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Nouveautés parutions

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Novembre 2010

    Livres
  • ARRIPE Agnès (d’), ROUTIER Cédric (dir.), Communication et santé. Enjeux contemporains, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2010, 278 p., 21 euros.

    La communication est au cœur de la santé contemporaine  : depuis les politiques publiques jusqu’à la relation patient – soignant, derrière la médiatisation de notre système de santé et ses évolutions, dans la rencontre de publics hétérogènes par des professionnels multiples. L’interdisciplinarité est désormais le maître mot et la communication, le carrefour des questions émergentes du monde de la santé. Considérer chacun dans son vécu de la maladie, tracer l’évolution des conceptions et des modèles de la santé, développer le travail en réseau pour une santé globalisée, partager l’information et les connaissances médicales avec le plus grand nombre  : tels sont quelques-uns des enjeux abordés dans cet ouvrage. En dialogue avec les professionnels et avec la société civile, une trentaine de chercheurs développent ici leurs analyses des réseaux de santé, du discours des médias, de l’usage des TIC et des lieux de soin. Les étudiants et enseignants en Sciences de l’Information et de la Communication seront directement interpellés par ces analyses. Par la variété des travaux rassemblés, cet ouvrage est une contribution inédite qui séduira également tout lecteur universitaire intéressé aux apports des sciences humaines et des sciences sociales en santé. Enfin, les cadres intermédiaires et supérieurs du monde de la santé y trouveront également des perspectives originales pour enrichir leurs pratiques quotidiennes et la manière de les penser.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1248

  • BAETENS Yann, Pour le roman-photo, Bruxelles, Les impressions nouvelles, 2010, 240 p., 22 euros.

    De tous les genres littéraires, le roman-photo est à la fois le plus méprisé et le moins connu. Pour le roman-photo a l’ambition de révéler toute la richesse de ce genre hybride, dont l’importance est capitale à une époque où se rapprochent littérature et photographie. Abordant aussi bien les stéréotypes du roman-photo sentimental que les inventions du roman-photo moderne, le livre nous donne d’abord un aperçu très richement illustré de l’histoire du genre, que l’auteur compare à ses faux frères, la bande dessinée et le ciné-roman. Il examine aussi la manière dont texte et image peuvent s’allier pour inventer des récits entièrement inédits. Il propose enfin des analyses des grands auteurs du « nouveau roman-photo » (Marie-Françoise Plissart, Michael Snow, Sophie Calle ou Suky Best). Prenant le contrepied de tout ce qu’on écrit depuis cinquante ans, cet essai nous invite à lire, d’urgence, des romans-photos.
    En savoir plus : http://www.lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/pour-le-roman-photo/

  • BOUTET Josiane, Le pouvoir des mots, Paris, Editions La dispute, 2010, 192 p., 14 euros.

    Le double serment d’Obama, les paroles de sorcellerie, le lapsus d’Éric Besson, les joutes verbales, les phrases historiques du général de Gaulle, les slogans des défilés ou encore la langue du troisième Reich, voilà quelques-unes des manifestations du pouvoir des mots qui sont analysées ici. Livre politique de linguiste, cet ouvrage s’adresse à un public large concerné par les usages et les mésusages des mots et des discours : travailleurs sociaux, militants associatifs, syndicalistes ou politiques, enseignants, étudiants, etc. Il comporte onze chapitres autonomes qui tous débutent par un récit mettant en scène une situation sociale et historique où la puissance propre des mots s’exerce. Josiane Boutet s’y oppose aux conceptions technocratiques de la communication largement dominantes aujourd’hui, qui considèrent le langage comme un simple outil de transmission d’informations. Elle met en évidence l’action propre des mots, aussi bien dans l’économie psychique des sujets que dans les luttes sociales.
    En savoir plus : http://www.decitre.fr/livres/Le-pouvoir-des-mots.aspx/9782843032028

  • BRYANT Mark, La première guerre mondiale en caricatures, Paris, Hugo et Compagnie, 2010, 162 p., 25 euros.

    Ce livre est une somme d’environ 500 dessins des années 1914-1918, en noir et blanc et en couleurs, provenant des journaux, magazines, affiches publiés pendant cette période par les deux camps. La Grande Guerre ouvrit une période d’une richesse absolue pour les caricaturistes. Alors que les zeppelins dominaient le ciel, les caricatures extrêmes d’Heath Robinson, ou plus classiques, de Bairnsfather permirent aux Anglais de garder le moral. Qui pouvait prendre au sérieux Kasier Bill, le Baron Rouge et autres Allemands alors que H.M. Bateman et Bert Thomas engendraient régulièrement le rire des lecteurs de Punch, Bystander, London Opinion, du Rire, du Canard Enchaîné ou autres journaux US comme Puck, Judge et Life ? Tous les dessinateurs n’étaient pas cependant du même côté : l’Allemagne eut aussi de grands talents comme, entre autres, Johnson, Gulbransson et Grosz publiés par de puissants journaux : Kladderadatsch, Simplicissimus et Jugend Rose.
    En savoir plus : http://www.hugoetcie.fr/Hugo-Image/Nouveautes/La-Premiere-Guerre-mondiale-en-caricatures

  • BRYANT Mark, Napoléon en caricatures, Paris, Hugo et Compagnie, 2010, 160 p., 25 euros.

    Napoléon Bonaparte, le jeune officier d’artillerie de la Révolution, devint l’empereur de quasiment toute l’Europe de l’Ouest et l’homme le plus caricaturé de son époque. Des batailles d’Aboukir, de Trafalgar, d’Austerlitz, de Iéna à l’invasion de la Russie, à l’exil sur Elbe ou à sa défaite de Waterloo en 1815, les actions de Napoléon et de ses opposants furent le sujet principal de la satire et des plus grands caricaturistes pendant vingt ans. On peut même dire que la caricature politique commence avec lui. Anglais, russe ou bien prussien, le dessinateur n’est pas tendre. Petit, malingre ou bien replet, cruel, rapace et lâche, Napoléon est tout et son contraire. Il fut représenté sous toutes les formes, singe, serpent, dragon, crocodile, mais les autres protagonistes ne furent pas épargnés non plus : le nez de Wellington, la moustache de Blücher, le manchot Nelson, la folie du tsar de Russie… Découpé chronologiquement par grandes périodes, chaque chapitre est introduit par un rappel des faits historiques. L’auteur nous éclaire longuement sur le contexte, les raisons et les objectifs de la caricature, et signale toujours le média, l’auteur et la date de l’œuvre.
    En savoir plus : http://www.hugoetcie.fr/Hugo-Image/Nouveautes/Napoleon-en-caricatures

  • BURGER Marcel, JACQUIN Jérôme, MICHELI Raphaël (dir.), Les médias et le politique. Actes du colloque "Le français parlé dans les médias" (Lausanne, 1-4 septembre 2009), Lausanne, Centre de linguistique et des sciences du langage, 2010.

    Liste des contributions, téléchargeables au format PDF :
    Andra-Teodora CATARIG : Le rapport-commentaire, un genre journalistique ? Regard sur la presse française et italienne
    Louise CHAPUT : La variation stylistique en tant que procédé discursif dans les blogues journalistiques
    Jamil DAKHLIA : Une coproduction politico-médiatique : discours, logiques et valeurs de la « peopolitique » française
    Valentyna DYMYTROVA : La parole citoyenne dans la couverture médiatique de la « révolution orange » par la presse quotidienne française
    Fred HAILON : Politique(s) par voix de presse : quand Chirac y parle le Le Pen (la circulation de la parole de campagne de 2002 du président-candidat Chirac)
    Patrick AMEY & Raphaël HAMMER : La sensibilisation au don d’organes dans la presse : récits et expériences vécues
    Frédérique HERBIGNIAUX : Quel récit politico-médiatique pour le support web journalistique ?
    Thierry HERMAN : Le discours politique est-il soluble dans le discours médiatique ? Les communiqués de presse des partis gouvernementaux helvétiques
    Alice KRIEG-PLANQUE : Pour une analyse discursive de la communication : la communication comme anticipation des pratiques de reprise et de transformation des énoncés
    Isabelle LABORDE-MILAA : Les chroniques linguistiques médiatiques traitant des mots du politique : un nouveau sous-genre ?
    Mireille LALANCETTE : Vie privée, vie publique, vie médiatique : sur scène et hors-scène ? La performance politique de deux politiciens québécois disséquée
    Andrea LANDVOGT : La docu-satire politique. La confrontation des discours au cinéma
    Guylaine MARTEL : Construction de l’image médiatique des politiciens. Des stratégies en plusieurs genres pour toutes les identités
    Laurent PERRIN : L’ethos de l’oralité comme forme de fiction énonciative dans la presse écrite
    Héloïse POURTIER-TILLINAC : Les podcasts politiques : atout ou risque politique ?
    Elisa RAVAZZOLO : La parole des auditeurs dans les émissions interactives : stratégies énonciatives et argumentatives
    Françoise REVAZ : L’éloquence du silence : analyse de la médiatisation du procès Swissair
    Marion SANDRÉ : Débat politique télévisé et stratégies discursives : la visée polémique des ratés du système des tours
    Zrinka SIMUNIC : Quelques observations relatives à la structuration générique du discours politico-médiatique dans une perspective diachronique (à partir de l’exemple d’un quotidien d’information suisse romand)
    Françoise SULLET-NYLANDER & Malin ROITMAN : De la confrontation politico-journalistique dans les grands duels politiques télévisés : questions et préconstruits
    En savoir plus : http://www.unil.ch/clsl/page81503.html

  • BUXTON David, Les séries télévisées. Forme, idéologie et mode de production, Paris, L’Harmattan, 2010, 158 p., 15,5 euros.

    Jamais les séries américaines n’ont été aussi présentes sur les chaînes du monde entier. Ici, la série de télévision est étudiée comme forme marchande, depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui, par l’analyse de sa forme et son mode de production ; puis comme forme idéologique. Trois séries américaines (X-Files, Les experts, 24 heures chrono) font l’objet d’une analyse approfondie.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32360

  • Collectif, Les intellectuels jugent les médias, Paris, Editions Mordicus, 2010, 11,90 euros.

    Des intellectuels, parmi les plus prestigieux, s’interrogent sur les médias, n’hésitent pas à les bousculer. Ils disent leur agacement, leur méfiance. Leurs craintes aussi. Ils ont été interviewés, au cours de ces dernières années, par la revue Médias. Il nous a semblé que leurs points de vue — divers, différents, parfois opposés ou discordants — intéresseraient tous ceux qui, au-delà du fonctionnement des médias, véritables machines à produire de l’information, s’interrogent sur leur poids dans nos sociétés et leurs effets, parfois leurs méfaits, sur le fonctionnement même de la démocratie.

    Tome I : Daniel Bougnoux, André Comte-Sponville, Régis Debray, Marcel Gauchet, Yves Michaud.

    Tome II : Michel Onfray, Edgar Morin, Pierre Nora, Fernando Savater, Philippe Sollers, Paul Virilio


    En savoir plus : http://www.revue-medias.com/spip.php?page=mordicus&id_article=681

  • DACHEUX Eric, Vivre ensemble aujourd’hui. Le lien social dans les démocraties pluriculturelles, Paris, L’Harmattan, 2010, 294 p., 28 euros.

    Comment vivre ensemble aujourd’hui ? Dans un monde en crise, comment établir et maintenir une relation avec l’autre ? Pour étudier le lien social dans nos sociétés pluriculturelles, cet ouvrage propose deux postes de réflexion : enquêter sur les pratiques quotidiennes (l’économie solidaire, les blogs...) et analyser le lien symbolique unissant les citoyens à leur territoire (médias, religion...).
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32348

  • GABSZEWICZ Jean, SONNAC Nathalie, L’industrie des médias à l’ère numérique, Paris, La Découverte, 2010 (réédition), 128 p., 9,5 euros.

    Les médias changent de paradigme. La révolution numérique bouleverse les règles du jeu et les positions de force des principaux acteurs. La possibilité de consommer de la musique, des journaux en ligne et des programmes audiovisuels grâce à une simple ligne téléphonique oblige à reconsidérer l’économie des médias traditionnels. Cet ouvrage entièrement refondu fournit les principales clés pour comprendre la nouvelle économie des médias et du numérique. À partir des concepts fondamentaux (bien publics, marchés à deux versants, effets de réseaux), il analyse le nouvel environnement face aux nouveaux enjeux et défis de ce secteur (gratuité, piratage, interactivité, nouveaux acteurs), étudie les principaux secteurs d’activité des médias (télévision, presse écrite, Internet et publicité) et analyse le rôle de l’État et de la régulation via notamment les modalités de l’intervention.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_industrie_des_medias_a_l_ere_numerique-9782707159984.html

  • HABIB Laurent, La communication transformative , Paris, PUF, 2010, 200 p., 15 euros.

    Cet ouvrage porte un regard neuf sur le rôle de la communication dans la création de valeur contemporaine et dans l’accompagnement des transformations de l’économie et de la société. Depuis ses origines, la communication moderne a toujours soutenu l’essor du capitalisme. Pourtant, dans les années 2000, en même temps qu’elle triomphe, elle cède au cynisme et à la tentation des idées vaines, sans effet ni valeur. Ces dérives de la société de communication fragilisent l’expression des figures d’autorité et accélèrent les crises du politique, des médias, de l’entreprise et des marques. En s’appuyant sur de nombreux exemples de stratégies de marque et sur l’expérience de l’une des premières agences de communication françaises, l’auteur propose, avec la communication transformative, un changement méthodologique, mais aussi éthique, capable de redonner à la communication son utilité et sa légitimité dans le monde de l’après-crise.
    En savoir plus : http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:La_communication_transformative

  • JOST François, Les médias et nous, Paris, Editions, Bréal, 2010, 128 p., 12,5 euros.

    Le journal télévisé doit-il être un tribunal ? La télé-coaching a-telle des limites ? La mort est-elle télégénique ? Filmer en caméra cachée est-ce une méthode déloyale ? Qu’est-ce qu’une émission culturelle ? Les téléspectateurs sont-ils sadiques ? Qu’est-ce que témoigner ? Où va la télé à l’ère d’internet ? Les débats sur les médias sont au centre de nos discussions quotidiennes ; une affaire ou une polémique survient fréquemment au sujet de la façon dont un évènement a été traité, d’une nouvelle émission qui va trop loin, ou d’un ""dérapage"" de l’information. François Jost, auteur dont les essais sur la télévision font autorité, s’interroge ici à la fois sur le fonctionnement actuel des médias, leurs obligations morales, mais aussi sur notre propre comportement, nos droits et nos devoirs de téléspectateurs, auditeurs, lecteurs.... Ses réflexions, par leur (im)pertinence, vont au-delà des critiques ordinaires pour proposer une nouvelle relation entre les médias et nous.
    En savoir plus : http://www.editions-breal.fr/fiche-les-medias-et-nous-5029.html

  • MARÉCHAL Denis, RTL, Histoire d’une radio populaire, de Radio Luxembourg à RTL.fr, Paris, nouveau monde éditions, 2010, 560 p., 25 euros.

    La plus ancienne des grandes radios généralistes, en tête des audiences malgré les soubresauts du paysage médiatique, est aussi celle dont l’histoire – mouvementée – demeure la plus méconnue. Radio Luxembourg apparaît en 1933, grâce à un émetteur luxembourgeois, des capitaux français, des programmes européens, et de la publicité rédigée par Robert Desnos ! En mai 1940, la station se voit contrainte de céder son émetteur aux forces du IIIe Reich. Après-guerre, le poste privé triomphe avec ZappyMax, l’Abbé Pierre, Jean Nohain, Geneviève Tabouis, Jean Grandmougin. L’équipe dirigeante impulse une programmation mémorable (La famille Duraton, Reine d’un jour, Quitte ou double, des feuilletons radiophoniques, etc.). Mais la concurrence d’Europe n°1 et la télévision bouleversent peu à peu la donne.
    1966 : Radio Luxembourg devient RTL, avec un nouvel état-major présidé par l’homme de presse Jean Prouvost. Son directeur, Jean Farran, installe Menie Grégoire, Léon Zitrone et Anne-Marie Peysson à l’antenne. Des années 1980 à la fin des années 1990, Jacques Rigaud et Philippe Labro réussissent un parcours sans faute. L’éclosion des radios libres n’entrave pas la bonne marche d’une station au coeur de la culture de masse. Un effritement de l’audience provoque un accident industriel majeur : le renvoi de Philippe Bouvard, l’animateur des Grosses Têtes, à l’été 2000. Avec la perte de 2 millions d’auditeurs, ces derniers appliquent à la lettre le slogan « RTL, c’est vous » et obtiennent son retour.
    Aujourd’hui, à la croisée des chemins malgré l’apparition de RTL.fr, ce média négligé des observateurs conserve une audience inégalée dans le temps et continue de façonner des générations d’auditeurs fidèles. Cette histoire sans parti pris explique les ressorts de cette saga aux multiples rebondissements souvent ignorés du public.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/

  • PINYOL VIDAL Josep, Dessins de presse et dessinateurs. Barcelone 1870-1935, Éditions universitaires européennes, 2010, 608 p., 98 euros.

    A la fin du XIXe siècle, l’’essor du catalanisme culturel et politique coïncide avec le développement de la presse en langue catalane dans laquelle le contenu des articles est renforcé par le dessin d’’actualité. Celui-ci, sous forme d’’illustration décorative ou de caricature, raconte et interprète le grand événement, l’’anecdote et le quotidien des Barcelonais. Trois générations d’’artistes de presse ont rapporté une actualité vécue en temps réel pendant les soixante cinq années qui séparent la sortie des premiers périodiques en langue catalane et leur disparition à l’’aube de la guerre civile. La diversité, la qualité, ainsi que l’’évolution stylistique de leur oeuvre, nous amène à une lecture esthétique de ces dessins qui suivent aussi l’’évolution dictée par les grandes tendances des arts plastiques en Catalogne.
    En savoir plus : https://www.morebooks.de/store/fr/book/dessins-de-presse-et-dessinateurs-barcelone-1870-1935/isbn/978-613-1-53572-7

  • RITCHIN Fred, Au delà de la photographie, Paris, Victoires Editions, 2010, 200 p., 24 euros.

    Le monde de la photographie, du grand reportage, des médias traverse une des plus graves crises de son histoire. A la baisse de diffusion, au refus des internautes de payer pour du contenu, aux restrictions budgétaires, s’ajoute la disponibilité de centaines de millions d’images d’amateurs quasi gratuites. Les agences de presse sont en perdition et nombre de photojournalistes professionnels expérimentés et exigeants sont contraints de se rabattre sur les sujets « people » qui semblent seuls faire vendre encore du papier. A ces difficultés économiques s’ajoute une crise de confiance majeure dans la valeur de témoignage du cliché photographique. Avec sa nouvelle forme numérique et les logiciels de manipulation d’image à la disposition de tous, les falsifications sont faciles à réaliser et indétectables, jetant le doute sur la validité du cliché photographique en tant que preuve irréfutable, tant dans le domaine judiciaire que politique. Dans cet ouvrage, paru aux Etats-Unis en 2009, Fred Ritchin apporte des réponses à ceux qui se demandent où va la photographie. Il décrit l’influence de la révolution numérique sur notre vision du monde et son rendu photographique tant par les amateurs que par les professionnels et revient sur l’évolution des pratiques de manipulation des images dans les médias qui révèle une confusion entre monde réel et "réalité" virtuelle. L’auteur ouvre également une multitude de pistes de nature à transformer en richesse ce qui risquerait sinon de nous appauvrir. Les liens hypertextes, par exemple, offrent d’immenses possibilités de dialogue et d’enrichissement mutuel d’un cliché mis en ligne. Le banal cadre des photos pourrait être transformé en un « puzzle » donnant accès à de multiples voix contradictoires qui enrichiraient la valeur informative de l’image et par là même lui permettrait de retrouver son degré d’authenticité.
    En savoir plus : http://www.victoires-editions.fr/ouvrage.asp?id=145

  • WHITE Aidan, Initiative pour un journalisme éthique, Paris, Victoires Editions, 2010, 264 p., 22 euros.

    L’Initiative pour un journalisme éthique (IJE) est une campagne mondiale lancée par les syndicats et associations de journalistes. Son objectif : nourrir et encourager l’excellence journalistique et renforcer l’idée que les médias ont une mission. Les propositions reprises dans cet ouvrage reflètent les aspirations des journalistes partout dans le monde et trouvent leurs racines dans différentes cultures et traditions. Cette initiative veut renforcer le journalisme face aux nouveaux défis rencontrés à l’intérieur et à l’extérieur des rédactions (changement des conditions de travail, défis posés par les nouvelles technologies, nouvelles pressions commerciales ainsi que les perpétuelles menaces liées à la pauvreté, la corruption et les influences politiques intempestives). Elle répond également aux menaces spécifiques émanant de la résurgence de conflits raciaux, culturels ou religieux. Elle invite, enfin, à une refonte des valeurs du journalisme dans tous les secteurs des médias. Son message est simple : le journalisme n’est pas synonyme de propagande et les médias ne sont pas uniquement des produits marchands, ils contribuent à renforcer les valeurs démocratiques et la qualité de vie des citoyens. L’Initiative pour un journalisme éthique encourage les journalistes, les professionnels des médias, les décisionnaires et la société civile à identifier de nouvelles façons d’intégrer les principes premiers du journalisme dans la culture des médias modernes : dire et rechercher la vérité, respecter l’indépendance et l’équité, rester humain et solidaire.
    En savoir plus : http://www.victoires-editions.fr/ouvrage.asp?id=144

  • YON Jean-Claude (dir.), Les spectacles sous le Second Empire, Paris, Armand Colin, 2010, 512 p. 23,50 euros.

    La vie culturelle sous le Second Empire n’a jusqu’à présent guère été étudiée, ou alors de façon superficielle. C’est pourtant sous Napoléon III que se mettent en place les prémices d’une culture de masse. Ce phénomène est particulièrement sensible pour ce qui constitue alors le principal loisir des Français, les spectacles. Par le décret du 6 janvier 1864, l’Empire instaure la « liberté des théâtres », mettant fin à tout contrôle administratif, hormis la censure. C’est certainement la décision politique la plus importante de tout le XIXe siècle en matière théâtrale. Réunissant une trentaine de chercheurs (historiens, littéraires, musicologues, spécialistes d’histoire de l’art, etc.), cet ouvrage, richement illustré, dresse un vaste panorama du monde des spectacles sous le règne de Napoléon III, de l’opérette aux cafés-concerts et des marionnettes à la construction de nouvelles salles (dont la plus importante est bien sûr le « nouvel Opéra » conçu par Charles Garnier). Tous les aspects de la vie des spectacles sont envisagés au fil de chapitres où l’on croise entre autres Offenbach, Labiche, Haussmann, Alexandre Dumas ou Émile Zola.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre.php?idp=347279&query=Les%20spectacles%20sous%20le%20Second%20Empire&type[]=t&type[]=a&tp[]=livre&tp[]=revue&start=

    Articles/Revues
  • "Entre scatologie et fantasmes sexuels, le cul et son imaginaire", Annales historiques de la Révolution française, nº 361, 3/2010. Coord. : Michel Biard, Pascal Dupuy.

