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Nouveautés parutions

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Février 2011

    Livres
  • ALVES Audrey, POURCHET Maria, Les Médiations de l’écrivain. Les conditions de création de la création littéraire, Paris, L’Harmattan, 2011, 272 p., 26 euros.

    L’exercice littéraire implique différentes situations de communication. Ces opérations peuvent être avantageusement comprises à la lumière du concept de médiation. Que nous disent ces supports et processus de médiation des modalités de l’écriture ? Qu’éclairent-ils de la complexité des rapports de l’écrivain à son travail, à la réception de celui-ci, à sa propre image ? Que nous révèlent-ils du sens de l’œuvre et de l’auteur, des représentations sociales du livre, de la littérature, de l’écriture, de l’écrivain d’hier et d’aujourd’hui ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33392

  • BATARD Annick, LIPANI VAISSADE Marie-Christine, Entrée en école de journalisme. Epreuves écrites et orales. Entrainement, Paris, Vuibert, collection Admis en grandes écoles, 2011, 22,5 euros.

    Un descriptif des différentes écoles et de leurs épreuves de sélection, une présentation exhaustive du métier de journaliste, une méthodologie, des exercices d’entraînement et des annales corrigés, des informations pratiques.
    En savoir plus : http://www.cidj-librairie.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=1101ADMISGEV&type=58&code_lg=lg_fr&num=3

  • BAUDELAIRE Charles, Baudelaire journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Alain Vaillant, Paris, Flammarion, 2011, 8,90 euros.

    Le ténébreux auteur des Fleurs du Mal, le plus lu des poètes français, fut d’abord le fils de la presse. Jeune dandy, il y a fait ses premières armes ; jusqu’à la fin de sa vie, il y a publié ses écrits en tous genres ; n’étant lié à aucun journal, il a collaboré à tous, et exprimé sous les formes les plus variées ses convictions d’artiste et son farouche mépris des bien-pensants. Cette anthologie inédite lève le voile sur une part majeure et méconnue de son œuvre. On y découvrira les multiples visages de ce polygraphe de génie : le joyeux mystificateur, auteur de chansons satiriques et d’ironiques leçons sur les femmes ou l’écriture ; l’acteur passionné du débat républicain, qui au cœur de l’exaltation révolutionnaire de 1848 fonda un journal, Le Salut public ; mais aussi le premier théoricien français du rire, et l’un des plus grands critiques artistiques et littéraires du xixe siècle, aussi jubilatoire dans l’éloge que dans l’éreintage de ses contemporains. Ce recueil, qui brosse le double portrait de l’homme et de son siècle, donne enfin les versions d’origine de célèbres poèmes, celles de leur première publication dans la presse – et témoigne ainsi d’une époque où, sur une même page de journal, un sonnet côtoyait un éditorial politique ou un fait divers…
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=39179&levelCode=litterature

  • BRAUN Lucien, Philosophes et Philosophie en représentation. L’iconographie philosophique en question(s), Strasbourg, Les Presses Universitaires de Strasbourg, 2011, 608 p., 35 euros.

    Se trouve tentée dans cet ouvrage une lecture nouvelle des images qui, par milliers et des siècles durant, ont paru sur les murs et les parchemins et dans la pierre marquées à un titre quelconque du sceau de la philosophie. Réduites à elles-mêmes elles sont peu de choses, mais considérées dans leur ensemble elles renvoient comme malgré elles à plus qu’elles-mêmes et délivrent un message : que toujours, à travers ces multiples inscriptions, ce qu’on appelle philosophie a impressionné la conscience commune, l’imaginaire occidental. La permanence et l’insistance de la parution de ces images trouvent ici une interprétation nouvelle, renouvelant l’office de l’iconographie philosophique.
    En savoir plus : http://www.pu-strasbourg.com/philo/braun.htm

  • CAVENG Rémi, Un laboratoire du « salariat libéral ». Les instituts de sondage, Éditions du Croquant, 2011, 264 p., 22 euros.

    Omniprésents sur le devant de la scène politico-médiatique, les professionnels des sondages revendiquent de rendre la société transparente à elle-même par la « révélation » de l’opinion publique. Mais ils cultivent l’opacité des coulisses et protègent jalousement leurs secrets de fabrication. Parfois, à la faveur d’erreurs trop manifestes, il leur arrive d’évoquer certains aspects de leur cuisine interne (pondération, redressement, biais d’échantillonnage...). En revanche, on ne connait pas grand-chose de la production des enquêtes et encore moins de la condition de ceux qui les produisent. Ce silence ne révèlerait-il pas le peu de fierté que les sondeurs en retirent ? Il est permis de le croire au regard du principe sur lequel repose le modèle économique de cette industrie : la flexibilité et de la précarité généralisées. Employés le plus souvent sous des contrats de vacation ponctuels et de courte durée, les salariés d’exécution (enquêteurs, superviseurs, codificateurs, opérateurs de saisie...) ne connaissent aucune sécurité de l’emploi. En recherche permanente de missions et en concurrence les uns avec les autres, ils doivent entretenir des relations quasi commerciales avec les cadres chargés de la distribution du travail et accumuler, par eux-mêmes, le capital de compétences qui les rendra « employables ». Cette condition qui les place à la lisière du salariat et de l’activité indépendante tend à les convertir en petits entrepreneurs d’eux-mêmes. Ce livre s’attache à analyser la condition de ces salariés qui incarnent l’avenir du salariat si on laissait au marché du travail le soin de se réguler lui-même ; un salariat libéral où chacun deviendrait seul responsable de sa fortune ou de sa faillite et dont les conséquences sur la vie des individus pourraient s’avérer désastreuses. Au détour, il interroge la légitimité sociale des entreprises de sondages et questionne la « qualité » de leurs données au regard de ce qu’il est « offert » à ceux qui les recueillent.
    En savoir plus : http://www.atheles.org/editionsducroquant/champsocial/unlaboratoiredusalariatliberal/index.html

  • CHEYMOL Jean-Bernard, La Brièveté télévisuelle. Le cas des émissions sur les arts plastiques, Paris, L’Harmattan, 2011, 238 p., 21,5 euros.

    Le discours télévisuel bref ne serait pas vraiment digne de l’attention du chercheur, telles des émissions comme D’art d’art et Suivez l’artiste qui osent évoquer en une minute trente une œuvre d’art plastique. Or il se joue beaucoup dans ces moments fugaces, non pas malgré leur brièveté, mais grâce à elle. C’est à un changement de perspective sur le bref que cet ouvrage nous invite. La brièveté télévisuelle crée en elle-même du sens au lieu d’être un obstacle à son développement.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33360

  • DENIS Sébastien, Analyse d’une oeuvre : Tous les matins du monde (A. Corneau, 1991), Paris, Vrin, 2011, 122 p., 9,80 euros.

    Durant l’hiver 1991-1992, Tous les matins du monde d’Alain Corneau, d’après un livre de Pascal Quignard, film exigeant sur deux musiciens baroques du XVIIe siècle (Marin Marais et Sainte Colombe), attire plus de deux millions de spectateurs français dans les salles de cinéma. Ce livre tente d’expliquer les raisons de ce succès en analysant le contexte dans lequel le film a été produit, la genèse du livre qui donna naissance au scénario puis au film, ainsi que les aspects esthétiques et historico-théologiques qu’il recouvre. Il dresse le double portrait d’un écrivain féru d’art et d’histoire, et d’un réalisateur atypique dans le cinéma français. Leur collaboration donne naissance à un film développant une réflexion sur la métaphysique et sur la liberté par le biais de la lutte entre ces deux musiciens, entre histoire et légende, entre détail et allégorie. Cet ouvrage tente enfin une lecture plus sociologique du rôle du film dans la modification de la réception de la musique baroque en France et dans le monde.
    En savoir plus : http://www.vrin.fr/html/main.htm

  • FARCHY Joëlle, Et pourtant ils tournent... Économie du cinéma à l’ère numérique, Ina Editions, 2011, 150 p., 16 euros.

    Si le cinéma est un art, c’est aussi une industrie, une industrie particulière qui, comme toute « industrie culturelle », est marquée par les tensions entre l’importance de la phase de création d’un prototype et un processus industriel de fabrication et de diffusion soumis aux mêmes exigences de rentabilité industrielle que n’importe quelle autre activité. De ces tensions originelles découlent toute une série de paradoxes économiques exacerbés aujourd’hui par de vastes mutations économiques et technologiques. Le cinéma, à présent, ne se limite plus à l’exploitation classique d’un film en salle mais s’intègre comme un élément parmi d’autres d’une large économie de l’audiovisuel mondialisée et numérique. De l’amont à l’aval, les stratégies industrielles des acteurs, la consommation des (télé)spectateurs et le financement des œuvres s’en trouvent bouleversés. Ce regard d’économiste sur l’économie du cinéma à l’ère du numérique met à jour les défis que doit relever l’industrie cinématographie pour que cet art continue à nous enchanter.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/node/1599

  • GAUTIER Théophile, Gautier journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Patrick Berthier, Paris, Flammarion, 2011, 8,90 euros.

    Poète de « l’art pour l’art », dédicataire des Fleurs du Mal, Théophile Gautier est resté célèbre pour le culte qu’il vouait à la beauté. Mais on ignore souvent que c’est dans la presse qu’il a mené, jour après jour, sa réflexion sur les lettres et les arts. De ses premiers pas au Mercure de France, à l’âge de vingt ans, jusqu’à sa mort en 1872, il a fait paraître près de 3 000 articles ; feuilletoniste dans différents quotidiens, responsable de la rubrique littéraire de La Presse, rédacteur en chef de la revue L’Artiste, il fut l’un des critiques les plus talentueux de son temps. Ses articles, dont ce volume propose une sélection, offrent une vue imprenable sur la production artistique française du xixe siècle. Car Gautier fut de toutes les représentations théâtrales, de tous les concerts, de tous les spectacles de danse, de tous les Salons de peinture. Qu’il chronique les dernières prestations des cantatrices à la mode ou retrace le parcours de personnalités récemment disparues – Rachel, Vigny, Rossini –, qu’il raille la légèreté d’un vaudeville ou se réjouisse d’un numéro de saltimbanques, qu’il évoque son goût pour Ingres et Delacroix ou sa réticence face aux toiles de Courbet, qu’il rende compte d’un roman de Balzac ou d’une traduction de Dante, c’est toujours avec panache, passion et humour. Et, sous sa plume virtuose, c’est toute une époque d’effervescence artistique et littéraire qui revit, pour notre plus grand plaisir.
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=39180&levelCode=litterature

  • HAILON Fred, Idéologie par voix/e de presse, Paris, L’Harmattan, 2011,

    21 avril 2002, pour la première fois de l’histoire des institutions républicaines françaises, un candidat d’extrême droite arrive au second tour d’une élection présidentielle. La campagne électorale a pour thème l’insécurité, un thème défendu à l’origine par le Front national. Près de cinq millions de Français ont voté pour Jean-Marie Le Pen. Le discours de la presse a été le théâtre d’une circulation des représentations du Front national (FN) au moment de la campagne de 2002. Cette circulation a fait exister les idées du parti de l’extrême droite française leur donnant une réalité déterminante. Le champ politique à travers lequel l’opinion publique se détermine s’est trouvé saturé de représentations extrémistes. Ce champ s’en est trouvé idéologiquement conditionné. Dans le discours du FN, l’insécurité est le plus souvent liée à l’immigré qui en est donné comme la cause. Cet ouvrage met à l’épreuve l’hypothèse d’une présence de l’idéologie du Front national. Il s’appuie sur une théorisation métalinguistique pour y déceler la présence de l’autre idéologique (FN) dans le discours de la presse. Il interroge la socialisation des représentations discursives et renseigne la construction idéologique des discours sociaux.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33460

  • LAFORET Anne, Le Net Art au musée, Questions théoriques, 2011, 184 p., 15 euros.

    Le net art − la création artistique par et pour Internet − rejoint depuis quelques années les collections des musées, posant de nouvelles et complexes questions de conservation et d’exposition. D’une part, les matériaux numériques de ces oeuvres sont fragiles ; d’autre part, le déploiement complet de leur dispositif suppose qu’elles soient en ligne et activées par leurs visiteurs. Il faut donc tenir compte à la fois de la matérialité particulière des oeuvres et de la façon dont la conservation dialogue avec les autres fonctions du musée. Anne Laforet présente et interroge les différentes stratégies de conservation expérimentées par les musées, les archives, les artistes, etc. : documentation, émulation, migration, partition, ré-interprétation, auto-archivage, archivage automatique... et en tire la proposition d’une conservation hybride, celle du « musée archéologique ».
    En savoir plus : http://www.questions-theoriques.com/produit/5/9782917131046/Le%20Net%20Art%20au%20musee

  • LIPANI VAISSADE Marie-Christine, Entrée en école de journalisme. Epreuves orales, Paris, Vuibert, collection Admis en grandes écoles, 2011, 14 euros.

    Une présentation exhaustive du métier de journalisme, une méthodologie, des exercices d’entraînement, des informations pratiques.
    En savoir plus : http://www.cidj-librairie.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=1102ADMISGEV&type=58&code_lg=lg_fr&num=0

  • MEYER Véronique, PUJALTE-FRAYSSE Marie-Luce (dir.), Voyage d’artistes. En Italie du Nord, XVIe-XIXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2011, 274 p., 22 euros.

    Cet ouvrage sur les voyages des artistes et des amateurs en Italie du Nord interroge les raisons de l’attrait de ces périples sur les peintres, architectes et collectionneurs venus de toute l’Europe. Quel était le but de leur voyage, comment furent-ils reçus, quelles relations parvinrent-ils à nouer sur place, quel est le poids des stéréotypes dans leurs jugements ? Un regard croisé met en évidence le désir de découverte, l’attraction des ateliers de grands maîtres, les enjeux du voyage dans la quête d’une formation, dans la modélisation du goût et parfois dans la recherche d’un emploi, d’une commande, ou d’une reconnaissance artistique.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2563

  • MOINDROT Isabelle (dir.), Victorien Sardou. Le théâtre et les arts, Presses universitaires de Rennes, 2011, 422 p., 20 euros.

    Victorien Sardou (1831-1908) fut l’un des plus grands dramaturges français, par l’importance, la diversité et le rayonnement international de ses œuvres (Tosca, Madame Sans-Gêne). Personnalité hors du commun, spectaculaire, tout à la fois auteur dramatique, metteur en scène et figure médiatique usant avec talent des images et de l’émotivité de ses contemporains, cet adepte du spiritisme fut aussi un collectionneur et un ardent polémiste. Comment s’étonner dès lors qu’il soit devenu un personnage, une créature en grande partie imaginaire ? Ce livre, conçu à l’occasion du centenaire de sa disparition, prétend redessiner les contours d’un royaume spectaculaire évanoui.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2564

  • MOLLIER Jean-Yves, TRUNEL Lucile (dir.), Du « poche » aux collections de poche, Liège, Editions du Céfal, 2010, 129 p., 20 euros.

    La Bibliothèque nationale de France a choisi, parmi diverses actions de promotion de l’écrit, de faire connaître les conditions de la création, de la production et de la diffusion des livres par un cycle spécifique de journées d’étude ouvert à tous les publics. Ce cycle de manifestations, les Ateliers du livre, a été créé en 2002 à l’initiative de Lucile Trunel, conservatrice en chef des bibliothèques, comme un lieu de rencontre à la croisée des savoirs et des métiers. Le livre n’y est pas étudié comme un simple support de l’écrit mais comme un objet complexe qui excède la pratique de l’auteur, prend forme entre les mains de l’éditeur et influence les pratiques culturelles et sociales du lecteur. Cet espace de débat sur le livre, sur les succès et les difficultés du monde de l’édition, fait intervenir des acteurs de la chaîne du livre et des historiens de l’édition, du livre et de la lecture. Le croisement de l’approche historique, de l’analyse des problématiques contemporaines du livre et de l’expérience des professionnels de l’édition permet de saisir les phénomènes complexes propres à l’édition.
    Le choix du thème pour le premier atelier s’est tout naturellement porté sur un concept qui croise la forme et le fond, les contraintes de la production éditoriale et la nécessité de fidéliser un public : la collection. Issue d’une tradition historiographique qui nous mène de la célèbre "Bibliothèque bleue" à l’emblématique "Livre de poche", la collection éditoriale est née véritablement en tant que genre éditorial au XIXe siècle, en France comme partout ailleurs en Europe. Elle a alors contribué à structurer la forme de nos livres, de nos bibliothèques et de nos pratiques culturelles. Aujourd’hui c’est un signe de reconnaissance fort qu’envoie le livre à destination de l’initié comme du néophyte.
    Dans la lignée de cette première journée qui a défriché la notion de collection, il était tout naturel qu’un Atelier du livre soit consacré en 2003 à la célébration du cinquantenaire de la création du livre de poche. En 1953, Henri Filipacchi inaugurait la collection Le Livre de Poche avec la publication de Koenigsmark de Pierre Benoît. Le livre de poche, grâce à sa maniabilité et à son petit prix, connaît depuis un essor qui ne s’est jamais démenti. En effet, notre société de consommation de masse a très vite adopté une formule qui s’est déclinée dans un large éventail de genres, de l’édition des textes classiques au roman sentimental. Aujourd’hui, des textes inédits côtoient des rééditions de qualité ; plus de quatre livres sur dix vendus en 2005 ont été publiés au format de poche. La Bibliothèque nationale de France et le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ont souhaité souligner et commenter cette réussite exceptionnelle, qui a profondément bouleversé le monde du livre contemporain.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/publichercheurs/CPdupocheauxcollectionsdepoche.pdf

  • PAPIN Bernard (dir.), Images du Siècle des Lumières à la télévision. Construction d’une culture commune par la fiction, Bruxelles, De Boeck / Ina, 2011, 24,5 euros.

    Quand la fiction télévisuelle, un média de masse, s’empare du Siècle des Lumières, quelles représentations des savoirs, croyances et valeurs de l’époque de Voltaire et de « l’ Encyclopédie » nous propose-t-elle ? La question majeure à laquelle cet ouvrage s’efforce de répondre est de savoir comment la télévision, au travers des images qu’elle nous en propose, rend-elle compte de « l’imaginaire du XVIIIe qui nous imprègne » aujourd’hui ? Ce livre est plus spécifiquement consacré à la fiction française des années 50 à nos jours. Pourquoi la fiction, et la fiction seulement ? Vouloir mêler dans cet ouvrage la totalité des objets télévisuels collectés dans leur grande diversité générique aurait fait courir le risque d’une dispersion dangereuse. Mais, plus fondamentalement, la fiction est le vecteur privilégié de la construction des imaginaires. Les auteurs de cet ouvrage mobilisent ici les ressources des sciences de l’information et de la communication, de l’histoire, de la sociologie et des études littéraires qu’ils mettent au service d’une commune volonté de décrypter ce qui, dans les images que nous nous forgeons du passé, nous permet de mieux vivre ensemble. Avec des contributions de : Geneviève Landié, Philippe Lavat, Emmanuelle Meunier, Isabelle Meunier, Roselyne Quemener, Nicolas Schmidt, Alain Sebbah.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/120377_3/images-du-siecle-des-lumieres-a-la-television.html

  • PROVENZANO François, Vies et mort de la francophonie. Une politique française de la langue et de la littérature, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2011, 288 p., 20 euros.

    La « francophonie » fut un aspect clé de la politique culturelle de la France, voire de sa politique tout court. Mais le terme est vague, s’est prêté à de nombreux usages et à de multiples interprétations, a suscité autant de passions que d’agacements, tandis qu’il semble aujourd’hui évincé par le discours sur l’identité nationale. Le présent ouvrage dresse le constat de cette « mort » et parcourt les différentes « vies » qui la précèdent.
    En particulier, l’auteur livre une image sans fard des discussions sur les littératures en langue française écrites en d’autres pays que la France, de la Belgique à la Suisse, du Maghreb au Québec, en proposant un double parcours. Historique d’abord : le livre examine l’origine et les avatars du concept de francophonie, chez des auteurs comme Remy de Gourmont, Jean-Paul Sartre ou Léopold Sédar Senghor. Critique et politique ensuite : à chaque étape, l’auteur éclaire ces discours sur la langue et la littérature d’une lumière qui en révèle les présupposés, les enjeux profonds et les implications idéologiques, depuis les ouvrages du géographe Onésime Reclus, qui accompagnent les débuts de l’entreprise coloniale française, jusqu’au fameux discours de Dakar de Nicolas Sarkozy en 2007. Ce double parcours se construit au fil d’une argumentation serrée et d’un commentaire approfondi des textes qui ont façonné l’idée francophone, depuis la période coloniale jusqu’au développement actuel des études francophones à l’université.
    Ce livre prend ainsi position dans le débat fondamental sur la place de la France dans l’ère de la mondialisation, où l’usage de la langue française ne va plus de soi et où la littérature française a perdu le privilège d’universalité qu’elle a longtemps revendiqué. À ce titre, il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des représentations sur la langue et la littérature. Mais il s’inscrit aussi pleinement dans le champ des études littéraires, en proposant des nouvelles manières de concevoir le discours critique sur les littératures dites « francophones », trop souvent imprégnées d’un vieux fonds d’humanisme lyrique et d’un exotisme de bon aloi. Il intéressera ainsi les littéraires soucieux d’élucider les enjeux politiques propres à leur discipline et de mieux comprendre la rhétorique d’un savoir construit sur le fait culturel francophone.
    En savoir plus : http://www.lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/vies-et-mort-de-la-francophonie/

  • RUFAT Samuel, TER MINASSIAN Hovig (dir.), Les Jeux Vidéo comme objet de recherche, Questions Théoriques, 2011, 200 p., 12,5 euros.

    Les jeux vidéo sont fabriqués comme des objets de consommation courante, vendus en grandes surfaces, condamnés ou encensés par les médias, soutenus par la puissance publique, promus exemples du savoir-faire hexagonal. Grâce à l’émergence d’une génération de journalistes, enseignants, chercheurs ou cliniciens qui ont grandi dans l’univers des jeux vidéo, ces derniers commencent à être constitués en objets de science. Les études réunies dans ce livre font le point sur la recherche en France et ses perspectives.
    En savoir plus : http://www.questions-theoriques.com/produit/4/9782917131060/Les%20Jeux%20video%20comme%20objet%20de%20recherche

  • YAZBEK Elie (dir.), Images et Ethique, Paris, L’Harmattan, 2011, 198 p., 19 euros.

    Ces rencontres de chercheurs libanais, arabes et européens, autour de l’image et son rapport à la société ont permis de réfléchir sur les liens entre production d’images à différents niveaux (photographie, peinture, cinéma, télévision) et l’usage qui en est fait. La problématique de l’éthique et de la production d’images est aussi abordée, ainsi que d’autres interrogations : quelle limite entre l’éthique et la censure, voire l’autocensure, l’irruption des images dans le quotidien et ses effets, les images de guerre et de massacre et leur rapport avec l’éthique.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32824

  • ZOLA Emile, Zola journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Adeline Wrona, Paris, Flammarion, 2011, 8,90 euros.

    Jeune écrivain ambitieux, Zola se fit connaître par le journal ; devenu un maître, il fit de la presse son arme de combat. Portraits, critiques d’art, chroniques politiques, récits pamphlétaires, manifestes, lettres ouvertes : la diversité de ses articles impressionne. Car il fut de toutes les luttes. C’est dans la presse que l’auteur des Rougon-Macquart, auréolé d’un parfum de scandale, a forgé et défendu le naturalisme ; c’est là aussi qu’il a soutenu Manet, les Goncourt, Vallès – tous « les garçons inconvenants qui se permettent d’avoir du talent en dehors des mots d’ordre du monde ». Au cœur de la guerre franco-prussienne, il a appelé à la résistance en fondant La Marseillaise, journal patriotique ; reporter sous la Commune, il a dénoncé la « folie » de l’insurrection et la « boucherie » de la Semaine sanglante ; dans Le Corsaire comme dans Le Figaro, il s’est insurgé contre les hommes de pouvoir trop peu soucieux du peuple et des valeurs de la République. Et, quinze ans après avoir fait ses adieux au journalisme, il y est revenu pour livrer sa dernière bataille, en exigeant que lumière soit faite sur l’innocence du capitaine Dreyfus. Cette anthologie donne à redécouvrir Zola, témoin et acteur de l’Histoire, et retrace le parcours d’un écrivain engagé pour qui la presse fut « la vie, l’action, ce qui grise et ce qui triomphe ».
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=33521&levelCode=litterature

    Articles/Revues
  • "Caricature et photographie", Ridiculosa, n°17, 2011. Coord. : Laurence Danguy Jean-Claude Gardes, Peter Ronge.

    Sommaire
    Avant-propos : Laurence DANGUY, Jean-Claude GARDES, Peter RONGE
    Des rapports complexes entre caricature et photographie. Introduction au dossier « Caricature et photographie ».
    Alain DELIGNE : Caricature et photographie : points de rencontre et de tension.
    Solange VERNOIS : La photographie : une caricature sérieuse ? L’opinion de Marcelin en 1856 et celle de quelques critiques de la deuxième moitié du XIXe siècle.
    Laurent BIHL : Appareil photo versus caméra « Félix Ier chez Nicolas II » ou l’irruption du champ cinématographique dans la communication politique.
    Marie DELEPINE : « Photographiez-nous, il en restera toujours quelque chose… ».
    Catherine MAO : Bande dessinée et photographie : éloge du (portrait d’après) modèle.
    Bruno de Perthuis : Les photomontages dans la carte postale de la Belle Époque.
    Guillaume DOIZY : Les cartes postales satiriques de l’abbé Noé Chabot : quand la photographie s’inspire de la caricature dessinée et cherche son autonomie.
    Sonia de Puineuf : Manipulation dadaïste de la photographie : caricature de l’art.
    Josée DESFORGES & Dominic HARDY : Photographie et caricature dans le journal humoristique fasciste québécois Le Goglu (1929-1933).
    Marta SIRONI : Il volto del duce - dalla fotografia alla caricatura. Marie DELÉPINE : « Quand caricature, photographie et communication politique se rencontrent… ». Le couple franco-allemand ou l’image dans l’image.
    Béatrice DUMICHE : L’Allemagne unifiée dans les photographies de Klaus Staeck : une caricature de l’objectivité médiatique.
    Margarethe POTOCKI : Le téléphone portable au secours de l’image satIrique. Caricature et photographie en Iran.
    Guillaume DOIZY : Laurent Blachier ou l’art du fragment – Interview.
    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-dernier-numero-de-la-revue-ridiculosa-caricature-et-photographie-65094867.html

  • "Discours et institutions", Signes, discours, sociétés, n°6, 2011. Coord. : Anca Magureanu, Marina-Oltea Paunescu

    Sommaire
    Editorial, Anca măgureanu et Marina-Oltea păunescu
    L’orientation dialogale. Étude de cas : jusqu’où peuvent aller les discours médiatiques ?, Liana pop
    Le débat télévisé en Algérie : spécificités argumentatives et environnement de production, Bouba bouchair boubekri
    L’analyse des salutations dans les interactions entre animateur - auditeur intervenant. Le cas des émissions radiophoniques de divertissement d’Alger Chaîne 3, Kheira yahiaoui
    Degrés d’institutionnalisation des weblogs d’actualité dans l’affaire Woerth/Bettencourt/Mediapart, Justine simon
    Les fonctions de la politesse dans le discours des putschistes en Afrique Noire Francophone, Louis-Marie kakdeu
    Discours, interaction et mise en scène des faces dans la relation éducative institutionnelle, Joseph avodo avodo
    La mise en discours de l’évaluation dans l’incipit de l’interaction scolaire, Valentina barbu
    Quand ce qui est à faire, c’est dire : l’homélie dominicale comme dialogue et travail, Carole jarrin-calistri
    Le griot manding, artisan de la construction sociale : étude d’un chant jula, Julia ogier-guindo
    En savoir plus : http://www.revue-signes.info/sommaire.php?id=1934

  • "Images et dispositifs de visualisation scientifiques", Visible, n° 6, 2011. Coord. : Maria Giulia Dondero, Audrey Moutat.

    Objectivité et images scientifiques : une perspective sémiotique Catherine ALLAMEL-RAFFIN Photographie et sites archéologiques : vers un art « in situ » ? Jan BAETENS Le niveau sémiologique des images dans l’enquête scientifique Jean-François BORDRON Images scientifiques de la première modernité : entre emblème et diagramme Andrea CATELLANI L’indicialité de l’image scientifique : de la constitution de l’objet à sa manipulation Maria Giulia DONDERO A la recherche de l’objectivité : les images dans la pratique scientifique Valeria GIARDINO Images de l’univers, l’univers en images Yaël NAZE Les fonctions scientifiques dans le parcours de la représentation architecturale Stéphanie REQUIER De la référence à la modélisation : les transformations de l’image scientifique. Conclusions Jean-Marie KLINKENBERG
    En savoir plus : http://www.pulim.unilim.fr/index1.php?action=detail&isbn=9782842875268

  • "La pensée du cinéma dans l’histoire", 1895. Revue d’histoire du cinéma, n°62, hiver 2011.

