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Nouveautés parutions

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Septembre 2011

    Multimedia

Avril 2011

    Livres
  • "Corps et sciences sociales - Corps de cinéma", Corps, n°9, avril 2011.

    En ouverture, un texte programmatique engage une réflexion pluridisciplinaire. Il s’agit de prendre la mesure des enjeux scientifiques et idéologiques autour du corps, de plus en plus manifeste dans le champ des sciences humaines et sociales. Suivent deux entretiens, l’un avec Jean-Luc Nancy, philosophe, l’autre avec Dominique Memmi et Florence Bellivier, respectivement sociologue et juriste. Au cœur de ce numéro, deux dossiers thématiques : Corps et sciences sociales et Corps de cinéma. Le premier propose un état des publications récentes sur le corps, le second invite à réfléchir au statut du corps de cinéma et aux effets produits par ces « corps spectatoriels ». Les magnifiques photographies de Philippe Bordas accompagnées d’un texte de Dominique Chevé constituent le cahier iconographique de ce numéro, consacré aux lutteurs du Sénégal. Enfin, la rubrique Découvrir révèle jeunes chercheurs et nouvelles approches. Diversité des approches, richesse des questionnements, transversalité des objets construisent ce numéro de CORPS.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Sociologie/6415-corps-et-sciences-sociales-corps-de-cinema-sous-la-direction-de-gilles-boetsch-et-dominique-cheve.html?utm_source=Newsletter13&utm_medium=emailing

  • "Les loisirs des Français, de l’homo labor à l’homo liber ", Marketing Book hors série, Département Planning Stratégique de TNS Sofres, 2011, 120 p.,

    En 1950, sur une vie de 600 000 heures, un individu en passait 120 000 à travailler. Cinquante ans plus tard, sur une vie de 700 000 heures, nous n’en passons plus que 63 000 au travail. Auparavant, le temps hors travail était perçu comme une période permettant de reconstituer la force de travail. Aujourd’hui, il est doté d’une valeur propre, essentiellement parce que les Français se l’ont approprié à la fois dans son organisation et dans ses usages. Qu’en est-il exactement ? Que font les Français quand ils ne travaillent pas ? Quelles sont les contraintes qui pèsent sur ce temps libéré ? Quelles sont les conditions de vie qui l’imprègnent et lui donnent une spécificité ? Quelles sont les pratiques propres à chaque âge et à chaque sexe ? C’est à ces questions que nous avons tenté de répondre dans cette analyse transversale qui repose sur la confrontation de données qualitatives autant que quantitatives. Notre approche s’appuie sur les multiples apports des sciences humaines (sociologie, psychologie, économie, anthropologie…). Les nombreuses facettes de cette temporalité dévolue aux loisirs sont abordées à travers plusieurs focales : comportementale, macroéconomique, stratégique, prospective... permettant de comprendre comment nous sommes passés de l’Homo Labor à l’Homo Liber.
    En savoir plus : http://www.tns-sofres.com/espace-presse/news/AA3238F2262145FFB8F0AE64143F39E3.aspx

  • AGOSTINO Marc, CADILHON François, MOISSET Jean-Pierre, SUIRE Éric, Les Religions et l’information - XVIe- XXIe siècles, Presses Universitaires de Bordeaux, 2011, 390 p., 20 euros.

    Dans les rapports tissés entre les religions et l’information depuis le XVIe siècle, deux mutations ont modifié la donne en profondeur. La première, culturelle et institutionnelle, réside dans le remplacement de la vérité religieuse par la liberté individuelle comme fondement de la société. Par étapes, un régime de laïcité a succédé à un régime de catholicité.La seconde mutation, technique, tient dans la multiplication et la diversification des moyens d’information. De l’imprimerie à l’Internet,plusieurs révolutions technologiques ont cumulé leurs effets pour ouvrir en grand l’éventail des ressources mobilisables, afin de penser sa religion ou celle des autres.
    Pour les confessions religieuses, cette double mutation se présente comme un risque mais aussi comme une chance. Le risque de ne pas rester maîtresses de ce qui se dit et s’écrit, la chance de toucher toujours plus d’hommes et de femmes. Les auteurs de ce livre ont exploré cette ambivalence dans quatre directions : la collecte de l’information religieuse ; les déformations et désinformations touchant les religions ; le secret dans les religions ; la régulation institutionnelle de l’information religieuse. Dans leurs travaux, ils ont privilégié l’espace français sans négliger les points d’observations plus lointains. Si, pour des raisons historiques évidentes, le catholicisme est la religion qui a le plus retenu leur attention, le protestantisme, le judaïsme et l’islam ont été également envisagés pour eux-mêmes ou en relation avec une autre religion. Et le champ de leurs investigations s’est en outre étendu à la franc-maçonnerie et aux sectes.
    En savoir plus : http://pub.u-bordeaux3.fr/FicheOuvrage.php?OUV_CMD=1047

  • AUGÉ Marc, DIDI-HUBERMAN Georges, ECO Umberto, L’expérience des images, Bry-sur-Marne, Ina Éditions, 2011, 112 p., 6 euros.

    C’est bien une pensée sur les images en société que nous racontent les auteurs, chacun selon son parcours, chacun selon ses sciences humaines et sociales. La sémiologie et la langue imparfaite des images pour Umberto Eco. L’anthropologie et ses multiples rivages pour Marc Augé. L’histoire et la philosophie pour dire la condition humaine qui se dessine sous les usages que nous faisons des images pour Georges Didi-Huberman. Les entretiens de MédiaMorphoses accueillent la parole et l’expérience d’auteurs singuliers. Pour penser les médias et les problématiques inhérentes à leurs circulations dans les champs pluriels de nos cultures : leurs formations, leurs déformations, leurs traductions. Pour entendre des auteurs dans les registres créatifs de leurs recherches et ne jamais perdre de vue les horizons du politique. Pour confronter les méthodes et les terrains des sciences humaines et sociales aux fabriques du contemporain : ses pages, ses langages, ses images. Pour soustraire les écrans de l’information et de la communication à leurs étourdissantes simultanéités.
    En savoir plus : http://www.ombres-blanches.fr/recherche/detailrec/livre/marc-auge--georges-didi-huberman--umberto-eco/l-experience-des-images/detail/9782869381933/recherche/txt/recavance/o/0/o/marc-auge.html

  • BABELON Jean-Pierre, BACKOUCHE Isabelle, DUCLERT Vincent, JAMES-SARAZIN Ariane (dir.), Quel musée d’histoire pour la France ?, Paris, Armand Colin, 2011, 192 p., 18 euros.

    Telle qu’elle se dessine et malgré l’ardeur mise à séduire et à gagner les esprits à ce grand besoin identitaire qu’il serait si urgent de satisfaire par ce moyen si « pédagogique », la création prochaine d’une « Maison de l’Histoire de France » laisse craindre le pire pour l’histoire, et rien de bon pour la France et les Français... Sous les oripeaux médiatiques et la facilité des fausses évidences se profile une machine à instrumentaliser le « désir d’histoire » des Français et à soumettre les historiens à une vision romantique, voire romancée et en tout cas non scientifique du parcours national. Le projet, qui a surgi tout armé d’une belle opération d’évitement du travail d’enquête qui est le préalable nécessaire à tout engagement dans ces domaines infiniment sensibles, recèle en corollaire des risques certains pour le devenir des musées, de la muséographie et des Archives nationales. Un groupe représentatif de professeurs, de chercheurs et de professionnels du monde de la culture s’est réuni pour procéder à l’évaluation critique du projet présidentiel, en pointer les dangers et faire une contreproposition. Un Musée de l’histoire de France a certainement sa place aux Archives nationales. Mais un autre.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/393169/quel-musee-d-histoire-pour-la-france.php?L=169645&K=IJT51444IJL46181II15551732IS1

  • CACHIN Marie-Françoise, Une nation de lecteurs ? : la lecture en Angleterre (1815-1945), Villeurbanne, Presses de l’Enssib, 2010, 269 p., 35 euros.

    Cet ouvrage est le premier rédigé en français sur l’histoire contemporaine de la lecture en Grande-Bretagne. L’étude présentée ici comble donc un manque en faisant apparaître l’importance de la lecture en Angleterre de la période victorienne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sont ici analysés, grâce à une présentation chronologique, les modalités de l’alphabétisation de la population, l’émergence de nouveaux lectorats. le rôle des cabinets de lecture, la création de bibliothèques publiques, les pratiques et les modes de lecture spécifiques de ce pays Leur évolution au fil des décennies est mise en regard du contexte politique, économique et social. Comme Bibliothèque publique et Public library d’Anne-Marie Bertrand, publié dans la même collection, Une nation de lecteurs ? La lecture en Angleterre (1815-1945) contribue à la réflexion sur les fondements de la lecture privée et publique. Au-delà de l’identification de spécificités anglaises à l’intérieur du monde anglophone, cette étude contribue à enrichir l’analyse comparée des représentations de l’imaginaire collectif occidental autour de la lecture.
    En savoir plus : http://www.enssib.fr/presses/catalogue/une-nation-de-lecteurs-la-lecture-en-angleterre-1815-1945

  • CHENILLE Vincent, DOLLÉ Marie, MELLIER Denis (dir.), Richard Matheson. Il est une légende, Amiens, Encrage Université, 2011, 384 p., 20 euros.

    Alors que tout le monde connaît, ne serait-ce que par ouï-dire, au moins l’une des œuvres de Richard Matheson, il est fréquent qu’on ne sache pas citer le nom de l’auteur du scénario de Star Trek, de Duel ou que l’on ignore qui a écrit Je suis une légende. Matheson, qui a publié de nombreux romans et près de 200 nouvelles est donc un inconnu célèbre, statut paradoxal qui fait d’un écrivain tel que lui le produit de ses textes plutôt que leur source : le définit ce qui doit être lu, ce qu’on appelle, conformément à l’étymologie, la légende. En France, il n’existe aucun ouvrage critique qui lui soit consacré. Le présent volume comble donc un vide éditorial. Les articles présentés explorent les différentes facettes de l’œuvre, romans, nouvelles, adaptations cinématographiques et scénarios et jaugent l’influence qu’a pu exercer l’œuvre de Matheson sur d’autres écrivains. Il s’agit donc d’un premier défrichement/déchiffrement. Il s’agit surtout d’un hommage rendu à un auteur qui nous aura donné tant d’émotions et de plaisir et qui aura contribué à ce que la littérature reste vivante.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/publichercheurs/CPMatheson.pdf

  • Collectif, Représentations de la ville 1945-1968, Chasseneuil-du-Poitou, CNDP, 2011, 48 p., 10,9 euros.

    La ville, sujet si moteur pour les avant-gardes depuis les années 1910, paraît a priori singulièrement absente des préoccupations artistiques de l’après-guerre. Il faut dire que la fascination exercée par la thématique urbaine dans la peinture ou la musique des années vingt était tournée vers la ville américaine, une ville optimiste, dynamique, avec sa vertigineuse verticalité et ses résonances industrielles… Comment cet élan vers l’avenir n’eût-il pas semblé soudain dérisoire, face aux images terribles des camps de la mort ? Seules ces nouvelles artes mechanicæ que sont la photographie, le cinéma ou l’enregistrement osent représenter à travers l’objectif ou le microphone, fixer sur le film ou la bande, cette ville blessée, meurtrie, honteuse de l’après-guerre, en même temps qu’ils se donnent valeur de témoignage, non seulement de sa destruction, mais aussi de sa permanence et de sa reconstruction : le reportage et l’art se rencontrent, avec des préoccupations évidemment diverses selon les domaines artistiques et les pays européens. En fait, étudier la ville de l’après-guerre à travers sa représentation, c’est aussi étudier la crise de la représentation dans les arts de l’après-guerre. Les contributions des spécialistes réunis pour cette publication font revivre pour les élèves d’histoire des arts la rencontre esthétique avec la ville et avec leur ville, à travers des formes d’art qui gagnent à être étudiées jusque dans leurs idiomatismes et les finesses de leurs correspondances. C’est l’objet même de l’histoire des arts.
    En savoir plus : http://www.sceren.com/cyber-librairie-cndp.aspx?l=representations-de-la-ville-1945-1968&prod=405005

  • CULMANN Olivier, Watching TV. Un tour du monde des téléspectateurs, Paris, Les Editions textuels, 2011, 39,90, 152 p.

    Inde, France, Etats-Unis, Nigéria, Mexique, Lituanie, Chine : ce livre invite à regarder les téléspectateurs du monde entier plongés devant leur petit écran. Informations, feuilletons « telenovelas », dessins animés, émissions de divertissement,- où qu’il soit, dans un canapé ultra confortable ou bien assis sur une chaise branlante, le téléspectateur se fond dans un même comportement : se calant, se lovant, s’affaissant peu à peu. Olivier Culmann photographie les gens qui regardent la télévision. Et leur téléviseur. Et le lecteur-spectacteur l’accompagne dans ce voyage autour du monde. Dans le cadre de l’exposition "Watchers" (1er avril au 11 juin 2011, pavillon Carré de Baudouin, Paris, 20ème) :
    http://www.mairie20.paris.fr/mairie20/jsp/site/Portal.jsp?document_id=18647&portlet_id=2668
    En savoir plus : http://www.editionstextuel.com/index.php?cat=020202&id=718&d=505

  • DARGENT Charles, Un ovni dans le PAF : la radio autoroutière 107.7, Lormont, Editions Le Bord de l’eau, 2011, 200 p., 22 euros.

    « Sur l’autoroute A78, entre les sorties 9, L’Argentière et 10, Saint Quentin, un accident ralentit la circulation. Les secours se rendent sur place. Vous ne roulez plus que sur une voie. Attention, des piétons peuvent se trouver sur la voie... ». Voici un type de message qui vous est familier : la radio 107.7 accompagne en effet un conducteur sur trois sur son trajet autoroutier. Comme près de deux Français sur trois, vous l’avez probablement déjà écoutée. Mais savez-vous comment cela marche ? Ou imaginez-vous le présentateur comme une sorte d’ange gardien, qui, assis sur son nuage, contemple les embouteillages et susurre ses conseils à l’oreille du conducteur, ou encore comme un devin qui lit l’évolution du trafic dans les entrailles d’un animal sacrifié ? Cet ouvrage raconte comment la radio autoroutière est née de la convergence improbable entre deux mondes que tout opposait : la route et la radio. Il révèle l’originalité de la fréquence 107.7 dans le paysage radiophonique national… et mondial, avec ses innovations technologiques remarquables (l’isofréquence, l’information routière automatique), ses formats de programmes inédits, son modèle économique sans équivalent dans le secteur et ses taux d’audience et de satisfaction record. Il introduit le lecteur à l’intérieur des PC de gestion de la circulation autoroutière, des monstres de technologie. Et à la rencontre de journalistes hors du commun, qui répondent à la gageure d’informer, depuis un studio éloigné de plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres de l’événement, des auditeurs qui, eux, se trouvent précisément where the action is !
    En savoir plus : http://www.editionsbdl.com/107-7.html

  • FESNEAU Elvina, Le poste à transistors à la conquête de la France. La radio nomade (1954-1970), Paris, INA, 2011, 20 euros. Préface de Jean-Noël Jeanneney.

    Lorsqu’il apparaît en 1954, personne n’envisage sérieusement que le poste à transistors puisse un jour trouver suffisamment d’acheteurs pour assurer sa pérennité économique, et devenir le compagnon domestique qui « suit l’auditeur » au gré de ses déplacements. Pourtant, en moins de 15 ans, il devient un produit de consommation courante, révolutionne les pratiques de la radio et affirme son influence sur les moeurs socio-culturelles, économiques et politiques françaises. De la guerre d’Algérie où il relaie, auprès des soldats du contingent, l’allocution du général de Gaulle lors du putsch des généraux le 21 avril 1961, aux évènements de Mai 68 où la génération du baby boom bouleverse l’ordre établi un transistor à la main, il s’impose comme objet du quotidien mais aussi comme puissant outil d’information. En interrogeant les relations entre invention et innovation, entre technique et usage, c’est l’aventure économique et culturelle d’un objet « nomade » unique que retrace ce livre. Et c’est au regard de l’histoire de la diffusion de cet objet inséparablement lié à la vie quotidienne d’une majorité de Français que l’on pourra mieux appréhender aujourd’hui les nouvelles mobilités médiatiques de l’ère du numérique.
    En savoir plus : http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=3&ved=0CCsQFjAC&url=http%3A%2F%2Fwww.ina-entreprise.com%2Fsites%2Fina%2Fmedias%2Fscript%2Fpresse%2F660.pdf&rct=j&q=ina%20edition%20elvina%20fesneau%20transistor&ei=5XSlTem1B5Sv8QOsi8W5Dw&usg=AFQjCNHFPOkNYc1IAcCq

  • GABORIAU Simone, PAULIAT Hélène (dir.), La parole, l’écrit et l’image en justice : quelle procédure au XXIe siècle ?, Presses universitaires de Limoges, 2011, 212 p., 22 euros.

    Si l’oral a toujours été considéré, en matière judiciaire, comme un élément de proximité, l’évolution du droit processuel met l’accent sur une mixité des supports : la procédure administrative, réputée exclusivement écrite, intègre de plus en plus l’oralité ; de son côté, les procédures civile et pénale se réfèrent largement à l’écrit... Mais les cultures varient d’un pays à l’autre. Ces nouveaux supports modifient la procédure, mais ne modifient-ils pas aussi, à terme, le métier de juge et la justice dans son ensemble ?
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100863510

  • GROS Guillaume, François Mauriac, La Crèche, Geste Éditions, 2011, 160 p., 13,5 euros.

    Portrait d’un homme engagé, figure emblématique de son époque. François Mauriac est un illustre écrivain français, élu à l’Académie française en 1933 et Prix Nobel de littérature en 1952. Il est par exemple l’auteur de « Thérèse Desqueyroux », « Nœuds de vipères » ou encore « Mémoires intérieurs ». Mais c’est également un homme engagé en politique, polémiste vigoureux qui prendra de nombreuses fois position : du côté des Républicains pendant la Guerre d’Espagne, pour l’indépendance du Maroc et de l’Algérie, contre le Régime de Vichy (il entrera en Résistance « littéraire » à travers la presse clandestine). Très fidèle au Général de Gaulle, il lui conservera son amitié et son respect jusqu’à sa mort. Devenu journaliste il rédige notamment ses fameux «  bloc notes  » d’abord dans l’Express, ensuite dans Le Figaro littéraire. Bourgeois, catholique et littéraire, il a eu à cœur durant toute sa vie, de mettre en exergue les valeurs humaines de ses valeurs. Une biographie complète et documentée, pour découvrir l’histoire d’un homme qui, dans sa vie personnelle et professionnelle, est toujours allé au bout de ses convictions.
    En savoir plus : http://www.gesteditions.com/product_info.php?products_id=765&osCsid=1c59c41ba10084bbcd8494c0c59a29ec

  • JEHEL Sophie, Parents ou médias, qui éduque les préadolescents ? Enquête sur leurs pratiques TV, jeux vidéo, radio, Internet, Toulouse, Editions Eres, 2011, 248 p., 23 euros.

    Les parents et l’école n’ont plus aujourd’hui le monopole de l’éducation. L’influence des discours extérieurs - celle des pairs comme celle des médias - sur les préadolescents est favorisée par les modèles dominants d’autorité parentale qui valorisent le développement personnel et l’autonomie des jeunes. Or les médias, de par leur double nature culturelle et industrielle, véhiculent des contenus (violence, crudité, téléréalité) qui justifient la vigilance des adultes. À partir d’une enquête auprès de plus de 1000 préadolescents et de leurs parents qui croise le point de vue des uns et des autres, l’auteur donne des clés pour mieux comprendre les stratégies parentales d’éducation avec les médias mais aussi les stratégies des préadolescents eux-mêmes, qui varient selon leur genre et leur environnement social. À travers une analyse objective des relations enfants-parents-médias, elle montre que le rôle des parents et des éducateurs reste décisif, particulièrement à l’âge charnière de la préadolescence. La transmission verticale continue donc à assurer une forme essentielle de protection et d’éducation. La question des médias ne peut cependant être cantonnée à la sphère de l’intimité ou même de la vie privée familiale au prétexte que chaque individu (enfant ou parent) peut gérer en toute autonomie et liberté son rapport expressif aux médias. Elle relève d’un débat citoyen qui engage la communauté des adultes pour assurer une corégulation des médias compatible avec l’enjeu anthropologique que représente l’éducation des plus jeunes.
    En savoir plus : http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2708

  • KAENEL Philippe (dir.), Les périodiques illustrés (1890-1940). Écrivains, artistes, photographes, Gollion, Les Éditions Infolio, 2011, 272 p., 10 euros.

    Les relations entre écrivains, journalistes, dessinateurs, illustrateurs ou photographe, sont tantôt complices, tantôt conflictuelles. Elles sont mises en scène de manière exemplaire dans les périodiques illustrés et autres « magazines » qui ont connu un essor sans précédent en Europe entre 1880 et 1940. Les auteurs de ce volume sont des spécialistes passionnés qui viennent soit de la littérature comparée (Evanghélia Stead) ou de la littérature (Hélène Védrine), soit de l’histoire de l’art (Luce Abélès, Laurence Danguy, Philippe Kaenel), de l’histoire (Laurent Bihl, Joëlle Beurier) ou encore de la sociologie (Gianni Haver). Ensemble, ils jettent un éclairage neuf et nuancé sur les dessinateurs de Montmartre, les journaux satiriques allemands, le monde des revues symbolistes et « décadentes », le rôle des photographes durant la Grande Guerre et leurs postures face à l’événement, jusqu’à la Seconde guerre mondiale.
    En savoir plus : https://www.infolio.ch/livre/Les-periodiques-illustres.htm

  • LACROIX Chantal (dir.), Chiffres clés 2011. Statistiques de la culture, Paris, La Documentation française, 2011, 264 p., 20 euros.