    Sommaire
    Michel Biard et Pascal Dupuy, Introduction
    Wolfgang Cillessen et Rolf Reichardt, « Matières scatologiques dans la caricature politique, de la Réforme à la Révolution »
    Michel Biard et Jacques Guilhaumou, « La « pelle au cul » et autres joyeusetés langagières au temps du carnaval proscrit »
    Annie Duprat, « La trésorière des Miramionnes n’avait qu’une fesse... »
    Philippe Bourdin, « Le son du corps, ou l’âme en pet »
    Thierry Pastorello, « La sodomie masculine dans les pamphlets révolutionnaires »
    Emmanuel Fureix, « La porte de derrière ». Sodomie et incrimination politique : des caricatures contre Cambacérès (1814-1815) »
    Michel Delon, « L’obsession anale de Sade »
    Stéphanie Genand, « L’infâme derrière des ci-devants. Le cul aristocrate et la contre-révolution »
    Pascal Dupuy, « trône adoré de l’impudeur » : cul et caricatures en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle
    En savoir plus : http://ahrf.revues.org/

  • "Nouveaux médias, nouveaux jeunes", Les Cahiers Dynamiques, n° 47, 2010.

    Les nouveaux médias et l’ensemble des nouvelles technologies numériques ont pris une place prépondérante dans notre société. Devons-nous les considérer comme outils éducatifs ou comme sources de dangers potentiels ? Si les rapports des jeunes en général à ces nouveaux médias commencent à être bien connus, quelles incidences ces derniers ont-ils pour les jeunes dits « difficiles » ou en difficulté ? Utilisent-ils le numérique de la même manière ? Sont-ils plus facilement les cibles d’un marketing agressif ou les acteurs d’une utilisation délictueuse des nouvelles technologies (happy slapping, sexting) ? Que pensent les « éducateurs » au sens large de ces nouveaux médias ? Ont-ils saisi l’importance du phénomène ? Sont-ils prêts à les investir comme outils éducatifs ?
    En savoir plus : http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2541

  • "Sciences.com", Hermès, n°57, 2010. Coord. : Joëlle Farchy, Pascal Froissart et Cécile Méadel.

    Confrontée au développement des réseaux électroniques, l’édition scientifique se métamorphose. Nourris au lait d’Internet, les chercheurs tergiversent au moment d’y diffuser leurs productions ; garantes du bien public, les institutions savantes normalisent, s’interrogent, expérimentent. La mutation est profonde et se répercute non seulement dans la circulation des connaissances, mais aussi dans la propriété intellectuelle et la notion d’auteur, ou dans les conditions de publication… En quelques années, la diffusion des savoirs sur Internet (avec notamment le « libre accès ») a changé les termes du débat.
    L’édition scientifique était un monde policé et local ; aujourd’hui, c’est un marché global et un théâtre de guerre économique. Il y a de plus en plus de chercheurs, les revues scientifiques se sont multipliées, les budgets explosent et l’idéologie du Publish or Perish domine. En parallèle, des intermédiaires du savoir, tels les sites commerciaux Cairn ou Science Direct, se renforcent et cherchent le meilleur modèle économique et cognitif. Les chercheurs se retrouvent face à une injonction paradoxale : d’une part, éditer dans des revues de plus en plus cotées, étalonnées, hiérarchisées, mais payantes et privées ; d’autre part, rendre public, diffuser au plus grand nombre, mettre en ligne le plus vite possible, librement et sans droit d’accès.
    Ce volume d’Hermès s’intéresse, dans une perspective résolument pluridisciplinaire, aux différentes questions que pose cette « science ouverte » avec toutes ses formes de mises à disposition des connaissances produites par des scientifiques : revues gratuites, mise en ligne des publications par les institutions, modèle auteur-payeur, archives en libre accès, bibliothèques numériques ouvertes...
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1156

  • Sans thème, La Revue européenne des médias, n° 16, automne 2010.

    Au sommaire
    Les Facebook, Twitter et autres Shazam : alliés ou ennemis de l’information ?, Francis Balle
    Conflits de secrets : secret des sources et autres secrets, Emmanuel Derieux
    Vie privée, la vie publique ?, Jacques-André Fines Schlumberger
    Les nouvelles pratiques tarifaires pour l’Internet mobile redéfinissent la neutralité du Net, Alexandre Joux
    En savoir plus : http://irec.u-paris2.fr/60406578/0/fiche___pagelibre/&RH=IREC_FR

    Multimedia

Octobre 2010

    Livres
  • APPEL Violaine, BOULANGER Hélène, MASSOU Luc (dir.), Les dispositifs d’information et de communication. Concepts, usages et objets, Bruxelles, De Boeck, 2010, 248 p., 24,5 euros.

    Depuis les travaux de Michel Foucault, la recherche autour de la notion de dispositif et de ses multiples utilisations n’a cessé de se développer. En près de trente ans, elle en a identifié de nouvelles dimensions, dont la nature ne porte plus uniquement sur les rapports de pouvoir et le contrôle social. Se pose dorénavant une réflexion qui prend sens au sein de différentes formes de tensions et de médiations qui s’articulent et interagissent dans des dispositifs médiatiques, numériques ou communicationnels en constante évolution : télévision, internet, téléphone mobile, outils collaboratifs… Concept, usages et objets : le débat scientifique sur le dispositif est encore largement ouvert.
    Porté par de multiples échanges initiés au sein du CREM (Centre de recherche sur les médiations), cet ouvrage a pour ambition d’interroger les fondements théoriques de la notion de dispositif et d’en analyser les usages par les chercheurs, à travers l’étude d’un ensemble varié et complémentaire d’objets techniques, de stratégies et de comportements sociaux inscrits dans différents champs de l’information et de la communication : journalisme, communication des organisations, médiatisation d’événements, information électronique, enseignement à distance, travail collaboratif, art numérique, publicité, mobilisations. En cela, il s’adresse à tout chercheur, étudiant ou professionnel averti et intéressé par cette notion-clé qui, au regard de l’évolution actuelle de nos sociétés, interpelle de nouvelles pratiques communicationnelles et permet d’en évaluer la complexité.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres?id=120375_3

  • AVON Dominique (dir.), La caricature au risque des autorités politiques et religieuses, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 204 p., 16 euros.

    Cet ouvrage explore différentes modalités de l’usage de la caricature. Outil public placé sous le signe du « droit à la liberté d’expression », elle a été en 2005-2006 à l’origine d’une crise internationale à laquelle ont pris part des religieux, des chefs d’État, des intellectuels et des industriels. La caricature, d’usage universel, flirte avec l’interdit, entre l’appel « moderne » de la critique possible de l’autorité et la réplique « traditionnelle » du respect de celle-ci.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2456

  • BALZER Thimoty, The Information Front. The Canadian Army and News Management during the Second World War, Vancouver, University of British Columbia Press, 2010, 264 p., $85.

    In wartime, it is not only success on the battlefield that determines victory. Winning hearts and minds is a vital part of military strategy and relies in large part on the effective management of how and what information is reported from the front. In this illuminating study, Timothy Balzer explores how the Canadian military developed and relied on public relations units to manage news during the Second World War. The soldiers assigned to these units were mainly former journalists who, in what some have considered a challenge to journalistic objectivity, were responsible for censoring information, supervising and assisting war correspondents, coordinating policy with the Allies, and ensuring the steady flow of news to Canada. Brought to life with public relations case studies from Dieppe, the Sicilian campaign, and Normandy that reveal clashes among individual commanders and politicians, the press, the military, the government, and the Canadian public, The Information Front offers a balanced and intelligent discussion of how the military used censorship and propaganda to rally support for the war effort."
    En savoir plus : http://www.ubcpress.ubc.ca/search/title_book.asp?BookID=299173203

  • BAYS Florence, CORAJOUD Carine, Edmond Gilliard et la vie culturelle romande, Lausannes, Antipodes, 2010, 368 p., 28 euros.

    Edmond Gilliard (1875-1969) a marqué plusieurs époques de la vie culturelle romande du XXe siècle. Enseignant, écrivain, éditeur, conférencier, il s’est rapidement situé en marge du champ littéraire, tentant de constituer un pôle contestataire et formant autour de lui un réseau d’intellectuels, composé surtout d’anciens élèves (Pierre Beausire, Daniel Simond, Alfred Wild, Jean Moser, André Muret, François Lachenal). Plusieurs d’entre eux resteront fidèles à leur professeur charismatique tout au long de sa vie, et contribueront à faire publier son oeuvre, en fondant notamment une maison d’édition (Editions des Trois Collines). Quelques-uns d’entre eux ont secondé Gilliard dans ses entreprises éditoriales ou ont animé, entre Lausanne, Genève et Paris, plusieurs revues culturelles inspirées par leur maître à penser. Reflet de l’évolution du réseau au même titre que les correspondances privées et professionnelles, ces périodiques témoignent de la façon de penser la littérature et le rôle de l’intellectuel entre 1920 et 1960 en Suisse romande. Si des divergences apparaissent, de profondes valeurs humanistes et démocratiques rassemblent les « disciples » de Gilliard. Tributaire du contexte historique, la réception de la pensée de l’écrivain évolue en fonction des préoccupations de ses admirateurs. Et l’actualité en fait partie. Au début des années trente, insatisfaits par la recherche purement artistique, certains « gilliardiens » ont apporté une dimension éthique à leur discours alors que d’autres se sont lancé en politique, puis ont soutenu la résistance intellectuelle française pendant la guerre. Durant l’après-guerre, Gilliard est devenu un modèle d’anti-conformiste pour quelques Romands de gauche, en mal de figures tutélaires. Ultime signe de fidélité des anciens, la publication des OEuvres Complètes (1965) d’Edmond Gilliard a été l’occasion d’unir les forces de plusieurs générations d’amis, rassemblés par leur admiration pour l’écrivain atypique. Ce livre retrace un pan important de l’histoire intellectuelle et culturelle romande, à travers l’étude de plusieurs réseaux d’influence. Il met en valeur des archives prodigieuses, essentiellement des correspondances d’intellectuels romands et français, souvent inédites. Il présente également un panorama des revues culturelles romandes entre 1920 et 1960 et retrace l’émergence d’une conscience progressiste parmi les hommes de lettres romands.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100479960

  • BERTIN-MAGHIT Jean-Pierre, DENIS Sébastien (dir.), L’Insurrection médiatique. Médias, histoire et documentaire 
dans le cinéma de Peter Watkins, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2010, 176 p. 18 euros.

    Au milieu des années 1960, Peter Watkins, qui s’est formé au cinéma par le biais du théâtre et du court-métrage amateurs, invente une nouvelle forme de cinéma grâce à la télévision. Intégrant la prestigieuse BBC, il dynamite de l’intérieur la forme journalistique et «  documentaire  » en mettant en cause les codes de narration et de représentation de l’actualité et de l’Histoire, de Culloden (1964) à Edvard Munch (1973) en passant par Punishment Park (1970). À la fin des années 1970, son travail s’oriente davantage encore sur la critique des médias, à travers des films hors normes, du Voyage (1983-1986) à La Commune (Paris, 1871) (1999), qui visent à conscientiser le spectateur sur ce qui lui est donné à voir quotidiennement par les médias de masse. De ce fait, le cinéaste a toujours rencontré des difficultés avec les chaînes de télévision internationales (Grande-Bretagne, Suède, France...) qui ont financé ses films, et a dû expérimenter des moyens de production et de diffusion alternatifs basés sur l’implication du citoyen. Watkins, en mettant en scène des événements oubliés par l’histoire officielle comme des faits socio-politiques contemporains, prône une insurrection médiatique qui prend aujourd’hui, avec l’expansion des médias numériques, une nouvelle dimension — les interrogations critiques de Watkins restant plus que jamais d’actualité. Cet ouvrage, qui bénéficie des contributions des meilleurs spécialistes internationaux, est la première monographie en français sur ce cinéaste majeur.
    En savoir plus : http://www.pub.u-bordeaux3.fr/FicheOuvrage.php?OUV_CMD=1016

  • CARDON Dominique, La Démocratie Internet. Promesses et limites, Paris, Éditions du Seuil, La République des Idées, 2010, 102 p., 11,5 euros.

    Disparition de l’espace privé, incitation à la diffamation, menaces sur l’avenir de la presse : dans de nombreux débats, Internet fait figure de coupable. Mais, bien plus qu’un média de communication et d’information, Internet est une forme politique à part entière. En décloisonnant le débat et en l’ouvrant à de nouveaux participants, Internet renouvelle les possibilités de critique et d’action. Surtout, le web constitue à l’échelle planétaire un laboratoire d’expériences démocratiques : auto-organisation des citoyens, délibération élargie à de nouveaux publics, mise en place de collectifs transnationaux, socialisation du savoir, etc. Internet ne permet pas seulement de communiquer davantage ; il élargit formidablement l’espace public et transforme la nature même de la démocratie. Avant de la célébrer ou de la dénigrer, il faut penser la révolution numérique.
    En savoir plus : http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782021026917

  • CLAVIEN Alain, Grandeurs et misères de la presse politique. Le match Gazette de Lausanne - Journal de Genève, Lausanne, Antipodes, 2010, 328 p., 20 euros.

    La « Gazette de Lausanne » (1898-1991) et le « Journal de Genève » (1826-1998) ont été des quotidiens parmi les plus fameux de Suisse, appartenant tous deux dès la fin du XIXe siècle au club select des journaux dits « de référence », tissant entre eux une relation étrange faite à la fois de connivence et de concurrence. Ils ont défendu au coude à coude un même idéal politique libéral-conservateur et ils ont plaidé pour la sauvegarde d’une presse politique de qualité, jugée nécessaire au débat démocratique. Mais ils se sont aussi violemment combattus l’un l’autre pour s’imposer sur un marché saturé, de plus en plus dominé par la presse d’information.
    Basé sur une riche documentation inédite, ce livre part de cet affrontement pour raconter comment la presse politique, seule légitime au tournant du XXe siècle, doit peu à peu céder sa place à une presse politiquement neutre, dite bientôt « d’information », qui s’impose d’abord économiquement, par la force des ses tirages, puis moralement, en faisant admettre que l’information est la mission première du journalisme, plus importante que le commentaire et le positionnement politique.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100672170

  • COLLÉ-BAK Nathalie, LATHAM Monica, TEN EYCK David (dir.), Les Vies du livre, passées, présentes et à venir, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2010, 318 p., 20 euros.

    Cet ouvrage bilingue se propose d’explorer des questions liées à la production, à la distribution et à la réception du livre en pays francophones et anglophones. Combinant recherche universitaire et témoignages de professionnels du livre de nationalités diverses et de multiples horizons, il offre une série de regards croisés sur l’historicité, la matérialité et le devenir du livre, à une époque où sa survie est largement débattue et ses mutations constamment envisagées.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100341160&fa=description

  • CONKRITE Walter, CARLETON Don, Conversations With Cronkite, Austin, The Dolph Briscoe Center for American History, 2010, 384 p., $30.

    Conversations with Cronkite gives readers a rare glimpse into the life and times of Walter Cronkite in his own words. The book contains selections from interviews between the legendary journalist and an experienced oral historian—Cronkite’s friend, Dr. Don Carleton. With the publication of Conversations with Cronkite, readers have the opportunity to discover the behind-the-scenes stories of his life, edited by Carleton to focus on key events, issues, and themes. More than just oral history transcripts, these are the intimate conversations of two friends, covering virtually every aspect of Cronkite’s life and career. Illustrated with photographs and archival treasures from the Cronkite Papers, Conversations with Cronkite gives readers the opportunity to once again hear the voice of "the most trusted man in America."
    En savoir plus : http://www.cah.utexas.edu/publications/cronkite.php

  • DANBLON Emmanuelle, NICOLAS Loïc , Les rhétoriques de la conspiration, Paris, CNRS Éditions, 2010, 349 p., 28 euros.

    La modernité a donné un souffle nouveau à l’esprit de conspiration, dont on observe aujourd’hui plus qu’hier de fascinants avatars. Des grands mythes politiques au complot de la Lune, les conspirations semblent tout à la fois issues d’un autre âge et ancrées dans notre plus vive actualité. Trop souvent noyées dans des considérations politiques ou des jugements moraux, les analyses traditionnelles se privent d’une réflexion précieuse sur les mécanismes de la persuasion qui sont au cœur de cet ouvrage. Rassemblant ici plusieurs spécialistes des « théories du complot », Emmanuelle Danblon et Loïc Nicolas les invitent à interroger les paradoxes de ce phénomène en adoptant la démarche rhétorique comme moyen d’enquête. L’antique discipline, éclairée par la topique contemporaine, permet de penser ces constructions théoriques de l’intérieur, dans leurs mots, dans leur rationalité et dans les preuves qu’elles construisent pour donner ou créer du sens, parfois à tout prix. Réflexions théoriques et études de cas se complètent pour offrir une vision plus fine du conspirationnisme et, tout compte fait, des différentes façons de dire et de penser le monde en faisant le difficile exercice de la liberté.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Histoire/6318-les-rhetoriques-de-la-conspiration-emmanuelle-danblon-loic-nicolas.html

  • DAVID Pascal (dir.), Interprétation(s), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 302 p., 20 euros.

    Partant de l’idée que l’interprétation constitue le commun dénominateur des recherches en sciences humaines et sociales, cet ouvrage en étudie la nature, la rigueur propre et ses effets. Parfois discréditée, l’interprétation demande à être réhabilitée, suivant la formule de Paul Valéry : « Penseurs sont gens qui re-pensent et qui pensent que ce qui fut pensé jamais ne fut assez pensé ». L’interprétation s’avère ainsi indispensable dans la mise en évidence de la dimension symbolique et imaginaire de la réalité.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2445

  • DOSSE François, DELACROIX Christian, GARCIA Patrick, OFFENSTADT Nicolas (dir.), Historiographies. Concepts et débats, 2 Volumes, Paris, Gallimard, Collection Folio histoire, 2010, 10,20 euros chaque volume.

    Tome I : Les historiens de métier n’ont jamais eu le monopole de l’écriture de l’histoire. Le passé appartient à tous et les appropriations qui en sont faites ont chacune leur légitimité, qu’il s’agisse des essayistes, des romanciers ou encore des fêtes néo-celtes ou néo-médiévales. La présence du passé dans l’espace public, pour n’être pas une nouveauté, gagne, depuis une trentaine d’années, en force et en intensité. Aussi ce dictionnaire répond-il au double besoin de dresser l’état des lieux de l’histoire comme discipline productrice de connaissances et de mettre en perspective les usages contemporains du passé. Après plus de trente ans de débats, d’importantes remises en cause, de renouvellements, l’heure est, en effet, venus d’esquisser un nouveau panorama. Pour autant, cet ouvrage n’est pas celui d’une école, il admet le pluralisme interprétatif qui s’est imposé dans l’historiographie française au cours des décennies et le lecteur attentif pourra y voir en actes certains des clivages qui parcourent, parfois de façon discrète, parfois de façon affirmée et publique, la communauté des historiens.

    Parmi les "sources, domaines, méthodes" abordés : "Histoire et images / histoire du visuel", "Histoire et images" (Annie Duprat) "Caricature" (Annie Duprat), "Photographie" (Jean-Marie Baldner), "L’histoire au cinéma" (Christian Delage), "Histoire et télévision" (Maryline Crivello), "Internet et les historiens" (Philippe Poirrier).

    Tome II : L’historicité – c’est-à-dire le « rapport social au temps » – est devenue un chantier majeur de l’histoire au point de redéfinir l’identité de la discipline. Elle ouvre deux nouvelles perspectives. La première est la nécessité désormais pour l’historien de comprendre et de restituer la façon dont les sociétés qu’il étudie appréhendent leur passé, leur présent et leur futur. Mais explorant l’historicité des sociétés passées, l’historien se doit de prendre également en compte l’historicité de son époque – par exemple, aujourd’hui, le culte de la mémoire et celui des victimes –, ce qui le conduit désormais à une interrogation épistémologique et historiographique beaucoup plus ambitieuse que précédemment. Cette conscience nouvelle rompt enfin avec l’idée naïve que l’historien ne serait d’aucun lieu, d’aucun temps sinon l’incarnation de la vérité de l’événement qui s’exprimerait par son truchement. Autant d’enjeux qui traversent la discipline et ne se comprennent que dans les allers-retours entre le passé et le présent qui nourrissent ce dictionnaire.


    En savoir plus : http://www.gallimard.fr/Vient_de_paraitre/accueil.go?cgi=/gallimard-cgi/appliv1/ind_liste_me?ed=907

  • ECK Hélène, BLANDIN Claire (dir.), "La vie des femmes". La presse féminine aux XIXe et XXe siècles, Paris, Editions Panthéon Assas, 148 p., 30 euros.

    La restriction de leurs droits a longtemps maintenu les femmes dans un statut d’infériorité qui n’a signifi cativement évolué qu’à partir des années 1960-1970. Cette libération tardive incite à s’interroger sur la façon dont les générations successives de femmes ont pu considérer leur place dans la société, les relations entre les sexes et exprimer leurs aspirations. La presse destinée au lectorat féminin constitue à cet égard une source précieuse. Héritière d’une tradition datant du XVIIIe siècle, produit commercial vivant de la publicité, cette presse spécifi que a toujours obtenu un vif succès, d’où son importance, compte tenu du rôle qu’elle s’attribue et qu’elle joue peut-être auprès de ses lectrices. De manière plus ou moins explicite, elle leur explique le monde environnant et leur conseille les bonnes manières de s’y insérer et de s’y (bien) comporter afi n de parvenir à une vie heureuse.
    Les femmes ne constituent pas une catégorie homogène et leur appartenance au même sexe ne transcende pas mécaniquement leur diversité sociale et culturelle. Existerait-il cependant, à l’aune de la presse, une « vie des femmes » (plus ou moins réelle et plus ou moins rêvée), un « entre soi » que l’on pourrait considérer comme un facteur de construction, parmi d’autres, de l’identité sociale du sexe féminin ? Femmes diligentes, effi cientes, séduisantes, aimantes : quels ont été, selon la presse, les représentations et les modèles de l’art d’être femme et de vivre au féminin ? Quelles valeurs et quelles normes les sous-tendaient ? Comment ont-elles évolué au long des XIXe et XXe siècles ? Telles étaient les interrogations d’ensemble d’une journée d’études organisée en avril 2008 par le laboratoire Carism de l’Institut Français de Presse de l’Université Panthéon-Assas (Paris II) auxquelles les contributions rassemblées dans cet ouvrage apportent des éléments de réponse. Elles éclairent la singularité de la presse féminine en tant qu’entreprise médiatique. Elles montrent l’évolution et l’ambivalence de ses discours aux lectrices, qui entremêlent identité assignée (l’éternel féminin) et identité en mouvement (les évolutions de leur statut social). Elles invitent à prendre en considération le rôle de cette presse apparemment futile, qui est à la fois un révélateur et un acteur de la démocratisation de la société, de l’essor de la consommation de masse et des mutations de la morale commune.
    En savoir plus : http://www.u-paris2.fr/51912167/0/fiche___document/

  • HARENT Sophie, GUÉDRON Martial (dir.), Rire avec les monstres. Caricature, étrangeté et fantasmagorie, Édition Amis du MBA de Nancy. Association Emmanuel Héré, 2010, 132 p., 20 euros.

