournent. Ces usages du web s’inscrivent dans des cultures et des trajectoires spécifiques. Ainsi, en Grande-Bretagne, le caractère local des élections législatives limite l’extension de l’outil ; aux Etats-Unis, au contraire, Internet est perçu comme un moyen de réduire les distances géographiques. En France, chaque parti s’approprie internet différemment, selon sa tradition et sa sociologie. Ce panorama français et international ne manquera pas d’intéresser tous ceux qui restent attentifs à la présence des technologies dans la vie politique et, plus largement, aux évolutions de la communication politique et aux transformations que connaissent les partis.
    En savoir plus : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100668420&fa=description

  • Groupe ACME, L’Association. Une utopie éditoriale et esthétique, Les impressions nouvelles, 2011, 224 p., 26 euros.

    Fondée en 1990 par un collectif d’auteurs, L’Association s’est imposée en deux décennies comme un pôle majeur de refondation de la bande dessinée. Avec un catalogue faisant la part belle à l’expérimentation, mais aussi à l’humour, au reportage et à l’autobiographie, la maison a contribué avec force à la reconnaissance de la bande dessinée. Elle a bouleversé le paysage du 9e art, imposant des auteurs majeurs comme Marjane Satrapi, Lewis Trondheim, Joann Sfar ou David B.
    L’Association, Une utopie éditoriale et esthétique est le premier volume d’histoire et d’analyse consacré à ce projet à tous égards exceptionnel. Richement illustré, interrogeant l’économie globale du collectif, ses auteurs et ses réalisations, mais aussi ses crises de croissance, L’Association, Une utopie éditoriale et esthétique est aussi l’œuvre de passionnés de bande dessinée. Passant d’un chapitre chronologique à une étude sémiotique, d’un article critique à une analyse esthétique, l’ouvrage forme un ensemble généreux et passionnant. Il nous offre plus de deux cents pages d’images célèbres et de documents rares qui nous donnent envie de (re)découvrir les auteurs et les albums de L’Association. Bel hommage éditorial, ce superbe album donne à voir et à comprendre vingt ans d’édition et de croisades esthétiques.
    En savoir plus : http://www.lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/association/

  • HUDELET Ariane, WELLS-LASSAGNE Shannon (dir.), De la page blanche aux salles obscures. Adaptation et réadaptation dans le monde anglophone, Presses universitaires de Rennes, 2011, 240 p., 16 euros.

    L’adaptation filmique a souvent été dénigrée : les amateurs des textes-sources déplorent le manque de fidélité du film, alors que les adeptes d’un cinéma « pur » regrettent que ce souci de fidélité aboutisse à un film « littéraire » qui n’explore pas ses possibilités proprement filmiques. Au-delà de ces clivages, cet ouvrage cherche à présenter les enjeux du phénomène : ses raisons économiques, sa problématisation de la théorie de l’auteur chère à la Nouvelle Vague, et surtout, ce que l’étude comparative du texte et son image peuvent s’apporter mutuellement en termes de supplément de sens.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2645

  • POIRRIER Philippe (dir.), Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde (1945-2011), Paris, La Documentation française, 2011, 488 p., 28 euros.

    La mise en œuvre de politiques publiques de la culture, communément dénommées « politiques culturelles », est étroitement liée à la construction et à la consolidation des États-nations. Aussi, n’est-il guère étonnant que leur histoire ait été prioritairement élaborée dans le cadre des historiographies nationales. La perspective est celle d’une histoire comparée des politiques publiques de la culture. Le volume est constitué de contributions qui présentent des études de cas nationales ; premier jalon indispensable à des études qui devront, à l’avenir, être plus sensibles à la question des transferts culturels d’institutionnalisation des politiques culturelles ; ce qui se traduit notamment par la création dans certains pays de ministère de la Culture. Pierre-Michel Menger souligne, sous la forme d’une synthèse des dix-neuf études de cas, les grandes tendances qui participent d’une évolution que l’on peut décomposer en quatre étapes successives : la construction d’une politique systématique d’offre culturelle ; une décentralisation progressive de l’action publique ; une révision du champ d’intervention légitime de l’action publique ; une justification croissante de la politique culturelle par ses contributions à la croissance économique.
    Études de cas : Allemagne, Australie, Belgique, Bulgarie, Canada, Chili, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Irlande, Japon, Norvège, Royaume-Uni, et Suisse
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110087102/index.shtml

  • ROJO HERNANDEZ Severiano, Une guerre de papier. La presse basque antifasciste dans les années trente, Presses universitaires de Rennes, 2011, 300 p., 18 euros.

    En s’appuyant sur un large éventail de journaux antifascistes publiés au Pays basque à partir de 1936, cet ouvrage met en évidence deux phénomènes fondamentaux : l’émergence d’une culture de guerre et la banalisation de la violence. L’auteur étudie les pratiques journalistiques qui suscitent la mobilisation des combattants et de l’arrière en Euskadi et, au-delà, sur l’ensemble du territoire espagnol. L’image de la guerre civile qu’elles construisent diffère de celle que conserve la mémoire contemporaine, mais elle explique en partie pourquoi le conflit espagnol est devenu l’un des paradigmes majeurs du XXe siècle pour penser et dire tant la guerre que la révolution.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2663

  • ROUQUETTE Sébastien (dir.), Sciences et médias, Paris, CNRS Editions, 2011, 176 p., 8 euros.

    Quels sont les rapports entres sciences et médias ? À l’heure où l’on s’interroge sur l’impact de la recherche sur l’environnement et la santé, où l’on débat de la sortie ou non du nucléaire, la médiatisation des activités scientifiques prend une importance croissante. Pourquoi ce changement est-il révélateur ? Comment les téléspectateurs perçoivent-ils les émissions scientifiques ? Comment les journalistes choisissent-ils les chercheurs qui vont éclairer les débats publics ? Un livre percutant sur un sujet crucial.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6451-sciences-et-medias-sebastien-rouquette.html

  • SÉRISIER Pierre, BOUTET Marjolaine, BASSAGET Joël, Sériescopie. Guide thématique des séries télé, Paris, Ellipses, 2011, 688 p., 23 euros.

    Les séries ont fait la télévision. Elles ont connu plusieurs « âges d’or », ont marqué des générations et ont diverti des milliards de téléspectateurs. Elles font rêver ou elles irritent, elles révèlent des talents et assurent des fortunes. Elles sont devenues un phénomène culturel planétaire. Depuis plus de soixante ans, les séries s’enchaînent, se copient, se suivent, se répondent, se citent, se complètent, se transforment et s’interpellent sans cesse. Le rire et les larmes, l’aventure et le mystère, l’Histoire et la légende, les crimes et leurs châtiments, le frisson et le soulagement : la télévision a produit des milliers de séries qui nous ont conduits partout, y compris aux confins de l’univers. Cet ouvrage, qui s’adresse aux « téléphages » comme aux curieux, propose un parcours thématique des questions récurrentes qui ont inspiré les genres de la fiction télévisée. Une centaine de thèmes sont explorés qui citent plus de 800 séries, dont 300 sont détaillées dans des fiches individuelles.
    En savoir plus : http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=8202

  • SCHAFER Valérie, LE CROSNIER Hervé (dir.), La neutralité de l’internet. Un enjeu de communication, Paris, CNRS Editions, 2011, 176 p., 8 euros.

    La neutralité de l’internet est un défi démocratique largement méconnu. Derrière une notion en apparence technique, se cachent des questions et des enjeux économiques, politiques et culturels (régulation, gouvernance, égalité d’accès aux données…). L’objectif de cet ouvrage est de les énoncer dans un langage clair et accessible à tous. Indispensable pour comprendre les débats actuels.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6450-la-neutralite-de-l-internet-valerie-schafer-et-herve-le-crosnier.html

  • TILLARD Marie-Estelle, De l’icône à la caricature - La représentation des personnalités pendant le premier conflit mondial, Paris, Le Fantascope Éditions, 2011, 120 p., 20 euros.

    De 1914 à 1918, la guerre de l’image bat son plein. Dans un camp comme dans l’autre, la représentation des personnalités nationales ou étrangères reflète les passions qu’elles suscitent et contribue à façonner leur image. Que ces personnalités soient adulées ou exécrées, tous les moyens sont bons pour en faire l’apologie ou la critique. Certains personnages figurent en icônes et sont montrés en sauveurs de la patrie, en héros ou en victimes. Ils sont parfois l’objet d’un véritable culte. Quant à la caricature, elle use parfois de toutes ses facettes pour imposer aux esprits l’image toute faite d’un individu. Dans cette période de crise, les caricaturistes ont généralement le champ libre pour représenter les personnalités du camp adverse. Il n’en est pas de même quand il s’agit d’une figure nationale, alliée ou neutre. La censure entre alors en action. La presse joue un rôle primordiale pour véhiculer l’image des personnalités. Dans les deux camps, quotidiens et illustrés font paraître des dessins particulièrement virulents à l’encontre des principaux acteurs du conflit. Cartes postales, estampes, publicités, mais aussi jeux, jouets, vaisselle, statuaire, objets divers de la vie quotidienne et objets de fabrication artisanale, sont autant de supports servant à la figuration des personnalités.
    En savoir plus : http://www.lefantascope.fr/livre_verdun_de_l_icone_a_la_caricature.html

  • TIMSIT Carole, Libourne, une ville. De Robert Boulin à Gilbert Mitterrand Une vie de journaliste presque sans histoire, Paris, L’Harmattan, 2011, 144 p., 13,5 euros.

    Cet ouvrage retrace l’histoire de l’hebdomadaire Le Résistant de Libourne, sous forme de témoignage. Il prend sa source dans les archives personnelles et les souvenirs des Jung, propriétaires du journal de 1939 à 1993, et dans le vécu de l’auteur, qui y a travaillé comme journaliste et rédactrice en chef de 1983 à 1994.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=34831

  • VASILE Aurélia, Le cinéma roumain dans la période communiste. Représentations de l’histoire nationale, Editura Universitatii din Bucuresti, 2011, 580 p., 13 euros.

    Ce livre est issu d’une thèse de doctorat en cotutelle entre l’Université de Bourgogne et l’Université de Bucarest et soutenue à Dijon en 2011. Il porte sur le film de reconstitution historique réalisé en Roumanie pendant la période communiste et vise à analyser les enjeux politiques et culturels de la mise en scène du passé national. La compréhension de cette problématique passe d’abord par la mise en évidence des différentes logiques qui ont présidé l’action étatique à l’égard de la culture et en particulier de la cinématographie tout au long de la période communiste. L’auteur envisage d’analyser les conditions économiques, politiques et idéologiques de la production cinématographique, les directives concernant la thématique générale et l’orientation que le parti tente d’imprégner au cinéma. Dans un second temps, cette étude tente de restituer les processus socioculturels qui ont donné naissance aux films historiques. L’auteur cherche à comprendre la conception interne de chaque œuvre, les forces sociales qui se mettent en route, les positions idéologiques du parti, des artistes, des bureaucrates ou des historiens, les mécanismes de prise de décision. Enfin, le troisième niveau d’analyse s’intéresse au décryptage du film, en tant que produit artistique complexe dans le but de dégager les significations politiques ou culturelles de la mise en scène du passé.
    En savoir plus : http://guerre-froide.hypotheses.org/1682

  • VERAY Laurent, Les images d’archives face à l’histoire, Chasseneuil-du-Poitou, SCEREN-CNDP, 2011, 315 p., 23 euros.