    Pour découvrir les grandes tendances de l’économie de la culture : un panorama précis, recueil de chiffres clés à l’appui, réalisé par le Département des Etudes de la Prospective et des Statistiques (DEPS). Clair, complet, synthétique et facile à parcourir, cet ouvrage intéressera tout autant le grand public que les acteurs de la vie culturelle locale ou nationale. L’étude aborde le spectre très large du champ culturel et propose une approche transversale des grands thèmes de la politique culturelle et aussi des pratiques culturelles. Elle porte tour à tour sur : les patrimoines (archéologie, archives, musées, patrimoine et architecture) ; la création artistique (art lyrique, musique et danse ; arts plastiques ; théâtre et spectacles) ; les médias et les industries culturelles (bibliothèques ; cinéma ; disques ; livres ; presse ; technologies de l’information ; vidéo) ; des thématiques transversales (commerce extérieur ; droits d’auteur et droits voisins ; éducation artistique ; enseignements supérieurs artistiques et culturels ; équipements en région ; financement de la culture ; professions culturelles et emploi). Un second recueil condensé, Mini-chiffres clés 2011, accompagne cet ouvrage.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110084965/index.shtml

  • LITS Marc, Le genre policier dans tous ses états. D’Arsène Lupin à Navarro, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2011, 196 p., 22 euros.

    Cet ouvrage propose un état des lieux clair et cohérent des transformations du policier depuis 150 ans et montre ses innombrables variations à travers les formes et les supports de la culture médiatique contemporaine. Il replace l’histoire du genre policier dans ses différents avatars en repartant d’une définition du roman d’énigme, pour montrer les raisons qui ont amené le modèle canonique à se transformer en différents sous-genres. Il n’y a pas de roman policier, il y a plutôt une variété de catégories, de l’énigme classique jusqu’au polar ou au roman noir. Il est donc utile de clarifier les définitions et les limites d’un objet oedipien à plus d’un titre. En outre, le genre policier est sans cesse confronté à la tentation du littéraire et à la confrontation avec le réel. Entre ces deux tensions, il a souvent du mal à trouver sa place, d’autant plus qu’il doit aussi désormais, se situer par rapport aux fictions policières cinématographiques et télévisuelles. Ce n’est pas seulement la forme qui évolue, ce sont aussi les supports qui la véhiculent. C’est ainsi que la comparaison du récit policier avec la nouvelle ou avec le fait divers permet aussi de définir les limites du genre. Le cadre ainsi délimité, il n’est pas inutile de revenir à quelques figures fondatrices : des auteurs marquants comme Simenon, Véry, Steeman ou Malet, des héros emblématiques comme Arsène Lupin ou Nestor Burma. Mais au-delà de l’analyse textuelle, ce volume propose une étude des fictions criminelles audiovisuelles. La question n’est pas neuve, puisque Simenon a longtemps voulu s’occuper des adaptations de ses romans, mais aujourd’hui la matrice policière inspire sans discontinuer l’audiovisuel, au cinéma, à la télévision, dans les fictions, mais aussi dans les reality shows. La structure policière est tellement porteuse de rebondissements, de suspense, qu’elle irradie tous les genres audiovisuels, y compris dans les magazines d’information. Cela prouve que le genre policier se réinvente tous les jours et que sa formule ne cesse d’irriguer les productions médiatiques les plus diverses.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100263370&fa=details

  • MOREAU Michaël, GORIUS Aurore, Les gourous de la com’. Trente ans de manipulations politiques et économiques, Paris, La Découverte, 2011, 311 p., 19 euros.

    Ils vivent dans l’ombre des puissants, mais ils exercent eux-mêmes un pouvoir et une influence largement ignorés du grand public. Les conseillers en communication règnent aujourd’hui dans le paysage politique comme dans celui des affaires : ils contrôlent l’image des gouvernants comme celle des grands patrons, ils manipulent les journalistes et l’opinion, maniant l’intox et sachant empêcher la parution d’articles de presse malveillants. Désormais, ils participent également aux décisions stratégiques des politiques comme des groupes du CAC 40, et prennent part aux grandes batailles économiques dont le capitalisme français a le secret. Ce livre, fruit d’une enquête de deux ans, dévoile qui sont ces « gourous de la communication », dont les plus influents, souvent issus de la politique, symbolisent l’étroite imbrication entre la sphère publique et le petit monde des affaires. Ils s’appellent Anne Méaux, Stéphane Fouks ou Michel Calzaroni et répondent ici, comme nombre d’autres acteurs, leaders politiques ou figures patronales, aux questions sans concession des auteurs. Ceux-ci montrent ainsi comment, en trente ans, du tournant de la rigueur de Mitterrand aux années Sarkozy, se sont construits de gigantesques réseaux d’influence, qui agissent en coulisses pour des intérêts privés. Quelles sont les méthodes de ces « faiseurs de rois » ? Comment pratiquent-ils le lobbying et le « media training », pour qui et avec quels résultats ? Les auteurs révèlent les grands dossiers, souvent inconnus, sur lesquels les « gourous de la com’ » ont manoeuvré à l’abri des regards. Et pointent du doigt les conflits d’intérêts auxquels ils font face de plus en plus souvent. Une enquête inquiétante sur les dérives de la démocratie rendues possibles par le rôle devenu central de ces femmes et hommes de l’ombre depuis les années 1980, ces « années fric », de la « politique paillettes » et des patrons stars.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_gourous_de_la_com_-9782707164889.html

  • PERRIN Raymond, Histoire du polar jeunesse. Romans et bandes dessinées, Paris, L’Harmattan, 2011, 254 p., 24,5 euros.

    Enfin une histoire du roman policier pour la jeunesse, rendant compte avec précision de l’évolution, de la grande richesse et de la variété d’un genre finalement admis dans sa diversité et sa légitimité ! Non seulement le polar existe, mais il manifeste aujourd’hui une belle vitalité, tant par sa présence dans des collections "noires" et spécifiques que dans les collections généralistes où figure souvent l’étiquette policière.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33368

  • SERVOISE Sylvie, Le roman face à l’histoire. La littérature engagée en France et en Italie dans la seconde moitié du XXe siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2011, 344 p., 20 euros.

    L’engagement littéraire n’est pas chose du passé. Être attentif aux enjeux dont est porteur, en France et en Italie, le roman engagé de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle, permet d’en juger. Du roman engagé d’après-guerre, lié à une conception de l’histoire linéaire, orientée vers l’avenir, au roman contemporain, réfléchissant une historicité dominée par le présent et traversée par le sentiment d’une double dette à l’égard du passé (devoir de mémoire) et du futur (un héritage à transmettre), se dessine une redéfinition de l’engagement littéraire qui nous aide aujourd’hui à mieux comprendre le rapport que nos sociétés entretiennent avec le temps, l’histoire, la mémoire et l’oubli.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2607

  • SOULEZ Guillaume, Quand le film nous parle, Paris, PUF, 2011, 256 p., 26 euros.

    Le film n’est pas seulement un récit, c’est aussi un discours sur le monde. Angela (A. Karina) et Émile (J.-C. Brialy) se disputent, de profil, chacun à un bout de la table (Une femme est une femme, Godard, 1961). Évitant le champ/contrechamp, la caméra va de l’un à l’autre, et la dispute conjugale prend un tour comique : il s’agit de savoir qui sait le mieux rouler les « r ». Émile triomphe, Angela soupire, semblant abandonner : « Pourquoi c’est toujours les femmes qui souffrent… ». À qui parle Angela, ou pour qui parle Angela ? Quelle position allons-nous prendre en faisant le lien entre les formes visuelles et sonores du film et notre espace social ? Sommes-nous vraiment « manipulés » par les images ? Les analyses de films, reportages et séries proposées dans cet ouvrage montrent que la tradition rhétorique et argumentative, renouvelée aujourd’hui par la pragmatique du cinéma, permet de penser ensemble formes filmiques et contextes et restitue, à côté de leur capacité mimétique, la capacité délibérative des images et des sons, fondement d’un dialogue entre le film et le spectateur.
    En savoir plus : http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Quand_le_film_nous_parle

  • TALON Claire-Gabrielle, Al-Jazeera. De la liberté d’expression dans une pétromonarchie, Paris, PUF, 2011, 296 p., 20 euros.

    La liberté d’expression, dit la doxa, est un privilège démocratique. Dans ces conditions, la création d’une chaîne d’information internationale pluraliste dans une pétromonarchie de la péninsule arabique laisse perplexe. Pourtant la plus populaire des chaînes d’information arabe s’est rapidement révélée plus professionnelle et moins docile que ses concurrentes occidentales, au point de devenir une source d’information incontournable sur la scène internationale. Comment expliquer qu’Al Jazeera se soit affirmée comme un espace de liberté alors même qu’elle était dépendante financièrement et administrativement de la famille régnante du Qatar ? Comment interpréter la création par l’Etat d’un média fondé sur la liberté d’opinion dans un système politique dominé par une oligarchie tribale où les institutions démocratiques n’existaient pas encore ? Plus de dix ans après le lancement d’Al Jazeera, ces paradoxes sont restés largement irrésolus. La diffusion d’enregistrements vidéo d’Al-Qaeda par une chaîne située à quelques dizaines de kilomètres du Commandement Central Américain restera à cet égard dans les annales des « mystères » dignes des mille et une nuits. Ce travail précurseur est une réflexion sur l’émergence d’un discours pluraliste dans un régime non-représentatif. Il montre comment, au sein d’une configuration tribale, s’est dégagée une possibilité de discours dont la pertinence a su concurrencer les normes régissant la production de l’information dans le journalisme occidental.
    En savoir plus : http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Al_Jazeera._Libert%C3%A9_d%27expression_et_p%C3%A9tromonarchie

  • VEZYROGLOU Dimitri, Le cinéma en France à la veille du parlant, Paris, CNRS Editions, 2011, 384 p., 25 euros. Préface de Pascal Ory.

    La France et son cinéma dans l’entre-deux-guerres : une nouvelle histoire culturelle du septième art. 1928 : le cinéma muet est à son apogée. Le public se déchire au sujet du Napoléon d’Abel Gance, et s’enthousiasme pour Un chapeau de paille d’Italie de René Clair. Le muet vit pourtant ses dernières heures. L’année suivante, la déferlante du parlant le reléguera dans les limbes. C’est ce "moment 1928" qu’étudie, à travers le cinéma, Dimitri Vezyroglou, dans un essai pionnier à la croisée de l’histoire culturelle et de l’histoire des mentalités. Car les thèmes abordés par le spetième art, en cette année charnière, tendent à la société française son propre miroir : vision idéalisés et passéiste des communautés villageoises, optimisme scientiste, condamnation des moeurs "déviantes" et dénonciation du "vice", figure récurrente de l’escroc et de l’aventurier sans scrupule, hantise de la maladie, stéréotype de l’Américain riche et de l’Allemand retors, rêve d’héroïsme guerrier... Tandis que s’achèvent les années folles, le cinéma se fait l’expression des attentes, des désirs et des peurs d’un pays déchiré entrela peur du changement et la foi dans le progrès. Un regard nouveau et une étude ambitieuse sur la "fin de l’après-guerre" à travers le cinéma.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Cinema/6387-le-cinema-en-france-a-la-veille-du-parlant-dimitri-vezyroglou.html

    Articles/Revues
  • "Ces réseaux numériques dits sociaux", Hermès, n° 59, avril 2011. Coord. : Thomas Stenger et Alexandre Coutant.

    Facebook, MySpace, Twitter, YouTube, Copains d’avant, Viadeo… Deux tiers des internautes seraient déjà séduits par la nébuleuse « médias sociaux ». Le Web participatif, qui recouvre des dispositifs et des usages fort différents, captive décideurs et commentateurs. En consacrant ce numéro aux « réseaux socionumériques », derniers nés de ces dispositifs, Hermès prolonge et approfondit la critique du numérique menée par la revue et l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC). Chercheurs de divers horizons disciplinaires et professionnels du Web interrogent le phénomène, en procédant non seulement à une analyse des diverses appellations, souvent trompeuses, mais aussi en replaçant ces sites dans l’histoire des réseaux de communication. Les articles mettent en lumière la reproduction d’activités sociales et l’essor de nouvelles formes de relations. Ils soulignent aussi les compétences requises et les risques associés au développement massif des réseaux socionumériques. Les formes de lien social et de communication, la visibilité de la vie quotidienne, l’effacement des frontières publiques et privées (caractéristiques de ces dispositifs) sont mises en perspective. Une ouverture internationale permet de mieux comprendre la variété des « arts de faire » avec ces plateformes numériques, aussi bien du côté des particuliers que des entreprises. Car il faut bien apprécier les finalités multiples et les stratégies complexes de ces sites, tantôt amis, tantôt faux amis.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6414-hermes-59-ces-reseaux-numeriques-dits-sociaux-.html

  • "Journaux personnels", Genesis, n° 32, avril 2011. Coord. : Françoise Simonet-Tenant, Catherine Viollet.

    Journaux personnels
    Françoise Simonet-Tenant et Catherine Viollet, Présentation. Le journal personnel, objet de la critique génétique ?
    Enjeux
    Françoise Simonet-Tenant, Le journal personnel comme pièce du dossier génétique
    Philippe Lejeune, Le journal : genèse d’une pratique
    Catherine Viollet, Journaux de genèse
    Études
    Jean-Michel Pottier, J.-H. et Marie Rosny, un journal conjugal. Le Cahier 1900-1907
    Micheline Hontebeyrie et Nicole Celeyrette-Pietri, Incidences génétiques des Cahiers de Paul Valéry
    Marie-Françoise Lemonnier-Delpy, Vrai « Faux Journal » de Jude Stéfan
    Claire Bustarret, Griffonnages, dessins, photos et collages dans l’espace graphique du journal personnel (xixe-xxe siècle)
    Oriane Deseilligny, Maulpoix.net : dans l’intimité de l’écriture poétique
    Entretiens
    Jean-Louis Cabanès, Le Journal des Goncourt, entretien avec Françoise Simonet-Tenant
    Martine Sagaert, Les manuscrits du Journal d’André Gide, entretien avec Catherine Viollet
    Philippe de Jonckheere, Tentatives d’autoportrait en html, entretien avec Christèle Couleau et Pascale Hellégouarc’h
    InéditS
    Valery Larbaud, « Paperasses », présenté par Françoise Lioure
    Catherine Pozzi, Le cahier août-décembre 1927, présenté par Françoise Simonet-Tenant
    Archives de journaux personnels
    Michel Braud, Les journaux de Waleria Tarnowska et Eliza Michałowska
    Catherine Viollet, Journaux personnels en français : une dimension européenne (fin xviiie-début xixe siècle)
    Véronique Leroux-Hugon, Du Journal de Claire Pic aux blogs orphelins
    Philippe Lejeune, Où trouver des journaux ?
    En savoir plus : http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=902

  • "La presse en ligne", Legicom, n° 46, 2011/1.

    Comment les moteurs de recherche peuvent-ils assurer la conciliation entre la liberté d’expression et le respect des droits fondamentaux ? Blog, forum de discussion : quelles responsabilités ? Atteintes à la vie privée ou à la réputation en ligne : comment poursuivre ? Comment exercer un droit de réponse à un contenu mis en ligne ? Droit à l’oubli, droit de suppression, droit de suite : la loi Informatique et libertés doit-elle arbitrer la liberté d’expression ? Un site de presse en ligne est-il éditeur de contenus ou éditeur de services ? Quelles sont les conséquences en matière de responsabilité ? La reconnaissance par la CPPAP de la qualité de « services de presse en ligne » ouvre droit à diverses aides dès lors que certains critères sont remplis : quels sont-ils ? Comment la définition du journaliste a-t-elle évolué pour reconnaître ce statut aux journalistes en ligne ? Le développement de la presse en ligne rend-il nécessaire l’adaptation de la déontologie professionnelle ? Délits de presse : quelles sont les règles de procédure applicables devant la juridiction civile ? Les récents arrêtés de la 1re chambre civile de la Cour de cassation remettent-ils en cause l’unicité du procès de presse ?
    En savoir plus : http://www.legipresse.com/images/legicom-46.pdf

  • "Le patrimoine des guides : lectures de l’espace urbain européen", In Situ. Revue des patrimoines, n° 15, avril 2011. Coord. : Évelyne Cohen, Bernard Toulier et Joanne Vajda.

    Depuis le colloque Les guides imprimés : villes, paysages, voyages[5] qui s’est tenu à l’Université Paris 7 en 1998, la recherche sur les guides de tourisme s’est considérablement développée. Elle a mis à profit les compétences réunies des historiens, des spécialistes du patrimoine, des architectes, des géographes, des lexicographes, des statisticiens. Ainsi des instruments de travail ont été mis en place (bases de données, bibliographies, numérisation de guides). Le résultat des études récentes ici rassemblées, montre la place que ce « patrimoine des guides » occupe dans les bibliothèques publiques et privées et le rôle qu’il joue désormais dans l’écriture de l’histoire culturelle, de l’histoire du livre et de l’histoire urbaine, du local au global. Ce numéro spécial consacré aux guides de voyage est l’occasion de croiser les regards que les conservateurs de bibliothèques, les spécialistes des guides et les chercheurs provenant d’horizons différents portent sur ce patrimoine écrit qui mérite d’être préservé. Les différentes contributions révèlent les genres et les usages multiples de cette source. La diversité des modes de lecture met en évidence des savoirs et des pratiques renouvelés des territoires, tandis que les guides continuent à contribuer à la diffusion des connaissances et à la valorisation des patrimoines architecturaux et urbains.
    En savoir plus : http://www.insitu.culture.fr/index_numero.xsp?numero=15

  • "Les séries télévisées", Réseaux, Réseaux n°165, février 2011. Coord. : Olivier Donnat, Dominique Pasquier.

    Les séries sont loin de constituer un programme nouveau dans les grilles de la télévision française. Sous leurs versions nationales ou importées, elles ont même constitué une ressource centrale de l’économie du petit écran et un repère essentiel dans la mémoire des téléspectateurs. Plus Belle la Vie, série-feuilleton à succès duprime time, regardée par toutes les générations, vient aujourd’hui couronner ce parcours : les français aiment les séries et ils le disent. Depuis les années 90, on voit aussi s’amorcer un phénomène social, nouveau pour la France, alors qu’il a toujours existé aux États Unis : les séries américaines ont acquis le statut d’objet culturel auprès d’une nouvelle audience de jeunes diplômés. Comment caractériser cette nouvelle « sériphilie » et comprendre sa diffusion sur les réseaux sociaux d’Internet ? Des modes de production à la réception, en passant par les contenus et la relation aux personnages, ce dossier de Réseaux se penche sur tous les aspects de ce changement de relation à la télévision.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_series_televisees-9782707167187.html

  • "Quelle culture pour la télévision ?", Télévision, n° 2, 2001.

    Les chaînes de service public ont désormais l’obligation de diffuser quotidiennement sur leurs antennes un « programme culturel ». Mais aucune discussion de fond n’a abordé dans l’espace public ce qu’il fallait entendre par « culture », s’agissant de la télévision. Ce numéro de Télévision entend donc lancer un débat qui n’a pas eu lieu. Non pas en se demandant si la culture à la télévision est possible, mais en s’interrogeant sur l’idée qu’elle se fait de la culture. Loin d’être intemporelle et universelle, cette conception a en effet varié durant l’histoire de la télévision française et elle diffère aujourd’hui selon les pays. Pour dresser un premier bilan de cette diversité, Télévision réunit aussi bien des recherches de chercheurs français et étrangers que des témoignages professionnels. Cette livraison donne longuement la parole à celui qui a contribué, plus que tout autre, à faire de la télévision un art, Jean-Christophe Averty.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Sociologie--Ethnologie--Anthropologie/6390-television-francois-jost.html

  • "Récit et information télévisée", Quaderni, n°74, hiver 2010-2011. Coord. : Benjamin Berut.

    Dossier : Récit et information télévisée
    Benjamin Berut : Avant-propos. La forme du récit dans l’information télévisée
    Christine Servais : De la structure au lecteur et du code à la fiction : une brève histoire du « récit d’information »
    Marc Lits : Pour une analyse narratologique de l’information télévisée
    Jocelyne Arquembourg : Les enjeux politiques des récits d’information. D’un objet introuvable à l’institution d’un monde commun
    Olivier Voirol : L’information comme exploration et comme oblitération
    Benjamin Berut : Le récit de la guerre d’Irak dans les 20 heures de France2. Approche anthropologique des narrations médiatiques
    Jennifer Devresse : Le personnage au carrefour du médiatique et du social. Une analyse des débuts de « l’affaire Calice » à la RTBF

    Politique
    Sébastien Thiery : Après la ville. Regard sur l’imaginaire de la métropole

    Communication
    Pablo Medina Aguerrebere : La diffusion online de la marque hospitalière. Le cas des hôpitaux français

    Technique
    Anne-Cécile Douillet, Laurence Dumoulin, Séverine Germain : Un dispositif sociotechnique à la loupe. Le développement de la vidéosurveillance dans trois villes françaises
    Sophie Boudet-Dalbin : Démystification des discours sur le piratage à l’heure d’Internet

    Livre
    Des élus régionaux à l’image des électeurs ? L’impératif représentatif en Allemagne, en Espagne et en France de Laurent Godmer
    par Aurélia Troupel

    Multimedia
  • Un film de Stéphane Mercurio avec le dessinateur Siné, Mourir ? Plutôt crever !, Coffret comprenant un DVD (film de 95 mn) et un CD (musiques du film), 18 euros.

    " Peu de films ont été réalisés ces dernières années sur des dessinateurs de presse. Philippe Val, en licenciant Siné de Charlie Hebdo à propos d’une chronique jugée « antisémite (pas par la justice), sort de l’oubli le trublion à l’heure d’une retraite pourtant méritée. En paraissant quelques semaines plus tard, Siné Hebdo, suffisamment bien accueilli par les lecteurs pour durer presque deux ans, offre une nouvelle notoriété et une nouvelle tribune à Siné, que l’on peut considérer comme un des dessinateurs plus radicaux de la seconde moitié du XXe siècle en France.