    Le rire est le signe de la supériorité des hommes, mais aussi de leur imperfection et de leur méchanceté ; c’est du moins ce que suggérait le critique Paul Scudo en 1840, dans sa Philosophie du rire. Longtemps, en effet, la réflexion sur les mécanismes et les significations du comique a été entravée par l’idée que le rire était de l’ordre de la dégradation physique et morale. Or, jamais cette question ne se pose avec plus de force que lorsque l’hilarité et le sarcasme sont provoqués par la difformité ou l’étrangeté la plus radicale. Telle est la formidable leçon de Victor Hugo dans L’Homme qui rit, ou de Tod Browning dans son moyen métrage, Freaks ou La Monstrueuse Parade : fabriquer des monstres pour rire, c’est affirmer sa propre monstruosité. La question complexe des rapports que le rire, la dérision et le dénigrement peuvent nouer avec la peur et le rejet de l’altérité, mais aussi celle des usages ludiques, subversifs ou fantasmatiques des formes monstrueuses sont au cœur de ce livre. Les douze chercheurs qui ont accepté d’y répondre sont issus d’horizons variés : histoire, histoire de l’art, critique et théorie de l’art, philosophie, littérature comparée. Rien d’étonnant donc à ce que les études qu’ils nous proposent confrontent les discours théoriques aux pratiques artistiques et nous fassent croiser les créatures les plus cocasses et les plus inquiétantes.
    Avec les contributions de Georges Bischoff, Carole Boulbès, Anne Corneloup, Annie Duprat, Brigitte Friant-Kessler, Martial Guédron, Sophie Harent, Philippe Kaenel, Ségolène Le Men, Michel Melot, Olivier Mongin, Maxime Préaud, Pascale Risterucci, Bertrand Tillier, Pierre Wachenheim.
    En savoir plus : http://www.librairie-des-musees.fr/OuvrageFront/Detail.php?codeOuvrage=128

  • HOOG Emmanuel, La télé : Une histoire en direct, Paris, Gallimard, 2010, 127 p., 14 euros.

    Média du direct et de l’immédiateté, la télévision française a aussi une histoire. Une histoire technique d’abord, des premières expériences des années 1930 jusqu’à la haute définition numérique d’aujourd’hui, en passant par l’avènement de la couleur en 1967. Une histoire éminemment politique aussi, pour un jeune média sous influence qui conquiert une indépendance toujours précaire à l’égard du pouvoir. Une histoire économique, qui voit un service public de monopole se transformer en une industrie audiovisuelle multiple, ouverte à la concurrence et aux intérêts privés. Une formidable aventure humaine enfin où, à la croisée des attentes du public et du talent des professionnels, de l’actualité et de la création, s’invente une authentique culture audiovisuelle. Une histoire qu’Emmanuel Hoog nous fait revivre en direct.
    En savoir plus : http://www.gallimard.fr/

  • LEMIEUX Cyril (dir.), La subjectivité journalistique. Onze leçons sur le rôle de l’individualité dans la production de l’information, Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2010, 17 euros.

    Quelle est la marge de manoeuvre des journalistes, face à leur hiérarchie, aux contraintes financières ? Sociologues, politistes et historiens questionnent cette position. Ils étudient comment les journalistes d’hier et d’aujourd’hui sélectionnent l’information, prennent des décisions, inventent des formes nouvelles. Organisé en onze leçons selon deux axes – l’autonomie au travail des journalistes, et leurs choix de carrière, ce livre contribue à une plus fine connaissance sociologique et historienne des mondes du journalisme. Les articles nous révèlent de l’intérieur l’organisation du travail des rédactions dans différents médias, des parcours de journalistes, leurs contraintes, leur part d’inventivité personnelle. À l’encontre d’une approche opposant leur contrainte absolue à leur entière liberté, ce livre dévoile les fonctions idéologiques de ces deux visions. Au-delà d’éclairer un débat intellectuel et public, les contributeurs proposent des nouvelles pistes pour libérer le discours journalistique.
    En savoir plus : http://www.editions.ehess.fr/ouvrages/ouvrage/la-subjectivite-journalistique/

  • NOBLE Andrea, Photography and memory in Mexico. Icons of Revolution, Manchester, Manchester University Press, 2010, 208 p., £60.

    Photography and memory in Mexico traces the ‘life stories’ of some of the famous photographic images made during the 1910 revolution, which have been repeatedly reproduced across a range of media in its aftermath. Which photographs have become icons of the revolution and why these particular images and not others ? What is the relationship between photography and memory of the conflict ? How do we construct a critical framework for addressing the issues raised by iconic photographs ? Placing an emphasis on the life, afterlife and also the pre-life of those iconic photographs that haunt the post-revolutionary landscape, Andrea Noble approaches them as dynamic objects, where their rhetorical power is derived from a combination of their visual eloquence and their ability to coordinate patterns of identification with the memory of the revolution as a foundational event in Mexican history. Disseminated in the illustrated press during the revolution, these referential images provided their contemporary viewers with knowledge about the conflict that was unfolding around them. Often overlooked by historians, they continue to bring us ‘news’ from a distant time and place, even as they circulate today across contemporary media technologies. By bringing these ubiquitous objects into focus, Photography and memory in Mexico reflects more broadly on what their biographies can tell us about Mexican cultural memory and identity in the twentieth century and into the twenty-first century.
    En savoir plus : http://www.manchesteruniversitypress.co.uk/catalogue/book.asp?id=1204810

  • PIET Gregory, WINTGENS Sophie, STANS David, La guerre à Gaza, de l’analyse du discours médiatique à l’analyse politologique, Bruxelles, Peter Lang Editions, 2010, 302 p., 34,80 euros.

    Un an après la guerre à Gaza et l’opération israélienne « Plomb durci », il convient de tirer le bilan de cet événement international largement couvert par les médias. Si ceux-ci ont donné l’occasion aux opinions publiques de se forger leur propre lecture de l’événement, la presse écrite n’a-t-elle pas plus particulièrement travaillé à une vision spécifique de la compréhension et de la mise en perspective de cette guerre ou de ce conflit ? Cet ouvrage propose deux éclairages complémentaires de la guerre à Gaza qui, confrontés l’un à l’autre, rejoignent une question épistémologique centrale en sciences sociales. Le premier plonge ses racines dans les Media Studies en exploitant un matériau de recherche (discours non-savants) issu de quatre quotidiens francophones (Le Figaro, Le Monde, Le Soir et La Libre Belgique). Le deuxième consiste en une analyse politologique (discours savants) de certaines notions clés qui sont riches d’enseignements. L’imprécision inhérente aux concepts de « guerre », de « communauté internationale » ou encore de « diplomatie », par exemple, sera au coeur de ce second éclairage. Dépassant la seule comparaison entre les discours non-savants et savants, cet ouvrage livre in fine une vision originale de l’implication des relations internationales et de l’Etat dans la résolution d’un conflit.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?event=cmp.ccc.seitenstruktur.detailseiten&seitentyp=produkt&pk=57874&concordeid=21662

  • RIFFAUD Alain (textes réunis par), L’écrivain et l’imprimeur, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 296 p., 18 euros.

    Ce volume étudie les liens souvent étroits établis entre les écrivains et les ateliers typographiques, depuis le XVe siècle jusqu’à la période récente. Il révèle combien le temps de l’écriture ne désigne pas un moment clos, mais fonctionne à la manière d’un processus complexe de rédaction, de récriture, de correction, intégrant les étapes de l’impression et de l’édition. L’auteur, censé être à l’origine du texte, n’est pas le seul à intervenir, et les conditions d’écriture, d’impression, de publication, voire l’histoire des éditions, témoignent de l’importance des contraintes matérielles.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2459

  • ROBINSON Piers et al. (ed.), Pockets of resistance. British news media, war and theory in the 2003 invasion of Iraq, Manchester, Manchester University Press, 2010, 256 p., £16 (paper back).

    For scholars of media and war, the 2003 invasion of Iraq is a compelling case to study. As part of President Bush’s ‘war on terror’, the invasion was the most controversial British foreign policy decision since Suez, and its ramifications and aftermath have rarely been far from the news. In the many political and public debates regarding this conflict, arguments over the role of the media have been omnipresent. For some, media coverage was biased against the war, for others it became a cheerleader for the invasion. Where does the truth lie ? Drawing upon a uniquely-detailed and rich content and framing analysis of television and press coverage, and on interviews with some of the journalists involved, Pockets of Resistance provides an authoritative assessment of how British news media reported the 2003 Iraq invasion and also of the theoretical implications of this case for our understanding of wartime media-state relations. Pockets of Resistance examines the successes and failures of British television news as it sought to attain independence under the difficult circumstances of war, and describes and explains the emergence of some surprisingly vociferous anti-war voices within a diverse national press. In debunking political claims of anti-war media bias, as well as portraying media-state relations in a more nuanced fashion than in most existing accounts in the field, this study offers a theoretically-grounded starting point for a more nuanced understanding of how and why media report war in the way that they do. Essential reading for scholars, advanced students, journalists and policy makers.
    En savoir plus : http://www.manchesteruniversitypress.co.uk/catalogue/book.asp?id=1204707

  • SALAS Denis, HUMBERT Sylvie (dir.), La Chronique judiciaire. Mille ans d’histoire., Paris, La Documentation française / Association française pour l’histoire de la justice, 2010, 304 p., 29 euros.

    Cette étude pluridisciplinaire sur la chronique judiciaire répond aux questionnements portant sur la représentation de la justice. L’imaginaire judiciaire de l’Ancien régime permet-il d’avoir un regard critique de l’institution, sacralisée à l’extrême ? Lorsque le procès entre dans l’espace public, le regard porté sur la justice change. Au cours de la deuxième moité du XIXe siècle, avec la publicité des audiences criminelles et l’avènement d’une presse de masse va naître la chronique judiciaire. Quels sont les liens entre le récit de procès et la littérature, le cinéma, la télévision ? Tout cela relance le débat de la médiatisation judiciaire et de son impact. Tels sont quelques uns des thèmes débattus lors des Journées régionales d’histoire de la justice organisées à la Cour d’appel de Douai, les 20 et 21 novembre 2009 dont cet ouvrage publie les textes enrichis par les plus récents travaux de recherche.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110082060/index.shtml

  • THOMAS Martine, GOSSELIN Gérard, MAREC Yannick, Le dessin de presse à l’époque impressionniste, 1863-1908. De Daumier à Toulouse-Lautrec, Paris, Democratic Books, 2010, 170 p., 30 euros.

    Daumier et Toulouse-Lautrec ont été de grands dessinateurs de presse, mais connaissez-vous les dessins de Renoir, Kupka ou van Dongen. De 1863 à 1908, la presse de l’époque impressionniste est à son apogée, elle regorge en dessins : dessins satiriques, dessins de reportage, dessins d’illustrations, etc. Des dessins au plus près de l’actualité et des faits de société qui nous donnent à voir une véritable photographie de la société de l’époque. Ce livre d’art invite les lecteurs à redécouvrir l’histoire de la presse et de la peinture mais aussi notre Histoire.
    En savoir plus : http://www.democratic-books.com/dessindepresse.htm

  • TROPÉ Hélène (dir.), La représentation du favori dans l’Espagne de Philippe III et de Philippe IV, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2010, 224 p., 18 euros.

    Introduction, par Hélène TROPÉ

    I. Entre littérature politique et représentation du favori
    La actuación diaria del privado a través de unos tratados del siglo XVII, par Paolo PINTACUDA
    Le favori et l’ange. Entre littérature politique et littérature de dévotion sous Philippe III et Philippe IV, par Cécile VINCENT

    II. Le favori en question
    « Un bon favori est un favori mort ». Le duc de Lerma, Rodrigo Calderón et le problème du favori face à l’opinion publique, par Augustin REDONDO
    Le favori dans quelques œuvres politiques et pamphlets de Quevedo, par Josette RIANDIÈRE LA ROCHE

    III. Représentations théâtrales, littéraires et iconographiques du favori
    Funciones teatrales y literarias del personaje del Privado, par Maria Grazia PROFETI
    Valimiento y mecenazgo. Los artistas y los escritores ante el duque de Lerma, valido de Felipe III (1598-1621), par Hélène TROPÉ
    El doble del rey : el Privado, par María A. ROCA MUSSONS
    L’image du favori à travers la gravure. Iconographie et politique dans l’Espagne de la première moitié du XVIIe siècle, par Pierre CIVIL


    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100850040

  • TRUNEL Lucile, Les Editions françaises de Jane Austen 1815-2007, Paris, Editions Honoré Champion, 2010, 584 p., 110 euros.

    L’histoire des Éditions françaises de Jane Austen, depuis 1815, apporte un éclairage essentiel sur la réception de l’écrivain en France. En effet, bien que ses six romans (Pride and Prejudice, Sense and Sensibility, Northanger Abbey, Emma, Mansfield Park, Persuasion) aient été publiés très tôt en français et n’aient presque jamais cessé de l’être, il existe un grand d écalage entre sa renommée en France et en Grande-Bretagne, où elle est considérée comme l’un des plus grands écrivains britanniques. De ce côté-ci de la Manche, elle est plutôt présentée comme une romancière "sentimentale", par conséquent appréciée avant tout par le lectorat féminin, ce qui peut s’expliquer par la médiocre qualité des éditions françaises publiées aux XIXe et XXe si ècles. Bien que nombreuses, surtout dans les trente dernières années, ces traductions offrent en effet une image déformée de l’œuvre de Jane Austen. Dans la tradition de la bibliographie matérielle, les "objets-livres" constituent un matériau d’étudede premier plan, et l’ensemble du paratexte qu’ils offrent - premières et quatrièmes de couvertures, introductions, postfaces, i llustrations - sont autant de précieux indices pour éclairer la manière dont la romancière a été, au fil du temps, "présentée" aux lecteurs par ses éditeurs, traducteurs ou préfaciers. Il semble pourtant qu’une évolution se soit produite dans la perception française de ses romans, en particulier depuis la fin du XXe siècle qui a vu la "redécouverte" d’Austen, par l’éditeur Chr istian Bourgois notamment, alors qu’en parallèle le paratexte critique universitaire prenait davantage d’importance. Néanmoins,l’inflation d’éditions de poche de médiocre qualité - souvent motivées par la sortie d’adaptations cinématographiques - montre que la réception de Jane Austen en France demeure à construire, et que ce grand écrivain reste injustement méconnu de ceux qui la lisent en traduction française.
    En savoir plus : http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+0+1+2+cccdegtv1+08532080+1

    Articles/Revues
  • "Aux sources du burlesque cinématographique : les comiques français des premiers temps", 1895, n° 61, septembre 2010 (livre + CD-Rom). Coord. : Laurent Guido, Laurent Le Forestier.

    Table des matières
    Laurent Guido et Laurent Forestier, « Un cas d’école. Renouveler l’histoire du cinéma comique français des premiers temps ».
    François Albera, « "L’école comique française", une avant garde posthume ? ».
    Patrick Désile, « Une "atmosphère de nursey du diable". Pantomime de cirque et premier cinéma comique ».
    Rae Beth Gordon, « Les galipettes de l’Autre burlesque ou la mécaniques corporelle du Double ».
    Jean-Jacques Meusy, « les bandes comiques face à l’arrivée des films "kilométriques" »
    Jean A. Gili, « André Deed et le Ciné-Théâtre ».
    Thomas Louis Jacques Schmitt, « Scènes primitives. Notes sur quelques genres comiques "hérités" du café-concert ».
    Frank Kessler, « Drôle de boxe. Stratégies du rire dans le film comique français au début des années 1910 ».
    François Amy de la Bretèque, « De Mazamette à Biscotin, le comique dans le serial français ».

    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100003900

  • "Cinématographie du politique (vol. 1)", Raisons politiques. Etudes de pensée politique, n° 38, 2010, 18 euros. Coordination : David Smadja.

    À partir d’ancrages disciplinaires divers, les contributions de ce volume proposent de relier le cinéma – comme approche spécifique du monde imputable au réalisateur, au critique ou au spectateur – et la science politique, c’est-à-dire de rapprocher la production et/ou la perception d’un agencement d’images en mouvement et la recherche des structures sous-jacentes des phénomènes politiques. Par la construction puis la perception d’un plan ou d’une séquence, d’une part, et par la formulation d’une hypothèse affinée par l’observation empirique, d’autre part, il s’agit à chaque fois de découvrir une structure cachée du vivre ensemble. Ainsi, en mettant entre parenthèses les approches qui expliquent le cinéma par la société présente ou passée et qui se désintéressent du cinéma en tant que tel, ce volume appréhende le cinéma en lui-même, comme facteur explicatif et source d’une grammaire de sens appliquée par les cinéastes et par les spectateurs qui pensent avec des images en mouvement.
    En savoir plus : http://ecoledoctorale.sciences-po.fr/publications/raisons_po_index.htm

  • "Jean Cocteau et la radio", Les Cahiers Jean Cocteau, n° 8, 2010. Dir. : Pierre-Marie Héron.

    Conçu sous la forme d’un dossier, ce Cahier dédié à la radio « de » Jean Cocteau cherche à couvrir de façon cohérente les idées et réalisations du poète dans ce domaine, mais s’adresse aussi à toutes les personnes curieuses d’en apprendre davantage sur les relations des écrivains français au média au cours du xxe siècle. Outre ses activités artistiques plus connues, Cocteau a en effet abondamment écrit pour la radio, produit des émissions (causeries, reportages, imitations), s’est livré à des interviews, des entretiens prolongés, des tables rondes. Il lui a confié de nombreux hommages saluant le talent d’artistes mêlés à sa carrière ou à sa vie. En acteur de son œuvre, il a aussi interprété sur les ondes des rôles de ses pièces, ainsi que des poèmes. Signalons pour finir que la radio lui a inspiré également des dessins (reproduits dans ce Cahier). Fournissant de très nombreux documents inédits, ce dossier rassemble des textes et propos dispersés dans lesquels le poète s’exprime sur la radio comme moyen de création et de communication et sur ce qu’il écoute (sections I à III) ; une série de quatre entretiens, dont deux avec Georges Ribemont-Dessaignes (section IV) ; des textes écrits pour la radio : hommages, entre autres à Apollinaire, Giraudoux, Dullin, Éluard, Proust, Cendrars… (section V) ; préfaces parlées et présentations d’émissions (section VI) ; causeries et déclarations, mais aussi des textes pouvant être qualifiés d’œuvres à part entière : le sketch Dîner de têtes, l’adaptation des Enfants terribles par Agathe Mella, l’impromptu Miracle en quatre morceaux et le reportage Voyage de l’Orphée II (section VII). La dernière section complète l’ensemble en proposant des réactions d’écoute glanées dans la presse et ailleurs.
    En savoir plus : http://www.editionsnonlieu.fr/Jean-Cocteau-et-la-radio

  • "La caricature et les femmes", Cahiers Daumier, n° 4, automne 2010.

    SOMMAIRE :
    Editorial, Philippe Valletoux

    Dossier : La caricature et les femmes
    Les femmes dans L’Assiette au Beurre ou les contradictions de la Belle Époque, Guillaume Doizy
    Femmes et Arts incohérents, Catherine Charpin
    Femme et enfant chez le caricaturiste berlinois Heinrich Zille, Béatrice Dumiche
    Daumier, les femmes et la République,un rendez-vous manqué, Noëlle Lenoir

    Essai
    La crise française des années Trente vue par Gassier et Sennep, Pierre Allorant

    Lecture : La crise actuelle se complique..., Sophie Pauliac
    Dessin : La vie en rose, Floh


    En savoir plus : http://www.honore-daumier.com/association/associationCahiers_galerie.php?id=48&image=1

  • "Présentations, représentations, re-présentations", Revue française de civilisation britannique, n° XV (4) / 2010. Coord. : Antoine Capet.

    La problématique du présent numéro, consacré à « Présentations - RePrésentations - Représentations », s’articule au premier chef autour de la (fausse ?) distinction introduite par Thomas De Quincey en août 1848 dans la North British Review entre ce qu’il appelait ’the literature ofknowledge’ (’thefunction ofthefirst is-to teach’, écrivait-il) et ’the literature ofpower’ (’thefunction of the second is-to move’). Il est clair que toute présentation, re-présentation ou représentation de la société britannique - quelle que soit par ailleurs la volonté didactique de son auteur - contient une dimension de médiation qui relève des deux à la fois.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100820810&fa=description

  • "Télévision et justice", Les Cahiers du Circav, n° 21, octobre 2010. Coord. : Marie-France Chambat-Houillon et Yannick Lebtahi.

    Ce numéro explore les relations entre deux institutions majeures : la justice et la télévision. Comment se construisent ces relations ? Que nous apprennent-elles de la justice, de la télévision et plus généralement de la société ? Un constat historique s’impose : à la télévision, la justice n’est pas seulement présente dans les émissions d’information. Elle a envahi le divertissement dès les années 50, et, plus récemment, les séries fictionnelles.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32245

  • Gavroche, Revue d’histoire populaire, n° 164 octobre-décembre 2010.

    La Poire Louis-Philippe : des caricatures aux graffitis, par Fabrice Erre

    Papillons de propagande : comment défendre ses idées avec des bouts de papier, par Guillaume Doizy

    Retour sur les origines révolutionnaire du parti communiste français, par François Ferrette

    Comète de Halley : la grande peur de 1910, par Jocelyn Bezecourt

    Réagir et montrer la voie : le concept du héros « Vaillant », par Remedium

    Un anarchiste argentin au bagne, Simon Radowitzky, par Pierre-Henri Zaidman


    En savoir plus : http://www.gavroche.info/

    Multimedia
  • "De l’Utopie à la révolte", Coffret DVD de 2 films de Raoul Sangla, Les Mutins de Pangée, 2010.