    Le dernier numéro de 1895 est largement centré son sommaire sur des questions de théorie et d’esthétique du cinéma.
    La partie « Point de vue », due à Laurent Le Forestier, est consacrée à ANDRE BAZIN envisagé tout autrement qu’on a coutume de le faire : non pour célébrer le penseur individuel, génial et précurseur mais celui qui se trouve aux croisements d’un ensemble de positions et de discours sur le cinéma des années 40-50 dont il donne en quelque sorte la synthèse tout en ouvrant à sa transformation. Empruntant son titre à une conférence de Michel Foucault sur le rôle de Cuvier dans l’histoire de la biologie, l’article fait ainsi l’hypothèse d’une « transformation Bazin ».
    La partie dévolue aux « Etudes » est consacrée à deux penseurs majeurs du cinéma : Béla Balázs et Jean Epstein. BELA BALAZS, dont l’actualité éditoriale permet d’accéder à son premier ouvrage, Der sichtbare Mensch, demeure mal connu en France pour sa réflexion sur le medium à partir des liens entre le visible et l’invisible de l’image, qui l’a conduit à élaborer une physiognomonie des êtres et des choses. Dans son étude, « Profondeur du visible », le chercheur new-yorkais Mikhaïl Iampolski aborde Balázs dans le cadre des théories germaniques sur le cinéma des années 10-20, centrées sur le corps, la physionomie, le geste. Le cinéaste JEAN EPSTEIN se double, on commence à s’en rendre compte depuis quelques années, d’un penseur prolifique et fécond que la dominante critique d’après-guerre occulta à peu près totalement. Ses livres pourtant (le Cinéma du diable, Intelligence d’une machine, l’Esprit du cinéma...) envisagent le medium dans des catégories conceptuelles que la conjoncture actuelle retrouve ou croise avec les technologies numériques et leurs effets sur les définitions tant « ontologiques » qu’esthétiques (temps, espace, mouvement, répétition, etc.). Dans l’étude qu’il lui consacre à partir des notes manuscrites du cinéaste, Eric Thouvenel s’intéresse à « Epstein lecteur de Bachelard » et relève les points de croisement entre l’épistémologie de la discontinuité du philosophe, opposant à la durée bergsonienne l’instant, l’arrêt, la césure, et l’auteur du Tempestaire réfléchissant aux propriétés du cinéma qu’induisent ses propriétés techniques. Janet Bergström, enfin, rouvre le dossier complexe et laissé à une certaine confusion du Carrosse d’or de JEAN RENOIR, à partir d’une recherche qui exploite avant tout la « piste » du producteur italien de ce film, Francesco Alliata, et l’ouvre aux différents « possibles » qu’il généra avant de devenir le film que nous connaissons.
    Dans la partie « Archives » Eugénie Zvonkine – auteur d’une thèse sur cette réalisatrice roumaine et soviétique, aujourd’hui ukrainienne – étudie sur pièces les difficultés que rencontra KIRA MOURATOVA dans la production de son film Parmi les pierres grises dans les années 80. C’est un éclairage concret, documenté sur les mécanismes de la production en URSS, de l’élaboration des scénarios, du contrôle formel qui s’exerce et finalement de la censure idéologique et du rôle des instances politiques, mécanismes qui ont fortement modelé une production qui était l’une des plus importantes au monde avant 1991.
    Dans la partie « Chroniques », comme de coutume (et toujours seule à le faire dans le paysage éditorial français), notre revue est consacrée aux recensions critiques d’ouvrages, de revues, de dvd concernant l’histoire du cinéma et ses différentes approches, ainsi qu’à des compte-rendus de manifestations savantes et patrimoniales en France et à l’étranger (expositions, festivals).
    Tirant en outre un fil qui traverse la plupart des textes de ce numéro, la situation de l’édition des livres de cinéma en France est abordée de front à propos de quelques parutions récentes et des problèmes qu’elles posent.
    En savoir plus : http://1895.revues.org/

  • "La Posture. Genèse, usages et limites d’un concept", COnTEXTES. Revue de sociologie de la littérature, no 8, janvier 2011. Coord. : Denis Saint-Amand, David Vrydagh.

    Ce huitième numéro de la revue COnTEXTES se propose de s’arrêter sur le concept de posture. L’occasion de revenir sur la genèse de cette notion, d’en interroger les usages, mais aussi de dégager ses limites. Pour ce faire, amorçons ici la réflexion en nous fondant sur trois axes problématiques : un axe purement métacritique, tout d’abord, qui invite à une réflexion épistémologique générale sur les enjeux et les limites du concept de posture ; deux axes directement liés à des questions particulières procédant de l’application de ce concept, ensuite. Le premier centré sur l’appréhension de la posture d’auteur à travers le prisme de la fiction ; le second se tournant vers l’autre pôle de la communication littéraire, le récepteur, afin d’interroger les modalités de réception d’une posture.
    Parmi les articles au sommaire :
    Paul Aron : "Postures journalistiques des années 1930, ou du bon usage de la « bobine » en littérature"
    En savoir plus : http://contextes.revues.org/index4692.html

  • "L’architecture et ses images", Sociétés & Représentations, n° 30, décembre 2010. Coord. : Evelyne Cohen, Gérard Monnier.

    L’architecture existe bien au-delà de ses murs et de ses usages. Elle se constitue également, depuis le XIXe siècle et a fortiori à l’époque actuelle, de ses multiples représentations matérielles ou mentales et de leurs réceptions. Relevés, photographies, maquettes, vidéos, mais aussi brochures, revues, guides et jusqu’aux archives et aux sociabilités professionnelles conditionnent la perception des édifices comme de leurs auteurs ?
    En savoir plus : http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/Publi_Sorbonne/images/representations.pdf

  • "Les écrivains-journalistes", Textyles. Revue des lettres belges de langue française, n° 39, 2011. Dossier dirigé par Paul Aron.

    On connaît la phrase célèbre d’Oscar Wilde : « le journalisme est illisible et […] la littérature n’est pas lue ». Cette citation illustre la concurrence, qui s’installe au xixe siècle, entre deux pratiques de l’écrit imprimé. Or, la séparation entre littérature et journalisme est essentiellement affaire de discours et de représentations, mais elle ne résiste guère aux faits : dès lors qu’on prend en compte l’ensemble de la production littéraire d’une époque, on s’aperçoit que les frontières entre les sphères littéraire et médiatique s’estompent et cèdent la place à un continuum de pratiques difficilement séparables. C’est cet espace continu que la présente livraison de Textyles se propose d’explorer. Ce numéro, consacré aux écrivains-journalistes, vise à montrer que la vie littéraire est un ensemble complexe dans lequel interviennent des textes de tous types. Certains ont été considérés comme littéraires, d’autres ont été oubliés parce que relevant de la seule actualité. Les saisir de façon conjointe tend à renouveler le corpus et donc à déplacer des frontières : tel le rôle de ceux qui croient que la littérature est une matière vivante et non le reliquaire des beautés défuntes.
    En savoir plus : http://www.fabula.org/actualites/textyles-n39-les-ecrivains-journalistes_42366.php

  • "Mémoires et Internet", MEI, n°32, janvier 2011. Coord. : Nicole Pignier, Michel Lavigne.

    Le travail de mémoire est-il remis en cause sur l’Internet ? Cet ouvrage invite à se défaire de l’apparente évidence des discours sur l’Internet pour (ré) interroger les effets des usages de ce méta-médium sur la mémoire humaine. Des chercheurs canadien, belge, italien, français nous font partager leurs réflexions tant sur la production de mémoire individuelle, collective via les supports médiatiques propres à l’Internet que sur le travail de mémorisation possible via ces derniers. Les auteurs, issus de disciplines différentes, bouleversent les a priori sur la question avec des angles d’approche complémentaires. Ce numéro de MEI s’adresse à tous les spécialistes de la communication mais aussi à tous ceux, particuliers, professionnels, étudiants, qui s’intéressent aux rapports d’influence que les médias entretiennent avec la mémoire humaine.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no=33252&no_revue=80

  • Nouveau journal, Zélium, n°1, février 2011, 24 p.

    "70 000 exemplaires en France (y compris les DOM) et en Belgique. 24 pages au format Canard Enchaîné. Avec : enquêtes journalistiques, dessins de presse, collages, BD, billets d’humeur, chroniques et photos.
    ZÉLIUM fédère des plumes de Siné Hebdo, Hara-Kiri, L’Echo des Savanes, Psikopat, Bakchich. Parmi les contributeurs : Didier Porte, Noël Godin, Hénin-Liétard, Etienne Liebig (un panel d’une centaine de surréalistes, pataphysiciens, punks et autres cassanuxiphiles).
    Notre volonté première : faire du Zélium un labo expérimental, irrévérencieux et satirique. Un lieu de rencontre entre journalistes, artistes et libre-penseurs.
    Pas de pétrole mais des idées : le modèle économique du journal est odieusement novateur. Pas d’actionnaires, pas de pubs, pas d’emprunts bancaires. Tout ça avec l’envie d’un prépubère acnéique, les reins robustes d’une Tabatha Cash et le regard décalé d’un Joe Dassin."
    En savoir plus : http://www.leblogdezelium.info/

    Multimedia

Janvier 2011

    Livres
  • BACOT Paul, La Construction verbale du politique. Etudes de politologie lexicale, Paris, L’Harmattan, 2011, 174 p., 16,5 euros.

    Si la lexicologie politique est le fait, pour les chercheurs en sciences du langage, de prendre le vocabulaire politique comme objet privilégié pour avancer dans la connaissance linguistique, la politologie lexicale consiste, pour ceux des sciences du politique, à se saisir de ce même objet pour développer le savoir en matière politologique. Il s’agit donc de s’attarder dans ces pages sur certaines pratiques langagières en politique, mais aussi sur la terminologie qu’utilisent les politologues pour rendre compte des réalités sociales que recouvre ce mot politique.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33278

  • BARNIER Martin, Bruits, cris, musiques de films. Les projections avant 1914, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 306 p., 20 euros.

    La description classique de l’accompagnement du film muet consiste à dire qu’un pianiste ou un orchestre jouait pendant la projection. Cet ouvrage a pour ambition de retrouver la réalité complexe des spectacles cinématographiques avant 1914, dont le spectre d’écoute était d’une variété extrême. Ce foisonnement sonore permet de redécouvrir l’expérience du spectateur de la Belle Époque qui découvrait les films dans des cafés, des music-halls, des grands magasins, des cirques aussi bien que dans des églises, des salles de classe ou même des patinoires.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2535

  • BONNET Corinne, KRINGS Véronique, VALENTI Catherine (dir.), Connaître l’Antiquité. Individus, réseaux, stratégies du XVIIIe au XXIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 273 p., 18 euros.

    « Avoir des amis, c’est avoir du pouvoir », écrivait Hobbes en 1651. Le tissage des liens joue en effet un rôle clé dans l’évolution de la vie intellectuelle et culturelle. Pour le comprendre, les sciences de l’Antiquité en Europe nous offrent un observatoire privilégié. Les travaux sur la sociabilité savante et les outils de la sociologie des réseaux permettent d’explorer les stratégies individuelles et collectives, personnelles et institutionnelles. Appréhendés à travers les correspondances, les publications, les journaux ou les polémiques, les réseaux relatifs à l’Antiquité structurent la production des savoirs et la définition de champs disciplinaires, transmettent des héritages et des filiations, témoignent de ruptures et d’innovations.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2544

  • BRESSON GILLET Sylvie, Communication et citoyenneté. L’équivoque du débat public, Paris, L’Harmattan, 2011, 302 p., 28 euros.

    En convoquant les citoyens à la controverse au sujet d’un projet sociotechnique international portant sur la recherche nucléaire, le débat public ITER en Provence fournit de façon circonstancielle un terrain propice à l’analyse et l’exploration d’un tel dispositif de médiation, intégrant opinion publique et exercice de citoyenneté scientifique. Pourtant, le débat public reste par sa nature, un dispositif de contrôle et de régulation du pouvoir politique sur la société civile.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33080

  • COMPIÈGNE Isabelle, La société numérique en question(s), Paris, Éditions Sciences humaines, 2011, 160 p., 10 euros.

    La notion de « société numérique » semble aujourd’hui se substituer à des expressions jusqu’ici consacrées telles que « société de l’information » ou « société en réseaux », comme si elle en était une nouvelle étape. Elle insiste sur la puissance des technologies qui imprègnent désormais l’ensemble de la société. Elle est également l’affirmation de l’émergence d’une ère nouvelle : le temps de l’homo numericus marquerait un nouveau moment de l’évolution de l’humanité. Toutefois, le succès grandissant de cette notion ne doit pas occulter le flou qui l’entoure. Quels sont les traits distinctifs de la société numérique et quelles voies se dessinent ? Une universalité et une démocratisation de l’accès au savoir et à l’éducation ? Des liens sociaux et une liberté d’expression confortés ? Un espace politique revitalisé ? Un monde inégalitaire et sous surveillance ? Des capacités de raisonnement accrues ? Une pensée fragmentée et une culture appauvrie ? Un individu désorienté et déshumanisé ?… Ce livre très pédagogique fait le point opportunément sur une notion clé et les réalités complexes qu’elle recouvre.
    En savoir plus : http://editions.scienceshumaines.com/la-societe-numerique-en-question-s_fr-395.htm

  • D’ALMEIDA Nicole (coord.), L’argumentation, Paris, CNRS Editions, Les Essentiels d’Hermès, 2011, 8 euros.

    Dans un monde envahi par les slogans et les petites phrases, repenser la place de l’argumentation dans les rapports humains s’impose. Ce livre, accessible à tous, invite à réexaminer les formes et les enjeux contemporains de cet art oratoire ancien. Retrouver l’intelligence et la vivacité du verbe source d’opinions, de débats, de controverses mais aussi source d’une entente possible, tel est l’objectif de cet ouvrage. Indispensable pour comprendre nos démocraties.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1207

  • DACHEUX Eric (coord.), La communication, Paris, CNRS Editions, Les Essentiels d’Hermès, 2011, 8 euros.

    Pas de société sans communication. Pourtant la communication peut être tout aussi bien technologie de guerre que processus de paix, art de la diversité qu’instrument de domination culturelle, source de la découverte de l’autre que moyen de lui imposer son point de vue. Autrement dit, l’enjeu majeur de la communication est celui du vivre ensemble. Comment éviter l’uniformisation tout en valorisant la diversité ? Ce numéro n’apporte pas une seule réponse, universelle, mais démontre que, selon les aires géographiques et les circonstances, la communication peut être toute à la fois créatrice et destructrice du lien social. Riche et stimulant.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1206

  • DARRIULAT Philippe, La Muse du peuple. Chansons politiques et sociales en France, 1815-1871, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 382 p., 22 euros.

    Peut-on imaginer une manifestation sans chansons ? Cette habitude a son histoire. Depuis les mazarinades et la Révolution française, elle accompagne l’irruption de la foule dans la vie de la cité mais prend au 19e siècle une nouvelle ampleur. Comment se forme cette culture et que dit-elle ? Comment se diffuse-t-elle ? Ce livre propose une réflexion sur ces questions et il permet ainsi de participer au débat sur la politisation des populations dans la France pré-démocratique.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2538

  • DELAVAUD Gilles, MARÉCHAL Denis (dir.), Télévision : le moment expérimental. De l’invention à l’institution (1935-1955), Rennes, INA / Éditions Apogées, 2011, 608 p., 23 euros.

    Les études réunies dans le présent volume visent un double objectif : d’une part, éclairer une période de l’histoire de la télévision encore mal connue, d’autre part, donner un aperçu des recherches actuelles sur la télévision ainsi que de la diversité des approches pratiquées. Il ne s’agit pas d’un ouvrage de synthèse, mais, conformément à l’esprit du colloque dont il est le prolongement, d’un ensemble de contributions originales qui, pour la plupart, apportent des vues inédites. Les recherches sur la télévision ont pendant longtemps porté principalement sur les différentes phases de son développement depuis son avènement au milieu du siècle dernier. Récemment, des chercheurs se sont intéressés à la préhistoire de la télévision. C’est à un autre moment de l’histoire du média que cet ouvrage est consacré : à sa phase de gestation et d’émergence dans les années 1930 et 1940, ainsi qu’à celle de son premier essor à partir de la fin des années 1940 et au cours des années 1950. Par moment expérimental, on entend la période, variable selon les pays, qui va de la conception et de la diffusion de programmes proprement expérimentaux, jusqu’à la reconnaissance d’une légitimité institutionnelle se traduisant par une première stabilisation de l’offre de programmes, du mode de programmation, du public, de la fonction critique.
    En savoir plus : http://www.editions-apogee.com/livre-453.html

  • DESCHAMPS Jacqueline, Science de l’information. De la discipline à l’enseignement, Paris, Éditions des Archives Contemporaines, 2011, 81 p., 12,5 euros.

    Quels savoirs sont mobilisés pour constituer le cœur de la science de l’information et quels sont les enjeux de la discipline ? C’est à ces questions que répond cet ouvrage. Des pistes sont proposées pour construire un programme de formation, l’objectif étant de fournir un corpus de concepts qui ne soient pas conjoncturels mais qui constituent un socle initial sur lequel peuvent s’appuyer les enseignants en science de l’information.
    En savoir plus : http://www.archivescontemporaines.com/index.asp?lg=1&menu=75&mm=&Filtre=&Nomidretour=&NomLibRetour=&popup=&format=782&titreformat=Nouveaut%E9s&zoom=&pln=&mc=&vue=Nouveaute=1%20and%20LibDispo%3C%3E\%27Interdit\%27%20and%20%28FOURNISSEUR.desactive=0%20or%20

  • JOSSOT, Le fœtus récalcitrant, Le Bouscat, Finitude, 2011, 128 p., 13,5 euros. Présenté par Henri Viltard.

    « Quand un fœtus récalcitrant ne manifeste qu’un médiocre empressement à sortir des entrailles maternelles, on va quérir les forceps et, sans tenir compte de ses cris de protestation, on l’introduit dans la vie. Puis on le ligote dans un maillot liberticide tandis que l’auteur de ses jours, flanqué de deux témoins, se dirige vers la mairie et l’église pour bombarder son rejeton sectateur d’une religion et citoyen d’une patrie, tout en négligeant, bien entendu, de lui demander son avis. »
    Ce sont les premières lignes du livre de Jossot et, déjà, tout est dit. Sa verve de caricaturiste anarchiste trouve dans le pamphlet un nouveau moyen d’expression. Dans Le fœtus récalcitrant, il fustige l’éducation traditionnelle par les parents (« des scorpions ») ou les enseignants (« des déformateurs de cerveau »). Seule sa vocation artistique, affirme-t-il, lui a permis de réchapper au « dressage ». Et son métier de caricaturiste, qu’il analyse avec précision et subtilité, lui semble un remède nécessaire pour « décortiquer les tares d’une société dans laquelle le mensonge est roi » et développer l’esprit critique. Mais pour conserver ou retrouver une vraie liberté, déclare Jossot, il existe une autre qualité indispensable, l’oisiveté, à laquelle il consacre le second texte de ce livre : l’Évangile de la paresse.
    Il détaille avec humour mais surtout avec virulence tous les maux engendrés par le travail, et son corollaire, la cupidité. L’esclavage, l’aliénation, la colonisation, les applications monstrueuses de la science ou l’épuisement de la nature sont les conséquences de l’activité des industrieux, qui inventent sans cesse de nouveaux besoins pour inciter l’homme à travailler plus encore. Alors, pour dénoncer cette fuite en avant, il place son éloge du ne rien faire sous le plus haut patronage qui soit :
    « Quand le créateur fit sortir le Cosmos de sa pensée, Il ne bougea pas, ne s’agita pas, ne se fatigua pas, et pourtant Il éprouva le besoin de se reposer. Se reposer de ne pas avoir remué ! Pouvait-il nous donner meilleure leçon ? »
    Le fœtus récalcitrant avait été publié à très petit nombre, à compte d’auteur, en 1939 à Tunis. Il n’avait jamais été réédité.
    En savoir plus : http://www.finitude.fr/titres/foetus.htm

  • LIATARD Séverine, Colette Audry, 1906-1990. Engagements et identités d’une intellectuelle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 396 p., 22 euros.

    À la croisée de l’histoire des intellectuels et de l’histoire des femmes, cette étude biographique sur Colette Audry analyse le devenir d’une intellectuelle au XXe siècle dans un contexte où l’accès des femmes au pouvoir reste problématique. Séverine Liatard présente l’itinéraire de Colette Audry puis s’interroge sur la construction de ses identités d’enseignante, de femme politique, d’écrivaine et de féministe. À travers ce parcours, il s’agit de réfléchir aux modalités d’engagement qui lui sont propres : les stratégies mises en place pour s’accomplir et obtenir une reconnaissance en tant qu’intellectuelle, la manière dont elle vit et se représente cette condition et le rôle de l’engagement féministe dans ce processus d’individuation.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2543

  • MICHEL Patrick, Peinture et plaisir. Les goûts picturaux des collectionneurs parisiens au XVIIIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 564 p., 24 euros.

    Patrick Michel présente un panorama contrasté des goûts au XVIIIe, qui fut incontestablement en France le grand siècle des collections d’œuvres d’art. Il démontre que si une certaine histoire de l’art (celle de l’art « contemporain ») s’élabore dans les Salons, une autre histoire, plus large, celle du goût, s’écrit en parallèle dans les ventes publiques, sur les cimaises des cabinets des collectionneurs et dans ces nouveaux manuels que sont les catalogues de vente. Ce livre constitue également une étude du monde des collectionneurs, de leurs pratiques et de leurs motivations. Il envisage enfin l’espace matériel de la collection et notamment le dispositif de présentation des œuvres dans la demeure du XVIIIe siècle.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2557

  • OUSTINOFF Michaël (coord.), Traduction et mondialisation, Paris, CNRS Editions, Les Essentiels d’Hermès, 2011, 8 euros.

    Pas de diversité culturelle sans traduction. La domination du tout-à-l’anglais n’est pas inéluctable. Partout dans le monde, même en Grande-Bretagne, la mondialisation réclame une politique active de traduction. Celle-ci devient alors une donnée centrale du monde contemporain, un phénomène capital qui ne fait que s’amplifier par le biais des technologies de l’information et de la communication. Comprendre quels sont, d’une culture à l’autre, les enjeux actuels de la traduction, tel est l’objectif de cet ouvrage clair qui combat avec force les idées reçues.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1208

  • PERRIAULT Jacques, VAGUER Cécile, La norme numérique. Savoir en ligne et Internet, Paris, CNRS Editions, 2011, 25 euros.

    Les échanges sur les réseaux numériques impliquent des règles communes d’organisation des plateformes et des données. Ces conventions, élaborées dans des organisations multilatérales, sont au départ des standards adoptés par des groupes d’utilisateurs. Elles deviennent des normes numériques lorsqu’un large consensus international les retient. Cet ouvrage initie le lecteur profane à cette activité peu connue qu’est la normalisation pour la circulation des savoirs sur Internet. Cette normalisation n’est pas l’apanage de l’informatique et de l’industrie, même si elles y jouent un rôle primordial. Elle concerne aussi les sciences humaines et sociales, car elle s’intéresse directement à l’utilisateur. En témoignent plusieurs dossiers traités dans ce livre : apprentissage en ligne (le e-learning), identifiants numériques des personnes, validation en ligne des compétences, recherche d’emploi, vote électronique notamment. Droit, sociologie, psychologie, sciences de l’information et de la communication, science politique, économie interviennent dans la construction de ces normes, dans les délibérations pour leur mise au point et dans l’évaluation de leurs conséquences sociétales. L’ouvrage invite à réfléchir sur leur rôle ainsi que sur celui de l’éthique dans cette activité en grand développement.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Sociologie/6364-la-norme-numerique-jacques-perriault-et-cecile-vaguer.html

  • POR Katalin, De Budapest à Hollywood. Le théâtre hongrois et le cinéma hollywoodien, 1930-1943, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 418 p., 21 euros.

    Aujourd’hui totalement oubliées, les « pièces à succès » hongroises des années 1920-1930 sont pourtant à la source de certains chefs-d’œuvre de la comédie hollywoodienne. Pensées pour un public populaire, elles hésitent entre représentation réaliste et mise en scène des désirs des spectateurs, pour raconter le parcours de personnages volontaires s’efforçant de s’élever au-dessus de leur condition. Leur adaptation à l’écran est le fruit d’un travail minutieux d’interprétation et d’appropriation. Loin de les envisager comme de simples réservoirs de trames ou de contenus narratifs, les adaptateurs s’emparent des spécificités de ces pièces, et notamment de l’ambivalence de leur rapport au réel.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2527

  • Pourchet Maria et al. (dir.), Le cancer dans les médias (1980-2007),

    Réalisée par le Ceditec (Centre d’études des discours, images, textes, écrits et communication), laboratoire de recherche rattaché à l’Université Paris Est-Créteil, cette étude s’inscrit dans le programme de communication de l’INCa sur l’image sociale des cancers. Son objectif : observer, évaluer et analyser rétrospectivement les places successives et les différents traitements médiatiques accordés à la question du cancer de 1980 à 2007. Sur la base d’une méthode d’analyse à la fois quantitative et qualitative, l’étude montre d’abord comment les changements de décennies rythment les grandes transformations dans la représentation de la maladie et des malades au sein des émissions et des journaux télévisés. Elle explore ensuite les grands « récits » thématiques structurant les discours de la presse quotidienne sur le cancer : récit du dépistage, des institutions du cancer, de la recherche et de la prévention.
    En savoir plus : http://www.e-cancer.fr/toutes-les-actualites/80/4741-rapport-sur-le-cancer-dans-les-medias-de-1980-a-2007

  • SAVOIE Chantal (dir.), Histoire littéraire des femmes. Cas et enjeux, Quebec, Les éditions Nota Bene, 2011, 339 p., CA$ 22.

    Ce livre se situe au coeur des plus importantes recherches sur la réactualisation de la place des femmes dans l’histoire littéraire au Québec. Les auteures de ce recueil de textes ont voulu se pencher plus particulièrement sur des cas de figure qui sont particulièrement significatifs et qui démontrent clairement que l’histoire officielle n’a jamais donné la place qu’elles méritent aux femmes de lettres au Québec et au Canada-français. Chantal Savoie est une des coauteures du collectif La vie littéraire au Québec dont le sixième tome est en préparation aux Presses de l’Université Laval ; c’est donc forte de cette expérience qu’elle dirige cet ouvrage collectif de grand intérêt. Entre autres cas abordés dans Histoire littéraire des femmes mentionnons : Éva Circé-Côté qui se cachait sous des pseudonymes « masculins » pour écrire ; les premières femmes dramaturges ; les chroniqueuses parisiennes dans les quotidiens du xixe siècle ; Germaine Guèvremont, qui, malgré son talent évident, n’a connu le succès que tardivement avec Le survenant et Rina Lasnier, poète trop méconnue, etc.
    Avec des textes de : Marie-Frédérique Desbiens, Geneviève Dufour, Marie-Pierre Gagné, Sara-Juliette Hins, Michel Lacroix, Roxanne Martin, Claudia Raby, Lucie Robert, Chantal Savoie, Émilie Théorêt et Marie-Ève Thérenty.
    En savoir plus : http://www.editionsnotabene.ca/fiche.php?no_livre=662

  • SCHNEIDER Malou, LERCH Dominique (dir.), Des Mondes de Papier. L’imagerie populaire de Wissembourg, Musées de la ville de Strabourg, 2010, 256 p., 40 p.

    D’une petite maison fondée en 1835 par Jean Frédéric Wentzel dans un village alsacien, l’entreprise de Wissembourg devint un des grands centres d’impression d’images en Europe, moins connu qu’Épinal mais à la production aussi conséquente. Deux millions d’images par an ont été produits au moment de l’apogée de l’entreprise, en 1868. Ces planches étaient vendues dans les villes par les libraires et à la campagne par les colporteurs. Elles étaient diffusées à travers l’Alsace, mais aussi expédiées par chemin de fer à Paris, et envoyées dans toute l’Europe jusqu’à Varsovie ou Dublin. La production majoritaire concerne les sujets religieux, destinés principalement à la population catholique, mais aussi aux croyants des confessions minoritaires, protestants, juifs, mennonites et même musulmans. Diversité des confessions, mais aussi des thèmes : la vie du Christ, la figure de la Vierge et des saints, les portraits des Réformateurs protestants, un Mizrah juif, la vue de La Mecque, ou encore des histoires bibliques comme celle de Joseph et ses frères se côtoient dans les ateliers de lithographie de Wissembourg. Bien moins représentée, l’imagerie profane est informative : on y trouve des sujets d’actualité, faits divers ou scènes de bataille, mais elle est surtout décorative et les différents sujets sont souvent proposés par paires ou par quatre : les quatre saisons ou les histoires en quatre épisodes comme celle de Geneviève de Brabant ou de Mazeppa. D’autres thèmes concernent la vie familiale : le couple, la famille, les enfants et les animaux domestiques qui leur sont souvent associés, en des scènes romantiques qui sont parfois d’une grande mièvrerie. Mais l’humour est présent aussi, ainsi que les sujets qui s’adressent plutôt aux hommes : chasse, chevaux, scènes d’auberges et sujets grivois. Enfin, une très grande part de la production est destinée à l’enfant, qui devient un consommateur courtisé. L’entreprise wissembourgeoise va chercher tous les moyens créatifs de retenir son intérêt et celui de ses parents. Petits soldats, contes et légendes, constructions, personnages exotiques, héros de la littérature enfantine, planches pédagogiques et bien sûr, jeux et jouets de toute nature lui sont proposés.
    En savoir plus : http://www.musees.strasbourg.eu/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=1872&cntnt01origid=84&cntnt01detailtemplate=Exposition&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=617

  • TRIVISANI-MOREAU Isabelle (dir.), Paysage politique. Le regard de l’artiste, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 270 p., 16 euros.