    La collecte et la communication des images animées dites d’actualité, devenues avec le temps images d’archives, jouent un rôle essentiel dans l’élaboration et la compréhension d’une histoire du XXe siècle. Depuis les films Lumière et la constitution des premiers lieux de conservation en France, historiens et théoriciens du cinéma interrogent la spécificité de ce matériau. Les archivistes sont eux confrontés aux questions liées à la préservation, puis à la restauration, et désormais à la numérisation d’un patrimoine hautement altérable.
    Destiné aux enseignants, étudiants et simples curieux, cet ouvrage riche en illustrations offre une réflexion sur la mise en place et l’évolution des fonds d’archives ainsi que sur les différentes formes d’appropriation des images, entre documentaires, fictions et réalisations expérimentales, qui contribuent à la construction de perspectives historiques et mémorielles.
    En savoir plus : http://www.sceren.com/cyber-librairie-cndp.aspx?l=les-images-d-archives-face-a-l-histoire&prod=473048&cat=137716

    Articles/Revues
  • "Cinéma : le déclin de l’empire américain ?", Géoéconomie, n° 58, été 2011. Coord. : Olivier Bomsel.

    Sommaire
    Entretien : Analyse géopolitique du cinéma comme outil de soft power des États (Frédéric MITTERRAND)
    Dossier "Cinéma : le déclin de l’empire américain ?"
    La mondialisation du 7e art
    Le cinéma, instrument du soft power des nations (Monique Dagnaud)
    Cultiver la créativité, corollaire de la diversité culturelle européenne (Violaine Hacker)
    Le cinéma français dans une compétition mondialisée (Régine Hat chondo)
    La notion d’« exception culturelle » française en matière d’industrie cinématographique (Éric GARANDEAU)
    Hollywood et le département d’État : une liaison dangereuse ? (Nolwenn Mingant)
    Une industrie en quête de puissance et d’influence
    Le Marché du Film du festival de Cannes, événement majeur de l’industrie cinématographique (Jérôme PAILLARD)
    Quelles actions pour la protection des oeuvres cinématographiques sur Internet ? (Marie-Françoise MARAIS)
    Valoriser les préférences. Évolution du modèle économique du cinéma (Olivier Bomsel)
    Les relations cinéma-TV : entre compétition et interdépendance (Manuel ALDUY)
    En savoir plus : http://choiseul-editions.com/Num_Revues.php?idNum=228&pg_aff=0&artParPage=6

  • "La culture médiatique des jeunes : des objets populaires méprisés ?", Jeunes et Médias. Les Cahiers francophones de l’éducation aux médias, n° 1, septembre-octobre 2011.

    Promesses, dangers, enjeux et valeurs des outils médiatiques et contenus culturels mis à la disposition des jeunes aujourd’hui forment la matière que questionnent les auteurs qui participent à ce volume I des "Cahiers francophones de l’éducation aux médias". Articulé en deux parties ("La culture médiatique des jeunes" et "Médias et éducation"), ce premier numéro ausculte ainsi les modes d’appropriation et de réception de ce qui est donné à voir ou à entendre au public (pré)adolescent, sonde les visions que ce dernier a des images dont on l’abreuve, met en évidence les potentiels pédagogiques d’une messagerie dans la naissance d’un argumentaire, décortique encore les discours qui légitiment – ou délégitiment – ces produits et canaux offerts au plus grand nombre. De la mise en scène de soi sur Facebook aux risques du harcèlement virtuel, autant d’analyses riches d’enseignements sur un sujet situé en plein cœur des bouleversements médiatiques de notre temps. Comment un groupe adulé par les jeunes, décrié par la critique, a-t-il gagné son statut contemporain de référence rock ? Comment définir, culturellement parlant, cette nouvelle classe d’âge appelée préadolescence ? Quel est le véritable impact de la téléréalité sur les jeunes ? Et si ceux-ci pouvaient faire de leurs messageries, blogs, forums, des moyens de progresser – ou de détruire ? Les jeunes, victimes, ou au contraire à la pointe des médias modernes ? Un échantillon des problématiques soulevées dans cette nouvelle revue, et qui conduisent souvent à des conclusions paradoxales. Quand elles ne vont pas à l’encontre des préjugés en la matière.
    En savoir plus : http://www.publibook.com/librairie/livre-universitaire.php?isbn=9782748367737

  • "La presse satirique illustrée au XIXe siècle", Cahiers Daumier, n° 5, automne 2011.

    Sommaire
    Editorial, Philippe Valletoux
    Dossier : La presse satirique illustrée au XIXe siècle
    La Silhouette, "journal des caricatures", Fabrice Erre
    Le talent de Forain et de Caran d’Ache mis au service d’un hebdomadaire satirique anti-dreyfusard : Psst... ! (1898-1899), Pierre Allorant
    La revue satirique Kladderadatsch (1848-1944)reflet d’un siècle d’histoire allemande, Jean-Claude Gardes
    Essais
    Trésors cachés de la Donation Rignault au Musée Calvet d’Avignon : une prestigieuse collection de Daumier à Utrillo, Isabelle Rooryck
    La place de la femme dans la presse hongroise du 19e siècle : changement des stéréotypes traditionnels, Edit Fabo
    Lecture La Conférence de Londres, Sophie Pauliac
    Dessin "Il m’a mis la main aux fesses", Catherine Beaunez
    En savoir plus : http://www.honore-daumier.com/association/associationCahiers_galerie.php?id=49

    Multimedia

Septembre 2011

    Multimedia

Avril 2011

    Livres
  • "Corps et sciences sociales - Corps de cinéma", Corps, n°9, avril 2011.

    En ouverture, un texte programmatique engage une réflexion pluridisciplinaire. Il s’agit de prendre la mesure des enjeux scientifiques et idéologiques autour du corps, de plus en plus manifeste dans le champ des sciences humaines et sociales. Suivent deux entretiens, l’un avec Jean-Luc Nancy, philosophe, l’autre avec Dominique Memmi et Florence Bellivier, respectivement sociologue et juriste. Au cœur de ce numéro, deux dossiers thématiques : Corps et sciences sociales et Corps de cinéma. Le premier propose un état des publications récentes sur le corps, le second invite à réfléchir au statut du corps de cinéma et aux effets produits par ces « corps spectatoriels ». Les magnifiques photographies de Philippe Bordas accompagnées d’un texte de Dominique Chevé constituent le cahier iconographique de ce numéro, consacré aux lutteurs du Sénégal. Enfin, la rubrique Découvrir révèle jeunes chercheurs et nouvelles approches. Diversité des approches, richesse des questionnements, transversalité des objets construisent ce numéro de CORPS.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Sociologie/6415-corps-et-sciences-sociales-corps-de-cinema-sous-la-direction-de-gilles-boetsch-et-dominique-cheve.html?utm_source=Newsletter13&utm_medium=emailing

  • "Les loisirs des Français, de l’homo labor à l’homo liber ", Marketing Book hors série, Département Planning Stratégique de TNS Sofres, 2011, 120 p.,

    En 1950, sur une vie de 600 000 heures, un individu en passait 120 000 à travailler. Cinquante ans plus tard, sur une vie de 700 000 heures, nous n’en passons plus que 63 000 au travail. Auparavant, le temps hors travail était perçu comme une période permettant de reconstituer la force de travail. Aujourd’hui, il est doté d’une valeur propre, essentiellement parce que les Français se l’ont approprié à la fois dans son organisation et dans ses usages. Qu’en est-il exactement ? Que font les Français quand ils ne travaillent pas ? Quelles sont les contraintes qui pèsent sur ce temps libéré ? Quelles sont les conditions de vie qui l’imprègnent et lui donnent une spécificité ? Quelles sont les pratiques propres à chaque âge et à chaque sexe ? C’est à ces questions que nous avons tenté de répondre dans cette analyse transversale qui repose sur la confrontation de données qualitatives autant que quantitatives. Notre approche s’appuie sur les multiples apports des sciences humaines (sociologie, psychologie, économie, anthropologie…). Les nombreuses facettes de cette temporalité dévolue aux loisirs sont abordées à travers plusieurs focales : comportementale, macroéconomique, stratégique, prospective... permettant de comprendre comment nous sommes passés de l’Homo Labor à l’Homo Liber.
    En savoir plus : http://www.tns-sofres.com/espace-presse/news/AA3238F2262145FFB8F0AE64143F39E3.aspx

  • AGOSTINO Marc, CADILHON François, MOISSET Jean-Pierre, SUIRE Éric, Les Religions et l’information - XVIe- XXIe siècles, Presses Universitaires de Bordeaux, 2011, 390 p., 20 euros.

    Dans les rapports tissés entre les religions et l’information depuis le XVIe siècle, deux mutations ont modifié la donne en profondeur. La première, culturelle et institutionnelle, réside dans le remplacement de la vérité religieuse par la liberté individuelle comme fondement de la société. Par étapes, un régime de laïcité a succédé à un régime de catholicité.La seconde mutation, technique, tient dans la multiplication et la diversification des moyens d’information. De l’imprimerie à l’Internet,plusieurs révolutions technologiques ont cumulé leurs effets pour ouvrir en grand l’éventail des ressources mobilisables, afin de penser sa religion ou celle des autres.
    Pour les confessions religieuses, cette double mutation se présente comme un risque mais aussi comme une chance. Le risque de ne pas rester maîtresses de ce qui se dit et s’écrit, la chance de toucher toujours plus d’hommes et de femmes. Les auteurs de ce livre ont exploré cette ambivalence dans quatre directions : la collecte de l’information religieuse ; les déformations et désinformations touchant les religions ; le secret dans les religions ; la régulation institutionnelle de l’information religieuse. Dans leurs travaux, ils ont privilégié l’espace français sans négliger les points d’observations plus lointains. Si, pour des raisons historiques évidentes, le catholicisme est la religion qui a le plus retenu leur attention, le protestantisme, le judaïsme et l’islam ont été également envisagés pour eux-mêmes ou en relation avec une autre religion. Et le champ de leurs investigations s’est en outre étendu à la franc-maçonnerie et aux sectes.
    En savoir plus : http://pub.u-bordeaux3.fr/FicheOuvrage.php?OUV_CMD=1047

  • AUGÉ Marc, DIDI-HUBERMAN Georges, ECO Umberto, L’expérience des images, Bry-sur-Marne, Ina Éditions, 2011, 112 p., 6 euros.