    Le film de Stéphane Mercurio se fait bien sûr l’écho de la crise Val/Siné, prétexte à évoquer quelques épisodes saillants de la riche vie du dessinateur enragé. Alternant interviews, scènes de vie quotidienne dans la maison du dessinateur et sélection de dessins (fixes ou animés) parus pour certains dans la presse, le long métrage édité sous forme de DVD, après diffusion dans les salles obscures, intéressera les fans de Siné, et plus généralement les amateurs de dessin satirique. Siné évoque bien sûr ses relations d’amitié avec quelques personnalités connues du monde littéraire et politique (Jacques Prévert et Malcolm X par exemple, évocatoin également de son voyage dans la Chine de Mao ou à Cuba), sa passion pour le jazz. Il raconte également quelques unes de ses aventures éditoriales les plus fameuses, comme le lancement de Siné Massacre ou de l’Enragé, et bien sûr sa collaboration à l’Express pendant la guerre d’Algérie, son engagement auprès du FLN. Au fil des séquences, le spectateur se régale des saillies libertaires et provocatrices chez ce vieux monsieur bien vert, encore capable de coups de gueule bien sentis.

    On retiendra également quelques scènes particulièrement touchantes où le dessinateur ému et émouvant évoque quelques aspects de sa personnalité intime, qui tranchent avec le ton provocateur et cinglant de ses dessins inoubliables. Il faut reconnaître une qualité indéniable à ce caricaturiste inventif : la capacité à s’engager pour des causes minoritaires et à mettre son crayon au service d’idées radicales. Loin du simple commentaire éditorial, ses dessins assènent des coups et forment une propagande ininterrompue où fleure bon la révolte contre les aspects les plus visibles de l’oppression capitaliste. Le film, bien que très intéressant, demeure totalement acquis à Siné. Il relève donc moins du documentaire que de l’hommage, ce qui ne l’empêche pas de traduire avec efficacité différentes facettes de la vie de Siné." (Guillaume Doizy)

    http://www.caricaturesetcaricature.com/article-mourir-plutot-crever-sortie-du-dvd-71187086.html

Mars 2011

    Livres
  • AJI Hélène, MANSANTI Céline, TADIÉ Benoît (dir.), Revues modernistes, revues engagées 1900-1939, Presses universitaires de Rennes, 2011, 418 p., 18 euros.

    Guide international des revues modernistes et réflexion sur la critique contemporaine, cet ouvrage dépasse l’opposition entre avant-garde et modernisme. Il montre des hommes et des femmes à l’œuvre dans un monde dont ils perçoivent les difficultés autant que les beautés. The Crisis, La Revue Phénicienne, Die Literarische Welt, Vendredi, New Age, The Left, The Masses, La Quinzaine critique, transition&nsp; : champs d’expérimentations et champs de batailles, les revues modernistes sont ouvertes à toutes les polémiques.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2582

  • AUBERT Nicole, HAROCHE Claudine (dir.), Les Tyrannies de la visibilité. Le visible et l’invisible dans les sociétés contemporaines, Toulouse, Éditions Érès, 2011, 360 p., 25 euros.

    La visibilité est un terme qui revient aujourd’hui de façon récurrente dans le débat public. Nous vivons une injonction permanente à rendre visible ‒ à travers les médias, les réseaux sociaux, les blogs, Internet... ‒ ce que nous sommes et ce que nous faisons, sous peine d’être voués à une inexistence sociale et psychique. Pourquoi et comment l’exigence de visibilité a-t-elle pris une telle ampleur aujourd’hui ? Quelles en sont les manifestations et les conséquences à différents niveaux, celui de la société dans son ensemble, celui du travail, de la vie politique, de la façon de communiquer, celui du rapport à soi et à l’autre ? L’invisible est-il devenu inutile ? En acceptant d’être réduits à ce que nous offrons au regard, à nos seules apparences, ne renonçons-nous pas à notre intériorité la plus profonde, cette intimité de soi qu’on appelait le for intérieur ? Cet ouvrage s’attache à répondre à ces questions en montrant comment le refus de se soumettre à cet impératif de transparence révèle le désir, la volonté, le besoin de préserver quelque chose d’un espace d’expérience intérieure, fondement de l’ultime liberté de l’individu.
    Avec la participation de : Jacqueline Barus-Michel, Joseph Belletante, Joël Birman, Jean-Philippe Bouilloud, Teresa Cristina Carreteiro, Jamil Dakhlia, Eugène Enriquez, Vincent de Gaulejac, Florence Giust-Desprairies, Nathalie Heinich, Nolwenn Henaff, Francis Jauréguiberry, Mohamed Maalej, Jan Spurk, Serge Tisseron, Élisabeth Tissier-Desbordes, Anne Vincent-Buffault, Paul Zawadzki
    En savoir plus : http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2679

  • BARREAU-BROUSTE Sophie, Arte et le documentaire. De nouveaux enjeux pour la création, Lormont, Editons Le Bord de l’eau / INA, 2011, 220 p., 18 euros.

    Valorisé dans les années 60, marginalisé dans les années 80, le documentaire à la télévision a trouvé, dans les années 90, une nouvelle vitalité grâce à la création de la chaîne ARTE, un acteur indéniable de son renouveau. Fondée en 1992 par un accord de coopération culturelle entre la France et l’Allemagne, cette chaîne incarne une télévision exigeante et audacieuse, premier diffuseur et coproducteur de films documentaires, œuvres connues et reconnues sous le « label ARTE ». Mais ARTE est-elle encore en mesure de maintenir sa spécificité culturelle ? La concurrence entre les chaînes de télévision, celle d’Internet, et la récente érosion de l’audience télévisuelle incitent aujourd’hui la chaîne à repenser sa politique documentaire. En s’ouvrant, non sans susciter quelques polémiques, à d’autres productions télévisuelles qui prennent le « réel » comme objet (reportages, reality show, téléréalité, docu-fiction…), ARTE va progressivement bouleverser et réactualiser les formats documentaires télévisuels, l’esthétique des images et les rôles des professionnels qui les réalisent.
    Basé sur une analyse croisée des archives de la chaîne, sur une sociologie des images documentaires, sur des entretiens avec des dirigeants d’ARTE France et avec des professionnels indépendants, ce livre dresse, à travers l’analyse des évolutions de la politique éditoriale de la chaîne , les nouveaux contours du « genre » documentaire, un genre en mutation qui, en intégrant les besoins propres de la télévision, s’autonomisent de son référent cinématographique originel. Il apporte aussi un éclairage nouveau sur les questions et les choix auxquels sont confrontés les documentaristes dans leur travail avec une chaîne de télévision..
    En savoir plus : http://www.editionsbdl.com/arte-et-le-documentaire.html

  • BAUER Thomas, La sportive dans la littérature française des Années folles, Villeneuve d’Ascq, Éditions du Septentrion, 2011, 238 p., 23 euros.

    Au cours des Années folles, où la littérature sportive atteint son apogée et où les championnes et aventurières en tout genre connaissent une popularité sans précédent, la figure de la sportive trouve sa place dans le champ littéraire. Nombreux sont les écrivains, en particulier les romanciers populaires, à s’intéresser à ces jeunes intrépides qui foulent la piste, mettent les gants de boxe, chaussent les crampons ou bourlinguent en Méditerranée. Ils n’hésitent pas à décrire des personnages romanesques hauts en couleur, en ayant à leur égard un sentiment d’admiration pour leur démonstration d’indépendance. En marge des critiques médicales, morales ou pédagogiques, ils participent dès lors à l’évolution des mentalités et révèlent, entre réalité et fiction, éloge et parodie, illustration et revendication, l’existence d’une nouvelle féminité.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1244

  • BILLORÉ Maïté, SORIA Myriam (dir.), La rumeur au Moyen Âge. Du mépris à la manipulation, Ve-XVe siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2011, 352 p., 18 euros.

    La rumeur est omniprésente au Moyen Âge, elle n’épargne aucun pan de la société entre le Ve et le XVe siècle. Elle a rarement été abordée comme un phénomène de communication entre égaux (chez les élites comme chez les humbles), dans des usages socialement constructifs et révélateurs de craintes, mais aussi de revendications, d’espoirs, d’imaginaires et de croyances. C’est pour renouveler cette approche historique que ce livre croise les résultats de recherches menées sur le statut, la construction, les usages et la portée de la rumeur. Le mépris affiché par les élites à son égard ne suffit pas à faire oublier qu’elle est avant tout un moyen de fédérer.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2573

  • BOYOMO ASSALA Laurent-Charles, TETU Jean-François, Communication et modernité sociale. Questions Nord/Sud, Paris, L’Harmattan, 2011, 210 p., 19 euros.

    Ce livre est né de discussions sur les besoins des étudiants de la formation doctorale en communication de Yaoundé, et l’opportunité de faire connaître à un plus vaste public les objectifs d’une formation en ce domaine. Répondant au départ à des objectifs très didactiques, il a pris la forme d’un échange de questions et de réponses, qui tentent de situer la place de la communication dans la modernité sociale, à l’usage de cadres et de praticiens de la communication sociale.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33195

  • DANESI Fabien, Le cinéma de Guy Debord ou la négativité à l’œuvre (1952-1994), Paris, Paris Expérimental, 2011, 240 p., 25 euros.

    Entre 1952 et 1978, Guy Debord réalise six œuvres cinématographiques. En 1994, peu avant sa mort, il y ajoute un film de télévision. Dans sa critique de la société du spectacle, dont il démontre qu’elle réduit la vie à une représentation, Guy Debord fait pleinement usage de l’image. Avec la pratique du détournement, le cinéaste révolutionnaire remet en cause le conditionnement social propre au capitalisme et évoque son itinéraire sur un mode à la fois héroïque et intime. En prenant pour fil d’Ariane le cinéma de Guy Debord, ce livre retrace le combat du réalisateur dans le labyrinthe de l’Histoire de la seconde moitié du XXe siècle. Il étudie sa poétique, indissociable d’un refus politique de tout compromis. Son œuvre s’appuie sur le principe de la négativité, qui s’inscrit au cœur d’une contradiction dialectique : produire un art tout en insistant sur son impossibilité. Au fur et à mesure de l’abandon de l’horizon révolutionnaire, Debord transforme cette négativité en « mal », seul moyen d’échapper à l’idéologie bourgeoise du bonheur. Cet ouvrage retrace le parcours singulier d’un créateur, dans et contre la culture contemporaine.
    En savoir plus : http://www.paris-experimental.asso.fr/index.php?option=content&task=view&id=167&Itemid=

  • DELPORTE Christian, Une histoire de la langue de bois, Paris, Flammarion, 2011 (réédition en poche), 9 euros.

    Une histoire de la langue de bois Les Allemands parlent de langue de béton, les Chinois de langue de plomb, les Cubains du tac-tac... quel que soit le nom coloré qui la désigne, la langue de bois prospère sous toutes les latitudes. Comme si elle était devenue, à nos yeux fatigués, l’expression même de la politique. Courte vue ! La langue de bois a bel et bien une histoire, que Christian Delporte fait commencer en 1789 : avec la Révolution française, pour la première fois, les mots deviennent infâmes ou nobles indépendamment de leur sens, suscitant un art oratoire magnifique d’ennui, dans lequel Saint-Just et surtout Robespierre vont passer maîtres. En URSS, en Allemagne nazie comme dans les démocraties populaires, la langue de bois connaît ensuite des développements virtuoses, avec des variantes très efficaces en Afrique et au Maghreb. Quel que soit le régime politique, elle s’épanouit particulièrement en temps de guerre : de Napoléon à George Bush, en passant par 14-18 et les « événements » d’Algérie, le bourrage de crânes recourt aux mêmes techniques pour voiler une défaite ou déguiser une retraite en victoire. Et en période de crise, la langue de bois sait déployer des ressources insoupçonnées pour tourner autour du pot, qu’elle invite pudiquement à la rigueur ou claironne la sortie du tunnel. Sa dernière invention, qui fera date, c’est le parler-vrai : la langue de bois finira bien par nous persuader qu’elle est morte, tant nos politiques font d’efforts pour parler aujourd’hui, disent-ils, comme tout le monde...
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=39310&levelCode=sciences

  • DELPORTE Christian, Une histoire de la séduction politique, Paris, Flammarion, 2011, 384 p., 20 euros.

    "Je n’ai qu’une passion, qu’une maîtresse, la France. Je couche avec elle." On ne saurait être plus explicite que l’empereur Napoléon... Pour faire carrière en politique, il faut aimer séduire. L’opinion est une femme à conquérir, sinon à soumettre, et toutes les ruses sont bonnes pour arriver à ses fins : c’est le grand Pompée offrant au peuple des jeux grandioses ; c’est Hitler déployant à la tribune sa rhétorique envoûtante et vénéneuse ; c’est le jeune Kennedy affichant un sourire télégénique, Giscard d’Estaing dissimulant sa calvitie, Poutine gonflant ses biceps, Berlusconi multipliant les séjours en clinique d’esthétique... La politique a toujours été un art du paraître et ce phénomène, on n’en sera pas surpris, s’est accru avec l’avènement du suffrage universel et de la société du spectacle. Alors que tout un chacun, en effet, prétend à son quart d’heure de célébrité, il est impératif de savoir se distinguer, sortir du lot, attirer la sympathie, bref "se vendre" comme un produit de marque. Ce livre est un voyage dans le pays des séducteurs et des stratégies qu’ils déploient pour satisfaire leurs ambitions ; on y croise des héros adulés, de César à Jaurès, des dictateurs hypnotiques, des foules versatiles, des magiciens de la com’, des as du marketing, et aussi : des bimbos, des "first ladies", des traîtrises, des mensonges, des "petites phrases"... C’est en quelque sorte une autre histoire de la politique, et qui nous enseigne justement qu’il n’y a pas deux façons de faire de la politique - l’une qui serait la bonne et qui consisterait à s’adresser à la raison des électeurs, à dire ce qui est, à leur faire partager des convictions... et l’autre - la "mauvaise" - qui viserait leurs imaginaires, leurs sentiments, leurs émotions, leurs pulsions irrationnelles. A l’heure où se profile un scrutin présidentiel, ce livre vient à propos nous éclairer sur le fonctionnement de nos sociétés et sur ce rapport si particulier que les électeurs entretiennent avec celui (ou celle) qu’ils choisissent de porter au pouvoir.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/publichercheurs/CPseductionpolitique.pdf

  • DENOUËL Julie, GRANJON Fabien (dir.), Communiquer à l’ère numérique. Regards croisés sur la sociologie des usages , Presses des Mines, 2011, 320 p., 29 euros.

    Au sein des sociétés capitalistes avancées, la question de l’appropriation des technologies numériques d’information et de communication (TNIC) s’impose comme une problématique centrale. Si le facteur technique n’est pas une préoccupation majeure de la raison sociologique contemporaine, les sciences sociales peuvent néanmoins se prévaloir d’un nombre très important de travaux conduits ces trente dernières années sur les usages de l’informatique connectée, tant dans la sphère domestique que dans les espaces professionnels. Réunissant les contributions de dix chercheurs réputés, cet ouvrage n’a pas pour objectif de proposer une dissertation théorique mais, dans une démarche résolument polyphonique, d’offrir un ensemble de travaux pertinents et originaux.
    En savoir plus : http://www.mines-paristech.fr/Presses/consultation.php?livreplus=163

  • DOSSE François, Pierre Nora, Homo historicus, Paris, Perrin, 2011, 660 p., 27 euros.

    De l’enfant juif traqué par la Gestapo jusqu’à l’académicien français, Pierre Nora a connu une extraordinaire trajectoire qui l’a propulsé sur le devant de la scène française et internationale. Universitaire, éditeur, écrivain, il a profondément marqué le paysage intellectuel, et même moral, des dernières décennies. Pilier de la maison Gallimard, il a inventé, avec des collections comme « Archives », « Témoins », la « Bibliothèque des sciences humaines » et la « Bibliothèque des histoires », une autre façon de concevoir et d’écrire l’histoire, l’anthropologie, la sociologie. « Les Lieux de mémoire », gigantesque chantier de sept volumes, sont passés dans le langage courant, et la revue Le Débat, qu’il a fondée et continue d’animer, est le creuset des idées nouvelles. On voit dans ce livre passer tous les personnages qui ont compté dans l’intelligentsia, maison découvre aussi l’homme, son exceptionnelle famille, les drames de sa jeunesse, ses amitiés fortes et diverses, ses engagements courageux sous une apparence parfois mondaine, et cette figure de l’intellectuel passionnément attaché à la France et à la République. Pierre Nora est aujourd’hui une personnalité centrale du monde des idées.
    En savoir plus : http://www.editions-perrin.fr/fiche.php?F_ean13=9782262033798

  • FRAU-MEIGS Divina, Penser la société de l’écran. Dispositifs et usages, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2011, 144 p., 10 euros.

    L’écran est l’un des objets techniques les plus évidents dans notre société, au point d’en paraître transparent. Omniprésent, il sert d’accès à toutes sortes d’informations, que ce soit du texte, du son et de l’image fixe ou animée. Et pourtant, c’est un petit bout de rectangle aux proportions relativement inchangées depuis sa création, qui a pour seule vertu d’isoler un espace virtuel dans notre espace matériel afin de sélectionner les données pour nous informer et nous divertir. Inoffensif en apparence, il détient pourtant le potentiel disruptif de détrôner durablement la culture textuelle au profit de la culture visuelle. Au moment où il se prépare à une nouvelle mutation avec le passage de l’écran dynamique à l’écran
    En savoir plus : http://psn.univ-paris3.fr/Les_fondamentaux/Catalogue_general/Liste_des_ouvrages/index1.htm

  • GUIMARAES Valeria, Les Transferts culturels. L’exemple de la presse en France et au Brésil, Paris, L’Harmattan, 2011, 150 p., 14 euros.

    Quelle est la spécificité de la pertinence du concept de transfert culturel ? La presse est l’un des lieux de l’identité nationale, celle-ci ne peut se forger que par rapport à l’altérité, puisque "... l’élément du national, lui-même, a un fondement interculturel". Les communications mettent en évidence la complexité des échanges entre l’Europe et l’Amérique latine, et les multiples produits éditoriaux originaux auxquels ces interactions donnent lieu.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33610

  • JEANNENEY Jean-Noël, Une histoire des médias, Paris, Seuil, Points Histoire, 2011 (réédition 2001), 9 euros.

    Libre parcours, vif et allègre, ce livre se nourrit de la double expérience de l’auteur comme historien de la vie politique et culturelle, et comme praticien des médias dans plusieurs responsabilités importantes. Il raconte comment les sociétés occidentales ont organisé, au cours des âges, leur connaissance d’elles-mêmes et des autres. Il retrace l’essor de la liberté de la presse si difficilement conquise. Il décrit la diversité des efforts déployés de tout temps par les acteurs, publics ou privés, pour influencer les journaux d’abord, puis la radio et la télévision ? jusqu’à Internet. Il offre enfin, à partir du passé proche ou lointain, une riche matière à la réflexion des citoyens soucieux d’affronter les évolutions formidables qui s’annoncent dans la communication planétaire.
    En savoir plus : http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782020528870

  • KAENEL Philippe (dir.), Face à face. Les acteurs des périodiques illustrés (1890-1940), Gollion, Editions Infolio, 2010, 16 francs suisses.

    Les relations entre écrivains, journalistes, dessinateurs, illustrateurs ou photographe, sont tantôt complices, tantôt conflictuelles. Elles sont mises en scène de manière exemplaire dans les périodiques illustrés et autres « magazines » qui ont connu un essor sans précédent en Europe entre 1880 et 1940. Les auteurs de ce volume sont des spécialistes passionnés qui viennent soit de la littérature comparée (Evanghélia Stead) ou de la littérature (Hélène Védrine), soit de l’histoire de l’art (Luce Abélès, Laurence Danguy, Philippe Kaenel), de l’histoire (Laurent Bihl, Joëlle Beurier) ou encore de la sociologie (Gianni Haver). Ensemble, ils jettent un éclairage neuf et nuancé sur les dessinateurs de Montmartre, les journaux satiriques allemands, le monde des revues symbolistes et « décadentes », le rôle des photographes durant la Grande Guerre et leurs postures face à l’événement, jusqu’à la Seconde guerre mondiale.
    En savoir plus : https://www.infolio.ch/livre/face-a-face.htm?from_search=4d81ba0ec503c9.19664347

  • PETIAU Anne, Technomedia. Jeunes, musique et blogosphère, Bordeaux, Éditions Mélanie Seteun, 2011, 138 p., 14 euros.

    Analyse à la fois rigou­reuse et nuan­cée, ce livre replace la Tecktonik et les dan­ses électro dans l’uni­vers des cultu­res jeu­nes et révèle les atten­tes de la jeu­nesse dans une société média­ti­que. L’été 2007, la Tecktonik a pro­vo­qué un véri­ta­ble effet de mode auprès des ado­les­cents et préa­do­les­cents. Des jeu­nes dan­seurs aux vête­ments colo­rés et aux coif­fu­res sty­li­sées défer­lent sur les écrans de télé­vi­sion, les radios et les maga­zi­nes, dan­sent dans les rues, les dis­co­thè­ques et les cours de col­lège. Mais les dan­ses électro, tou­jours exis­tan­tes à l’heure actuelle, se déve­lop­paient en réa­lité depuis plu­sieurs années dans les dis­co­thè­ques et sur Internet, au tra­vers des blogs et des réseaux sociaux. Cette enquête décrypte l’impact des indus­tries cultu­rel­les et média­ti­ques aujourd’hui, tout en mon­trant le rôle de la créa­ti­vité des jeu­nes, de leurs pra­ti­ques ama­teurs et des espa­ces qu’ils créent sur Internet. L’arri­vée du web 2.0, des blogs et mes­sa­ge­ries ins­tan­ta­nées dans les pra­ti­ques, la conquête d’une auto­no­mie cultu­relle par les préa­do­les­cents, les nou­vel­les moda­li­tés de mise en scène et de cons­truc­tion iden­ti­taire à l’heure d’Internet, les pro­ces­sus de sta­ri­fi­ca­tion, sont autant de phé­no­mè­nes pas­sés au cri­ble de l’ana­lyse. Une plon­gée au cœur d’un phé­no­mène juvé­nile qui, en asso­ciant étroitement pra­ti­ques numé­ri­ques et pra­ti­ques musi­ca­les, mani­feste de gran­des ten­dan­ces de la culture contem­po­raine.
    En savoir plus : http://www.seteun.net/spip.php?rubrique45

  • RAMONET Ignacio, L’Explosion du journalisme. Des médias de masse à la masse de médias, Paris, Éditions Galilée, 2011, 160 p., 18 euros.