    Cet ouvrage examine dans leurs interactions le paysage, la politique et l’artiste. Cet examen de l’articulation entre esthétique et politique du paysage se fait par le regard de la littérature mais également de la géographie, de l’histoire de l’art, de la philosophie et de la pratique du paysage. Il tente de cerner les caractères du regard de l’artiste, qu’il s’agisse de celui du peintre, de l’auteur de bande dessinée, du cinéaste ou de l’écrivain pour en dégager les visées entre appropriations et révélations.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2555

    Articles/Revues
  • "Les Langues de bois", Hermès, Hermès n°58, janvier 2011. Coord. : Joanna Nowicki, Michaël Oustinoff, Anne-Marie Chartier.

    La langue de bois est aujourd’hui omniprésente : dans le discours des hommes politiques ou des diplomates, mais aussi au sein des médias, dans le marketing, la publicité, les sciences ou les stratégies de communication des entreprises. Un tel succès mérite qu’on l’analyse en profondeur et sous toutes ses facettes. En effet, il n’y a pas une langue de bois, mais plusieurs : y compris la dernière en date, qui se pare des atours du « parler vrai ».
    Ce volume d’Hermès lui est entièrement consacré, dans toute la diversité et la complexité de ses manifestations et de ses enjeux. Le mot est devenu polysémique en français. Mais, à force d’appeler tout langage convenu « langue de bois », on ne peut plus faire la différence entre stéréotype, langue formelle, conformisme, politiquement correct, idéologie...
    Les auteurs s’efforcent de montrer les nuances à introduire entre les différentes acceptions de l’expression « langue de bois », depuis l’origine de cette métaphore jusqu’à l’usage actuel. Différents praticiens - journaliste, éditeur, enseignant, spécialiste de communication... - expliquent comment ils décryptent ou même utilisent la langue de bois dans leurs propres milieux professionnels.
    La langue de bois n’est pas propre au système totalitaire. Elle existe bel et bien en démocratie et occupe de plus en plus l’espace public. Tout le monde s’en indigne, mais elle est constamment pratiquée, notamment par ceux qui sont en position de pouvoir. C’est bien son paradoxe. Sa spécificité, au-delà de sa fonction de « communication », est in fine de figer l’imagination et de rendre illusoire la liberté d’expression individuelle. C’est pourquoi une démarche critique s’impose à son égard. Ce numéro d’Hermès souhaite ainsi fournir des moyens pour essayer de comprendre ce que les mots veulent cacher.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1202

  • "Numérisation et exploitation en ligne des archives de radiodiffuseurs", Iris Spécial, Observatoire européen de l’audiovisuel, 2010, 91 p., 97,5 euros.

    Les archives de certains radiodiffuseurs englobent plus d’un demi-siècle d’histoire contemporaine, du documentaire et du divertissement. Ces archives ont une valeur considérable, autant d’un point de vue culturel que d’un point de vue économique. La numérisation a totalement changé la donne au plan technique. Grâce à elle, il est possible de rendre ces précieuses ressources accessibles à un vaste public. Il existe déjà une série de projets voués à l’ouverture des fonds d’archives audiovisuelles (radio et télévision comprises) : le projet BBC Creative Archive, l’initiative néerlandaise "Filmotech" et la base de données française Inamédiapro, par exemple. Néanmoins, tous les projets d’ouverture et de mise en ligne d’archives audiovisuelles se heurtent systématiquement à de grosses difficultés lors de la liquidation des droits attachés aux oeuvres archivées. Ces difficultés résultent d’une part d’une pratique contractuelle qui s’est développée à l’époque pré-numérique, mais aussi de certains aspects du droit d’auteur qui ne correspondent pas vraiment aux impératifs de l’ère numérique. D’autre part, la très grande quantité d’oeuvres stockées dans les archives fait de cette tâche un défi difficilement surmontable. Cette nouvelle publication de la série IRIS spécial a pour objectif d’aborder la question de la "numérisation et exploitation en ligne des archives de radiodiffuseurs" sous différents angles. L’équipe qui a contribué à cet IRIS spécial est ainsi constituée d’auteurs qui représentent les intérêts les plus divers : des ayants droit et leurs représentants, des télédiffuseurs, des avocats et des spécialistes du droit d’auteur.
    Cet IRIS Spécial vous permettra de vous orienter au niveau juridique, et c’est également un rapport pratique établi par des spécialistes qui s’appliquent à relever le défi de l’ouverture des archives des radiodiffuseurs à un large public. En exposant les problèmes qu’ils rencontrent et qui ne sont pas encore résolus de manière satisfaisante, ils attirent également l’attention des décideurs politiques et du législateur sur les points sur lesquels il est urgent d’agir.
    En savoir plus : http://www.obs.coe.int/oea_publ/iris_special/2010_02.html

    Multimedia

Décembre 2010

    Livres
  • AGHABABAIE Mona, BONJOUR Audrey, CLERC Adeline, RAUSCHER Guillaume (dir.), Usages et enjeux des dispositifs de médiation, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2010, 149 p., 20 euros.

    Les contributions de cet ouvrage prolongent la réflexion engagée lors du colloque sur les dispositifs de médiation, organisé par l’Association des jeunes chercheurs du Centre de recherche sur les médiations (AJC CREM). L’objectif est de discuter et d’interroger les théories, les méthodes et les spécificités de cette notion. Dans le cadre d’échanges pluridisciplinaires, plusieurs caractéristiques des dispositifs de médiation, qui permettent de préciser les fonctions et le sens de ceux-ci, ont été relevées. Les contributions des trois parties de l’ouvrage – « Images et événements », « Technologies de l’information et de la communication » et « Organisations et institutions » – définissent et questionnent les différents usages et enjeux des dispositifs de médiation. Finalement, dans des dispositifs culturels, technologiques et/ou institutionnels, la médiation atténue le cadrage formel et initial des dispositifs et vient se heurter à ses logiques de fonctionnement.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/

  • ALLAN Chantal, « Bombardons le Canada ! »... et autres propos désobligeants relevés dans les médias américains, Quebec, Presses de l’Université Laval, 2010, 178 p., $19,95.

    "Je crains fort d’avoir peu à dire sur le Canada, n’en ayant pas vu grand-chose. Tout ce que j’ai attrapé en allant là-bas, ce fut un bon rhume" (Henry David Thoreau, 1866). Les journalistes écrivent « la première ébauche de l’histoire », dit-on… Dans cet ouvrage « drôlement sérieux », la journaliste Chantal Allan met à contribution tout son talent d’enquêtrice pour retracer les réactions de la presse américaine aux événements qui ont marqué les relations États-Unis /Canada de la Confédération jusqu’en ce 21e siècle.
    En savoir plus : http://www.pulaval.com/catalogue/bombardons-canada-autres-propos-desobligeants-releves-9551.html

  • BARJONET Aurélie, Zola d’Ouest en Est. Le naturalisme en France et dans les deux Allemagnes, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 282 p., 20 euros.

    Ce livre inscrit la réception de Zola dans le contexte de la Guerre froide. En 1952, l’auteur est mort depuis un demi-siècle. Deux images lui collent encore à la peau : celle de l’écrivain naturaliste « putride » et celle du défenseur de Dreyfus. Des images qui à cette époque font encore polémique. Il apparaît cependant que Zola bénéficie d’une véritable réhabilitation de la part de la critique dans les deux blocs. L’Ouest et l’Est adoptent des stratégies différentes, en fonction de leurs priorités respectives et de leur confrontation, chacun valorisant une image de Zola contre une autre. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la France fait de lui un modèle de l’intellectuel engagé ; puis les travaux issus de la Nouvelle critique redécouvrent l’écrivain. Dans les mêmes années, sous l’impulsion du grand romaniste Victor Klemperer – l’auteur de LTI. La Langue du IIIe Reich – et de son assistante Rita Schober, la RDA entame un processus de réhabilitation de Zola en tant que grand écrivain réaliste, tandis que la RFA ne s’intéresse guère à lui. Il faut attendre les années 1970 pour que de nouvelles lectures voient le jour en République fédérale, à la faveur d’une repolitisation de la critique universitaire. Dans la « patrie des ouvriers et des paysans », Rita Schober, qui a été choisie dans les années 1950 pour retraduire l’ensemble des Rougon-Macquart, ne se contente pas de réévaluer Zola comme romancier du prolétariat. Elle déploie les richesses de son esthétique réaliste. Affrontant le verdict marxiste jusque-là hostile à l’écrivain naturaliste, elle s’inscrit néanmoins dans les limites d’un système. En l’espace d’une vingtaine d’années, elle assouplit les principes esthétiques en vigueur en RDA, restituant au marxisme sa dimension humaniste.
    Aurélie Barjonet s’attache à retracer une histoire intellectuelle et culturelle récente et significative. Utilisant une approche comparatiste qui confronte des réceptions croisées, elle nous offre une relecture originale qui permet d’évaluer l’impact posthume de Zola, intellectuel et écrivain. Elle met au jour les obstacles auxquels son œuvre capitale s’est heurtée dans la critique de la seconde moitié du vingtième siècle. Si les contradictions inhérentes à l’œuvre ont été le moteur de la création zolienne, elles expliquent aussi l’aventure de sa réception. On peut penser que cette réception a joué un rôle important dans l’évolution de la critique moderne.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2500

  • BEAUREPAIRE Pierre-Yves, POURCHASSE Pierrick (dir.), Les circulations internationales en Europe (années 1680-1780), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 504 p., 20 euros.

    L’étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des « processus de communication ». Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures, à l’environnement des échanges, à l’espace et aux territoires, indissociables de l’étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. C’est dans cette perspective que cet ouvrage fait le point sur les dernières recherches en cours et articule des domaines d’investigation qui souvent s’ignorent.
    Hommes en mouvement
    Circulations économiques et financières
    Circulations administratives, techniques et scientifiques
    Culture de la mobilité et circulations culturelles internationales en Europe
    Vecteurs et objets des circulations culturelles internationales
    Territoires et enjeux spatiaux des circulations culturelles internationales
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2509

  • BOUJU Marie-Cécile, Lire en communiste. Les maisons d’édition du Parti communiste français 1920-1968, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 362 p., 20 euros.

    Le Parti communiste français fut un éditeur prolixe. À partir de nombreuses sources variées et inédites, Marie-Cécile Bouju éclaire cette facette méconnue et l’usage d’un média rarement utilisé à cette échelle par des partis politiques, le livre. L’activité du Parti (14 maisons d’édition, 2 entreprises de diffusion, un réseau de librairies et plus de 3 700 titres début 70) est exceptionnelle dans l’édition française contemporaine. Elle accompagne le PCF dans sa mutation en parti de masse. Mais ces évolutions ne sont pas toutes couronnées de réussite et l’attitude du PCF à l’égard de la lecture est longtemps ambivalente. De surcroît, le marché français du livre est loin d’être bienveillant à l’égard de ces maisons d’édition originales…
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2507

  • CACHIN Marie-Françoise, Une nation de lecteurs ? La lecture en Angleterre (1815-1945), Villeurbanne, Presses de l’enssib, 2010, 272 p., 35 euros.

    Cet ouvrage est le premier rédigé en français sur l’histoire contemporaine de la lecture en Grande-Bretagne. L’étude présentée ici comble donc un manque en faisant apparaître l’importance de la lecture en Angleterre de la période victorienne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sont ici analysés grâce à une présentation chronologique les modalités de l’alphabétisation de la population, l’émergence de nouveaux lectorats, le rôle des cabinets de lecture, la création de bibliothèques publiques, les pratiques et les modes de lecture spécifiques de ce pays. Leur évolution au fil des décennies est mise en regard du contexte politique, économique et social.
    Comme Bibliothèque publique et Public library, d’Anne-Marie Bertrand, publié dans la même collection, Une nation de lecteurs ? La lecture en Angleterre (1815-1945) contribue à la réflexion sur les fondements de la lecture privée et publique, menée actuellement dans le cadre de l’histoire culturelle. Au-delà de l’identification de spécificités anglaises à l’intérieur du monde anglophone, cette étude contribue à enrichir l’analyse comparée des représentations de l’imaginaire collectif occidental autour de la lecture.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100223870

  • COLIN Mariella, "Les enfants de Mussolini". Littérature, livres, lectures d’enfance et de jeunesse sous le fascisme. De la Grande Guerre à la chute du régime, Caen, Presses universitaire de Caen, 2010, 398 p., 28 euros.

    Après l’« âge d’or » de l’époque libérale, la littérature de jeunesse italienne connut son « âge noir », lorsque le fascisme plaça progressivement sous son emprise les manuels de lecture courante, les livres de loisir et les journaux illustrés, afin de modeler l’esprit de l’« Italien nouveau » et de s’approprier l’imaginaire des enfants. Leurs lectures furent suivies avec la plus grande attention par les pédagogues en chemise noire, afin de diffuser l’idéologie fasciste et d’affermir l’hégémonie du régime par le livre. Ce volume passe en revue toute la production destinée aux jeunes lecteurs italiens, de la Grande Guerre – qui marque le début des pratiques de nationalisation de l’enfance, associées à une rhétorique nationaliste et guerrière – à la chute de Mussolini, en la mettant en étroite relation avec le contexte historique. Il est complété par un riche apparat iconographique, qui présente d’une part les couvertures originales des ouvrages présentés, et de l’autre l’histoire des illustrations et des illustrateurs du Ventennio.
    En savoir plus : http://www.unicaen.fr/services/puc/article.php3?id_article=808

  • ENDEWELD Marc, France Télévisions, off the record, Paris, Flammarion, 2010, 466 p., 21,9 euros.

    Connaissez-vous une entreprise qui fait l’objet d’une lutte d’influence au plus haut sommet de l’État ? Dotée d’un actionnaire qui n’a cessé de l’affaiblir ? Dont les fournisseurs se permettent de l’insulter ou de la confondre avec une "vache à traire" ? Cette entreprise, c’est France Télévisions, le groupe qui réunit les chaînes publiques, de France 2 à RFO. En août 2010, Rémy Pflimlin a succédé à sa tête à Patrick de Carolis. C’est la première fois que son président est nommé par Nicolas Sarkozy. Cette enquête fouillée raconte, à l’aide de nombreux témoignages et documents inédits, comment l’État actionnaire, de gauche comme de droite, n’a cessé d’affaiblir le groupe public au profit du privé. Elle revient sur le grand partage du gâteau : des animateurs-producteurs se servent de France Télévisions comme d’un guichet de banque. Leur chiffre d’affaires est là dévoilé pour la première fois. On évolue de conflits d’intérêts en "amitiés" politiques sur fond de renvois d’ascenseurs... Des salariés au bord de la crise de nerfs aux conséquences catastrophiques de l’absence de stratégie, le syndrome "France Télécom" est dans toutes les têtes...
    En savoir plus : http://www.off-the-record.info/

  • FROGER Marion, Le cinéma à l’épreuve de la communauté. Le cinéma francophone de l’Office national du film 1960-1985, Les Presses de l’Université de Montréal, 2010,

    Du tournant des années 1960 jusqu’au début des années 1980, une génération de cinéastes a œuvré au sein de l’Office national du film pour jeter les bases du cinéma québécois. L’auteure met l’accent sur la dimension communautaire du travail de ces cinéastes et sur le désir de communauté du public de cette époque. Grâce à une approche interdisciplinaire, elle dévoile les fondations d’une cinématographie de proximité qui fait une large place à la production de lien social. À l’issue de son enquête, elle fait ressortir l’inscription décisive de la socialité du don dans l’esthétique des films de cette période déterminante de l’histoire du cinéma québécois, et tout particulièrement dans ceux de Pierre Perrault. L’étude de la cinématographie québécoise permet de comprendre la fabrication du film et sa réception comme une épreuve de la communauté que vivent les filmeurs, les filmés et les spectateurs. C’est toute l’expérience relationnelle à la base du documentaire qui est ici repensée comme composante esthétique du film.
    En savoir plus : http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/978-2-7606-2154-1.html

  • GAME Jérôme (dir.) , Images des corps. Corps des images au cinéma, Paris, ENS Éditions, 2010, 256 p., 29 euros.

    Ces dernières années ont vu se développer un important effort théorique et critique sur la question du corps au cinéma : comment ce dernier représente-t-il les formes du corps mais aussi ses puissances (gestes, désirs, pulsions, tendances hors cadre, hors champs, hors discours ou hors normes) ? Comment rend-t-il compte des contextes cognitifs, culturels, politiques et technologiques associés à la fabrique des corps à travers l’histoire ? Les films eux-mêmes ont eu recours au corps comme figure ou motif privilégié et ont pleinement participé de ce questionnement. Participant à cette réflexion en cours le présent volume s’attache à étudier la question de la représentation corporelle en la rapportant à celle des devenirs concrets du cinéma, que ce soit dans ses dispositifs propres ou ses rencontres avec d’autres régimes d’image (notamment la vidéo et la photographie). L’ambition est en définitive d’offrir une sorte d’état des lieux de la question qui rayonnerait dans plusieurs directions : mise à l’épreuve des concepts ; articulation entre perspectives théoriques ; poétique des oeuvres ; zoom sur certains points clé du rapport corps/image (la question de la vitesse notamment) ; enjeux culturels, politiques, esthétique et de genre ; question du récit ; etc. C’est sur ces théâtres que se déploient les études réunies ici, chacune avec sa méthodologie et ses objets propres mais toutes envisageant la notion élargie de corps-image (au sens d’une matériologie générale du cinéma) comme possible paradigme critique.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100867980

  • GONZÀLEZ Cecilia, SCAVINO Dardo, VENTURA Antoine, Les armes et les lettres. La violence politique dans la culture du Rio de la Plata des années 1960 à nos jours, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2010, 320 p., 17 euros.

    La violence politique a accompagné l’histoire contemporaine de l’Amérique Latine depuis la constitution même des états nationaux, entamée dans les premières décennies du XIXe siècle. Les historiens ont signalé à quel point la militarisation et la violence puisaient leur origine non seulement dans le lien colonial mais aussi dans les guerres d’indépendance suivies de longues périodes de guerres civiles. Ce livre est consacré à l’étude de l’impact de la violence politique sur la culture du Rio de la Plata à partir des années l960, des années marquées par le séisme de la Révolution cubaine, les luttes de libération nationale et le poids des enjeux de la guerre froide. La parole est donnée, dans la première partie du volume, à trois écrivains contemporains. Carlos Liscano, uruguayen, aborde la question de l’écriture de l’expérience carcérale dans ses récits autobiographiques. Carlos Gamerro et Martín Kohan, argentins, réfléchissent sur les transformations que l’écriture du politique a subies dans la littérature argentine des dernières décennies, davantage centrée sur la mise en scène des mythes et de l’imaginaire politiques que sur le problème de la mimesis. Dans la deuxième partie, des chercheurs français et latino-américains se penchent sur la relation entre violence et État dans la littérature, le cinéma et la presse, en particulier en ce qui concerne la dictature argentine des années 1976-1983. Une troisième partie s’ensuit, qui étudie la manière dont la littérature policière, la science-fiction, le roman historique, la poésie, ouvrent de nouvelles voies à la réflexion sur la violence politique. Une dernière partie, enfin, axée sur les rapports entre poétique et politique, s’intéresse à la Révolution – l’utopie révolutionnaire, la guerre révolutionnaire – dans les littératures uruguayenne et argentine des années 1960-1970.
    En savoir plus : http://www.pub.u-bordeaux3.fr/FicheOuvrage.php?OUV_CMD=1024

  • GREILSAMER Laurent, L’homme du Monde. La vie d’Hubert Beuve-Méry, Paris, Perrin, 2010, 768 p., 12 euros.

    La biographie du célèbre fondateur et directeur du quotidien Le Monde. Ce livre est aussi une réflexion approfondie sur la presse du XXe siècle. En 1944, le général de Gaulle émet le souhait devoir naître un quotidien de qualité et ouvert sur l’étranger. Hubert Beuve-Méry, alors rédacteur en chef de l’hebdomadaire Temps présent, est sollicité pour créer et diriger Le Monde. En quelques années,il fait de ce journal une véritable institution, cultivant jalousement son indépendance - moraliste autant que journaliste, il fuit la publicité et méprise l’argent. Nourrie de nombreux entretiens et enrichie d’une préface inédite, cette biographie retrace les combats d’un homme qui fut vilipendé par l’extrême gauche pour son pétainisme supposé, puis par l’extrême droite pour son crypto-communisme présumé, mais qui aujourd’hui encore reste une référence du journalisme. A l’heure où Le Monde doit retrouver un nouveau souffle, notamment grâce à sa recapitalisation, ce portrait exhaustif d’un homme engagé nous faitre vivre l’histoire passionnante de la presse et de la vie politique du second XXe siècle.
    En savoir plus : http://www.editions-perrin.fr/fiche.php?F_ean13=9782262034191

  • GREVISSE Benoît, Déontologie du journalisme. Enjeux éthiques et identités professionnelles, Bruxelles, De Boeck, 2010, 296 p., 19,5 euros. Préface d’Antoine Garapon.

    Peut-on parler de déontologie journalistique sans naïveté, cynisme ou désillusion ? À en croire une opinion de plus en plus courante, les journalistes seraient coupables de tous les maux médiatiques. La réalité se révèle pourtant bien plus complexe. Cet ouvrage expose la déontologie et l’éthique du journalisme en les plaçant dans le contexte de la production de l’information. Il en explicite les fondements démocratiques et les concepts majeurs, sans tomber dans le double piège du juridisme et du moralisme présents dans de nombreux usages de la déontologie. Dans une approche originale, l’auteur lie la question de la déontologie à celle de l’identité professionnelle des journalistes. Le métier journalistique ne constituant pas une profession unifiée, les journalistes se condamnent souvent à faire de la déontologie l’emblème de leur respectabilité. L’auteur invite ici le journalisme à s’inventer sans cesse une éthique publique, au regard de valeurs fondamentales à partager avec une société elle-même en mouvement. Benoît Grevisse réussit le pari de traiter ce sujet très conceptuel, en montrant par la comparaison de cas précis, d’avis de Conseils de presse, de codes de déontologie de France, Belgique, Suisse, Canada, Grande-Bretagne ou États-Unis cette éthique en train de se faire.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/29045_3/deontologie-du-journalisme.html

  • GUAY Hervé, L’éveil culturel. Théâtre et presse à Montréal, 1898-1914, Les Presses de l’Université de Montréal, 2010, 354 p., 31 euros.

    Dans les années précédant la Première Guerre mondiale, les arts de la scène connaissent un essor étonnant à Montréal. Visible dans les journaux, un éveil culturel sans précédent prend la forme d’articles en tous genres qui mènent à la naissance de la critique théâtrale professionnelle au Canada français. Objet de suspicion, le théâtre ne manque pas de provoquer dans les journaux des prises de position singulières et d’âpres discussions quant aux modèles à suivre et à la voie à prendre pour faire de Montréal une métropole culturelle digne de ce nom. Les discours sur le théâtre qui peuplent la presse hebdomadaire permettent de saisir cet élan et de découvrir les journalistes qui l’ont soutenu. À travers eux, c’est un pan méconnu de l’histoire culturelle montréalaise qui s’offre au lecteur.
    En savoir plus : http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/978-2-7606-2210-4.html

  • HOFFERT Yannick, KEMPF Lucie (dir.), Le théâtre au cinéma. Adaptation, Transposition, Hybridation, Presses universitaires de Nancy, 2010, 246 p., 20 euros.

    Le regard qui scrute un écran de cinéma a toutes chances d’y rencontrer des signes de théâtre. Le plus jeune de ces arts, frères parfois ennemis, n’a jamais cessé d’emprunter à son aîné et à sa double nature – objet littéraire et événement spectaculaire. Le cinéma, dans sa féconde impureté, continue de puiser largement dans la littérature théâtrale : il y trouve personnages, situations, actions dramatiques, et les traduit dans sa propre dramaturgie, fluide et plastique. Les études d’adaptations d’œuvres théâtrales au cinéma que propose ce recueil montrent comment des réalisateurs tels qu’Alfred Hitchcock, Roman Polanski ou Woody Allen peuvent s’approprier le matériau de la fiction théâtrale pour la réécrire, en déplacer les formes et les enjeux, mais également jeter sur elle un autre regard, venu d’ailleurs. Mais la présence du théâtre au cinéma ne se résume pas à son utilisation comme matière première de l’imagination. Le théâtre sait s’insinuer dans le langage cinématographique lui-même. Le cinéma gagne parfois à convoquer des formes qui rappellent le théâtre en suscitant ce que l’on a coutume de nommer des effets de théâtralité, que l’on retrouve chez des cinéastes comme Rainer W. Fassbinder ou Raymond Depardon. La rencontre entre théâtre et cinéma, toujours nouvelle, toujours imprévue, peut enfin donner lieu à des formes hybrides, dans lesquelles langages et modes de représentation s’entrelacent pour multiplier les vues fragmentaires et dérobées. Louis Malle et Arnaud Desplechin, par exemple, proposent de telles aventures qui amènent le regard à voyager incessamment, sans jamais savoir à quel point il navigue entre vrai et faux, fiction et documentaire, hier et aujourd’hui, théâtre et cinéma.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100950100

  • LA ROCHELLE Réal, Leonard Bernstein. L’œuvre télévisuelle, Quebec, Presses de l’Université Laval, 2010, 230 p., 29,95 euros.

    Peu de temps avant sa mort, au Pacific Music Festival de Sapporo (Japon), Leonard Bernstein fait son dernier discours public : « Ma décision est prise : toute l’énergie et le temps que le Seigneur me donne, je veux les consacrer à l’éducation. Partager le mieux possible avec les jeunes – même les très jeunes – tout ce que je peux échanger sur la musique, l’art, les liens entre l’art et la vie, sur la quête de soi et la compréhension qu’on peut avoir de soi-même. » Leonard Bernstein aura dirigé dans plusieurs villes d’Amérique, d’Europe et d’Asie, même à Montréal en 1944 et 1945. Il fut aussi très présent à la télévision pour animer des programmes musicaux à caractère pédagogique. Le célèbre compositeur de West Side Story touchait alors à toutes les sortes de musiques, populaires et savantes, à toutes les dimensions de la réalité musicale, techniques, esthétiques ou socioculturelles. On aurait dit un individu protéiforme, à l’image de Civa, ce dieu hindou aux multiples bras : compositeur, interprète, chef d’orchestre et pianiste, scénariste, animateur et, pourrait-on dire, crooner. Par-dessus tout, Leonard Bernstein se distingue, dans son œuvre télévisuelle, comme un magnifique communicateur, un professeur qui sait éblouir et en ?ammer ses étudiants et le grand public. C’est un bonheur de revisiter, durant sa période américaine (1950 et 1960), les séries Omnibus, Lincoln Presents ou Young People’s Concerts, sans oublier sa production européenne (de 1970 à 1990), surtout avec l’Orchestre philharmonique de Vienne. Chaque fois, j’ai été frappé par l’intensité et la grande émotion avec laquelle Leonard Bernstein a parlé de la musique et des professeurs. À l’aide de documents d’archives et pour souligner le vingtième anniversaire de sa mort (il est décédé le 14 octobre 1990 à New York), j’ai voulu rendre hommage au musicien pédagogue et analyser une large part de ce corpus vidéographique qui est l’un des plus abondants et des plus fascinants pour qui s’intéresse à la dimension populaire et univer-selle de la musique.
    En savoir plus : http://www.pulaval.com/catalogue/leonard-bernstein-uvre-televisuelle-9542.html

  • LABLAINE Jacques, L’Auto-Vélo. Le journal précurseur du Tour de France, Paris, L’Harmattan, 2010, 258 p., 25 euros.

    Cet ouvrage nous fait découvrir l’historique complet de la création phare d’Henri Desgrange, le journal L’auto-Vélo, le journal sportif à l’origine du Tour de France cycliste en 1903. Cet ouvrage retrace méticuleusement toute l’histoire de ce grand quotidien : sa naissance au travers d’actes notariés et autres procédures judiciaires, la liste de ses actionnaires fondateurs historiques jamais divulguée à ce jour, son évolution au fil des ans jusqu’à sa disparition prématurée en 1944 pour faits de collaboration.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32679

  • LAVILLE Camille, Les transformations du journalisme de 1945 à 2010. Le cas des correspondants étrangers de l’AFP, Bruxelles, De Boeck / Ina Editions, 2010, 224 p., 27,5 euros.