    "De l’utopie à la révolte" est un un coffret de deux DVD de Raoul Sangla sur une histoire de la télévision française de ses débuts jusqu’à la grève de mai 68 à l’ORTF. Il est composé de :
    "Des inventeurs de la RTF" (1h 07min) : Une histoire de l’écriture télévisuelle à la Radio Télévision Française (1950 -1965) sur laquelle Raoul Sangla enquête auprès des pionniers de la rue Cognacq-Jay.
    "Du joli Mai 68 à l’ORTF" (1h 17min) : Quarante ans après la révolte de Mai 68, Raoul Sangla retrouve d’anciens grévistes de l’ORTF qui témoignent des luttes contre la censure de l’information du service public.
    De 3 suppléments ou "Sanglades en sus" : Exercices de style. Où la caméra cesse d’être une servante fidèle (45 min), Le fil des jours au Gobe Lune (35mn), Ode à André Breton de et par Serge Pey (30mn)
    D’un livret de 16 pages avec une biographie et deux interviews de Raoul Sangla.
    En savoir plus : http://www.lesmutins.org/utopierevolte/

  • "L’héroïque cinématographe comment filmer la Grande Guerre ?", DVD documentaire, SCEREN / CNDP-CRDP. Un film de Laurent Veray et Agnès de Sacy.

    Soldats dans les tranchées, assauts meurtriers, explosions : ces images, nous les connaissons, ce sont celles des champ de bataille pendant la guerre de 1914-1918. Mais en les observant de près, on s’aperçoit que ce ne sont pas des images prises sur le vif. Comment, en effet, les cameramen auraient-ils pu occuper une position aussi privilégiée entre les deux lignes ennemies, filmant de face les assauts des troupes, tenant le no man’s land sous leur objectif sans être eux-mêmes atteints par les tirs croisés des canons ? C’est que la plupart de ces images sont des scènes reconstituées après la bataille, parfois même à la fin des hostilités, sur des terrains de manoeuvres. Les véritables combats, eux, sont le plus souvent restés invisibles. L’horreur de la guerre avait lieu loin des caméras. Pourtant, de chaque côté du front, des dizaines d’opérateurs ont filmé tout au long du conflit. Mais ils ont tourné comme ils pouvaient et ce qu’ils pouvaient, entre censure et propagande : les autorités militaires, méfiantes au début, ont très vite compris que le cinéma pouvait devenir une véritable arme de guerre.
    Puisant dans les fonds d’archives européens, ce film reconstitue le journal de guerre fictif de deux opérateurs, un Français et un Allemand, entre 1914 et 1918. Tout en filmant le conflit de part et d’autre de la ligne de front pour le compte des actualités cinématographiques de leur pays respectif, chacun consigne ses réflexions sur ce qu’il tourne. Les images “héroïques” que l’on voit sont ainsi très différentes de celles auxquelles le cinéma et la télévision nous ont habitués par la suite. Certes, il y a les scènes fameuses des foules en liesse le jour de la déclaration de guerre et des premiers départs pour le front, la fleur au fusil ; celles, véritables mises en scène dirigées par le cameraman, de la vie ordinaire d’un régiment dans les Vosges ou d’une visite de Pétain aux poilus, destinées à réconforter l’arrière ; celles également de colonnes de prisonniers filmées sous leur meilleur angle ou encore de grands blessés exhibant leurs plaies cicatrisées à la gloire de la science chirurgicale.
    Mais surtout, on assiste à la prise de conscience des opérateurs (à l’origine, côté français, de la création du Service cinématographique des armées) peu à peu hantés par un lieu inaccessible situé “au-delà des barbelés”… À travers ces carnets d’hommes d’images est ainsi posée une question devenue d’une actualité permanente : comment filmer la guerre ?
    En savoir plus : http://www.sceren.com/cyber-librairie-cndp.asp?l=l-heroique-cinematographe&prod=366119

Septembre 2010

    Livres
  • ACKLIN MUJI Dunya, GOHARD-RADENKOVIC Aline, Entre médias et médiations. Les "mises en scènes" du rapport à l’altérité, Paris, L’Harmattan, 2010, 274 p., 26,5 euros.

    Cet ouvrage interroge la construction de la relation à l’altérité à travers le prisme des médias et s’inscrit dans les problématiques de l’interculturalité. Or, les médias ne sont pas a priori "interculturels". Les auteurs adoptent une approche pluridisciplinaire avec la sémiotique, l’anthropologie de la communication, les sciences politiques, etc. La finalité est de comprendre ce que ces "mises en scène" de l’autre versus de soi, dans et par les médias, veulent dire sur les enjeux d’une société donnée à un moment donné.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31926

  • ATTALI Michael (dir.), Sports et médias, du XIXe siècle à nos jours, Paris, Atlantica, 2010, 832 p., 57 euros.

    Nul ne peut ignorer la place conséquente qu’occupent les sports à la télévision, à la radio, dans la presse écrite, sur les panneaux publicitaires ou sur internet. À toute heure et en tous lieux, le sport est largement accessible par l’intermédiaire d’une diversité de supports. L’objet de cet ouvrage est d’analyser les relations et les interactions entre les sports et les médias dans une logique dialectique en considérant à la fois les médias comme un élément structurant du sport et le sport comme un élément structurant des médias dans une perspective historique. Il s’ouvre par une série d’études sur les presses écrites (nationales, régionales, généralistes, spécialisées) précisant la place et l’intérêt accordés au sport. Une deuxième série d’analyses souligne les transformations réciproques issues de cette relation. Création d’évènements sportifs, révolutions technologiques ou modalités d’un discours particuliers sont quelques-uns des aspects développés. Ils conduisent alors à s’interroger sur les significations attribuées au sport marquées par une diversité de perceptions, des distorsions, liées à la légitimation de la pratique ou pouvant relever de la propagande. Structuré autour d’une introduction générale et composé de 60 textes sélectionnés réunissant spécialistes de l’histoire du sport et des médias, l’ouvrage constitue une référence sur un sujet intéressant le monde universitaire (chercheurs, étudiants, etc.), les milieux sportifs, les journalistes et plus généralement celles et ceux s’interrogeant sur l’omniprésence du sport dans les médias.
    En savoir plus : http://www.atlantica.fr/AccesIsbn.php?isbn=9782758801603

  • AUKRUST Kjerstin, BOUTEILLE-MEISTER Charlotte, Corps sanglants, souffrants et macabres. La représentation de la violence faite au corps en Europe, XVIe-XVIIe siècles, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2010, 382 p. 29 euros.

    L’expérience quotidienne de la violence qui marqua l’Europe au XVIe et au XVIIe siècle semble se refléter dans les corps suppliciés qui peuplent la production artistique, scientifique et religieuse de cette période. Du dédain qui crucifie l’amant malheureux, jusqu’aux massacres et aux exécutions, sans oublier les cas de cannibalisme et de dissections, mais aussi d’auto-flagellation et de désir de martyre, la souffrance s’imprime sur le corps humain pour en faire un corps sanglant, puis un cadavre exposé à la pourriture. En s’inscrivant dans les champs de la littérature et des arts visuels mais également de l’histoire, du droit, de la religion et de la médecine, cet ouvrage étudie le sens de ces représentations en interrogeant les risques éthiques qu’elles comportent et l’utilisation idéologique de l’émotion ressentie devant ces corps sanglants, souffrants et macabres.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100182560

  • AWAD Gloria, Ontologie du journalisme, Paris, L’Harmattan, 2010, 180 p., 17 euros.

    Par un retour sur l’ontologie du journalisme, cet ouvrage montre que la médiation journalistique est un phénomène originellement médiatique, une métanarration configuré par l’objet journal, inscrite dans une nouvelle économie du rapport au réel et au présent, où les interactions médiatisées répondent à une volonté de savoir.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32074

  • BELL Erin, GRAY Ann (ed.), Televising History. Mediating the Past in Postwar Europe , Houndmills, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2010, 288 p., £55.

    Televising History : Mediating the Past in Postwar Europe examines the representation of history on television in the context of the immense economic and political changes experienced in Europe in the postwar era, and particularly in the past three decades. It considers how elements of the recent and more distant past have been used and adopted by scholars and media professionals alike. The book shows how, within the broader context of cultural, economic, political and aesthetic change, pan-European developments in broadcasting, and particularly in televisual modes, forms and imperatives, have mediated the way in which the past is represented onscreen. Considering the programming of ten European nations, the contributors also represent a range of disciplines, from sociology and history to film studies and television studies, demonstrating the diversity and richness of this growing interdisciplinary field.

    Content
    Introduction : History on Television in Europe : The Past Two Decades ; E.Bell& A.Gray
    PART I : PERSPECTIVES
    ’Once Upon A Time...’ : Visual Design and Documentary Openings ; J.Corner History on Television : The Problem of Sources ; P.Sorlin& L.Cigognetti
    Combating ’A Message Without a Code’ : Writing the ’History’ Documentary ; B.Winston
    Contexts of Production : Commissioning History ; A.Gray
    Beyond The Witness : The Layering of Historical Testimonies on British Television ; E.Bell
    PART II : TELEVISED HISTORY AND NATIONAL IDENTITY
    Staging Historical Leaders on French Television : The Example of Napoleon Bonaparte ; I.Veyrat-Masson
    Landscape and Memory : British Television Documentaries about the First World War ; E.Hanna
    Mediated Collective Memory and the Political Process Towards Democracy in Spain : An Analysis of the Spanish TV Historical Documentary Series La Transición ; S.Hernandez Corchete
    PART III : TELEVISED HISTORY, MEMORY AND IDENTITY
    Television Fiction, A Domain of Memory : Retelling the Past on Dutch Television ; S.de Leeuw
    Facing the Truth, Pain, and Reconciliation ; A.Blaney
    Women and War : M.Rohringer
    History in Popular Television Drama : The Flemish Past in Wij, Heren van Zichem ; A.Dhoest
    PART IV : HISTORY PROGRAMMING : FORM, GENRE, TECHNIQUE
    ’I Feel Completely Beautiful For the First Time In My Life’ : Bodily Re-Enactment and Reality Documentary ; J.de Groot
    (Re)Constructing Biographies : German Television Docudrama and the Historical Biography ; T.Ebbrecht
    Flog It ! : Nostalgia and Lifestyle on British Daytime Television ; I.Kleinecke
    Who Do You Think You Are ? Family History and Memory on British Television ; A.Holdsworth
    Conclusion : Broader Themes and Televisualisation ; E.Bell& A.Gray


    En savoir plus : http://www.palgrave.com/products/title.aspx?pid=319447

  • BERTHIER Nancy, Fidel Castro. Arrêts sur images, Paris, Ophrys, 2010, 165 p., 17 euros.

    Honni ou adulé, Fidel Castro est l’une des figures de chef d’État du XXe siècle qui a cristallisé nombre d’enjeux propres au monde contemporain. À l’instar d’autres révolutions de l’histoire contemporaine, celle qui s’est imposée à Cuba à partir de janvier 1959 a mis à l’épreuve la réalité des « grands récits militants ». Le « grand récit militant », tel qu’il s’est incarné à Cuba, a pour pivot la figure de Fidel Castro. Son iconographie a joué un rôle fondamental dans la diffusion et la perception de la Révolution cubaine. De l’époque de la guérilla contre Batista, jusqu’à l’aube du XXIe siècle, son image s’est convertie en une véritable icône dont le sens a grandement évolué au gré des convulsions sociopolitiques qui ont marqué le monde. Cet ouvrage, unique en son genre, se propose de comprendre l’image du leader de la Révolution cubaine au cours des cinquante dernières années, à l’échelle nationale et internationale, sous la forme d’ « arrêts sur images », à travers une douzaine d’études (cinéma, télévision, photographie, internet), regroupées en quatre grands volets : la période « pré-iconique », la « cristallisation iconique », « les ambivalences de l’icône » et le « crépuscule de l’icône ».
    En savoir plus : http://www.ophrys.fr/detail.php?idOuvrage=682

  • BLANDIN Claire (dir.), Le Figaro. Histoire d’un journal, Paris, Nouveau monde éditions, 2010, 409 p., 49 euros.

    Petit journal satirique né sous la Restauration, Figaro utilise la langue du théâtre pour critiquer le pouvoir tout en échappant à la censure. C’est Hippolyte de Villemessant qui en fait, à la fin du XIXe siècle, le grand quotidien de la bourgeoisie. Sous cette identité, le titre traverse le XXe siècle, de l’assassinat de son rédacteur en chef par Mme Cailllaux aux joutes littéraires de François Mauriac et Raymond Aron, en passant par un entre-deux-guerres troublé par les ambitions de François Coty. Seul grand journal de droite subsistant après l’Occupation, Le Figaro triomphe alors sous la direction de Pierre Brisson. C’est avec la mort de ce dernier qu’il entre en crise, tout comme l’ensemble des quotidiens français dans les dernières années du XXe siècle. Le Figaro fêtera bientôt ses deux siècles d’existence : comment ce titre mythique a-t-il traversé les époques ? Quelles ont été les grandes plumes du journal ? Comment a-t-il été le seul quotidien français à survivre aux deux guerres mondiales ? C’est à ces questions, parmi d’autres, que tente de répondre ce premier ouvrage collectif sur le plus ancien journal français. Historiens, chercheurs en littérature et en sciences de l’information mêlent ici leurs approches pour nous révéler toutes les facettes de cette publication.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/

  • BLEVINS Jane, L’écrivain et son public à l’ère de la radio. D’Edgar Allan Poe à Paul Valéry, Paris, Ina Editions, 2010, 350 p., 20 euros.

    Les intellectuels ont souvent manifesté une méfiance à l’égard des médias de masse. Parmi eux, les écrivains ont longtemps considéré que la littérature risquait de se pervertir en s’abaissant au contact du grand public. A contre-courant, aux Etats-Unis, Edgar Allan Poe fut l’un des premiers, dans ses écrits, à estimer le rapport au grand public bénéfique pour la littérature, une position mal interprétée et pourtant relayée par des écrivains français comme Mallarmé et Baudelaire. Méconnaissant le débat littéraire américain, ils ont lu dans l’oeuvre de Poe un avertissement contre les dangers d’un public de masse. Lecture inversée en somme... Selon eux, l’écrivain devait créer une littérature difficile d’accès se refusant à courtiser un large public. Paul Valéry a construit sa notoriété sur cette doctrine. Paradoxe sans nul doute... Jane Blevins suggère que si des écrivains comme Valéry sont devenus célèbres malgré une littérature supposée "difficile", c’est grâce au rôle crucial joué par les critiques littéraires. Dans les années 1930-40, les critiques littéraires vont peu à peu prendre une place grandissante dans les médias. La radio s’ouvre alors à une programmation littéraire ambitieuse et plus largement, par la voix des écrivains qu’elle accueille, aux débats d’idée des plus riches qui maintiendront la popularité et l’influence des écrivains en France jusqu’après la Deuxième Guerre mondiale.
    En savoir plus : http://www.bldd.fr/Store/ProductDetail.asp?ShowNew=True&pagenumber=63&CodeEAN13=9782869381872

  • BOSMAN François, CLASTRES Patrick, DIETSCHY Paul (dir.), Images de sport. De l’archive à l’histoire, Paris, Nouveau monde éditions, 2010, 199 p., 49 euros.

    Les images de sport ont envahi nos écrans, nos journaux, nos rues, nos imaginaires. Ce phénomène n’est pas nouveau. Dès la fin du XIXe siècle, il a accompagné le développement d’une culture de masse et s’est affirmé durant l’entre-deux-guerres puis à l’ère de la télévision. Des images Panini aux clichés de la préfecture de police de Paris, c’est tout un univers de signes et de représentations que ce livre fait resurgir. Sont ainsi passés en revue des athlètes étrusques, Pierre de Coubertin en sportsman, des " poilus " transformés un temps en sportifs, les premiers rugbymen français aisément confondus avec des footballeurs, des lutteurs dépassés par le jujutsu, des athlètes figés à des fins pédagogiques, des corps saisis par la magie ambivalente de Leni Riefenstahl, des sportives de romans populaires, des joueurs de polo argentins qui détournent la tradition gaucho, des héros nationaux promus par L’Equipe, des basketteurs projetés à la une des magazines spécialisés, un cycliste portraituré par Jules Beau, des temples sportifs du XXe siècle. Cet ouvrage collectif se distingue par le fait que les images ne sont pas reproduites en guise d’illustration. De leur production à leur patrimonialisation, quinze historiens mènent l’enquête en France comme à l’étranger et se transforment en entomologistes du fait sportif. Les différents plans, gestes et tenues, les moindres détails permettent de dater ou de lever un anonymat, de redonner chair et vie à des sportifs et à des sportives. Leurs images s’animent sous nos yeux.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/

  • BRUN-LÉONARD Alicia, D’EPANNES DE BECHILLON Constance, Albert Brun : un reporter insaisissable, du Cuba Libre d’Hemingway à la capture de Klaus Barbie. 40 ans d’AFP, Paris, L’Harmattan, 2010, 12,5 euros.

    Albert Brun, journaliste et photographe français, correspondant de l’AFP en Amérique latine, principalement au Pérou et en Bolivie (1940-1984), "véritable soldat de l’information", est l’une des plumes qui a laissé une marque profonde dans la presse française et latino-américaine. Ce livre, mené comme un roman, reprend des informations et des rencontres où l’on croise le meilleur comme le pire, d’Hemingway ou de Che Guevara à Klaus Barbie.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31993

  • CARDON Dominique, GRANJON Fabien, Médiactivistes, Paris, Presses de Sciences Po, 2010, 12 euros.

    La production de l’information est depuis longtemps un enjeu de lutte. Le développement de vastes conglomérats de médias professionnels tout au long du XXe siècle n’a cessé de susciter des inquiétudes et d’encourager le développement d’un « médiactivisme » qui s’est construit en opposition, ou à côté, des médias dominants. Ce médiactivisme a dès l’origine pris deux chemins parallèles : celui d’un combat contre l’hégémonie culturelle des espaces publics traditionnels et celui de la production d’un autre type d’information sur des bases militantes, locales et communautaires. Aussi son évolution doit-elle être pensée en interaction étroite avec celles de l’espace journalistique et des transformations du répertoire d’action du mouvement social. Cet ouvrage propose une histoire des médias alternatifs depuis les années 1960. Il s’attache à mettre en évidence sa variété, des expériences de presse révolutionnaire au mediactivisme en réseau du mouvement altermondialiste, en passant par les médias communautaires, l’internet militant, le mouvement des radios libres ou encore la création d’agences de presse dans les pays du Sud.
    En savoir plus : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100994400

  • CARLIER Omar (dir.), Images du Maghreb, Images au Maghreb (XIX-XXe siècles). Une révolution du visuel ?, Paris, L’Harmattan, 2010, 334 p., 31 euros.

    Au Maghreb, à partir d’une large gamme de techniques et de vecteurs, mobilisant divers acteurs sociaux, faisant surgir et interagir image fixe et image animée, s’est effectuée la mise en place d’une esthétique nouvelle, fruit d’une importation allogène et d’une invention indigène. Le Maghreb malékite, totalement réfractaire à la reproduction picturale du vivant, a fait progressivement sien l’usage moderne des images, puis a commencé à produire des images de lui-même, en se réinventant à travers elles.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32148

  • CORROY Laurence, ROCHE Emilie, La presse en France depuis 1945, Paris, Ellipses Marketing, 2010, 144 p., 14,5 euros.

    Cet ouvrage retrace les grandes mutations qui ont traversé le secteur de la presse écrite en France depuis 1945. De l’épanouissement de la presse quotidienne, au lendemain de la guerre, à l’envolée puis la domination de la presse magazine ; de l’ère des groupes de presse à celle d’Internet, ces étapes sont appréhendées conjointement. En quelques décennies, les pratiques de lecture ont remodelé le spectre des journaux français et les pratiques professionnelles des journalistes. Les transformations des titres comme celles des journalistes, de l’économie, des conditions de production, des formats, des contenus, des techniques et du lectorat permettent de comprendre la situation de la presse aujourd’hui.
    En savoir plus : http://www.editions-ellipses.fr/fiche_detaille.asp?identite=7551

  • DAMIAN-GAILLARD Béatrice, FRISQUE Cégolène, SAITTA Eugénie (dir.), Le journalisme au féminin. Assignations, inventions, stratégies, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 284 p., 20 euros.

    En France, la profession de journaliste, massivement masculine jusqu’aux années 1960-1970, s’est progressivement féminisée. Cet ouvrage questionne les modalités et les enjeux de ce processus de féminisation en Europe et interroge les rapports de genre qui se jouent dans le fonctionnement des rédactions et le traitement de l’information. S’appuyant sur des terrains d’enquête variés, il dégage les diverses logiques à l’œuvre et interroge l’existence et les contours éventuels d’un journalisme « au féminin »
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2412

  • ESQUENAZI Jean-Pierre, Les séries télévisées. L’avenir du cinéma ?, Paris, Armand Colin, 2010, 224 p., 18 euros.

    Phénomène de société autant que médiatique, les séries ont littéralement explosé sur nos écrans depuis une dizaine d’années. De secondaires, elles sont devenues bien souvent le principal « programme d’appel » de la télévision. Suivies avec passion par toutes les classes et tous les âges de la population, les séries télévisées font désormais partie intégrante de nos sociétés. Cet ouvrage, premier en son genre, cherche à comprendre ce phénomène culturel et artistique exceptionnel en en présentant les racines économiques et culturelles mais aussi en révélant les mutations qu’il a entraînées dans le système de production et les modes d’écriture. À travers de très nombreux exemples, de Star Trek à Six Feet Under, de Mission : Impossible à Sex in the City…, sont ici analysées et commentées ces nouvelles formes narratives et esthétiques qui mettent en scène des mondes complexes et s’attachent à révéler des personnalités en prise directe avec notre temps.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/319235/les-series-televisees.php

  • FROBERT Ludovic (dir.), L’Écho de la fabrique. Naissance de la presse ouvrière à Lyon, 1831-1834, Paris, ENS Editions, 2010, 368 p., 27 euros.

