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Nouveautés parutions

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Septembre 2012

    Livres
  • DONOT Morgan, PORDEUS RIBEIRO Michele (dir.), Discours politiques en Amérique latine. Représentations et imaginaires, Paris, L’Harmattan, 2012, 300 p., 29 euros.

    La nouvelle donne latino-américaine - consolidation démocratique d’une grande partie de la région et accession au pouvoir de dirigeants de gauche - suscite des questionnements sur les représentations et les imaginaires en tant que conditions sine qua non d’un être-ensemble. Les études de cas et analyses de corpus ici présentées montrent que les imaginaires sont constitutifs de nos sociétés, et, qu’il est nécessaire de les prendre en compte à travers le discours politique pour appréhender pleinement la réalité sociale.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37950

  • GRACEFFA Agnès (dir.) , Vivre de son art. Histoire du statut de l’artiste XVe-XXIe siècles, Paris, Éditions Hermann, 2012, 390 p., 23 euros.

    Musicien(ne)s, écrivain(e)s, plasticien(ne)s, acteurs, actrices ou scénaristes… : tous sont des artistes. Depuis l’émergence de cette catégorie au XVe siècle jusqu’à aujourd’hui, ces praticiens de l’art, auteurs comme interprètes, ont dû négocier des statuts spécifiques et des droits particuliers afin de pouvoir, simplement, vivre de leur art. Face aux évolutions technologiques et à la constitution d’un marché de l’art, il fallut inventer et renforcer un statut social particulier. Son rôle fut et reste le même : palier l’insécurité et la fragilité souvent liées à la condition de créateur, et l’adapter aux nouvelles pratiques et aux réalités socio-politiques changeantes. Comprendre cette histoire longue, ses permanences et ses mutations, telle est l’ambition de cet ouvrage collectif initié par l’association des métiers de la création SMartFr. Des chercheurs de disciplines et d’horizons très divers se sont associés pour lui donner corps, et construire ensemble une approche pluridisciplinaire et croisée. En ce début de xxie siècle, personne ne remet plus en question le rôle social du créateur. Mais, une fois encore, des révolutions technologiques imposent de repenser le statut de l’artiste et de son œuvre. C’est à la lumière des expériences passées que nous pourrons, ensemble, inventer les nouvelles formes de protection du travail créatif.
    En savoir plus : http://www.editions-hermann.fr/ficheproduit.php?lang=fr&menu=&ref=Art+Vivre+de+son+art.+Histoire+du+statut+de+l%27artiste+XVe-XXIe+si%E8cles&prodid=1254

  • IDJÉRAOUI-RAVEZ Linda, Le témoignage exposé. Du document à l’objet, Paris, L’Harmattan, 2012, 166 p., 16,5 euros.

    Mieux saisir les différents composants du témoignage dans l’exposition élaborée comme dispositif de médiation au point d’en identifier les dimensions nodales de sa transformation en objet médiatiques, symbolique et social, autrement dit en objet communicationnel, c’est ce que propose cet ouvrage. Cette compréhension nouvelle du témoignage comme objet par nature communicationnel, porteur d’enjeux politiques, fait sortir le musée de son cadre habituel.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=978-2-296-99616-8

  • KEYSERS Ralph, Der Stürmer, instrument de l’idéologie nazie. Une analyse des caricatures d’intoxication, Paris, L’Harmattan, 2012, 376 p., 37,5 euros.

    Cet ouvrage nous fait découvrir l’hebdomadaire le plus nauséabond de l’époque nazie : Der Stürmer. Edité de 1923 à 1945 par Julius Streicher, qui fut condamné à mort par le tribunal de Nuremberg, le but exclusif de ce journal d’importante diffusion était de démontrer que " Les Juifs " étaient à l’origine de tous les malheurs de l’Allemagne. Pour ce faire, l’abjection ne connaissait aucune limite.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37582

  • LE CHAMPION Rémy (dir.), Journalisme 2.0. Nouvelles formes journalistiques, nouvelles compétences, Paris, La Documentation française, 2012, 256 p., 14,5 euros.

    Le journalisme est en chantier, passant d’un ordre ancien à un nouvel ordre. Le monde rétrécit, le “village global” devient réalité tandis que les réseaux sociaux tissent leur toile. Les frontières du métier deviennent plastiques et poreuses aux amateurs. Le journalisme innove, s’hybride au gré des opportunités que le Web favorise ; il se reconfigure sous nos yeux pour donner naissance à un journalisme 2.0. De nouvelles formes journalistiques et de nouvelles compétences apparaissent à l’exemple du journalisme pluri média, des réseaux sociaux au service du journalisme, du Live, du journalisme de données, du webdoc, du journalisme entrepreneur, du journalisme de liens, du journalisme participatif, sans oublier le marketing éditorial et l’invention d’un journalisme de marché. Il s’agit d’évaluer l’impact de ces évolutions sur la qualité des contenus journalistiques, avec en ligne de mire, la question de la déontologie. Ce travail collectif associe journalistes et universitaires dans un jeu de regards croisés. Quelles directions prend le journalisme ? Quelles sont les voies les plus prometteuses ? Pour y répondre, cet ouvrage multiplie les focales, y compris à l’international, proposant une approche multi facettes, à la mesure de ce qu’est aujourd’hui la réalité du journalisme 2.0.

    Sommaire
    Préface. Le renouveau du journalisme (Thierry Thuillier, directeur des rédactions de France Télévisions)
    Introduction (Rémy Le Champion)
    Chapitre préliminaire. Que sont les journalistes devenus ? Évolution de la sociographie des journalistes en France depuis vingt ans (Christine Leteinturier)

    1. Compétences et nouvelles formes journalistiques
    L’évolution des pratiques journalistiques (Rémy Rieffel)
    Journaliste pluri-média : produire pour plusieurs supports (Frédéric Vuillod)
    Des stratégies de « joignabilité » renouvelées. L’usage des « mini-messages » entre journalistes politiques et sources (Jean-Baptiste Legavre)
    Journalisme et réseaux sociaux (Julien Pain)
    Le développement du Live (Paul Larrouturou)
    Ouvrir le journalisme : l’information participative (Johan Weisz-Myara)
    Lien hypertexte et journalisme : où est la connexion ? (Juliette de Maeyer)
    Transformation de notre paysage informationnel et journalisme de données (Caroline Goulard)
    Le webdoc : un genre qui compte déjà (Olivier Lambert)
    Journaliste-entrepreneur, la chance d’une génération (Éric Scherer)
    Desserrer la contrainte économique au risque de perdre en qualité : la solution des fermes à contenus ? (Rémy Le Champion)
    Doper les contenus journalistiques par le marketing éditorial (Alix Imbert) .
    CNN : un modèle d’innovation (Loïc de La Mornais)

    2. Traditions et tendances journalistiques 2.0 vues d’ailleurs
    Les médias britanniques et le journalisme 2.0 aux prises avec le futur (John Rennie)
    Le Web 2.0 et le journalisme doivent faire leurs preuves au Canada (Dominique Payette)
    Les médias libanais, miroir d’une société pluriconfessionnelle (Mirna Abou-Zeid)
    Bénin : évolution des médias et nouvelles formes de journalisme (Marcus Boni Teiga)
    L’optimisme raisonnable des médias argentins (Olivier Ubertalli)
    L’apprentissage très progressif de la liberté de la presse en Colombie (María Paula Martínez Concha et Omar Rincón)
    Penser le journalisme 2.0 à la chinoise (Liu Chang)

    Conclusion. Qualités des journalistes, qualités des contenus journalistiques (Rémy Le Champion)
    Postface. Web 2.0 et journalistes : des exigences déontologiques nouvelles ? (Diane de Bellescize)

    Annexes
    Bibliographie sommaire
    Glossaire des principaux termes utilisés


    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/ouvrages/3303331953562-journalisme-2.0

  • LEWI Georges, Les nouveaux Bovary. Génération Facebook, l’illusion de vivre autrement ?, Pearson, 2012, 224 p., 25 euros.