    Qu’on les nomme correspondants étrangers, correspondants de guerre, envoyés spéciaux ou grands reporters, ce livre donne la parole à trois générations de journalistes qui ont couvert l’étranger pour le compte de l’Agence France-Presse. Le modèle journalistique de l’AFP étant une référence dans le métier, la production de ses journalistes – notamment à l’étranger où l’AFP dispose d’un large réseau de couverture – mérite une attention toute particulière, d’autant que l’agence reste aujourd’hui encore l’un des principaux pourvoyeurs d’information pour de nombreux médias. Guerre du Vietnam, guerre d’Algérie, coups d’états en Amérique latine, chute du mur de Berlin, attaque du World Trade Center, conflit israélo palestinien, ... Ces journalistes ont vécu et raconté sans relâche les grands événements des XXe et XXIe siècles sous le couvert de l’anonymat, l’une des règles de l’AFP. À travers leurs témoignages, l’ouvrage propose une analyse du processus global de transformation du journalisme et de la nature de ces évolutions de 1945 à nos jours en se fondant sur le concept de configuration développé par le sociologue Norbert Elias. L’auteure examine successivement la modification du contexte de production de l’information avec la transformation des techniques de communication, de l’entreprise de presse, de ses clients et l’apparition de nouveaux acteurs médiatiques. Elle présente ensuite l’évolution de l’identité professionnelle et personnelle des journalistes. Enfin, elle analyse les transformations du concept d’information à travers l’évolution des formats et des contenus et celle du modèle journalistique.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/120409_3/les-transformations-du-journalisme-de-1945-a-2010.html

  • LÉVÊQUE Sandrine, RUELLAN Denis (dir.), Journalistes engagés, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 179 p., 15 euros

    Cet ouvrage explore les relations entre le journalisme et l’engagement. Séculaires, fondatrices de l’identité professionnelle, ces relations sont évaluées au regard des trajectoires entrecroisées, laborieuses et politiques, des individus. Il s’agit de saisir comment des acteurs, investis à la fois dans l’action et dans une carrière, simultanément ou à des moments distincts, dans des espaces parfois différents et souvent mêlés, organisent leurs rôles et leurs investissements, et les rendent cohérents.

    RUELLAN, Denis, "Des reporters en plein paradoxe. Représentations au cinéma (1975-1988)"
    SAITTA, Eugénie, "Les transformations des rapports entre journalisme et politique. Une comparaison France/Italie depuis les années 1980"
    KACIAF, Nicolas, "Engagement journalistique et bipolarisation de l’espace partisan. Le cas des services Politique de la presse écrite française (1968-1981)"
    SOURP-TAILLARDAIS, Marie-Laure, "Un travail de conversion au journalisme. Désengagement militant des journalistes politiques de presse écrite généraliste : le cas des /rubricards /Front National"
    HUBE, Nicolas, "La ’professionnalisation’ sous contrainte de la presse alternative. L’introduction d’une hiérarchie à Libération et à la Tageszeitung"
    FERRON, Benjamin, "Le journalisme alternatif entre engagement et distanciation. Les stratégies médiatiques des mouvements sociaux dans la ’bataille de Cancun’ contre l’OMC (2003)"
    AUBRET, Camille, "Les journalistes politiques libanais, entre engagements professionnels et militants. Quelques usages des convictions politiques chez les journalistes de presse au Liban"
    FRISQUE, Cégolène, "Des militants du journalisme ? Les journalistes ’critiques’ comme militants de l’autonomie professionnelle"

  • MATTELART Armand, Pour un regard-monde. Entretiens avec Michel Sénécal, Paris, La Découverte, 2010, 300 p. 22 euros.

    Armand Mattelart a consacré une grande partie de sa vie à penser la mondialisation de la communication et de la culture. Son œuvre se révèle incontournable, tant elle est originale et multiple - preuve en est la traduction en de nombreuses langues dont elle a fait l’objet. Ce livre d’entretiens retrace la trajectoire de ce chercheur, en la replaçant dans les différents contextes sociaux et géopolitiques qui l’ont façonnée. En même temps que les idées en mouvement, on y découvre l’état des rapports de forces internationaux et la complexité du jeu des acteurs sociopolitiques dans les sociétés au sein desquelles Armand Mattelart a été appelé à vivre et à travailler. Explicitant des aspects relativement peu connus de ses recherches, il montre comment et pourquoi son parcours personnel est partie intégrante d’itinéraires collectifs. Pour lui, le défi qu’affronte tout projet de construction de l’histoire des modes de production et de circulation des dispositifs de communication et d’information est de conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension lo-cale et dimension supranationale. C’est ce qui fait que cette histoire est inscrite dans la pluralité des cultures. La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l’émergence d’un « regard-monde ».
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Pour_un_regard_monde-9782707166494.html

  • MIÈGE Bernard, L’Espace public contemporain. Approche info-communicationnelle, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2010, 228 p., 22 euros.

    Considéré depuis les cités grecques et les Lumières comme indissociable du fonctionnement des régimes démocratiques ou de l’avancée de la démocratie, l’espace public est en permanence le lieu de controverses et aussi de beaucoup d’incompréhensions, au point de devenir parfois une notion triviale et sans guère de consistance. C’est une notion qui divise, autant les responsables politiques, les publicistes que les universitaires. Faut-il la réduire aux (nouveaux) espaces de sociabilité, à la scène politique ou même aux espaces urbains, favorisant les échanges ? Ou s’organise-t-elle toujours autour du débat public, de l’échange argumenté d’idées et de leur publicisation ? Dans cet ouvrage, l’auteur rediscute les fondements de la notion et met en correspondance l’espace public, ou plutôt les espaces publics, avec des mutations contemporaines en s’appuyant sur des enquêtes de terrain. Au final, il montre combien il est important, du point de vue réflexif mais aussi dans l’action, de distinguer les espaces publics partiels de l’espace public politique.
    En savoir plus : http://www.pug.fr/produit/772/9782706116179/L_Espace%20public%20contemporain

  • MONNOYER-SMITH Laurence, Communication et délibération. Enjeux technologiques et mutations citoyennes, Cachan, Hermès Lavoisier, 2010, 270 p., 65 euros.

    Dans un contexte politique de crise de la représentation et de défiance des citoyens vis-à-vis des élites, comment penser une communication démocratique ? Réinventer de nouvelles médiations politiques suppose de reconsidérer le rôle du citoyen en lui reconnaissant une part plus active dans les processus de prise de décision. Cette aspiration à la participation se manifeste aujourd’hui à travers des dispositifs délibératifs variés recourant notamment aux technologies de l’information et de la communication. Cet ouvrage propose d’explorer ces nouvelles formes de médiation politique à l’aune des théories habermassiennes de la délibération. En sortant de l’opposition stérile entre technique et culture, il montre que les nouveaux « objets politiques » sont les symptômes d’une revendication expressive et participative qu’il reste encore à intégrer dans nos systèmes représentatifs. Comment, dès lors, capter ces revendications émergentes, les agréger et les organiser dans des dispositifs de débat publics variés ? Tels sont les enjeux traités dans cet ouvrage.
    En savoir plus : http://www.lavoisier.fr/fr/editions/index.asp?texte=monnoyer&select=motcle&exact=on

  • PETITAT Alain (dir.), La pluralité interprétative. Aspects théoriques et empiriques, Paris, L’Harmattan, 2010, 290 p., 26 euros.

    Grâce aux bascules qu’il autorise, entre son et signification, entre dit et non-dit, entre vérité et mensonge et entre respect et irrespect des règles, le signe fonde le partage du sens et son contraire. Le monde symbolique est fragile et pluriel. Actions et discours impliquent une incertitude interprétative. La pluralité interprétative est une expérience de chaque instant et le présent ouvrage se donne pour objet principal de l’étudier empiriquement. Les lectures plurielles dont il est ici question concernent des œuvres de fiction et des œuvres d’art. Une quinzaine de chercheurs s’intéressent à la rencontre entre œuvres et interprètes, ces synthèses de l’hétérogène dont le dialogue génère une multiplicité intarissable d’interprétations. Plusieurs d’entre eux se demandent comment prendre en compte, dans l’enseignement, ce foisonnement à travers lequel se crée et se recrée en permanence notre pluralité des mondes et du sens.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32725

  • SANCHEZ-BIOSCA Vicente, BENET Vicente J. (dir.), Les Enjeux du cinéma espagnol. De la guerre à la postmodernité, Paris, L’Harmattan, 2010, 276 p., 24,5 euros.

    Les essais publiés sur le cinéma espagnol mettent souvent l’accent sur le caractère exceptionnel, voire exotique, de cette production. Cet ouvrage propose une approche différente, offrant au lecteur un parcours historique qui commence en pleine guerre (1936-1939) et s’étend jusqu’au présent le plus brûlant. Publiés dans la prestigieuse revue espagnole Archivos de la Filmoteca, les textes réunis ici présentent un bon nombre de caractéristiques du cinéma espagnol.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32620

  • SCHMULEVITCH Eric, Ivan le Terrible de S. M. Eisenstein. Chronique d’un tournage (1941-1946), Paris, L’Harmattan, 2010, 230 p., 21,5 euros.

    Fort nombreuses sont les pages consacrées au film d’Eisenstein Ivan le Terrible. Plus rares sont celles qui évoquent les conditions matérielles de sa réalisation entre 1941 et 1946. D’où le projet de brosser une vue synoptique de sa production, en s’appuyant sur des repères différents : l’histoire événementielle, contemporaine de la guerre et du stalinisme triomphant, la personnalité singulière de son auteur, les témoignages des acteurs, etc.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32459

  • TEBANGASA APALA Dieudonné, Le Personnage de Laurent Désiré Kabila dans la presse congolaise, Paris, L’Harmattan, 2010, 178 p., 18 euros.

    Réflexion au sujet de l’influence du personnage du chef sur les narrateurs des récits médiatiques, ce livre répond à la grande interrogation : dans le continent africain en voie de démocratisation et de développement, le personnage du chef, en l’occurrence Laurent Désiré Kabila, n’influence-t-il pas le parcours narratif des récits médiatiques jusqu’à les désorienter ?
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32465

  • VENTRE Daniel (dir.), Cyberguerre et guerre de l’information : stratégies, règles, enjeux, Cachan, Lavoisier, 2010, 319 p., 69 euros.

    Univers d’informations aux frontières insaisissables, le cyberespace est désormais un cadre d’affrontement et d’expression de puissance dans lequel agissent acteurs étatiques et non étatiques. Confrontés au spectre des cyberattaques aux motivations diverses, nombre d’États, dont la France, ont placé la cybersécurité au rang d’enjeu de sécurité et de défense nationale. Par une approche à la fois empirique et conceptuelle, cet ouvrage offre une réflexion sur les concepts-clés de "guerre de l’information" et de "cyberguerre" afin de comprendre les mécanismes, logiques et modalités qui caractérisent les rapports de force au sein du cyberespace. Les aspects historiques, opérationnels et stratégiques des cyberattaques sont développés ainsi qu’une étude de la stratégie de cybersécurité chinoise.
    En savoir plus : http://editions.lavoisier.fr/not.asp?id=3LKDX3B2OOKOQC&rec=oui&pos=1&referer=detail.asp%3Faction%3Dcurrent

  • WAUTERS Éric, SETH Catriona (dir.), Autour de Bernardin de Saint-Pierre. Les écrits et les hommes des Lumières à l’Empire, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2010, 228 p., 17 euros.

    Issu d’un colloque tenu à Rouen et au Havre, complété et prolongé par d’autres travaux novateurs, ce volume est le premier recueil critique moderne à s’intéresser à l’œuvre du grand écrivain français (1737-1814). Le volume regroupe des études de jeunes chercheurs comme de spécialistes confirmés. L’on y lira des chapitres portant sur la correspondance active et passive, en grande partie inédite, de Bernardin de Saint-Pierre, sur ses relations personnelles et professionnelles, ses textes, des plus célèbres, comme le Voyage à l’Île de France ou Paul et Virginie, à ceux qui sont restés oubliés dans ses papiers, et ses points de contact avec d’autres gens de lettres, de D’Alembert à Casanova ou à Chateaubriand. De cet ensemble ressort un portrait plus complet de l’homme et de l’auteur.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100942940&fa=description

    Articles/Revues
  • "Cultures, publics et réceptions", Idées. La Revue des sciences économiques et sociales, n°155, 2009.

    Table des matières
    De la culture vers la réception et les publics ?, Stéphanie Fraisse d’Olimpio, Igor Martinache
    Entre sociologie de la consommation culturelle et sociologie de la réception culturelle, Bernard Lahire
    Du musée aux tableaux, Jean-Claude Passeron, Emmanuel Pedler
    Les réceptions « ordinaires » d’une écriture de la honte sociale, Isabelle Charpentier
    Télévision : la familiarité des publics avec leurs séries, Jean-Pierre Esquenazi
    Publics et hiérarchies culturelles, quelques questions sur les sociabilités silencieuses, Dominique Pasquier
    L’usage social des séries par les adolescent, Stéphanie Fraisse d’Olimpio

  • "Image et Espace public", Géographie et Cultures, n°173, décembre 2010. Coord. : Vincent Berdoulay et Paulo C. Gomes

    L’image fascine. L’espace public interroge. Ces notions peuvent être approchées et rapprochées par la dimension spatiale qu’elles possèdent toutes deux. Des dépendances réciproques les lient et leur étude est riche d’enseignements. Comment et jusqu’à quel point l’image contribue-t-elle à l’institution de l’espace public ? Selon quelles modalités permet-elle à l’espace public d’exister, voire de renaître ?
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no_revue=17&no=32791

  • "Journalisme et formation", Les Cahiers du journalisme, n° 21, 2010.

    Introduction : journalisme et formation, Colette BRIN & Bernard DELFORCE
    Le rôle des stéréotypes dans la bipolarisation des formations au journalisme, Bertrand LABASSE
    Un manifeste pour l’enseignement du journalisme, Mitchell STEPHENS
    Enjeux et pertinence de la formation aux techniques d’argumentation des étudiants en journalisme, Philippe BRETON
    Les formations en alternance : une chance pour la profession ?, Marie-Christine LIPANI-VAISSADE
    Le « pigisme » en apprentissage : les collectifs de pigistes comme lieux d’apprentissage d’une identité para-journalistique, Faiza NAIT-BOUDA
    Les représentations collectives des formations initiales en journalisme et leur efficacité en question, Rémy LE CHAMPION
    La formation des journalistes français : quelles évolutions ? quels atouts à l’embauche ? le cas des nouveaux titulaires de la carte de presse 2008, Christine LETEINTURIER
    Les journalistes béninois en quête de formation, Henri ASSOGBA
    La formation des journalistes face à l’innovation technologique, Alain JOANNES
    (In)culture numérique : l’école du journalisme de demain, Yannick ESTIENNE & Emmanuel VANDAMME
    Tous journalistes ? Les établissements de formation au défi du Web participatif, Nicolas PÉLISSIER
    Le numérique redessine les contours de la profession, Jérémie GANDIN, Pierre SAVARY & Corinne VANMERRIS

    Autres contributions
    Le traitement journalistique des débats sur le financement des industries culturelles au Québec, Christelle PARÉ, Jason LUCKERHOFF & Jacques LEMIEUX
    Le journalisme de communication : expression de conviction et moralisme, Gilles GAUTHIER
    La réforme du secteur médiatique de sociétés fragilisées par la guerre : un facteur de stabilité ou d’instabilité ?, Simon THIBAULT
    L’Europe des médias face à la crise, José-Manuel NOBRE-CORREIA
    L’assistance aux médias : démocratie à la une et diplomatie de fortune. Le cas de Réseau Liberté, Émélie RIVARD-BOUDREAU
    Au pays des « kisha kurabu » Les clubs de presse japonais sont-ils un obstacle à la libre circulation de l’information ?, Antoine CHAR

    Entrevue
    Entrevue avec Alain Saulnier - directeur de l’information à Radio Canada, Jean-Claude PICARD


    En savoir plus : http://www.cahiersdujournalisme.net/cdj/21.htm

  • "Trente ans d’étude des langages du politique (1980-2010)", Mots. Les langages du politique, n°94, novembre 2010. Coord. : Paul Bacot, Marlène Coulomb-Gully, Jean-Paul Honoré, Christian Le Bart, Claire Oger et Christian Plantin.

    Il y a trente ans paraissait le premier numéro, daté d’octobre 1980, d’une revue dotée d’un titre se présentant sous la forme d’un acronyme, dont le développement déclinait son champ d’investigation : Mots, Ordinateurs, Textes, Sociétés. Officiellement démotivé en 1989, le nom de la publication cessa sa vie de sigle, mais se vit adjoindre un sous-titre, considéré aujourd’hui comme partie intégrante de l’identité de la revue : Les langages du politique. À l’occasion de ce trentième anniversaire, la livraison de l’automne 2010 est un numéro spécial, consacré à un bilan de trente ans d’étude des langages du politique – non seulement dans la revue éponyme de cet objet, même si elle a, logiquement, fortement contribué à son traitement, mais dans différents ouvrages et revues, venant de chercheurs français et étrangers appartenant à diverses disciplines et institutions et se référant à diverses problématiques et méthodologies. Sans aucunement prétendre à l’exhaustivité – l’objet étant d’autant plus vaste que les deux notions de langage et de politique sont particulièrement extensives –, ce numéro spécial peut être considéré comme un ouvrage de référence tant du côté des sciences du politique que de celui des sciences du langage ou de la communication. Trentenaire oblige : une trentaine d’auteurs ont été sollicités pour contribuer à ce travail de synthèse.
    Contributions de : Ruth Amossy, Johannes Angermüller, Paul Bacot, Sophie Béroud, Claire Blandin, Marc Bonhomme, Henri Boyer, Philippe Braud, François de la Bretèque, Paul Chilton, Marlène Coulomb-Gully, Jean-Claude Deroubaix, Pierre Fiala, Corinne Gobin, Jacques Guilhaumou, Roselyne Koren, Alice Krieg-Planque, Bernard Lamizet, Christian Le Bart, Dominique Maingueneau, Érik Neveu, Claire Oger, Caroline Ollivier-Yaniv, Christian Plantin, Sylvianne Rémi-Giraud, Juliette Rennes, Roselyne Ringoot, Jean-Claude Soulages, Jean-François Tétu, Ruth Wodak.
    Entretien avec Maurice Tournier, cofondateur et premier directeur de la revue.
    En savoir plus : http://mots.revues.org/index.html

    Multimedia

Novembre 2010

    Livres
  • ARRIPE Agnès (d’), ROUTIER Cédric (dir.), Communication et santé. Enjeux contemporains, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2010, 278 p., 21 euros.

    La communication est au cœur de la santé contemporaine  : depuis les politiques publiques jusqu’à la relation patient – soignant, derrière la médiatisation de notre système de santé et ses évolutions, dans la rencontre de publics hétérogènes par des professionnels multiples. L’interdisciplinarité est désormais le maître mot et la communication, le carrefour des questions émergentes du monde de la santé. Considérer chacun dans son vécu de la maladie, tracer l’évolution des conceptions et des modèles de la santé, développer le travail en réseau pour une santé globalisée, partager l’information et les connaissances médicales avec le plus grand nombre  : tels sont quelques-uns des enjeux abordés dans cet ouvrage. En dialogue avec les professionnels et avec la société civile, une trentaine de chercheurs développent ici leurs analyses des réseaux de santé, du discours des médias, de l’usage des TIC et des lieux de soin. Les étudiants et enseignants en Sciences de l’Information et de la Communication seront directement interpellés par ces analyses. Par la variété des travaux rassemblés, cet ouvrage est une contribution inédite qui séduira également tout lecteur universitaire intéressé aux apports des sciences humaines et des sciences sociales en santé. Enfin, les cadres intermédiaires et supérieurs du monde de la santé y trouveront également des perspectives originales pour enrichir leurs pratiques quotidiennes et la manière de les penser.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1248

  • BAETENS Yann, Pour le roman-photo, Bruxelles, Les impressions nouvelles, 2010, 240 p., 22 euros.

    De tous les genres littéraires, le roman-photo est à la fois le plus méprisé et le moins connu. Pour le roman-photo a l’ambition de révéler toute la richesse de ce genre hybride, dont l’importance est capitale à une époque où se rapprochent littérature et photographie. Abordant aussi bien les stéréotypes du roman-photo sentimental que les inventions du roman-photo moderne, le livre nous donne d’abord un aperçu très richement illustré de l’histoire du genre, que l’auteur compare à ses faux frères, la bande dessinée et le ciné-roman. Il examine aussi la manière dont texte et image peuvent s’allier pour inventer des récits entièrement inédits. Il propose enfin des analyses des grands auteurs du « nouveau roman-photo » (Marie-Françoise Plissart, Michael Snow, Sophie Calle ou Suky Best). Prenant le contrepied de tout ce qu’on écrit depuis cinquante ans, cet essai nous invite à lire, d’urgence, des romans-photos.
    En savoir plus : http://www.lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/pour-le-roman-photo/

  • BOUTET Josiane, Le pouvoir des mots, Paris, Editions La dispute, 2010, 192 p., 14 euros.

    Le double serment d’Obama, les paroles de sorcellerie, le lapsus d’Éric Besson, les joutes verbales, les phrases historiques du général de Gaulle, les slogans des défilés ou encore la langue du troisième Reich, voilà quelques-unes des manifestations du pouvoir des mots qui sont analysées ici. Livre politique de linguiste, cet ouvrage s’adresse à un public large concerné par les usages et les mésusages des mots et des discours : travailleurs sociaux, militants associatifs, syndicalistes ou politiques, enseignants, étudiants, etc. Il comporte onze chapitres autonomes qui tous débutent par un récit mettant en scène une situation sociale et historique où la puissance propre des mots s’exerce. Josiane Boutet s’y oppose aux conceptions technocratiques de la communication largement dominantes aujourd’hui, qui considèrent le langage comme un simple outil de transmission d’informations. Elle met en évidence l’action propre des mots, aussi bien dans l’économie psychique des sujets que dans les luttes sociales.
    En savoir plus : http://www.decitre.fr/livres/Le-pouvoir-des-mots.aspx/9782843032028

  • BRYANT Mark, La première guerre mondiale en caricatures, Paris, Hugo et Compagnie, 2010, 162 p., 25 euros.

    Ce livre est une somme d’environ 500 dessins des années 1914-1918, en noir et blanc et en couleurs, provenant des journaux, magazines, affiches publiés pendant cette période par les deux camps. La Grande Guerre ouvrit une période d’une richesse absolue pour les caricaturistes. Alors que les zeppelins dominaient le ciel, les caricatures extrêmes d’Heath Robinson, ou plus classiques, de Bairnsfather permirent aux Anglais de garder le moral. Qui pouvait prendre au sérieux Kasier Bill, le Baron Rouge et autres Allemands alors que H.M. Bateman et Bert Thomas engendraient régulièrement le rire des lecteurs de Punch, Bystander, London Opinion, du Rire, du Canard Enchaîné ou autres journaux US comme Puck, Judge et Life ? Tous les dessinateurs n’étaient pas cependant du même côté : l’Allemagne eut aussi de grands talents comme, entre autres, Johnson, Gulbransson et Grosz publiés par de puissants journaux : Kladderadatsch, Simplicissimus et Jugend Rose.
    En savoir plus : http://www.hugoetcie.fr/Hugo-Image/Nouveautes/La-Premiere-Guerre-mondiale-en-caricatures

  • BRYANT Mark, Napoléon en caricatures, Paris, Hugo et Compagnie, 2010, 160 p., 25 euros.

    Napoléon Bonaparte, le jeune officier d’artillerie de la Révolution, devint l’empereur de quasiment toute l’Europe de l’Ouest et l’homme le plus caricaturé de son époque. Des batailles d’Aboukir, de Trafalgar, d’Austerlitz, de Iéna à l’invasion de la Russie, à l’exil sur Elbe ou à sa défaite de Waterloo en 1815, les actions de Napoléon et de ses opposants furent le sujet principal de la satire et des plus grands caricaturistes pendant vingt ans. On peut même dire que la caricature politique commence avec lui. Anglais, russe ou bien prussien, le dessinateur n’est pas tendre. Petit, malingre ou bien replet, cruel, rapace et lâche, Napoléon est tout et son contraire. Il fut représenté sous toutes les formes, singe, serpent, dragon, crocodile, mais les autres protagonistes ne furent pas épargnés non plus : le nez de Wellington, la moustache de Blücher, le manchot Nelson, la folie du tsar de Russie… Découpé chronologiquement par grandes périodes, chaque chapitre est introduit par un rappel des faits historiques. L’auteur nous éclaire longuement sur le contexte, les raisons et les objectifs de la caricature, et signale toujours le média, l’auteur et la date de l’œuvre.
    En savoir plus : http://www.hugoetcie.fr/Hugo-Image/Nouveautes/Napoleon-en-caricatures

  • BURGER Marcel, JACQUIN Jérôme, MICHELI Raphaël (dir.), Les médias et le politique. Actes du colloque "Le français parlé dans les médias" (Lausanne, 1-4 septembre 2009), Lausanne, Centre de linguistique et des sciences du langage, 2010.

    Liste des contributions, téléchargeables au format PDF :
    Andra-Teodora CATARIG : Le rapport-commentaire, un genre journalistique ? Regard sur la presse française et italienne
    Louise CHAPUT : La variation stylistique en tant que procédé discursif dans les blogues journalistiques
    Jamil DAKHLIA : Une coproduction politico-médiatique : discours, logiques et valeurs de la « peopolitique » française
    Valentyna DYMYTROVA : La parole citoyenne dans la couverture médiatique de la « révolution orange » par la presse quotidienne française
    Fred HAILON : Politique(s) par voix de presse : quand Chirac y parle le Le Pen (la circulation de la parole de campagne de 2002 du président-candidat Chirac)
    Patrick AMEY & Raphaël HAMMER : La sensibilisation au don d’organes dans la presse : récits et expériences vécues
    Frédérique HERBIGNIAUX : Quel récit politico-médiatique pour le support web journalistique ?
    Thierry HERMAN : Le discours politique est-il soluble dans le discours médiatique ? Les communiqués de presse des partis gouvernementaux helvétiques
    Alice KRIEG-PLANQUE : Pour une analyse discursive de la communication : la communication comme anticipation des pratiques de reprise et de transformation des énoncés
    Isabelle LABORDE-MILAA : Les chroniques linguistiques médiatiques traitant des mots du politique : un nouveau sous-genre ?
    Mireille LALANCETTE : Vie privée, vie publique, vie médiatique : sur scène et hors-scène ? La performance politique de deux politiciens québécois disséquée
    Andrea LANDVOGT : La docu-satire politique. La confrontation des discours au cinéma
    Guylaine MARTEL : Construction de l’image médiatique des politiciens. Des stratégies en plusieurs genres pour toutes les identités
    Laurent PERRIN : L’ethos de l’oralité comme forme de fiction énonciative dans la presse écrite
    Héloïse POURTIER-TILLINAC : Les podcasts politiques : atout ou risque politique ?
    Elisa RAVAZZOLO : La parole des auditeurs dans les émissions interactives : stratégies énonciatives et argumentatives
    Françoise REVAZ : L’éloquence du silence : analyse de la médiatisation du procès Swissair
    Marion SANDRÉ : Débat politique télévisé et stratégies discursives : la visée polémique des ratés du système des tours
    Zrinka SIMUNIC : Quelques observations relatives à la structuration générique du discours politico-médiatique dans une perspective diachronique (à partir de l’exemple d’un quotidien d’information suisse romand)
    Françoise SULLET-NYLANDER & Malin ROITMAN : De la confrontation politico-journalistique dans les grands duels politiques télévisés : questions et préconstruits
    En savoir plus : http://www.unil.ch/clsl/page81503.html

  • BUXTON David, Les séries télévisées. Forme, idéologie et mode de production, Paris, L’Harmattan, 2010, 158 p., 15,5 euros.

    Jamais les séries américaines n’ont été aussi présentes sur les chaînes du monde entier. Ici, la série de télévision est étudiée comme forme marchande, depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui, par l’analyse de sa forme et son mode de production ; puis comme forme idéologique. Trois séries américaines (X-Files, Les experts, 24 heures chrono) font l’objet d’une analyse approfondie.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32360

  • Collectif, Les intellectuels jugent les médias, Paris, Editions Mordicus, 2010, 11,90 euros.

    Des intellectuels, parmi les plus prestigieux, s’interrogent sur les médias, n’hésitent pas à les bousculer. Ils disent leur agacement, leur méfiance. Leurs craintes aussi. Ils ont été interviewés, au cours de ces dernières années, par la revue Médias. Il nous a semblé que leurs points de vue — divers, différents, parfois opposés ou discordants — intéresseraient tous ceux qui, au-delà du fonctionnement des médias, véritables machines à produire de l’information, s’interrogent sur leur poids dans nos sociétés et leurs effets, parfois leurs méfaits, sur le fonctionnement même de la démocratie.

    Tome I : Daniel Bougnoux, André Comte-Sponville, Régis Debray, Marcel Gauchet, Yves Michaud.

    Tome II : Michel Onfray, Edgar Morin, Pierre Nora, Fernando Savater, Philippe Sollers, Paul Virilio


    En savoir plus : http://www.revue-medias.com/spip.php?page=mordicus&id_article=681

  • DACHEUX Eric, Vivre ensemble aujourd’hui. Le lien social dans les démocraties pluriculturelles, Paris, L’Harmattan, 2010, 294 p., 28 euros.