    C’est à Lyon, entre octobre 1831 et mai 1834, que parut le premier journal ouvrier pérenne publié en France. Là, aux temps des insurrections, les canuts créèrent leur propre organe, un hebdomadaire de huit pages sur deux colonnes, L’Écho de la fabrique. Durant une cinquantaine de mois, les chefs d’ateliers et ouvriers en soie allaient s’entendre, s’informer, débattre, prendre voix dans leur journal, semaines après semaines, pour tenter d’adapter le régime complexe de la fabrique lyonnaise à l’évolution industrielle en cours, de manière à préserver leur autonomie et leur liberté. Pour cela, Antoine Vidal, Joachim Falconnet, Marius Chastaing, Joseph Bouvery, Jacques Rivière Cadet, Michel-Marie Derrion, César Bernard, mais aussi une multitude de correspondants locaux ont débattu dans les pages de L’Écho de « l’association industrielle » et de « l’enseignement mutuel » ; ils ont tenu la chronique des séances du conseil des prud’hommes, se sont informés des nouvelles panacées saint-simoniennes, républicaines ou fouriéristes ; ils ont développé leurs réflexions sur l’économie sociale, présenté leurs poèmes, chansons et charades, ou encore multiplié les conseils pratiques, dans le domaine de l’hygiène aussi bien que dans celui de la « jurisprudence usuelle ». Proposant des « lectures prolétaires », ils ont croisé le fer avec les journaux rivaux, notamment le Courrier de Lyon, organe de la préfecture. Le présent ouvrage est issu de journées d’études organisées à Lyon en septembre 2007 et consacrées à la naissance de cette petite presse ouvrière des années 1831-1834. Ces journées réunirent historiens, sociologues, littéraires, linguistes, politistes, philosophes et économistes, tous s’étant proposés de traverser le corpus de L’Écho de la fabrique selon leurs propres curiosités et interrogations. Les perspectives disciplinaires mises en oeuvre révèlent la richesse de ce journal ouvrier, apportent des éclairages stimulants tout en suscitant de nouvelles réflexions.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100498600

  • GALIC Robert, La Révolution russe et la guerre mondiale. Nouvelles de Russie (janvier 1917 - mars 1918). Décryptage à partir du journal L’Illustration, Paris, L’Harmattan, 2010, 242 p., 24 euros.

    Deux ans et demi après le début de la Première Guerre mondiale, les armées tsaristes résistaient difficilement, mais la Russie demeurait fidèle à ses engagements et l’Allemagne consacrait une grande partie de ses forces à la combattre. En mars 1918 la "nouvelle" Russie se retire du conflit. Entre temps avait éclaté la Révolution russe. Comment les journalistes et dessinateurs de L’Illustration ont-ils rapporté ces événements aux lecteurs de France, alliée de la Russie ? Quelles furent leurs préoccupations, leurs craintes ?
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31951

  • GOETSCHEL Pascale, JOST François, TSIKOUNAS Myriam , Lire, voir, entendre. La réception des objets médiatiques, Paris, Publications de la Sorbonne, 2010, 400 p., 35 euros.

    Depuis le texte fondateur de Hans Robert Jauss, Pour une esthétique de la réception, paru en 1967 et traduit en français en 1978, l’analyse de la réception des oeuvres et plus encore de « l’horizon d’attente » qui les détermine s’est imposée chez les spécialistes de l’histoire littéraire avant de s’étendre aux autres disciplines. Dans cette perspective, philosophes, sociologues, historiens, spécialistes de littérature, de communication mais aussi acteurs de la réception et de la création s’interrogent au fil de l’ouvrage sur la réception des « objets médiatiques », c’est-à-dire l’ensemble des productions culturelles et/ou artistiques aux XIXe et XXe siècles, période qui se caractérise par l’essor des cultures médiatiques. L’histoire proposée ici est donc celle des écrits, des images ou des sons mis en forme par les médias les plus divers : roman et presse, spectacle vivant, cinéma et télévision, internet. Organisé en trois grands moments : « Les discours de la réception », « Usages et appropriations » et « La spirale production/réception », ce livre présente un grand nombre d’études de cas - du compte rendu académique des livres d’histoire aux réseaux de lectrices de littérature sentimentale, de la réception des paysages peints par Otto Dix aux interprétations journalistiques de la téléréalité - tout en offrant un bilan historiographique et des approches théoriques renouvelées.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100635710

  • GOLMAKANI Jamshid, L’Image de l’Iran à la télévision française, Paris, L’Harmattan, 2010, 282 p., 25 euros.

    La manière dont la télévision française représente l’Iran, à travers ses grands reportages, ses magazines et ses documentaires est ici analysée. La recherche de l’auteur est nourrie de sa propre expérience de journaliste en Iran et de ses réalisations-productions documentaires en France. Jamshid Golmakani s’intéresse à débusquer un préjugé français : les films analysés démontrent que le regard porté sur l’Iran, en France, est teinté de son passé de puissance colonisatrice qui va au détriment de la relation citoyenne.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31959

  • GOULET Vincent, Médias et classes populaires. Les usages ordinaires des informations, Paris, Ina Editions, 2010, 20 euros.

    Finalement, à quoi servent les informations ? Qu’est-ce qui nous pousse, chaque matin, à allumer la radio ou la télévision pour savoir “ ce qui s’est passé ” durant la nuit ? Pour répondre à ces questions, l’auteur a mené une enquête auprès des “ gens ordinaires ” d’un grand ensemble HLM de la banlieue bordelaise. A travers des observations et des entretiens, il dresse le portrait des rapports intimes que les gens des milieux populaires tissent avec les informations. Les actualités ne servent pas seulement à forger son opinion de citoyen ou à justifier ses prises de position politique, loin s’en faut. Il s’agit aussi de gérer son angoisse devant les aléas d’une existence précaire, de trouver sa place dans la hiérarchie sociale et de rendre supportable sa condition de dominé, gérer sa vie conjugale et amicale, transmettre des valeurs et des visions du monde à ses enfants. Prendre au sérieux l’intérêt manifesté pour les faits divers, le sport, les pages people mais aussi pour certains problèmes économiques et sociaux, permet de mieux saisir toutes les fonctions sociales des actualités. A travers les commentaires qui en sont faits dans les espaces publics ou dans la sphère privée, il apparaît que les rapports de classes s’expriment de façon aiguë, avec une attention toute particulière aux questions de justice et d’équité. Contribution à la connaissance des classes populaires contemporaines et à leurs formes spécifiques de compétence politique, ce livre suggère la diversité des usages que chacun peut faire, quel que soit son milieu social, de ces biens culturels particuliers que sont les informations.

  • HÉRON Pierre-Marie (dir.), Écrivains au micro. Les entretiens-feuilletons à la radio française dans les années cinquante, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 254 p., 15 euros.

    À l’automne 1949, les entretiens de Gide avec Jean Amrouche inaugurent un genre nouveau. Malgré un accueil en demi-teinte, les entretiens radiophoniques vont vite prendre leur place sur la radio d’État. Centré sur la première décennie du genre, Écrivains au micro passe en revue une douzaine de séries dans l’ordre de leur diffusion. Chacune fait l’objet d’un chapitre séparé, confié à un spécialiste de l’écrivain interrogé : Colette, Cendrars, Léautaud, Cocteau, Ghelderode, Duhamel, Breton, Montherlant, Paulhan, Paul Fort, André Chamson. Deux chapitres généraux décrivent la poétique de l’entretien-feuilleton à la radio et la réception des séries de la décennie dans la presse.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2417

  • HOUDRÉ Jacky, DOIZY Guillaume, Bêtes de pouvoir. Caricatures du XVIe siècle à nos jours, Paris, Nouveau monde éditions, 2010, 39 euros.

    Depuis ses origines antiques, l’image satirique interroge le règne animal. De l’Egypte pharaonique à la Rome paléochrétienne, la parodie animalière singe l’humanité pour souligner ses contradictions ou vise plus rarement à flétrir un adversaire. Quand nait la caricature politique avec la Réforme de Luther, le pape subit diverses et violentes animalisations dégradantes dans une guerre d’images propagandistes sans précédent dans l’histoire. L’animalisation devient alors un procédé à part entière, particulièrement prisé par les dessinateurs.
    La gravure satirique de tradition germanique, hollandaise ou anglaise (avec les dessinateurs James Gillray (1757-1815), Thomas Rowlandson (1756-1827) ou encore George Cruikshank (1792-1878), puis le dessin de presse à partir du XIXe siècle, n’ont cessé de recourir à un bestiaire d’une grande variété et d’une rare efficacité graphique. Louis XVI après Varenne subit l’affront du porc comme plus tard Napoléon III, Zola puis Guillaume II ; les volatiles nocturnes visent les jésuites, l’Eglise s’incarne dans le corbeau ; la caricature antisémite grouille d’insectes inquiétants, quand l’extrême gauche présente le capitalisme sous la forme d’un vautour, d’une pieuvre tentaculaire ou d’un porc engraissé.
    De Luther à nos jours, le monde animal passionne les dessinateurs politiques dans un art avant tout fondé sur la métaphore, sur la condensation, sur l’hybridation des idées et des formes. L’image satirique s’inspire bien sûr des expressions langagières et des fables, très nombreuses à anthropomorphiser l’éthologie animale. A partir du XIXe siècle, les progrès de l’Histoire naturelle renforcent cette fascination pour le règne animal, tandis que la folie pour les animaux de compagnie se développe, suggérant de nouveaux angles d’attaques à la caricature. Le dessinateur Grandville est l’un des premiers à renouveler le genre satirique de l’animalisation comme base d’une puissante critique sociale. Le procédé inonde la caricature du XIXe siècle et se trouve encore très largement utilisé aujourd’hui par les dessinateurs.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/

  • JULLIER Laurent, LEVERATTO Jean-Marc, Cinéphiles et cinéphilies. Une histoire de la qualité cinématographique, Paris, Armand Colin, 2010, 224 p., 22 eurso.

    Ce livre rend compte de la naissance et de l’évolution de la culture cinématographique, appréhendée comme un savoir partagé par tous les consommateurs passionnés de cinéma. Il montre comment la parole cinéphile s’est constituée sur la base de la consommation régulière du grand film, comment sa prolifération a conduit à la constitution d’une cinéphilie académique et à la patrimonialisation du grand fi lm, comment la consommation cinématographique s’est individualisée sous l’effet de la globalisation de l’échange cinématographique et du développement des nouvelles technologies internet et le DVD notamment qui permettent à chacun de construire sa propre cinéphilie. Il s’agit, au-delà d’une vision catastrophiste de la mort du cinéma ou d’une célébration naïve du marché cinématographique, d’une description de la naissance des cadres contemporains de l’expérience cinématographique, de la perception et du jugement de la qualité cinématographique.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/339858/cinephiles-et-cinephilies.php

  • KAUFMANN Jean-Claude, Sex@mour, Paris, Armand Colin, 2010, 216 p., 15 euros.

    Internet a bouleversé le paysage des rencontres amoureuses. Chacun peut maintenant inviter chacune (et chacune inviter chacun) avec une étonnante facilité. L’affaiblissement des interdits libère les désirs et nombre de rencontres se concluent rapidement au lit. « Il n’y a pas de mal à se faire du bien » philosophent les amants d’un soir. La sexualité, hier pétrie d’angoisses et de mystères, s’est banalisée au point de devenir une sorte de nouveau loisir. « Cela revient même moins cher qu’une place de cinéma », avance un radin de la Toile. Le sexe pourrait-il vraiment être un loisir comme les autres ? L’enquête de Jean-Claude Kaufmann montre que les discussions sont vives sur ce point. Comment combiner sexe et sentiment, plaisir de l’instant et engagement durable ? L’amour pose de nouvelles questions, bien difficiles à résoudre. Les femmes en particulier sont au cœur du cyclone. Incitées de tous côtés à jouir sans entraves, elles naviguent entre attirance pour les pires bad boys et condamnation des attitudes masculines. Les règles du jeu ont soudainement changé. Ce livre donne quelques clés essentielles du monde amoureux d’aujourd’hui.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/356956/sex@mour.php

  • LE BOHEC Jacques, Dictionnaire du journalisme et des médias, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 640 p., 28 euros.

    Ce dictionnaire propose plus de 8 000 définitions de termes, expressions et sigles utilisés par les journalistes de l’aire francophone. Ces définitions sont enrichies d’exemples, de citations, de renvois, de références et de traductions. Englobant les quatre grands médias, ce dictionnaire est un outil sans équivalent pour les étudiants, les stagiaires et tous ceux qui veulent se familiariser avec la culture journalistique. Outre le langage sectoriel du journalisme, il mentionne également des romans et des films qui concourrent directement à la construction symbolique des journalistes et de leur groupe social.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2429

  • LE FOULGOC Aurélien, Politique et télévision. Extension du domaine politique, Paris, Ina Editions, 2010, 20 euros.

    La politique à la télévision est trop souvent réduite aux relations entre les journalistes et les responsables politiques. Depuis une dizaine d’années, le nombre d’émissions de télévision abordant les questions politiques a considérablement augmenté. Partant de ce constat, il est urgent de comprendre ce qui se joue actuellement autour de ce phénomène complexe : le nombre d’émissions d’information stagne, contrairement à celui des magazines et des divertissements. Faut-il parler d’une décadence de la parole politique à la télévision, sous les coups de boutoir de la privatisation et de la course à l’audience ? Faut-il au contraire se réjouir de voir un grand nombre d’émissions aborder les questions politiques pour une variété de publics ? Cet ouvrage s’attache à décrire précisément le glissement des émissions d’information vers les talk shows, à l’origine d’une explosion du cadre historique de la politique télévisée. De nouvelles modalités d’expression émergent, puisque les responsables politiques s’expriment désormais dans des émissions présentées par des animateurs qui ne sont pas spécialistes des questions politiques, et dédiées à des artistes qui ne manquent pas d’y intervenir en tant que citoyens. Naviguant entre une démocratisation de la parole politique et la rencontre improbable de l’information, du divertissement et de la célébrité, cet ouvrage propose une lecture claire et raisonnée d’un phénomène qui fait polémique.
    En savoir plus : http://livre.fnac.com/a2795923/Aurelien-Le-Foulgoc-Politique-et-television

  • LEMIEUX Cyril, Un président élu par les médias ?, Paris, Presses des mines, 2010, 208 p., 19 euros.

    Que n’a-t-on dit de l’emprise qu’exerce sur les médias français l’actuel Président de la République ? Ce serait grâce à des réseaux tissés de longue date parmi les patrons de presse et à de subtils jeux d’intimidation/séduction avec les journalistes que le candidat UMP, lors de la campagne présidentielle de 2007, serait parvenu à capter à son profit le jeu médiatique et, par ce biais, à se faire élire. La sociologie peut-elle nous aider à démêler ce que ces thèses comportent de vrai ? Oui, si l’on considère la quantité impressionnante de connaissances qu’elle a accumulées, depuis une soixantaine d’années, au sujet des relations entre médias et pouvoir politique. Qu’il s’agisse des processus d’inscription de certains thèmes sur l’agenda médiatique, des effets qu’ont sur le vote la publication de sondages et les mises en scène médiatiques de l’actualité, ou encore, du rôle que l’internet joue désormais dans les débats publics, de telles connaissances peuvent permettre aux citoyens de résister aux effets d’imposition propres aux discours médiatiques aussi bien qu’aux amalgames trompeurs que véhicule la critique des médias souvent caricaturale. Ce livre applique et explique ce que les sciences sociales nous apprennent de ces questions en reprenant le contenu d’un blog invité du Monde.fr dans lequel l’auteur analysa à chaud, d’un point de vue inspiré par la sociologie, le traitement médiatique de la campagne présidentielle.
    En savoir plus : http://www.ensmp.fr/Presses/consultation.php?livreplus=148

  • LEVINE Lawrence W., Culture d’en haut, culture d’en bas. L’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis, Paris, Éditions la Découverte, 2010, 336 p, 26 euros.

    Comment la culture aux États-Unis est-elle passée d’une réalité partagée par des publics socialement diversifiés à un univers clairement séparé des pratiques de divertissement et réservé à une élite ? Pour répondre à cette question, l’historien américain Lawrence W. Levine retrace la trajectoire, au tournant des XIXe et XXe siècles, des formes d’expression qui constituent aujourd’hui la culture « savante » : théâtre - en particulier shakespearien, sur lequel il s’attarde pour montrer à quel point le spectateur ordinaire s’était approprié le répertoire et se manifestait durant les spectacles... -, opéra, musique symphonique, musées. Levine enquête à la fois sur le langage employé pour évoquer et classer les biens culturels, sur les institutions mises en place par les élites urbaines pour imposer leurs normes et sur les pratiques des spectateurs et leurs résistances. Par un processus de « sacralisation » et de « bifurcation », la riche « culture publique partagée » qui caractérisait les États-Unis jusqu’au milieu du XIXe siècle se serait fracturée en cultures séparées et hiérarchisées. L’auteur analyse ainsi les rapports de pouvoir à l’œuvre dans la définition, l’organisation et la réception de la culture. Il montre comment la notion même de culture s’est trouvée étroitement associée aux notions d’ordre et de hiérarchie, et comment les publics ont été « disciplinés ». Devenu une référence outre-Atlantique, Culture d’en haut, culture d’en bas a renouvelé la compréhension de la réception des œuvres, de la « légitimité culturelle », des politiques culturelles et de la place des publics dans les institutions.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707158703

  • MELLET Laurent, WELLS-LASSAGNE Shannon, Étudier l’adaptation filmique. Cinéma anglais, cinéma américain, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 190 p., 14 euros.

    À l’intention des étudiants d’anglais, ce manuel permet de prendre connaissance des bases de l’esthétique cinématographique et des termes d’analyse, ainsi que des théories de l’adaptation. Il comprend une présentation complète du lexique de l’analyse cinématographique en français et en anglais, ainsi que des études de cas (analyses globales, analyses de scènes, réadaptations) et des dissertations sur une œuvre littéraire et son adaptation au cinéma.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2427

  • MENEGALDO Gilles, PETIT Maryse (dir.), Manières de noir. La fiction policière contemporaine, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 348 p. + Cédérom, 20 euros.

    Cet ouvrage mène l’enquête sur le roman policier : à quoi sert-il aujourd’hui ? Quelle a été son évolution depuis les années 70 ? Quelle est sa place actuelle dans la littérature ? La contamination par le « noir » de la littérature générale est examinée ici, à travers les œuvres d’auteurs européens et américains contemporains, tels que Fred Vargas, Thierry Joncquet, Didier Daenincks, Ian Rankin, David Peace, Henning Mankel, les frères Vaïner, James Ellroy, Jerome Charyn, Michael Connelly, etc, mais également celles d’écrivains mainstream comme Graham Swift, Kasuo Ishiguro ou encore Patrick Modiano, eux aussi séduits par la « manière noire » qui participe à divers degrés de leur imaginaire fictionnel.
    Avec un cédérom (enregistrements d’écrivains, format mp3).
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2408

  • MORALES Julie, L’Ouragan Stan : de l’objet Médiatique à l’instrument politique, Sarrebruck, Éditions universitaires européennes, 2010, 480 p., £80.

    Le 4 octobre 2005, l’État du Chiapas (Mexique) a vécu l’un des plus grands désastres de son histoire. Aux origines de ce dernier se trouvent les conséquences de la dépression tropicale Stan mais aussi de multiples autres facteurs. Dans cet ouvrage nous nous interrogeons sur la réalité sociale, politique, économique et environnementale que la presse écrite a bâtie et véhiculée à propos de cette catastrophe dite « naturelle ». L’analyse de la représentation médiatique de cet évènement nous éclaire également sur les rouages de la relation entre le monde politique, les médias et la société civile. Nous avons choisi comme objet et instrument d’étude deux journaux de la ville de Mexico (La Jornada et Crónica de Hoy) et deux journaux de la région du Chiapas (El Heraldo de Chiapas et Cuarto Poder). La méthode d’analyse de contenu du discours de presse Morin-Chartier ainsi que notre investigation audiovisuelle sur le terrain nous ont permis à la fois de réaliser une étude quantitative et qualitative.
    En savoir plus : http://www.amazon.co.uk/LOuragan-Stan-Mdiatique-LInstrument-l%C3%A9v%C3%A9nement/dp/6131528977

  • NYAMSI Jean-Crépin Soter, Le rôle des médias dans la francophonie. Une Etude de la promotion du français et de sa réception dans le contexte du bilinguisme Camerounais, Sarrebruck, Éditions universitaires européennes, 2010, 672 p., 98 euros.

    Dans les canaux de communication au Cameroun se pose une problématique sur la prééminence des débats sur les langues officielles et le recul des langues nationales. La conséquence de cette situation est l’’altération des forces endogènes. Avec ses plus de 260 unités de langue, le Cameroun présente l’’image d’’une tour de Babel. A ce chiffre, il faut ajouter le français et l’’anglais, langues des deux anciennes puissances mandataires. Pour comprendre cette situation, la première partie analysera les composantes d’’un projet qui passe par la mise en place d’’une "communauté organique" dont l’’originalité tient au fait qu’’elle se trouve fondée initialement sur l’’usage préalable de la langue française. Dans la deuxième partie, on déterminera la nature des liens qui paraissent entre la problématique sur la cohabitation des langues nationales (dialectes) et le français au Cameroun. La troisième partie s’’assigne quant à elle pour tâche d’’analyser la réception du français au Cameroun en développant les différentes fonctions qu’’occupe cette langue.
    En savoir plus : https://www.morebooks.de/store/fr/book/le-role-des-medias-dans-la-francophonie/isbn/978-613-1-52591-9

  • POIRRIER Philippe (dir.), Politiques et pratiques de la culture, Paris, La Documentation française, 2010, 304 p., 23 euros.

    Une fois franchi, en 2009, le cap symbolique du cinquantenaire, une phase de réformes profondes s’est ouverte pour le ministère de la Culture, que la stricte application des principes de la LOLF et de la RGPP a résolument placé au premier rang de la réforme de l’État. Dans un contexte de transformations accélérées du champ culturel, cette mutation administrative soulève l’interrogation récurrente sur le rôle des politiques publiques de la culture. Au-delà d’une perspective purement institutionnelle, l’étude des politiques et des pratiques de la culture, qui mobilise l’histoire, la sociologie et l’économie, nourrit le débat sur les spécificités du " modèle culturel français ". Chaque volume de la collection des " Notices " fait appel aux meilleurs spécialistes pour offrir un tour complet et documenté d’un grand domaine de l’action publique.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110081452/

  • Rappel : COLLINS Ross F., PALMEGIANO E.M. (ed.), The Rise of Western Journalism, 1815-1914. Essays on the Press in Australia, Canada, France, Germany, Great Britain and the United States, Jefferson, McFarland & Company, 2007, 220 p., $35.

    This compilation of essays examines the rise of Western journalism in the 19th and early 20th centuries. Offering a cross-cultural record of the Western print media’s growth, it devotes individual chapters to each of six countries : Great Britain, France, the United States, Canada, Australia and Germany. Each chapter focuses on the principal trends and chief personnel essential to journalistic development in that country, and incorporates analysis of how that country’s journalists influenced, or were influenced by, journalists from outside its borders. A comprehensive bibliography is included for each chapter.
    En savoir plus : http://www.mcfarlandpub.com/book-2.php?id=978-0-7864-3143-4

  • RASSE Paul (dir.), La mondialisation de la communication, Paris, CNRS Editions, 2010, 168 p., 8 euros.