    Cet essai critique propose une anatomie de l’explosion de la presse écrite à l’heure où l’ensemble de l’écosystème médiatique est dynamité par les impacts successifs de la révolution numérique et du prodigieux développement des réseaux sociaux. Chaque citoyen, dans la nouvelle société-réseau, a vocation à devenir « journaliste » en s’appropriant des dispositifs légers comme les blogs ou les réseaux sociaux Twitter et Facebook qui offrent un potentiel communicationnel exceptionnel. Des individus possèdent désormais le pouvoir de communiquer entre eux des sons, des textes et des images, d’échanger de l’information, de la redistribuer, de la mélanger à d’autres documents, de réaliser leurs propres photos ou vidéos et de les mettre sur la Toile où des masses de gens vont les voir, et à leur tour participer à la circulation circulaire de l’information... Certains envisagent même un « journalisme sans journalistes », à la manière du média social WikiLeaks, pour garantir, face aux pressions des États, des groupes multimédias géants et des pouvoirs autocratiques, l’existence d’une indispensable information libre et indépendante. Un monde sans secrets...
    Mais le passage de l’ère des médias de masse à celle de la masse des médias ne se fait pas sans dégâts. Établis au cours d’un siècle et demi de domination médiatique, les repères théoriques et les références pratiques du journalisme se révèlent, soudain, inadaptés. Sous les diktats de la vitesse, de l’immédiateté et du marché, les lois de l’information changent très vite. Alors que se multiplient les risques de manipulations et de bidonnages. Certains genres plébiscités par l’opinion publique, comme le journalisme d’investigation ou le journalisme de reportage, sont déjà en voie de disparition. Parce qu’ils coûtent cher. Et le nouveau système n’a pas encore mis au point un modèle d’entreprise de presse rentable. Entre-temps, des sites web novateurs continuent d’apparaître et de se renforcer. Mieux adaptés à l’écosystème nouveau, ils entrent en concurrence – et remplacent de plus en plus – les grands médias traditionnels en voie d’extinction.
    Le journalisme survivra-t-il ? Sans doute, car il en a vu d’autres... Et n’a jamais connu d’« âge d’or ». Mais pour l’instant il se retrouve un peu dans la situation de Gulliver à son arrivée sur l’île des Lilliputiens, ligoté par des milliers de liens minuscules...
    En savoir plus : http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=3333

    Articles/Revues
    Multimedia
  • Double DVD, "On ne la fermera pas !" Quand Zaléa TV mettait le feu au PAF, Editions Les Mutins de Pangée, 2011, 19 euros.

    Créée en 2000, la télévision associative Zalea TV (TéléViZone d’Action pour la Liberté d’Expression Audiovisuelle) s’est bagarrée pour que soit attribuée une place dans le Paysage Audiovisuel Français (PAF) aux télés libres, non-commerciales et indépendantes. En 2002, elle réussissait à diffuser en grand depuis la Tour Eiffel. Pour la première fois, une télé libre touchait l’ensemble de la région parisienne dans des conditions qui la rendaient accessibles à tous ceux qui n’avaient pas encore balancé leur poste de télé par la fenêtre. Après d’autres campagnes de diffusion et bien des combats épiques, l’association s’est auto-dissoute en 2007. Ce coffret 2 DVD donne à voir une partie de l’histoire, et une sélection de programmes (2000-2003), de cette chaîne déchaînée, qui s’est battue bec et ongle pour qu’existe en France au moins une chaîne de télévision alternative non-marchande, non-alignée et insoumise.
    Le coffret se compose de 4 films : On la fermera pas ! (1h54), Aux chiottes le CSA (16min), Le Zalzap (1h20min) et Le Zalzob (45min).
    En savoir plus : http://lesmutins.org/officine/index.php?main_page=product_info&cPath=1&products_id=21

Février 2011

    Livres
  • ALVES Audrey, POURCHET Maria, Les Médiations de l’écrivain. Les conditions de création de la création littéraire, Paris, L’Harmattan, 2011, 272 p., 26 euros.

    L’exercice littéraire implique différentes situations de communication. Ces opérations peuvent être avantageusement comprises à la lumière du concept de médiation. Que nous disent ces supports et processus de médiation des modalités de l’écriture ? Qu’éclairent-ils de la complexité des rapports de l’écrivain à son travail, à la réception de celui-ci, à sa propre image ? Que nous révèlent-ils du sens de l’œuvre et de l’auteur, des représentations sociales du livre, de la littérature, de l’écriture, de l’écrivain d’hier et d’aujourd’hui ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33392

  • BATARD Annick, LIPANI VAISSADE Marie-Christine, Entrée en école de journalisme. Epreuves écrites et orales. Entrainement, Paris, Vuibert, collection Admis en grandes écoles, 2011, 22,5 euros.

    Un descriptif des différentes écoles et de leurs épreuves de sélection, une présentation exhaustive du métier de journaliste, une méthodologie, des exercices d’entraînement et des annales corrigés, des informations pratiques.
    En savoir plus : http://www.cidj-librairie.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=1101ADMISGEV&type=58&code_lg=lg_fr&num=3

  • BAUDELAIRE Charles, Baudelaire journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Alain Vaillant, Paris, Flammarion, 2011, 8,90 euros.

    Le ténébreux auteur des Fleurs du Mal, le plus lu des poètes français, fut d’abord le fils de la presse. Jeune dandy, il y a fait ses premières armes ; jusqu’à la fin de sa vie, il y a publié ses écrits en tous genres ; n’étant lié à aucun journal, il a collaboré à tous, et exprimé sous les formes les plus variées ses convictions d’artiste et son farouche mépris des bien-pensants. Cette anthologie inédite lève le voile sur une part majeure et méconnue de son œuvre. On y découvrira les multiples visages de ce polygraphe de génie : le joyeux mystificateur, auteur de chansons satiriques et d’ironiques leçons sur les femmes ou l’écriture ; l’acteur passionné du débat républicain, qui au cœur de l’exaltation révolutionnaire de 1848 fonda un journal, Le Salut public ; mais aussi le premier théoricien français du rire, et l’un des plus grands critiques artistiques et littéraires du xixe siècle, aussi jubilatoire dans l’éloge que dans l’éreintage de ses contemporains. Ce recueil, qui brosse le double portrait de l’homme et de son siècle, donne enfin les versions d’origine de célèbres poèmes, celles de leur première publication dans la presse – et témoigne ainsi d’une époque où, sur une même page de journal, un sonnet côtoyait un éditorial politique ou un fait divers…
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=39179&levelCode=litterature

  • BRAUN Lucien, Philosophes et Philosophie en représentation. L’iconographie philosophique en question(s), Strasbourg, Les Presses Universitaires de Strasbourg, 2011, 608 p., 35 euros.

    Se trouve tentée dans cet ouvrage une lecture nouvelle des images qui, par milliers et des siècles durant, ont paru sur les murs et les parchemins et dans la pierre marquées à un titre quelconque du sceau de la philosophie. Réduites à elles-mêmes elles sont peu de choses, mais considérées dans leur ensemble elles renvoient comme malgré elles à plus qu’elles-mêmes et délivrent un message : que toujours, à travers ces multiples inscriptions, ce qu’on appelle philosophie a impressionné la conscience commune, l’imaginaire occidental. La permanence et l’insistance de la parution de ces images trouvent ici une interprétation nouvelle, renouvelant l’office de l’iconographie philosophique.
    En savoir plus : http://www.pu-strasbourg.com/philo/braun.htm

  • CAVENG Rémi, Un laboratoire du « salariat libéral ». Les instituts de sondage, Éditions du Croquant, 2011, 264 p., 22 euros.

    Omniprésents sur le devant de la scène politico-médiatique, les professionnels des sondages revendiquent de rendre la société transparente à elle-même par la « révélation » de l’opinion publique. Mais ils cultivent l’opacité des coulisses et protègent jalousement leurs secrets de fabrication. Parfois, à la faveur d’erreurs trop manifestes, il leur arrive d’évoquer certains aspects de leur cuisine interne (pondération, redressement, biais d’échantillonnage...). En revanche, on ne connait pas grand-chose de la production des enquêtes et encore moins de la condition de ceux qui les produisent. Ce silence ne révèlerait-il pas le peu de fierté que les sondeurs en retirent ? Il est permis de le croire au regard du principe sur lequel repose le modèle économique de cette industrie : la flexibilité et de la précarité généralisées. Employés le plus souvent sous des contrats de vacation ponctuels et de courte durée, les salariés d’exécution (enquêteurs, superviseurs, codificateurs, opérateurs de saisie...) ne connaissent aucune sécurité de l’emploi. En recherche permanente de missions et en concurrence les uns avec les autres, ils doivent entretenir des relations quasi commerciales avec les cadres chargés de la distribution du travail et accumuler, par eux-mêmes, le capital de compétences qui les rendra « employables ». Cette condition qui les place à la lisière du salariat et de l’activité indépendante tend à les convertir en petits entrepreneurs d’eux-mêmes. Ce livre s’attache à analyser la condition de ces salariés qui incarnent l’avenir du salariat si on laissait au marché du travail le soin de se réguler lui-même ; un salariat libéral où chacun deviendrait seul responsable de sa fortune ou de sa faillite et dont les conséquences sur la vie des individus pourraient s’avérer désastreuses. Au détour, il interroge la légitimité sociale des entreprises de sondages et questionne la « qualité » de leurs données au regard de ce qu’il est « offert » à ceux qui les recueillent.
    En savoir plus : http://www.atheles.org/editionsducroquant/champsocial/unlaboratoiredusalariatliberal/index.html

  • CHEYMOL Jean-Bernard, La Brièveté télévisuelle. Le cas des émissions sur les arts plastiques, Paris, L’Harmattan, 2011, 238 p., 21,5 euros.

    Le discours télévisuel bref ne serait pas vraiment digne de l’attention du chercheur, telles des émissions comme D’art d’art et Suivez l’artiste qui osent évoquer en une minute trente une œuvre d’art plastique. Or il se joue beaucoup dans ces moments fugaces, non pas malgré leur brièveté, mais grâce à elle. C’est à un changement de perspective sur le bref que cet ouvrage nous invite. La brièveté télévisuelle crée en elle-même du sens au lieu d’être un obstacle à son développement.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33360

  • DENIS Sébastien, Analyse d’une oeuvre : Tous les matins du monde (A. Corneau, 1991), Paris, Vrin, 2011, 122 p., 9,80 euros.

    Durant l’hiver 1991-1992, Tous les matins du monde d’Alain Corneau, d’après un livre de Pascal Quignard, film exigeant sur deux musiciens baroques du XVIIe siècle (Marin Marais et Sainte Colombe), attire plus de deux millions de spectateurs français dans les salles de cinéma. Ce livre tente d’expliquer les raisons de ce succès en analysant le contexte dans lequel le film a été produit, la genèse du livre qui donna naissance au scénario puis au film, ainsi que les aspects esthétiques et historico-théologiques qu’il recouvre. Il dresse le double portrait d’un écrivain féru d’art et d’histoire, et d’un réalisateur atypique dans le cinéma français. Leur collaboration donne naissance à un film développant une réflexion sur la métaphysique et sur la liberté par le biais de la lutte entre ces deux musiciens, entre histoire et légende, entre détail et allégorie. Cet ouvrage tente enfin une lecture plus sociologique du rôle du film dans la modification de la réception de la musique baroque en France et dans le monde.
    En savoir plus : http://www.vrin.fr/html/main.htm

  • FARCHY Joëlle, Et pourtant ils tournent... Économie du cinéma à l’ère numérique, Ina Editions, 2011, 150 p., 16 euros.

    Si le cinéma est un art, c’est aussi une industrie, une industrie particulière qui, comme toute « industrie culturelle », est marquée par les tensions entre l’importance de la phase de création d’un prototype et un processus industriel de fabrication et de diffusion soumis aux mêmes exigences de rentabilité industrielle que n’importe quelle autre activité. De ces tensions originelles découlent toute une série de paradoxes économiques exacerbés aujourd’hui par de vastes mutations économiques et technologiques. Le cinéma, à présent, ne se limite plus à l’exploitation classique d’un film en salle mais s’intègre comme un élément parmi d’autres d’une large économie de l’audiovisuel mondialisée et numérique. De l’amont à l’aval, les stratégies industrielles des acteurs, la consommation des (télé)spectateurs et le financement des œuvres s’en trouvent bouleversés. Ce regard d’économiste sur l’économie du cinéma à l’ère du numérique met à jour les défis que doit relever l’industrie cinématographie pour que cet art continue à nous enchanter.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/node/1599

  • GAUTIER Théophile, Gautier journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Patrick Berthier, Paris, Flammarion, 2011, 8,90 euros.

    Poète de « l’art pour l’art », dédicataire des Fleurs du Mal, Théophile Gautier est resté célèbre pour le culte qu’il vouait à la beauté. Mais on ignore souvent que c’est dans la presse qu’il a mené, jour après jour, sa réflexion sur les lettres et les arts. De ses premiers pas au Mercure de France, à l’âge de vingt ans, jusqu’à sa mort en 1872, il a fait paraître près de 3 000 articles ; feuilletoniste dans différents quotidiens, responsable de la rubrique littéraire de La Presse, rédacteur en chef de la revue L’Artiste, il fut l’un des critiques les plus talentueux de son temps. Ses articles, dont ce volume propose une sélection, offrent une vue imprenable sur la production artistique française du xixe siècle. Car Gautier fut de toutes les représentations théâtrales, de tous les concerts, de tous les spectacles de danse, de tous les Salons de peinture. Qu’il chronique les dernières prestations des cantatrices à la mode ou retrace le parcours de personnalités récemment disparues – Rachel, Vigny, Rossini –, qu’il raille la légèreté d’un vaudeville ou se réjouisse d’un numéro de saltimbanques, qu’il évoque son goût pour Ingres et Delacroix ou sa réticence face aux toiles de Courbet, qu’il rende compte d’un roman de Balzac ou d’une traduction de Dante, c’est toujours avec panache, passion et humour. Et, sous sa plume virtuose, c’est toute une époque d’effervescence artistique et littéraire qui revit, pour notre plus grand plaisir.
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=39180&levelCode=litterature

  • HAILON Fred, Idéologie par voix/e de presse, Paris, L’Harmattan, 2011,

    21 avril 2002, pour la première fois de l’histoire des institutions républicaines françaises, un candidat d’extrême droite arrive au second tour d’une élection présidentielle. La campagne électorale a pour thème l’insécurité, un thème défendu à l’origine par le Front national. Près de cinq millions de Français ont voté pour Jean-Marie Le Pen. Le discours de la presse a été le théâtre d’une circulation des représentations du Front national (FN) au moment de la campagne de 2002. Cette circulation a fait exister les idées du parti de l’extrême droite française leur donnant une réalité déterminante. Le champ politique à travers lequel l’opinion publique se détermine s’est trouvé saturé de représentations extrémistes. Ce champ s’en est trouvé idéologiquement conditionné. Dans le discours du FN, l’insécurité est le plus souvent liée à l’immigré qui en est donné comme la cause. Cet ouvrage met à l’épreuve l’hypothèse d’une présence de l’idéologie du Front national. Il s’appuie sur une théorisation métalinguistique pour y déceler la présence de l’autre idéologique (FN) dans le discours de la presse. Il interroge la socialisation des représentations discursives et renseigne la construction idéologique des discours sociaux.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33460

  • LAFORET Anne, Le Net Art au musée, Questions théoriques, 2011, 184 p., 15 euros.

    Le net art − la création artistique par et pour Internet − rejoint depuis quelques années les collections des musées, posant de nouvelles et complexes questions de conservation et d’exposition. D’une part, les matériaux numériques de ces oeuvres sont fragiles ; d’autre part, le déploiement complet de leur dispositif suppose qu’elles soient en ligne et activées par leurs visiteurs. Il faut donc tenir compte à la fois de la matérialité particulière des oeuvres et de la façon dont la conservation dialogue avec les autres fonctions du musée. Anne Laforet présente et interroge les différentes stratégies de conservation expérimentées par les musées, les archives, les artistes, etc. : documentation, émulation, migration, partition, ré-interprétation, auto-archivage, archivage automatique... et en tire la proposition d’une conservation hybride, celle du « musée archéologique ».
    En savoir plus : http://www.questions-theoriques.com/produit/5/9782917131046/Le%20Net%20Art%20au%20musee

  • LIPANI VAISSADE Marie-Christine, Entrée en école de journalisme. Epreuves orales, Paris, Vuibert, collection Admis en grandes écoles, 2011, 14 euros.

    Une présentation exhaustive du métier de journalisme, une méthodologie, des exercices d’entraînement, des informations pratiques.
    En savoir plus : http://www.cidj-librairie.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=1102ADMISGEV&type=58&code_lg=lg_fr&num=0

  • MEYER Véronique, PUJALTE-FRAYSSE Marie-Luce (dir.), Voyage d’artistes. En Italie du Nord, XVIe-XIXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2011, 274 p., 22 euros.

    Cet ouvrage sur les voyages des artistes et des amateurs en Italie du Nord interroge les raisons de l’attrait de ces périples sur les peintres, architectes et collectionneurs venus de toute l’Europe. Quel était le but de leur voyage, comment furent-ils reçus, quelles relations parvinrent-ils à nouer sur place, quel est le poids des stéréotypes dans leurs jugements ? Un regard croisé met en évidence le désir de découverte, l’attraction des ateliers de grands maîtres, les enjeux du voyage dans la quête d’une formation, dans la modélisation du goût et parfois dans la recherche d’un emploi, d’une commande, ou d’une reconnaissance artistique.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2563

  • MOINDROT Isabelle (dir.), Victorien Sardou. Le théâtre et les arts, Presses universitaires de Rennes, 2011, 422 p., 20 euros.

    Victorien Sardou (1831-1908) fut l’un des plus grands dramaturges français, par l’importance, la diversité et le rayonnement international de ses œuvres (Tosca, Madame Sans-Gêne). Personnalité hors du commun, spectaculaire, tout à la fois auteur dramatique, metteur en scène et figure médiatique usant avec talent des images et de l’émotivité de ses contemporains, cet adepte du spiritisme fut aussi un collectionneur et un ardent polémiste. Comment s’étonner dès lors qu’il soit devenu un personnage, une créature en grande partie imaginaire ? Ce livre, conçu à l’occasion du centenaire de sa disparition, prétend redessiner les contours d’un royaume spectaculaire évanoui.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2564

  • MOLLIER Jean-Yves, TRUNEL Lucile (dir.), Du « poche » aux collections de poche, Liège, Editions du Céfal, 2010, 129 p., 20 euros.

    La Bibliothèque nationale de France a choisi, parmi diverses actions de promotion de l’écrit, de faire connaître les conditions de la création, de la production et de la diffusion des livres par un cycle spécifique de journées d’étude ouvert à tous les publics. Ce cycle de manifestations, les Ateliers du livre, a été créé en 2002 à l’initiative de Lucile Trunel, conservatrice en chef des bibliothèques, comme un lieu de rencontre à la croisée des savoirs et des métiers. Le livre n’y est pas étudié comme un simple support de l’écrit mais comme un objet complexe qui excède la pratique de l’auteur, prend forme entre les mains de l’éditeur et influence les pratiques culturelles et sociales du lecteur. Cet espace de débat sur le livre, sur les succès et les difficultés du monde de l’édition, fait intervenir des acteurs de la chaîne du livre et des historiens de l’édition, du livre et de la lecture. Le croisement de l’approche historique, de l’analyse des problématiques contemporaines du livre et de l’expérience des professionnels de l’édition permet de saisir les phénomènes complexes propres à l’édition.
    Le choix du thème pour le premier atelier s’est tout naturellement porté sur un concept qui croise la forme et le fond, les contraintes de la production éditoriale et la nécessité de fidéliser un public : la collection. Issue d’une tradition historiographique qui nous mène de la célèbre "Bibliothèque bleue" à l’emblématique "Livre de poche", la collection éditoriale est née véritablement en tant que genre éditorial au XIXe siècle, en France comme partout ailleurs en Europe. Elle a alors contribué à structurer la forme de nos livres, de nos bibliothèques et de nos pratiques culturelles. Aujourd’hui c’est un signe de reconnaissance fort qu’envoie le livre à destination de l’initié comme du néophyte.
    Dans la lignée de cette première journée qui a défriché la notion de collection, il était tout naturel qu’un Atelier du livre soit consacré en 2003 à la célébration du cinquantenaire de la création du livre de poche. En 1953, Henri Filipacchi inaugurait la collection Le Livre de Poche avec la publication de Koenigsmark de Pierre Benoît. Le livre de poche, grâce à sa maniabilité et à son petit prix, connaît depuis un essor qui ne s’est jamais démenti. En effet, notre société de consommation de masse a très vite adopté une formule qui s’est déclinée dans un large éventail de genres, de l’édition des textes classiques au roman sentimental. Aujourd’hui, des textes inédits côtoient des rééditions de qualité ; plus de quatre livres sur dix vendus en 2005 ont été publiés au format de poche. La Bibliothèque nationale de France et le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ont souhaité souligner et commenter cette réussite exceptionnelle, qui a profondément bouleversé le monde du livre contemporain.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/publichercheurs/CPdupocheauxcollectionsdepoche.pdf

  • PAPIN Bernard (dir.), Images du Siècle des Lumières à la télévision. Construction d’une culture commune par la fiction, Bruxelles, De Boeck / Ina, 2011, 24,5 euros.