    Comment vivre ensemble aujourd’hui ? Dans un monde en crise, comment établir et maintenir une relation avec l’autre ? Pour étudier le lien social dans nos sociétés pluriculturelles, cet ouvrage propose deux postes de réflexion : enquêter sur les pratiques quotidiennes (l’économie solidaire, les blogs...) et analyser le lien symbolique unissant les citoyens à leur territoire (médias, religion...).
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32348

  • GABSZEWICZ Jean, SONNAC Nathalie, L’industrie des médias à l’ère numérique, Paris, La Découverte, 2010 (réédition), 128 p., 9,5 euros.

    Les médias changent de paradigme. La révolution numérique bouleverse les règles du jeu et les positions de force des principaux acteurs. La possibilité de consommer de la musique, des journaux en ligne et des programmes audiovisuels grâce à une simple ligne téléphonique oblige à reconsidérer l’économie des médias traditionnels. Cet ouvrage entièrement refondu fournit les principales clés pour comprendre la nouvelle économie des médias et du numérique. À partir des concepts fondamentaux (bien publics, marchés à deux versants, effets de réseaux), il analyse le nouvel environnement face aux nouveaux enjeux et défis de ce secteur (gratuité, piratage, interactivité, nouveaux acteurs), étudie les principaux secteurs d’activité des médias (télévision, presse écrite, Internet et publicité) et analyse le rôle de l’État et de la régulation via notamment les modalités de l’intervention.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_industrie_des_medias_a_l_ere_numerique-9782707159984.html

  • HABIB Laurent, La communication transformative , Paris, PUF, 2010, 200 p., 15 euros.

    Cet ouvrage porte un regard neuf sur le rôle de la communication dans la création de valeur contemporaine et dans l’accompagnement des transformations de l’économie et de la société. Depuis ses origines, la communication moderne a toujours soutenu l’essor du capitalisme. Pourtant, dans les années 2000, en même temps qu’elle triomphe, elle cède au cynisme et à la tentation des idées vaines, sans effet ni valeur. Ces dérives de la société de communication fragilisent l’expression des figures d’autorité et accélèrent les crises du politique, des médias, de l’entreprise et des marques. En s’appuyant sur de nombreux exemples de stratégies de marque et sur l’expérience de l’une des premières agences de communication françaises, l’auteur propose, avec la communication transformative, un changement méthodologique, mais aussi éthique, capable de redonner à la communication son utilité et sa légitimité dans le monde de l’après-crise.
    En savoir plus : http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:La_communication_transformative

  • JOST François, Les médias et nous, Paris, Editions, Bréal, 2010, 128 p., 12,5 euros.

    Le journal télévisé doit-il être un tribunal ? La télé-coaching a-telle des limites ? La mort est-elle télégénique ? Filmer en caméra cachée est-ce une méthode déloyale ? Qu’est-ce qu’une émission culturelle ? Les téléspectateurs sont-ils sadiques ? Qu’est-ce que témoigner ? Où va la télé à l’ère d’internet ? Les débats sur les médias sont au centre de nos discussions quotidiennes ; une affaire ou une polémique survient fréquemment au sujet de la façon dont un évènement a été traité, d’une nouvelle émission qui va trop loin, ou d’un ""dérapage"" de l’information. François Jost, auteur dont les essais sur la télévision font autorité, s’interroge ici à la fois sur le fonctionnement actuel des médias, leurs obligations morales, mais aussi sur notre propre comportement, nos droits et nos devoirs de téléspectateurs, auditeurs, lecteurs.... Ses réflexions, par leur (im)pertinence, vont au-delà des critiques ordinaires pour proposer une nouvelle relation entre les médias et nous.
    En savoir plus : http://www.editions-breal.fr/fiche-les-medias-et-nous-5029.html

  • MARÉCHAL Denis, RTL, Histoire d’une radio populaire, de Radio Luxembourg à RTL.fr, Paris, nouveau monde éditions, 2010, 560 p., 25 euros.

    La plus ancienne des grandes radios généralistes, en tête des audiences malgré les soubresauts du paysage médiatique, est aussi celle dont l’histoire – mouvementée – demeure la plus méconnue. Radio Luxembourg apparaît en 1933, grâce à un émetteur luxembourgeois, des capitaux français, des programmes européens, et de la publicité rédigée par Robert Desnos ! En mai 1940, la station se voit contrainte de céder son émetteur aux forces du IIIe Reich. Après-guerre, le poste privé triomphe avec ZappyMax, l’Abbé Pierre, Jean Nohain, Geneviève Tabouis, Jean Grandmougin. L’équipe dirigeante impulse une programmation mémorable (La famille Duraton, Reine d’un jour, Quitte ou double, des feuilletons radiophoniques, etc.). Mais la concurrence d’Europe n°1 et la télévision bouleversent peu à peu la donne.
    1966 : Radio Luxembourg devient RTL, avec un nouvel état-major présidé par l’homme de presse Jean Prouvost. Son directeur, Jean Farran, installe Menie Grégoire, Léon Zitrone et Anne-Marie Peysson à l’antenne. Des années 1980 à la fin des années 1990, Jacques Rigaud et Philippe Labro réussissent un parcours sans faute. L’éclosion des radios libres n’entrave pas la bonne marche d’une station au coeur de la culture de masse. Un effritement de l’audience provoque un accident industriel majeur : le renvoi de Philippe Bouvard, l’animateur des Grosses Têtes, à l’été 2000. Avec la perte de 2 millions d’auditeurs, ces derniers appliquent à la lettre le slogan « RTL, c’est vous » et obtiennent son retour.
    Aujourd’hui, à la croisée des chemins malgré l’apparition de RTL.fr, ce média négligé des observateurs conserve une audience inégalée dans le temps et continue de façonner des générations d’auditeurs fidèles. Cette histoire sans parti pris explique les ressorts de cette saga aux multiples rebondissements souvent ignorés du public.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/

  • PINYOL VIDAL Josep, Dessins de presse et dessinateurs. Barcelone 1870-1935, Éditions universitaires européennes, 2010, 608 p., 98 euros.

    A la fin du XIXe siècle, l’’essor du catalanisme culturel et politique coïncide avec le développement de la presse en langue catalane dans laquelle le contenu des articles est renforcé par le dessin d’’actualité. Celui-ci, sous forme d’’illustration décorative ou de caricature, raconte et interprète le grand événement, l’’anecdote et le quotidien des Barcelonais. Trois générations d’’artistes de presse ont rapporté une actualité vécue en temps réel pendant les soixante cinq années qui séparent la sortie des premiers périodiques en langue catalane et leur disparition à l’’aube de la guerre civile. La diversité, la qualité, ainsi que l’’évolution stylistique de leur oeuvre, nous amène à une lecture esthétique de ces dessins qui suivent aussi l’’évolution dictée par les grandes tendances des arts plastiques en Catalogne.
    En savoir plus : https://www.morebooks.de/store/fr/book/dessins-de-presse-et-dessinateurs-barcelone-1870-1935/isbn/978-613-1-53572-7

  • RITCHIN Fred, Au delà de la photographie, Paris, Victoires Editions, 2010, 200 p., 24 euros.

    Le monde de la photographie, du grand reportage, des médias traverse une des plus graves crises de son histoire. A la baisse de diffusion, au refus des internautes de payer pour du contenu, aux restrictions budgétaires, s’ajoute la disponibilité de centaines de millions d’images d’amateurs quasi gratuites. Les agences de presse sont en perdition et nombre de photojournalistes professionnels expérimentés et exigeants sont contraints de se rabattre sur les sujets « people » qui semblent seuls faire vendre encore du papier. A ces difficultés économiques s’ajoute une crise de confiance majeure dans la valeur de témoignage du cliché photographique. Avec sa nouvelle forme numérique et les logiciels de manipulation d’image à la disposition de tous, les falsifications sont faciles à réaliser et indétectables, jetant le doute sur la validité du cliché photographique en tant que preuve irréfutable, tant dans le domaine judiciaire que politique. Dans cet ouvrage, paru aux Etats-Unis en 2009, Fred Ritchin apporte des réponses à ceux qui se demandent où va la photographie. Il décrit l’influence de la révolution numérique sur notre vision du monde et son rendu photographique tant par les amateurs que par les professionnels et revient sur l’évolution des pratiques de manipulation des images dans les médias qui révèle une confusion entre monde réel et "réalité" virtuelle. L’auteur ouvre également une multitude de pistes de nature à transformer en richesse ce qui risquerait sinon de nous appauvrir. Les liens hypertextes, par exemple, offrent d’immenses possibilités de dialogue et d’enrichissement mutuel d’un cliché mis en ligne. Le banal cadre des photos pourrait être transformé en un « puzzle » donnant accès à de multiples voix contradictoires qui enrichiraient la valeur informative de l’image et par là même lui permettrait de retrouver son degré d’authenticité.
    En savoir plus : http://www.victoires-editions.fr/ouvrage.asp?id=145

  • WHITE Aidan, Initiative pour un journalisme éthique, Paris, Victoires Editions, 2010, 264 p., 22 euros.

    L’Initiative pour un journalisme éthique (IJE) est une campagne mondiale lancée par les syndicats et associations de journalistes. Son objectif : nourrir et encourager l’excellence journalistique et renforcer l’idée que les médias ont une mission. Les propositions reprises dans cet ouvrage reflètent les aspirations des journalistes partout dans le monde et trouvent leurs racines dans différentes cultures et traditions. Cette initiative veut renforcer le journalisme face aux nouveaux défis rencontrés à l’intérieur et à l’extérieur des rédactions (changement des conditions de travail, défis posés par les nouvelles technologies, nouvelles pressions commerciales ainsi que les perpétuelles menaces liées à la pauvreté, la corruption et les influences politiques intempestives). Elle répond également aux menaces spécifiques émanant de la résurgence de conflits raciaux, culturels ou religieux. Elle invite, enfin, à une refonte des valeurs du journalisme dans tous les secteurs des médias. Son message est simple : le journalisme n’est pas synonyme de propagande et les médias ne sont pas uniquement des produits marchands, ils contribuent à renforcer les valeurs démocratiques et la qualité de vie des citoyens. L’Initiative pour un journalisme éthique encourage les journalistes, les professionnels des médias, les décisionnaires et la société civile à identifier de nouvelles façons d’intégrer les principes premiers du journalisme dans la culture des médias modernes : dire et rechercher la vérité, respecter l’indépendance et l’équité, rester humain et solidaire.
    En savoir plus : http://www.victoires-editions.fr/ouvrage.asp?id=144

  • YON Jean-Claude (dir.), Les spectacles sous le Second Empire, Paris, Armand Colin, 2010, 512 p. 23,50 euros.

    La vie culturelle sous le Second Empire n’a jusqu’à présent guère été étudiée, ou alors de façon superficielle. C’est pourtant sous Napoléon III que se mettent en place les prémices d’une culture de masse. Ce phénomène est particulièrement sensible pour ce qui constitue alors le principal loisir des Français, les spectacles. Par le décret du 6 janvier 1864, l’Empire instaure la « liberté des théâtres », mettant fin à tout contrôle administratif, hormis la censure. C’est certainement la décision politique la plus importante de tout le XIXe siècle en matière théâtrale. Réunissant une trentaine de chercheurs (historiens, littéraires, musicologues, spécialistes d’histoire de l’art, etc.), cet ouvrage, richement illustré, dresse un vaste panorama du monde des spectacles sous le règne de Napoléon III, de l’opérette aux cafés-concerts et des marionnettes à la construction de nouvelles salles (dont la plus importante est bien sûr le « nouvel Opéra » conçu par Charles Garnier). Tous les aspects de la vie des spectacles sont envisagés au fil de chapitres où l’on croise entre autres Offenbach, Labiche, Haussmann, Alexandre Dumas ou Émile Zola.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre.php?idp=347279&query=Les%20spectacles%20sous%20le%20Second%20Empire&type[]=t&type[]=a&tp[]=livre&tp[]=revue&start=

    Articles/Revues
  • "Entre scatologie et fantasmes sexuels, le cul et son imaginaire", Annales historiques de la Révolution française, nº 361, 3/2010. Coord. : Michel Biard, Pascal Dupuy.

    Sommaire
    Michel Biard et Pascal Dupuy, Introduction
    Wolfgang Cillessen et Rolf Reichardt, « Matières scatologiques dans la caricature politique, de la Réforme à la Révolution »
    Michel Biard et Jacques Guilhaumou, « La « pelle au cul » et autres joyeusetés langagières au temps du carnaval proscrit »
    Annie Duprat, « La trésorière des Miramionnes n’avait qu’une fesse... »
    Philippe Bourdin, « Le son du corps, ou l’âme en pet »
    Thierry Pastorello, « La sodomie masculine dans les pamphlets révolutionnaires »
    Emmanuel Fureix, « La porte de derrière ». Sodomie et incrimination politique : des caricatures contre Cambacérès (1814-1815) »
    Michel Delon, « L’obsession anale de Sade »
    Stéphanie Genand, « L’infâme derrière des ci-devants. Le cul aristocrate et la contre-révolution »
    Pascal Dupuy, « trône adoré de l’impudeur » : cul et caricatures en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle
    En savoir plus : http://ahrf.revues.org/

  • "Nouveaux médias, nouveaux jeunes", Les Cahiers Dynamiques, n° 47, 2010.

    Les nouveaux médias et l’ensemble des nouvelles technologies numériques ont pris une place prépondérante dans notre société. Devons-nous les considérer comme outils éducatifs ou comme sources de dangers potentiels ? Si les rapports des jeunes en général à ces nouveaux médias commencent à être bien connus, quelles incidences ces derniers ont-ils pour les jeunes dits « difficiles » ou en difficulté ? Utilisent-ils le numérique de la même manière ? Sont-ils plus facilement les cibles d’un marketing agressif ou les acteurs d’une utilisation délictueuse des nouvelles technologies (happy slapping, sexting) ? Que pensent les « éducateurs » au sens large de ces nouveaux médias ? Ont-ils saisi l’importance du phénomène ? Sont-ils prêts à les investir comme outils éducatifs ?
    En savoir plus : http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2541

  • "Sciences.com", Hermès, n°57, 2010. Coord. : Joëlle Farchy, Pascal Froissart et Cécile Méadel.

    Confrontée au développement des réseaux électroniques, l’édition scientifique se métamorphose. Nourris au lait d’Internet, les chercheurs tergiversent au moment d’y diffuser leurs productions ; garantes du bien public, les institutions savantes normalisent, s’interrogent, expérimentent. La mutation est profonde et se répercute non seulement dans la circulation des connaissances, mais aussi dans la propriété intellectuelle et la notion d’auteur, ou dans les conditions de publication… En quelques années, la diffusion des savoirs sur Internet (avec notamment le « libre accès ») a changé les termes du débat.
    L’édition scientifique était un monde policé et local ; aujourd’hui, c’est un marché global et un théâtre de guerre économique. Il y a de plus en plus de chercheurs, les revues scientifiques se sont multipliées, les budgets explosent et l’idéologie du Publish or Perish domine. En parallèle, des intermédiaires du savoir, tels les sites commerciaux Cairn ou Science Direct, se renforcent et cherchent le meilleur modèle économique et cognitif. Les chercheurs se retrouvent face à une injonction paradoxale : d’une part, éditer dans des revues de plus en plus cotées, étalonnées, hiérarchisées, mais payantes et privées ; d’autre part, rendre public, diffuser au plus grand nombre, mettre en ligne le plus vite possible, librement et sans droit d’accès.
    Ce volume d’Hermès s’intéresse, dans une perspective résolument pluridisciplinaire, aux différentes questions que pose cette « science ouverte » avec toutes ses formes de mises à disposition des connaissances produites par des scientifiques : revues gratuites, mise en ligne des publications par les institutions, modèle auteur-payeur, archives en libre accès, bibliothèques numériques ouvertes...
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1156

  • Sans thème, La Revue européenne des médias, n° 16, automne 2010.

    Au sommaire
    Les Facebook, Twitter et autres Shazam : alliés ou ennemis de l’information ?, Francis Balle
    Conflits de secrets : secret des sources et autres secrets, Emmanuel Derieux
    Vie privée, la vie publique ?, Jacques-André Fines Schlumberger
    Les nouvelles pratiques tarifaires pour l’Internet mobile redéfinissent la neutralité du Net, Alexandre Joux
    En savoir plus : http://irec.u-paris2.fr/60406578/0/fiche___pagelibre/&RH=IREC_FR

    Multimedia

Octobre 2010

    Livres
  • APPEL Violaine, BOULANGER Hélène, MASSOU Luc (dir.), Les dispositifs d’information et de communication. Concepts, usages et objets, Bruxelles, De Boeck, 2010, 248 p., 24,5 euros.

    Depuis les travaux de Michel Foucault, la recherche autour de la notion de dispositif et de ses multiples utilisations n’a cessé de se développer. En près de trente ans, elle en a identifié de nouvelles dimensions, dont la nature ne porte plus uniquement sur les rapports de pouvoir et le contrôle social. Se pose dorénavant une réflexion qui prend sens au sein de différentes formes de tensions et de médiations qui s’articulent et interagissent dans des dispositifs médiatiques, numériques ou communicationnels en constante évolution : télévision, internet, téléphone mobile, outils collaboratifs… Concept, usages et objets : le débat scientifique sur le dispositif est encore largement ouvert.
    Porté par de multiples échanges initiés au sein du CREM (Centre de recherche sur les médiations), cet ouvrage a pour ambition d’interroger les fondements théoriques de la notion de dispositif et d’en analyser les usages par les chercheurs, à travers l’étude d’un ensemble varié et complémentaire d’objets techniques, de stratégies et de comportements sociaux inscrits dans différents champs de l’information et de la communication : journalisme, communication des organisations, médiatisation d’événements, information électronique, enseignement à distance, travail collaboratif, art numérique, publicité, mobilisations. En cela, il s’adresse à tout chercheur, étudiant ou professionnel averti et intéressé par cette notion-clé qui, au regard de l’évolution actuelle de nos sociétés, interpelle de nouvelles pratiques communicationnelles et permet d’en évaluer la complexité.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres?id=120375_3

  • AVON Dominique (dir.), La caricature au risque des autorités politiques et religieuses, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 204 p., 16 euros.

    Cet ouvrage explore différentes modalités de l’usage de la caricature. Outil public placé sous le signe du « droit à la liberté d’expression », elle a été en 2005-2006 à l’origine d’une crise internationale à laquelle ont pris part des religieux, des chefs d’État, des intellectuels et des industriels. La caricature, d’usage universel, flirte avec l’interdit, entre l’appel « moderne » de la critique possible de l’autorité et la réplique « traditionnelle » du respect de celle-ci.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2456

  • BALZER Thimoty, The Information Front. The Canadian Army and News Management during the Second World War, Vancouver, University of British Columbia Press, 2010, 264 p., $85.

    In wartime, it is not only success on the battlefield that determines victory. Winning hearts and minds is a vital part of military strategy and relies in large part on the effective management of how and what information is reported from the front. In this illuminating study, Timothy Balzer explores how the Canadian military developed and relied on public relations units to manage news during the Second World War. The soldiers assigned to these units were mainly former journalists who, in what some have considered a challenge to journalistic objectivity, were responsible for censoring information, supervising and assisting war correspondents, coordinating policy with the Allies, and ensuring the steady flow of news to Canada. Brought to life with public relations case studies from Dieppe, the Sicilian campaign, and Normandy that reveal clashes among individual commanders and politicians, the press, the military, the government, and the Canadian public, The Information Front offers a balanced and intelligent discussion of how the military used censorship and propaganda to rally support for the war effort."
    En savoir plus : http://www.ubcpress.ubc.ca/search/title_book.asp?BookID=299173203

  • BAYS Florence, CORAJOUD Carine, Edmond Gilliard et la vie culturelle romande, Lausannes, Antipodes, 2010, 368 p., 28 euros.

    Edmond Gilliard (1875-1969) a marqué plusieurs époques de la vie culturelle romande du XXe siècle. Enseignant, écrivain, éditeur, conférencier, il s’est rapidement situé en marge du champ littéraire, tentant de constituer un pôle contestataire et formant autour de lui un réseau d’intellectuels, composé surtout d’anciens élèves (Pierre Beausire, Daniel Simond, Alfred Wild, Jean Moser, André Muret, François Lachenal). Plusieurs d’entre eux resteront fidèles à leur professeur charismatique tout au long de sa vie, et contribueront à faire publier son oeuvre, en fondant notamment une maison d’édition (Editions des Trois Collines). Quelques-uns d’entre eux ont secondé Gilliard dans ses entreprises éditoriales ou ont animé, entre Lausanne, Genève et Paris, plusieurs revues culturelles inspirées par leur maître à penser. Reflet de l’évolution du réseau au même titre que les correspondances privées et professionnelles, ces périodiques témoignent de la façon de penser la littérature et le rôle de l’intellectuel entre 1920 et 1960 en Suisse romande. Si des divergences apparaissent, de profondes valeurs humanistes et démocratiques rassemblent les « disciples » de Gilliard. Tributaire du contexte historique, la réception de la pensée de l’écrivain évolue en fonction des préoccupations de ses admirateurs. Et l’actualité en fait partie. Au début des années trente, insatisfaits par la recherche purement artistique, certains « gilliardiens » ont apporté une dimension éthique à leur discours alors que d’autres se sont lancé en politique, puis ont soutenu la résistance intellectuelle française pendant la guerre. Durant l’après-guerre, Gilliard est devenu un modèle d’anti-conformiste pour quelques Romands de gauche, en mal de figures tutélaires. Ultime signe de fidélité des anciens, la publication des OEuvres Complètes (1965) d’Edmond Gilliard a été l’occasion d’unir les forces de plusieurs générations d’amis, rassemblés par leur admiration pour l’écrivain atypique. Ce livre retrace un pan important de l’histoire intellectuelle et culturelle romande, à travers l’étude de plusieurs réseaux d’influence. Il met en valeur des archives prodigieuses, essentiellement des correspondances d’intellectuels romands et français, souvent inédites. Il présente également un panorama des revues culturelles romandes entre 1920 et 1960 et retrace l’émergence d’une conscience progressiste parmi les hommes de lettres romands.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100479960

  • BERTIN-MAGHIT Jean-Pierre, DENIS Sébastien (dir.), L’Insurrection médiatique. Médias, histoire et documentaire 
dans le cinéma de Peter Watkins, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2010, 176 p. 18 euros.

    Au milieu des années 1960, Peter Watkins, qui s’est formé au cinéma par le biais du théâtre et du court-métrage amateurs, invente une nouvelle forme de cinéma grâce à la télévision. Intégrant la prestigieuse BBC, il dynamite de l’intérieur la forme journalistique et «  documentaire  » en mettant en cause les codes de narration et de représentation de l’actualité et de l’Histoire, de Culloden (1964) à Edvard Munch (1973) en passant par Punishment Park (1970). À la fin des années 1970, son travail s’oriente davantage encore sur la critique des médias, à travers des films hors normes, du Voyage (1983-1986) à La Commune (Paris, 1871) (1999), qui visent à conscientiser le spectateur sur ce qui lui est donné à voir quotidiennement par les médias de masse. De ce fait, le cinéaste a toujours rencontré des difficultés avec les chaînes de télévision internationales (Grande-Bretagne, Suède, France...) qui ont financé ses films, et a dû expérimenter des moyens de production et de diffusion alternatifs basés sur l’implication du citoyen. Watkins, en mettant en scène des événements oubliés par l’histoire officielle comme des faits socio-politiques contemporains, prône une insurrection médiatique qui prend aujourd’hui, avec l’expansion des médias numériques, une nouvelle dimension — les interrogations critiques de Watkins restant plus que jamais d’actualité. Cet ouvrage, qui bénéficie des contributions des meilleurs spécialistes internationaux, est la première monographie en français sur ce cinéaste majeur.
    En savoir plus : http://www.pub.u-bordeaux3.fr/FicheOuvrage.php?OUV_CMD=1016

  • CARDON Dominique, La Démocratie Internet. Promesses et limites, Paris, Éditions du Seuil, La République des Idées, 2010, 102 p., 11,5 euros.

    Disparition de l’espace privé, incitation à la diffamation, menaces sur l’avenir de la presse : dans de nombreux débats, Internet fait figure de coupable. Mais, bien plus qu’un média de communication et d’information, Internet est une forme politique à part entière. En décloisonnant le débat et en l’ouvrant à de nouveaux participants, Internet renouvelle les possibilités de critique et d’action. Surtout, le web constitue à l’échelle planétaire un laboratoire d’expériences démocratiques : auto-organisation des citoyens, délibération élargie à de nouveaux publics, mise en place de collectifs transnationaux, socialisation du savoir, etc. Internet ne permet pas seulement de communiquer davantage ; il élargit formidablement l’espace public et transforme la nature même de la démocratie. Avant de la célébrer ou de la dénigrer, il faut penser la révolution numérique.
    En savoir plus : http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782021026917

  • CLAVIEN Alain, Grandeurs et misères de la presse politique. Le match Gazette de Lausanne - Journal de Genève, Lausanne, Antipodes, 2010, 328 p., 20 euros.

    La « Gazette de Lausanne » (1898-1991) et le « Journal de Genève » (1826-1998) ont été des quotidiens parmi les plus fameux de Suisse, appartenant tous deux dès la fin du XIXe siècle au club select des journaux dits « de référence », tissant entre eux une relation étrange faite à la fois de connivence et de concurrence. Ils ont défendu au coude à coude un même idéal politique libéral-conservateur et ils ont plaidé pour la sauvegarde d’une presse politique de qualité, jugée nécessaire au débat démocratique. Mais ils se sont aussi violemment combattus l’un l’autre pour s’imposer sur un marché saturé, de plus en plus dominé par la presse d’information.
    Basé sur une riche documentation inédite, ce livre part de cet affrontement pour raconter comment la presse politique, seule légitime au tournant du XXe siècle, doit peu à peu céder sa place à une presse politiquement neutre, dite bientôt « d’information », qui s’impose d’abord économiquement, par la force des ses tirages, puis moralement, en faisant admettre que l’information est la mission première du journalisme, plus importante que le commentaire et le positionnement politique.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100672170

  • COLLÉ-BAK Nathalie, LATHAM Monica, TEN EYCK David (dir.), Les Vies du livre, passées, présentes et à venir, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2010, 318 p., 20 euros.

    Cet ouvrage bilingue se propose d’explorer des questions liées à la production, à la distribution et à la réception du livre en pays francophones et anglophones. Combinant recherche universitaire et témoignages de professionnels du livre de nationalités diverses et de multiples horizons, il offre une série de regards croisés sur l’historicité, la matérialité et le devenir du livre, à une époque où sa survie est largement débattue et ses mutations constamment envisagées.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100341160&fa=description

  • CONKRITE Walter, CARLETON Don, Conversations With Cronkite, Austin, The Dolph Briscoe Center for American History, 2010, 384 p., $30.

    Conversations with Cronkite gives readers a rare glimpse into the life and times of Walter Cronkite in his own words. The book contains selections from interviews between the legendary journalist and an experienced oral historian—Cronkite’s friend, Dr. Don Carleton. With the publication of Conversations with Cronkite, readers have the opportunity to discover the behind-the-scenes stories of his life, edited by Carleton to focus on key events, issues, and themes. More than just oral history transcripts, these are the intimate conversations of two friends, covering virtually every aspect of Cronkite’s life and career. Illustrated with photographs and archival treasures from the Cronkite Papers, Conversations with Cronkite gives readers the opportunity to once again hear the voice of "the most trusted man in America."
    En savoir plus : http://www.cah.utexas.edu/publications/cronkite.php

  • DANBLON Emmanuelle, NICOLAS Loïc , Les rhétoriques de la conspiration, Paris, CNRS Éditions, 2010, 349 p., 28 euros.

    La modernité a donné un souffle nouveau à l’esprit de conspiration, dont on observe aujourd’hui plus qu’hier de fascinants avatars. Des grands mythes politiques au complot de la Lune, les conspirations semblent tout à la fois issues d’un autre âge et ancrées dans notre plus vive actualité. Trop souvent noyées dans des considérations politiques ou des jugements moraux, les analyses traditionnelles se privent d’une réflexion précieuse sur les mécanismes de la persuasion qui sont au cœur de cet ouvrage. Rassemblant ici plusieurs spécialistes des « théories du complot », Emmanuelle Danblon et Loïc Nicolas les invitent à interroger les paradoxes de ce phénomène en adoptant la démarche rhétorique comme moyen d’enquête. L’antique discipline, éclairée par la topique contemporaine, permet de penser ces constructions théoriques de l’intérieur, dans leurs mots, dans leur rationalité et dans les preuves qu’elles construisent pour donner ou créer du sens, parfois à tout prix. Réflexions théoriques et études de cas se complètent pour offrir une vision plus fine du conspirationnisme et, tout compte fait, des différentes façons de dire et de penser le monde en faisant le difficile exercice de la liberté.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Histoire/6318-les-rhetoriques-de-la-conspiration-emmanuelle-danblon-loic-nicolas.html

  • DAVID Pascal (dir.), Interprétation(s), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 302 p., 20 euros.

    Partant de l’idée que l’interprétation constitue le commun dénominateur des recherches en sciences humaines et sociales, cet ouvrage en étudie la nature, la rigueur propre et ses effets. Parfois discréditée, l’interprétation demande à être réhabilitée, suivant la formule de Paul Valéry : « Penseurs sont gens qui re-pensent et qui pensent que ce qui fut pensé jamais ne fut assez pensé ». L’interprétation s’avère ainsi indispensable dans la mise en évidence de la dimension symbolique et imaginaire de la réalité.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2445

  • DOSSE François, DELACROIX Christian, GARCIA Patrick, OFFENSTADT Nicolas (dir.), Historiographies. Concepts et débats, 2 Volumes, Paris, Gallimard, Collection Folio histoire, 2010, 10,20 euros chaque volume.