    C’est bien une pensée sur les images en société que nous racontent les auteurs, chacun selon son parcours, chacun selon ses sciences humaines et sociales. La sémiologie et la langue imparfaite des images pour Umberto Eco. L’anthropologie et ses multiples rivages pour Marc Augé. L’histoire et la philosophie pour dire la condition humaine qui se dessine sous les usages que nous faisons des images pour Georges Didi-Huberman. Les entretiens de MédiaMorphoses accueillent la parole et l’expérience d’auteurs singuliers. Pour penser les médias et les problématiques inhérentes à leurs circulations dans les champs pluriels de nos cultures : leurs formations, leurs déformations, leurs traductions. Pour entendre des auteurs dans les registres créatifs de leurs recherches et ne jamais perdre de vue les horizons du politique. Pour confronter les méthodes et les terrains des sciences humaines et sociales aux fabriques du contemporain : ses pages, ses langages, ses images. Pour soustraire les écrans de l’information et de la communication à leurs étourdissantes simultanéités.
    En savoir plus : http://www.ombres-blanches.fr/recherche/detailrec/livre/marc-auge--georges-didi-huberman--umberto-eco/l-experience-des-images/detail/9782869381933/recherche/txt/recavance/o/0/o/marc-auge.html

  • BABELON Jean-Pierre, BACKOUCHE Isabelle, DUCLERT Vincent, JAMES-SARAZIN Ariane (dir.), Quel musée d’histoire pour la France ?, Paris, Armand Colin, 2011, 192 p., 18 euros.

    Telle qu’elle se dessine et malgré l’ardeur mise à séduire et à gagner les esprits à ce grand besoin identitaire qu’il serait si urgent de satisfaire par ce moyen si « pédagogique », la création prochaine d’une « Maison de l’Histoire de France » laisse craindre le pire pour l’histoire, et rien de bon pour la France et les Français... Sous les oripeaux médiatiques et la facilité des fausses évidences se profile une machine à instrumentaliser le « désir d’histoire » des Français et à soumettre les historiens à une vision romantique, voire romancée et en tout cas non scientifique du parcours national. Le projet, qui a surgi tout armé d’une belle opération d’évitement du travail d’enquête qui est le préalable nécessaire à tout engagement dans ces domaines infiniment sensibles, recèle en corollaire des risques certains pour le devenir des musées, de la muséographie et des Archives nationales. Un groupe représentatif de professeurs, de chercheurs et de professionnels du monde de la culture s’est réuni pour procéder à l’évaluation critique du projet présidentiel, en pointer les dangers et faire une contreproposition. Un Musée de l’histoire de France a certainement sa place aux Archives nationales. Mais un autre.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/393169/quel-musee-d-histoire-pour-la-france.php?L=169645&K=IJT51444IJL46181II15551732IS1

  • CACHIN Marie-Françoise, Une nation de lecteurs ? : la lecture en Angleterre (1815-1945), Villeurbanne, Presses de l’Enssib, 2010, 269 p., 35 euros.

    Cet ouvrage est le premier rédigé en français sur l’histoire contemporaine de la lecture en Grande-Bretagne. L’étude présentée ici comble donc un manque en faisant apparaître l’importance de la lecture en Angleterre de la période victorienne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sont ici analysés, grâce à une présentation chronologique, les modalités de l’alphabétisation de la population, l’émergence de nouveaux lectorats. le rôle des cabinets de lecture, la création de bibliothèques publiques, les pratiques et les modes de lecture spécifiques de ce pays Leur évolution au fil des décennies est mise en regard du contexte politique, économique et social. Comme Bibliothèque publique et Public library d’Anne-Marie Bertrand, publié dans la même collection, Une nation de lecteurs ? La lecture en Angleterre (1815-1945) contribue à la réflexion sur les fondements de la lecture privée et publique. Au-delà de l’identification de spécificités anglaises à l’intérieur du monde anglophone, cette étude contribue à enrichir l’analyse comparée des représentations de l’imaginaire collectif occidental autour de la lecture.
    En savoir plus : http://www.enssib.fr/presses/catalogue/une-nation-de-lecteurs-la-lecture-en-angleterre-1815-1945

  • CHENILLE Vincent, DOLLÉ Marie, MELLIER Denis (dir.), Richard Matheson. Il est une légende, Amiens, Encrage Université, 2011, 384 p., 20 euros.

    Alors que tout le monde connaît, ne serait-ce que par ouï-dire, au moins l’une des œuvres de Richard Matheson, il est fréquent qu’on ne sache pas citer le nom de l’auteur du scénario de Star Trek, de Duel ou que l’on ignore qui a écrit Je suis une légende. Matheson, qui a publié de nombreux romans et près de 200 nouvelles est donc un inconnu célèbre, statut paradoxal qui fait d’un écrivain tel que lui le produit de ses textes plutôt que leur source : le définit ce qui doit être lu, ce qu’on appelle, conformément à l’étymologie, la légende. En France, il n’existe aucun ouvrage critique qui lui soit consacré. Le présent volume comble donc un vide éditorial. Les articles présentés explorent les différentes facettes de l’œuvre, romans, nouvelles, adaptations cinématographiques et scénarios et jaugent l’influence qu’a pu exercer l’œuvre de Matheson sur d’autres écrivains. Il s’agit donc d’un premier défrichement/déchiffrement. Il s’agit surtout d’un hommage rendu à un auteur qui nous aura donné tant d’émotions et de plaisir et qui aura contribué à ce que la littérature reste vivante.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/publichercheurs/CPMatheson.pdf

  • Collectif, Représentations de la ville 1945-1968, Chasseneuil-du-Poitou, CNDP, 2011, 48 p., 10,9 euros.

    La ville, sujet si moteur pour les avant-gardes depuis les années 1910, paraît a priori singulièrement absente des préoccupations artistiques de l’après-guerre. Il faut dire que la fascination exercée par la thématique urbaine dans la peinture ou la musique des années vingt était tournée vers la ville américaine, une ville optimiste, dynamique, avec sa vertigineuse verticalité et ses résonances industrielles… Comment cet élan vers l’avenir n’eût-il pas semblé soudain dérisoire, face aux images terribles des camps de la mort ? Seules ces nouvelles artes mechanicæ que sont la photographie, le cinéma ou l’enregistrement osent représenter à travers l’objectif ou le microphone, fixer sur le film ou la bande, cette ville blessée, meurtrie, honteuse de l’après-guerre, en même temps qu’ils se donnent valeur de témoignage, non seulement de sa destruction, mais aussi de sa permanence et de sa reconstruction : le reportage et l’art se rencontrent, avec des préoccupations évidemment diverses selon les domaines artistiques et les pays européens. En fait, étudier la ville de l’après-guerre à travers sa représentation, c’est aussi étudier la crise de la représentation dans les arts de l’après-guerre. Les contributions des spécialistes réunis pour cette publication font revivre pour les élèves d’histoire des arts la rencontre esthétique avec la ville et avec leur ville, à travers des formes d’art qui gagnent à être étudiées jusque dans leurs idiomatismes et les finesses de leurs correspondances. C’est l’objet même de l’histoire des arts.
    En savoir plus : http://www.sceren.com/cyber-librairie-cndp.aspx?l=representations-de-la-ville-1945-1968&prod=405005

  • CULMANN Olivier, Watching TV. Un tour du monde des téléspectateurs, Paris, Les Editions textuels, 2011, 39,90, 152 p.

    Inde, France, Etats-Unis, Nigéria, Mexique, Lituanie, Chine : ce livre invite à regarder les téléspectateurs du monde entier plongés devant leur petit écran. Informations, feuilletons « telenovelas », dessins animés, émissions de divertissement,- où qu’il soit, dans un canapé ultra confortable ou bien assis sur une chaise branlante, le téléspectateur se fond dans un même comportement : se calant, se lovant, s’affaissant peu à peu. Olivier Culmann photographie les gens qui regardent la télévision. Et leur téléviseur. Et le lecteur-spectacteur l’accompagne dans ce voyage autour du monde. Dans le cadre de l’exposition "Watchers" (1er avril au 11 juin 2011, pavillon Carré de Baudouin, Paris, 20ème) :
    http://www.mairie20.paris.fr/mairie20/jsp/site/Portal.jsp?document_id=18647&portlet_id=2668
    En savoir plus : http://www.editionstextuel.com/index.php?cat=020202&id=718&d=505

  • DARGENT Charles, Un ovni dans le PAF : la radio autoroutière 107.7, Lormont, Editions Le Bord de l’eau, 2011, 200 p., 22 euros.

    « Sur l’autoroute A78, entre les sorties 9, L’Argentière et 10, Saint Quentin, un accident ralentit la circulation. Les secours se rendent sur place. Vous ne roulez plus que sur une voie. Attention, des piétons peuvent se trouver sur la voie... ». Voici un type de message qui vous est familier : la radio 107.7 accompagne en effet un conducteur sur trois sur son trajet autoroutier. Comme près de deux Français sur trois, vous l’avez probablement déjà écoutée. Mais savez-vous comment cela marche ? Ou imaginez-vous le présentateur comme une sorte d’ange gardien, qui, assis sur son nuage, contemple les embouteillages et susurre ses conseils à l’oreille du conducteur, ou encore comme un devin qui lit l’évolution du trafic dans les entrailles d’un animal sacrifié ? Cet ouvrage raconte comment la radio autoroutière est née de la convergence improbable entre deux mondes que tout opposait : la route et la radio. Il révèle l’originalité de la fréquence 107.7 dans le paysage radiophonique national… et mondial, avec ses innovations technologiques remarquables (l’isofréquence, l’information routière automatique), ses formats de programmes inédits, son modèle économique sans équivalent dans le secteur et ses taux d’audience et de satisfaction record. Il introduit le lecteur à l’intérieur des PC de gestion de la circulation autoroutière, des monstres de technologie. Et à la rencontre de journalistes hors du commun, qui répondent à la gageure d’informer, depuis un studio éloigné de plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres de l’événement, des auditeurs qui, eux, se trouvent précisément where the action is !
    En savoir plus : http://www.editionsbdl.com/107-7.html

  • FESNEAU Elvina, Le poste à transistors à la conquête de la France. La radio nomade (1954-1970), Paris, INA, 2011, 20 euros. Préface de Jean-Noël Jeanneney.