    Ils sont nés avec les réseaux sociaux, ont tout juste 20 ans aujourd’hui et donnent déjà l’impression de penser et de vivre autrement… La génération Facebook scénarise sa vie sur Internet, tente sa chance dans les jeux de téléréalité, se fait connaître grâce à un blog, une vidéo ou un pique-nique géant. C’est une génération qui détient le pouvoir de magnifier sa vie, mais aussi d’influencer le cours du monde, comme l’ont prouvé les événements du Printemps arabe. Dans cet essai, qui se lit comme le roman d’une génération, Georges Lewi analyse les comportements et les attentes de ceux qu’il nomme les « nouveaux Bovary ». Comme la célèbre héroïne de Flaubert, ils rêvent d’une vie plus exaltante, et les médias sociaux sont pour eux le moyen de se rebeller contre l’insatisfaction éprouvée dans la « vraie » vie. Les Emma Bovary d’aujourd’hui peuvent se connecter au monde en quelques clics, et devenir d’influentes blogueuses depuis leur chambre de province... Georges Lewi commence par étudier les grandes illusions de cette nouvelle génération : son désir de transparence, l’essor du féminin et le mythe de la rencontre. Puis il en examine les nouvelles valeurs, que sont l’équité, le pacifisme et la sérendipité. Enfin, il énonce les droits qu’elle revendique avec force : le droit à la minute de gloire, à l’ailleurs et à l’expérience. Quelles seront les conséquences de l’arrivée de ces jeunes gens dans le monde du travail, de l’économie, du marketing et de la politique ? Les nouveaux Bovary se vivent sans hiérarchie, en rhizomes, et se considèrent comme une génération de la résilience. Ils ont l’illusion de vivre autrement, et rêvent de se créer une autre vie. Avec l’optimisme du mythologue, Georges Lewi n’exclut pas qu’ils puissent y réussir...
    En savoir plus : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100172230&CFID=23281112&CFTOKEN=6b05885bccd2d005-AC023B97-C29B-B0E5-39FDB1E6B24CA437&jsessionid=84309c3e4a94aad6aa865839697d2c245931

  • PAVARD Bibia, Si je veux, quand je veux. Contraception et avortement dans la société française (1956-1979), Presses universitaires de Rennes, 2012, 360 p., 19 euros.

    Faire l’histoire de la contraception et de l’avortement en France, c’est faire l’histoire de l’un des changements majeurs du second XXe siècle. Le parti pris de l’auteure est ici de replacer les actrices et acteurs au cœur du changement. L’ouvrage traite des mouvements (MFPF, MLF, MLAC) mais aussi de figures politiques qui ont porté la réforme législative comme Lucien Neuwirth et Simone Veil. S’intéressant à la fois aux mobilisations, à l’écho médiatique et au changement législatif, il apporte un regard neuf à l’intersection entre histoire politique, histoire culturelle et histoire du genre.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2958&utm_source=parutions-ure-quinzaine-de-septembre&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • POIRRIER Philippe (dir.), La historia cultural ¿Un giro historiográfico mundial ?, Valencia, Publicacions de la Universitat de València, 2012, 254 p., 22 euros.

    Des de fa dos o tres dècades la història cultural ocupa un lloc preferent en l’escena historiogràfica, encara que amb desfasaments cronològics i diferents modalitats depenent de les circumstàncies nacionals i, en aquest sentit, s’imposa una aproximació comparativa. El present volum pretén inscriure’s en aquesta perspectiva, preguntant-se per la realitat d’un « gir cultural » en la historiografia mundial. Els nombrosos col·laboradors han acceptat respondre a un pla de treball en el qual, partint de la situació historiogràfica de cada país, s’analitzin les modalitats de sorgiment i d’estructuració de la història cultural. La meta buscada no és normativa i contempla un plantejament que combina l’anàlisi de les obres, les singularitats de les conjuntures historiogràfiques i l’organització dels mercats universitaris.
    En savoir plus : http://puv.uv.es/product_info.php?products_id=24685&osCsid=a172cbbbd3b27e90ca5d34a95b8790dd

  • STEAD Evanghélia, La Chair du livre. Matérialité, imaginaire et poétique du livre fin-de-siècle, Paris, PUPS, 2012, 512 p., 28 euros.

    À l’époque où la chair était triste et les sens las, l’ardeur du baiser s’est portée sur le livre, objet, esprit et matière. Images et estampes, couvertures et reliures, pliages, ornements, graphisme et typographie ont doté les textes d’un sens intellectuel, poétique, et sensuel. 
À la toute fin de l’ère qui connut l’explosion de l’imprimé et imposa le sens courant du terme illustration, le livre et l’imprimé fin-de-siècle ont porté une charge poétique vibrante où s’enracine la fécondité du xxe siècle. La Chair du livre cherche à lier cet esprit du temps à la matérialité et à l’imaginaire. Centré sur le livre français, l’ouvrage a une dimension européenne. Il part de l’étude d’une bibliothèque qui fit scandale. Il s’arrête sur le statut de l’image dans le livre tiré en grand nombre et les revues, et étudie l’inconfort que suscita le terme d’illustration. Il aborde le livre de bibliophilie et certains de ses artistes. L’imaginaire singulier de la bibliothèque, la lecture qui est Femme, le livre conçu comme de la chair entre deux peaux, l’impact du noir et du blanc et les taches d’encre arrêtent l’attention, autant que les livres éventails qui transcendent la matérialité dans leur élan vers la poésie. Innervé par des questions qui ont préoccupé Mallarmé, presque partout présent dans ces études, La Chair du livre n’en fait pas le point de départ d’une « rupture inaugurale » (Y. Peyré), mais donne à voir le contexte dans lequel s’enracine la méditation mallarméenne. La révolution typographique et poétique, la poésie visuelle, le graphisme symbolique naissent dans une fin de siècle qui connaît le nouvel attrait de la publicité, une iconographie galopante, et déjà une crise de « la galaxie Gutenberg » (M. McLuhan). Pour répondre à ces questions, à l’heure d’une autre « crise », La Chair du livre, composé de quinze études idiosyncrasiques, croise les méthodes et les points de vue sans atténuer les aspérités et les divergences d’une époque de transition. Entre histoire de l’imprimé et de l’édition, études littéraires, arts du livre, esprit du temps, matérialité et imaginaire, il aspire à rendre au livre sa dimension d’objet parlant de l’histoire culturelle.
    En savoir plus : http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=987

  • TROI TRAN Van, Manger et boire aux Expositions universelles (Paris 1889, 1900), Presses universitaires de Rennes / Presses universitaires François-Rabelais, 2012, 372 p., 20 euros.

    Ce livre explore par le biais de la consommation alimentaire la profondeur sociale d’un grand évènement d’envergure internationale. Cette plongée au cœur de la vie quotidienne des Expositions universelles (Paris, 1889 et 1900) ouvre un immense horizon d’analyse pour rendre compte de la complexité d’un monde social en ébullition. L’auteur y aborde notamment les pique-niques sur les pelouses des sites, les grands banquets, les réglementations sanitaires et administratives, les menus des restaurants gastronomiques, l’alimentation des colonisés aux exhibitions humaines, et les comptoirs d’exposition ou de dégustations de produits.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2974

    Articles/Revues
  • , Mémoires du livre / Studies in Book Culture, Volume 3, numéro 2, printemps 2012. Coord. : Eli MacLaren.

  • "Complot et terreur. Imaginaires politiques de la peur", Raison publique, N° 16, juin 2012. Coord. : LEDOUX Aurélie, LEICHTER-FLACK Frédérique, ZARD Philippe Zard.

  • "Fictions politiques", Mots. Les langages du politique, n°99, juillet 2012. Coord. : Marlène Coulomb-Gully, Jean-Pierre Esquenazi

    Dossier "Fictions politiques"
    Marlène Coulomb-Gully, Jean-Pierre Esquénazi. Fiction et politique : doubles jeux
    François Provenzano. La politique de la fiction d’actualité. L’argumentation par émersion dans le faux journal télévisé de la RTBF
    Valérie Bonnet, Patrick Mpondo-Dicka. Spike Lee et la seconde Blaxploitation. Parabole ou naturalisme : deux stratégies testimoniales
    Camille Baurin. Le super-héros contemporain. Uchronie et réinterprétation fictionnelle de l’Histoire
    Sébastien Ségas. La diplomatie en images. Discours politique et mythe technocratique dans la bande dessinée Quai d’Orsay (tome I)
    Benoit Lafon. Des fictions « toutes proches » : une certaine identité de la France. Enjeux politiques des séries télévisées de France 3 en prime time (Louis la Brocante, Famille d’accueil, Un village français)
    Céline Bryon-Portet. La dimension politique de la série Plus belle la vie. Mixophilie, problématiques citoyennes et débats socioculturels dans une production télévisuelle de service public
    Nelly Quemener. Mascarade de la diversité. Stéréotypes et feintises dans la série Inside Jamel Comedy Club

    Varia
    Guillaume Le Saulnier. La police nationale au défi des relations presse. Une information sous contrôle ?