    Comment comprendre la mondialisation de la communication ? Le projet de cet Essentiel est d’en souligner les étapes les plus significatives et d’esquisser une analyse des bouleversements techniques, culturels et sociaux qui en résultent. Les textes présentés ici ouvrent une réflexion sur la différence entre la révolution technique de la communication et les enjeux sociaux, politiques. Il ne suffit pas que des millions d’informations et d’images circulent pour les hommes se comprennent mieux. La vitesse de l’information rappelle par ailleurs l’importance et la lenteur de la communication humaine et sociale.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article825

  • REID Martine, Des femmes en littérature, Paris, Belin, 2010, 336 p., 23 euros.

    Si nul ne conteste plus la présence des femmes en littérature, leur place dans l’histoire littéraire et leur réception par la critique n’ont guère fait l’objet d’études synthétiques. Peu d’ouvrages, également, qui aient tenté une approche globale de leur production romanesque. Ce livre souhaite combler ces lacunes. Après un bref rappel de l’état de la critique depuis Simone de Beauvoir, la première partie étudie la réception des femmes auteurs, de la Révolution à aujourd’hui, à partir de quelques ouvrages parmi les plus significatifs. La deuxième partie évoque les conditions d’accès des femmes à la littérature et le lien traditionnellement établi entre femmes et romans avant d’analyser les représentations d’hommes et de femmes dans quelques romans des XVIIIe et XIXe siècles. Des femmes en littérature entend ainsi poser les jalons d’une véritable histoire des femmes auteurs.
    En savoir plus : http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-des-femmes-en-litterature-15770.php

  • RICAUD Pascal, L’autre Europe des Médias. Médias, territoires et identités dans les espaces transfrontaliers : avec les exemples basque et catalan, Sarrebruck, Éditions universitaires européennes, 2010, 672 p., 98 euros.

    Cette recherche montre que les médias locaux, régionaux ou décentralisés ont un rôle important à jouer dans la recomposition ou la production des territoires et, plus particulièrement, des identités territoriales. Ce ne sont pas seulement des indicateurs puissants de l’’évolution des rapports de force, des interdépendances entre les Etats-nations, les régions, le local, l’’Europe ... Ils apparaissent comme des vecteurs et acteurs de ces recompositions, voire des producteurs de nouvelles représentations, à l’’image de la presse, puis des médias audiovisuels en France, quand ils participaient activement à la production et consolidation d’’un territoire et de sentiments d’’appartenance nationaux. Les espaces frontaliers et transfrontaliers (ici basque et catalan), au carrefour du local et du global, nous offrent des cadres d’’analyse exceptionnels sur la juste place et la responsabilité des médias dans l’’évolution de nos sociétés dans leurs rapports au territoire, à l’’identité ; dans leur manière de les déconstruire et les reconstruire. Ce sont aussi les enjeux et les logiques d’’acteurs qui sous-tendent ces évolutions que cet ouvrage cherche à mettre en lumière.
    En savoir plus : https://www.morebooks.de/store/fr/book/l-autre-europe-des-m%C3%A9dias/isbn/978-613-1-52266-6

  • ROWELL Jay, SAINT-GILLE Anne-Marie (dir.), La société civile organisée aux XIXe et XXe siècles  : perspectives allemandes et françaises, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2010, 374 p., 25 euros.

    La société civile est un concept qui a émergé de façon spectaculaire depuis les années 1980. Cette notion plurivoque et pluridimensionnelle a été reprise de manière intensive dans les démocraties occidentales et les organisations supranationales qui se sont appuyées sur les connotations utopiques et émancipatrices du concept pour réenchanter la démocratie. Irriguant un ensemble de champs sociaux et politiques, déployée aussi bien par les gouvernants, les organisations non gouvernementales et les observateurs et commentateurs des évolutions sociales, la thématique de la société civile s’est imposée aujourd’hui comme un «  prêt à penser  ». Ce livre propose une mise à distance critique de la notion de «  société civile organisée  » en interrogeant les pratiques et les usages qui peuvent être reliés à la société civile en Allemagne et en France du début du XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. En mobilisant des analyses empiriques diverses – allant des chambres de commerce aux mouvements altermondialistes en passant par les associations culturelles, cultuelles, économiques ou sportives – ce livre permet de déconstruire les lieux communs et de saisir l’articulation mouvante entre l’État, les groupes sociaux organisés et l’individu dans deux aires politico-culturelles différentes, observées jusque dans leur recoupement et leur éventuelle porosité.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1234

  • SEGUIN Jean-Claude, Pedro Almodóvar, filmer pour vivre, Paris, Ophrys, 2010, 129 p., 17 euros.

    Et si Pedro Almodóvar était le dernier « auteur » du 7e art ? Son oeuvre offre une telle cohérence, un univers si personnel que l’on retrouve sa patte dans le moindre de ses plans. Ce postmoderne est avant tout un remarquable cinéphile qui se nourrit d’images et qui les recompose dans des récits qui mêlent allégrement l’ancien et le moderne. Il échappe ainsi à toute classification, déroutant ses fidèles comme ses détracteurs. Pedro Almodóvar est déjà un classique, mais aussi un des grands créateurs de la culture hispanique qui s’inscrit dans la lignée de ces figures exceptionnelles que l’Espagne a produites au cours des siècles. Jean-Claude Seguin retrace ici la vie et l’oeuvre du cinéaste, et s’attache à dégager les grandes caractéristiques d’un style cinématographique complexe qui a permis de pousser le cinéma espagnol hors de ses frontières.
    En savoir plus : http://www.ophrys.fr/detail.php?idOuvrage=635

  • SUMNER David E., The Magazine Century. American Magazines Since 1900, New York, Peter Lang Pub., 2010, 242 p., 25 euros.

    The twentieth century was the magazine century in many ways. Between 1900 and 2000, the number of magazines grew from about 3,000 to 17,815 - a 593 percent increase, which exceeded population growth by 95 percent. The typical American read less than half a magazine per month in 1920, but by 2000 that figure had tripled. This book examines how and why magazines grew so rapidly. Structured chronologically by decade, it tells the stories of innovative publishers, editors, and magazines, and how and why they succeeded. Illuminating how the move from general interest to niche audiences originated early in the century - not after the rise of television - the book also shows how the growth of advertising enabled the cost of magazines to steadily decline. However, declining costs and expanding audiences brought a steady erosion in the intellectual content of magazines, illustrated by the rise in sex and celebrity titles during the 1970s and later. The book concludes with an assessment of the decade since 2000, and offers an optimistic outlook for the future of magazines.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?vID=310493&vLang=F&vHR=1&vUR=2&vUUR=1

  • SURHONE Lambert M., TIMPLEDON Miriam T., MARSEKEN Susan F., Women in Journalism and Media Professions, Saarbrücken, VDM Publishing House, 2010, 104 p., 39 euros.

    As journalism became a profession, women were restricted by custom and law from access to journalism occupations, and faced significant discrimination within the profession. Nevertheless, women operated as newspaper owners, editors, and journalists throughout the history of journalism.Beginning in the late nineteenth century, women began agitating for the right to work as professional journalists in North America and Europe ; Nellie Bly was the most famous of these turn-of-the-century reporters.
    En savoir plus : https://www.morebooks.de/store/gb/book/women-in-journalism-and-media-professions/isbn/978-613-1-07294-9

  • VUILLAUME Corinne, Sorciers et sorcières à l’écran, Paris, L’Harmattan, 2010, 278 p., 25 euros.

    Ce livre collectif se propose de revenir sur la figure des sorciers et des sorcières à l’écran. Si les études historiques et anthropologiques sur le sujet sont fécondes, la recherche en audiovisuel demeurait, jusqu’ici, plus ténue. Sorciers et sorcières n’ont pourtant jamais quitté nos écrans. Ils/elles ont investi comédies, mélodrames, films historiques, films d’horreur et d’Heroic fantasy. Beaucoup de questions sont développées ici par plusieurs spécialistes internationaux (Belgique, France, Etats-Unis, Suisse).
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32100

    Articles/Revues
  • "Guernica : de la imagen ausente al icono", Archivos de la Filmoteca, n°64-65, 2010. Coordination : Nancy Berthier.

    Guernica : de la imagen ausente al icono : presentación, Nancy Berthier
    Entre imágenes e iconos invisibles : a modo de prólogo, Laurent Gervereau

    I Guernica y su representación en los medios de comunicación. Guernica : cuestiones de representación
    La prensa francesa frente a Guernica : el tratamiento fotográfico de un acontecimiento sin imagen, Marion Guatreau
    Muerte en el cielo : Guernica y el imaginario del bombardeo aéreo en Estados Unidos (1936-1939), Sonia García López

    I Guernica y su representación en los medios de comunicación. Guernica y España : memorias contrastadas
    El bombardeo de Guernica no tuvo lugar : imágenes del bando nacional, Vicente Sánchez-Biosca, Rafael R. Tranche
    Guernica en los documentales del NO-DO, Alvaro Matud Juristo
    Queda en pie el árbol : la imagen cinematográfica del bombardeo de Guernica y el nacionalismo vasco, Santiago de Pablo Contreras

    II Derivas de la representación. Aprender Guernica en Francia
    Acontecimiento e imagen : el tratamiento del bombardeo de Guernica en los manuales de historia en Francia (1946-2006), Jesús Javier Alonso Carballés
    Guernica en los manuales escolares de español en Francia, Véronique Pugibet
    Guernica para los niños franceses, Nancy Berthier, Marie Franco

    II Derivas de la representación. Miradas sobre u cuadro
    Mas allá del objeto artístico : el Guernica de Picasso en el MoMA (1939-1981), Gloria F. Vilches
    Criptomnesia e intertextualidad plástica, Román Gubern Garriga-Nogues Guernica de Picasso. La masacre en el taller y el comportamiento político, Valérie Auclair
    La iconología del toro en Guernica, Eliseo Trenc
    Guernica y Antonio Saura : destruir el icono para no olvidar el arte, Martine Heredia

    II Derivas de la representación. A modo de epílogo
    ¿Cómo y por qué colmar la ausencia de la imagen ?, Philippe Mesnard


    En savoir plus : http://dialnet.unirioja.es/servlet/listaarticulos?tipo_busqueda=EJEMPLAR&revista_busqueda=156&clave_busqueda=247035

  • "Le cinéma critique. De l’argentique au numérique, voies et formes de l’objection visuelle", Histo.art. 2, n° 2, 2010. Edité par Nicole Brenez, Bidhan Jacobs.

    Au tournant du XXIe siècle, l’art du fi lm a connu des mutations profondes et rapides qui semblaient faire de la technologie le moteur de la créativité. Les cinéastes ont vécu une situation nouvelle et passionnante : ils pouvaient puiser à volonté dans plus d’une centaine d’années de matériel argentique, vidéographique puis numérique, et trouvaient à leur disposition un nombre croissant d’outils pour transférer, hybrider, tresser les supports d’images. Simultanément, aussi technicide que technophile, la logique industrielle fondée sur un turn-over à rotation accélérée démantelait des pans entiers de l’arsenal argentique et vidéographique. Comment les pratiques artistiques ont-elles affirmé leur autonomie par rapport aux consignes technologiques et aux commandes sociales ? Comment ont-elles articulé exigence formelle et dynamique d’émancipation ? Cet ouvrage collectif recense les voies et les formes singulières de l’objection visuelle, notion qui renvoie aux différents modes d’actualisation pratique d’une conception du fi lm comme travail critique. Issu des journées d’études « Cinéma expérimental et histoire » (2007), « Collectif Jeune Cinéma/Festival des cinémas différents. Histoire, conservation et diffusion du cinéma expérimental » (2008), « L’art au temps du numérique » (2009) et des programmations impaKt (conçues par les Trois Lumières) qui se sont déroulées au sein de l’Institut national d’histoire de l’art à l’initiative des chercheurs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (École doctorale Histoire de l’art), ce deuxième volume de la collection Histo.art associe manifestes et analyses d’artistes, d’enseignants et de doctorants. Une préface du cinéaste Peter Whitehead et une intervention en images du plasticien Ange Leccia enrichissent l’ouvrage.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100855940

  • "Les cultures des sciences en Europe", Questions de communication, N° 17, 2010. Coordination : Philippe Chavot, Anne Masseran

    Bernadette Bensaude Vincent, Splendeur et décadence de la vulgarisation scientifique
    Felt Ulrike, Vers la construction d’un public européen ? Continuités et ruptures dans le discours politique sur les cultures scientifiques et techniques
    Yves Jeanneret, L’optique du sustainable : territoires médiatisés et savoirs visibles
    Philippe Chavot, Anne Masseran, Engagement et citoyenneté scientifique : quels enjeux avec quels dispositifs ?
    Alan Irwin, Se confronter à l’engagement : discussion autour de trois perspectives critiques
    Maja Horst, Le réseau des cellules souches : une installation pour communiquer les sciences sociales

    Échanges
    Jean Tardif, La mondialisation culturelle par-delà le prisme de la diversité culturelle
    Marlène Coulomb-Gully, Féminin/masculin : question(s) pour les SIC. Réflexions théoriques et méthodologiques
    Patrick Charaudeau, Pour une interdisciplinarité « focalisée » dans les sciences humaines et sociales

    Notes de recherche
    Divina Frau-Meigs, La panique médiatique entre déviance et problème social : vers une modélisation sociocognitive du risque
    Nicolas Hubé, « La forme, c’est le fond ». La « Une » comme outil marketing de « modernisation » de la presse quotidienne
    Nicolas Pélissier, Journalisme et études culturelles : de nouveaux positionnements de la recherche française ?
    Denis Ruellan, Gustave Courbet, reporter ?


    En savoir plus : http://www.ques2com.fr/index.php?p=accueil

  • "Littérature et nouveaux mass médias", Cahiers d’études italiennes. Novecento... e dintorni, n°11/2010. Edité par Laurent Scotto d’Ardino.

    Depuis l’apparition et le développement de la télévision en Italie dans les années 60 puis celle des nouvelles technologies (ordinateur, Internet) à partir des années 80 notre rapport au monde, la perception que nous en avons, la représentation que nous nous en faisons, ont été profondément transformés. La littérature aussi, l’écriture et ses modalités, les catégories et les paradigmes mêmes du champ de la représentation, la notion de "réel" ont été bouleversés. Ce recueil d’articles entend interroger, sous de multiples aspects, les rapports qu’entretient la littérature contemporaine avec le langage et les modes de représentation des nouveaux mass-médias (en particulier la télévision et Internet) : de quelles manières ces nouveaux médias ont-ils envahi le champ de l’écriture littéraire ? Apparaissent-ils seulement comme des thématiques nouvelles dans les oeuvres littéraires ou bien ont-ils eu pour effet de restructurer en profondeur la parole littéraire et de remettre en cause le rôle cognitif de la littérature en l’obligeant à redéfinir son propre champ de représentation ? Face à ces nouveaux moyens de représentation du monde et du réel, quelle place peut encore être assignée à la littérature ? Cette dernière a-t-elle encore un rôle possible dans l’appréhension et la connaissance du monde face à l’envahissement des ces formes nouvelles de langage ?
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100706500

    Multimedia

Juin 2010

    Livres
  • BEAUTHIER Régine, MÉON Jean-Matthieu, TRUFFIN Barbara (dir.), Obscénité, pornographie et censure. Les mises en scène de la sexualité et leur (dis)qualification (XIXe-XXe siècles), Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2010, 244 p., gratuit en ligne.

    Disponible sous forme électronique sur le site de la Digithèque de l’Université libre de Bruxelles :
    http://digistore.bib.ulb.ac.be/2010/noncat000024_000_f.pdf

    L’obscénité et la pornographie renvoient non à l’essence de certaines formes de mise en scène de la sexualité mais à la qualification – morale, religieuse, juridique, littéraire… – qui en est faite par les acteurs sociaux. L’enjeu est le plus souvent de justifier leur libre circulation ou au contraire la nécessité de l’encadrement de leur production et de leur diffusion. La censure – entendue ici au sens souple de disqualification d’un contenu – est donc un des critères mêmes de définition de la pornographie et de l’obscénité.
    A partir de cas allant du XIXe siècle à nos jours, l’ouvrage met en lumière la diversité des phénomènes d’étiquetage, de leurs modalités, de leurs auteurs, de leurs logiques et de leurs conséquences. Les contributions rassemblées dévoilent les mobilisations qui conduisent au classement comme obscène d’une œuvre ou d’un acte – livre, BD, film, photo, dessin, poème, pièce de théâtre, scènes de music-hall, … – ainsi que la pluralité des enjeux – moraux, politiques, culturels, scientifiques… – qui s’attachent à ces qualifications. Il souligne la multiplicité des arguments avancés pour justifier les frontières ainsi dessinées entre le « condamnable » et le « tolérable ». Illustrant les formes très variées que peut prendre, selon les contextes et les objets, le contrôle des produits obscènes ou pornographiques, les contributions permettent aussi de saisir les effets des étiquetages et notamment leur contournement ou leur réappropriation. Ancrés dans des disciplines multiples (juridique, littéraire, historique, sociologique, philosophique, psychanalytique…), les auteurs ont privilégié une approche constructiviste, tournée vers des études empiriques et socio-historiques, attentives aux luttes des acteurs de l’espace social. Leurs contributions sont articulées autour de questions communes ou transversales : les catégories qui fondent les (dis)qualifications, à travers une approche du droit ; la centralité des enjeux culturels dans la (dis)qualification des mises en scènes de la sexualité et les conséquences de ces processus, permettant de saisir combien les formes mêmes des représentations de la sexualité sont influencées par les discours dont elles font l’objet. La dernière partie propose un déplacement du regard, en traitant de la façon dont les mises en scène de la sexualité peuvent être appropriées, c’est-à-dire requalifiées, dans des perspectives militantes, d’interrogation de l’ordre social, de contestation ou de réaffirmation des rapports de pouvoir.
    Dans la mesure du possible, et en tirant partie des possibilités offertes par une publication électronique, différentes contributions s’appuient sur des illustrations. L’ouvrage donne de la sorte un accès plus direct à une partie de ces mises en scène de la sexualité qui ont fait l’objet de critiques, de polémiques et de censures. Le lecteur pourra aussi ainsi lui-même mesurer et apprécier, et pourquoi pas rejeter ou partager, ces (dis)qualifications que cet ouvrage souhaite analyser.


    En savoir plus : http://digistore.bib.ulb.ac.be/2010/noncat000024_000_f.pdf

  • BENNET Christophe, La musique à la radio dans les années trente. La création d’un genre radiophonique, Paris, L’harmattan, 2010, 348 p. 32,5 euros.

    L’étude comparée de deux antennes parisiennes met en évidence les principaux aspects du développement musical que connaît la radio française des années trente. Cette radio musicale des années trente a aussi un "air de famille" avec la radio d’aujourd’hui. Parce qu’elle met au jour les fondamentaux que l’on trouve dans les origines de la musique à la radio, cette étude éclaire certaines des réalités d’aujourd’hui.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31655

  • BRACHET Camille, Peut-on penser à la télévision ? La culture sur un plateau, Lormont, Ina / Ed. Le Bord de l’eau, 2010, 250 p., 18 euros.

    À travers l’analyse d’une forme télévisuelle particulière, l’émission de plateau, ce livre vise à mettre en perspective l’expression d’une culture dominante. Il s’agit de se positionner au croisement des logiques médiatiques et des industries culturelles et d’observer, par le prisme d’une déconstruction de la structure du programme, les logiques promotionnelles à l’œuvre. Cet ouvrage démonte les mécanismes de construction de l’identité « culturelle » des objets télévisuels (livre, film, etc.) et les modes d’attribution de ce terme symboliquement fort, et d’une manière détournée, il questionne la place de la culture à la télévision. Cette analyse de la construction médiatique engage naturellement une réflexion sous-jacente sur l’émergence de la valeur, et la diffusion d’un certain type de culture.
    L’objectif principal de ces émissions n’est pas vraiment de réfléchir, ni de critiquer avec recul des contenus, mais il ne repose pas uniquement sur la promotion d’un produit : ces émissions se situent dans l’entre-deux. Les rôles des potentiels passeurs culturels se mêlent à ceux des vendeurs et des bonimenteurs, dans un contexte concurrentiel fort. Ce contexte influe naturellement sur la nature des produits proposés : pour faire de l’audience, il faut focaliser sa promotion sur un certain type d’objets, vendeurs, fédérateurs. Des discours circulent sur certains produits, alors que d’autres restent dans l’oubli ; la télévision sélectionne, trie, exclut aussi, selon divers critères qui s’entremêlent, pour finalement proposer un contenu qui lui est propre, qui lui convient.
    Cette circulation débridée des produits culturels dans le paysage audiovisuel provoque l’émergence d’une forme de culture issue des structures médiatiques, produite par des logiques marchandes, et façonnée par le marketing et les discours de promotion. Cette forme tant critiquée ne serait que le reflet d’un mouvement plus large touchant aux industries culturelles en général : l’étude formelle des émissions est alors replacée dans un système global, puisqu’elle s’inscrit dans une dynamique générale de fragmentation des contenus médiatiques.
    En savoir plus : http://www.editionsbdl.com/peut-on-penser-a-la-television.html

  • BRÜGGER Niels (ed.), Web History, New York, Peter Lang Publishing, 2010, 362 p., 25 euros.

    This is the first edited volume to put the emerging field of web history on the agenda of internet research. Sixteen original chapters investigate how the use of the web has developed in the realm of web culture at large, as well as how the organization of web industries and old media institutions on the web have changed. A number of fundamental theoretical and methodological questions related to doing web history are also examined. The collection aims to explore some of the possible ways of approaching the web of the past, based on the assumption that the past is not only important for historical purposes, but because it must be taken into consideration in order to fully understand the web of the present and the web of the future. The book includes a foreword by Charles Ess and contributions from Kirsten Foot, Steven Schneider, Alexander Halavais, Ken Hillis, and more.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?vID=310468&vLang=E&vHR=1&vUR=2&vUUR=1

  • CHANTRIAUX Olivier, De Gaulle et la diplomatie par l’image, Ina Editions, 2010, 218 p., 20 euros.

    Les années 1960 marquent le grand tournant de la modernisation technologique en France : l’aéronautique, le spatial, le nucléaire civil et militaire, l’informatique, et, plus modeste sur le plan industriel mais susceptible de toucher infiniment plus les foyers français, le procédé SECAM de télévision en couleurs. Les négociations liées à la diffusion du procédé français SECAM de télévision en couleurs relatées dans cet ouvrage rendent compte du caractère singulier de la position de la France sur la scène internationale des années 60 : affirmation de grande puissance, indépendance nationale, construction européenne. Pour le général de Gaulle, faire adopter le procédé SECAM - symbole du génie de la France - par l’Europe entière fut une affaire d’intérêt national. S’ensuit une mobilisation exceptionnelle de la machine diplomatique française. L’enjeu était de taille : à travers ce procédé, il s’agissait à la fois de prouver la place de la France dans la modernité et de transmettre, par le biais technique, la culture française, mais aussi de jeter les bases d’une coopération européenne ambitieuse dans les sciences et les secteurs industriels d’avenir. Dans un premier temps, la France propose à l’Allemagne fédérale de s’entendre avec elle et de garantir l’unité technologique d’une Europe conquérante qui n’eût rien à envier aux États-Unis. Les Allemands n’adhèrent pas à ce choix, et, en cette période de « coexistence pacifique », la France se tourne vers la puissance russe, s’affranchissant précocement de la logique stricte de la guerre froide.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications/de-gaulle-et-la-diplomatie-par-l’image

  • COLONNA Vincent, L’art des séries télé, ou comment surpasser les Américains, Paris, Editions Payot, 2010, 384 p., 20 euros.