    Quand la fiction télévisuelle, un média de masse, s’empare du Siècle des Lumières, quelles représentations des savoirs, croyances et valeurs de l’époque de Voltaire et de « l’ Encyclopédie » nous propose-t-elle ? La question majeure à laquelle cet ouvrage s’efforce de répondre est de savoir comment la télévision, au travers des images qu’elle nous en propose, rend-elle compte de « l’imaginaire du XVIIIe qui nous imprègne » aujourd’hui ? Ce livre est plus spécifiquement consacré à la fiction française des années 50 à nos jours. Pourquoi la fiction, et la fiction seulement ? Vouloir mêler dans cet ouvrage la totalité des objets télévisuels collectés dans leur grande diversité générique aurait fait courir le risque d’une dispersion dangereuse. Mais, plus fondamentalement, la fiction est le vecteur privilégié de la construction des imaginaires. Les auteurs de cet ouvrage mobilisent ici les ressources des sciences de l’information et de la communication, de l’histoire, de la sociologie et des études littéraires qu’ils mettent au service d’une commune volonté de décrypter ce qui, dans les images que nous nous forgeons du passé, nous permet de mieux vivre ensemble. Avec des contributions de : Geneviève Landié, Philippe Lavat, Emmanuelle Meunier, Isabelle Meunier, Roselyne Quemener, Nicolas Schmidt, Alain Sebbah.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/120377_3/images-du-siecle-des-lumieres-a-la-television.html

  • PROVENZANO François, Vies et mort de la francophonie. Une politique française de la langue et de la littérature, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2011, 288 p., 20 euros.

    La « francophonie » fut un aspect clé de la politique culturelle de la France, voire de sa politique tout court. Mais le terme est vague, s’est prêté à de nombreux usages et à de multiples interprétations, a suscité autant de passions que d’agacements, tandis qu’il semble aujourd’hui évincé par le discours sur l’identité nationale. Le présent ouvrage dresse le constat de cette « mort » et parcourt les différentes « vies » qui la précèdent.
    En particulier, l’auteur livre une image sans fard des discussions sur les littératures en langue française écrites en d’autres pays que la France, de la Belgique à la Suisse, du Maghreb au Québec, en proposant un double parcours. Historique d’abord : le livre examine l’origine et les avatars du concept de francophonie, chez des auteurs comme Remy de Gourmont, Jean-Paul Sartre ou Léopold Sédar Senghor. Critique et politique ensuite : à chaque étape, l’auteur éclaire ces discours sur la langue et la littérature d’une lumière qui en révèle les présupposés, les enjeux profonds et les implications idéologiques, depuis les ouvrages du géographe Onésime Reclus, qui accompagnent les débuts de l’entreprise coloniale française, jusqu’au fameux discours de Dakar de Nicolas Sarkozy en 2007. Ce double parcours se construit au fil d’une argumentation serrée et d’un commentaire approfondi des textes qui ont façonné l’idée francophone, depuis la période coloniale jusqu’au développement actuel des études francophones à l’université.
    Ce livre prend ainsi position dans le débat fondamental sur la place de la France dans l’ère de la mondialisation, où l’usage de la langue française ne va plus de soi et où la littérature française a perdu le privilège d’universalité qu’elle a longtemps revendiqué. À ce titre, il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des représentations sur la langue et la littérature. Mais il s’inscrit aussi pleinement dans le champ des études littéraires, en proposant des nouvelles manières de concevoir le discours critique sur les littératures dites « francophones », trop souvent imprégnées d’un vieux fonds d’humanisme lyrique et d’un exotisme de bon aloi. Il intéressera ainsi les littéraires soucieux d’élucider les enjeux politiques propres à leur discipline et de mieux comprendre la rhétorique d’un savoir construit sur le fait culturel francophone.
    En savoir plus : http://www.lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/vies-et-mort-de-la-francophonie/

  • RUFAT Samuel, TER MINASSIAN Hovig (dir.), Les Jeux Vidéo comme objet de recherche, Questions Théoriques, 2011, 200 p., 12,5 euros.

    Les jeux vidéo sont fabriqués comme des objets de consommation courante, vendus en grandes surfaces, condamnés ou encensés par les médias, soutenus par la puissance publique, promus exemples du savoir-faire hexagonal. Grâce à l’émergence d’une génération de journalistes, enseignants, chercheurs ou cliniciens qui ont grandi dans l’univers des jeux vidéo, ces derniers commencent à être constitués en objets de science. Les études réunies dans ce livre font le point sur la recherche en France et ses perspectives.
    En savoir plus : http://www.questions-theoriques.com/produit/4/9782917131060/Les%20Jeux%20video%20comme%20objet%20de%20recherche

  • YAZBEK Elie (dir.), Images et Ethique, Paris, L’Harmattan, 2011, 198 p., 19 euros.

    Ces rencontres de chercheurs libanais, arabes et européens, autour de l’image et son rapport à la société ont permis de réfléchir sur les liens entre production d’images à différents niveaux (photographie, peinture, cinéma, télévision) et l’usage qui en est fait. La problématique de l’éthique et de la production d’images est aussi abordée, ainsi que d’autres interrogations : quelle limite entre l’éthique et la censure, voire l’autocensure, l’irruption des images dans le quotidien et ses effets, les images de guerre et de massacre et leur rapport avec l’éthique.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32824

  • ZOLA Emile, Zola journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Adeline Wrona, Paris, Flammarion, 2011, 8,90 euros.

    Jeune écrivain ambitieux, Zola se fit connaître par le journal ; devenu un maître, il fit de la presse son arme de combat. Portraits, critiques d’art, chroniques politiques, récits pamphlétaires, manifestes, lettres ouvertes : la diversité de ses articles impressionne. Car il fut de toutes les luttes. C’est dans la presse que l’auteur des Rougon-Macquart, auréolé d’un parfum de scandale, a forgé et défendu le naturalisme ; c’est là aussi qu’il a soutenu Manet, les Goncourt, Vallès – tous « les garçons inconvenants qui se permettent d’avoir du talent en dehors des mots d’ordre du monde ». Au cœur de la guerre franco-prussienne, il a appelé à la résistance en fondant La Marseillaise, journal patriotique ; reporter sous la Commune, il a dénoncé la « folie » de l’insurrection et la « boucherie » de la Semaine sanglante ; dans Le Corsaire comme dans Le Figaro, il s’est insurgé contre les hommes de pouvoir trop peu soucieux du peuple et des valeurs de la République. Et, quinze ans après avoir fait ses adieux au journalisme, il y est revenu pour livrer sa dernière bataille, en exigeant que lumière soit faite sur l’innocence du capitaine Dreyfus. Cette anthologie donne à redécouvrir Zola, témoin et acteur de l’Histoire, et retrace le parcours d’un écrivain engagé pour qui la presse fut « la vie, l’action, ce qui grise et ce qui triomphe ».
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=33521&levelCode=litterature

    Articles/Revues
  • "Caricature et photographie", Ridiculosa, n°17, 2011. Coord. : Laurence Danguy Jean-Claude Gardes, Peter Ronge.

    Sommaire
    Avant-propos : Laurence DANGUY, Jean-Claude GARDES, Peter RONGE
    Des rapports complexes entre caricature et photographie. Introduction au dossier « Caricature et photographie ».
    Alain DELIGNE : Caricature et photographie : points de rencontre et de tension.
    Solange VERNOIS : La photographie : une caricature sérieuse ? L’opinion de Marcelin en 1856 et celle de quelques critiques de la deuxième moitié du XIXe siècle.
    Laurent BIHL : Appareil photo versus caméra « Félix Ier chez Nicolas II » ou l’irruption du champ cinématographique dans la communication politique.
    Marie DELEPINE : « Photographiez-nous, il en restera toujours quelque chose… ».
    Catherine MAO : Bande dessinée et photographie : éloge du (portrait d’après) modèle.
    Bruno de Perthuis : Les photomontages dans la carte postale de la Belle Époque.
    Guillaume DOIZY : Les cartes postales satiriques de l’abbé Noé Chabot : quand la photographie s’inspire de la caricature dessinée et cherche son autonomie.
    Sonia de Puineuf : Manipulation dadaïste de la photographie : caricature de l’art.
    Josée DESFORGES & Dominic HARDY : Photographie et caricature dans le journal humoristique fasciste québécois Le Goglu (1929-1933).
    Marta SIRONI : Il volto del duce - dalla fotografia alla caricatura. Marie DELÉPINE : « Quand caricature, photographie et communication politique se rencontrent… ». Le couple franco-allemand ou l’image dans l’image.
    Béatrice DUMICHE : L’Allemagne unifiée dans les photographies de Klaus Staeck : une caricature de l’objectivité médiatique.
    Margarethe POTOCKI : Le téléphone portable au secours de l’image satIrique. Caricature et photographie en Iran.
    Guillaume DOIZY : Laurent Blachier ou l’art du fragment – Interview.
    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-dernier-numero-de-la-revue-ridiculosa-caricature-et-photographie-65094867.html

  • "Discours et institutions", Signes, discours, sociétés, n°6, 2011. Coord. : Anca Magureanu, Marina-Oltea Paunescu

    Sommaire
    Editorial, Anca măgureanu et Marina-Oltea păunescu
    L’orientation dialogale. Étude de cas : jusqu’où peuvent aller les discours médiatiques ?, Liana pop
    Le débat télévisé en Algérie : spécificités argumentatives et environnement de production, Bouba bouchair boubekri
    L’analyse des salutations dans les interactions entre animateur - auditeur intervenant. Le cas des émissions radiophoniques de divertissement d’Alger Chaîne 3, Kheira yahiaoui
    Degrés d’institutionnalisation des weblogs d’actualité dans l’affaire Woerth/Bettencourt/Mediapart, Justine simon
    Les fonctions de la politesse dans le discours des putschistes en Afrique Noire Francophone, Louis-Marie kakdeu
    Discours, interaction et mise en scène des faces dans la relation éducative institutionnelle, Joseph avodo avodo
    La mise en discours de l’évaluation dans l’incipit de l’interaction scolaire, Valentina barbu
    Quand ce qui est à faire, c’est dire : l’homélie dominicale comme dialogue et travail, Carole jarrin-calistri
    Le griot manding, artisan de la construction sociale : étude d’un chant jula, Julia ogier-guindo
    En savoir plus : http://www.revue-signes.info/sommaire.php?id=1934

  • "Images et dispositifs de visualisation scientifiques", Visible, n° 6, 2011. Coord. : Maria Giulia Dondero, Audrey Moutat.

    Objectivité et images scientifiques : une perspective sémiotique Catherine ALLAMEL-RAFFIN Photographie et sites archéologiques : vers un art « in situ » ? Jan BAETENS Le niveau sémiologique des images dans l’enquête scientifique Jean-François BORDRON Images scientifiques de la première modernité : entre emblème et diagramme Andrea CATELLANI L’indicialité de l’image scientifique : de la constitution de l’objet à sa manipulation Maria Giulia DONDERO A la recherche de l’objectivité : les images dans la pratique scientifique Valeria GIARDINO Images de l’univers, l’univers en images Yaël NAZE Les fonctions scientifiques dans le parcours de la représentation architecturale Stéphanie REQUIER De la référence à la modélisation : les transformations de l’image scientifique. Conclusions Jean-Marie KLINKENBERG
    En savoir plus : http://www.pulim.unilim.fr/index1.php?action=detail&isbn=9782842875268

  • "La pensée du cinéma dans l’histoire", 1895. Revue d’histoire du cinéma, n°62, hiver 2011.

    Le dernier numéro de 1895 est largement centré son sommaire sur des questions de théorie et d’esthétique du cinéma.
    La partie « Point de vue », due à Laurent Le Forestier, est consacrée à ANDRE BAZIN envisagé tout autrement qu’on a coutume de le faire : non pour célébrer le penseur individuel, génial et précurseur mais celui qui se trouve aux croisements d’un ensemble de positions et de discours sur le cinéma des années 40-50 dont il donne en quelque sorte la synthèse tout en ouvrant à sa transformation. Empruntant son titre à une conférence de Michel Foucault sur le rôle de Cuvier dans l’histoire de la biologie, l’article fait ainsi l’hypothèse d’une « transformation Bazin ».
    La partie dévolue aux « Etudes » est consacrée à deux penseurs majeurs du cinéma : Béla Balázs et Jean Epstein. BELA BALAZS, dont l’actualité éditoriale permet d’accéder à son premier ouvrage, Der sichtbare Mensch, demeure mal connu en France pour sa réflexion sur le medium à partir des liens entre le visible et l’invisible de l’image, qui l’a conduit à élaborer une physiognomonie des êtres et des choses. Dans son étude, « Profondeur du visible », le chercheur new-yorkais Mikhaïl Iampolski aborde Balázs dans le cadre des théories germaniques sur le cinéma des années 10-20, centrées sur le corps, la physionomie, le geste. Le cinéaste JEAN EPSTEIN se double, on commence à s’en rendre compte depuis quelques années, d’un penseur prolifique et fécond que la dominante critique d’après-guerre occulta à peu près totalement. Ses livres pourtant (le Cinéma du diable, Intelligence d’une machine, l’Esprit du cinéma...) envisagent le medium dans des catégories conceptuelles que la conjoncture actuelle retrouve ou croise avec les technologies numériques et leurs effets sur les définitions tant « ontologiques » qu’esthétiques (temps, espace, mouvement, répétition, etc.). Dans l’étude qu’il lui consacre à partir des notes manuscrites du cinéaste, Eric Thouvenel s’intéresse à « Epstein lecteur de Bachelard » et relève les points de croisement entre l’épistémologie de la discontinuité du philosophe, opposant à la durée bergsonienne l’instant, l’arrêt, la césure, et l’auteur du Tempestaire réfléchissant aux propriétés du cinéma qu’induisent ses propriétés techniques. Janet Bergström, enfin, rouvre le dossier complexe et laissé à une certaine confusion du Carrosse d’or de JEAN RENOIR, à partir d’une recherche qui exploite avant tout la « piste » du producteur italien de ce film, Francesco Alliata, et l’ouvre aux différents « possibles » qu’il généra avant de devenir le film que nous connaissons.
    Dans la partie « Archives » Eugénie Zvonkine – auteur d’une thèse sur cette réalisatrice roumaine et soviétique, aujourd’hui ukrainienne – étudie sur pièces les difficultés que rencontra KIRA MOURATOVA dans la production de son film Parmi les pierres grises dans les années 80. C’est un éclairage concret, documenté sur les mécanismes de la production en URSS, de l’élaboration des scénarios, du contrôle formel qui s’exerce et finalement de la censure idéologique et du rôle des instances politiques, mécanismes qui ont fortement modelé une production qui était l’une des plus importantes au monde avant 1991.
    Dans la partie « Chroniques », comme de coutume (et toujours seule à le faire dans le paysage éditorial français), notre revue est consacrée aux recensions critiques d’ouvrages, de revues, de dvd concernant l’histoire du cinéma et ses différentes approches, ainsi qu’à des compte-rendus de manifestations savantes et patrimoniales en France et à l’étranger (expositions, festivals).
    Tirant en outre un fil qui traverse la plupart des textes de ce numéro, la situation de l’édition des livres de cinéma en France est abordée de front à propos de quelques parutions récentes et des problèmes qu’elles posent.
    En savoir plus : http://1895.revues.org/

  • "La Posture. Genèse, usages et limites d’un concept", COnTEXTES. Revue de sociologie de la littérature, no 8, janvier 2011. Coord. : Denis Saint-Amand, David Vrydagh.

    Ce huitième numéro de la revue COnTEXTES se propose de s’arrêter sur le concept de posture. L’occasion de revenir sur la genèse de cette notion, d’en interroger les usages, mais aussi de dégager ses limites. Pour ce faire, amorçons ici la réflexion en nous fondant sur trois axes problématiques : un axe purement métacritique, tout d’abord, qui invite à une réflexion épistémologique générale sur les enjeux et les limites du concept de posture ; deux axes directement liés à des questions particulières procédant de l’application de ce concept, ensuite. Le premier centré sur l’appréhension de la posture d’auteur à travers le prisme de la fiction ; le second se tournant vers l’autre pôle de la communication littéraire, le récepteur, afin d’interroger les modalités de réception d’une posture.
    Parmi les articles au sommaire :
    Paul Aron : "Postures journalistiques des années 1930, ou du bon usage de la « bobine » en littérature"
    En savoir plus : http://contextes.revues.org/index4692.html

  • "L’architecture et ses images", Sociétés & Représentations, n° 30, décembre 2010. Coord. : Evelyne Cohen, Gérard Monnier.

    L’architecture existe bien au-delà de ses murs et de ses usages. Elle se constitue également, depuis le XIXe siècle et a fortiori à l’époque actuelle, de ses multiples représentations matérielles ou mentales et de leurs réceptions. Relevés, photographies, maquettes, vidéos, mais aussi brochures, revues, guides et jusqu’aux archives et aux sociabilités professionnelles conditionnent la perception des édifices comme de leurs auteurs ?
    En savoir plus : http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/Publi_Sorbonne/images/representations.pdf

  • "Les écrivains-journalistes", Textyles. Revue des lettres belges de langue française, n° 39, 2011. Dossier dirigé par Paul Aron.

    On connaît la phrase célèbre d’Oscar Wilde : « le journalisme est illisible et […] la littérature n’est pas lue ». Cette citation illustre la concurrence, qui s’installe au xixe siècle, entre deux pratiques de l’écrit imprimé. Or, la séparation entre littérature et journalisme est essentiellement affaire de discours et de représentations, mais elle ne résiste guère aux faits : dès lors qu’on prend en compte l’ensemble de la production littéraire d’une époque, on s’aperçoit que les frontières entre les sphères littéraire et médiatique s’estompent et cèdent la place à un continuum de pratiques difficilement séparables. C’est cet espace continu que la présente livraison de Textyles se propose d’explorer. Ce numéro, consacré aux écrivains-journalistes, vise à montrer que la vie littéraire est un ensemble complexe dans lequel interviennent des textes de tous types. Certains ont été considérés comme littéraires, d’autres ont été oubliés parce que relevant de la seule actualité. Les saisir de façon conjointe tend à renouveler le corpus et donc à déplacer des frontières : tel le rôle de ceux qui croient que la littérature est une matière vivante et non le reliquaire des beautés défuntes.
    En savoir plus : http://www.fabula.org/actualites/textyles-n39-les-ecrivains-journalistes_42366.php

  • "Mémoires et Internet", MEI, n°32, janvier 2011. Coord. : Nicole Pignier, Michel Lavigne.

    Le travail de mémoire est-il remis en cause sur l’Internet ? Cet ouvrage invite à se défaire de l’apparente évidence des discours sur l’Internet pour (ré) interroger les effets des usages de ce méta-médium sur la mémoire humaine. Des chercheurs canadien, belge, italien, français nous font partager leurs réflexions tant sur la production de mémoire individuelle, collective via les supports médiatiques propres à l’Internet que sur le travail de mémorisation possible via ces derniers. Les auteurs, issus de disciplines différentes, bouleversent les a priori sur la question avec des angles d’approche complémentaires. Ce numéro de MEI s’adresse à tous les spécialistes de la communication mais aussi à tous ceux, particuliers, professionnels, étudiants, qui s’intéressent aux rapports d’influence que les médias entretiennent avec la mémoire humaine.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no=33252&no_revue=80

  • Nouveau journal, Zélium, n°1, février 2011, 24 p.

    "70 000 exemplaires en France (y compris les DOM) et en Belgique. 24 pages au format Canard Enchaîné. Avec : enquêtes journalistiques, dessins de presse, collages, BD, billets d’humeur, chroniques et photos.
    ZÉLIUM fédère des plumes de Siné Hebdo, Hara-Kiri, L’Echo des Savanes, Psikopat, Bakchich. Parmi les contributeurs : Didier Porte, Noël Godin, Hénin-Liétard, Etienne Liebig (un panel d’une centaine de surréalistes, pataphysiciens, punks et autres cassanuxiphiles).
    Notre volonté première : faire du Zélium un labo expérimental, irrévérencieux et satirique. Un lieu de rencontre entre journalistes, artistes et libre-penseurs.
    Pas de pétrole mais des idées : le modèle économique du journal est odieusement novateur. Pas d’actionnaires, pas de pubs, pas d’emprunts bancaires. Tout ça avec l’envie d’un prépubère acnéique, les reins robustes d’une Tabatha Cash et le regard décalé d’un Joe Dassin."
    En savoir plus : http://www.leblogdezelium.info/

    Multimedia

Janvier 2011

    Livres
  • BACOT Paul, La Construction verbale du politique. Etudes de politologie lexicale, Paris, L’Harmattan, 2011, 174 p., 16,5 euros.

    Si la lexicologie politique est le fait, pour les chercheurs en sciences du langage, de prendre le vocabulaire politique comme objet privilégié pour avancer dans la connaissance linguistique, la politologie lexicale consiste, pour ceux des sciences du politique, à se saisir de ce même objet pour développer le savoir en matière politologique. Il s’agit donc de s’attarder dans ces pages sur certaines pratiques langagières en politique, mais aussi sur la terminologie qu’utilisent les politologues pour rendre compte des réalités sociales que recouvre ce mot politique.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33278

  • BARNIER Martin, Bruits, cris, musiques de films. Les projections avant 1914, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 306 p., 20 euros.

    La description classique de l’accompagnement du film muet consiste à dire qu’un pianiste ou un orchestre jouait pendant la projection. Cet ouvrage a pour ambition de retrouver la réalité complexe des spectacles cinématographiques avant 1914, dont le spectre d’écoute était d’une variété extrême. Ce foisonnement sonore permet de redécouvrir l’expérience du spectateur de la Belle Époque qui découvrait les films dans des cafés, des music-halls, des grands magasins, des cirques aussi bien que dans des églises, des salles de classe ou même des patinoires.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2535

  • BONNET Corinne, KRINGS Véronique, VALENTI Catherine (dir.), Connaître l’Antiquité. Individus, réseaux, stratégies du XVIIIe au XXIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 273 p., 18 euros.