    En savoir plus : http://mots.revues.org/

  • "Les jeunes et les inégalités numériques", Lecture Jeunesse, n° 143, septembre 2012.

    Les jeunes générations (les 15-25 ans) sont nées dans un monde dominé par les médias et ont grandi avec les technologies de l’information et de la communication apparues dans les années 80. L’expression « nouvelles technologies » n’a pas de sens pour eux puisqu’ils se sont approprié en même temps tous les objets médiatiques et tous les usages – de l’ancienne bureautique aux nouvelles messageries et outils de création (PAO, mixage, montage…). Ils sont des digital natives , dont l’aisance face aux technologies de l’information et de la communication les distingue des digital immigrants, contraints à un perpétuel effort d’adaptation. Le renouveau de leurs pratiques – fortement impulsées par les révolutions technologiques et leur rythme accéléré – semble creuser un abîme culturel entre cette génération et celles qui l’ont précédée. Symétriquement, émerge un discours « angéliste » et techniciste , vantant les mérites de la créativité naturelle des jeunes générations, leur aptitude à réinventer – si ce n’est « réenchanter » le monde. Qu’en est-il des rapports des 15-25 ans à la culture ?
    En savoir plus : http://www.lecturejeunesse.com/index1024.php?page=revue_numeros&menu=1&num_revue=72

  • "Médias : La fabrique du genre", Sciences de la société, n°83, été 2012. Coord. : Marlène Coulomb-Gully.

    Hommes, femmes, masculin, féminin : comment la presse, la radio, la télévision et Internet en parlent-ils ? En prenant comme point de départ la vaste étude de l’Observatoire mondial des Médias sur le Genre – Global Media Monitoring Project ou GMMP – à laquelle ont participé plusieurs contributrices de ce dossier, le présent numéro de Sciences de la Société analyse la dialectique entre la société et des médias qui, descriptifs et prescriptifs, ne se contentent pas de « refléter » le réel mais contribuent à sa fabrication. Dans les années soixante, les féministes accusaient les médias de conforter la domination masculine et la société patriarcale en maintenant les femmes dans des jeux de rôle convenus. Cinquante ans plus tard, si l’étau des assignations « genrées » s’est desserré, la place des médias dans la socialisation des individus s’est affirmée, rendant leur analyse plus que jamais nécessaire.
    En savoir plus : http://w3.scsoc.univ-tlse2.fr/index.htm

  • "Murs et frontières", Hermès, n°63, septembre 2012. Coord. : Thierry Paquot, Michel Lussault.

    Nous vivons en plein paradoxe de la frontière. Depuis la chute du mur de Berlin, l’ ouverture, la libre circulation, le village global passent pour l’ horizon indépassable du progrès, qu’ il soit politique, économique ou culturel. Réseau planétaire, Internet est devenu le symbole de cette idéologie du décloisonnement généralisé. Et pourtant, il n’ y a jamais eu autant de contrôles, de blocages, de censures, de quotas, un peu comme si les frontières étaient des hydres : pour un mur abattu, on en érige deux nouveaux. C’ est cette contradiction que cherche à cerner ce volume, en s’ attachant à démontrer la polysémie de la frontière, démarcation politique, certes, mais aussi barrière économique et, beaucoup plus insidieux, blocage social et culturel, limitation tacite, interdiction implicite, « mur de verre » impalpable. Or c’ est grâce à cette polyvalence que les frontières perdurent. Elles se reconvertissent, se métamorphosent, glissent d’ un domaine à l’ autre. Les guérites de douaniers peuvent bien disparaître, les préjugés les remplacent, souvent aussi efficaces. Le sexisme, la menace islamique qui a remplacé le « péril jaune » de jadis ou encore l’ idée qu’ il y aurait une culture réservée à l’ élite sont des exemples de ces nouvelles frontières. Se pose alors la question de fond. Si les frontières persistent, c’ est peut-être moins parce que nous échouons à les abattre que parce que nous en avons besoin. Certes, le mur peut être dépassé, oppressif, immoral : ce ne sont pas les Irlandais, les Palestiniens ou les Coréens qui diront le contraire. Mais il peut être aussi rassurant, protecteur, incubateur. Pourvu qu’ il soit démocratique, consensuel, poreux, il peut servir de garant à la diversité linguistique et culturelle, communautaire ou individuelle. Autrement dit, en termes de communication, tous les murs n’ impliquent pas fermeture, rupture, silence. Il y a des frontières qui servent aussi à se comprendre.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6625-hermes-63-murs-et-frontieres-sous-la-direction-de-dominique-wolton.html

  • "Scènes politiques", Parlement(s). Revue d’histoire politique, Hors série n°8, septembre 2012. Coordination : Corinne Legoy.

    Le 12 mars 2011, à Rome, Riccardo Muti dirige Nabucco de Verdi pour le 150e anniversaire de l’unité italienne quand, soudain, l’opéra s’embrase : le « Va pensiero » est bissé, des clameurs s’élèvent – « Vive l’Italie ! », « Vive Verdi ! » – et des petits papiers volent, porteurs de messages patriotiques. À l’aube du XXIe siècle, cet événement vient nous rappeler toute la force politique du théâtre. L’objet de ce hors-série est d’éclairer cette longue histoire, vivante et complexe, des liens entre théâtre et politique : les dynamiques et les pratiques par lesquelles le public s’approprie politiquement le texte, l’espace ou le temps d’une représentation, les forces qui tentent de faire barrage à cette appropriation et les tensions qui, depuis l’Antiquité, naissent de cette mise en présence des publics, des pouvoirs, des œuvres et des acteurs.

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Juillet-Août 2012

    Livres
  • ASSOULY Julie, L’Amérique des frères Coen, Paris, CNRS Editions, 2012, 25 euros.

    Les frères Coen, « réalisateur à deux têtes », tandem farouchement inclassable, paire prodigieuse révélée au grand public par Arizona junior (1987), dressent un tableau désopilant de l’Amérique profonde. Comédies, westerns, films noirs : les frères Coen ont subverti les conventions du film de genre pour créer un néo-cinéma ambitieux, nourri de clins d’oeil rétro aux séries B, aux grandes productions hollywoodiennes, au polar, et à la peinture réaliste américaine… Julie Assouly nous invite à un voyage passionnant au coeur de cet univers, cernant au plus près la vision coenienne d’une Amérique conçue comme un territoire où se confondent toujours l’histoire, le folklore et la fable. Losers magnifiques, voyous déjantés, hystériques au grand coeur, tueurs psychopathes, profs dépressifs : dans cette comédie humaine où la satire sociale le dispute à l’absurde et au tragique, les deux cinéastes racontent, film après film, les laissés pour compte du rêve américain et la perte d’innocence de la société contemporaine.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Cinema/6621-l-amerique-des-freres-cohen-julie-assouly.html?utm_source=Newsletter25&utm_medium=emailing

  • BOURGATTE Michaël, THABOUREY Vincent (dir.), Le Cinéma à l’heure du numérique. Pratiques et Publics , Paris, Éditions MkF, 2012, 224 p. 14,90 euros.

    Avec le film Avatar de James Cameron, le train du numérique s’est mis en marche et les nouvelles technologies sont désormais omniprésentes. Un processus global de dématérialisation des supports s’est imposé en salle comme à la maison. On enregistre une montée accrue des films pouvant être téléchargés, visionnés en streaming ou consultés sur des supports mobiles aussi divers que des ordinateurs portables, des tablettes ou des smartphones. Ces nouveaux modes de transmission et de réception du cinéma, la démultiplication des supports et des formats, ainsi que le nomadisme des écrans, viennent bousculer les pratiques des spectateurs et des professionnels de l’image. Révolution ou évolution de l’histoire des techniques, il apparaît incontournable de faire un état des lieux des changements technologiques et de leur impact sur les pratiques et les publics du cinéma. Pour Michaël Bourgatte, chercheur à Télécom ParisTech et coordinateur de l’ouvrage : « Ce livre pose une réflexion sur les mutations structurelles et sociales engendrées par l’introduction des technologies numérique dans le champ cinéma. Il interroge notre rapport aux films et aux technologies, à nous, spectateurs. Nos représentations, nos attentes. Et que voit-on au final ? Et bien qu’il n’y a pas tant de rupture dans nos pratiques, mais bien une intégration et une appropriation progressive des technologies du numérique ».
    En savoir plus : http://www.editionsmkf.com/products-page/

  • HEINICH Nathalie, De la visibilité. Excellence et singularité en régime médiatique, Paris, Gallimard, 2012, 608 p., 26 euros.