    Tome I : Les historiens de métier n’ont jamais eu le monopole de l’écriture de l’histoire. Le passé appartient à tous et les appropriations qui en sont faites ont chacune leur légitimité, qu’il s’agisse des essayistes, des romanciers ou encore des fêtes néo-celtes ou néo-médiévales. La présence du passé dans l’espace public, pour n’être pas une nouveauté, gagne, depuis une trentaine d’années, en force et en intensité. Aussi ce dictionnaire répond-il au double besoin de dresser l’état des lieux de l’histoire comme discipline productrice de connaissances et de mettre en perspective les usages contemporains du passé. Après plus de trente ans de débats, d’importantes remises en cause, de renouvellements, l’heure est, en effet, venus d’esquisser un nouveau panorama. Pour autant, cet ouvrage n’est pas celui d’une école, il admet le pluralisme interprétatif qui s’est imposé dans l’historiographie française au cours des décennies et le lecteur attentif pourra y voir en actes certains des clivages qui parcourent, parfois de façon discrète, parfois de façon affirmée et publique, la communauté des historiens.

    Parmi les "sources, domaines, méthodes" abordés : "Histoire et images / histoire du visuel", "Histoire et images" (Annie Duprat) "Caricature" (Annie Duprat), "Photographie" (Jean-Marie Baldner), "L’histoire au cinéma" (Christian Delage), "Histoire et télévision" (Maryline Crivello), "Internet et les historiens" (Philippe Poirrier).

    Tome II : L’historicité – c’est-à-dire le « rapport social au temps » – est devenue un chantier majeur de l’histoire au point de redéfinir l’identité de la discipline. Elle ouvre deux nouvelles perspectives. La première est la nécessité désormais pour l’historien de comprendre et de restituer la façon dont les sociétés qu’il étudie appréhendent leur passé, leur présent et leur futur. Mais explorant l’historicité des sociétés passées, l’historien se doit de prendre également en compte l’historicité de son époque – par exemple, aujourd’hui, le culte de la mémoire et celui des victimes –, ce qui le conduit désormais à une interrogation épistémologique et historiographique beaucoup plus ambitieuse que précédemment. Cette conscience nouvelle rompt enfin avec l’idée naïve que l’historien ne serait d’aucun lieu, d’aucun temps sinon l’incarnation de la vérité de l’événement qui s’exprimerait par son truchement. Autant d’enjeux qui traversent la discipline et ne se comprennent que dans les allers-retours entre le passé et le présent qui nourrissent ce dictionnaire.


    En savoir plus : http://www.gallimard.fr/Vient_de_paraitre/accueil.go?cgi=/gallimard-cgi/appliv1/ind_liste_me?ed=907

  • ECK Hélène, BLANDIN Claire (dir.), "La vie des femmes". La presse féminine aux XIXe et XXe siècles, Paris, Editions Panthéon Assas, 148 p., 30 euros.

    La restriction de leurs droits a longtemps maintenu les femmes dans un statut d’infériorité qui n’a signifi cativement évolué qu’à partir des années 1960-1970. Cette libération tardive incite à s’interroger sur la façon dont les générations successives de femmes ont pu considérer leur place dans la société, les relations entre les sexes et exprimer leurs aspirations. La presse destinée au lectorat féminin constitue à cet égard une source précieuse. Héritière d’une tradition datant du XVIIIe siècle, produit commercial vivant de la publicité, cette presse spécifi que a toujours obtenu un vif succès, d’où son importance, compte tenu du rôle qu’elle s’attribue et qu’elle joue peut-être auprès de ses lectrices. De manière plus ou moins explicite, elle leur explique le monde environnant et leur conseille les bonnes manières de s’y insérer et de s’y (bien) comporter afi n de parvenir à une vie heureuse.
    Les femmes ne constituent pas une catégorie homogène et leur appartenance au même sexe ne transcende pas mécaniquement leur diversité sociale et culturelle. Existerait-il cependant, à l’aune de la presse, une « vie des femmes » (plus ou moins réelle et plus ou moins rêvée), un « entre soi » que l’on pourrait considérer comme un facteur de construction, parmi d’autres, de l’identité sociale du sexe féminin ? Femmes diligentes, effi cientes, séduisantes, aimantes : quels ont été, selon la presse, les représentations et les modèles de l’art d’être femme et de vivre au féminin ? Quelles valeurs et quelles normes les sous-tendaient ? Comment ont-elles évolué au long des XIXe et XXe siècles ? Telles étaient les interrogations d’ensemble d’une journée d’études organisée en avril 2008 par le laboratoire Carism de l’Institut Français de Presse de l’Université Panthéon-Assas (Paris II) auxquelles les contributions rassemblées dans cet ouvrage apportent des éléments de réponse. Elles éclairent la singularité de la presse féminine en tant qu’entreprise médiatique. Elles montrent l’évolution et l’ambivalence de ses discours aux lectrices, qui entremêlent identité assignée (l’éternel féminin) et identité en mouvement (les évolutions de leur statut social). Elles invitent à prendre en considération le rôle de cette presse apparemment futile, qui est à la fois un révélateur et un acteur de la démocratisation de la société, de l’essor de la consommation de masse et des mutations de la morale commune.
    En savoir plus : http://www.u-paris2.fr/51912167/0/fiche___document/

  • HARENT Sophie, GUÉDRON Martial (dir.), Rire avec les monstres. Caricature, étrangeté et fantasmagorie, Édition Amis du MBA de Nancy. Association Emmanuel Héré, 2010, 132 p., 20 euros.

    Le rire est le signe de la supériorité des hommes, mais aussi de leur imperfection et de leur méchanceté ; c’est du moins ce que suggérait le critique Paul Scudo en 1840, dans sa Philosophie du rire. Longtemps, en effet, la réflexion sur les mécanismes et les significations du comique a été entravée par l’idée que le rire était de l’ordre de la dégradation physique et morale. Or, jamais cette question ne se pose avec plus de force que lorsque l’hilarité et le sarcasme sont provoqués par la difformité ou l’étrangeté la plus radicale. Telle est la formidable leçon de Victor Hugo dans L’Homme qui rit, ou de Tod Browning dans son moyen métrage, Freaks ou La Monstrueuse Parade : fabriquer des monstres pour rire, c’est affirmer sa propre monstruosité. La question complexe des rapports que le rire, la dérision et le dénigrement peuvent nouer avec la peur et le rejet de l’altérité, mais aussi celle des usages ludiques, subversifs ou fantasmatiques des formes monstrueuses sont au cœur de ce livre. Les douze chercheurs qui ont accepté d’y répondre sont issus d’horizons variés : histoire, histoire de l’art, critique et théorie de l’art, philosophie, littérature comparée. Rien d’étonnant donc à ce que les études qu’ils nous proposent confrontent les discours théoriques aux pratiques artistiques et nous fassent croiser les créatures les plus cocasses et les plus inquiétantes.
    Avec les contributions de Georges Bischoff, Carole Boulbès, Anne Corneloup, Annie Duprat, Brigitte Friant-Kessler, Martial Guédron, Sophie Harent, Philippe Kaenel, Ségolène Le Men, Michel Melot, Olivier Mongin, Maxime Préaud, Pascale Risterucci, Bertrand Tillier, Pierre Wachenheim.
    En savoir plus : http://www.librairie-des-musees.fr/OuvrageFront/Detail.php?codeOuvrage=128

  • HOOG Emmanuel, La télé : Une histoire en direct, Paris, Gallimard, 2010, 127 p., 14 euros.

    Média du direct et de l’immédiateté, la télévision française a aussi une histoire. Une histoire technique d’abord, des premières expériences des années 1930 jusqu’à la haute définition numérique d’aujourd’hui, en passant par l’avènement de la couleur en 1967. Une histoire éminemment politique aussi, pour un jeune média sous influence qui conquiert une indépendance toujours précaire à l’égard du pouvoir. Une histoire économique, qui voit un service public de monopole se transformer en une industrie audiovisuelle multiple, ouverte à la concurrence et aux intérêts privés. Une formidable aventure humaine enfin où, à la croisée des attentes du public et du talent des professionnels, de l’actualité et de la création, s’invente une authentique culture audiovisuelle. Une histoire qu’Emmanuel Hoog nous fait revivre en direct.
    En savoir plus : http://www.gallimard.fr/

  • LEMIEUX Cyril (dir.), La subjectivité journalistique. Onze leçons sur le rôle de l’individualité dans la production de l’information, Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2010, 17 euros.

    Quelle est la marge de manoeuvre des journalistes, face à leur hiérarchie, aux contraintes financières ? Sociologues, politistes et historiens questionnent cette position. Ils étudient comment les journalistes d’hier et d’aujourd’hui sélectionnent l’information, prennent des décisions, inventent des formes nouvelles. Organisé en onze leçons selon deux axes – l’autonomie au travail des journalistes, et leurs choix de carrière, ce livre contribue à une plus fine connaissance sociologique et historienne des mondes du journalisme. Les articles nous révèlent de l’intérieur l’organisation du travail des rédactions dans différents médias, des parcours de journalistes, leurs contraintes, leur part d’inventivité personnelle. À l’encontre d’une approche opposant leur contrainte absolue à leur entière liberté, ce livre dévoile les fonctions idéologiques de ces deux visions. Au-delà d’éclairer un débat intellectuel et public, les contributeurs proposent des nouvelles pistes pour libérer le discours journalistique.
    En savoir plus : http://www.editions.ehess.fr/ouvrages/ouvrage/la-subjectivite-journalistique/

  • NOBLE Andrea, Photography and memory in Mexico. Icons of Revolution, Manchester, Manchester University Press, 2010, 208 p., £60.

    Photography and memory in Mexico traces the ‘life stories’ of some of the famous photographic images made during the 1910 revolution, which have been repeatedly reproduced across a range of media in its aftermath. Which photographs have become icons of the revolution and why these particular images and not others ? What is the relationship between photography and memory of the conflict ? How do we construct a critical framework for addressing the issues raised by iconic photographs ? Placing an emphasis on the life, afterlife and also the pre-life of those iconic photographs that haunt the post-revolutionary landscape, Andrea Noble approaches them as dynamic objects, where their rhetorical power is derived from a combination of their visual eloquence and their ability to coordinate patterns of identification with the memory of the revolution as a foundational event in Mexican history. Disseminated in the illustrated press during the revolution, these referential images provided their contemporary viewers with knowledge about the conflict that was unfolding around them. Often overlooked by historians, they continue to bring us ‘news’ from a distant time and place, even as they circulate today across contemporary media technologies. By bringing these ubiquitous objects into focus, Photography and memory in Mexico reflects more broadly on what their biographies can tell us about Mexican cultural memory and identity in the twentieth century and into the twenty-first century.
    En savoir plus : http://www.manchesteruniversitypress.co.uk/catalogue/book.asp?id=1204810

  • PIET Gregory, WINTGENS Sophie, STANS David, La guerre à Gaza, de l’analyse du discours médiatique à l’analyse politologique, Bruxelles, Peter Lang Editions, 2010, 302 p., 34,80 euros.

    Un an après la guerre à Gaza et l’opération israélienne « Plomb durci », il convient de tirer le bilan de cet événement international largement couvert par les médias. Si ceux-ci ont donné l’occasion aux opinions publiques de se forger leur propre lecture de l’événement, la presse écrite n’a-t-elle pas plus particulièrement travaillé à une vision spécifique de la compréhension et de la mise en perspective de cette guerre ou de ce conflit ? Cet ouvrage propose deux éclairages complémentaires de la guerre à Gaza qui, confrontés l’un à l’autre, rejoignent une question épistémologique centrale en sciences sociales. Le premier plonge ses racines dans les Media Studies en exploitant un matériau de recherche (discours non-savants) issu de quatre quotidiens francophones (Le Figaro, Le Monde, Le Soir et La Libre Belgique). Le deuxième consiste en une analyse politologique (discours savants) de certaines notions clés qui sont riches d’enseignements. L’imprécision inhérente aux concepts de « guerre », de « communauté internationale » ou encore de « diplomatie », par exemple, sera au coeur de ce second éclairage. Dépassant la seule comparaison entre les discours non-savants et savants, cet ouvrage livre in fine une vision originale de l’implication des relations internationales et de l’Etat dans la résolution d’un conflit.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?event=cmp.ccc.seitenstruktur.detailseiten&seitentyp=produkt&pk=57874&concordeid=21662

  • RIFFAUD Alain (textes réunis par), L’écrivain et l’imprimeur, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 296 p., 18 euros.

    Ce volume étudie les liens souvent étroits établis entre les écrivains et les ateliers typographiques, depuis le XVe siècle jusqu’à la période récente. Il révèle combien le temps de l’écriture ne désigne pas un moment clos, mais fonctionne à la manière d’un processus complexe de rédaction, de récriture, de correction, intégrant les étapes de l’impression et de l’édition. L’auteur, censé être à l’origine du texte, n’est pas le seul à intervenir, et les conditions d’écriture, d’impression, de publication, voire l’histoire des éditions, témoignent de l’importance des contraintes matérielles.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2459

  • ROBINSON Piers et al. (ed.), Pockets of resistance. British news media, war and theory in the 2003 invasion of Iraq, Manchester, Manchester University Press, 2010, 256 p., £16 (paper back).

    For scholars of media and war, the 2003 invasion of Iraq is a compelling case to study. As part of President Bush’s ‘war on terror’, the invasion was the most controversial British foreign policy decision since Suez, and its ramifications and aftermath have rarely been far from the news. In the many political and public debates regarding this conflict, arguments over the role of the media have been omnipresent. For some, media coverage was biased against the war, for others it became a cheerleader for the invasion. Where does the truth lie ? Drawing upon a uniquely-detailed and rich content and framing analysis of television and press coverage, and on interviews with some of the journalists involved, Pockets of Resistance provides an authoritative assessment of how British news media reported the 2003 Iraq invasion and also of the theoretical implications of this case for our understanding of wartime media-state relations. Pockets of Resistance examines the successes and failures of British television news as it sought to attain independence under the difficult circumstances of war, and describes and explains the emergence of some surprisingly vociferous anti-war voices within a diverse national press. In debunking political claims of anti-war media bias, as well as portraying media-state relations in a more nuanced fashion than in most existing accounts in the field, this study offers a theoretically-grounded starting point for a more nuanced understanding of how and why media report war in the way that they do. Essential reading for scholars, advanced students, journalists and policy makers.
    En savoir plus : http://www.manchesteruniversitypress.co.uk/catalogue/book.asp?id=1204707

  • SALAS Denis, HUMBERT Sylvie (dir.), La Chronique judiciaire. Mille ans d’histoire., Paris, La Documentation française / Association française pour l’histoire de la justice, 2010, 304 p., 29 euros.

    Cette étude pluridisciplinaire sur la chronique judiciaire répond aux questionnements portant sur la représentation de la justice. L’imaginaire judiciaire de l’Ancien régime permet-il d’avoir un regard critique de l’institution, sacralisée à l’extrême ? Lorsque le procès entre dans l’espace public, le regard porté sur la justice change. Au cours de la deuxième moité du XIXe siècle, avec la publicité des audiences criminelles et l’avènement d’une presse de masse va naître la chronique judiciaire. Quels sont les liens entre le récit de procès et la littérature, le cinéma, la télévision ? Tout cela relance le débat de la médiatisation judiciaire et de son impact. Tels sont quelques uns des thèmes débattus lors des Journées régionales d’histoire de la justice organisées à la Cour d’appel de Douai, les 20 et 21 novembre 2009 dont cet ouvrage publie les textes enrichis par les plus récents travaux de recherche.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110082060/index.shtml

  • THOMAS Martine, GOSSELIN Gérard, MAREC Yannick, Le dessin de presse à l’époque impressionniste, 1863-1908. De Daumier à Toulouse-Lautrec, Paris, Democratic Books, 2010, 170 p., 30 euros.

    Daumier et Toulouse-Lautrec ont été de grands dessinateurs de presse, mais connaissez-vous les dessins de Renoir, Kupka ou van Dongen. De 1863 à 1908, la presse de l’époque impressionniste est à son apogée, elle regorge en dessins : dessins satiriques, dessins de reportage, dessins d’illustrations, etc. Des dessins au plus près de l’actualité et des faits de société qui nous donnent à voir une véritable photographie de la société de l’époque. Ce livre d’art invite les lecteurs à redécouvrir l’histoire de la presse et de la peinture mais aussi notre Histoire.
    En savoir plus : http://www.democratic-books.com/dessindepresse.htm

  • TROPÉ Hélène (dir.), La représentation du favori dans l’Espagne de Philippe III et de Philippe IV, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2010, 224 p., 18 euros.

    Introduction, par Hélène TROPÉ

    I. Entre littérature politique et représentation du favori
    La actuación diaria del privado a través de unos tratados del siglo XVII, par Paolo PINTACUDA
    Le favori et l’ange. Entre littérature politique et littérature de dévotion sous Philippe III et Philippe IV, par Cécile VINCENT

    II. Le favori en question
    « Un bon favori est un favori mort ». Le duc de Lerma, Rodrigo Calderón et le problème du favori face à l’opinion publique, par Augustin REDONDO
    Le favori dans quelques œuvres politiques et pamphlets de Quevedo, par Josette RIANDIÈRE LA ROCHE

    III. Représentations théâtrales, littéraires et iconographiques du favori
    Funciones teatrales y literarias del personaje del Privado, par Maria Grazia PROFETI
    Valimiento y mecenazgo. Los artistas y los escritores ante el duque de Lerma, valido de Felipe III (1598-1621), par Hélène TROPÉ
    El doble del rey : el Privado, par María A. ROCA MUSSONS
    L’image du favori à travers la gravure. Iconographie et politique dans l’Espagne de la première moitié du XVIIe siècle, par Pierre CIVIL


    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100850040

  • TRUNEL Lucile, Les Editions françaises de Jane Austen 1815-2007, Paris, Editions Honoré Champion, 2010, 584 p., 110 euros.

    L’histoire des Éditions françaises de Jane Austen, depuis 1815, apporte un éclairage essentiel sur la réception de l’écrivain en France. En effet, bien que ses six romans (Pride and Prejudice, Sense and Sensibility, Northanger Abbey, Emma, Mansfield Park, Persuasion) aient été publiés très tôt en français et n’aient presque jamais cessé de l’être, il existe un grand d écalage entre sa renommée en France et en Grande-Bretagne, où elle est considérée comme l’un des plus grands écrivains britanniques. De ce côté-ci de la Manche, elle est plutôt présentée comme une romancière "sentimentale", par conséquent appréciée avant tout par le lectorat féminin, ce qui peut s’expliquer par la médiocre qualité des éditions françaises publiées aux XIXe et XXe si ècles. Bien que nombreuses, surtout dans les trente dernières années, ces traductions offrent en effet une image déformée de l’œuvre de Jane Austen. Dans la tradition de la bibliographie matérielle, les "objets-livres" constituent un matériau d’étudede premier plan, et l’ensemble du paratexte qu’ils offrent - premières et quatrièmes de couvertures, introductions, postfaces, i llustrations - sont autant de précieux indices pour éclairer la manière dont la romancière a été, au fil du temps, "présentée" aux lecteurs par ses éditeurs, traducteurs ou préfaciers. Il semble pourtant qu’une évolution se soit produite dans la perception française de ses romans, en particulier depuis la fin du XXe siècle qui a vu la "redécouverte" d’Austen, par l’éditeur Chr istian Bourgois notamment, alors qu’en parallèle le paratexte critique universitaire prenait davantage d’importance. Néanmoins,l’inflation d’éditions de poche de médiocre qualité - souvent motivées par la sortie d’adaptations cinématographiques - montre que la réception de Jane Austen en France demeure à construire, et que ce grand écrivain reste injustement méconnu de ceux qui la lisent en traduction française.
    En savoir plus : http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+0+1+2+cccdegtv1+08532080+1

    Articles/Revues
  • "Aux sources du burlesque cinématographique : les comiques français des premiers temps", 1895, n° 61, septembre 2010 (livre + CD-Rom). Coord. : Laurent Guido, Laurent Le Forestier.

    Table des matières
    Laurent Guido et Laurent Forestier, « Un cas d’école. Renouveler l’histoire du cinéma comique français des premiers temps ».
    François Albera, « "L’école comique française", une avant garde posthume ? ».
    Patrick Désile, « Une "atmosphère de nursey du diable". Pantomime de cirque et premier cinéma comique ».
    Rae Beth Gordon, « Les galipettes de l’Autre burlesque ou la mécaniques corporelle du Double ».
    Jean-Jacques Meusy, « les bandes comiques face à l’arrivée des films "kilométriques" »
    Jean A. Gili, « André Deed et le Ciné-Théâtre ».
    Thomas Louis Jacques Schmitt, « Scènes primitives. Notes sur quelques genres comiques "hérités" du café-concert ».
    Frank Kessler, « Drôle de boxe. Stratégies du rire dans le film comique français au début des années 1910 ».
    François Amy de la Bretèque, « De Mazamette à Biscotin, le comique dans le serial français ».

    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100003900

  • "Cinématographie du politique (vol. 1)", Raisons politiques. Etudes de pensée politique, n° 38, 2010, 18 euros. Coordination : David Smadja.

    À partir d’ancrages disciplinaires divers, les contributions de ce volume proposent de relier le cinéma – comme approche spécifique du monde imputable au réalisateur, au critique ou au spectateur – et la science politique, c’est-à-dire de rapprocher la production et/ou la perception d’un agencement d’images en mouvement et la recherche des structures sous-jacentes des phénomènes politiques. Par la construction puis la perception d’un plan ou d’une séquence, d’une part, et par la formulation d’une hypothèse affinée par l’observation empirique, d’autre part, il s’agit à chaque fois de découvrir une structure cachée du vivre ensemble. Ainsi, en mettant entre parenthèses les approches qui expliquent le cinéma par la société présente ou passée et qui se désintéressent du cinéma en tant que tel, ce volume appréhende le cinéma en lui-même, comme facteur explicatif et source d’une grammaire de sens appliquée par les cinéastes et par les spectateurs qui pensent avec des images en mouvement.
    En savoir plus : http://ecoledoctorale.sciences-po.fr/publications/raisons_po_index.htm

  • "Jean Cocteau et la radio", Les Cahiers Jean Cocteau, n° 8, 2010. Dir. : Pierre-Marie Héron.

    Conçu sous la forme d’un dossier, ce Cahier dédié à la radio « de » Jean Cocteau cherche à couvrir de façon cohérente les idées et réalisations du poète dans ce domaine, mais s’adresse aussi à toutes les personnes curieuses d’en apprendre davantage sur les relations des écrivains français au média au cours du xxe siècle. Outre ses activités artistiques plus connues, Cocteau a en effet abondamment écrit pour la radio, produit des émissions (causeries, reportages, imitations), s’est livré à des interviews, des entretiens prolongés, des tables rondes. Il lui a confié de nombreux hommages saluant le talent d’artistes mêlés à sa carrière ou à sa vie. En acteur de son œuvre, il a aussi interprété sur les ondes des rôles de ses pièces, ainsi que des poèmes. Signalons pour finir que la radio lui a inspiré également des dessins (reproduits dans ce Cahier). Fournissant de très nombreux documents inédits, ce dossier rassemble des textes et propos dispersés dans lesquels le poète s’exprime sur la radio comme moyen de création et de communication et sur ce qu’il écoute (sections I à III) ; une série de quatre entretiens, dont deux avec Georges Ribemont-Dessaignes (section IV) ; des textes écrits pour la radio : hommages, entre autres à Apollinaire, Giraudoux, Dullin, Éluard, Proust, Cendrars… (section V) ; préfaces parlées et présentations d’émissions (section VI) ; causeries et déclarations, mais aussi des textes pouvant être qualifiés d’œuvres à part entière : le sketch Dîner de têtes, l’adaptation des Enfants terribles par Agathe Mella, l’impromptu Miracle en quatre morceaux et le reportage Voyage de l’Orphée II (section VII). La dernière section complète l’ensemble en proposant des réactions d’écoute glanées dans la presse et ailleurs.
    En savoir plus : http://www.editionsnonlieu.fr/Jean-Cocteau-et-la-radio

  • "La caricature et les femmes", Cahiers Daumier, n° 4, automne 2010.

    SOMMAIRE :
    Editorial, Philippe Valletoux

    Dossier : La caricature et les femmes
    Les femmes dans L’Assiette au Beurre ou les contradictions de la Belle Époque, Guillaume Doizy
    Femmes et Arts incohérents, Catherine Charpin
    Femme et enfant chez le caricaturiste berlinois Heinrich Zille, Béatrice Dumiche
    Daumier, les femmes et la République,un rendez-vous manqué, Noëlle Lenoir

    Essai
    La crise française des années Trente vue par Gassier et Sennep, Pierre Allorant

    Lecture : La crise actuelle se complique..., Sophie Pauliac
    Dessin : La vie en rose, Floh


    En savoir plus : http://www.honore-daumier.com/association/associationCahiers_galerie.php?id=48&image=1

  • "Présentations, représentations, re-présentations", Revue française de civilisation britannique, n° XV (4) / 2010. Coord. : Antoine Capet.

    La problématique du présent numéro, consacré à « Présentations - RePrésentations - Représentations », s’articule au premier chef autour de la (fausse ?) distinction introduite par Thomas De Quincey en août 1848 dans la North British Review entre ce qu’il appelait ’the literature ofknowledge’ (’thefunction ofthefirst is-to teach’, écrivait-il) et ’the literature ofpower’ (’thefunction of the second is-to move’). Il est clair que toute présentation, re-présentation ou représentation de la société britannique - quelle que soit par ailleurs la volonté didactique de son auteur - contient une dimension de médiation qui relève des deux à la fois.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100820810&fa=description

  • "Télévision et justice", Les Cahiers du Circav, n° 21, octobre 2010. Coord. : Marie-France Chambat-Houillon et Yannick Lebtahi.

    Ce numéro explore les relations entre deux institutions majeures : la justice et la télévision. Comment se construisent ces relations ? Que nous apprennent-elles de la justice, de la télévision et plus généralement de la société ? Un constat historique s’impose : à la télévision, la justice n’est pas seulement présente dans les émissions d’information. Elle a envahi le divertissement dès les années 50, et, plus récemment, les séries fictionnelles.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32245

  • Gavroche, Revue d’histoire populaire, n° 164 octobre-décembre 2010.

    La Poire Louis-Philippe : des caricatures aux graffitis, par Fabrice Erre

    Papillons de propagande : comment défendre ses idées avec des bouts de papier, par Guillaume Doizy

    Retour sur les origines révolutionnaire du parti communiste français, par François Ferrette

    Comète de Halley : la grande peur de 1910, par Jocelyn Bezecourt

    Réagir et montrer la voie : le concept du héros « Vaillant », par Remedium

    Un anarchiste argentin au bagne, Simon Radowitzky, par Pierre-Henri Zaidman


    En savoir plus : http://www.gavroche.info/

    Multimedia
  • "De l’Utopie à la révolte", Coffret DVD de 2 films de Raoul Sangla, Les Mutins de Pangée, 2010.

    "De l’utopie à la révolte" est un un coffret de deux DVD de Raoul Sangla sur une histoire de la télévision française de ses débuts jusqu’à la grève de mai 68 à l’ORTF. Il est composé de :
    "Des inventeurs de la RTF" (1h 07min) : Une histoire de l’écriture télévisuelle à la Radio Télévision Française (1950 -1965) sur laquelle Raoul Sangla enquête auprès des pionniers de la rue Cognacq-Jay.
    "Du joli Mai 68 à l’ORTF" (1h 17min) : Quarante ans après la révolte de Mai 68, Raoul Sangla retrouve d’anciens grévistes de l’ORTF qui témoignent des luttes contre la censure de l’information du service public.
    De 3 suppléments ou "Sanglades en sus" : Exercices de style. Où la caméra cesse d’être une servante fidèle (45 min), Le fil des jours au Gobe Lune (35mn), Ode à André Breton de et par Serge Pey (30mn)
    D’un livret de 16 pages avec une biographie et deux interviews de Raoul Sangla.
    En savoir plus : http://www.lesmutins.org/utopierevolte/

  • "L’héroïque cinématographe comment filmer la Grande Guerre ?", DVD documentaire, SCEREN / CNDP-CRDP. Un film de Laurent Veray et Agnès de Sacy.