    « Avoir des amis, c’est avoir du pouvoir », écrivait Hobbes en 1651. Le tissage des liens joue en effet un rôle clé dans l’évolution de la vie intellectuelle et culturelle. Pour le comprendre, les sciences de l’Antiquité en Europe nous offrent un observatoire privilégié. Les travaux sur la sociabilité savante et les outils de la sociologie des réseaux permettent d’explorer les stratégies individuelles et collectives, personnelles et institutionnelles. Appréhendés à travers les correspondances, les publications, les journaux ou les polémiques, les réseaux relatifs à l’Antiquité structurent la production des savoirs et la définition de champs disciplinaires, transmettent des héritages et des filiations, témoignent de ruptures et d’innovations.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2544

  • BRESSON GILLET Sylvie, Communication et citoyenneté. L’équivoque du débat public, Paris, L’Harmattan, 2011, 302 p., 28 euros.

    En convoquant les citoyens à la controverse au sujet d’un projet sociotechnique international portant sur la recherche nucléaire, le débat public ITER en Provence fournit de façon circonstancielle un terrain propice à l’analyse et l’exploration d’un tel dispositif de médiation, intégrant opinion publique et exercice de citoyenneté scientifique. Pourtant, le débat public reste par sa nature, un dispositif de contrôle et de régulation du pouvoir politique sur la société civile.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33080

  • COMPIÈGNE Isabelle, La société numérique en question(s), Paris, Éditions Sciences humaines, 2011, 160 p., 10 euros.

    La notion de « société numérique » semble aujourd’hui se substituer à des expressions jusqu’ici consacrées telles que « société de l’information » ou « société en réseaux », comme si elle en était une nouvelle étape. Elle insiste sur la puissance des technologies qui imprègnent désormais l’ensemble de la société. Elle est également l’affirmation de l’émergence d’une ère nouvelle : le temps de l’homo numericus marquerait un nouveau moment de l’évolution de l’humanité. Toutefois, le succès grandissant de cette notion ne doit pas occulter le flou qui l’entoure. Quels sont les traits distinctifs de la société numérique et quelles voies se dessinent ? Une universalité et une démocratisation de l’accès au savoir et à l’éducation ? Des liens sociaux et une liberté d’expression confortés ? Un espace politique revitalisé ? Un monde inégalitaire et sous surveillance ? Des capacités de raisonnement accrues ? Une pensée fragmentée et une culture appauvrie ? Un individu désorienté et déshumanisé ?… Ce livre très pédagogique fait le point opportunément sur une notion clé et les réalités complexes qu’elle recouvre.
    En savoir plus : http://editions.scienceshumaines.com/la-societe-numerique-en-question-s_fr-395.htm

  • D’ALMEIDA Nicole (coord.), L’argumentation, Paris, CNRS Editions, Les Essentiels d’Hermès, 2011, 8 euros.

    Dans un monde envahi par les slogans et les petites phrases, repenser la place de l’argumentation dans les rapports humains s’impose. Ce livre, accessible à tous, invite à réexaminer les formes et les enjeux contemporains de cet art oratoire ancien. Retrouver l’intelligence et la vivacité du verbe source d’opinions, de débats, de controverses mais aussi source d’une entente possible, tel est l’objectif de cet ouvrage. Indispensable pour comprendre nos démocraties.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1207

  • DACHEUX Eric (coord.), La communication, Paris, CNRS Editions, Les Essentiels d’Hermès, 2011, 8 euros.

    Pas de société sans communication. Pourtant la communication peut être tout aussi bien technologie de guerre que processus de paix, art de la diversité qu’instrument de domination culturelle, source de la découverte de l’autre que moyen de lui imposer son point de vue. Autrement dit, l’enjeu majeur de la communication est celui du vivre ensemble. Comment éviter l’uniformisation tout en valorisant la diversité ? Ce numéro n’apporte pas une seule réponse, universelle, mais démontre que, selon les aires géographiques et les circonstances, la communication peut être toute à la fois créatrice et destructrice du lien social. Riche et stimulant.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1206

  • DARRIULAT Philippe, La Muse du peuple. Chansons politiques et sociales en France, 1815-1871, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 382 p., 22 euros.

    Peut-on imaginer une manifestation sans chansons ? Cette habitude a son histoire. Depuis les mazarinades et la Révolution française, elle accompagne l’irruption de la foule dans la vie de la cité mais prend au 19e siècle une nouvelle ampleur. Comment se forme cette culture et que dit-elle ? Comment se diffuse-t-elle ? Ce livre propose une réflexion sur ces questions et il permet ainsi de participer au débat sur la politisation des populations dans la France pré-démocratique.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2538

  • DELAVAUD Gilles, MARÉCHAL Denis (dir.), Télévision : le moment expérimental. De l’invention à l’institution (1935-1955), Rennes, INA / Éditions Apogées, 2011, 608 p., 23 euros.

    Les études réunies dans le présent volume visent un double objectif : d’une part, éclairer une période de l’histoire de la télévision encore mal connue, d’autre part, donner un aperçu des recherches actuelles sur la télévision ainsi que de la diversité des approches pratiquées. Il ne s’agit pas d’un ouvrage de synthèse, mais, conformément à l’esprit du colloque dont il est le prolongement, d’un ensemble de contributions originales qui, pour la plupart, apportent des vues inédites. Les recherches sur la télévision ont pendant longtemps porté principalement sur les différentes phases de son développement depuis son avènement au milieu du siècle dernier. Récemment, des chercheurs se sont intéressés à la préhistoire de la télévision. C’est à un autre moment de l’histoire du média que cet ouvrage est consacré : à sa phase de gestation et d’émergence dans les années 1930 et 1940, ainsi qu’à celle de son premier essor à partir de la fin des années 1940 et au cours des années 1950. Par moment expérimental, on entend la période, variable selon les pays, qui va de la conception et de la diffusion de programmes proprement expérimentaux, jusqu’à la reconnaissance d’une légitimité institutionnelle se traduisant par une première stabilisation de l’offre de programmes, du mode de programmation, du public, de la fonction critique.
    En savoir plus : http://www.editions-apogee.com/livre-453.html

  • DESCHAMPS Jacqueline, Science de l’information. De la discipline à l’enseignement, Paris, Éditions des Archives Contemporaines, 2011, 81 p., 12,5 euros.

    Quels savoirs sont mobilisés pour constituer le cœur de la science de l’information et quels sont les enjeux de la discipline ? C’est à ces questions que répond cet ouvrage. Des pistes sont proposées pour construire un programme de formation, l’objectif étant de fournir un corpus de concepts qui ne soient pas conjoncturels mais qui constituent un socle initial sur lequel peuvent s’appuyer les enseignants en science de l’information.
    En savoir plus : http://www.archivescontemporaines.com/index.asp?lg=1&menu=75&mm=&Filtre=&Nomidretour=&NomLibRetour=&popup=&format=782&titreformat=Nouveaut%E9s&zoom=&pln=&mc=&vue=Nouveaute=1%20and%20LibDispo%3C%3E\%27Interdit\%27%20and%20%28FOURNISSEUR.desactive=0%20or%20

  • JOSSOT, Le fœtus récalcitrant, Le Bouscat, Finitude, 2011, 128 p., 13,5 euros. Présenté par Henri Viltard.

    « Quand un fœtus récalcitrant ne manifeste qu’un médiocre empressement à sortir des entrailles maternelles, on va quérir les forceps et, sans tenir compte de ses cris de protestation, on l’introduit dans la vie. Puis on le ligote dans un maillot liberticide tandis que l’auteur de ses jours, flanqué de deux témoins, se dirige vers la mairie et l’église pour bombarder son rejeton sectateur d’une religion et citoyen d’une patrie, tout en négligeant, bien entendu, de lui demander son avis. »
    Ce sont les premières lignes du livre de Jossot et, déjà, tout est dit. Sa verve de caricaturiste anarchiste trouve dans le pamphlet un nouveau moyen d’expression. Dans Le fœtus récalcitrant, il fustige l’éducation traditionnelle par les parents (« des scorpions ») ou les enseignants (« des déformateurs de cerveau »). Seule sa vocation artistique, affirme-t-il, lui a permis de réchapper au « dressage ». Et son métier de caricaturiste, qu’il analyse avec précision et subtilité, lui semble un remède nécessaire pour « décortiquer les tares d’une société dans laquelle le mensonge est roi » et développer l’esprit critique. Mais pour conserver ou retrouver une vraie liberté, déclare Jossot, il existe une autre qualité indispensable, l’oisiveté, à laquelle il consacre le second texte de ce livre : l’Évangile de la paresse.
    Il détaille avec humour mais surtout avec virulence tous les maux engendrés par le travail, et son corollaire, la cupidité. L’esclavage, l’aliénation, la colonisation, les applications monstrueuses de la science ou l’épuisement de la nature sont les conséquences de l’activité des industrieux, qui inventent sans cesse de nouveaux besoins pour inciter l’homme à travailler plus encore. Alors, pour dénoncer cette fuite en avant, il place son éloge du ne rien faire sous le plus haut patronage qui soit :
    « Quand le créateur fit sortir le Cosmos de sa pensée, Il ne bougea pas, ne s’agita pas, ne se fatigua pas, et pourtant Il éprouva le besoin de se reposer. Se reposer de ne pas avoir remué ! Pouvait-il nous donner meilleure leçon ? »
    Le fœtus récalcitrant avait été publié à très petit nombre, à compte d’auteur, en 1939 à Tunis. Il n’avait jamais été réédité.
    En savoir plus : http://www.finitude.fr/titres/foetus.htm

  • LIATARD Séverine, Colette Audry, 1906-1990. Engagements et identités d’une intellectuelle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 396 p., 22 euros.

    À la croisée de l’histoire des intellectuels et de l’histoire des femmes, cette étude biographique sur Colette Audry analyse le devenir d’une intellectuelle au XXe siècle dans un contexte où l’accès des femmes au pouvoir reste problématique. Séverine Liatard présente l’itinéraire de Colette Audry puis s’interroge sur la construction de ses identités d’enseignante, de femme politique, d’écrivaine et de féministe. À travers ce parcours, il s’agit de réfléchir aux modalités d’engagement qui lui sont propres : les stratégies mises en place pour s’accomplir et obtenir une reconnaissance en tant qu’intellectuelle, la manière dont elle vit et se représente cette condition et le rôle de l’engagement féministe dans ce processus d’individuation.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2543

  • MICHEL Patrick, Peinture et plaisir. Les goûts picturaux des collectionneurs parisiens au XVIIIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 564 p., 24 euros.

    Patrick Michel présente un panorama contrasté des goûts au XVIIIe, qui fut incontestablement en France le grand siècle des collections d’œuvres d’art. Il démontre que si une certaine histoire de l’art (celle de l’art « contemporain ») s’élabore dans les Salons, une autre histoire, plus large, celle du goût, s’écrit en parallèle dans les ventes publiques, sur les cimaises des cabinets des collectionneurs et dans ces nouveaux manuels que sont les catalogues de vente. Ce livre constitue également une étude du monde des collectionneurs, de leurs pratiques et de leurs motivations. Il envisage enfin l’espace matériel de la collection et notamment le dispositif de présentation des œuvres dans la demeure du XVIIIe siècle.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2557

  • OUSTINOFF Michaël (coord.), Traduction et mondialisation, Paris, CNRS Editions, Les Essentiels d’Hermès, 2011, 8 euros.

    Pas de diversité culturelle sans traduction. La domination du tout-à-l’anglais n’est pas inéluctable. Partout dans le monde, même en Grande-Bretagne, la mondialisation réclame une politique active de traduction. Celle-ci devient alors une donnée centrale du monde contemporain, un phénomène capital qui ne fait que s’amplifier par le biais des technologies de l’information et de la communication. Comprendre quels sont, d’une culture à l’autre, les enjeux actuels de la traduction, tel est l’objectif de cet ouvrage clair qui combat avec force les idées reçues.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1208

  • PERRIAULT Jacques, VAGUER Cécile, La norme numérique. Savoir en ligne et Internet, Paris, CNRS Editions, 2011, 25 euros.

    Les échanges sur les réseaux numériques impliquent des règles communes d’organisation des plateformes et des données. Ces conventions, élaborées dans des organisations multilatérales, sont au départ des standards adoptés par des groupes d’utilisateurs. Elles deviennent des normes numériques lorsqu’un large consensus international les retient. Cet ouvrage initie le lecteur profane à cette activité peu connue qu’est la normalisation pour la circulation des savoirs sur Internet. Cette normalisation n’est pas l’apanage de l’informatique et de l’industrie, même si elles y jouent un rôle primordial. Elle concerne aussi les sciences humaines et sociales, car elle s’intéresse directement à l’utilisateur. En témoignent plusieurs dossiers traités dans ce livre : apprentissage en ligne (le e-learning), identifiants numériques des personnes, validation en ligne des compétences, recherche d’emploi, vote électronique notamment. Droit, sociologie, psychologie, sciences de l’information et de la communication, science politique, économie interviennent dans la construction de ces normes, dans les délibérations pour leur mise au point et dans l’évaluation de leurs conséquences sociétales. L’ouvrage invite à réfléchir sur leur rôle ainsi que sur celui de l’éthique dans cette activité en grand développement.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Sociologie/6364-la-norme-numerique-jacques-perriault-et-cecile-vaguer.html

  • POR Katalin, De Budapest à Hollywood. Le théâtre hongrois et le cinéma hollywoodien, 1930-1943, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 418 p., 21 euros.

    Aujourd’hui totalement oubliées, les « pièces à succès » hongroises des années 1920-1930 sont pourtant à la source de certains chefs-d’œuvre de la comédie hollywoodienne. Pensées pour un public populaire, elles hésitent entre représentation réaliste et mise en scène des désirs des spectateurs, pour raconter le parcours de personnages volontaires s’efforçant de s’élever au-dessus de leur condition. Leur adaptation à l’écran est le fruit d’un travail minutieux d’interprétation et d’appropriation. Loin de les envisager comme de simples réservoirs de trames ou de contenus narratifs, les adaptateurs s’emparent des spécificités de ces pièces, et notamment de l’ambivalence de leur rapport au réel.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2527

  • Pourchet Maria et al. (dir.), Le cancer dans les médias (1980-2007),

    Réalisée par le Ceditec (Centre d’études des discours, images, textes, écrits et communication), laboratoire de recherche rattaché à l’Université Paris Est-Créteil, cette étude s’inscrit dans le programme de communication de l’INCa sur l’image sociale des cancers. Son objectif : observer, évaluer et analyser rétrospectivement les places successives et les différents traitements médiatiques accordés à la question du cancer de 1980 à 2007. Sur la base d’une méthode d’analyse à la fois quantitative et qualitative, l’étude montre d’abord comment les changements de décennies rythment les grandes transformations dans la représentation de la maladie et des malades au sein des émissions et des journaux télévisés. Elle explore ensuite les grands « récits » thématiques structurant les discours de la presse quotidienne sur le cancer : récit du dépistage, des institutions du cancer, de la recherche et de la prévention.
    En savoir plus : http://www.e-cancer.fr/toutes-les-actualites/80/4741-rapport-sur-le-cancer-dans-les-medias-de-1980-a-2007

  • SAVOIE Chantal (dir.), Histoire littéraire des femmes. Cas et enjeux, Quebec, Les éditions Nota Bene, 2011, 339 p., CA$ 22.

    Ce livre se situe au coeur des plus importantes recherches sur la réactualisation de la place des femmes dans l’histoire littéraire au Québec. Les auteures de ce recueil de textes ont voulu se pencher plus particulièrement sur des cas de figure qui sont particulièrement significatifs et qui démontrent clairement que l’histoire officielle n’a jamais donné la place qu’elles méritent aux femmes de lettres au Québec et au Canada-français. Chantal Savoie est une des coauteures du collectif La vie littéraire au Québec dont le sixième tome est en préparation aux Presses de l’Université Laval ; c’est donc forte de cette expérience qu’elle dirige cet ouvrage collectif de grand intérêt. Entre autres cas abordés dans Histoire littéraire des femmes mentionnons : Éva Circé-Côté qui se cachait sous des pseudonymes « masculins » pour écrire ; les premières femmes dramaturges ; les chroniqueuses parisiennes dans les quotidiens du xixe siècle ; Germaine Guèvremont, qui, malgré son talent évident, n’a connu le succès que tardivement avec Le survenant et Rina Lasnier, poète trop méconnue, etc.
    Avec des textes de : Marie-Frédérique Desbiens, Geneviève Dufour, Marie-Pierre Gagné, Sara-Juliette Hins, Michel Lacroix, Roxanne Martin, Claudia Raby, Lucie Robert, Chantal Savoie, Émilie Théorêt et Marie-Ève Thérenty.
    En savoir plus : http://www.editionsnotabene.ca/fiche.php?no_livre=662

  • SCHNEIDER Malou, LERCH Dominique (dir.), Des Mondes de Papier. L’imagerie populaire de Wissembourg, Musées de la ville de Strabourg, 2010, 256 p., 40 p.

    D’une petite maison fondée en 1835 par Jean Frédéric Wentzel dans un village alsacien, l’entreprise de Wissembourg devint un des grands centres d’impression d’images en Europe, moins connu qu’Épinal mais à la production aussi conséquente. Deux millions d’images par an ont été produits au moment de l’apogée de l’entreprise, en 1868. Ces planches étaient vendues dans les villes par les libraires et à la campagne par les colporteurs. Elles étaient diffusées à travers l’Alsace, mais aussi expédiées par chemin de fer à Paris, et envoyées dans toute l’Europe jusqu’à Varsovie ou Dublin. La production majoritaire concerne les sujets religieux, destinés principalement à la population catholique, mais aussi aux croyants des confessions minoritaires, protestants, juifs, mennonites et même musulmans. Diversité des confessions, mais aussi des thèmes : la vie du Christ, la figure de la Vierge et des saints, les portraits des Réformateurs protestants, un Mizrah juif, la vue de La Mecque, ou encore des histoires bibliques comme celle de Joseph et ses frères se côtoient dans les ateliers de lithographie de Wissembourg. Bien moins représentée, l’imagerie profane est informative : on y trouve des sujets d’actualité, faits divers ou scènes de bataille, mais elle est surtout décorative et les différents sujets sont souvent proposés par paires ou par quatre : les quatre saisons ou les histoires en quatre épisodes comme celle de Geneviève de Brabant ou de Mazeppa. D’autres thèmes concernent la vie familiale : le couple, la famille, les enfants et les animaux domestiques qui leur sont souvent associés, en des scènes romantiques qui sont parfois d’une grande mièvrerie. Mais l’humour est présent aussi, ainsi que les sujets qui s’adressent plutôt aux hommes : chasse, chevaux, scènes d’auberges et sujets grivois. Enfin, une très grande part de la production est destinée à l’enfant, qui devient un consommateur courtisé. L’entreprise wissembourgeoise va chercher tous les moyens créatifs de retenir son intérêt et celui de ses parents. Petits soldats, contes et légendes, constructions, personnages exotiques, héros de la littérature enfantine, planches pédagogiques et bien sûr, jeux et jouets de toute nature lui sont proposés.
    En savoir plus : http://www.musees.strasbourg.eu/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=1872&cntnt01origid=84&cntnt01detailtemplate=Exposition&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=617

  • TRIVISANI-MOREAU Isabelle (dir.), Paysage politique. Le regard de l’artiste, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 270 p., 16 euros.

    Cet ouvrage examine dans leurs interactions le paysage, la politique et l’artiste. Cet examen de l’articulation entre esthétique et politique du paysage se fait par le regard de la littérature mais également de la géographie, de l’histoire de l’art, de la philosophie et de la pratique du paysage. Il tente de cerner les caractères du regard de l’artiste, qu’il s’agisse de celui du peintre, de l’auteur de bande dessinée, du cinéaste ou de l’écrivain pour en dégager les visées entre appropriations et révélations.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2555

    Articles/Revues
  • "Les Langues de bois", Hermès, Hermès n°58, janvier 2011. Coord. : Joanna Nowicki, Michaël Oustinoff, Anne-Marie Chartier.

    La langue de bois est aujourd’hui omniprésente : dans le discours des hommes politiques ou des diplomates, mais aussi au sein des médias, dans le marketing, la publicité, les sciences ou les stratégies de communication des entreprises. Un tel succès mérite qu’on l’analyse en profondeur et sous toutes ses facettes. En effet, il n’y a pas une langue de bois, mais plusieurs : y compris la dernière en date, qui se pare des atours du « parler vrai ».
    Ce volume d’Hermès lui est entièrement consacré, dans toute la diversité et la complexité de ses manifestations et de ses enjeux. Le mot est devenu polysémique en français. Mais, à force d’appeler tout langage convenu « langue de bois », on ne peut plus faire la différence entre stéréotype, langue formelle, conformisme, politiquement correct, idéologie...
    Les auteurs s’efforcent de montrer les nuances à introduire entre les différentes acceptions de l’expression « langue de bois », depuis l’origine de cette métaphore jusqu’à l’usage actuel. Différents praticiens - journaliste, éditeur, enseignant, spécialiste de communication... - expliquent comment ils décryptent ou même utilisent la langue de bois dans leurs propres milieux professionnels.
    La langue de bois n’est pas propre au système totalitaire. Elle existe bel et bien en démocratie et occupe de plus en plus l’espace public. Tout le monde s’en indigne, mais elle est constamment pratiquée, notamment par ceux qui sont en position de pouvoir. C’est bien son paradoxe. Sa spécificité, au-delà de sa fonction de « communication », est in fine de figer l’imagination et de rendre illusoire la liberté d’expression individuelle. C’est pourquoi une démarche critique s’impose à son égard. Ce numéro d’Hermès souhaite ainsi fournir des moyens pour essayer de comprendre ce que les mots veulent cacher.
    En savoir plus : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1202

  • "Numérisation et exploitation en ligne des archives de radiodiffuseurs", Iris Spécial, Observatoire européen de l’audiovisuel, 2010, 91 p., 97,5 euros.