    Depuis l’invention de la photographie, les moyens modernes de reproduction et de diffusion de l’image des personnes ont creusé une spectaculaire dénivellation entre celles qui sont reconnues par un grand nombre de gens qu’elles-mêmes ne connaissent pas et les autres, qui reconnaissent sans être reconnues. Cette dissymétrie crée un « capital de visibilité », dont les détenteurs forment une catégorie sociale à part entière, une nouvelle élite. Comme la « lettre volée » d’Edgar Poe, ce phénomène crève les yeux tout en demeurant largement invisible et peu objectivé : situation d’autant plus paradoxale s’agissant de la capacité de certains d’être vus plus que d’autres. Son expansion durant tout le XXe siècle en fait pourtant un trait majeur de notre modernité, un « fait social total », au sens de Marcel Mauss, que Nathalie Heinich traite ici dans toutes ses dimensions : technologiques, historiques, sociologiques, économiques, juridiques, psychologiques et morales. Après L’Élite artiste, où l’auteur analysait l’essor des artistes créateurs au XIXe siècle en tant que nouvelle élite démocratique fondée sur la singularité, De la visibilité explore, en se gardant de tout jugement moral, l’assomption de l’élitisme médiatique au XXe siècle, qui fait reposer l’excellence sur la seule visibilité. S’il existe des effets de démocratisation dans l’accès à la célébrité, celle-ci demeure avant tout le privilège d’une élite. « L’inégalité dans l’interconnaissance est l’une des formes les plus simples et les plus fondamentales d’inégalités. Trop simple pour avoir été remarquée ? »
    En savoir plus : http://www.fabula.org/actualites/n-heinich-de-la-visibilite-excellence-et-singularite-en-regime-mediatique_50826.php

  • PAVARD Bibia, ROCHEFORT Florence, ZANCARINI-FOURNEL Michelle, Les lois Veil. Les événements fondateurs , Paris, Armand Colin, 2012, 24,8 euros.

    Les lois Veil, l’une en 1974 sur la contraception et l’autre en 1975 sur l’IVG, sont à compter parmi les événements fondateurs de l’histoire du XXe siècle. Cet ouvrage en reconstitue la généalogie depuis la fin du XIXe siècle où s’ébauchent les politiques de répression. Insérées dans la séquence des années 1968 et dans l’histoire du mouvement féministe, la fabrication du consensus social, politique et parlementaire autour des libertés de contraception et d’IVG et la persistance des oppositions politiques et religieuses sont analysées en détail jusqu’à l’étape du renouvellement de la loi sur l’IVG en 1979, puis de son approfondissement en 1982 et en 2001. Il s’agit aussi de comprendre le processus de mémorialisation de cet événement. L’étude historique sur la longue durée permet d’expliquer les tensions entre l’événement, tel qu’il est désormais perçu, et les limites de la portée concrète de la loi sur l’IVG en raison de ses restrictions et des difficultés de son application.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/362937/les-lois-veil-les-evenements-fondateurs.php

  • WECK Françoise, La presse régionale vous parle. Le Dauphine libéré au fil des jours, Paris, L’Harmattan, 2012, 126 p. 13,5 euros.

    Au fil d’un parcours de lecture des pages locales du Dauphiné Libéré, l’ouvrage propose une balade douce et lénifiante dans un espace-temps délicieusement suranné. Dans les colonnes de la presse régionale, choix est visiblement fait de privilégier le très connu, le très proche, d’exalter les faits infimes de " vies minuscules ", mais aussi de se référer à l’immuabilité d’une France éternelle, aimable, paisible, laborieuse et raisonnable, respectueuse du cycle des saisons et de la vie. Le discours du fil des jours distille des valeurs éternelles : famille, patrie, culte du terroir et un goût partagé pour le conformisme d’une communauté immémoriale qui parle d’une seule voix.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37727

    Articles/Revues
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Juin 2012

    Livres
  • ALLOUCHE Victor, Approche interprétative des discours de presse, Paris, L’Harmattan, 2012, 284 p., 19,5 euros.

    Cette étude s’inscrit dans une approche paramétrique de l’interprétation des discours de presse qui ne tente pas de mettre à distance son objet d’analyse à la manière structuraliste, mais qui cherche, au contraire, à impliquer totalement l’interprétant dans son acte de signification du discours. Elle s’inscrit dans le cadre d’une sémiotique subjective mais aussi dans celui de l’analyse du discours. Cet ouvrage tente de répondre à la question non pas seulement de l’interprétation comme activité de signification, mais des lieux socio-subjectifs de sa construction.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37049

  • ANSEL Yves, Albert Camus, totem et tabou. Politique de la postérité, Presses universitaires de Rennes, 2012, 204 p., 15 euros.

    Camus, l’Algérie française, la colonisation, une face occultée des écrits du prix Nobel 1957 : cet ouvrage se veut une lecture précise, rigoureuse, littérale et sans concession de tous les textes (chroniques journalistiques, romans et nouvelles) que hantent l’Algérie et « la question algérienne ». Il revient sur les idées reçues et sur les interprétations qui ont été faites des Chroniques algériennes, de Noces, de L’Étranger, de La Femme infidèle ou du Premier homme. Parce que l’Algérie française n’est pas seulement « une terre, un ciel » mais un sujet fondamental.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2920&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • BROAD Stephen, Olivier Messiaen : Journalism 1935–1939, London, Ashgate, 2012, 184 p., £55.

    One of the foremost composers of the twentieth century, Olivier Messiaen wrote widely on his music and on his beliefs. This is the first edition of his early journalism and provides both the original French text and an English translation. The writing in this volume dates from the 1930s, before the composer gained the international reputation that he and his music now enjoy. The pieces he wrote range from reviews of individual performances to essays on particular works or composers and articles that discuss more general themes such as sincerity of expression in music. Many of the articles included in this collection are new to the Messiaen bibliography, and others are available here for the first time in English. A number are, as Broad describes them, ’quietly shocking’ in that they force us to reappraise certain aspects of the composer such as his role in La Jeune France, and his wider participation in the debates of his time. This edition, therefore, represents a new source for understanding Messiaen and provides a fascinating glimpse of the composer in the early part of his career.

    Contents : Preface ; Introduction ; Part I The Journalism (French Original) : Articles for La Revue musicale ; Articles for La Sirène (later La Syrinx) ; Articles for Le Monde musical ; Articles for La Page musicale ; Articles for various other journals ; Part II The Journalism (English Translation) : Articles for La Revue musicale ; Articles for La Sirène (later La Syrinx) ; Articles for Le Monde musical ; Articles for La Page musicale ; Articles for various other journals. Appendices : A catalogue of Messiaen’s journalism (1935–1939) ; Selected personalia ; Bibliography ; Index.


    En savoir plus : http://www.ashgate.com/default.aspx?page=637&calcTitle=1&pageSubject=310&title_id=3512&edition_id=6239

  • BRUN Catherine, PENOT-LACASSAGNE Olivier, Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d’Algérie, Paris, IMEC/Gallimard, 2012, 39,90 euros.

    Au-delà des tabous et des silences, au-delà des partis pris, au-delà même de l’histoire des événements aujourd’hui précisément établie, grâce à des documents inédits, une autre histoire de la guerre d’Algérie peut s’écrire : celle des mobilisations qu’elle provoqua dans le paysage intellectuel français. On oublie le plus souvent les débats, les causes et les combats qui agitèrent alors les intellectuels, comme si tous avaient été, d’emblée et unanimement, anticolonialistes, comme si « le sens de l’histoire » s’était imposé. Seul le manifeste des 121, pourtant tardif, reste dans les mémoires. Cependant dès 1954, les consciences se mobilisent. Très vite, les dénonciations sont argumentées et les débats divisent. Groupes, solidarités, réseaux, le monde intellectuel veut croire en son pouvoir d’action. Textes visionnaires de Camus, d’Amrouche, de Mounier, de Ricœur…, engagements et déchirements des protagonistes – de Sartre à Domenach, Vidal-Naquet ou Paulhan…–, mobilisation des revues et des éditeurs… L’ouvrage - catalogue de l’exposition présentée à l’IMEC du 16 juin au 14 octobre - fait entendre, pièces d’archives à l’appui, la violence des débats et l’ampleur des enjeux politiques. Jamais le discours des intellectuels et leur mobilisation n’ont fait l’objet d’un récit en archives. Plus de 250 documents extraits des collections de l’IMEC et d’autres institutions et de fonds privés permettent une autre approche de l’histoire de ces engagements. Pour la première fois sont présentés « ennemis complémentaires » ou alliés objectifs, sans point de vue surplombant, de sorte que chaque visiteur puisse construire son propre cheminement.
    En savoir plus : http://www.imec-archives.com/accueil.php?n=109

  • CAMENEN Gersende, Roberto Arlt. Écrire au temps de l’image, Presses universitaires de Rennes, 2012, 252 p., 15 euros.