    Soldats dans les tranchées, assauts meurtriers, explosions : ces images, nous les connaissons, ce sont celles des champ de bataille pendant la guerre de 1914-1918. Mais en les observant de près, on s’aperçoit que ce ne sont pas des images prises sur le vif. Comment, en effet, les cameramen auraient-ils pu occuper une position aussi privilégiée entre les deux lignes ennemies, filmant de face les assauts des troupes, tenant le no man’s land sous leur objectif sans être eux-mêmes atteints par les tirs croisés des canons ? C’est que la plupart de ces images sont des scènes reconstituées après la bataille, parfois même à la fin des hostilités, sur des terrains de manoeuvres. Les véritables combats, eux, sont le plus souvent restés invisibles. L’horreur de la guerre avait lieu loin des caméras. Pourtant, de chaque côté du front, des dizaines d’opérateurs ont filmé tout au long du conflit. Mais ils ont tourné comme ils pouvaient et ce qu’ils pouvaient, entre censure et propagande : les autorités militaires, méfiantes au début, ont très vite compris que le cinéma pouvait devenir une véritable arme de guerre.
    Puisant dans les fonds d’archives européens, ce film reconstitue le journal de guerre fictif de deux opérateurs, un Français et un Allemand, entre 1914 et 1918. Tout en filmant le conflit de part et d’autre de la ligne de front pour le compte des actualités cinématographiques de leur pays respectif, chacun consigne ses réflexions sur ce qu’il tourne. Les images “héroïques” que l’on voit sont ainsi très différentes de celles auxquelles le cinéma et la télévision nous ont habitués par la suite. Certes, il y a les scènes fameuses des foules en liesse le jour de la déclaration de guerre et des premiers départs pour le front, la fleur au fusil ; celles, véritables mises en scène dirigées par le cameraman, de la vie ordinaire d’un régiment dans les Vosges ou d’une visite de Pétain aux poilus, destinées à réconforter l’arrière ; celles également de colonnes de prisonniers filmées sous leur meilleur angle ou encore de grands blessés exhibant leurs plaies cicatrisées à la gloire de la science chirurgicale.
    Mais surtout, on assiste à la prise de conscience des opérateurs (à l’origine, côté français, de la création du Service cinématographique des armées) peu à peu hantés par un lieu inaccessible situé “au-delà des barbelés”… À travers ces carnets d’hommes d’images est ainsi posée une question devenue d’une actualité permanente : comment filmer la guerre ?
    En savoir plus : http://www.sceren.com/cyber-librairie-cndp.asp?l=l-heroique-cinematographe&prod=366119

Septembre 2010

    Livres
  • ACKLIN MUJI Dunya, GOHARD-RADENKOVIC Aline, Entre médias et médiations. Les "mises en scènes" du rapport à l’altérité, Paris, L’Harmattan, 2010, 274 p., 26,5 euros.

    Cet ouvrage interroge la construction de la relation à l’altérité à travers le prisme des médias et s’inscrit dans les problématiques de l’interculturalité. Or, les médias ne sont pas a priori "interculturels". Les auteurs adoptent une approche pluridisciplinaire avec la sémiotique, l’anthropologie de la communication, les sciences politiques, etc. La finalité est de comprendre ce que ces "mises en scène" de l’autre versus de soi, dans et par les médias, veulent dire sur les enjeux d’une société donnée à un moment donné.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31926

  • ATTALI Michael (dir.), Sports et médias, du XIXe siècle à nos jours, Paris, Atlantica, 2010, 832 p., 57 euros.

    Nul ne peut ignorer la place conséquente qu’occupent les sports à la télévision, à la radio, dans la presse écrite, sur les panneaux publicitaires ou sur internet. À toute heure et en tous lieux, le sport est largement accessible par l’intermédiaire d’une diversité de supports. L’objet de cet ouvrage est d’analyser les relations et les interactions entre les sports et les médias dans une logique dialectique en considérant à la fois les médias comme un élément structurant du sport et le sport comme un élément structurant des médias dans une perspective historique. Il s’ouvre par une série d’études sur les presses écrites (nationales, régionales, généralistes, spécialisées) précisant la place et l’intérêt accordés au sport. Une deuxième série d’analyses souligne les transformations réciproques issues de cette relation. Création d’évènements sportifs, révolutions technologiques ou modalités d’un discours particuliers sont quelques-uns des aspects développés. Ils conduisent alors à s’interroger sur les significations attribuées au sport marquées par une diversité de perceptions, des distorsions, liées à la légitimation de la pratique ou pouvant relever de la propagande. Structuré autour d’une introduction générale et composé de 60 textes sélectionnés réunissant spécialistes de l’histoire du sport et des médias, l’ouvrage constitue une référence sur un sujet intéressant le monde universitaire (chercheurs, étudiants, etc.), les milieux sportifs, les journalistes et plus généralement celles et ceux s’interrogeant sur l’omniprésence du sport dans les médias.
    En savoir plus : http://www.atlantica.fr/AccesIsbn.php?isbn=9782758801603

  • AUKRUST Kjerstin, BOUTEILLE-MEISTER Charlotte, Corps sanglants, souffrants et macabres. La représentation de la violence faite au corps en Europe, XVIe-XVIIe siècles, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2010, 382 p. 29 euros.

    L’expérience quotidienne de la violence qui marqua l’Europe au XVIe et au XVIIe siècle semble se refléter dans les corps suppliciés qui peuplent la production artistique, scientifique et religieuse de cette période. Du dédain qui crucifie l’amant malheureux, jusqu’aux massacres et aux exécutions, sans oublier les cas de cannibalisme et de dissections, mais aussi d’auto-flagellation et de désir de martyre, la souffrance s’imprime sur le corps humain pour en faire un corps sanglant, puis un cadavre exposé à la pourriture. En s’inscrivant dans les champs de la littérature et des arts visuels mais également de l’histoire, du droit, de la religion et de la médecine, cet ouvrage étudie le sens de ces représentations en interrogeant les risques éthiques qu’elles comportent et l’utilisation idéologique de l’émotion ressentie devant ces corps sanglants, souffrants et macabres.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100182560

  • AWAD Gloria, Ontologie du journalisme, Paris, L’Harmattan, 2010, 180 p., 17 euros.

    Par un retour sur l’ontologie du journalisme, cet ouvrage montre que la médiation journalistique est un phénomène originellement médiatique, une métanarration configuré par l’objet journal, inscrite dans une nouvelle économie du rapport au réel et au présent, où les interactions médiatisées répondent à une volonté de savoir.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32074

  • BELL Erin, GRAY Ann (ed.), Televising History. Mediating the Past in Postwar Europe , Houndmills, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2010, 288 p., £55.

    Televising History : Mediating the Past in Postwar Europe examines the representation of history on television in the context of the immense economic and political changes experienced in Europe in the postwar era, and particularly in the past three decades. It considers how elements of the recent and more distant past have been used and adopted by scholars and media professionals alike. The book shows how, within the broader context of cultural, economic, political and aesthetic change, pan-European developments in broadcasting, and particularly in televisual modes, forms and imperatives, have mediated the way in which the past is represented onscreen. Considering the programming of ten European nations, the contributors also represent a range of disciplines, from sociology and history to film studies and television studies, demonstrating the diversity and richness of this growing interdisciplinary field.

    Content
    Introduction : History on Television in Europe : The Past Two Decades ; E.Bell& A.Gray
    PART I : PERSPECTIVES
    ’Once Upon A Time...’ : Visual Design and Documentary Openings ; J.Corner History on Television : The Problem of Sources ; P.Sorlin& L.Cigognetti
    Combating ’A Message Without a Code’ : Writing the ’History’ Documentary ; B.Winston
    Contexts of Production : Commissioning History ; A.Gray
    Beyond The Witness : The Layering of Historical Testimonies on British Television ; E.Bell
    PART II : TELEVISED HISTORY AND NATIONAL IDENTITY
    Staging Historical Leaders on French Television : The Example of Napoleon Bonaparte ; I.Veyrat-Masson
    Landscape and Memory : British Television Documentaries about the First World War ; E.Hanna
    Mediated Collective Memory and the Political Process Towards Democracy in Spain : An Analysis of the Spanish TV Historical Documentary Series La Transición ; S.Hernandez Corchete
    PART III : TELEVISED HISTORY, MEMORY AND IDENTITY
    Television Fiction, A Domain of Memory : Retelling the Past on Dutch Television ; S.de Leeuw
    Facing the Truth, Pain, and Reconciliation ; A.Blaney
    Women and War : M.Rohringer
    History in Popular Television Drama : The Flemish Past in Wij, Heren van Zichem ; A.Dhoest
    PART IV : HISTORY PROGRAMMING : FORM, GENRE, TECHNIQUE
    ’I Feel Completely Beautiful For the First Time In My Life’ : Bodily Re-Enactment and Reality Documentary ; J.de Groot
    (Re)Constructing Biographies : German Television Docudrama and the Historical Biography ; T.Ebbrecht
    Flog It ! : Nostalgia and Lifestyle on British Daytime Television ; I.Kleinecke
    Who Do You Think You Are ? Family History and Memory on British Television ; A.Holdsworth
    Conclusion : Broader Themes and Televisualisation ; E.Bell& A.Gray


    En savoir plus : http://www.palgrave.com/products/title.aspx?pid=319447

  • BERTHIER Nancy, Fidel Castro. Arrêts sur images, Paris, Ophrys, 2010, 165 p., 17 euros.

    Honni ou adulé, Fidel Castro est l’une des figures de chef d’État du XXe siècle qui a cristallisé nombre d’enjeux propres au monde contemporain. À l’instar d’autres révolutions de l’histoire contemporaine, celle qui s’est imposée à Cuba à partir de janvier 1959 a mis à l’épreuve la réalité des « grands récits militants ». Le « grand récit militant », tel qu’il s’est incarné à Cuba, a pour pivot la figure de Fidel Castro. Son iconographie a joué un rôle fondamental dans la diffusion et la perception de la Révolution cubaine. De l’époque de la guérilla contre Batista, jusqu’à l’aube du XXIe siècle, son image s’est convertie en une véritable icône dont le sens a grandement évolué au gré des convulsions sociopolitiques qui ont marqué le monde. Cet ouvrage, unique en son genre, se propose de comprendre l’image du leader de la Révolution cubaine au cours des cinquante dernières années, à l’échelle nationale et internationale, sous la forme d’ « arrêts sur images », à travers une douzaine d’études (cinéma, télévision, photographie, internet), regroupées en quatre grands volets : la période « pré-iconique », la « cristallisation iconique », « les ambivalences de l’icône » et le « crépuscule de l’icône ».
    En savoir plus : http://www.ophrys.fr/detail.php?idOuvrage=682

  • BLANDIN Claire (dir.), Le Figaro. Histoire d’un journal, Paris, Nouveau monde éditions, 2010, 409 p., 49 euros.

    Petit journal satirique né sous la Restauration, Figaro utilise la langue du théâtre pour critiquer le pouvoir tout en échappant à la censure. C’est Hippolyte de Villemessant qui en fait, à la fin du XIXe siècle, le grand quotidien de la bourgeoisie. Sous cette identité, le titre traverse le XXe siècle, de l’assassinat de son rédacteur en chef par Mme Cailllaux aux joutes littéraires de François Mauriac et Raymond Aron, en passant par un entre-deux-guerres troublé par les ambitions de François Coty. Seul grand journal de droite subsistant après l’Occupation, Le Figaro triomphe alors sous la direction de Pierre Brisson. C’est avec la mort de ce dernier qu’il entre en crise, tout comme l’ensemble des quotidiens français dans les dernières années du XXe siècle. Le Figaro fêtera bientôt ses deux siècles d’existence : comment ce titre mythique a-t-il traversé les époques ? Quelles ont été les grandes plumes du journal ? Comment a-t-il été le seul quotidien français à survivre aux deux guerres mondiales ? C’est à ces questions, parmi d’autres, que tente de répondre ce premier ouvrage collectif sur le plus ancien journal français. Historiens, chercheurs en littérature et en sciences de l’information mêlent ici leurs approches pour nous révéler toutes les facettes de cette publication.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/

  • BLEVINS Jane, L’écrivain et son public à l’ère de la radio. D’Edgar Allan Poe à Paul Valéry, Paris, Ina Editions, 2010, 350 p., 20 euros.

    Les intellectuels ont souvent manifesté une méfiance à l’égard des médias de masse. Parmi eux, les écrivains ont longtemps considéré que la littérature risquait de se pervertir en s’abaissant au contact du grand public. A contre-courant, aux Etats-Unis, Edgar Allan Poe fut l’un des premiers, dans ses écrits, à estimer le rapport au grand public bénéfique pour la littérature, une position mal interprétée et pourtant relayée par des écrivains français comme Mallarmé et Baudelaire. Méconnaissant le débat littéraire américain, ils ont lu dans l’oeuvre de Poe un avertissement contre les dangers d’un public de masse. Lecture inversée en somme... Selon eux, l’écrivain devait créer une littérature difficile d’accès se refusant à courtiser un large public. Paul Valéry a construit sa notoriété sur cette doctrine. Paradoxe sans nul doute... Jane Blevins suggère que si des écrivains comme Valéry sont devenus célèbres malgré une littérature supposée "difficile", c’est grâce au rôle crucial joué par les critiques littéraires. Dans les années 1930-40, les critiques littéraires vont peu à peu prendre une place grandissante dans les médias. La radio s’ouvre alors à une programmation littéraire ambitieuse et plus largement, par la voix des écrivains qu’elle accueille, aux débats d’idée des plus riches qui maintiendront la popularité et l’influence des écrivains en France jusqu’après la Deuxième Guerre mondiale.
    En savoir plus : http://www.bldd.fr/Store/ProductDetail.asp?ShowNew=True&pagenumber=63&CodeEAN13=9782869381872

  • BOSMAN François, CLASTRES Patrick, DIETSCHY Paul (dir.), Images de sport. De l’archive à l’histoire, Paris, Nouveau monde éditions, 2010, 199 p., 49 euros.

    Les images de sport ont envahi nos écrans, nos journaux, nos rues, nos imaginaires. Ce phénomène n’est pas nouveau. Dès la fin du XIXe siècle, il a accompagné le développement d’une culture de masse et s’est affirmé durant l’entre-deux-guerres puis à l’ère de la télévision. Des images Panini aux clichés de la préfecture de police de Paris, c’est tout un univers de signes et de représentations que ce livre fait resurgir. Sont ainsi passés en revue des athlètes étrusques, Pierre de Coubertin en sportsman, des " poilus " transformés un temps en sportifs, les premiers rugbymen français aisément confondus avec des footballeurs, des lutteurs dépassés par le jujutsu, des athlètes figés à des fins pédagogiques, des corps saisis par la magie ambivalente de Leni Riefenstahl, des sportives de romans populaires, des joueurs de polo argentins qui détournent la tradition gaucho, des héros nationaux promus par L’Equipe, des basketteurs projetés à la une des magazines spécialisés, un cycliste portraituré par Jules Beau, des temples sportifs du XXe siècle. Cet ouvrage collectif se distingue par le fait que les images ne sont pas reproduites en guise d’illustration. De leur production à leur patrimonialisation, quinze historiens mènent l’enquête en France comme à l’étranger et se transforment en entomologistes du fait sportif. Les différents plans, gestes et tenues, les moindres détails permettent de dater ou de lever un anonymat, de redonner chair et vie à des sportifs et à des sportives. Leurs images s’animent sous nos yeux.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/

  • BRUN-LÉONARD Alicia, D’EPANNES DE BECHILLON Constance, Albert Brun : un reporter insaisissable, du Cuba Libre d’Hemingway à la capture de Klaus Barbie. 40 ans d’AFP, Paris, L’Harmattan, 2010, 12,5 euros.

    Albert Brun, journaliste et photographe français, correspondant de l’AFP en Amérique latine, principalement au Pérou et en Bolivie (1940-1984), "véritable soldat de l’information", est l’une des plumes qui a laissé une marque profonde dans la presse française et latino-américaine. Ce livre, mené comme un roman, reprend des informations et des rencontres où l’on croise le meilleur comme le pire, d’Hemingway ou de Che Guevara à Klaus Barbie.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31993

  • CARDON Dominique, GRANJON Fabien, Médiactivistes, Paris, Presses de Sciences Po, 2010, 12 euros.

    La production de l’information est depuis longtemps un enjeu de lutte. Le développement de vastes conglomérats de médias professionnels tout au long du XXe siècle n’a cessé de susciter des inquiétudes et d’encourager le développement d’un « médiactivisme » qui s’est construit en opposition, ou à côté, des médias dominants. Ce médiactivisme a dès l’origine pris deux chemins parallèles : celui d’un combat contre l’hégémonie culturelle des espaces publics traditionnels et celui de la production d’un autre type d’information sur des bases militantes, locales et communautaires. Aussi son évolution doit-elle être pensée en interaction étroite avec celles de l’espace journalistique et des transformations du répertoire d’action du mouvement social. Cet ouvrage propose une histoire des médias alternatifs depuis les années 1960. Il s’attache à mettre en évidence sa variété, des expériences de presse révolutionnaire au mediactivisme en réseau du mouvement altermondialiste, en passant par les médias communautaires, l’internet militant, le mouvement des radios libres ou encore la création d’agences de presse dans les pays du Sud.
    En savoir plus : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100994400

  • CARLIER Omar (dir.), Images du Maghreb, Images au Maghreb (XIX-XXe siècles). Une révolution du visuel ?, Paris, L’Harmattan, 2010, 334 p., 31 euros.

    Au Maghreb, à partir d’une large gamme de techniques et de vecteurs, mobilisant divers acteurs sociaux, faisant surgir et interagir image fixe et image animée, s’est effectuée la mise en place d’une esthétique nouvelle, fruit d’une importation allogène et d’une invention indigène. Le Maghreb malékite, totalement réfractaire à la reproduction picturale du vivant, a fait progressivement sien l’usage moderne des images, puis a commencé à produire des images de lui-même, en se réinventant à travers elles.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32148

  • CORROY Laurence, ROCHE Emilie, La presse en France depuis 1945, Paris, Ellipses Marketing, 2010, 144 p., 14,5 euros.

    Cet ouvrage retrace les grandes mutations qui ont traversé le secteur de la presse écrite en France depuis 1945. De l’épanouissement de la presse quotidienne, au lendemain de la guerre, à l’envolée puis la domination de la presse magazine ; de l’ère des groupes de presse à celle d’Internet, ces étapes sont appréhendées conjointement. En quelques décennies, les pratiques de lecture ont remodelé le spectre des journaux français et les pratiques professionnelles des journalistes. Les transformations des titres comme celles des journalistes, de l’économie, des conditions de production, des formats, des contenus, des techniques et du lectorat permettent de comprendre la situation de la presse aujourd’hui.
    En savoir plus : http://www.editions-ellipses.fr/fiche_detaille.asp?identite=7551

  • DAMIAN-GAILLARD Béatrice, FRISQUE Cégolène, SAITTA Eugénie (dir.), Le journalisme au féminin. Assignations, inventions, stratégies, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 284 p., 20 euros.

    En France, la profession de journaliste, massivement masculine jusqu’aux années 1960-1970, s’est progressivement féminisée. Cet ouvrage questionne les modalités et les enjeux de ce processus de féminisation en Europe et interroge les rapports de genre qui se jouent dans le fonctionnement des rédactions et le traitement de l’information. S’appuyant sur des terrains d’enquête variés, il dégage les diverses logiques à l’œuvre et interroge l’existence et les contours éventuels d’un journalisme « au féminin »
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2412

  • ESQUENAZI Jean-Pierre, Les séries télévisées. L’avenir du cinéma ?, Paris, Armand Colin, 2010, 224 p., 18 euros.

    Phénomène de société autant que médiatique, les séries ont littéralement explosé sur nos écrans depuis une dizaine d’années. De secondaires, elles sont devenues bien souvent le principal « programme d’appel » de la télévision. Suivies avec passion par toutes les classes et tous les âges de la population, les séries télévisées font désormais partie intégrante de nos sociétés. Cet ouvrage, premier en son genre, cherche à comprendre ce phénomène culturel et artistique exceptionnel en en présentant les racines économiques et culturelles mais aussi en révélant les mutations qu’il a entraînées dans le système de production et les modes d’écriture. À travers de très nombreux exemples, de Star Trek à Six Feet Under, de Mission : Impossible à Sex in the City…, sont ici analysées et commentées ces nouvelles formes narratives et esthétiques qui mettent en scène des mondes complexes et s’attachent à révéler des personnalités en prise directe avec notre temps.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/319235/les-series-televisees.php

  • FROBERT Ludovic (dir.), L’Écho de la fabrique. Naissance de la presse ouvrière à Lyon, 1831-1834, Paris, ENS Editions, 2010, 368 p., 27 euros.

    C’est à Lyon, entre octobre 1831 et mai 1834, que parut le premier journal ouvrier pérenne publié en France. Là, aux temps des insurrections, les canuts créèrent leur propre organe, un hebdomadaire de huit pages sur deux colonnes, L’Écho de la fabrique. Durant une cinquantaine de mois, les chefs d’ateliers et ouvriers en soie allaient s’entendre, s’informer, débattre, prendre voix dans leur journal, semaines après semaines, pour tenter d’adapter le régime complexe de la fabrique lyonnaise à l’évolution industrielle en cours, de manière à préserver leur autonomie et leur liberté. Pour cela, Antoine Vidal, Joachim Falconnet, Marius Chastaing, Joseph Bouvery, Jacques Rivière Cadet, Michel-Marie Derrion, César Bernard, mais aussi une multitude de correspondants locaux ont débattu dans les pages de L’Écho de « l’association industrielle » et de « l’enseignement mutuel » ; ils ont tenu la chronique des séances du conseil des prud’hommes, se sont informés des nouvelles panacées saint-simoniennes, républicaines ou fouriéristes ; ils ont développé leurs réflexions sur l’économie sociale, présenté leurs poèmes, chansons et charades, ou encore multiplié les conseils pratiques, dans le domaine de l’hygiène aussi bien que dans celui de la « jurisprudence usuelle ». Proposant des « lectures prolétaires », ils ont croisé le fer avec les journaux rivaux, notamment le Courrier de Lyon, organe de la préfecture. Le présent ouvrage est issu de journées d’études organisées à Lyon en septembre 2007 et consacrées à la naissance de cette petite presse ouvrière des années 1831-1834. Ces journées réunirent historiens, sociologues, littéraires, linguistes, politistes, philosophes et économistes, tous s’étant proposés de traverser le corpus de L’Écho de la fabrique selon leurs propres curiosités et interrogations. Les perspectives disciplinaires mises en oeuvre révèlent la richesse de ce journal ouvrier, apportent des éclairages stimulants tout en suscitant de nouvelles réflexions.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100498600

  • GALIC Robert, La Révolution russe et la guerre mondiale. Nouvelles de Russie (janvier 1917 - mars 1918). Décryptage à partir du journal L’Illustration, Paris, L’Harmattan, 2010, 242 p., 24 euros.

    Deux ans et demi après le début de la Première Guerre mondiale, les armées tsaristes résistaient difficilement, mais la Russie demeurait fidèle à ses engagements et l’Allemagne consacrait une grande partie de ses forces à la combattre. En mars 1918 la "nouvelle" Russie se retire du conflit. Entre temps avait éclaté la Révolution russe. Comment les journalistes et dessinateurs de L’Illustration ont-ils rapporté ces événements aux lecteurs de France, alliée de la Russie ? Quelles furent leurs préoccupations, leurs craintes ?
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31951

  • GOETSCHEL Pascale, JOST François, TSIKOUNAS Myriam , Lire, voir, entendre. La réception des objets médiatiques, Paris, Publications de la Sorbonne, 2010, 400 p., 35 euros.

    Depuis le texte fondateur de Hans Robert Jauss, Pour une esthétique de la réception, paru en 1967 et traduit en français en 1978, l’analyse de la réception des oeuvres et plus encore de « l’horizon d’attente » qui les détermine s’est imposée chez les spécialistes de l’histoire littéraire avant de s’étendre aux autres disciplines. Dans cette perspective, philosophes, sociologues, historiens, spécialistes de littérature, de communication mais aussi acteurs de la réception et de la création s’interrogent au fil de l’ouvrage sur la réception des « objets médiatiques », c’est-à-dire l’ensemble des productions culturelles et/ou artistiques aux XIXe et XXe siècles, période qui se caractérise par l’essor des cultures médiatiques. L’histoire proposée ici est donc celle des écrits, des images ou des sons mis en forme par les médias les plus divers : roman et presse, spectacle vivant, cinéma et télévision, internet. Organisé en trois grands moments : « Les discours de la réception », « Usages et appropriations » et « La spirale production/réception », ce livre présente un grand nombre d’études de cas - du compte rendu académique des livres d’histoire aux réseaux de lectrices de littérature sentimentale, de la réception des paysages peints par Otto Dix aux interprétations journalistiques de la téléréalité - tout en offrant un bilan historiographique et des approches théoriques renouvelées.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100635710

  • GOLMAKANI Jamshid, L’Image de l’Iran à la télévision française, Paris, L’Harmattan, 2010, 282 p., 25 euros.

    La manière dont la télévision française représente l’Iran, à travers ses grands reportages, ses magazines et ses documentaires est ici analysée. La recherche de l’auteur est nourrie de sa propre expérience de journaliste en Iran et de ses réalisations-productions documentaires en France. Jamshid Golmakani s’intéresse à débusquer un préjugé français : les films analysés démontrent que le regard porté sur l’Iran, en France, est teinté de son passé de puissance colonisatrice qui va au détriment de la relation citoyenne.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31959

  • GOULET Vincent, Médias et classes populaires. Les usages ordinaires des informations, Paris, Ina Editions, 2010, 20 euros.

    Finalement, à quoi servent les informations ? Qu’est-ce qui nous pousse, chaque matin, à allumer la radio ou la télévision pour savoir “ ce qui s’est passé ” durant la nuit ? Pour répondre à ces questions, l’auteur a mené une enquête auprès des “ gens ordinaires ” d’un grand ensemble HLM de la banlieue bordelaise. A travers des observations et des entretiens, il dresse le portrait des rapports intimes que les gens des milieux populaires tissent avec les informations. Les actualités ne servent pas seulement à forger son opinion de citoyen ou à justifier ses prises de position politique, loin s’en faut. Il s’agit aussi de gérer son angoisse devant les aléas d’une existence précaire, de trouver sa place dans la hiérarchie sociale et de rendre supportable sa condition de dominé, gérer sa vie conjugale et amicale, transmettre des valeurs et des visions du monde à ses enfants. Prendre au sérieux l’intérêt manifesté pour les faits divers, le sport, les pages people mais aussi pour certains problèmes économiques et sociaux, permet de mieux saisir toutes les fonctions sociales des actualités. A travers les commentaires qui en sont faits dans les espaces publics ou dans la sphère privée, il apparaît que les rapports de classes s’expriment de façon aiguë, avec une attention toute particulière aux questions de justice et d’équité. Contribution à la connaissance des classes populaires contemporaines et à leurs formes spécifiques de compétence politique, ce livre suggère la diversité des usages que chacun peut faire, quel que soit son milieu social, de ces biens culturels particuliers que sont les informations.

  • HÉRON Pierre-Marie (dir.), Écrivains au micro. Les entretiens-feuilletons à la radio française dans les années cinquante, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 254 p., 15 euros.

    À l’automne 1949, les entretiens de Gide avec Jean Amrouche inaugurent un genre nouveau. Malgré un accueil en demi-teinte, les entretiens radiophoniques vont vite prendre leur place sur la radio d’État. Centré sur la première décennie du genre, Écrivains au micro passe en revue une douzaine de séries dans l’ordre de leur diffusion. Chacune fait l’objet d’un chapitre séparé, confié à un spécialiste de l’écrivain interrogé : Colette, Cendrars, Léautaud, Cocteau, Ghelderode, Duhamel, Breton, Montherlant, Paulhan, Paul Fort, André Chamson. Deux chapitres généraux décrivent la poétique de l’entretien-feuilleton à la radio et la réception des séries de la décennie dans la presse.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2417

  • HOUDRÉ Jacky, DOIZY Guillaume, Bêtes de pouvoir. Caricatures du XVIe siècle à nos jours, Paris, Nouveau monde éditions, 2010, 39 euros.

    Depuis ses origines antiques, l’image satirique interroge le règne animal. De l’Egypte pharaonique à la Rome paléochrétienne, la parodie animalière singe l’humanité pour souligner ses contradictions ou vise plus rarement à flétrir un adversaire. Quand nait la caricature politique avec la Réforme de Luther, le pape subit diverses et violentes animalisations dégradantes dans une guerre d’images propagandistes sans précédent dans l’histoire. L’animalisation devient alors un procédé à part entière, particulièrement prisé par les dessinateurs.
    La gravure satirique de tradition germanique, hollandaise ou anglaise (avec les dessinateurs James Gillray (1757-1815), Thomas Rowlandson (1756-1827) ou encore George Cruikshank (1792-1878), puis le dessin de presse à partir du XIXe siècle, n’ont cessé de recourir à un bestiaire d’une grande variété et d’une rare efficacité graphique. Louis XVI après Varenne subit l’affront du porc comme plus tard Napoléon III, Zola puis Guillaume II ; les volatiles nocturnes visent les jésuites, l’Eglise s’incarne dans le corbeau ; la caricature antisémite grouille d’insectes inquiétants, quand l’extrême gauche présente le capitalisme sous la forme d’un vautour, d’une pieuvre tentaculaire ou d’un porc engraissé.
    De Luther à nos jours, le monde animal passionne les dessinateurs politiques dans un art avant tout fondé sur la métaphore, sur la condensation, sur l’hybridation des idées et des formes. L’image satirique s’inspire bien sûr des expressions langagières et des fables, très nombreuses à anthropomorphiser l’éthologie animale. A partir du XIXe siècle, les progrès de l’Histoire naturelle renforcent cette fascination pour le règne animal, tandis que la folie pour les animaux de compagnie se développe, suggérant de nouveaux angles d’attaques à la caricature. Le dessinateur Grandville est l’un des premiers à renouveler le genre satirique de l’animalisation comme base d’une puissante critique sociale. Le procédé inonde la caricature du XIXe siècle et se trouve encore très largement utilisé aujourd’hui par les dessinateurs.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/

  • JULLIER Laurent, LEVERATTO Jean-Marc, Cinéphiles et cinéphilies. Une histoire de la qualité cinématographique, Paris, Armand Colin, 2010, 224 p., 22 eurso.