    Pourquoi les séries télé les plus populaires sont-elles si souvent américaines ? La série télé est devenue un phénomène culturel majeur. Diffusées planétairement, plébiscitées par le public et les médias, certaines d’entre elles marquent leur époque. Généralement, ces séries sont américaines ; et les créateurs français peinent à rivaliser. Pourquoi ? Cet essai dévoile les secrets des grandes séries américaines. Des secrets qui se cachent de façon inattendue dans la vieille réflexion sur le récit et ses émotions qui s’est développée en Europe à partir d’Aristote avant d’être discréditée par les avant-gardes artistiques et les théories formalistes de l’art. La puissance de raconter propre aux Américains peut-elle s’expliquer par la préservation de l’héritage européen du "récit classique" ? Cet essai se propose de formuler les "règles" appliquées outre-Atlantique pour concevoir une bonne série, de lier ces règles à quelques principes anciens, puis de trouver les concepts modernes qui les étayent et les rajeunissent. Pour pouvoir, enfin, surpasser les Américains ? Connu pour ses romans (Yamaha d’Alger) et un essai remarqué (Autofiction et autres mythomanies littéraires), Vincent Colonna propose une analyse novatrice d’un véritable phénomène de société.
    En savoir plus : http://www.payot-rivages.net/livre_L-art-des-series-tele--Vincent-Colonna_ean13_9782228905282.html

  • CRAIPEAU Sylvie, GENVO Sébastien, SIMONNOT Brigitte (dir.), Les jeux vidéo au croisement du social, de l’art et de la culture, Presses universitaires de Nancy, 2010, 244 p., 20 euros.

    Parfois qualifiés de sérieux ou de pervasifs, les jeux vidéo occupent désormais massivement les marchés du divertissement. Phénomène de grande ampleur, cet objet ne peut plus être ignoré des recherches en sciences humaines et sociales. Comme les game studies anglo-saxonnes, les recherches vidéoludiques francophones ont connu un essor au tournant du nouveau millénaire. Et si les deux champs présentent des similitudes et nourrissent des échanges, les approches francophones cultivent également leurs singularités, comme en attestent les textes réunis dans ce volume. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche pluridisciplinaire qui cherche à éviter deux travers répandus dans les analyses du jeu vidéo : la stigmatisation et la fascination. Interroger la notion de jeu amène à s’intéresser à ses fonctions sociales, éducatives ou culturelles mais aussi à considérer sa dimension esthétique. Comprendre le phénomène, c’est aussi identifier ce qui fonde nos représentations du ludique à un moment et en un lieu donné, en étant attentif aux dynamiques d’évolution de ses manifestations. Les analyses proposées ici se situent donc résolument au croisement du social, de l’art et de la culture.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100755720

  • DE FARAMOND Julie, Pour un théâtre de tous les possibles. La revue Travail théâtral (1970-1979), Montpellier, L’Entretemps, 2010, 320 p. 26 euros.

    Les années soixante-dix ont constitué un tournant dans l’histoire du théâtre vivant. Or, durant cette décennie, une revue, Travail théâtral accompagne cette histoire et en consigne les principaux éléments. Ce livre s’attache à décrire la spécificité de la revue et à montrer qu’elle est le réceptacle et, dans une certaine mesure, le moteur d’un processus de bouleversement culturel. Porteuse, à son origine, de « l’esprit de Mai », elle adhère à la tradition marxiste anti-stalinienne et se fait la représentante d’un brechtisme non-orthodoxe. Elle se place du côté du « jeune théâtre » et défend sa revendication de donner au théâtre un contenu politique et d’y intéresser le « non-public ». Elle fait entendre des voix singulières : celles d’artistes, d’auteurs et d’intellectuels de son temps. Elle reconnaît et fait connaître les avant-gardes. En donnant à certaines de ces expériences (comme celles menées par le Théâtre du Soleil ou par Augusto Boal) une valeur exemplaire, Travail théâtral ne fait pas simplement écho à ces bouleversements, mais entend y participer et jouer à sa manière un rôle moteur dans la constitution d’un théâtre de l’avenir.
    En savoir plus : http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/Pour-un-theatre-de-tous-les.html

  • DENIZOT Marion (dir.), Théâtre populaire et représentations du peuple, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 224 p., 17 euros.

    Si l’histoire du théâtre populaire a d’abord été considérée à partir de son projet politique, cet ouvrage témoigne que ses dimensions artistique et esthétique méritent tout autant l’attention. Privilégiant une approche historique et pluridisciplinaire (études théâtrales, lettres, histoire et sociologie), il resitue les contributions spécifiques d’artistes comme Firmin Gémier, Romain Rolland, Maurice Pottecher, Jacques Copeau ou Jean Vilar à l’histoire du théâtre, en en montrant l’ambition réformatrice.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2386

  • GRANET-ABISSET Anne-Marie, RIGAUX Dominique (dir.), Image de soi, image de l’autre. Du portrait individuel aux représentations collectives, CNRS-MSH Alpes, 2010, 318 p., 12,96 euros.

    Interroger les images, qui séduisent, qui émeuvent, qui interpellent, qui choquent, et analyser les pratiques, les usages et les enjeux qui s’y rapportent, tel est l’objectif du présent ouvrage issu d’un colloque international organisé en 2008 par les deux laboratoires d’histoire et histoire de l’art de l’Université de Grenoble : le CRHIPA et le LARHRA. Dans ce champ thématique très vaste, deux angles d’approche principaux ont été retenus : le portrait et l’image de l’altérité. Ils sont abordés dans une perspective diachronique large, de l’Antiquité à nos jours. Les treize études de cas rassemblées permettent de confronter les méthodes et les démarches de l’historien et de l’historien de l’art. L’étude des conditions et du contexte de production sont également au coeur de la réfl exion autour des images. Avec le premier thème « Portraits, singuliers pluriels », les contributions, loin de se focaliser sur l’étude du portrait physique d’un individu en tant que tel, s’attachent à conduire une analyse articulée des représentations de l’individuel au collectif sans négliger leur perception dans l’environnement contemporain (commanditaires, effi giés, collectionneurs). En proposant divers types de confrontations identitaires sociales, culturelles et religieuses, elles soulignent la liaison dynamique entre l’image de soi et celle des autres, et permettent de démêler les interactions permanentes qui les nourrissent. Le second thème « Visages de l’altérité » interroge la manière dont est fabriquée l’image d’un territoire ou d’une catégorie sociale pour s’incarner dans des représentations visuelles, une construction affirmée, revendiquée, explicitée ou, au contraire, tellement intégrée dans la culture du moment qu’elle s’efface ou peut rester non dite. Ces images produisent un récit qui mythifie, emblématise d’une manière valorisante ou au contraire stigmatisante, moyen selon les contextes de se rassurer, de s’identifi er voire de résister aux modèles ou motifs dominants. En multipliant ainsi les thèmes, les analyses et les angles d’approche, l’ouvrage, qui offre en outre un riche matériel iconographique en couleurs, propose un large éventail de connaissances et pistes de réfl exion pour tous ceux qui s’intéressent à la question de l’image.
    En savoir plus : http://www.msh-alpes.fr/fr/image-soi-image-autre-portrait-individuel-aux-representations-collectives

  • KERBRAT-ORECCHIONI Catherine (dir.), S’adresser à autrui. Les formes nominales d’adresse en français, Éditions de l’université de Savoie, 2010, 20 euros.

    Marginales d’un point de vue syntaxique, les formes nominales d’adresse (FNA) sont à ce titre généralement négligées par les grammaires mais aussi par les linguistes, qui se sont davantage intéressés au pronom d’adresse, dans une perspective surtout sociolinguistique (problème de la répartition Tu/Vous). Ces formes jouent pourtant une rôle non négligeable dans la construction de l’interaction et de la relation interpersonnelle. Ce constat nous a incités à constituer une équipe de recherche ayant pour objectif de décrire le fonctionnement de ces formes à partir de données orales enregistrées dans diverses situations de communication : conversations familières, réunions de travail en entreprise, échanges en milieu scolaire ou parlementaire, interviews et débats politiques, émission de télé-réalité... - l’hypothèse (largement confirmée par les analyses) étant que ces unités linguistiques sont particulièrement sensibles au « genre interactionnel » dans lequel elles apparaissent. Afin de permettre une comparaison systématique les différentes études réunies dans ce volume adoptent non seulement une méthodologie commune, fondée sur l’observation de données enregistrées et soigneusement transcrites, mais aussi les mêmes grandes entrées pour analyser les différents sous-corpus : elles s’intéressent successivement à la fréquence de ces formes, à leur nature (quels types de FNA, simples ou composées, sont représentés dans les corpus) ainsi qu’à leur diverses fonctions (organisationnelles, rhétorico-pragmatiques et socio-relationnelles).
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100239140

  • LEMIEUX Cyril, La sociologie sur le vif, Paris, Presses des Mines, 2010, 326 p., 19 euros.

    Emeutes de Villiers-le-Bel, affaire Kerviel, péripéties de l’Arche de Zoé, fiasco de la France à l’Euro de football, élection de Barack Obama, crise financière : des sujets qui se bousculent à la une des journaux télévisés, la sociologie a-t-elle quelque chose à dire ? Sa vocation première n’a jamais été de s’exprimer dans l’urgence et l’immédiateté. Le temps, souvent très long, de l’enquête lui est nécessaire pour réussir à éclairer d’une intelligibilité nouvelle le monde social qui se bâtit sous nos yeux. Restent pourtant les attitudes et les tournures de pensée qu’elle nous enseigne. Restent ces connaissances, si nombreuses, qu’elle accumule patiemment depuis ses débuts. Autant de ressources pour nous aider, face à un quotidien incertain et opaque, non pas à produire dans l’instant un discours de vérité mais, plutôt, à nous distancier des analyses propres à « l’air du temps » et ainsi, peut-être, à mieux saisir des enjeux demeurés inaperçus et à éviter certaines erreurs de jugement. C’est un tel pari émancipateur que poursuit ce livre, où le lecteur retrouvera les chroniques que l’auteur donna, selon un rythme hebdomadaire, sur l’antenne de France-Culture entre août 2007 et juillet 2009. Un fait d’actualité brûlant y est à chaque fois placé sous l’éclairage d’une théorie, d’un concept ou d’un raisonnement sociologiques. Manière de revisiter notre époque et, d’un même mouvement, d’éprouver les pouvoirs de distanciation qu’offre la pratique de la sociologie.
    En savoir plus : http://www.ensmp.fr/Presses/consultation.php?livreplus=141

  • LHÉRAULT MARIE, TRON François, La Télévision pour les nuls, Editions First, 2010, 373 p., 22,90 euros.

    La télévision est tout à la fois la principale source d’information du public et son principal loisir. « Tout le monde en parle »... et tout le monde ou presque (96 % de la population) la regarde. On a l’impression de bien la connaître, elle nous accompagne partout et les gens de télévision nous semblent souvent très familiers. Mais on ne connaît en fait que la face apparente de la télévision. Elle en a bien d’autres, plus complexes. Ce livre vous propose d’entrer dans les coulisses de la télévision : pourquoi La Grande Vadrouille, diffusé déjà quatorze fois, vaut-il plus cher qu’un gros film américain ? Pourquoi le journal de 20 h est-il toujours à 20 h ? Qu’est ce qu’un « pilote » ? Pourquoi une chaîne est-elle prête à débourser plus de 600 millions d’euros par an pour diffuser des matches de football ? Pourquoi la télévision finance-t-elle le cinéma ? Qui a inventé « la télé réalité » ?..
    En savoir plus : http://www.pourlesnuls.fr/catalogue/1584-culture-generale/1589-beaux-arts/la-television-pour-les-nuls-EAN9782754009768.html

  • MARCHETTI Dominique, Quand la santé devient médiatique. Les logiques de production de l’information dans la presse, Presses Universitaires de Grenoble, 2010, 192 p., 21 euros.

    Cet ouvrage cherche à comprendre les logiques de production de l’information dans les médias « grand public » à travers l’exemple du traitement des questions de santé. En s’appuyant sur une longue enquête, l’auteur décrit comment l’information de santé est l’objet d’enjeux non seulement scientifiques mais aussi et surtout économiques, politiques et journalistiques. En effet, ce type d’information était étroitement contrôlé depuis les années 1950 par les autorités médicales et une poignée de journalistes spécialisés. Elle est aujourd’hui davantage soumise aux lois ordinaires de la production de l’information. La montée des affaires médicales et de l’information pratique atteste du poids grandissant des considérations journalistiques, politiques et plus encore économiques. Le basculement s’est opéré à partir des années 1970 et surtout 1980 au cours desquelles la santé a pris une place croissante dans les médias, notamment en raison de « nouveaux » risques sanitaires potentiels ou réels et de transformations touchant différents espaces sociaux. L’affaire du sang contaminé et des scandales liés au sida, qui font ici l’objet d’une enquête spécifique, illustrent le développement d’une information de santé plus critique à l’égard des pouvoirs médicaux et politiques. Cette étude de cas éclaire ainsi d’un jour nouveau les processus par lesquels une information relativement spécialisée et confinée à des cercles sociaux et professionnels restreints devient au fil du temps une information « grand public » et, par là-même, comment elle se transforme.
    En savoir plus : http://www.pug.fr/Titre.asp?Num=1123

  • McLAUGHLIN Greg, BAKER Stephen, The Propaganda of Peace : The Role of Media and Culture in the Northern Ireland Peace Process, Bristol, Intellect Books, 2010, 112 p., 35 euros.

    When political opponents Ian Paisley and Martin McGuiness were confirmed as First Minister and Deputy First Minister of a new Northern Ireland executive in May 2007, a chapter was closed on Northern Ireland’s troubled past. A dramatic realignment of politics had brought these irreconcilable enemies together—and the media played a significant role in persuading the public to accept this startling change. The Propaganda of Peace places their role in a wider cultural context and examines a broad range of factual and fictional representations, from journalism and public museum exhibitions to film, television drama and situation comedy. The authors propose a radically different theoretical and methodological approach to the media’s role in reporting and representing. They ask whether the ‘propaganda of peace’ actually promotes the abandonment of a politically engaged public sphere at the very moment when public debate about neo-liberalism, financial meltdown and social and economic inequality make it most necessary.
    En savoir plus : http://www.intellectbooks.co.uk/books/view-Book,id=4706/

  • SALAUN Franck, L’Autorité du discours. Recherches sur le statut des textes et la circulation des idées dans l’Europe des Lumières , Paris, Honoré Champion, 2010, 456 p., 85 euros.

    Qui parle dans les textes et de quel droit ? D’où le texte tire-t-il son degré d’autorité ? Les pensées qui se forment et se manifestent dans les textes leur confèrent-elles une dignité ? Quel degré d’autorité peut-on reconnaître aux fictions ? Ces questions se posent avec une extrême acuité au XVIIIe siècle, au moment où les discours se spécialisant, on voit la littérature émerger des Belles-Lettres. Il ne s’agit pas d’une tendance marginale, mais d’une mutation profonde. À bien des égards, le processus des Lumières réfléchit et accroit une crise des autorités traditionnelles. Partout se pose alors le problème du statut des textes et de la légitimité des auteurs. Les écrits de cette époque constituent donc un corpus privilégié pour étudier le statut des énoncés et des œuvres, en fonction de leur degré de vérité et des genres dont ils relèvent. À partir de cette masse d’informations, on peut aussi chercher à comprendre comment les textes pensent et de quelles façons les idées circulent. C’est l’objet de ce livre. Du phénomène matérialiste aux conceptions de la fiction, en passant par les expériences originales de Marivaux et de Prévost, les études réunies ici proposent à la fois une enquête sur le processus des Lumières, et une réflexion sur l’écriture des idées ou les formes-pensantes.
    En savoir plus : http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+046014053+1+2+cccdegtl1+N+1+16504816

  • VEINSTEIN Alain, Radio sauvage, Paris, Seuil, 2010, 18 euros.

    Ce livre rassemble, sous différentes formes, des récits sur la radio. Il n’est cependant ni un manuel technique, ni un essai socio-historique, ni un traité théorique et encore moins des mémoires ou un pamphlet sur ce moyen de communication. Il n’est pas davantage une fiction, comme l’était L’intervieweur, publié par l’auteur en 2002. Il veut être le récit sentimental d’une pratique à haute tension, commencée en 1978, sur France Culture, avec la création des Nuits magnétiques, poursuivie par la suite avec d’autres émissions, notamment Surpris par la nuit et Du jour au lendemain ? un entretien quotidien avec un écrivain, encore à l’antenne actuellement. Alain Veinstein retrace le périple qui l’a conduit au micro grâce à de multiples hasards et malgré ce qu’il appelle son « passé de silence ». Il dit cette sorte de « sauvagerie » qui n’a cessé de l’inspirer dans ses différents projets radiophoniques ; la passion aussi, qui lui a permis d’aller de l’avant, dans cette voie toujours plus intense, mais toujours plus étroite que traversent des élans contradictoires : la volonté de se taire et l’obligation de parler. Radio sauvage tente enfin de faire partager l’expérience singulière de l’interview, entre écoute, parole et silence, en invitant le lecteur au plus près du micro.
    En savoir plus : http://www.lexpress.fr/culture/livre/radio-sauvage_893699.html

    Articles/Revues
  • "Enseigner le journalisme. Ethique et déontologie", Médiatiques. Récit et Société, n° 46, été 2010. Coord. : B. Grevisse et J. Desterbecq.

    Table des matières
    Rencontre avec Daniel Cornu, Benoît Grevisse
    Le journalisme spécialisé comme lieu de conflits de loyauté, Jacques Lemieux
    La déontologie par l’étude de cas, Mirela Lazar
    Le journalisme de qualité face à la concentration des médias, Mihai Coman
    Éthique ou "inquiétude professionnelle" ? L’enseignement de l’éthique à l’ESJ de Lille, Patrick Pépin
    Éthique et déontologie. Analyse du contexte malgache, Marie Jeanne Razanamanana
    En savoir plus : http://www.uclouvain.be/308324.html

  • "La temporalité du récit : fiction, médias et histoire", A Contrario, n° 13 - 2010/1, 140 pages. Coord. : Françoise Revaz, Stéphanie Pahud, Raphaël Baroni.

    Ce numéro spécial accueille les actes d’un colloque organisé par le Laboratoire d’analyse du récit de presse (LARP) qui s’est tenu à l’Université de Fribourg du 9 au 10 octobre 2008. Le colloque couronnait trois années de recherches, financées par le Fonds national suisse, consacrées à l’analyse du récit dans la presse quotidienne, et notamment aux modalités d’écriture de ce que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui un « feuilleton médiatique ». Loin du fonctionnement ordinaire des récits fictionnels ou historiques, ces feuilletons prennent forme dès qu’il est question d’un événement dont le procès est inachevé (par exemple une élection, un conflit ou une compétition sportive) ou dont la compréhension apparaît incomplète (par exemple une affaire ou une catastrophe dont les causes sont inconnues). L’article de presse inscrit dès lors sa portion du récit dans une intrigue émergeante dont les contours, bien qu’encore seulement esquissés, n’en sont pas moins identifiables. La rhétorique du feuilleton relie entre eux des articles passés (déjà lus), présents (lus dans d’autres médias) et futurs (à lire au prochain numéro). C’est ainsi que nous découvrons, de journaux en journaux, jour après jour, les péripéties qui surviennent dans « l’affaire Clearstream » ou le « feuilleton judiciaire » de la Coupe de l’America, c’est ainsi qu’un dénouement finit par clore une élection historique, après que celle-ci nous a tenus en haleine par un suspense insoutenable.
    En savoir plus : http://dedi.cairn.info/NL/NewsHTM/newsletter_ACO_101.htm

  • "Mai 1968 : Tactiques politiques et esthétiques du documentaire", La Revue Documentaires, 2010, n°22/23.

    Les commémorations du 40è aniversaire de mai 1968, comme les précédentes, ont été l’occasion de mesurer où nous en sommes à l’égard du projet d’une émancipation radicale, universaliste et égalitaire. Nicolas Sarkozy, un an plutôt, avait activé l’antagonisme en réclamant que soit "liquidé" l’héritage de mai.Cela a plutôt eu pour effet d’inciter la revue à un vaste inventaire, l’amorce d’un bilan encore à venir de "l’évènement mai 68". N’y a-t-il pas déjà, dans cette antagonisation de la relation à 68 une bonne nouvelle : si les plus hautes instances étatiques du présent peuvent faire de la "liquidation de l’héritage de mai 1968" une tâche centrale de l’heure, c’est bien que cet héritage est toujours actif, toujours menaçant pour les nanti-e-s ? "Mai 68" serait-il le nom actuel du "spectre" qui, depuis si longtemps déjà , "hante l’Europe" ? Inversement, n’y a-t-il pas une fétichisation de "mai 68" qui tend à le dépolitiser et le vider de ses enjeux pour nous aujourd’hui ? La revue veut ici tenter un effort de réappropriation de cet héritage décrié, dont les ennemi-e-s même leur enseignent à quel point il compte. Quelles leçons , encore fécondes, 68 nous a-t-il léguées, spécifiquement dans le champ des cinémas documentaires ?
    En savoir plus : http://difpop.com/index.php?main_page=product_music_info&cPath=2&products_id=114229

  • "Média et pauvreté", Revue Quart Monde, N°213, 2010/1.

    La Revue Quart Monde n°213, Médias et pauvreté, est une réflexion sur la relation entre les personnes très pauvres et les journalistes. Comment informer le grand public sur la grande pauvreté sans stigmatiser ceux qui la vivent ? Comment faire pour que l’information donnée respecte à la fois les contraintes journalistiques et la dignité des personnes ? Dans une société médiatisée, pour que le combat contre la misère progresse, il est important de donner aussi la parole aux personnes exclues qui tentent de faire respecter leurs droits, en évitant de renforcer les inégalités. Les journalistes reconnaissent une grande difficulté pour traiter des sujets liés à la misère en France ou dans le monde. Dans ce dossier la réflexion est portée notamment par Philippe Merlant, journaliste à La Vie et Luc Châtel, rédacteur en chef de Témoignage Chrétien, François Phliponeau, ancien journaliste de La Provence et Pascal Percq ancien grand reporter de Nord-Eclair notamment. On y trouve aussi une analyse de la situation et de leurs attentes par des personnes en situation de pauvreté qui s’adressent directement aux journalistes.
    En savoir plus : http://www.revue-quartmonde.org/

  • "Presse en ligne", Réseaux, n° 2010 / 2-3, n° 160. Coord. : Éric Dagiral et Sylvain Parasie.