    Lorsqu’il apparaît en 1954, personne n’envisage sérieusement que le poste à transistors puisse un jour trouver suffisamment d’acheteurs pour assurer sa pérennité économique, et devenir le compagnon domestique qui « suit l’auditeur » au gré de ses déplacements. Pourtant, en moins de 15 ans, il devient un produit de consommation courante, révolutionne les pratiques de la radio et affirme son influence sur les moeurs socio-culturelles, économiques et politiques françaises. De la guerre d’Algérie où il relaie, auprès des soldats du contingent, l’allocution du général de Gaulle lors du putsch des généraux le 21 avril 1961, aux évènements de Mai 68 où la génération du baby boom bouleverse l’ordre établi un transistor à la main, il s’impose comme objet du quotidien mais aussi comme puissant outil d’information. En interrogeant les relations entre invention et innovation, entre technique et usage, c’est l’aventure économique et culturelle d’un objet « nomade » unique que retrace ce livre. Et c’est au regard de l’histoire de la diffusion de cet objet inséparablement lié à la vie quotidienne d’une majorité de Français que l’on pourra mieux appréhender aujourd’hui les nouvelles mobilités médiatiques de l’ère du numérique.
    En savoir plus : http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=3&ved=0CCsQFjAC&url=http%3A%2F%2Fwww.ina-entreprise.com%2Fsites%2Fina%2Fmedias%2Fscript%2Fpresse%2F660.pdf&rct=j&q=ina%20edition%20elvina%20fesneau%20transistor&ei=5XSlTem1B5Sv8QOsi8W5Dw&usg=AFQjCNHFPOkNYc1IAcCq

  • GABORIAU Simone, PAULIAT Hélène (dir.), La parole, l’écrit et l’image en justice : quelle procédure au XXIe siècle ?, Presses universitaires de Limoges, 2011, 212 p., 22 euros.

    Si l’oral a toujours été considéré, en matière judiciaire, comme un élément de proximité, l’évolution du droit processuel met l’accent sur une mixité des supports : la procédure administrative, réputée exclusivement écrite, intègre de plus en plus l’oralité ; de son côté, les procédures civile et pénale se réfèrent largement à l’écrit... Mais les cultures varient d’un pays à l’autre. Ces nouveaux supports modifient la procédure, mais ne modifient-ils pas aussi, à terme, le métier de juge et la justice dans son ensemble ?
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100863510

  • GROS Guillaume, François Mauriac, La Crèche, Geste Éditions, 2011, 160 p., 13,5 euros.

    Portrait d’un homme engagé, figure emblématique de son époque. François Mauriac est un illustre écrivain français, élu à l’Académie française en 1933 et Prix Nobel de littérature en 1952. Il est par exemple l’auteur de « Thérèse Desqueyroux », « Nœuds de vipères » ou encore « Mémoires intérieurs ». Mais c’est également un homme engagé en politique, polémiste vigoureux qui prendra de nombreuses fois position : du côté des Républicains pendant la Guerre d’Espagne, pour l’indépendance du Maroc et de l’Algérie, contre le Régime de Vichy (il entrera en Résistance « littéraire » à travers la presse clandestine). Très fidèle au Général de Gaulle, il lui conservera son amitié et son respect jusqu’à sa mort. Devenu journaliste il rédige notamment ses fameux «  bloc notes  » d’abord dans l’Express, ensuite dans Le Figaro littéraire. Bourgeois, catholique et littéraire, il a eu à cœur durant toute sa vie, de mettre en exergue les valeurs humaines de ses valeurs. Une biographie complète et documentée, pour découvrir l’histoire d’un homme qui, dans sa vie personnelle et professionnelle, est toujours allé au bout de ses convictions.
    En savoir plus : http://www.gesteditions.com/product_info.php?products_id=765&osCsid=1c59c41ba10084bbcd8494c0c59a29ec

  • JEHEL Sophie, Parents ou médias, qui éduque les préadolescents ? Enquête sur leurs pratiques TV, jeux vidéo, radio, Internet, Toulouse, Editions Eres, 2011, 248 p., 23 euros.

    Les parents et l’école n’ont plus aujourd’hui le monopole de l’éducation. L’influence des discours extérieurs - celle des pairs comme celle des médias - sur les préadolescents est favorisée par les modèles dominants d’autorité parentale qui valorisent le développement personnel et l’autonomie des jeunes. Or les médias, de par leur double nature culturelle et industrielle, véhiculent des contenus (violence, crudité, téléréalité) qui justifient la vigilance des adultes. À partir d’une enquête auprès de plus de 1000 préadolescents et de leurs parents qui croise le point de vue des uns et des autres, l’auteur donne des clés pour mieux comprendre les stratégies parentales d’éducation avec les médias mais aussi les stratégies des préadolescents eux-mêmes, qui varient selon leur genre et leur environnement social. À travers une analyse objective des relations enfants-parents-médias, elle montre que le rôle des parents et des éducateurs reste décisif, particulièrement à l’âge charnière de la préadolescence. La transmission verticale continue donc à assurer une forme essentielle de protection et d’éducation. La question des médias ne peut cependant être cantonnée à la sphère de l’intimité ou même de la vie privée familiale au prétexte que chaque individu (enfant ou parent) peut gérer en toute autonomie et liberté son rapport expressif aux médias. Elle relève d’un débat citoyen qui engage la communauté des adultes pour assurer une corégulation des médias compatible avec l’enjeu anthropologique que représente l’éducation des plus jeunes.
    En savoir plus : http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2708

  • KAENEL Philippe (dir.), Les périodiques illustrés (1890-1940). Écrivains, artistes, photographes, Gollion, Les Éditions Infolio, 2011, 272 p., 10 euros.

    Les relations entre écrivains, journalistes, dessinateurs, illustrateurs ou photographe, sont tantôt complices, tantôt conflictuelles. Elles sont mises en scène de manière exemplaire dans les périodiques illustrés et autres « magazines » qui ont connu un essor sans précédent en Europe entre 1880 et 1940. Les auteurs de ce volume sont des spécialistes passionnés qui viennent soit de la littérature comparée (Evanghélia Stead) ou de la littérature (Hélène Védrine), soit de l’histoire de l’art (Luce Abélès, Laurence Danguy, Philippe Kaenel), de l’histoire (Laurent Bihl, Joëlle Beurier) ou encore de la sociologie (Gianni Haver). Ensemble, ils jettent un éclairage neuf et nuancé sur les dessinateurs de Montmartre, les journaux satiriques allemands, le monde des revues symbolistes et « décadentes », le rôle des photographes durant la Grande Guerre et leurs postures face à l’événement, jusqu’à la Seconde guerre mondiale.
    En savoir plus : https://www.infolio.ch/livre/Les-periodiques-illustres.htm

  • LACROIX Chantal (dir.), Chiffres clés 2011. Statistiques de la culture, Paris, La Documentation française, 2011, 264 p., 20 euros.

    Pour découvrir les grandes tendances de l’économie de la culture : un panorama précis, recueil de chiffres clés à l’appui, réalisé par le Département des Etudes de la Prospective et des Statistiques (DEPS). Clair, complet, synthétique et facile à parcourir, cet ouvrage intéressera tout autant le grand public que les acteurs de la vie culturelle locale ou nationale. L’étude aborde le spectre très large du champ culturel et propose une approche transversale des grands thèmes de la politique culturelle et aussi des pratiques culturelles. Elle porte tour à tour sur : les patrimoines (archéologie, archives, musées, patrimoine et architecture) ; la création artistique (art lyrique, musique et danse ; arts plastiques ; théâtre et spectacles) ; les médias et les industries culturelles (bibliothèques ; cinéma ; disques ; livres ; presse ; technologies de l’information ; vidéo) ; des thématiques transversales (commerce extérieur ; droits d’auteur et droits voisins ; éducation artistique ; enseignements supérieurs artistiques et culturels ; équipements en région ; financement de la culture ; professions culturelles et emploi). Un second recueil condensé, Mini-chiffres clés 2011, accompagne cet ouvrage.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110084965/index.shtml

  • LITS Marc, Le genre policier dans tous ses états. D’Arsène Lupin à Navarro, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2011, 196 p., 22 euros.

    Cet ouvrage propose un état des lieux clair et cohérent des transformations du policier depuis 150 ans et montre ses innombrables variations à travers les formes et les supports de la culture médiatique contemporaine. Il replace l’histoire du genre policier dans ses différents avatars en repartant d’une définition du roman d’énigme, pour montrer les raisons qui ont amené le modèle canonique à se transformer en différents sous-genres. Il n’y a pas de roman policier, il y a plutôt une variété de catégories, de l’énigme classique jusqu’au polar ou au roman noir. Il est donc utile de clarifier les définitions et les limites d’un objet oedipien à plus d’un titre. En outre, le genre policier est sans cesse confronté à la tentation du littéraire et à la confrontation avec le réel. Entre ces deux tensions, il a souvent du mal à trouver sa place, d’autant plus qu’il doit aussi désormais, se situer par rapport aux fictions policières cinématographiques et télévisuelles. Ce n’est pas seulement la forme qui évolue, ce sont aussi les supports qui la véhiculent. C’est ainsi que la comparaison du récit policier avec la nouvelle ou avec le fait divers permet aussi de définir les limites du genre. Le cadre ainsi délimité, il n’est pas inutile de revenir à quelques figures fondatrices : des auteurs marquants comme Simenon, Véry, Steeman ou Malet, des héros emblématiques comme Arsène Lupin ou Nestor Burma. Mais au-delà de l’analyse textuelle, ce volume propose une étude des fictions criminelles audiovisuelles. La question n’est pas neuve, puisque Simenon a longtemps voulu s’occuper des adaptations de ses romans, mais aujourd’hui la matrice policière inspire sans discontinuer l’audiovisuel, au cinéma, à la télévision, dans les fictions, mais aussi dans les reality shows. La structure policière est tellement porteuse de rebondissements, de suspense, qu’elle irradie tous les genres audiovisuels, y compris dans les magazines d’information. Cela prouve que le genre policier se réinvente tous les jours et que sa formule ne cesse d’irriguer les productions médiatiques les plus diverses.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100263370&fa=details

  • MOREAU Michaël, GORIUS Aurore, Les gourous de la com’. Trente ans de manipulations politiques et économiques, Paris, La Découverte, 2011, 311 p., 19 euros.

    Ils vivent dans l’ombre des puissants, mais ils exercent eux-mêmes un pouvoir et une influence largement ignorés du grand public. Les conseillers en communication règnent aujourd’hui dans le paysage politique comme dans celui des affaires : ils contrôlent l’image des gouvernants comme celle des grands patrons, ils manipulent les journalistes et l’opinion, maniant l’intox et sachant empêcher la parution d’articles de presse malveillants. Désormais, ils participent également aux décisions stratégiques des politiques comme des groupes du CAC 40, et prennent part aux grandes batailles économiques dont le capitalisme français a le secret. Ce livre, fruit d’une enquête de deux ans, dévoile qui sont ces « gourous de la communication », dont les plus influents, souvent issus de la politique, symbolisent l’étroite imbrication entre la sphère publique et le petit monde des affaires. Ils s’appellent Anne Méaux, Stéphane Fouks ou Michel Calzaroni et répondent ici, comme nombre d’autres acteurs, leaders politiques ou figures patronales, aux questions sans concession des auteurs. Ceux-ci montrent ainsi comment, en trente ans, du tournant de la rigueur de Mitterrand aux années Sarkozy, se sont construits de gigantesques réseaux d’influence, qui agissent en coulisses pour des intérêts privés. Quelles sont les méthodes de ces « faiseurs de rois » ? Comment pratiquent-ils le lobbying et le « media training », pour qui et avec quels résultats ? Les auteurs révèlent les grands dossiers, souvent inconnus, sur lesquels les « gourous de la com’ » ont manoeuvré à l’abri des regards. Et pointent du doigt les conflits d’intérêts auxquels ils font face de plus en plus souvent. Une enquête inquiétante sur les dérives de la démocratie rendues possibles par le rôle devenu central de ces femmes et hommes de l’ombre depuis les années 1980, ces « années fric », de la « politique paillettes » et des patrons stars.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_gourous_de_la_com_-9782707164889.html

  • PERRIN Raymond, Histoire du polar jeunesse. Romans et bandes dessinées, Paris, L’Harmattan, 2011, 254 p., 24,5 euros.