    Ce livre rend compte de la naissance et de l’évolution de la culture cinématographique, appréhendée comme un savoir partagé par tous les consommateurs passionnés de cinéma. Il montre comment la parole cinéphile s’est constituée sur la base de la consommation régulière du grand film, comment sa prolifération a conduit à la constitution d’une cinéphilie académique et à la patrimonialisation du grand fi lm, comment la consommation cinématographique s’est individualisée sous l’effet de la globalisation de l’échange cinématographique et du développement des nouvelles technologies internet et le DVD notamment qui permettent à chacun de construire sa propre cinéphilie. Il s’agit, au-delà d’une vision catastrophiste de la mort du cinéma ou d’une célébration naïve du marché cinématographique, d’une description de la naissance des cadres contemporains de l’expérience cinématographique, de la perception et du jugement de la qualité cinématographique.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/339858/cinephiles-et-cinephilies.php

  • KAUFMANN Jean-Claude, Sex@mour, Paris, Armand Colin, 2010, 216 p., 15 euros.

    Internet a bouleversé le paysage des rencontres amoureuses. Chacun peut maintenant inviter chacune (et chacune inviter chacun) avec une étonnante facilité. L’affaiblissement des interdits libère les désirs et nombre de rencontres se concluent rapidement au lit. « Il n’y a pas de mal à se faire du bien » philosophent les amants d’un soir. La sexualité, hier pétrie d’angoisses et de mystères, s’est banalisée au point de devenir une sorte de nouveau loisir. « Cela revient même moins cher qu’une place de cinéma », avance un radin de la Toile. Le sexe pourrait-il vraiment être un loisir comme les autres ? L’enquête de Jean-Claude Kaufmann montre que les discussions sont vives sur ce point. Comment combiner sexe et sentiment, plaisir de l’instant et engagement durable ? L’amour pose de nouvelles questions, bien difficiles à résoudre. Les femmes en particulier sont au cœur du cyclone. Incitées de tous côtés à jouir sans entraves, elles naviguent entre attirance pour les pires bad boys et condamnation des attitudes masculines. Les règles du jeu ont soudainement changé. Ce livre donne quelques clés essentielles du monde amoureux d’aujourd’hui.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/356956/sex@mour.php

  • LE BOHEC Jacques, Dictionnaire du journalisme et des médias, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 640 p., 28 euros.

    Ce dictionnaire propose plus de 8 000 définitions de termes, expressions et sigles utilisés par les journalistes de l’aire francophone. Ces définitions sont enrichies d’exemples, de citations, de renvois, de références et de traductions. Englobant les quatre grands médias, ce dictionnaire est un outil sans équivalent pour les étudiants, les stagiaires et tous ceux qui veulent se familiariser avec la culture journalistique. Outre le langage sectoriel du journalisme, il mentionne également des romans et des films qui concourrent directement à la construction symbolique des journalistes et de leur groupe social.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2429

  • LE FOULGOC Aurélien, Politique et télévision. Extension du domaine politique, Paris, Ina Editions, 2010, 20 euros.

    La politique à la télévision est trop souvent réduite aux relations entre les journalistes et les responsables politiques. Depuis une dizaine d’années, le nombre d’émissions de télévision abordant les questions politiques a considérablement augmenté. Partant de ce constat, il est urgent de comprendre ce qui se joue actuellement autour de ce phénomène complexe : le nombre d’émissions d’information stagne, contrairement à celui des magazines et des divertissements. Faut-il parler d’une décadence de la parole politique à la télévision, sous les coups de boutoir de la privatisation et de la course à l’audience ? Faut-il au contraire se réjouir de voir un grand nombre d’émissions aborder les questions politiques pour une variété de publics ? Cet ouvrage s’attache à décrire précisément le glissement des émissions d’information vers les talk shows, à l’origine d’une explosion du cadre historique de la politique télévisée. De nouvelles modalités d’expression émergent, puisque les responsables politiques s’expriment désormais dans des émissions présentées par des animateurs qui ne sont pas spécialistes des questions politiques, et dédiées à des artistes qui ne manquent pas d’y intervenir en tant que citoyens. Naviguant entre une démocratisation de la parole politique et la rencontre improbable de l’information, du divertissement et de la célébrité, cet ouvrage propose une lecture claire et raisonnée d’un phénomène qui fait polémique.
    En savoir plus : http://livre.fnac.com/a2795923/Aurelien-Le-Foulgoc-Politique-et-television

  • LEMIEUX Cyril, Un président élu par les médias ?, Paris, Presses des mines, 2010, 208 p., 19 euros.

    Que n’a-t-on dit de l’emprise qu’exerce sur les médias français l’actuel Président de la République ? Ce serait grâce à des réseaux tissés de longue date parmi les patrons de presse et à de subtils jeux d’intimidation/séduction avec les journalistes que le candidat UMP, lors de la campagne présidentielle de 2007, serait parvenu à capter à son profit le jeu médiatique et, par ce biais, à se faire élire. La sociologie peut-elle nous aider à démêler ce que ces thèses comportent de vrai ? Oui, si l’on considère la quantité impressionnante de connaissances qu’elle a accumulées, depuis une soixantaine d’années, au sujet des relations entre médias et pouvoir politique. Qu’il s’agisse des processus d’inscription de certains thèmes sur l’agenda médiatique, des effets qu’ont sur le vote la publication de sondages et les mises en scène médiatiques de l’actualité, ou encore, du rôle que l’internet joue désormais dans les débats publics, de telles connaissances peuvent permettre aux citoyens de résister aux effets d’imposition propres aux discours médiatiques aussi bien qu’aux amalgames trompeurs que véhicule la critique des médias souvent caricaturale. Ce livre applique et explique ce que les sciences sociales nous apprennent de ces questions en reprenant le contenu d’un blog invité du Monde.fr dans lequel l’auteur analysa à chaud, d’un point de vue inspiré par la sociologie, le traitement médiatique de la campagne présidentielle.
    En savoir plus : http://www.ensmp.fr/Presses/consultation.php?livreplus=148

  • LEVINE Lawrence W., Culture d’en haut, culture d’en bas. L’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis, Paris, Éditions la Découverte, 2010, 336 p, 26 euros.

    Comment la culture aux États-Unis est-elle passée d’une réalité partagée par des publics socialement diversifiés à un univers clairement séparé des pratiques de divertissement et réservé à une élite ? Pour répondre à cette question, l’historien américain Lawrence W. Levine retrace la trajectoire, au tournant des XIXe et XXe siècles, des formes d’expression qui constituent aujourd’hui la culture « savante » : théâtre - en particulier shakespearien, sur lequel il s’attarde pour montrer à quel point le spectateur ordinaire s’était approprié le répertoire et se manifestait durant les spectacles... -, opéra, musique symphonique, musées. Levine enquête à la fois sur le langage employé pour évoquer et classer les biens culturels, sur les institutions mises en place par les élites urbaines pour imposer leurs normes et sur les pratiques des spectateurs et leurs résistances. Par un processus de « sacralisation » et de « bifurcation », la riche « culture publique partagée » qui caractérisait les États-Unis jusqu’au milieu du XIXe siècle se serait fracturée en cultures séparées et hiérarchisées. L’auteur analyse ainsi les rapports de pouvoir à l’œuvre dans la définition, l’organisation et la réception de la culture. Il montre comment la notion même de culture s’est trouvée étroitement associée aux notions d’ordre et de hiérarchie, et comment les publics ont été « disciplinés ». Devenu une référence outre-Atlantique, Culture d’en haut, culture d’en bas a renouvelé la compréhension de la réception des œuvres, de la « légitimité culturelle », des politiques culturelles et de la place des publics dans les institutions.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707158703

  • MELLET Laurent, WELLS-LASSAGNE Shannon, Étudier l’adaptation filmique. Cinéma anglais, cinéma américain, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 190 p., 14 euros.

    À l’intention des étudiants d’anglais, ce manuel permet de prendre connaissance des bases de l’esthétique cinématographique et des termes d’analyse, ainsi que des théories de l’adaptation. Il comprend une présentation complète du lexique de l’analyse cinématographique en français et en anglais, ainsi que des études de cas (analyses globales, analyses de scènes, réadaptations) et des dissertations sur une œuvre littéraire et son adaptation au cinéma.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2427

  • MENEGALDO Gilles, PETIT Maryse (dir.), Manières de noir. La fiction policière contemporaine, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 348 p. + Cédérom, 20 euros.

    Cet ouvrage mène l’enquête sur le roman policier : à quoi sert-il aujourd’hui ? Quelle a été son évolution depuis les années 70 ? Quelle est sa place actuelle dans la littérature ? La contamination par le « noir » de la littérature générale est examinée ici, à travers les œuvres d’auteurs européens et américains contemporains, tels que Fred Vargas, Thierry Joncquet, Didier Daenincks, Ian Rankin, David Peace, Henning Mankel, les frères Vaïner, James Ellroy, Jerome Charyn, Michael Connelly, etc, mais également celles d’écrivains mainstream comme Graham Swift, Kasuo Ishiguro ou encore Patrick Modiano, eux aussi séduits par la « manière noire » qui participe à divers degrés de leur imaginaire fictionnel.
    Avec un cédérom (enregistrements d’écrivains, format mp3).
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2408

  • MORALES Julie, L’Ouragan Stan : de l’objet Médiatique à l’instrument politique, Sarrebruck, Éditions universitaires européennes, 2010, 480 p., £80.

    Le 4 octobre 2005, l’État du Chiapas (Mexique) a vécu l’un des plus grands désastres de son histoire. Aux origines de ce dernier se trouvent les conséquences de la dépression tropicale Stan mais aussi de multiples autres facteurs. Dans cet ouvrage nous nous interrogeons sur la réalité sociale, politique, économique et environnementale que la presse écrite a bâtie et véhiculée à propos de cette catastrophe dite « naturelle ». L’analyse de la représentation médiatique de cet évènement nous éclaire également sur les rouages de la relation entre le monde politique, les médias et la société civile. Nous avons choisi comme objet et instrument d’étude deux journaux de la ville de Mexico (La Jornada et Crónica de Hoy) et deux journaux de la région du Chiapas (El Heraldo de Chiapas et Cuarto Poder). La méthode d’analyse de contenu du discours de presse Morin-Chartier ainsi que notre investigation audiovisuelle sur le terrain nous ont permis à la fois de réaliser une étude quantitative et qualitative.
    En savoir plus : http://www.amazon.co.uk/LOuragan-Stan-Mdiatique-LInstrument-l%C3%A9v%C3%A9nement/dp/6131528977

  • NYAMSI Jean-Crépin Soter, Le rôle des médias dans la francophonie. Une Etude de la promotion du français et de sa réception dans le contexte du bilinguisme Camerounais, Sarrebruck, Éditions universitaires européennes, 2010, 672 p., 98 euros.

    Dans les canaux de communication au Cameroun se pose une problématique sur la prééminence des débats sur les langues officielles et le recul des langues nationales. La conséquence de cette situation est l’’altération des forces endogènes. Avec ses plus de 260 unités de langue, le Cameroun présente l’’image d’’une tour de Babel. A ce chiffre, il faut ajouter le français et l’’anglais, langues des deux anciennes puissances mandataires. Pour comprendre cette situation, la première partie analysera les composantes d’’un projet qui passe par la mise en place d’’une "communauté organique" dont l’’originalité tient au fait qu’’elle se trouve fondée initialement sur l’’usage préalable de la langue française. Dans la deuxième partie, on déterminera la nature des liens qui paraissent entre la problématique sur la cohabitation des langues nationales (dialectes) et le français au Cameroun. La troisième partie s’’assigne quant à elle pour tâche d’’analyser la réception du français au Cameroun en développant les différentes fonctions qu’’occupe cette langue.
    En savoir plus : https://www.morebooks.de/store/fr/book/le-role-des-medias-dans-la-francophonie/isbn/978-613-1-52591-9

  • POIRRIER Philippe (dir.), Politiques et pratiques de la culture, Paris, La Documentation française, 2010, 304 p., 23 euros.

    Une fois franchi, en 2009, le cap symbolique du cinquantenaire, une phase de réformes profondes s’est ouverte pour le ministère de la Culture, que la stricte application des principes de la LOLF et de la RGPP a résolument placé au premier rang de la réforme de l’État. Dans un contexte de transformations accélérées du champ culturel, cette mutation administrative soulève l’interrogation récurrente sur le rôle des politiques publiques de la culture. Au-delà d’une perspective purement institutionnelle, l’étude des politiques et des pratiques de la culture, qui mobilise l’histoire, la sociologie et l’économie, nourrit le débat sur les spécificités du " modèle culturel français ". Chaque volume de la collection des " Notices " fait appel aux meilleurs spécialistes pour offrir un tour complet et documenté d’un grand domaine de l’action publique.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110081452/

  • Rappel : COLLINS Ross F., PALMEGIANO E.M. (ed.), The Rise of Western Journalism, 1815-1914. Essays on the Press in Australia, Canada, France, Germany, Great Britain and the United States, Jefferson, McFarland & Company, 2007, 220 p., $35.

    This compilation of essays examines the rise of Western journalism in the 19th and early 20th centuries. Offering a cross-cultural record of the Western print media’s growth, it devotes individual chapters to each of six countries : Great Britain, France, the United States, Canada, Australia and Germany. Each chapter focuses on the principal trends and chief personnel essential to journalistic development in that country, and incorporates analysis of how that country’s journalists influenced, or were influenced by, journalists from outside its borders. A comprehensive bibliography is included for each chapter.
    En savoir plus : http://www.mcfarlandpub.com/book-2.php?id=978-0-7864-3143-4

  • RASSE Paul (dir.), La mondialisation de la communication, Paris, CNRS Editions, 2010, 168 p., 8 euros.

    Comment comprendre la mondialisation de la communication ? Le projet de cet Essentiel est d’en souligner les étapes les plus significatives et d’esquisser une analyse des bouleversements techniques, culturels et sociaux qui en résultent. Les textes présentés ici ouvrent une réflexion sur la différence entre la révolution technique de la communication et les enjeux sociaux, politiques. Il ne suffit pas que des millions d’informations et d’images circulent pour les hommes se comprennent mieux. La vitesse de l’information rappelle par ailleurs l’importance et la lenteur de la communication humaine et sociale.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article825

  • REID Martine, Des femmes en littérature, Paris, Belin, 2010, 336 p., 23 euros.

    Si nul ne conteste plus la présence des femmes en littérature, leur place dans l’histoire littéraire et leur réception par la critique n’ont guère fait l’objet d’études synthétiques. Peu d’ouvrages, également, qui aient tenté une approche globale de leur production romanesque. Ce livre souhaite combler ces lacunes. Après un bref rappel de l’état de la critique depuis Simone de Beauvoir, la première partie étudie la réception des femmes auteurs, de la Révolution à aujourd’hui, à partir de quelques ouvrages parmi les plus significatifs. La deuxième partie évoque les conditions d’accès des femmes à la littérature et le lien traditionnellement établi entre femmes et romans avant d’analyser les représentations d’hommes et de femmes dans quelques romans des XVIIIe et XIXe siècles. Des femmes en littérature entend ainsi poser les jalons d’une véritable histoire des femmes auteurs.
    En savoir plus : http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-des-femmes-en-litterature-15770.php

  • RICAUD Pascal, L’autre Europe des Médias. Médias, territoires et identités dans les espaces transfrontaliers : avec les exemples basque et catalan, Sarrebruck, Éditions universitaires européennes, 2010, 672 p., 98 euros.

    Cette recherche montre que les médias locaux, régionaux ou décentralisés ont un rôle important à jouer dans la recomposition ou la production des territoires et, plus particulièrement, des identités territoriales. Ce ne sont pas seulement des indicateurs puissants de l’’évolution des rapports de force, des interdépendances entre les Etats-nations, les régions, le local, l’’Europe ... Ils apparaissent comme des vecteurs et acteurs de ces recompositions, voire des producteurs de nouvelles représentations, à l’’image de la presse, puis des médias audiovisuels en France, quand ils participaient activement à la production et consolidation d’’un territoire et de sentiments d’’appartenance nationaux. Les espaces frontaliers et transfrontaliers (ici basque et catalan), au carrefour du local et du global, nous offrent des cadres d’’analyse exceptionnels sur la juste place et la responsabilité des médias dans l’’évolution de nos sociétés dans leurs rapports au territoire, à l’’identité ; dans leur manière de les déconstruire et les reconstruire. Ce sont aussi les enjeux et les logiques d’’acteurs qui sous-tendent ces évolutions que cet ouvrage cherche à mettre en lumière.
    En savoir plus : https://www.morebooks.de/store/fr/book/l-autre-europe-des-m%C3%A9dias/isbn/978-613-1-52266-6

  • ROWELL Jay, SAINT-GILLE Anne-Marie (dir.), La société civile organisée aux XIXe et XXe siècles  : perspectives allemandes et françaises, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2010, 374 p., 25 euros.

    La société civile est un concept qui a émergé de façon spectaculaire depuis les années 1980. Cette notion plurivoque et pluridimensionnelle a été reprise de manière intensive dans les démocraties occidentales et les organisations supranationales qui se sont appuyées sur les connotations utopiques et émancipatrices du concept pour réenchanter la démocratie. Irriguant un ensemble de champs sociaux et politiques, déployée aussi bien par les gouvernants, les organisations non gouvernementales et les observateurs et commentateurs des évolutions sociales, la thématique de la société civile s’est imposée aujourd’hui comme un «  prêt à penser  ». Ce livre propose une mise à distance critique de la notion de «  société civile organisée  » en interrogeant les pratiques et les usages qui peuvent être reliés à la société civile en Allemagne et en France du début du XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. En mobilisant des analyses empiriques diverses – allant des chambres de commerce aux mouvements altermondialistes en passant par les associations culturelles, cultuelles, économiques ou sportives – ce livre permet de déconstruire les lieux communs et de saisir l’articulation mouvante entre l’État, les groupes sociaux organisés et l’individu dans deux aires politico-culturelles différentes, observées jusque dans leur recoupement et leur éventuelle porosité.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1234

  • SEGUIN Jean-Claude, Pedro Almodóvar, filmer pour vivre, Paris, Ophrys, 2010, 129 p., 17 euros.

    Et si Pedro Almodóvar était le dernier « auteur » du 7e art ? Son oeuvre offre une telle cohérence, un univers si personnel que l’on retrouve sa patte dans le moindre de ses plans. Ce postmoderne est avant tout un remarquable cinéphile qui se nourrit d’images et qui les recompose dans des récits qui mêlent allégrement l’ancien et le moderne. Il échappe ainsi à toute classification, déroutant ses fidèles comme ses détracteurs. Pedro Almodóvar est déjà un classique, mais aussi un des grands créateurs de la culture hispanique qui s’inscrit dans la lignée de ces figures exceptionnelles que l’Espagne a produites au cours des siècles. Jean-Claude Seguin retrace ici la vie et l’oeuvre du cinéaste, et s’attache à dégager les grandes caractéristiques d’un style cinématographique complexe qui a permis de pousser le cinéma espagnol hors de ses frontières.
    En savoir plus : http://www.ophrys.fr/detail.php?idOuvrage=635

  • SUMNER David E., The Magazine Century. American Magazines Since 1900, New York, Peter Lang Pub., 2010, 242 p., 25 euros.

    The twentieth century was the magazine century in many ways. Between 1900 and 2000, the number of magazines grew from about 3,000 to 17,815 - a 593 percent increase, which exceeded population growth by 95 percent. The typical American read less than half a magazine per month in 1920, but by 2000 that figure had tripled. This book examines how and why magazines grew so rapidly. Structured chronologically by decade, it tells the stories of innovative publishers, editors, and magazines, and how and why they succeeded. Illuminating how the move from general interest to niche audiences originated early in the century - not after the rise of television - the book also shows how the growth of advertising enabled the cost of magazines to steadily decline. However, declining costs and expanding audiences brought a steady erosion in the intellectual content of magazines, illustrated by the rise in sex and celebrity titles during the 1970s and later. The book concludes with an assessment of the decade since 2000, and offers an optimistic outlook for the future of magazines.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?vID=310493&vLang=F&vHR=1&vUR=2&vUUR=1

  • SURHONE Lambert M., TIMPLEDON Miriam T., MARSEKEN Susan F., Women in Journalism and Media Professions, Saarbrücken, VDM Publishing House, 2010, 104 p., 39 euros.

    As journalism became a profession, women were restricted by custom and law from access to journalism occupations, and faced significant discrimination within the profession. Nevertheless, women operated as newspaper owners, editors, and journalists throughout the history of journalism.Beginning in the late nineteenth century, women began agitating for the right to work as professional journalists in North America and Europe ; Nellie Bly was the most famous of these turn-of-the-century reporters.
    En savoir plus : https://www.morebooks.de/store/gb/book/women-in-journalism-and-media-professions/isbn/978-613-1-07294-9

  • VUILLAUME Corinne, Sorciers et sorcières à l’écran, Paris, L’Harmattan, 2010, 278 p., 25 euros.

    Ce livre collectif se propose de revenir sur la figure des sorciers et des sorcières à l’écran. Si les études historiques et anthropologiques sur le sujet sont fécondes, la recherche en audiovisuel demeurait, jusqu’ici, plus ténue. Sorciers et sorcières n’ont pourtant jamais quitté nos écrans. Ils/elles ont investi comédies, mélodrames, films historiques, films d’horreur et d’Heroic fantasy. Beaucoup de questions sont développées ici par plusieurs spécialistes internationaux (Belgique, France, Etats-Unis, Suisse).
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32100

    Articles/Revues
  • "Guernica : de la imagen ausente al icono", Archivos de la Filmoteca, n°64-65, 2010. Coordination : Nancy Berthier.

    Guernica : de la imagen ausente al icono : presentación, Nancy Berthier
    Entre imágenes e iconos invisibles : a modo de prólogo, Laurent Gervereau

    I Guernica y su representación en los medios de comunicación. Guernica : cuestiones de representación
    La prensa francesa frente a Guernica : el tratamiento fotográfico de un acontecimiento sin imagen, Marion Guatreau
    Muerte en el cielo : Guernica y el imaginario del bombardeo aéreo en Estados Unidos (1936-1939), Sonia García López

    I Guernica y su representación en los medios de comunicación. Guernica y España : memorias contrastadas
    El bombardeo de Guernica no tuvo lugar : imágenes del bando nacional, Vicente Sánchez-Biosca, Rafael R. Tranche
    Guernica en los documentales del NO-DO, Alvaro Matud Juristo
    Queda en pie el árbol : la imagen cinematográfica del bombardeo de Guernica y el nacionalismo vasco, Santiago de Pablo Contreras

    II Derivas de la representación. Aprender Guernica en Francia
    Acontecimiento e imagen : el tratamiento del bombardeo de Guernica en los manuales de historia en Francia (1946-2006), Jesús Javier Alonso Carballés
    Guernica en los manuales escolares de español en Francia, Véronique Pugibet
    Guernica para los niños franceses, Nancy Berthier, Marie Franco

    II Derivas de la representación. Miradas sobre u cuadro
    Mas allá del objeto artístico : el Guernica de Picasso en el MoMA (1939-1981), Gloria F. Vilches
    Criptomnesia e intertextualidad plástica, Román Gubern Garriga-Nogues Guernica de Picasso. La masacre en el taller y el comportamiento político, Valérie Auclair
    La iconología del toro en Guernica, Eliseo Trenc
    Guernica y Antonio Saura : destruir el icono para no olvidar el arte, Martine Heredia

    II Derivas de la representación. A modo de epílogo
    ¿Cómo y por qué colmar la ausencia de la imagen ?, Philippe Mesnard


    En savoir plus : http://dialnet.unirioja.es/servlet/listaarticulos?tipo_busqueda=EJEMPLAR&revista_busqueda=156&clave_busqueda=247035

  • "Le cinéma critique. De l’argentique au numérique, voies et formes de l’objection visuelle", Histo.art. 2, n° 2, 2010. Edité par Nicole Brenez, Bidhan Jacobs.

    Au tournant du XXIe siècle, l’art du fi lm a connu des mutations profondes et rapides qui semblaient faire de la technologie le moteur de la créativité. Les cinéastes ont vécu une situation nouvelle et passionnante : ils pouvaient puiser à volonté dans plus d’une centaine d’années de matériel argentique, vidéographique puis numérique, et trouvaient à leur disposition un nombre croissant d’outils pour transférer, hybrider, tresser les supports d’images. Simultanément, aussi technicide que technophile, la logique industrielle fondée sur un turn-over à rotation accélérée démantelait des pans entiers de l’arsenal argentique et vidéographique. Comment les pratiques artistiques ont-elles affirmé leur autonomie par rapport aux consignes technologiques et aux commandes sociales ? Comment ont-elles articulé exigence formelle et dynamique d’émancipation ? Cet ouvrage collectif recense les voies et les formes singulières de l’objection visuelle, notion qui renvoie aux différents modes d’actualisation pratique d’une conception du fi lm comme travail critique. Issu des journées d’études « Cinéma expérimental et histoire » (2007), « Collectif Jeune Cinéma/Festival des cinémas différents. Histoire, conservation et diffusion du cinéma expérimental » (2008), « L’art au temps du numérique » (2009) et des programmations impaKt (conçues par les Trois Lumières) qui se sont déroulées au sein de l’Institut national d’histoire de l’art à l’initiative des chercheurs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (École doctorale Histoire de l’art), ce deuxième volume de la collection Histo.art associe manifestes et analyses d’artistes, d’enseignants et de doctorants. Une préface du cinéaste Peter Whitehead et une intervention en images du plasticien Ange Leccia enrichissent l’ouvrage.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100855940

  • "Les cultures des sciences en Europe", Questions de communication, N° 17, 2010. Coordination : Philippe Chavot, Anne Masseran

    Bernadette Bensaude Vincent, Splendeur et décadence de la vulgarisation scientifique
    Felt Ulrike, Vers la construction d’un public européen ? Continuités et ruptures dans le discours politique sur les cultures scientifiques et techniques
    Yves Jeanneret, L’optique du sustainable : territoires médiatisés et savoirs visibles
    Philippe Chavot, Anne Masseran, Engagement et citoyenneté scientifique : quels enjeux avec quels dispositifs ?
    Alan Irwin, Se confronter à l’engagement : discussion autour de trois perspectives critiques
    Maja Horst, Le réseau des cellules souches : une installation pour communiquer les sciences sociales

    Échanges
    Jean Tardif, La mondialisation culturelle par-delà le prisme de la diversité culturelle
    Marlène Coulomb-Gully, Féminin/masculin : question(s) pour les SIC. Réflexions théoriques et méthodologiques
    Patrick Charaudeau, Pour une interdisciplinarité « focalisée » dans les sciences humaines et sociales

    Notes de recherche
    Divina Frau-Meigs, La panique médiatique entre déviance et problème social : vers une modélisation sociocognitive du risque
    Nicolas Hubé, « La forme, c’est le fond ». La « Une » comme outil marketing de « modernisation » de la presse quotidienne
    Nicolas Pélissier, Journalisme et études culturelles : de nouveaux positionnements de la recherche française ?
    Denis Ruellan, Gustave Courbet, reporter ?


    En savoir plus : http://www.ques2com.fr/index.php?p=accueil

  • "Littérature et nouveaux mass médias", Cahiers d’études italiennes. Novecento... e dintorni, n°11/2010. Edité par Laurent Scotto d’Ardino.

    Depuis l’apparition et le développement de la télévision en Italie dans les années 60 puis celle des nouvelles technologies (ordinateur, Internet) à partir des années 80 notre rapport au monde, la perception que nous en avons, la représentation que nous nous en faisons, ont été profondément transformés. La littérature aussi, l’écriture et ses modalités, les catégories et les paradigmes mêmes du champ de la représentation, la notion de "réel" ont été bouleversés. Ce recueil d’articles entend interroger, sous de multiples aspects, les rapports qu’entretient la littérature contemporaine avec le langage et les modes de représentation des nouveaux mass-médias (en particulier la télévision et Internet) : de quelles manières ces nouveaux médias ont-ils envahi le champ de l’écriture littéraire ? Apparaissent-ils seulement comme des thématiques nouvelles dans les oeuvres littéraires ou bien ont-ils eu pour effet de restructurer en profondeur la parole littéraire et de remettre en cause le rôle cognitif de la littérature en l’obligeant à redéfinir son propre champ de représentation ? Face à ces nouveaux moyens de représentation du monde et du réel, quelle place peut encore être assignée à la littérature ? Cette dernière a-t-elle encore un rôle possible dans l’appréhension et la connaissance du monde face à l’envahissement des ces formes nouvelles de langage ?
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100706500

    Multimedia
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