    Les archives de certains radiodiffuseurs englobent plus d’un demi-siècle d’histoire contemporaine, du documentaire et du divertissement. Ces archives ont une valeur considérable, autant d’un point de vue culturel que d’un point de vue économique. La numérisation a totalement changé la donne au plan technique. Grâce à elle, il est possible de rendre ces précieuses ressources accessibles à un vaste public. Il existe déjà une série de projets voués à l’ouverture des fonds d’archives audiovisuelles (radio et télévision comprises) : le projet BBC Creative Archive, l’initiative néerlandaise "Filmotech" et la base de données française Inamédiapro, par exemple. Néanmoins, tous les projets d’ouverture et de mise en ligne d’archives audiovisuelles se heurtent systématiquement à de grosses difficultés lors de la liquidation des droits attachés aux oeuvres archivées. Ces difficultés résultent d’une part d’une pratique contractuelle qui s’est développée à l’époque pré-numérique, mais aussi de certains aspects du droit d’auteur qui ne correspondent pas vraiment aux impératifs de l’ère numérique. D’autre part, la très grande quantité d’oeuvres stockées dans les archives fait de cette tâche un défi difficilement surmontable. Cette nouvelle publication de la série IRIS spécial a pour objectif d’aborder la question de la "numérisation et exploitation en ligne des archives de radiodiffuseurs" sous différents angles. L’équipe qui a contribué à cet IRIS spécial est ainsi constituée d’auteurs qui représentent les intérêts les plus divers : des ayants droit et leurs représentants, des télédiffuseurs, des avocats et des spécialistes du droit d’auteur.
    Cet IRIS Spécial vous permettra de vous orienter au niveau juridique, et c’est également un rapport pratique établi par des spécialistes qui s’appliquent à relever le défi de l’ouverture des archives des radiodiffuseurs à un large public. En exposant les problèmes qu’ils rencontrent et qui ne sont pas encore résolus de manière satisfaisante, ils attirent également l’attention des décideurs politiques et du législateur sur les points sur lesquels il est urgent d’agir.
    En savoir plus : http://www.obs.coe.int/oea_publ/iris_special/2010_02.html

    Multimedia

Décembre 2010

    Livres
  • AGHABABAIE Mona, BONJOUR Audrey, CLERC Adeline, RAUSCHER Guillaume (dir.), Usages et enjeux des dispositifs de médiation, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2010, 149 p., 20 euros.

    Les contributions de cet ouvrage prolongent la réflexion engagée lors du colloque sur les dispositifs de médiation, organisé par l’Association des jeunes chercheurs du Centre de recherche sur les médiations (AJC CREM). L’objectif est de discuter et d’interroger les théories, les méthodes et les spécificités de cette notion. Dans le cadre d’échanges pluridisciplinaires, plusieurs caractéristiques des dispositifs de médiation, qui permettent de préciser les fonctions et le sens de ceux-ci, ont été relevées. Les contributions des trois parties de l’ouvrage – « Images et événements », « Technologies de l’information et de la communication » et « Organisations et institutions » – définissent et questionnent les différents usages et enjeux des dispositifs de médiation. Finalement, dans des dispositifs culturels, technologiques et/ou institutionnels, la médiation atténue le cadrage formel et initial des dispositifs et vient se heurter à ses logiques de fonctionnement.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/

  • ALLAN Chantal, « Bombardons le Canada ! »... et autres propos désobligeants relevés dans les médias américains, Quebec, Presses de l’Université Laval, 2010, 178 p., $19,95.

    "Je crains fort d’avoir peu à dire sur le Canada, n’en ayant pas vu grand-chose. Tout ce que j’ai attrapé en allant là-bas, ce fut un bon rhume" (Henry David Thoreau, 1866). Les journalistes écrivent « la première ébauche de l’histoire », dit-on… Dans cet ouvrage « drôlement sérieux », la journaliste Chantal Allan met à contribution tout son talent d’enquêtrice pour retracer les réactions de la presse américaine aux événements qui ont marqué les relations États-Unis /Canada de la Confédération jusqu’en ce 21e siècle.
    En savoir plus : http://www.pulaval.com/catalogue/bombardons-canada-autres-propos-desobligeants-releves-9551.html

  • BARJONET Aurélie, Zola d’Ouest en Est. Le naturalisme en France et dans les deux Allemagnes, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 282 p., 20 euros.

    Ce livre inscrit la réception de Zola dans le contexte de la Guerre froide. En 1952, l’auteur est mort depuis un demi-siècle. Deux images lui collent encore à la peau : celle de l’écrivain naturaliste « putride » et celle du défenseur de Dreyfus. Des images qui à cette époque font encore polémique. Il apparaît cependant que Zola bénéficie d’une véritable réhabilitation de la part de la critique dans les deux blocs. L’Ouest et l’Est adoptent des stratégies différentes, en fonction de leurs priorités respectives et de leur confrontation, chacun valorisant une image de Zola contre une autre. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la France fait de lui un modèle de l’intellectuel engagé ; puis les travaux issus de la Nouvelle critique redécouvrent l’écrivain. Dans les mêmes années, sous l’impulsion du grand romaniste Victor Klemperer – l’auteur de LTI. La Langue du IIIe Reich – et de son assistante Rita Schober, la RDA entame un processus de réhabilitation de Zola en tant que grand écrivain réaliste, tandis que la RFA ne s’intéresse guère à lui. Il faut attendre les années 1970 pour que de nouvelles lectures voient le jour en République fédérale, à la faveur d’une repolitisation de la critique universitaire. Dans la « patrie des ouvriers et des paysans », Rita Schober, qui a été choisie dans les années 1950 pour retraduire l’ensemble des Rougon-Macquart, ne se contente pas de réévaluer Zola comme romancier du prolétariat. Elle déploie les richesses de son esthétique réaliste. Affrontant le verdict marxiste jusque-là hostile à l’écrivain naturaliste, elle s’inscrit néanmoins dans les limites d’un système. En l’espace d’une vingtaine d’années, elle assouplit les principes esthétiques en vigueur en RDA, restituant au marxisme sa dimension humaniste.
    Aurélie Barjonet s’attache à retracer une histoire intellectuelle et culturelle récente et significative. Utilisant une approche comparatiste qui confronte des réceptions croisées, elle nous offre une relecture originale qui permet d’évaluer l’impact posthume de Zola, intellectuel et écrivain. Elle met au jour les obstacles auxquels son œuvre capitale s’est heurtée dans la critique de la seconde moitié du vingtième siècle. Si les contradictions inhérentes à l’œuvre ont été le moteur de la création zolienne, elles expliquent aussi l’aventure de sa réception. On peut penser que cette réception a joué un rôle important dans l’évolution de la critique moderne.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2500

  • BEAUREPAIRE Pierre-Yves, POURCHASSE Pierrick (dir.), Les circulations internationales en Europe (années 1680-1780), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 504 p., 20 euros.

    L’étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des « processus de communication ». Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures, à l’environnement des échanges, à l’espace et aux territoires, indissociables de l’étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. C’est dans cette perspective que cet ouvrage fait le point sur les dernières recherches en cours et articule des domaines d’investigation qui souvent s’ignorent.
    Hommes en mouvement
    Circulations économiques et financières
    Circulations administratives, techniques et scientifiques
    Culture de la mobilité et circulations culturelles internationales en Europe
    Vecteurs et objets des circulations culturelles internationales
    Territoires et enjeux spatiaux des circulations culturelles internationales
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2509

  • BOUJU Marie-Cécile, Lire en communiste. Les maisons d’édition du Parti communiste français 1920-1968, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 362 p., 20 euros.

    Le Parti communiste français fut un éditeur prolixe. À partir de nombreuses sources variées et inédites, Marie-Cécile Bouju éclaire cette facette méconnue et l’usage d’un média rarement utilisé à cette échelle par des partis politiques, le livre. L’activité du Parti (14 maisons d’édition, 2 entreprises de diffusion, un réseau de librairies et plus de 3 700 titres début 70) est exceptionnelle dans l’édition française contemporaine. Elle accompagne le PCF dans sa mutation en parti de masse. Mais ces évolutions ne sont pas toutes couronnées de réussite et l’attitude du PCF à l’égard de la lecture est longtemps ambivalente. De surcroît, le marché français du livre est loin d’être bienveillant à l’égard de ces maisons d’édition originales…
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2507

  • CACHIN Marie-Françoise, Une nation de lecteurs ? La lecture en Angleterre (1815-1945), Villeurbanne, Presses de l’enssib, 2010, 272 p., 35 euros.

    Cet ouvrage est le premier rédigé en français sur l’histoire contemporaine de la lecture en Grande-Bretagne. L’étude présentée ici comble donc un manque en faisant apparaître l’importance de la lecture en Angleterre de la période victorienne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sont ici analysés grâce à une présentation chronologique les modalités de l’alphabétisation de la population, l’émergence de nouveaux lectorats, le rôle des cabinets de lecture, la création de bibliothèques publiques, les pratiques et les modes de lecture spécifiques de ce pays. Leur évolution au fil des décennies est mise en regard du contexte politique, économique et social.
    Comme Bibliothèque publique et Public library, d’Anne-Marie Bertrand, publié dans la même collection, Une nation de lecteurs ? La lecture en Angleterre (1815-1945) contribue à la réflexion sur les fondements de la lecture privée et publique, menée actuellement dans le cadre de l’histoire culturelle. Au-delà de l’identification de spécificités anglaises à l’intérieur du monde anglophone, cette étude contribue à enrichir l’analyse comparée des représentations de l’imaginaire collectif occidental autour de la lecture.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100223870

  • COLIN Mariella, "Les enfants de Mussolini". Littérature, livres, lectures d’enfance et de jeunesse sous le fascisme. De la Grande Guerre à la chute du régime, Caen, Presses universitaire de Caen, 2010, 398 p., 28 euros.

    Après l’« âge d’or » de l’époque libérale, la littérature de jeunesse italienne connut son « âge noir », lorsque le fascisme plaça progressivement sous son emprise les manuels de lecture courante, les livres de loisir et les journaux illustrés, afin de modeler l’esprit de l’« Italien nouveau » et de s’approprier l’imaginaire des enfants. Leurs lectures furent suivies avec la plus grande attention par les pédagogues en chemise noire, afin de diffuser l’idéologie fasciste et d’affermir l’hégémonie du régime par le livre. Ce volume passe en revue toute la production destinée aux jeunes lecteurs italiens, de la Grande Guerre – qui marque le début des pratiques de nationalisation de l’enfance, associées à une rhétorique nationaliste et guerrière – à la chute de Mussolini, en la mettant en étroite relation avec le contexte historique. Il est complété par un riche apparat iconographique, qui présente d’une part les couvertures originales des ouvrages présentés, et de l’autre l’histoire des illustrations et des illustrateurs du Ventennio.
    En savoir plus : http://www.unicaen.fr/services/puc/article.php3?id_article=808

  • ENDEWELD Marc, France Télévisions, off the record, Paris, Flammarion, 2010, 466 p., 21,9 euros.

    Connaissez-vous une entreprise qui fait l’objet d’une lutte d’influence au plus haut sommet de l’État ? Dotée d’un actionnaire qui n’a cessé de l’affaiblir ? Dont les fournisseurs se permettent de l’insulter ou de la confondre avec une "vache à traire" ? Cette entreprise, c’est France Télévisions, le groupe qui réunit les chaînes publiques, de France 2 à RFO. En août 2010, Rémy Pflimlin a succédé à sa tête à Patrick de Carolis. C’est la première fois que son président est nommé par Nicolas Sarkozy. Cette enquête fouillée raconte, à l’aide de nombreux témoignages et documents inédits, comment l’État actionnaire, de gauche comme de droite, n’a cessé d’affaiblir le groupe public au profit du privé. Elle revient sur le grand partage du gâteau : des animateurs-producteurs se servent de France Télévisions comme d’un guichet de banque. Leur chiffre d’affaires est là dévoilé pour la première fois. On évolue de conflits d’intérêts en "amitiés" politiques sur fond de renvois d’ascenseurs... Des salariés au bord de la crise de nerfs aux conséquences catastrophiques de l’absence de stratégie, le syndrome "France Télécom" est dans toutes les têtes...
    En savoir plus : http://www.off-the-record.info/

  • FROGER Marion, Le cinéma à l’épreuve de la communauté. Le cinéma francophone de l’Office national du film 1960-1985, Les Presses de l’Université de Montréal, 2010,

    Du tournant des années 1960 jusqu’au début des années 1980, une génération de cinéastes a œuvré au sein de l’Office national du film pour jeter les bases du cinéma québécois. L’auteure met l’accent sur la dimension communautaire du travail de ces cinéastes et sur le désir de communauté du public de cette époque. Grâce à une approche interdisciplinaire, elle dévoile les fondations d’une cinématographie de proximité qui fait une large place à la production de lien social. À l’issue de son enquête, elle fait ressortir l’inscription décisive de la socialité du don dans l’esthétique des films de cette période déterminante de l’histoire du cinéma québécois, et tout particulièrement dans ceux de Pierre Perrault. L’étude de la cinématographie québécoise permet de comprendre la fabrication du film et sa réception comme une épreuve de la communauté que vivent les filmeurs, les filmés et les spectateurs. C’est toute l’expérience relationnelle à la base du documentaire qui est ici repensée comme composante esthétique du film.
    En savoir plus : http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/978-2-7606-2154-1.html

  • GAME Jérôme (dir.) , Images des corps. Corps des images au cinéma, Paris, ENS Éditions, 2010, 256 p., 29 euros.

    Ces dernières années ont vu se développer un important effort théorique et critique sur la question du corps au cinéma : comment ce dernier représente-t-il les formes du corps mais aussi ses puissances (gestes, désirs, pulsions, tendances hors cadre, hors champs, hors discours ou hors normes) ? Comment rend-t-il compte des contextes cognitifs, culturels, politiques et technologiques associés à la fabrique des corps à travers l’histoire ? Les films eux-mêmes ont eu recours au corps comme figure ou motif privilégié et ont pleinement participé de ce questionnement. Participant à cette réflexion en cours le présent volume s’attache à étudier la question de la représentation corporelle en la rapportant à celle des devenirs concrets du cinéma, que ce soit dans ses dispositifs propres ou ses rencontres avec d’autres régimes d’image (notamment la vidéo et la photographie). L’ambition est en définitive d’offrir une sorte d’état des lieux de la question qui rayonnerait dans plusieurs directions : mise à l’épreuve des concepts ; articulation entre perspectives théoriques ; poétique des oeuvres ; zoom sur certains points clé du rapport corps/image (la question de la vitesse notamment) ; enjeux culturels, politiques, esthétique et de genre ; question du récit ; etc. C’est sur ces théâtres que se déploient les études réunies ici, chacune avec sa méthodologie et ses objets propres mais toutes envisageant la notion élargie de corps-image (au sens d’une matériologie générale du cinéma) comme possible paradigme critique.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100867980

  • GONZÀLEZ Cecilia, SCAVINO Dardo, VENTURA Antoine, Les armes et les lettres. La violence politique dans la culture du Rio de la Plata des années 1960 à nos jours, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2010, 320 p., 17 euros.

    La violence politique a accompagné l’histoire contemporaine de l’Amérique Latine depuis la constitution même des états nationaux, entamée dans les premières décennies du XIXe siècle. Les historiens ont signalé à quel point la militarisation et la violence puisaient leur origine non seulement dans le lien colonial mais aussi dans les guerres d’indépendance suivies de longues périodes de guerres civiles. Ce livre est consacré à l’étude de l’impact de la violence politique sur la culture du Rio de la Plata à partir des années l960, des années marquées par le séisme de la Révolution cubaine, les luttes de libération nationale et le poids des enjeux de la guerre froide. La parole est donnée, dans la première partie du volume, à trois écrivains contemporains. Carlos Liscano, uruguayen, aborde la question de l’écriture de l’expérience carcérale dans ses récits autobiographiques. Carlos Gamerro et Martín Kohan, argentins, réfléchissent sur les transformations que l’écriture du politique a subies dans la littérature argentine des dernières décennies, davantage centrée sur la mise en scène des mythes et de l’imaginaire politiques que sur le problème de la mimesis. Dans la deuxième partie, des chercheurs français et latino-américains se penchent sur la relation entre violence et État dans la littérature, le cinéma et la presse, en particulier en ce qui concerne la dictature argentine des années 1976-1983. Une troisième partie s’ensuit, qui étudie la manière dont la littérature policière, la science-fiction, le roman historique, la poésie, ouvrent de nouvelles voies à la réflexion sur la violence politique. Une dernière partie, enfin, axée sur les rapports entre poétique et politique, s’intéresse à la Révolution – l’utopie révolutionnaire, la guerre révolutionnaire – dans les littératures uruguayenne et argentine des années 1960-1970.
    En savoir plus : http://www.pub.u-bordeaux3.fr/FicheOuvrage.php?OUV_CMD=1024

  • GREILSAMER Laurent, L’homme du Monde. La vie d’Hubert Beuve-Méry, Paris, Perrin, 2010, 768 p., 12 euros.

    La biographie du célèbre fondateur et directeur du quotidien Le Monde. Ce livre est aussi une réflexion approfondie sur la presse du XXe siècle. En 1944, le général de Gaulle émet le souhait devoir naître un quotidien de qualité et ouvert sur l’étranger. Hubert Beuve-Méry, alors rédacteur en chef de l’hebdomadaire Temps présent, est sollicité pour créer et diriger Le Monde. En quelques années,il fait de ce journal une véritable institution, cultivant jalousement son indépendance - moraliste autant que journaliste, il fuit la publicité et méprise l’argent. Nourrie de nombreux entretiens et enrichie d’une préface inédite, cette biographie retrace les combats d’un homme qui fut vilipendé par l’extrême gauche pour son pétainisme supposé, puis par l’extrême droite pour son crypto-communisme présumé, mais qui aujourd’hui encore reste une référence du journalisme. A l’heure où Le Monde doit retrouver un nouveau souffle, notamment grâce à sa recapitalisation, ce portrait exhaustif d’un homme engagé nous faitre vivre l’histoire passionnante de la presse et de la vie politique du second XXe siècle.
    En savoir plus : http://www.editions-perrin.fr/fiche.php?F_ean13=9782262034191

  • GREVISSE Benoît, Déontologie du journalisme. Enjeux éthiques et identités professionnelles, Bruxelles, De Boeck, 2010, 296 p., 19,5 euros. Préface d’Antoine Garapon.

    Peut-on parler de déontologie journalistique sans naïveté, cynisme ou désillusion ? À en croire une opinion de plus en plus courante, les journalistes seraient coupables de tous les maux médiatiques. La réalité se révèle pourtant bien plus complexe. Cet ouvrage expose la déontologie et l’éthique du journalisme en les plaçant dans le contexte de la production de l’information. Il en explicite les fondements démocratiques et les concepts majeurs, sans tomber dans le double piège du juridisme et du moralisme présents dans de nombreux usages de la déontologie. Dans une approche originale, l’auteur lie la question de la déontologie à celle de l’identité professionnelle des journalistes. Le métier journalistique ne constituant pas une profession unifiée, les journalistes se condamnent souvent à faire de la déontologie l’emblème de leur respectabilité. L’auteur invite ici le journalisme à s’inventer sans cesse une éthique publique, au regard de valeurs fondamentales à partager avec une société elle-même en mouvement. Benoît Grevisse réussit le pari de traiter ce sujet très conceptuel, en montrant par la comparaison de cas précis, d’avis de Conseils de presse, de codes de déontologie de France, Belgique, Suisse, Canada, Grande-Bretagne ou États-Unis cette éthique en train de se faire.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/29045_3/deontologie-du-journalisme.html

  • GUAY Hervé, L’éveil culturel. Théâtre et presse à Montréal, 1898-1914, Les Presses de l’Université de Montréal, 2010, 354 p., 31 euros.

    Dans les années précédant la Première Guerre mondiale, les arts de la scène connaissent un essor étonnant à Montréal. Visible dans les journaux, un éveil culturel sans précédent prend la forme d’articles en tous genres qui mènent à la naissance de la critique théâtrale professionnelle au Canada français. Objet de suspicion, le théâtre ne manque pas de provoquer dans les journaux des prises de position singulières et d’âpres discussions quant aux modèles à suivre et à la voie à prendre pour faire de Montréal une métropole culturelle digne de ce nom. Les discours sur le théâtre qui peuplent la presse hebdomadaire permettent de saisir cet élan et de découvrir les journalistes qui l’ont soutenu. À travers eux, c’est un pan méconnu de l’histoire culturelle montréalaise qui s’offre au lecteur.
    En savoir plus : http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/978-2-7606-2210-4.html

  • HOFFERT Yannick, KEMPF Lucie (dir.), Le théâtre au cinéma. Adaptation, Transposition, Hybridation, Presses universitaires de Nancy, 2010, 246 p., 20 euros.

    Le regard qui scrute un écran de cinéma a toutes chances d’y rencontrer des signes de théâtre. Le plus jeune de ces arts, frères parfois ennemis, n’a jamais cessé d’emprunter à son aîné et à sa double nature – objet littéraire et événement spectaculaire. Le cinéma, dans sa féconde impureté, continue de puiser largement dans la littérature théâtrale : il y trouve personnages, situations, actions dramatiques, et les traduit dans sa propre dramaturgie, fluide et plastique. Les études d’adaptations d’œuvres théâtrales au cinéma que propose ce recueil montrent comment des réalisateurs tels qu’Alfred Hitchcock, Roman Polanski ou Woody Allen peuvent s’approprier le matériau de la fiction théâtrale pour la réécrire, en déplacer les formes et les enjeux, mais également jeter sur elle un autre regard, venu d’ailleurs. Mais la présence du théâtre au cinéma ne se résume pas à son utilisation comme matière première de l’imagination. Le théâtre sait s’insinuer dans le langage cinématographique lui-même. Le cinéma gagne parfois à convoquer des formes qui rappellent le théâtre en suscitant ce que l’on a coutume de nommer des effets de théâtralité, que l’on retrouve chez des cinéastes comme Rainer W. Fassbinder ou Raymond Depardon. La rencontre entre théâtre et cinéma, toujours nouvelle, toujours imprévue, peut enfin donner lieu à des formes hybrides, dans lesquelles langages et modes de représentation s’entrelacent pour multiplier les vues fragmentaires et dérobées. Louis Malle et Arnaud Desplechin, par exemple, proposent de telles aventures qui amènent le regard à voyager incessamment, sans jamais savoir à quel point il navigue entre vrai et faux, fiction et documentaire, hier et aujourd’hui, théâtre et cinéma.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100950100

  • LA ROCHELLE Réal, Leonard Bernstein. L’œuvre télévisuelle, Quebec, Presses de l’Université Laval, 2010, 230 p., 29,95 euros.