    L’œuvre de Roberto Arlt (1900-1942) est contemporaine de l’affirmation de la photographie et du cinéma dans le champ culturel argentin. L’écrivain développe un discours passionné et ambivalent sur la transformation des dispositifs de représentation et du statut de l’écriture entrainée par les nouveaux médias. Mais surtout l’image s’infiltre dans l’écriture et cette mutation culturelle suscite des réponses poétiques diverses dans les romans, les pièces de théâtre et les écrits de voyage arltiens.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2917&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • Collectif, Le jour où… France Info 25 ans d’actualités, Paris, Édition France Info / Futuropolis, 2012, 270 p., 25 euros.

    France Info a donné carte blanche à des auteurs parmi les plus brillants de la BD contemporaine pour aborder chacun à leur façon l’un des grands événements d’actualité des 25 dernières années. L’auteur canadien Guy Delisle (qui a reçu cette année le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême) évoque les événements de la place Tienanmen en 1989, l’américain Joe Sacco revient sur la guerre en Irak en 2004, le français Tignous traite de l’affaire DSK en 2011, Miles Hyman commente la mort de Ben Laden le 1er mai 2011… Sont abordés également l’évocation de la chute du mur de Berlin, le génocide rwandais, la victoire de l’équipe de France de football dans la Coupe du Monde de 1998 ou encore la mort de Lady Di…
    On retrouve également dans cet album dans cet album d’anciens lauréats du « Prix France Info de la bande dessinée d’actualité et de reportage » (Christin, Davodeau, Ferrandez, Emmanuel Guibert, Kris, Masson, Sacco, Stassen, Tignous), des auteurs Futuropolis (David B., Baru, Blutch, Dabitch et Pendanx, Jean-C. Denis, Igort, Prudhomme, Rabaté, …), des invités de marque (Guy Delisle, Dupuy et Berberian, Jul…). Un casting exceptionnel : la plupart d’entre eux ont reçu pendant ce quart de siècle les plus hautes récompenses de la bande dessinée.
    En savoir plus : http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790240

  • Comité d’histoire du Ministère de la Culture, Histoire administrative du ministère de la culture et de la communication 1959-2012, Paris, La Documentation française, 2012, 248 p., 15 euros.

    L’objectif de cet ouvrage est de présenter l’état actuel et l’évolution historique des principaux services qui composent le ministère de la culture et de la communication.
    L’ouvrage se subdivise ainsi : présentation générale des missions et de l’organisation du ministère ; description de son niveau politique (ministre et cabinet) ; organisation de son niveau proprement administratif ;
    Pour chacune des entités administratives sont décrites ses missions et son organisation actuelles, puis, est retracée son évolution entre 1959 et 2011. La liste nominative des responsables de chaque service central clôt cet historique. L’intérêt de cet ouvrage est aussi de présenter l’évolution administrative des principales politiques transversales conduites par le ministère.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110090157/index.shtml

  • DURAND-LE GUERN Isabelle, Le roman de la révolution. Lʼécriture romanesque des révolutions de Victor Hugo à George Orwell, Presses universitaires de Rennes, 2012, 292 p., 18 euros.

    Cet ouvrage propose une réflexion sur la destinée romanesque de l’idée même de révolution. Comment la posture révolutionnaire romantique caractéristique d’un Michelet ou d’un Hugo se résout-elle dans des œuvres plus tardives, ou dans des romans de la désillusion révolutionnaire ? Au-delà de leur dimension strictement historique, de leur objectif réaliste de représentation d’une époque révolue, ces romans fonctionnent comme espace d’exploration littéraire de modèles politiques. Comment l’idéologie à l’origine du projet romanesque prend-elle place et forme dans l’écriture ? Et comment cette idéologie se heurte-t-elle à la réalité romanesque, c’est-à-dire à ce monde construit et mis en oeuvre par le romancier ?
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2906&utm_source=parutions-2e-quinzaine-de-mai-et-ure-semaine-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • GAVILLET Isabelle (dir.), Déviance et risque en dispositifs. Expertise et médiatisation, Presses universitaires de Nancy, 2012, 220 p., 20 euros.

    La chronique du risque, du contrôle, de la prévention ou de la sanction tend à devenir notre actualité quotidienne. Des questions nouvelles, ou qui paraissent l’être, relevant de la santé, des mœurs, de la sécurité, de l’éducation ou de l’écologie font l’objet de dispositions législatives qui mettent en tension le rapport entre responsabilité collective et liberté individuelle. Un certain sens commun, dans nos sociétés démocratiques, y voit généralement une action unilatérale de l’État et des pouvoirs publics à l’endroit du citoyen. Or, au-delà d’une conception régalienne des fonctions de l’État, ces problématiques invitent à poser la question des processus de construction et de communication de l’action publique. Par quels mécanismes des pratiques, des représentations, des discours sont-ils plus ou moins tolérés, selon qu’ils correspondent à une norme acceptée ou qu’ils suscitent la réaction sociale ?

    Les théories les plus récentes rendant compte des grands bouleversements sociétaux se rencontrent autour de plusieurs notions qui connaissent un succès incontestable dans les champs académique, politique et journalistique : la désinstitutionnalisation, l’individualisation, la société liquide, l’accélération du changement social ou encore la révolution managériale, la globalisation, l’incertitude, la société du risque.

    Cet ouvrage permet de prolonger la réflexion engagée à Metz en décembre 2009 en pointant, par-delà la diversité des objets analysés (violence scolaire, violence urbaine, inceste, storytelling écologiste, crise sanitaire, tabagisme, rodéos automobiles, supportérisme, viol et immigration en Italie, crise des banlieues, délinquance, public actif), des invariants tant en termes de production de normes, de connaissances légitimes que de leur circulation dans nos sociétés. Deux notions transversales traduisent ici un certain continuum dans le traitement réservé aux facteurs de risques : l’expertise et la médiatisation. Dans un cas comme dans l’autre, les chercheurs rendent compte d’un glissement des frontières entre : le public et le privé ; le scientifique, le politique et le professionnel ; le professionnel et le profane. Qu’ils s’organisent en think tanks, qu’on les qualifie de « nouveaux experts », d’entrepreneurs de morale ou qu’il s’agisse de journalistes et de publics actifs, les prescripteurs de « bonnes conduites » empruntent, pour convaincre, aux ressorts du récit mythique, de la subjonctivité ou de la nosographie.

    Ces résultats tendent à confirmer, d’une part, le bien-fondé d’une « sociologie générale » attentive aux transformations liées à la société post-industrielle et à leurs conséquences ; mais, d’autre part, ils réaffirment et prolongent quelque inquiétude formulée par la sociologie de la déviance quant au déficit de légitimité accordée aux sciences humaines et sociales par le politique dans le débat public et la nécessité d’une sociologie pragmatique. Ils sont enfin une invite au questionnement de l’outillage scientifique – théories, catégories, concepts, notions – sur lequel nous nous fondons pour produire nos analyses.


    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100483040

  • HAFFEMAYER Stéphane, MARPEAU Benoit, VERLAINE Julie (dir.), Le Spectacle de l’Histoire, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 315 p., 19 euros.