    Enfin une histoire du roman policier pour la jeunesse, rendant compte avec précision de l’évolution, de la grande richesse et de la variété d’un genre finalement admis dans sa diversité et sa légitimité ! Non seulement le polar existe, mais il manifeste aujourd’hui une belle vitalité, tant par sa présence dans des collections "noires" et spécifiques que dans les collections généralistes où figure souvent l’étiquette policière.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33368

  • SERVOISE Sylvie, Le roman face à l’histoire. La littérature engagée en France et en Italie dans la seconde moitié du XXe siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2011, 344 p., 20 euros.

    L’engagement littéraire n’est pas chose du passé. Être attentif aux enjeux dont est porteur, en France et en Italie, le roman engagé de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle, permet d’en juger. Du roman engagé d’après-guerre, lié à une conception de l’histoire linéaire, orientée vers l’avenir, au roman contemporain, réfléchissant une historicité dominée par le présent et traversée par le sentiment d’une double dette à l’égard du passé (devoir de mémoire) et du futur (un héritage à transmettre), se dessine une redéfinition de l’engagement littéraire qui nous aide aujourd’hui à mieux comprendre le rapport que nos sociétés entretiennent avec le temps, l’histoire, la mémoire et l’oubli.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2607

  • SOULEZ Guillaume, Quand le film nous parle, Paris, PUF, 2011, 256 p., 26 euros.

    Le film n’est pas seulement un récit, c’est aussi un discours sur le monde. Angela (A. Karina) et Émile (J.-C. Brialy) se disputent, de profil, chacun à un bout de la table (Une femme est une femme, Godard, 1961). Évitant le champ/contrechamp, la caméra va de l’un à l’autre, et la dispute conjugale prend un tour comique : il s’agit de savoir qui sait le mieux rouler les « r ». Émile triomphe, Angela soupire, semblant abandonner : « Pourquoi c’est toujours les femmes qui souffrent… ». À qui parle Angela, ou pour qui parle Angela ? Quelle position allons-nous prendre en faisant le lien entre les formes visuelles et sonores du film et notre espace social ? Sommes-nous vraiment « manipulés » par les images ? Les analyses de films, reportages et séries proposées dans cet ouvrage montrent que la tradition rhétorique et argumentative, renouvelée aujourd’hui par la pragmatique du cinéma, permet de penser ensemble formes filmiques et contextes et restitue, à côté de leur capacité mimétique, la capacité délibérative des images et des sons, fondement d’un dialogue entre le film et le spectateur.
    En savoir plus : http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Quand_le_film_nous_parle

  • TALON Claire-Gabrielle, Al-Jazeera. De la liberté d’expression dans une pétromonarchie, Paris, PUF, 2011, 296 p., 20 euros.

    La liberté d’expression, dit la doxa, est un privilège démocratique. Dans ces conditions, la création d’une chaîne d’information internationale pluraliste dans une pétromonarchie de la péninsule arabique laisse perplexe. Pourtant la plus populaire des chaînes d’information arabe s’est rapidement révélée plus professionnelle et moins docile que ses concurrentes occidentales, au point de devenir une source d’information incontournable sur la scène internationale. Comment expliquer qu’Al Jazeera se soit affirmée comme un espace de liberté alors même qu’elle était dépendante financièrement et administrativement de la famille régnante du Qatar ? Comment interpréter la création par l’Etat d’un média fondé sur la liberté d’opinion dans un système politique dominé par une oligarchie tribale où les institutions démocratiques n’existaient pas encore ? Plus de dix ans après le lancement d’Al Jazeera, ces paradoxes sont restés largement irrésolus. La diffusion d’enregistrements vidéo d’Al-Qaeda par une chaîne située à quelques dizaines de kilomètres du Commandement Central Américain restera à cet égard dans les annales des « mystères » dignes des mille et une nuits. Ce travail précurseur est une réflexion sur l’émergence d’un discours pluraliste dans un régime non-représentatif. Il montre comment, au sein d’une configuration tribale, s’est dégagée une possibilité de discours dont la pertinence a su concurrencer les normes régissant la production de l’information dans le journalisme occidental.
    En savoir plus : http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Al_Jazeera._Libert%C3%A9_d%27expression_et_p%C3%A9tromonarchie

  • VEZYROGLOU Dimitri, Le cinéma en France à la veille du parlant, Paris, CNRS Editions, 2011, 384 p., 25 euros. Préface de Pascal Ory.

    La France et son cinéma dans l’entre-deux-guerres : une nouvelle histoire culturelle du septième art. 1928 : le cinéma muet est à son apogée. Le public se déchire au sujet du Napoléon d’Abel Gance, et s’enthousiasme pour Un chapeau de paille d’Italie de René Clair. Le muet vit pourtant ses dernières heures. L’année suivante, la déferlante du parlant le reléguera dans les limbes. C’est ce "moment 1928" qu’étudie, à travers le cinéma, Dimitri Vezyroglou, dans un essai pionnier à la croisée de l’histoire culturelle et de l’histoire des mentalités. Car les thèmes abordés par le spetième art, en cette année charnière, tendent à la société française son propre miroir : vision idéalisés et passéiste des communautés villageoises, optimisme scientiste, condamnation des moeurs "déviantes" et dénonciation du "vice", figure récurrente de l’escroc et de l’aventurier sans scrupule, hantise de la maladie, stéréotype de l’Américain riche et de l’Allemand retors, rêve d’héroïsme guerrier... Tandis que s’achèvent les années folles, le cinéma se fait l’expression des attentes, des désirs et des peurs d’un pays déchiré entrela peur du changement et la foi dans le progrès. Un regard nouveau et une étude ambitieuse sur la "fin de l’après-guerre" à travers le cinéma.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Cinema/6387-le-cinema-en-france-a-la-veille-du-parlant-dimitri-vezyroglou.html

    Articles/Revues
  • "Ces réseaux numériques dits sociaux", Hermès, n° 59, avril 2011. Coord. : Thomas Stenger et Alexandre Coutant.

    Facebook, MySpace, Twitter, YouTube, Copains d’avant, Viadeo… Deux tiers des internautes seraient déjà séduits par la nébuleuse « médias sociaux ». Le Web participatif, qui recouvre des dispositifs et des usages fort différents, captive décideurs et commentateurs. En consacrant ce numéro aux « réseaux socionumériques », derniers nés de ces dispositifs, Hermès prolonge et approfondit la critique du numérique menée par la revue et l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC). Chercheurs de divers horizons disciplinaires et professionnels du Web interrogent le phénomène, en procédant non seulement à une analyse des diverses appellations, souvent trompeuses, mais aussi en replaçant ces sites dans l’histoire des réseaux de communication. Les articles mettent en lumière la reproduction d’activités sociales et l’essor de nouvelles formes de relations. Ils soulignent aussi les compétences requises et les risques associés au développement massif des réseaux socionumériques. Les formes de lien social et de communication, la visibilité de la vie quotidienne, l’effacement des frontières publiques et privées (caractéristiques de ces dispositifs) sont mises en perspective. Une ouverture internationale permet de mieux comprendre la variété des « arts de faire » avec ces plateformes numériques, aussi bien du côté des particuliers que des entreprises. Car il faut bien apprécier les finalités multiples et les stratégies complexes de ces sites, tantôt amis, tantôt faux amis.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6414-hermes-59-ces-reseaux-numeriques-dits-sociaux-.html

  • "Journaux personnels", Genesis, n° 32, avril 2011. Coord. : Françoise Simonet-Tenant, Catherine Viollet.

    Journaux personnels
    Françoise Simonet-Tenant et Catherine Viollet, Présentation. Le journal personnel, objet de la critique génétique ?
    Enjeux
    Françoise Simonet-Tenant, Le journal personnel comme pièce du dossier génétique
    Philippe Lejeune, Le journal : genèse d’une pratique
    Catherine Viollet, Journaux de genèse
    Études
    Jean-Michel Pottier, J.-H. et Marie Rosny, un journal conjugal. Le Cahier 1900-1907
    Micheline Hontebeyrie et Nicole Celeyrette-Pietri, Incidences génétiques des Cahiers de Paul Valéry
    Marie-Françoise Lemonnier-Delpy, Vrai « Faux Journal » de Jude Stéfan
    Claire Bustarret, Griffonnages, dessins, photos et collages dans l’espace graphique du journal personnel (xixe-xxe siècle)
    Oriane Deseilligny, Maulpoix.net : dans l’intimité de l’écriture poétique
    Entretiens
    Jean-Louis Cabanès, Le Journal des Goncourt, entretien avec Françoise Simonet-Tenant
    Martine Sagaert, Les manuscrits du Journal d’André Gide, entretien avec Catherine Viollet
    Philippe de Jonckheere, Tentatives d’autoportrait en html, entretien avec Christèle Couleau et Pascale Hellégouarc’h
    InéditS
    Valery Larbaud, « Paperasses », présenté par Françoise Lioure
    Catherine Pozzi, Le cahier août-décembre 1927, présenté par Françoise Simonet-Tenant
    Archives de journaux personnels
    Michel Braud, Les journaux de Waleria Tarnowska et Eliza Michałowska
    Catherine Viollet, Journaux personnels en français : une dimension européenne (fin xviiie-début xixe siècle)
    Véronique Leroux-Hugon, Du Journal de Claire Pic aux blogs orphelins
    Philippe Lejeune, Où trouver des journaux ?
    En savoir plus : http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=902

  • "La presse en ligne", Legicom, n° 46, 2011/1.

    Comment les moteurs de recherche peuvent-ils assurer la conciliation entre la liberté d’expression et le respect des droits fondamentaux ? Blog, forum de discussion : quelles responsabilités ? Atteintes à la vie privée ou à la réputation en ligne : comment poursuivre ? Comment exercer un droit de réponse à un contenu mis en ligne ? Droit à l’oubli, droit de suppression, droit de suite : la loi Informatique et libertés doit-elle arbitrer la liberté d’expression ? Un site de presse en ligne est-il éditeur de contenus ou éditeur de services ? Quelles sont les conséquences en matière de responsabilité ? La reconnaissance par la CPPAP de la qualité de « services de presse en ligne » ouvre droit à diverses aides dès lors que certains critères sont remplis : quels sont-ils ? Comment la définition du journaliste a-t-elle évolué pour reconnaître ce statut aux journalistes en ligne ? Le développement de la presse en ligne rend-il nécessaire l’adaptation de la déontologie professionnelle ? Délits de presse : quelles sont les règles de procédure applicables devant la juridiction civile ? Les récents arrêtés de la 1re chambre civile de la Cour de cassation remettent-ils en cause l’unicité du procès de presse ?
    En savoir plus : http://www.legipresse.com/images/legicom-46.pdf

  • "Le patrimoine des guides : lectures de l’espace urbain européen", In Situ. Revue des patrimoines, n° 15, avril 2011. Coord. : Évelyne Cohen, Bernard Toulier et Joanne Vajda.