    Peu de temps avant sa mort, au Pacific Music Festival de Sapporo (Japon), Leonard Bernstein fait son dernier discours public : « Ma décision est prise : toute l’énergie et le temps que le Seigneur me donne, je veux les consacrer à l’éducation. Partager le mieux possible avec les jeunes – même les très jeunes – tout ce que je peux échanger sur la musique, l’art, les liens entre l’art et la vie, sur la quête de soi et la compréhension qu’on peut avoir de soi-même. » Leonard Bernstein aura dirigé dans plusieurs villes d’Amérique, d’Europe et d’Asie, même à Montréal en 1944 et 1945. Il fut aussi très présent à la télévision pour animer des programmes musicaux à caractère pédagogique. Le célèbre compositeur de West Side Story touchait alors à toutes les sortes de musiques, populaires et savantes, à toutes les dimensions de la réalité musicale, techniques, esthétiques ou socioculturelles. On aurait dit un individu protéiforme, à l’image de Civa, ce dieu hindou aux multiples bras : compositeur, interprète, chef d’orchestre et pianiste, scénariste, animateur et, pourrait-on dire, crooner. Par-dessus tout, Leonard Bernstein se distingue, dans son œuvre télévisuelle, comme un magnifique communicateur, un professeur qui sait éblouir et en ?ammer ses étudiants et le grand public. C’est un bonheur de revisiter, durant sa période américaine (1950 et 1960), les séries Omnibus, Lincoln Presents ou Young People’s Concerts, sans oublier sa production européenne (de 1970 à 1990), surtout avec l’Orchestre philharmonique de Vienne. Chaque fois, j’ai été frappé par l’intensité et la grande émotion avec laquelle Leonard Bernstein a parlé de la musique et des professeurs. À l’aide de documents d’archives et pour souligner le vingtième anniversaire de sa mort (il est décédé le 14 octobre 1990 à New York), j’ai voulu rendre hommage au musicien pédagogue et analyser une large part de ce corpus vidéographique qui est l’un des plus abondants et des plus fascinants pour qui s’intéresse à la dimension populaire et univer-selle de la musique.
    En savoir plus : http://www.pulaval.com/catalogue/leonard-bernstein-uvre-televisuelle-9542.html

  • LABLAINE Jacques, L’Auto-Vélo. Le journal précurseur du Tour de France, Paris, L’Harmattan, 2010, 258 p., 25 euros.

    Cet ouvrage nous fait découvrir l’historique complet de la création phare d’Henri Desgrange, le journal L’auto-Vélo, le journal sportif à l’origine du Tour de France cycliste en 1903. Cet ouvrage retrace méticuleusement toute l’histoire de ce grand quotidien : sa naissance au travers d’actes notariés et autres procédures judiciaires, la liste de ses actionnaires fondateurs historiques jamais divulguée à ce jour, son évolution au fil des ans jusqu’à sa disparition prématurée en 1944 pour faits de collaboration.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32679

  • LAVILLE Camille, Les transformations du journalisme de 1945 à 2010. Le cas des correspondants étrangers de l’AFP, Bruxelles, De Boeck / Ina Editions, 2010, 224 p., 27,5 euros.

    Qu’on les nomme correspondants étrangers, correspondants de guerre, envoyés spéciaux ou grands reporters, ce livre donne la parole à trois générations de journalistes qui ont couvert l’étranger pour le compte de l’Agence France-Presse. Le modèle journalistique de l’AFP étant une référence dans le métier, la production de ses journalistes – notamment à l’étranger où l’AFP dispose d’un large réseau de couverture – mérite une attention toute particulière, d’autant que l’agence reste aujourd’hui encore l’un des principaux pourvoyeurs d’information pour de nombreux médias. Guerre du Vietnam, guerre d’Algérie, coups d’états en Amérique latine, chute du mur de Berlin, attaque du World Trade Center, conflit israélo palestinien, ... Ces journalistes ont vécu et raconté sans relâche les grands événements des XXe et XXIe siècles sous le couvert de l’anonymat, l’une des règles de l’AFP. À travers leurs témoignages, l’ouvrage propose une analyse du processus global de transformation du journalisme et de la nature de ces évolutions de 1945 à nos jours en se fondant sur le concept de configuration développé par le sociologue Norbert Elias. L’auteure examine successivement la modification du contexte de production de l’information avec la transformation des techniques de communication, de l’entreprise de presse, de ses clients et l’apparition de nouveaux acteurs médiatiques. Elle présente ensuite l’évolution de l’identité professionnelle et personnelle des journalistes. Enfin, elle analyse les transformations du concept d’information à travers l’évolution des formats et des contenus et celle du modèle journalistique.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/120409_3/les-transformations-du-journalisme-de-1945-a-2010.html

  • LÉVÊQUE Sandrine, RUELLAN Denis (dir.), Journalistes engagés, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 179 p., 15 euros

    Cet ouvrage explore les relations entre le journalisme et l’engagement. Séculaires, fondatrices de l’identité professionnelle, ces relations sont évaluées au regard des trajectoires entrecroisées, laborieuses et politiques, des individus. Il s’agit de saisir comment des acteurs, investis à la fois dans l’action et dans une carrière, simultanément ou à des moments distincts, dans des espaces parfois différents et souvent mêlés, organisent leurs rôles et leurs investissements, et les rendent cohérents.

    RUELLAN, Denis, "Des reporters en plein paradoxe. Représentations au cinéma (1975-1988)"
    SAITTA, Eugénie, "Les transformations des rapports entre journalisme et politique. Une comparaison France/Italie depuis les années 1980"
    KACIAF, Nicolas, "Engagement journalistique et bipolarisation de l’espace partisan. Le cas des services Politique de la presse écrite française (1968-1981)"
    SOURP-TAILLARDAIS, Marie-Laure, "Un travail de conversion au journalisme. Désengagement militant des journalistes politiques de presse écrite généraliste : le cas des /rubricards /Front National"
    HUBE, Nicolas, "La ’professionnalisation’ sous contrainte de la presse alternative. L’introduction d’une hiérarchie à Libération et à la Tageszeitung"
    FERRON, Benjamin, "Le journalisme alternatif entre engagement et distanciation. Les stratégies médiatiques des mouvements sociaux dans la ’bataille de Cancun’ contre l’OMC (2003)"
    AUBRET, Camille, "Les journalistes politiques libanais, entre engagements professionnels et militants. Quelques usages des convictions politiques chez les journalistes de presse au Liban"
    FRISQUE, Cégolène, "Des militants du journalisme ? Les journalistes ’critiques’ comme militants de l’autonomie professionnelle"

  • MATTELART Armand, Pour un regard-monde. Entretiens avec Michel Sénécal, Paris, La Découverte, 2010, 300 p. 22 euros.

    Armand Mattelart a consacré une grande partie de sa vie à penser la mondialisation de la communication et de la culture. Son œuvre se révèle incontournable, tant elle est originale et multiple - preuve en est la traduction en de nombreuses langues dont elle a fait l’objet. Ce livre d’entretiens retrace la trajectoire de ce chercheur, en la replaçant dans les différents contextes sociaux et géopolitiques qui l’ont façonnée. En même temps que les idées en mouvement, on y découvre l’état des rapports de forces internationaux et la complexité du jeu des acteurs sociopolitiques dans les sociétés au sein desquelles Armand Mattelart a été appelé à vivre et à travailler. Explicitant des aspects relativement peu connus de ses recherches, il montre comment et pourquoi son parcours personnel est partie intégrante d’itinéraires collectifs. Pour lui, le défi qu’affronte tout projet de construction de l’histoire des modes de production et de circulation des dispositifs de communication et d’information est de conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension lo-cale et dimension supranationale. C’est ce qui fait que cette histoire est inscrite dans la pluralité des cultures. La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l’émergence d’un « regard-monde ».
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Pour_un_regard_monde-9782707166494.html

  • MIÈGE Bernard, L’Espace public contemporain. Approche info-communicationnelle, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2010, 228 p., 22 euros.

    Considéré depuis les cités grecques et les Lumières comme indissociable du fonctionnement des régimes démocratiques ou de l’avancée de la démocratie, l’espace public est en permanence le lieu de controverses et aussi de beaucoup d’incompréhensions, au point de devenir parfois une notion triviale et sans guère de consistance. C’est une notion qui divise, autant les responsables politiques, les publicistes que les universitaires. Faut-il la réduire aux (nouveaux) espaces de sociabilité, à la scène politique ou même aux espaces urbains, favorisant les échanges ? Ou s’organise-t-elle toujours autour du débat public, de l’échange argumenté d’idées et de leur publicisation ? Dans cet ouvrage, l’auteur rediscute les fondements de la notion et met en correspondance l’espace public, ou plutôt les espaces publics, avec des mutations contemporaines en s’appuyant sur des enquêtes de terrain. Au final, il montre combien il est important, du point de vue réflexif mais aussi dans l’action, de distinguer les espaces publics partiels de l’espace public politique.
    En savoir plus : http://www.pug.fr/produit/772/9782706116179/L_Espace%20public%20contemporain

  • MONNOYER-SMITH Laurence, Communication et délibération. Enjeux technologiques et mutations citoyennes, Cachan, Hermès Lavoisier, 2010, 270 p., 65 euros.

    Dans un contexte politique de crise de la représentation et de défiance des citoyens vis-à-vis des élites, comment penser une communication démocratique ? Réinventer de nouvelles médiations politiques suppose de reconsidérer le rôle du citoyen en lui reconnaissant une part plus active dans les processus de prise de décision. Cette aspiration à la participation se manifeste aujourd’hui à travers des dispositifs délibératifs variés recourant notamment aux technologies de l’information et de la communication. Cet ouvrage propose d’explorer ces nouvelles formes de médiation politique à l’aune des théories habermassiennes de la délibération. En sortant de l’opposition stérile entre technique et culture, il montre que les nouveaux « objets politiques » sont les symptômes d’une revendication expressive et participative qu’il reste encore à intégrer dans nos systèmes représentatifs. Comment, dès lors, capter ces revendications émergentes, les agréger et les organiser dans des dispositifs de débat publics variés ? Tels sont les enjeux traités dans cet ouvrage.
    En savoir plus : http://www.lavoisier.fr/fr/editions/index.asp?texte=monnoyer&select=motcle&exact=on

  • PETITAT Alain (dir.), La pluralité interprétative. Aspects théoriques et empiriques, Paris, L’Harmattan, 2010, 290 p., 26 euros.

    Grâce aux bascules qu’il autorise, entre son et signification, entre dit et non-dit, entre vérité et mensonge et entre respect et irrespect des règles, le signe fonde le partage du sens et son contraire. Le monde symbolique est fragile et pluriel. Actions et discours impliquent une incertitude interprétative. La pluralité interprétative est une expérience de chaque instant et le présent ouvrage se donne pour objet principal de l’étudier empiriquement. Les lectures plurielles dont il est ici question concernent des œuvres de fiction et des œuvres d’art. Une quinzaine de chercheurs s’intéressent à la rencontre entre œuvres et interprètes, ces synthèses de l’hétérogène dont le dialogue génère une multiplicité intarissable d’interprétations. Plusieurs d’entre eux se demandent comment prendre en compte, dans l’enseignement, ce foisonnement à travers lequel se crée et se recrée en permanence notre pluralité des mondes et du sens.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32725

  • SANCHEZ-BIOSCA Vicente, BENET Vicente J. (dir.), Les Enjeux du cinéma espagnol. De la guerre à la postmodernité, Paris, L’Harmattan, 2010, 276 p., 24,5 euros.

    Les essais publiés sur le cinéma espagnol mettent souvent l’accent sur le caractère exceptionnel, voire exotique, de cette production. Cet ouvrage propose une approche différente, offrant au lecteur un parcours historique qui commence en pleine guerre (1936-1939) et s’étend jusqu’au présent le plus brûlant. Publiés dans la prestigieuse revue espagnole Archivos de la Filmoteca, les textes réunis ici présentent un bon nombre de caractéristiques du cinéma espagnol.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32620

  • SCHMULEVITCH Eric, Ivan le Terrible de S. M. Eisenstein. Chronique d’un tournage (1941-1946), Paris, L’Harmattan, 2010, 230 p., 21,5 euros.

    Fort nombreuses sont les pages consacrées au film d’Eisenstein Ivan le Terrible. Plus rares sont celles qui évoquent les conditions matérielles de sa réalisation entre 1941 et 1946. D’où le projet de brosser une vue synoptique de sa production, en s’appuyant sur des repères différents : l’histoire événementielle, contemporaine de la guerre et du stalinisme triomphant, la personnalité singulière de son auteur, les témoignages des acteurs, etc.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32459

  • TEBANGASA APALA Dieudonné, Le Personnage de Laurent Désiré Kabila dans la presse congolaise, Paris, L’Harmattan, 2010, 178 p., 18 euros.

    Réflexion au sujet de l’influence du personnage du chef sur les narrateurs des récits médiatiques, ce livre répond à la grande interrogation : dans le continent africain en voie de démocratisation et de développement, le personnage du chef, en l’occurrence Laurent Désiré Kabila, n’influence-t-il pas le parcours narratif des récits médiatiques jusqu’à les désorienter ?
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32465

  • VENTRE Daniel (dir.), Cyberguerre et guerre de l’information : stratégies, règles, enjeux, Cachan, Lavoisier, 2010, 319 p., 69 euros.

    Univers d’informations aux frontières insaisissables, le cyberespace est désormais un cadre d’affrontement et d’expression de puissance dans lequel agissent acteurs étatiques et non étatiques. Confrontés au spectre des cyberattaques aux motivations diverses, nombre d’États, dont la France, ont placé la cybersécurité au rang d’enjeu de sécurité et de défense nationale. Par une approche à la fois empirique et conceptuelle, cet ouvrage offre une réflexion sur les concepts-clés de "guerre de l’information" et de "cyberguerre" afin de comprendre les mécanismes, logiques et modalités qui caractérisent les rapports de force au sein du cyberespace. Les aspects historiques, opérationnels et stratégiques des cyberattaques sont développés ainsi qu’une étude de la stratégie de cybersécurité chinoise.
    En savoir plus : http://editions.lavoisier.fr/not.asp?id=3LKDX3B2OOKOQC&rec=oui&pos=1&referer=detail.asp%3Faction%3Dcurrent

  • WAUTERS Éric, SETH Catriona (dir.), Autour de Bernardin de Saint-Pierre. Les écrits et les hommes des Lumières à l’Empire, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2010, 228 p., 17 euros.

    Issu d’un colloque tenu à Rouen et au Havre, complété et prolongé par d’autres travaux novateurs, ce volume est le premier recueil critique moderne à s’intéresser à l’œuvre du grand écrivain français (1737-1814). Le volume regroupe des études de jeunes chercheurs comme de spécialistes confirmés. L’on y lira des chapitres portant sur la correspondance active et passive, en grande partie inédite, de Bernardin de Saint-Pierre, sur ses relations personnelles et professionnelles, ses textes, des plus célèbres, comme le Voyage à l’Île de France ou Paul et Virginie, à ceux qui sont restés oubliés dans ses papiers, et ses points de contact avec d’autres gens de lettres, de D’Alembert à Casanova ou à Chateaubriand. De cet ensemble ressort un portrait plus complet de l’homme et de l’auteur.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100942940&fa=description

    Articles/Revues
  • "Cultures, publics et réceptions", Idées. La Revue des sciences économiques et sociales, n°155, 2009.

    Table des matières
    De la culture vers la réception et les publics ?, Stéphanie Fraisse d’Olimpio, Igor Martinache
    Entre sociologie de la consommation culturelle et sociologie de la réception culturelle, Bernard Lahire
    Du musée aux tableaux, Jean-Claude Passeron, Emmanuel Pedler
    Les réceptions « ordinaires » d’une écriture de la honte sociale, Isabelle Charpentier
    Télévision : la familiarité des publics avec leurs séries, Jean-Pierre Esquenazi
    Publics et hiérarchies culturelles, quelques questions sur les sociabilités silencieuses, Dominique Pasquier
    L’usage social des séries par les adolescent, Stéphanie Fraisse d’Olimpio

  • "Image et Espace public", Géographie et Cultures, n°173, décembre 2010. Coord. : Vincent Berdoulay et Paulo C. Gomes

    L’image fascine. L’espace public interroge. Ces notions peuvent être approchées et rapprochées par la dimension spatiale qu’elles possèdent toutes deux. Des dépendances réciproques les lient et leur étude est riche d’enseignements. Comment et jusqu’à quel point l’image contribue-t-elle à l’institution de l’espace public ? Selon quelles modalités permet-elle à l’espace public d’exister, voire de renaître ?
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no_revue=17&no=32791

  • "Journalisme et formation", Les Cahiers du journalisme, n° 21, 2010.

    Introduction : journalisme et formation, Colette BRIN & Bernard DELFORCE
    Le rôle des stéréotypes dans la bipolarisation des formations au journalisme, Bertrand LABASSE
    Un manifeste pour l’enseignement du journalisme, Mitchell STEPHENS
    Enjeux et pertinence de la formation aux techniques d’argumentation des étudiants en journalisme, Philippe BRETON
    Les formations en alternance : une chance pour la profession ?, Marie-Christine LIPANI-VAISSADE
    Le « pigisme » en apprentissage : les collectifs de pigistes comme lieux d’apprentissage d’une identité para-journalistique, Faiza NAIT-BOUDA
    Les représentations collectives des formations initiales en journalisme et leur efficacité en question, Rémy LE CHAMPION
    La formation des journalistes français : quelles évolutions ? quels atouts à l’embauche ? le cas des nouveaux titulaires de la carte de presse 2008, Christine LETEINTURIER
    Les journalistes béninois en quête de formation, Henri ASSOGBA
    La formation des journalistes face à l’innovation technologique, Alain JOANNES
    (In)culture numérique : l’école du journalisme de demain, Yannick ESTIENNE & Emmanuel VANDAMME
    Tous journalistes ? Les établissements de formation au défi du Web participatif, Nicolas PÉLISSIER
    Le numérique redessine les contours de la profession, Jérémie GANDIN, Pierre SAVARY & Corinne VANMERRIS

    Autres contributions
    Le traitement journalistique des débats sur le financement des industries culturelles au Québec, Christelle PARÉ, Jason LUCKERHOFF & Jacques LEMIEUX
    Le journalisme de communication : expression de conviction et moralisme, Gilles GAUTHIER
    La réforme du secteur médiatique de sociétés fragilisées par la guerre : un facteur de stabilité ou d’instabilité ?, Simon THIBAULT
    L’Europe des médias face à la crise, José-Manuel NOBRE-CORREIA
    L’assistance aux médias : démocratie à la une et diplomatie de fortune. Le cas de Réseau Liberté, Émélie RIVARD-BOUDREAU
    Au pays des « kisha kurabu » Les clubs de presse japonais sont-ils un obstacle à la libre circulation de l’information ?, Antoine CHAR

    Entrevue
    Entrevue avec Alain Saulnier - directeur de l’information à Radio Canada, Jean-Claude PICARD


    En savoir plus : http://www.cahiersdujournalisme.net/cdj/21.htm

  • "Trente ans d’étude des langages du politique (1980-2010)", Mots. Les langages du politique, n°94, novembre 2010. Coord. : Paul Bacot, Marlène Coulomb-Gully, Jean-Paul Honoré, Christian Le Bart, Claire Oger et Christian Plantin.

    Il y a trente ans paraissait le premier numéro, daté d’octobre 1980, d’une revue dotée d’un titre se présentant sous la forme d’un acronyme, dont le développement déclinait son champ d’investigation : Mots, Ordinateurs, Textes, Sociétés. Officiellement démotivé en 1989, le nom de la publication cessa sa vie de sigle, mais se vit adjoindre un sous-titre, considéré aujourd’hui comme partie intégrante de l’identité de la revue : Les langages du politique. À l’occasion de ce trentième anniversaire, la livraison de l’automne 2010 est un numéro spécial, consacré à un bilan de trente ans d’étude des langages du politique – non seulement dans la revue éponyme de cet objet, même si elle a, logiquement, fortement contribué à son traitement, mais dans différents ouvrages et revues, venant de chercheurs français et étrangers appartenant à diverses disciplines et institutions et se référant à diverses problématiques et méthodologies. Sans aucunement prétendre à l’exhaustivité – l’objet étant d’autant plus vaste que les deux notions de langage et de politique sont particulièrement extensives –, ce numéro spécial peut être considéré comme un ouvrage de référence tant du côté des sciences du politique que de celui des sciences du langage ou de la communication. Trentenaire oblige : une trentaine d’auteurs ont été sollicités pour contribuer à ce travail de synthèse.
    Contributions de : Ruth Amossy, Johannes Angermüller, Paul Bacot, Sophie Béroud, Claire Blandin, Marc Bonhomme, Henri Boyer, Philippe Braud, François de la Bretèque, Paul Chilton, Marlène Coulomb-Gully, Jean-Claude Deroubaix, Pierre Fiala, Corinne Gobin, Jacques Guilhaumou, Roselyne Koren, Alice Krieg-Planque, Bernard Lamizet, Christian Le Bart, Dominique Maingueneau, Érik Neveu, Claire Oger, Caroline Ollivier-Yaniv, Christian Plantin, Sylvianne Rémi-Giraud, Juliette Rennes, Roselyne Ringoot, Jean-Claude Soulages, Jean-François Tétu, Ruth Wodak.
    Entretien avec Maurice Tournier, cofondateur et premier directeur de la revue.
    En savoir plus : http://mots.revues.org/index.html

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