    Depuis la plus haute Antiquité, l’histoire a été mise en spectacle. Dans ce spectacle vivant, la représentation du passé s’accommodait d’anachronismes et d’allusions au présent, aussi inévitables que nécessaires. Étudier le spectacle de l’histoire, c’est examiner les rapports que les sociétés contemporaines entretiennent avec certains pans de leur passé ; c’est aussi comprendre ce que, de manière détournée, elles disent d’elles-mêmes, en re-créant l’histoire. Objet d’histoire culturelle, le spectacle de l’histoire se prête à un faisceau d’interrogations pluridisciplinaires : contexte économique, politique et social, analyse formelle des logiques de mise en spectacle, déterminations techniques (décor, éclairage), choix narratifs, effets spectaculaires, espaces de diffusion, publics concernés, réceptions différenciées, aspirations de l’imaginaire social, etc. Dans ce livre se rencontrent surtout deux ordres de nécessité, celui de l’histoire et celui du spectacle. Pour qu’un événement historique devienne objet de spectacle, il faut qu’il ait du sens pour ses spectateurs. L’impératif de véracité historique le cède souvent aux nécessités du spectacle. Il s’agit moins de comprendre que de ressentir : la mise en scène de l’histoire mobilise des registres émotionnels, identitaires, des expressions des corporalités qui prétextent la référence au passé pour évoquer le présent. Tout en convoquant une diversité d’époques (de l’Antiquité à nos jours), d’échelles (de l’individuel à la nation) et de domaines explorés (théâtre, opéra, ballet, cinéma, télévision, cirque, défilés équestres, arts de la rue, fêtes officielles, spectacles de sons et lumières, panoramas), cet ouvrage collectif a pour ambition d’analyser la fabrication des stéréotypes identitaires d’une époque, la manière dont l’usage du passé exprime des préoccupations individuelles et collectives. Les études regroupées ici s’ordonnent autour de trois thèmes : celui du héros, moteur de l’histoire, métaphore des résistances individuelles ou collectives ; celui de la femme, absente des discours historiques mais omniprésente sur la scène ; celui du spectaculaire, de ses effets de réels et inévitables anachronismes par lesquels toute société pose au passé les questions du présent.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/index.php

  • LEDOS Jean-Jacques, Petite contribution à l’histoire de la radio, Paris, L’Harmattan, 2012, 230 p., 23 euros.

    Les techniques et l’usage universel que les ondes ont engendrés sont un phénomène majeur du vingtième siècle. La radio était présentée par les pionniers comme un moyen d’ "informer, d’éduquer et de distraire" offert au plus grand nombre. Lénine la pressentait comme un "journal qui ne connaît pas de frontière". Les pouvoirs ne se priveront pas de l’entretenir. L’auteur a retrouvé des sources méconnues qui éclairent certains aspects d’un média que la transmission quasi-instantanée de la Toile menace.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37069

  • LEDOS Jean-Jacques, Petite contribution à l’histoire de la télévision, Paris, L’Harmattan, 2012, 198 p., 20 euros.

    La "télévision", un mot lancé à Paris en 1900 devant les participants d’un congrès d’électriciens, ne décrivait encore qu’un projet sans essais. Depuis les années trente, les progrès incessants des techniques de diffusion et des stratégies de communication ont servi les meilleures intentions et, parfois, les pires causes. L’auteur a recherché les sources les plus proches du développement de la transmission par les ondes que l’imaginaire littéraire ou scientifique avait pressenti.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37070

  • MAIER-SCHAEFFER Francine, PAGE Christiane, VAISSIÉ Cécile (dir.), La révolution mise en scène, Presses universitaires de Rennes, 2012, 348 p., 19 euros.

    La révolution est au cœur de très nombreuses pièces et mises en scène, en France, en Allemagne, en URSS et ailleurs, du XVIe au XXe siècle. Cet ouvrage se veut une réflexion aussi bien sur les écritures théâtrales de la révolution que sur les révolutions au théâtre, que ces écritures rendent nécessaires et souvent anticipent. Au travers des différents points de vue, une constante demeure : une certaine nostalgie et un rêve éternel de révolution, accroché – peut-être ? – à la croyance en un progrès possible de l’humanité.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2921&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • MARCUCCI Virginie, Desperate Housewives. Un plaisir coupable , Paris, Puf, 2012, 144 p., 12 euros.

    Comment le réalisateur Marc Cherry et la chaîne américaine ABC sont-ils parvenus à transformer le pire genre télévisé, le soap opera de la ménagère, en une série diffusée en prime-time et qui a connu un succès planétaire ? Pourquoi, de l’aveu de tant d’Américains, a-t-elle suscité le « plaisir coupable » de suivre intensément un produit culturel de basse extraction ? Cet essai analyse les moyens déployés pour construire une série cultivant l’ambiguïté, traversée par le féminisme ou la misogynie, à la fois progressiste et conservatrice, plaisant aux adolescents comme aux parents, et qui réussit le tour de force de proposer une œuvre télévisuelle aussi audacieuse que consensuelle.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Desperate_Housewives._Un_plaisir_coupable

  • PERREUR Nathalie, The Practice. La justice à la barre, Paris, PUF, 2012, 144 p., 12 euros.

    Série créée par David E. Kelley en 1997, The Practice explore le monde de la justice pénale américaine et met au jour les failles de son système. À partir du microcosme de la justice et de ses acteurs, c’est la société américaine dans son ensemble qui est passée au crible du regard intransigeant des scénaristes. Au long de ses huit saisons, la série se positionne dans l’espace public en offrant un regard sans concession sur une société en crise. Car c’est l’image d’une justice faillible, parfois injuste, souvent imprévisible, que la série dévoile une justice qui, comme la société qui l’a mise en place, n’est pas dépourvue de préjugés racistes ni d’obsession sécuritaire et reste obnubilée par la peine de mort.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:The_Practice._La_justice_%C3%A0_la_barre

  • RAUCH André, TSIKOUNAS Myriam (dir.), L’historien, le juge et l’assassin, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012, 286 p., 30 euros.

    Après le criminel et son juge, surgit l’historien. Que sait-il des faits ? Son enquête est tributaire de la disponibilité des archives. Elle croise des sources écrites, audiovisuelles, d’origines diverses : policières, judiciaires, pénitentiaires, littéraires... Quand elles ne font pas défaut, comme c’est souvent le cas pour l’inceste, le viol ou les violences domestiques. La confrontation des archives ouvre la voie aux représentations et aux imaginaires. Ils varient d’une époque à une autre, selon les circonstances, les positions des témoins et la nature des témoignages. Journaux, émissions radio et spectacles télévisés font et défont crimes et jugements au cours des années, les opposant et les contestant à la lumière d’autres témoignages ou de nouvelles interprétations. Des discriminations profondes existent. Comment sont évaluées les différences entre hommes et femmes ? La sorcière, Charlotte Corday, la révolutionnaire, sont-elles jugées à la même aune que le meurtrier ou l’assassin ? Quelques figures héroïques marquent les imaginaires. Attaques sexuelles ou crimes idéologiques ouvrent des débats d’une tout autre nature. Le crime et la justice pénale font la une des faits-divers dans la presse. « Tribunaliers », « courriéristes » et « reporters » dressent des scénarios qui révèlent les peurs ou les goûts d’une époque. Voisins, officiers de police, experts, jurés livrent, en effet, aux journalistes la matière à des oeuvres qui peuvent servir de « modèles du genre ». Les plaidoiries et leurs effets de rhétorique, dans l’enceinte du prétoire ou devant les micros et les caméras, sur le parvis du tribunal, attisent raison et émotion que suscitent les versions contradictoires du crime. Autant de questions sur les sources, les circonstances, les acteurs, les productions littéraires ou les spectacles audiovisuels qui renouvellent l’intérêt actuel pour la justice en histoire culturelle.
    En savoir plus : http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=l%27historien%20le%20juge%20et%20l%27assassin&source=web&cd=1&ved=0CFUQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.univ-paris1.fr%2Ffileadmin%2FCRHXIX%2Fvdp.jugeassassin.pdf&ei=TAPPT_DrA9K18QO0jOHEDA&usg=AFQjCNGFHcN9vT3MA0fV9o9yMrn9-yr

  • RENOUARD Gilles, Le cinéma français dans le monde, Paris, Klincksieck, 2012, 224 p., 19 euros.

    Des Oscars pour Jean Dujardin et The Artist. La Palme d’or pour Entre les murs. Intouchables en haut du box-office allemand. Luc Besson qui enrôle Angelina Jolie pour son prochain film. Autant de signes du retentissement des films français au-delà de leurs frontières. Mais quelle place occupe vraiment le cinéma français dans le monde ? Quel regard portent les spectateurs étrangers sur ses réalisateurs, ses acteurs ? Comment s’organise la circulation des œuvres ? Pourquoi la France accorde-t-elle de l’importance à l’exportation de son cinéma ? Gilles Renouard explore un pan encore méconnu de la vie du cinéma français : l’international. Il couvre le champ des connaissances disponibles et rapporte des informations inédites sur une histoire, faite de gloire et de revers, aussi vieille que le cinéma lui-même. Il s’interroge sur la réception du cinéma hexagonal par les spectateurs, les festivals, les journalistes, les professionnels étrangers. Il évalue son poids économique et analyse les ressorts politiques de la circulation mondiale des films. Un tour du monde passionnant de la planète cinéma.
    En savoir plus : http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100915000&fa=author&person_id=2480#content

  • SCHEINFEIGEL Maxime, Rêves et cauchemars au cinéma, Paris, Armand Colin, 2012, 208 p., 22 euros.