    Depuis le colloque Les guides imprimés : villes, paysages, voyages[5] qui s’est tenu à l’Université Paris 7 en 1998, la recherche sur les guides de tourisme s’est considérablement développée. Elle a mis à profit les compétences réunies des historiens, des spécialistes du patrimoine, des architectes, des géographes, des lexicographes, des statisticiens. Ainsi des instruments de travail ont été mis en place (bases de données, bibliographies, numérisation de guides). Le résultat des études récentes ici rassemblées, montre la place que ce « patrimoine des guides » occupe dans les bibliothèques publiques et privées et le rôle qu’il joue désormais dans l’écriture de l’histoire culturelle, de l’histoire du livre et de l’histoire urbaine, du local au global. Ce numéro spécial consacré aux guides de voyage est l’occasion de croiser les regards que les conservateurs de bibliothèques, les spécialistes des guides et les chercheurs provenant d’horizons différents portent sur ce patrimoine écrit qui mérite d’être préservé. Les différentes contributions révèlent les genres et les usages multiples de cette source. La diversité des modes de lecture met en évidence des savoirs et des pratiques renouvelés des territoires, tandis que les guides continuent à contribuer à la diffusion des connaissances et à la valorisation des patrimoines architecturaux et urbains.
    En savoir plus : http://www.insitu.culture.fr/index_numero.xsp?numero=15

  • "Les séries télévisées", Réseaux, Réseaux n°165, février 2011. Coord. : Olivier Donnat, Dominique Pasquier.

    Les séries sont loin de constituer un programme nouveau dans les grilles de la télévision française. Sous leurs versions nationales ou importées, elles ont même constitué une ressource centrale de l’économie du petit écran et un repère essentiel dans la mémoire des téléspectateurs. Plus Belle la Vie, série-feuilleton à succès duprime time, regardée par toutes les générations, vient aujourd’hui couronner ce parcours : les français aiment les séries et ils le disent. Depuis les années 90, on voit aussi s’amorcer un phénomène social, nouveau pour la France, alors qu’il a toujours existé aux États Unis : les séries américaines ont acquis le statut d’objet culturel auprès d’une nouvelle audience de jeunes diplômés. Comment caractériser cette nouvelle « sériphilie » et comprendre sa diffusion sur les réseaux sociaux d’Internet ? Des modes de production à la réception, en passant par les contenus et la relation aux personnages, ce dossier de Réseaux se penche sur tous les aspects de ce changement de relation à la télévision.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_series_televisees-9782707167187.html

  • "Quelle culture pour la télévision ?", Télévision, n° 2, 2001.

    Les chaînes de service public ont désormais l’obligation de diffuser quotidiennement sur leurs antennes un « programme culturel ». Mais aucune discussion de fond n’a abordé dans l’espace public ce qu’il fallait entendre par « culture », s’agissant de la télévision. Ce numéro de Télévision entend donc lancer un débat qui n’a pas eu lieu. Non pas en se demandant si la culture à la télévision est possible, mais en s’interrogeant sur l’idée qu’elle se fait de la culture. Loin d’être intemporelle et universelle, cette conception a en effet varié durant l’histoire de la télévision française et elle diffère aujourd’hui selon les pays. Pour dresser un premier bilan de cette diversité, Télévision réunit aussi bien des recherches de chercheurs français et étrangers que des témoignages professionnels. Cette livraison donne longuement la parole à celui qui a contribué, plus que tout autre, à faire de la télévision un art, Jean-Christophe Averty.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Sociologie--Ethnologie--Anthropologie/6390-television-francois-jost.html

  • "Récit et information télévisée", Quaderni, n°74, hiver 2010-2011. Coord. : Benjamin Berut.

    Dossier : Récit et information télévisée
    Benjamin Berut : Avant-propos. La forme du récit dans l’information télévisée
    Christine Servais : De la structure au lecteur et du code à la fiction : une brève histoire du « récit d’information »
    Marc Lits : Pour une analyse narratologique de l’information télévisée
    Jocelyne Arquembourg : Les enjeux politiques des récits d’information. D’un objet introuvable à l’institution d’un monde commun
    Olivier Voirol : L’information comme exploration et comme oblitération
    Benjamin Berut : Le récit de la guerre d’Irak dans les 20 heures de France2. Approche anthropologique des narrations médiatiques
    Jennifer Devresse : Le personnage au carrefour du médiatique et du social. Une analyse des débuts de « l’affaire Calice » à la RTBF

    Politique
    Sébastien Thiery : Après la ville. Regard sur l’imaginaire de la métropole

    Communication
    Pablo Medina Aguerrebere : La diffusion online de la marque hospitalière. Le cas des hôpitaux français

    Technique
    Anne-Cécile Douillet, Laurence Dumoulin, Séverine Germain : Un dispositif sociotechnique à la loupe. Le développement de la vidéosurveillance dans trois villes françaises
    Sophie Boudet-Dalbin : Démystification des discours sur le piratage à l’heure d’Internet

    Livre
    Des élus régionaux à l’image des électeurs ? L’impératif représentatif en Allemagne, en Espagne et en France de Laurent Godmer
    par Aurélia Troupel

    Multimedia
  • Un film de Stéphane Mercurio avec le dessinateur Siné, Mourir ? Plutôt crever !, Coffret comprenant un DVD (film de 95 mn) et un CD (musiques du film), 18 euros.

    " Peu de films ont été réalisés ces dernières années sur des dessinateurs de presse. Philippe Val, en licenciant Siné de Charlie Hebdo à propos d’une chronique jugée « antisémite (pas par la justice), sort de l’oubli le trublion à l’heure d’une retraite pourtant méritée. En paraissant quelques semaines plus tard, Siné Hebdo, suffisamment bien accueilli par les lecteurs pour durer presque deux ans, offre une nouvelle notoriété et une nouvelle tribune à Siné, que l’on peut considérer comme un des dessinateurs plus radicaux de la seconde moitié du XXe siècle en France.

    Le film de Stéphane Mercurio se fait bien sûr l’écho de la crise Val/Siné, prétexte à évoquer quelques épisodes saillants de la riche vie du dessinateur enragé. Alternant interviews, scènes de vie quotidienne dans la maison du dessinateur et sélection de dessins (fixes ou animés) parus pour certains dans la presse, le long métrage édité sous forme de DVD, après diffusion dans les salles obscures, intéressera les fans de Siné, et plus généralement les amateurs de dessin satirique. Siné évoque bien sûr ses relations d’amitié avec quelques personnalités connues du monde littéraire et politique (Jacques Prévert et Malcolm X par exemple, évocatoin également de son voyage dans la Chine de Mao ou à Cuba), sa passion pour le jazz. Il raconte également quelques unes de ses aventures éditoriales les plus fameuses, comme le lancement de Siné Massacre ou de l’Enragé, et bien sûr sa collaboration à l’Express pendant la guerre d’Algérie, son engagement auprès du FLN. Au fil des séquences, le spectateur se régale des saillies libertaires et provocatrices chez ce vieux monsieur bien vert, encore capable de coups de gueule bien sentis.

    On retiendra également quelques scènes particulièrement touchantes où le dessinateur ému et émouvant évoque quelques aspects de sa personnalité intime, qui tranchent avec le ton provocateur et cinglant de ses dessins inoubliables. Il faut reconnaître une qualité indéniable à ce caricaturiste inventif : la capacité à s’engager pour des causes minoritaires et à mettre son crayon au service d’idées radicales. Loin du simple commentaire éditorial, ses dessins assènent des coups et forment une propagande ininterrompue où fleure bon la révolte contre les aspects les plus visibles de l’oppression capitaliste. Le film, bien que très intéressant, demeure totalement acquis à Siné. Il relève donc moins du documentaire que de l’hommage, ce qui ne l’empêche pas de traduire avec efficacité différentes facettes de la vie de Siné." (Guillaume Doizy)

    http://www.caricaturesetcaricature.com/article-mourir-plutot-crever-sortie-du-dvd-71187086.html

Mars 2011

    Livres
  • AJI Hélène, MANSANTI Céline, TADIÉ Benoît (dir.), Revues modernistes, revues engagées 1900-1939, Presses universitaires de Rennes, 2011, 418 p., 18 euros.

    Guide international des revues modernistes et réflexion sur la critique contemporaine, cet ouvrage dépasse l’opposition entre avant-garde et modernisme. Il montre des hommes et des femmes à l’œuvre dans un monde dont ils perçoivent les difficultés autant que les beautés. The Crisis, La Revue Phénicienne, Die Literarische Welt, Vendredi, New Age, The Left, The Masses, La Quinzaine critique, transition&nsp; : champs d’expérimentations et champs de batailles, les revues modernistes sont ouvertes à toutes les polémiques.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2582

  • AUBERT Nicole, HAROCHE Claudine (dir.), Les Tyrannies de la visibilité. Le visible et l’invisible dans les sociétés contemporaines, Toulouse, Éditions Érès, 2011, 360 p., 25 euros.

    La visibilité est un terme qui revient aujourd’hui de façon récurrente dans le débat public. Nous vivons une injonction permanente à rendre visible ‒ à travers les médias, les réseaux sociaux, les blogs, Internet... ‒ ce que nous sommes et ce que nous faisons, sous peine d’être voués à une inexistence sociale et psychique. Pourquoi et comment l’exigence de visibilité a-t-elle pris une telle ampleur aujourd’hui ? Quelles en sont les manifestations et les conséquences à différents niveaux, celui de la société dans son ensemble, celui du travail, de la vie politique, de la façon de communiquer, celui du rapport à soi et à l’autre ? L’invisible est-il devenu inutile ? En acceptant d’être réduits à ce que nous offrons au regard, à nos seules apparences, ne renonçons-nous pas à notre intériorité la plus profonde, cette intimité de soi qu’on appelait le for intérieur ? Cet ouvrage s’attache à répondre à ces questions en montrant comment le refus de se soumettre à cet impératif de transparence révèle le désir, la volonté, le besoin de préserver quelque chose d’un espace d’expérience intérieure, fondement de l’ultime liberté de l’individu.
    Avec la participation de : Jacqueline Barus-Michel, Joseph Belletante, Joël Birman, Jean-Philippe Bouilloud, Teresa Cristina Carreteiro, Jamil Dakhlia, Eugène Enriquez, Vincent de Gaulejac, Florence Giust-Desprairies, Nathalie Heinich, Nolwenn Henaff, Francis Jauréguiberry, Mohamed Maalej, Jan Spurk, Serge Tisseron, Élisabeth Tissier-Desbordes, Anne Vincent-Buffault, Paul Zawadzki
    En savoir plus : http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2679

  • BARREAU-BROUSTE Sophie, Arte et le documentaire. De nouveaux enjeux pour la création, Lormont, Editons Le Bord de l’eau / INA, 2011, 220 p., 18 euros.