    Éric Dagiral et Sylvain Parasie, PRÉSENTATION DOSSIER : PRESSE EN LIGNE
    Éric Dagiral et Sylvain Parasie, PRESSE EN LIGNE : OÙ EN EST LA RECHERCHE ?
    Pablo Javier Boczkowski, ETHNOGRAPHIE D’UNE RÉDACTION EN LIGNE ARGENTINE. Les logiques contraires de la production de l’information chaude et froide
    Stéphane Cabrolié, LES JOURNALISTES DU PARISIEN.FR ET LE DISPOSITIF TECHNIQUE DE PRODUCTION DE L’INFORMATION
    Éric Dagiral et Sylvain Parasie, VIDÉO À LA UNE ! L’INNOVATION DANS LES FORMATS DE LA PRESSE EN LIGNE
    Alan Ouakrat et al., LES RÉGIES PUBLICITAIRES DE LA PRESSE EN LIGNE
    Franck Rebillard et Nikos Smyrnaios, LES INFOMÉDIAIRES, AU CŒUR DE LA FILIÈRE DE L’INFORMATION EN LIGNE. Les cas de google, wikio et paperblog
    Roland Canu et Caroline Datchary, JOURNALISTES ET LECTEURS-CONTRIBUTEURS SUR MEDIAPART. Des rôles négociés
    Fabien Granjon et Aurélien Le Foulgoc, LES USAGES SOCIAUX DE L’ACTUALITÉ. L’Expérience médiatique des publics internautes
    Jean-Marie Charon, DE LA PRESSE IMPRIMÉE À LA PRESSE NUMÉRIQUE. Le débat français
    En savoir plus : http://www.cairn.info/revue-reseaux-2010-2.htm

  • BORRELL Alexandre, "Novembre 1985. Le RPR promeut une nouvelle génération", Parlement(s), Revue d’histoire politique, Hors-série 5, "Gaullistes au Parlement", dir. par David Bellamy, 2009, pp. 133-140.

  • BORRELL Alexandre, "Peut-on greffer le visage d’une icone ? Abraham Obama", Parlement(s), Revue d’histoire politique, n°13, "L’homme providentiel", dir. par Jean Garrigues, 2010, pp. 117-129.

    Multimedia

Mai 2010

    Livres
  • AGNÈS Yves, EVENO Patrick, Ils ont fait la presse. L’histoire des journaux en France en 40 portraits, Vuibert, 2010, 350 p., 21 euros.

    40 figures du journalisme, 40 destins étonnants : une histoire de la presse racontée à travers le parcours de ces hommes et de ces femmes hors normes dont l’empreinte a marqué le journalisme.
    De Théophraste Renaudot à Frédéric Filloux, cet ouvrage fait revivre toute l’histoire de la presse, l’évolution des comportements et des méthodes, les bouleversements techniques, la réussite des « magnats » de la presse, avec comme toile de fond la grande Histoire.
    Il ne s’agit pas ici d’un essai historique banal ; en focalisant leur attention sur ces personnalités hors du commun, les auteurs, spécialistes reconnus, retracent de véritables aventures humaines, jonchées d’échecs et de réussites.
    En savoir plus : http://vuibert.com/livre33823.html

  • BLANDIN Claire, Le Figaro littéraire. Vie d’un hebdomadaire politique et culturel (1946-1971), Paris, Nouveau Monde éditions, 2010, 642 p., 49 euros.

    Condamné par les ordonnances de la Libération, Le Figaro littéraire reparaît en 1946, sous le titre de Littéraire, et attendra un an le retour de son nom initial. Mais l’hebdomadaire animé par Maurice Noël n’a plus rien à voir avec les pages littéraires du Figaro de l’entre-deux-guerres. Il s’agit désormais d’une publication autonome, dont les bureaux sont installés dans les salons du prestigieux hôtel particulier du Rond-Point des Champs-Élysées. Né dans les affrontements de l’épuration, Le Figaro littéraire devient, dans le contexte de la guerre froide, le lieu du refus de l’engagement de la littérature. Pourtant, du soutien à l’appel de David Rousset au procès Kravchenko, l’hebdomadaire invente sa propre forme de « contre engagement ». Impliqué dans ces grands combats idéologiques, il reste un journal culturel généraliste, souvent considéré comme l’antichambre de l’Académie. À l’image de François Mauriac, les « grandes plumes » du Figaro viennent y défendre la tradition littéraire française ; tandis que de jeunes critiques, comme Bernard Pivot et Jean Chalon, parcourent le Paris des lettres en quête de nouveaux talents. Aujourd’hui réintégré aux pages du Figaro, cet hebdomadaire littéraire demeure, dans l’histoire de la presse française, une publication légendaire. L’analyse de son contenu et des parcours individuels de ses collaborateurs met en évidence la diversité des cultures politiques de droite du second xxe siècle. Elle témoigne de la singularité de cette expérience journalistique qui, de l’après-guerre à Mai 68, du faire face aux bouleversements culturels et politiques de son temps.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100182610

  • DAKHLIA Jamil, Mythologie de la peopolisation, Le Cavalier bleu, 2010, 128 p., 9,8 euros.

    Comportements et discours people des politiques, mise sur orbite de « vedettes » au succès médiatique aussi immédiat que sans lendemain, étalage consenti ou forcé de l’intimité...Aujourd’hui, la peopolisation est à la fois omniprésente et universellement contestée. Mais au-delà de ses mythologies rose et noire, son expansion va de pair avec la démocratisation de notre société. Aussi, pourquoi ne pas voir en elle un facteur d’ouverture et de dynamisation de l’espace public plutôt qu’un énième avatar de la société du spectacle ?
    En savoir plus : http://www.lecavalierbleu.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=272

  • KOUKOUTSAKI-MONNIER Angeliki, THIÉBLEMONT-DOLLET Sylvie (dir.), Médias, dispositifs, médiations, Presses universitaires de Nancy, 2010, 208 p., 18 euros.

    Ce volume interroge l’apparition et le fonctionnement de dispositifs dans des contextes médiatiques et de médiation, notamment dans le domaine de la communication et/ou de la diversité interculturelles. Si la notion de dispositif est particulièrement pertinente pour aborder ces sujets, c’est parce qu’elle permet d’appréhender les stratégies, les pratiques et les objets liés à l’interculturalité en tant que réseaux signifiants dont les articulations sont souvent peu visibles. En effet, les contributions rassemblées dans cet ouvrage mettent en lumière le caractère structuré et structurant du dispositif, objet fluide, en construction et reconfiguration perpétuelles, résultat de stratégies de pouvoir, mais aussi générateur de cadres de signification et d’action. Il s’avère ainsi que, si la mise en place d’un dispositif cherche toujours à répondre à un besoin ou une visée stratégique, son pouvoir symbolique dépasse les intentions de ses concepteurs, puisqu’il influe directement sur la construction du savoir et l’affirmation de ce qui devrait être considéré comme « vrai ».
    Les réflexions développées par les auteurs devraient permettre à toutes celles et ceux qui s’intéressent à la communication et à la diversité interculturelles de mieux saisir les limites et les enjeux de ces notions. La mise en exergue des rôles des dispositifs médiatiques ou de médiation révèle les difficultés inhérentes à la gestion de l’interculturalité, à laquelle les sociétés contemporaines sont de plus en plus confrontées.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100031590

  • MARTIN Alban, Et toi tu télécharges ? Industries du divertissement et des médias à l’ère du numérique, Pearson, 2010, 224 p., 22 euros.

    Chanteurs révélés par MySpace ou co-produits sur MymajorCompany, photos partagées grâce à Flickr ou films créés avec des logiciels amateurs puis diffusés sur YouTube… Avec le Web 2.0 puis le « Web à la puissance 2 », l’industrie du divertissement est entrée dans une nouvelle ère : les sites participatifs et réseaux d’échanges ont totalement redistribué les cartes et modifié les rôles des différents acteurs. De simples amateurs sont désormais en mesure de lancer les futurs talents, la notion de droit d’auteur est en pleine mutation, et de nouveaux business models émergent, qui tirent avantage des possibilités offertes par les nouvelles technologies. À ceux qui dénoncent le « piratage », Alban Martin oppose ici ce marché de plus en plus mature, mélangeant gratuit et payant, qui met en place de nouvelles règles financières liées aux modèles participatifs, optimise le phénomène de longue traîne et développe des stratégies de fidélisation. Cette deuxième édition tire ses exemples de l’actualité récente : Radiohead et son album gratuit, Mediapart et son modèle 100 % en ligne rentable grâce à sa communauté, vidéos YouTube bénéficiaires, e-label qui prospèrent ou brand content publicitaire... Alban Martin explique comment l’industrie du divertissement et des médias, en intégrant pleinement le consommateur à la chaîne de valeur et à la production de contenus, peut dégager de nouveaux relais de croissance et sortir ainsi du conflit qui s’est cristallisé autour du téléchargement. Ou : comment le gratuit peut rapporter gros !
    En savoir plus : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100823680

  • MEADEL Cécile, Quantifier le public. Histoire des mesures d’audience de la radio et de la télévision, Paris, Economica, 2010, 284 p., 24 euros.

    A la différence des autres médias, la radio et la télévision n’ont pas de moyen direct de dénombrer leur public, ce public qui les choisit, et qu’elles vendent sous forme de "coût au mille", d’espaces publicitaires, d’émissions sponsorisées. Désormais les dispositifs progressivement élaborés pour mesurer les audiences sont devenus un élément indispensable pour l’économie et la programmation des médias. Dès leur naissance, à la fin des années 1940, avant même que leur publicité ne soit autorisée, et jusqu’à aujourd’hui, avec l’audimat, ces dispositifs ont suscité de multiples controverses. Les médias les utilisent tout en les craignant et leurs résultats, supposés confidentiels, font l’objet de fuites et de contestations. Le pouvoir politique s’en saisit pour y trouver une mesure de son action ; d’autres s’en méfient et ne cessent de dénoncer leur tyrannie sur les programmes. Pourtant, mis à part des textes polémiques ou de défense hagiographique, aucun travail n’avait été mené sur l’audimat et ses prédécesseurs. Cet ouvrage se propose d’en éclairer les mécanismes et de montrer comment, en fixant des règles conventionnelles mais plausibles, ces instruments ont réussi à concilier des définitions divergentes du public et sont utilisés pour orienter la programmation des stations et des chaînes sans en être pour autant les seuls maîtres.
    En savoir plus : http://www.decitre.fr/livres/Quantifier-le-public.aspx/9782717858082

  • PRIMI Alice, Femmes de progrès. Françaises et Allemandes engagées dans leur siècle, 1848-1870, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 318 p., 20 euros.

    Cet ouvrage retrace la participation d’Allemandes et de Françaises aux revendications politiques de 1848 à 1870. Auteures de romans à thèse ou d’essais, journalistes, conférencières ou pétitionnaires, elles ont investi une parole publique accaparée par les hommes. Alice Primi montre combien les écrits de ces femmes engagées éclairent la nature des projets démocratiques, socialistes et nationaux d’alors.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2347

  • SÉCAIL Claire, Le crime à l’écran. Le fait divers criminel à la télévision française (1950-2010), Paris, Nouveau monde / Ina, 2010, 592 p., 49 euros.

    Les faits divers s’imposent aujourd’hui, à chaque révélation d’un nouveau drame, comme l’un des plus puissants ressorts du débat public contemporain. Portés à la une des journaux télévisés et sujets de nombreuses fictions, ils n’ont cependant pas toujours bénéficié, en France, de cette large exposition à la télévision. La criminalité y a longtemps été marginalisée avant de devenir cet objet de fantasme aujourd’hui stigmatisé par notre société. Les représentations du crime ont ainsi connu, sur nos écrans, une évolution fulgurante qui n’avait jamais été retracée. Cet ouvrage est le premier à en proposer la synthèse, à travers une analyse des images de faits divers et de leur fabrication par les professionnels de la télévision. Des années 1950 à nos jours, l’exploration de différents genres d’émissions (Cinq colonnes à la une, Envoyé spécial, Faites entrer l’accusé…) et des grandes affaires criminelles (Gaston Dominici, Christian Ranucci, Guy Georges…) nous entraîne dans l’imaginaire télévisuel de la criminalité. Un demi-siècle d’histoire médiatique qui, au-delà du petit écran, témoigne des évolutions culturelles, sociales et politiques de notre société.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100191240

  • SCHEINFEIGEL Maxime (dir), Le cinéma, et après ?, Presses universitaires de Rennes, 2010, 234 p., 18 euros.

    Ce livre aborde trois questions à propos du cinéma et ses mutations : sa place dans la diversité actuelle des spectacles d’images ; son avenir alors qu’il n’est plus besoin d’aller s’asseoir devant un grand écran dans la pénombre d’une salle pour voir des films ; les formes de mise en spectacle d’images qui émergent aujourd’hui. Le propos se veut optimiste : si beaucoup de films aujourd’hui apparaissent comme les symptômes d’une crise identitaire du cinéma, ils n’annoncent pas pour autant son déclin, au contraire, ils sont les outils de son renouvellement et par là même de sa pérennité.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2336

  • STORTI Martine, Je suis une femme, pourquoi pas vous ? 1974-1979 : Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération..., Éditions Michel de Maule, 2010, 302 p., 20 euros.

    Le 26 août 1970 quelques femmes s’en allèrent déposer , à l’Arc de Triomphe, une gerbe "A la femme inconnue du soldat inconnu". Cette manifestation iconoclaste signait la première apparition, du moins aux yeux des medias de l’époque, d’un women’s lib français, c’est-à-dire d’un Mouvement de Libération des Femmes, c’est-à-dire du MLF. En 2010 seront donc célébrés les "40 ans du mouvement de libération des femmes". Cet "anniversaire", qui se déroule tout au long de l’année, est l’occasion de nombreuses initiatives (colloques, expositions, débats, manifestations, sites internet, livres, films...) qui portent sur la décennie soixante-dix, décennie de naissance, puis du développement du mouvement des femmes. Il se terminera par un congrès international autour des enjeux géopolitiques actuels du féminisme.
    Dans les années 70, Martine Storti était journaliste à Libération, exactement de l’automne 1974 à l’automne 1979. Quasi quotidiennement, elle a suivi le développement du mouvement, des idées, des revendications féministes, leur diffusion progressive dans la société française, les partis politiques, les syndicats, les institutions publiques et privées, les familles, les individus... Jour après jour, semaine après semaine, elle a relayé ce qui se déployait sur la scène française (et souvent aussi dans d’autres pays), les femmes devenant en effet actrices de leur propre histoire dans un mouvement qui peu à peu concernait la presque totalité du monde.
    Ces articles des années 70 écrits dans Libération ne sont pas seulement des archives. Ils racontent une histoire d’émancipation et de libération, ils disent les manifestations, les luttes, les grèves, les victoires et les défaites... Ils disent les combats pour la liberté de l’avortement, ou contre le viol et les violences faites aux femmes, ou pour l’égalité dans le travail... Ils disent les débats, les polémiques, les résistances, les injures et les ripostes... Ils disent des livres, des films, des chansons de femmes qui affirmaient aussi leurs capacités créatrices ...Ils disent des fêtes, ils disent de l’humour, dans ces slogans inoubliables du "mouvement" : "Je suis une femme, pourquoi pas vous" ou encore " Un homme sur deux est une femme"...Ils disent d’où viennent les jeunes femmes d’aujourd’hui, c’est-à-dire des folles années de leurs mères et de leurs grands-mères...Ils disent un héritage.
    En savoir plus : http://www.micheldemaule.com/Titres-Disponibles-aux-Editions-Michel-de-Maule/JE-SUIS-UNE-FEMME-POURQUOI-PAS-VOUS-_1974-1979-QUAND-JE-RACONTAIS-LE-MOUVEMENT-DES-FEMMES-DANS-LIBERATION/249.htm

  • YON Jean-Claude, Histoire culturelle de la France au XIXe siècle, Armand Colin, 2010, 320 p., 29,40 euros.

    À la croisée de domaines de recherche variés, l’histoire culturelle est en pleine expansion. S’appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l’ambition de proposer le panorama culturel d’un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l’œuvre fondatrice de la Révolution et de l’Empire. Il montre comment la France, d’abord marquée par l’Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L’éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc.
    Ce livre, qui se veut un outil pour les étudiants de licence et de master en histoire et en sciences humaines, entend également aider un public plus large à mesurer l’apport du XIXe siècle à la culture contemporaine. À la croisée de domaines de recherche variés, l’histoire culturelle est en pleine expansion. S’appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l’ambition de proposer le panorama culturel d’un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l’œuvre fondatrice de la Révolution et de l’Empire. Il montre comment la France, d’abord marquée par l’Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L’éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/publichercheurs/CPHistoireculturelle%20France19e.pdf

    Articles/Revues
  • "Actes des Colloques 2002 - 2009", Festival International de Photojournalisme - Visa pour L’image Perpignan,

    Depuis 2002, le Festival International du Photojournalisme, Visa pour l’Image - Perpignan, organise un colloque dont les intervenants sont photojournalistes, rédacteurs en chef photo, rédacteurs, chercheurs, universitaires, philosophes, sociologues ; ils viennent confronter les points de vue sur le sens et la place de l’image dans l’espace médiatique contemporain. Toutes les interventions et débats ont fait l’objet d’une publication annuelle, plus de 1 000 pages au total. Réunies aujourd’hui en un coffret, elles représentent, entre autre de par la qualité et la diversité des intervenants, une somme unique de réflexions sur les conditions de production et de diffusion de l’image de presse, mais aussi d’une manière plus générale sur sa pertinence, sur l’information, le savoir qu’elle transmet. Les approches les plus théoriques côtoient le témoignage de ceux qui quotidiennement donnent à voir ce qui se passe dans le monde.

  • "Critiquer les médias", Mouvements, N° 61, 2010/1. Coor. : Danielle Follett et al.

    Danielle Follett et al. : Critiquer les médias : traditions, théories et pratiques
    Samira Ouardi : La critique des médias à l’ère de leur industrialisation. Contours d’une problématique et traces d’une tradition
    Olivier Voirol : La Théorie critique des médias de l’École de Francfort : une relecture
    Où en est la critique des médias ? Entretien avec Henri Maler de l’association Acrimed
    Pierre Tévanian et Sylvie Tissot : La langue des médias, pourquoi la critiquer, comment la critiquer ?
    Sylvia Zappi : Militer à l’ère du tout médiatique Rencontre avec plusieurs représentant-e-s de mouvements militants
    Magali Prodhomme-Allègre : Généalogie croisée : de la critique à l’éthique du journalisme
    Barbara Fontar : De l’impossibilité de critiquer la télévision à la télévision : l’expérience d’Arrêt sur images
    Hélène Romeyer : L’Hebdo du médiateur ou la critique comme espace de débat
    Benjamin Ferron : Des médias de mouvements aux mouvements de médias Retour sur la genèse du « Réseau Intercontinental de Communication Alternative » (1996-1999)
    Yannick Estienne : Indymedia aujourd’hui : la critique en acte du journalisme et les paradoxes de l’open publishing
    Pierre-Yves Bulteau : « La radio ? Mais, c’est le diable ! »
    Sylvia Zappi : « Un caillou dans la chaussure de la presse française » Retour sur l’expérience Bondy Blog
    En savoir plus : http://www.cairn.info/revue-mouvements-2010-1.htm

  • "Culture. Mauvais genres", Manière de voir. Le Monde diplomatique, n° 111, Juin - juillet 2010. Coordonné par Mona Chollet et Evelyne Pieiller

    Qu’elles appartiennent à la contre-culture ou à la culture de masse, toutes les productions évoquées dans ce numéro ont un point commun : jugées indigentes, inconvenantes, infantilisantes, elles ne relèvent pas de la « grande culture », de la culture savante, légitime, sérieuse, et sont perçues comme populaires, sinon populacières. Or, il apparaît que souvent, dans ces zones mal famées, s’élabore une vision critique du monde, s’inventent des façons nouvelles de l’exprimer. Chanter sans se préoccuper de passer à la télévision, ou filmer pour le grand public, sans avoir à tenir compte des codes de respectabilité artistique, libère des clichés, des styles, des enjeux, des autocensures de l’art officiel. Les genres dévalorisés peuvent être des contrebandiers : de formes, qu’ils renouvellent ; de sens, qu’ils interrogent.
    En savoir plus : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/111/

  • "Faux témoins", Témoigner. Entre Histoire et Mémoire,

    Dans les sciences humaines et sociales contemporaines, les travaux sur le témoignage et les témoins se sont multipliés. Revers de la médaille, les faux témoignages et les faux témoins sont plutôt délaissés ou laissés en pâture à leurs dénonciateurs. Pourtant, on peut prendre le phénomène au sérieux. Ce dossier le met ainsi " à l’épreuve " en répondant à une série de questions : si l’on est souvent " pris à témoin ", quelles sont les configurations sociales et psychologiques faisant qu’on est " pris ", plus ou moins longtemps, par la croyance en un faux témoignage ? Quel est le rôle des industries culturelles et médiatiques dans ce phénomène ? Comment penser les relations entre faux témoignage, témoin fictif et fiction ?
    En savoir plus : http://www.editionskime.fr/fr_une.htm

  • "Propagandes en démocratie", Quaderni, N° 72, printemps 2010.

    Avant-propos : la propagande revisitée, Emmanuel Taïeb
    "Haro sur l’affichage !" Agir par écrit contre la publicité dans l’espace public parisien, Clara Lamireau
    Storytelling : une nouvelle, propagande par le récit ?, Benjamin Berut
    Les médiamorphoses du (néo)libéralisme. Propagande, idéologie dominante, pensée unique, Geoffrey Geuens
    L’interrogation sur la compétence politique en 2007 : une question de genre ?, Aurélie Olivesi
    Des usages de la vie privée dans la (dé)légitimation politique, Fabrice d’Almeida
    De l’opposition entre "propagande" et "communication politique" à la définition de la politique du discours : proposition d’une catégorie analytique, Caroline Ollivier-Yaniv
    Les territoires numériques : au-delà de l’information localisée, l’hospitalité au fil des écrans ?, Dominique Pagès
    "Tous journalistes" ! Les professionnels de l’information face à un mythe des nouvelles technologies, Michel Mathien

    Multimedia
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