    Images oniriques, images filmiques : la proximité entre les deux dispositifs qui les produisent s’est inscrite en profondeur dans l’histoire du cinéma. Depuis toujours, en effet, des films se pensent comme les rêves se forment. Quand naissait le cinéma, Freud analysait les mécanismes de la formation des images de rêve. Aujourd’hui, des neurobiologistes montrent comment l’activité onirique est une des aventures de la vie mentale. Ainsi pourra-t-on entrer au pays des rêves et des cauchemars du cinéma en leur compagnie. Des films d’époques et d’origines très variées jalonnent ce parcours. Leurs réalisateurs (Mosjoukine, Laughton, Lang, Welles, Hitchcock, Bergman, Kobayashi, Fellini, Bunuel, Gilliam, De Oliveira, Nolan…) ont tous célébré à leur manière les noces séculaires du cinéma et de l’onirisme.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/412153/reves-et-cauchemars-au-cinema.php

  • SERRANO Yeni, Nommer le conflit armé et ses acteurs en colombie. Communication ou information médiatique ?, Paris, L’Harmattan, 2012, 220 p., 22 euros.

    Le traitement médiatique d’un conflit non international comme le conflit armé interne en Colombie représente un enjeu stratégique pour les acteurs en conflit. Comme le démontre ce livre, les discours d’information des médias constituent un terrain privilégié où les groupes qui s’opposent mènent une guerre langagière qui consiste à imposer une certaine manière de présenter la "réalité" du conflit par le biais des désignations utilisées pour se référer à la confrontation armée et aux acteurs armés.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37387

  • SERRES Alexandre, Dans le labyrinthe. Évaluer l’information sur internet, Paris, C&F Éditions, 2012, 224 p., 22 euros.

    Une recherche d’information efficace passe par l’évaluation des résultats proposés, opération complexe qui dépend de chaque usager, de ses objectifs et de ses connaissances antérieures. Il n’existe pas de grille absolue, de classement automatique des sources documentaires qui puisse répondre à tous les objectifs d’une recherche d’information. La manière dont les usagers identifient, évaluent et valident une source, un auteur ou un document, engage et traduit leur rapport général au monde, à la société, aux institutions, à la technologie. Après avoir présenté les pratiques réelles des internautes, et particulièrement des lycéens et étudiants, Alexandre Serres dégage les notions essentielles pour l’évaluation des sources documentaires : autorité, crédibilité, qualité de l’information et pertinence(s).
    Ce livre, véritable état des lieux des pratiques documentaires actuelles, remet les questions centrales de la documentation au coeur des usages de la « Génération Google » et propose des outils pour penser l’éducation à l’information en dehors des mythes et des argumentaires du marketing.
    En savoir plus : http://cfeditions.com/Labyrinthe/

  • SIMIZ Stefano (dir.), La parole publique en ville des Réformes à la Révolution, Villeneuve d’Ascq, PU Septentrion, 2012, 25 euros.

    Longtemps négligée du fait du triomphe de l’imprimé à qui parfois, paresseusement, on l’opposait, l’étude des expressions orales fait actuellement l’objet d’une réévaluation historiographique. Or, quel meilleur terrain pour redécouvrir cette réalité que le monde urbain, véritable univers de la parole constituée au sein duquel des pouvoirs solidement institués se font face, abondamment éclairée par la multiplicité et la variété de sources émanant tant des commanditaires des discours, des orateurs mêmes que des auditoires, ces horizons d’attente qu’on essaie de ne pas ignorer. L’éloquence règne partout en ville. Elle s’appréhende à travers les institutions de nature politique, judiciaire ou religieuse. Loin de s’ignorer, ces différents pouvoirs se font d’ailleurs face, s’évaluent les uns par rapport aux autres, enfin s’empruntent mutuellement les normes qui font le succès de la plupart des discours, les meilleurs étant souvent livrés à l’imprimeur afin de servir de modèle aux générations suivantes. C’est l’histoire de cette parole contrôlée, extrêmement codifiée et bien vivante, inscrite dans le calendrier comme dans l’espace et la société urbains, qui est ici abordée de façon transdisciplinaire par des spécialistes historiens et historiens de la littérature.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre/?GCOI=27574100031680

  • SIMONNOT Brigitte, L’accès à l’information en ligne : moteurs, dispositifs et médiations, Cachan, Hermès – Lavoisier, 2012, 254 p., 49 euros.

    L’accès à l’information a toujours nécessité des médiations. Avec le numérique et l’internet, certaines sont devenues invisibles, d’autres se transforment et de nouvelles émergent. Le développement des moteurs commerciaux implique une banalisation des pratiques de recherche en ligne. Cet ouvrage analyse l’évolution des recherches scientifiques sur l’accès à l’information et les dispositifs associés. En se focalisant sur le fonctionnement des moteurs de recherche commerciaux, il attire l’attention sur un aspect souvent oublié : la dimension médiatique de ces dispositifs. L’accès à l’information en ligne appelle à un changement de paradigme pour mettre l’agir informationnel et les socialités associées au cœur des réflexions.
    En savoir plus : http://www.lavoisier.fr/livre/notice.asp?id=3LKWX3A2S36OWR

  • TALIANO-DES-GARETS Françoise (dir.), Villes et culture sous l’Occupation. Expériences françaises et perspectives comparées, Paris, Armand Colin, 2012, 384 p., 30 euros.

    « Toute la France, toute l’Europe est en prison » écrivait Jean Guéhenno dans Journal des années noires. Quelles furent les répercussions d’un tel contexte sur la vie culturelle ? En s’intéressant aux pratiques et aux politiques culturelles urbaines sous l’Occupation en Europe et dans l’empire français, cet ouvrage ouvre des perspectives de comparaison internationale inédites. Il livre, en effet, par une approche de terrain, une connaissance précise et différenciée des situations nationales. Tout en mesurant les degrés d’oppression et de résistance, variables selon les territoires et les moments de la guerre, on découvrira d’Athènes à Varsovie, de Prague à Lyon ou Turin, de Marseille à Dakar, d’Alger à Damas… une même vitalité culturelle et les mêmes subterfuges pour échapper aux contraintes de l’Occupation. Celles-ci ont pour nom censure, répression, propagande et pénuries. L’occupant, ainsi que les régimes de collaboration comme Vichy, s’emploie à créer un ordre nouveau où la culture fournit rêve et divertissement, rassemble et manipule. Mais elle s’avère également vecteur de résistance individuelle et collective, jusque dans les situations les plus extrêmes, notamment dans l’univers des ghettos.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/411394/villes-et-culture-sous-l-occupation.php

  • VIGNALE François, La revue Fontaine. Poésie, Résistance, engagement, Alger 1938-Paris 1947, Presses universitaire de Rennes, 2012, 292 p., 16 euros.

    « Revue de la Résistance en pleine lumière » selon son directeur et fondateur Max-Pol Fouchet, Fontaine naît à Alger au printemps 1939. D’abord revue au tirage confidentiel, essentiellement tournée vers la promotion de la jeune poésie, la revue ne tarde pas à s’emparer de questions telles que la place du poète dans la cité. Première des revues littéraires légales à s’opposer publiquement à l’idéologie de la Révolution nationale dès août 1940, elle devient l’un des acteurs majeurs du champ littéraire sous l’Occupation, suscitant parfois rivalités et jalousie. Louis Aragon, Paul Éluard, Pierre Emmanuel ou encore Pierre-Jean Jouve composent alors ses sommaires.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2912&utm_source=parutions-2e-quinzaine-de-mai-et-ure-semaine-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • WAJCMAN Gérard, Les Experts. La police des morts, Paris, PUF, 2012, 144 p., 12 euros.