    Valorisé dans les années 60, marginalisé dans les années 80, le documentaire à la télévision a trouvé, dans les années 90, une nouvelle vitalité grâce à la création de la chaîne ARTE, un acteur indéniable de son renouveau. Fondée en 1992 par un accord de coopération culturelle entre la France et l’Allemagne, cette chaîne incarne une télévision exigeante et audacieuse, premier diffuseur et coproducteur de films documentaires, œuvres connues et reconnues sous le « label ARTE ». Mais ARTE est-elle encore en mesure de maintenir sa spécificité culturelle ? La concurrence entre les chaînes de télévision, celle d’Internet, et la récente érosion de l’audience télévisuelle incitent aujourd’hui la chaîne à repenser sa politique documentaire. En s’ouvrant, non sans susciter quelques polémiques, à d’autres productions télévisuelles qui prennent le « réel » comme objet (reportages, reality show, téléréalité, docu-fiction…), ARTE va progressivement bouleverser et réactualiser les formats documentaires télévisuels, l’esthétique des images et les rôles des professionnels qui les réalisent.
    Basé sur une analyse croisée des archives de la chaîne, sur une sociologie des images documentaires, sur des entretiens avec des dirigeants d’ARTE France et avec des professionnels indépendants, ce livre dresse, à travers l’analyse des évolutions de la politique éditoriale de la chaîne , les nouveaux contours du « genre » documentaire, un genre en mutation qui, en intégrant les besoins propres de la télévision, s’autonomisent de son référent cinématographique originel. Il apporte aussi un éclairage nouveau sur les questions et les choix auxquels sont confrontés les documentaristes dans leur travail avec une chaîne de télévision..
    En savoir plus : http://www.editionsbdl.com/arte-et-le-documentaire.html

  • BAUER Thomas, La sportive dans la littérature française des Années folles, Villeneuve d’Ascq, Éditions du Septentrion, 2011, 238 p., 23 euros.

    Au cours des Années folles, où la littérature sportive atteint son apogée et où les championnes et aventurières en tout genre connaissent une popularité sans précédent, la figure de la sportive trouve sa place dans le champ littéraire. Nombreux sont les écrivains, en particulier les romanciers populaires, à s’intéresser à ces jeunes intrépides qui foulent la piste, mettent les gants de boxe, chaussent les crampons ou bourlinguent en Méditerranée. Ils n’hésitent pas à décrire des personnages romanesques hauts en couleur, en ayant à leur égard un sentiment d’admiration pour leur démonstration d’indépendance. En marge des critiques médicales, morales ou pédagogiques, ils participent dès lors à l’évolution des mentalités et révèlent, entre réalité et fiction, éloge et parodie, illustration et revendication, l’existence d’une nouvelle féminité.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1244

  • BILLORÉ Maïté, SORIA Myriam (dir.), La rumeur au Moyen Âge. Du mépris à la manipulation, Ve-XVe siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2011, 352 p., 18 euros.

    La rumeur est omniprésente au Moyen Âge, elle n’épargne aucun pan de la société entre le Ve et le XVe siècle. Elle a rarement été abordée comme un phénomène de communication entre égaux (chez les élites comme chez les humbles), dans des usages socialement constructifs et révélateurs de craintes, mais aussi de revendications, d’espoirs, d’imaginaires et de croyances. C’est pour renouveler cette approche historique que ce livre croise les résultats de recherches menées sur le statut, la construction, les usages et la portée de la rumeur. Le mépris affiché par les élites à son égard ne suffit pas à faire oublier qu’elle est avant tout un moyen de fédérer.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2573

  • BOYOMO ASSALA Laurent-Charles, TETU Jean-François, Communication et modernité sociale. Questions Nord/Sud, Paris, L’Harmattan, 2011, 210 p., 19 euros.

    Ce livre est né de discussions sur les besoins des étudiants de la formation doctorale en communication de Yaoundé, et l’opportunité de faire connaître à un plus vaste public les objectifs d’une formation en ce domaine. Répondant au départ à des objectifs très didactiques, il a pris la forme d’un échange de questions et de réponses, qui tentent de situer la place de la communication dans la modernité sociale, à l’usage de cadres et de praticiens de la communication sociale.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33195

  • DANESI Fabien, Le cinéma de Guy Debord ou la négativité à l’œuvre (1952-1994), Paris, Paris Expérimental, 2011, 240 p., 25 euros.

    Entre 1952 et 1978, Guy Debord réalise six œuvres cinématographiques. En 1994, peu avant sa mort, il y ajoute un film de télévision. Dans sa critique de la société du spectacle, dont il démontre qu’elle réduit la vie à une représentation, Guy Debord fait pleinement usage de l’image. Avec la pratique du détournement, le cinéaste révolutionnaire remet en cause le conditionnement social propre au capitalisme et évoque son itinéraire sur un mode à la fois héroïque et intime. En prenant pour fil d’Ariane le cinéma de Guy Debord, ce livre retrace le combat du réalisateur dans le labyrinthe de l’Histoire de la seconde moitié du XXe siècle. Il étudie sa poétique, indissociable d’un refus politique de tout compromis. Son œuvre s’appuie sur le principe de la négativité, qui s’inscrit au cœur d’une contradiction dialectique : produire un art tout en insistant sur son impossibilité. Au fur et à mesure de l’abandon de l’horizon révolutionnaire, Debord transforme cette négativité en « mal », seul moyen d’échapper à l’idéologie bourgeoise du bonheur. Cet ouvrage retrace le parcours singulier d’un créateur, dans et contre la culture contemporaine.
    En savoir plus : http://www.paris-experimental.asso.fr/index.php?option=content&task=view&id=167&Itemid=

  • DELPORTE Christian, Une histoire de la langue de bois, Paris, Flammarion, 2011 (réédition en poche), 9 euros.

    Une histoire de la langue de bois Les Allemands parlent de langue de béton, les Chinois de langue de plomb, les Cubains du tac-tac... quel que soit le nom coloré qui la désigne, la langue de bois prospère sous toutes les latitudes. Comme si elle était devenue, à nos yeux fatigués, l’expression même de la politique. Courte vue ! La langue de bois a bel et bien une histoire, que Christian Delporte fait commencer en 1789 : avec la Révolution française, pour la première fois, les mots deviennent infâmes ou nobles indépendamment de leur sens, suscitant un art oratoire magnifique d’ennui, dans lequel Saint-Just et surtout Robespierre vont passer maîtres. En URSS, en Allemagne nazie comme dans les démocraties populaires, la langue de bois connaît ensuite des développements virtuoses, avec des variantes très efficaces en Afrique et au Maghreb. Quel que soit le régime politique, elle s’épanouit particulièrement en temps de guerre : de Napoléon à George Bush, en passant par 14-18 et les « événements » d’Algérie, le bourrage de crânes recourt aux mêmes techniques pour voiler une défaite ou déguiser une retraite en victoire. Et en période de crise, la langue de bois sait déployer des ressources insoupçonnées pour tourner autour du pot, qu’elle invite pudiquement à la rigueur ou claironne la sortie du tunnel. Sa dernière invention, qui fera date, c’est le parler-vrai : la langue de bois finira bien par nous persuader qu’elle est morte, tant nos politiques font d’efforts pour parler aujourd’hui, disent-ils, comme tout le monde...
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=39310&levelCode=sciences

  • DELPORTE Christian, Une histoire de la séduction politique, Paris, Flammarion, 2011, 384 p., 20 euros.

    "Je n’ai qu’une passion, qu’une maîtresse, la France. Je couche avec elle." On ne saurait être plus explicite que l’empereur Napoléon... Pour faire carrière en politique, il faut aimer séduire. L’opinion est une femme à conquérir, sinon à soumettre, et toutes les ruses sont bonnes pour arriver à ses fins : c’est le grand Pompée offrant au peuple des jeux grandioses ; c’est Hitler déployant à la tribune sa rhétorique envoûtante et vénéneuse ; c’est le jeune Kennedy affichant un sourire télégénique, Giscard d’Estaing dissimulant sa calvitie, Poutine gonflant ses biceps, Berlusconi multipliant les séjours en clinique d’esthétique... La politique a toujours été un art du paraître et ce phénomène, on n’en sera pas surpris, s’est accru avec l’avènement du suffrage universel et de la société du spectacle. Alors que tout un chacun, en effet, prétend à son quart d’heure de célébrité, il est impératif de savoir se distinguer, sortir du lot, attirer la sympathie, bref "se vendre" comme un produit de marque. Ce livre est un voyage dans le pays des séducteurs et des stratégies qu’ils déploient pour satisfaire leurs ambitions ; on y croise des héros adulés, de César à Jaurès, des dictateurs hypnotiques, des foules versatiles, des magiciens de la com’, des as du marketing, et aussi : des bimbos, des "first ladies", des traîtrises, des mensonges, des "petites phrases"... C’est en quelque sorte une autre histoire de la politique, et qui nous enseigne justement qu’il n’y a pas deux façons de faire de la politique - l’une qui serait la bonne et qui consisterait à s’adresser à la raison des électeurs, à dire ce qui est, à leur faire partager des convictions... et l’autre - la "mauvaise" - qui viserait leurs imaginaires, leurs sentiments, leurs émotions, leurs pulsions irrationnelles. A l’heure où se profile un scrutin présidentiel, ce livre vient à propos nous éclairer sur le fonctionnement de nos sociétés et sur ce rapport si particulier que les électeurs entretiennent avec celui (ou celle) qu’ils choisissent de porter au pouvoir.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/publichercheurs/CPseductionpolitique.pdf

  • DENOUËL Julie, GRANJON Fabien (dir.), Communiquer à l’ère numérique. Regards croisés sur la sociologie des usages , Presses des Mines, 2011, 320 p., 29 euros.

    Au sein des sociétés capitalistes avancées, la question de l’appropriation des technologies numériques d’information et de communication (TNIC) s’impose comme une problématique centrale. Si le facteur technique n’est pas une préoccupation majeure de la raison sociologique contemporaine, les sciences sociales peuvent néanmoins se prévaloir d’un nombre très important de travaux conduits ces trente dernières années sur les usages de l’informatique connectée, tant dans la sphère domestique que dans les espaces professionnels. Réunissant les contributions de dix chercheurs réputés, cet ouvrage n’a pas pour objectif de proposer une dissertation théorique mais, dans une démarche résolument polyphonique, d’offrir un ensemble de travaux pertinents et originaux.
    En savoir plus : http://www.mines-paristech.fr/Presses/consultation.php?livreplus=163

  • DOSSE François, Pierre Nora, Homo historicus, Paris, Perrin, 2011, 660 p., 27 euros.

    De l’enfant juif traqué par la Gestapo jusqu’à l’académicien français, Pierre Nora a connu une extraordinaire trajectoire qui l’a propulsé sur le devant de la scène française et internationale. Universitaire, éditeur, écrivain, il a profondément marqué le paysage intellectuel, et même moral, des dernières décennies. Pilier de la maison Gallimard, il a inventé, avec des collections comme « Archives », « Témoins », la « Bibliothèque des sciences humaines » et la « Bibliothèque des histoires », une autre façon de concevoir et d’écrire l’histoire, l’anthropologie, la sociologie. « Les Lieux de mémoire », gigantesque chantier de sept volumes, sont passés dans le langage courant, et la revue Le Débat, qu’il a fondée et continue d’animer, est le creuset des idées nouvelles. On voit dans ce livre passer tous les personnages qui ont compté dans l’intelligentsia, maison découvre aussi l’homme, son exceptionnelle famille, les drames de sa jeunesse, ses amitiés fortes et diverses, ses engagements courageux sous une apparence parfois mondaine, et cette figure de l’intellectuel passionnément attaché à la France et à la République. Pierre Nora est aujourd’hui une personnalité centrale du monde des idées.
    En savoir plus : http://www.editions-perrin.fr/fiche.php?F_ean13=9782262033798

  • FRAU-MEIGS Divina, Penser la société de l’écran. Dispositifs et usages, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2011, 144 p., 10 euros.

    L’écran est l’un des objets techniques les plus évidents dans notre société, au point d’en paraître transparent. Omniprésent, il sert d’accès à toutes sortes d’informations, que ce soit du texte, du son et de l’image fixe ou animée. Et pourtant, c’est un petit bout de rectangle aux proportions relativement inchangées depuis sa création, qui a pour seule vertu d’isoler un espace virtuel dans notre espace matériel afin de sélectionner les données pour nous informer et nous divertir. Inoffensif en apparence, il détient pourtant le potentiel disruptif de détrôner durablement la culture textuelle au profit de la culture visuelle. Au moment où il se prépare à une nouvelle mutation avec le passage de l’écran dynamique à l’écran
    En savoir plus : http://psn.univ-paris3.fr/Les_fondamentaux/Catalogue_general/Liste_des_ouvrages/index1.htm

  • GUIMARAES Valeria, Les Transferts culturels. L’exemple de la presse en France et au Brésil, Paris, L’Harmattan, 2011, 150 p., 14 euros.

    Quelle est la spécificité de la pertinence du concept de transfert culturel ? La presse est l’un des lieux de l’identité nationale, celle-ci ne peut se forger que par rapport à l’altérité, puisque "... l’élément du national, lui-même, a un fondement interculturel". Les communications mettent en évidence la complexité des échanges entre l’Europe et l’Amérique latine, et les multiples produits éditoriaux originaux auxquels ces interactions donnent lieu.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33610

  • JEANNENEY Jean-Noël, Une histoire des médias, Paris, Seuil, Points Histoire, 2011 (réédition 2001), 9 euros.

    Libre parcours, vif et allègre, ce livre se nourrit de la double expérience de l’auteur comme historien de la vie politique et culturelle, et comme praticien des médias dans plusieurs responsabilités importantes. Il raconte comment les sociétés occidentales ont organisé, au cours des âges, leur connaissance d’elles-mêmes et des autres. Il retrace l’essor de la liberté de la presse si difficilement conquise. Il décrit la diversité des efforts déployés de tout temps par les acteurs, publics ou privés, pour influencer les journaux d’abord, puis la radio et la télévision ? jusqu’à Internet. Il offre enfin, à partir du passé proche ou lointain, une riche matière à la réflexion des citoyens soucieux d’affronter les évolutions formidables qui s’annoncent dans la communication planétaire.
    En savoir plus : http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782020528870

  • KAENEL Philippe (dir.), Face à face. Les acteurs des périodiques illustrés (1890-1940), Gollion, Editions Infolio, 2010, 16 francs suisses.

    Les relations entre écrivains, journalistes, dessinateurs, illustrateurs ou photographe, sont tantôt complices, tantôt conflictuelles. Elles sont mises en scène de manière exemplaire dans les périodiques illustrés et autres « magazines » qui ont connu un essor sans précédent en Europe entre 1880 et 1940. Les auteurs de ce volume sont des spécialistes passionnés qui viennent soit de la littérature comparée (Evanghélia Stead) ou de la littérature (Hélène Védrine), soit de l’histoire de l’art (Luce Abélès, Laurence Danguy, Philippe Kaenel), de l’histoire (Laurent Bihl, Joëlle Beurier) ou encore de la sociologie (Gianni Haver). Ensemble, ils jettent un éclairage neuf et nuancé sur les dessinateurs de Montmartre, les journaux satiriques allemands, le monde des revues symbolistes et « décadentes », le rôle des photographes durant la Grande Guerre et leurs postures face à l’événement, jusqu’à la Seconde guerre mondiale.
    En savoir plus : https://www.infolio.ch/livre/face-a-face.htm?from_search=4d81ba0ec503c9.19664347

  • PETIAU Anne, Technomedia. Jeunes, musique et blogosphère, Bordeaux, Éditions Mélanie Seteun, 2011, 138 p., 14 euros.

    Analyse à la fois rigou­reuse et nuan­cée, ce livre replace la Tecktonik et les dan­ses électro dans l’uni­vers des cultu­res jeu­nes et révèle les atten­tes de la jeu­nesse dans une société média­ti­que. L’été 2007, la Tecktonik a pro­vo­qué un véri­ta­ble effet de mode auprès des ado­les­cents et préa­do­les­cents. Des jeu­nes dan­seurs aux vête­ments colo­rés et aux coif­fu­res sty­li­sées défer­lent sur les écrans de télé­vi­sion, les radios et les maga­zi­nes, dan­sent dans les rues, les dis­co­thè­ques et les cours de col­lège. Mais les dan­ses électro, tou­jours exis­tan­tes à l’heure actuelle, se déve­lop­paient en réa­lité depuis plu­sieurs années dans les dis­co­thè­ques et sur Internet, au tra­vers des blogs et des réseaux sociaux. Cette enquête décrypte l’impact des indus­tries cultu­rel­les et média­ti­ques aujourd’hui, tout en mon­trant le rôle de la créa­ti­vité des jeu­nes, de leurs pra­ti­ques ama­teurs et des espa­ces qu’ils créent sur Internet. L’arri­vée du web 2.0, des blogs et mes­sa­ge­ries ins­tan­ta­nées dans les pra­ti­ques, la conquête d’une auto­no­mie cultu­relle par les préa­do­les­cents, les nou­vel­les moda­li­tés de mise en scène et de cons­truc­tion iden­ti­taire à l’heure d’Internet, les pro­ces­sus de sta­ri­fi­ca­tion, sont autant de phé­no­mè­nes pas­sés au cri­ble de l’ana­lyse. Une plon­gée au cœur d’un phé­no­mène juvé­nile qui, en asso­ciant étroitement pra­ti­ques numé­ri­ques et pra­ti­ques musi­ca­les, mani­feste de gran­des ten­dan­ces de la culture contem­po­raine.
    En savoir plus : http://www.seteun.net/spip.php?rubrique45

  • RAMONET Ignacio, L’Explosion du journalisme. Des médias de masse à la masse de médias, Paris, Éditions Galilée, 2011, 160 p., 18 euros.

    Cet essai critique propose une anatomie de l’explosion de la presse écrite à l’heure où l’ensemble de l’écosystème médiatique est dynamité par les impacts successifs de la révolution numérique et du prodigieux développement des réseaux sociaux. Chaque citoyen, dans la nouvelle société-réseau, a vocation à devenir « journaliste » en s’appropriant des dispositifs légers comme les blogs ou les réseaux sociaux Twitter et Facebook qui offrent un potentiel communicationnel exceptionnel. Des individus possèdent désormais le pouvoir de communiquer entre eux des sons, des textes et des images, d’échanger de l’information, de la redistribuer, de la mélanger à d’autres documents, de réaliser leurs propres photos ou vidéos et de les mettre sur la Toile où des masses de gens vont les voir, et à leur tour participer à la circulation circulaire de l’information... Certains envisagent même un « journalisme sans journalistes », à la manière du média social WikiLeaks, pour garantir, face aux pressions des États, des groupes multimédias géants et des pouvoirs autocratiques, l’existence d’une indispensable information libre et indépendante. Un monde sans secrets...
    Mais le passage de l’ère des médias de masse à celle de la masse des médias ne se fait pas sans dégâts. Établis au cours d’un siècle et demi de domination médiatique, les repères théoriques et les références pratiques du journalisme se révèlent, soudain, inadaptés. Sous les diktats de la vitesse, de l’immédiateté et du marché, les lois de l’information changent très vite. Alors que se multiplient les risques de manipulations et de bidonnages. Certains genres plébiscités par l’opinion publique, comme le journalisme d’investigation ou le journalisme de reportage, sont déjà en voie de disparition. Parce qu’ils coûtent cher. Et le nouveau système n’a pas encore mis au point un modèle d’entreprise de presse rentable. Entre-temps, des sites web novateurs continuent d’apparaître et de se renforcer. Mieux adaptés à l’écosystème nouveau, ils entrent en concurrence – et remplacent de plus en plus – les grands médias traditionnels en voie d’extinction.
    Le journalisme survivra-t-il ? Sans doute, car il en a vu d’autres... Et n’a jamais connu d’« âge d’or ». Mais pour l’instant il se retrouve un peu dans la situation de Gulliver à son arrivée sur l’île des Lilliputiens, ligoté par des milliers de liens minuscules...
    En savoir plus : http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=3333

    Articles/Revues
    Multimedia
  • Double DVD, "On ne la fermera pas !" Quand Zaléa TV mettait le feu au PAF, Editions Les Mutins de Pangée, 2011, 19 euros.

    Créée en 2000, la télévision associative Zalea TV (TéléViZone d’Action pour la Liberté d’Expression Audiovisuelle) s’est bagarrée pour que soit attribuée une place dans le Paysage Audiovisuel Français (PAF) aux télés libres, non-commerciales et indépendantes. En 2002, elle réussissait à diffuser en grand depuis la Tour Eiffel. Pour la première fois, une télé libre touchait l’ensemble de la région parisienne dans des conditions qui la rendaient accessibles à tous ceux qui n’avaient pas encore balancé leur poste de télé par la fenêtre. Après d’autres campagnes de diffusion et bien des combats épiques, l’association s’est auto-dissoute en 2007. Ce coffret 2 DVD donne à voir une partie de l’histoire, et une sélection de programmes (2000-2003), de cette chaîne déchaînée, qui s’est battue bec et ongle pour qu’existe en France au moins une chaîne de télévision alternative non-marchande, non-alignée et insoumise.
    Le coffret se compose de 4 films : On la fermera pas ! (1h54), Aux chiottes le CSA (16min), Le Zalzap (1h20min) et Le Zalzob (45min).
    En savoir plus : http://lesmutins.org/officine/index.php?main_page=product_info&cPath=1&products_id=21

... | < 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15