    Nous sommes entrés dans l’âge des experts. Dans le monde des experts, on dit qu’on peut tout savoir, qu’on peut faire la lumière sur tout, arracher son secret à toute chose et à la mort elle-même. Ce monde-laboratoire où nul crime ne reste jamais opaque, ce monde de transparence et de vérité, c’est le nôtre : celui de la grande promesse de la science. Cette série sur la police scientifique sait faire parler les choses et va chercher la vérité au fond des cadavres. Elle n’opère que sur un monde enfin froid. Pour ce qui est du monde chaud, du monde des vivants, du monde réel secoué de crises financières et de tsunami, c’est plutôt l’impuissance des experts qui frappe.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Les_Experts._La_police_des_morts

    Articles/Revues
  • "Justice et médias. Où en est-on après 10 ans de loi Guigou ?", Légicom. Revue thématique de droit de la communication, n° 48, 2012.

    Actes du Forum Légipresse du 7 Octobre 2011

    Débat préliminaire : QPC et droit des médias
    L’information AVANT le procès…
    La présomption d’innocence et la course médiatique
    Le secret de l’enquête et de l’instruction, le recel et le secret des sources
    Le « statut » particulier de l’image….
    L’information PENDANT le procès…
    Les publications interdites : interdire au nom de quoi ?
    Les comptes rendus d’audience, Twitter et le déroulement du procès en temps réél
    Les images du procès et l’entrée des caméras dans les salles d’audience…
    L’information APRES le procès…
    Les docu-fictions : le respect de la vie privée et la liberté de création
    Information judiciaire et droit à l’oubli
    Propos autour d’Internet : l’histoire et l’oubli…


    En savoir plus : http://www.legipresse.com/legicom/accueil2lcom.asp?nlegipresse=48

    Multimedia

Mai 2012

    Livres
  • CHAMBARLHAC Vincent, HOHL Thierry, TILLIER Bertrand (édition établie par), Léon Rosenthal. Chroniques d’art de l’Humanité (1909-1917), Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, 2012, 554 p., 35 euros.

    Si Léon Rosenthal (1870-1932) est encore connu comme historien de l’art ou pour ses fonctions de conservateur du musée des Beaux-Arts de Lyon, et bien que ses livres sur la peinture romantique soient encore lus, on a oublié son engagement de militant socialiste. C’est à ce titre que cet ancien normalien, promoteur de l’Art social et de l’Art à l’école, a publié plus de 170 chroniques dans L’Humanité fondée par Jaurès, où la rubrique artistique lui est confiée de 1909 à 1917. Dans les colonnes du journal, Rosenthal est attentif à l’actualité des Salons et des expositions, des galeries et des musées, mais aussi des ouvrages qui paraissent et dont il propose des « notes » critiques à l’intention des « camarades » qui sont ses lecteurs. D’un ton alerte et d’une plume exigeante, le critique se fait pédagogue, soucieux de donner accès à la compréhension de la gravure, de la peinture et de la sculpture dans leur spécificité, des arts décoratifs ou de l’architecture dans leur utilité, dont il refuse qu’ils soient l’apanage des élites. De même, à la faveur de la Grande Guerre et de ses destructions, en réformateur éloquent, Rosenthal s’emploie à sensibiliser les lecteurs aux questions d’urbanisme et de reconstruction, dont il se montre un théoricien avisé. Cet ouvrage présente ici l’ensemble de ces chroniques dans une édition présentée et annotée.
    En savoir plus : http://eud.u-bourgogne.fr/collections/livre.html?lid=314&titre=L%C3%A9on+Rosenthal

  • DULONG DE ROSNAY Mélanie, DE MARTIN Juan Carlos (dir.), The Digital Public Domain : Foundations for an Open Culture, Open Book Publishers, Cambridge, UK, 2012, 220 p.

    Alors que la technologie numérique rend la culture plus accessible que jamais, les droits relatifs à l’usage des biens culturels deviennent plus restrictifs. Face à cette évolution paradoxale, des chercheurs, universitaires, bibliothécaires, entrepreneurs, militants et décideurs politiques, réunis au sein du projet Communia, financé de 2007 à 2011 par l’Union Européenne et à l’origine de l’association internationale Communia sur le domaine public numérique, ouvrent la discussion et apportent des solutions concrètes à la difficile question de la régulation de la culture à l’ère numérique. Cet ouvrage, composé d’articles théoriques sur l’histoire du droit d’auteur et du domaine public, et d’études de cas de projets récents qui se sont engagés avec les principes d’accès ouvert et les licences Creative Commons, est une lecture essentielle pour quiconque s’intéresse au débat sur ​​les droits d’auteur et Internet.
    Ouvrage sous licence Creative Commons, la version pdf est en libre accès (en anglais).
    En savoir plus : http://www.communia-association.org/2012/04/14/the-digital-public-domain-foundations-for-an-open-culture/

  • LESCURE Pierre, CHAMPEMOIS Sabrina, In the baba, Paris, Grasset, 2012, 384 p., 18 euros.

    Pierre Lescure ? On pensait qu’il n’écrirait jamais ses Mémoires. Trop pressé d’aller de l’avant, pas assez nostalgique. Et pourtant, les voici. Et quelle vie ! L’enfant de Choisy, le fils de communiste, l’infatigable curieux de toute information, le zappeur de la planète fait un arrêt sur image : comment devient-on Lescure ? Comment un journaliste formé à la dure peut-il prendre les rênes de ce qui fut, à Canal +, l’invention la plus excitante du PAF ? Et si l’on est un saltimbanque, un ami des artistes, un meneur de jeu, peut-on s’improviser patron de milliers de salariés et homme de chiffres ? Quand l’édifice chancelle, qu’on part avec fracas, que ressent-on ? Les coulisses du pouvoir, la politique, les émissions cultes, les grandes figures, de Pierre Desgraupes à André Rousselet en passant par Rupert Murdoch, les vrais amis, les véritables traîtres, et même, chez un homme pudique et sensible, quelques beaux portraits de femmes dévoilées, voilà le programme. Le mystère Lescure ? Il subsiste, bien sûr, jusque dans sa manie des collections et sa générosté folle, mais au moins nous en saurons un peu plus...
    En savoir plus : http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&requestCode=afficherArticle&codeArticle=9782246769415&ligneArticle=0

  • MAIGRET Éric, STEFANELLI Matteo (dir.), La bande dessinée : une médiaculture, Paris, Armand Collin, 2012, 272 p., 25,40 euros.

    De Tintin à Titeuf, d’Astérix à Asterios Polyp, de Superman à L’Association et à Death Note, que nous dit enfin la bande dessinée sur elle-même au sortir d’un siècle de pollinisations croisées entre cultures nationales, de transformations chrysalidiques et de pluralisation authentique ? « Je est un autre. » C’est bien la formule rimbaldienne qui s’impose : je ne suis pas cet ensemble d’histoires destinées à un public d’enfants ou d’adolescents auquel vous me destiniez. S’il faut le dire avec force c’est que nous sortons à peine de deux discours prédominants sur la bande dessinée. L’un dénonçant une forme dégradée de Culture. L’autre, apologique et militant dont le prix à payer en a été une nouvelle essentialisation du médium qui mimait parfois les positions des dénonciateurs (en les inversant). Pour rompre avec ces discours hérités du siècle passé et finalement assez sclérosants, cet ouvrage aborde une troisième voie, « constructiviste ». Elle est proposée ici par des auteurs qui ne partagent pas toujours les mêmes opinions et les mêmes ancrages théoriques, mais qui croient en la diversification et en la richesse explosive d’une constellation culturelle en expansion.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/382368/la-bande-dessinee-une-mediaculture.php

  • MARTIN Marcienne, Se nommer pour exister. L’exemple du pseudonyme sur Internet, Paris, L’Harmattan, 2012, 220 p., 22 euros.

    Dans l’Odyssée, Ulysse choisit l’anthroponyme "Personne" afin d’échapper au Cyclope. En avance sur son temps, Ulysse aurait navigué sur la toile sous le pseudonyme "Personne". Se nommer est aussi un acte qui permet au sujet social de s’inscrire dans la société civile et d’être ainsi reconnu par l’autre. Qu’en est-il de la nomination en général ? Et du pseudonyme sur Internet en particulier ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=36856

  • MÉADEL Cécile, SONNAC Nathalie (dir.), L’auteur au temps du numérique, Paris, Éditions des archives contemporaines, 2012, 180 p., 10 euros.

    Que signifie aujourd’hui l’acte d’écrire et de publier un livre ? Quelle influence ont la numérisation des contenus, le développement d’Internet et les nouvelles pratiques de lecture sur le travail des auteurs ? Pour répondre à ces questions, ont été interrogés une variété d’auteurs dans toute leur diversité de producteurs d’ouvrages : des auteurs de bande dessinée aux concepteurs de livres pratiques, en passant par ceux qui écrivent des fictions ou des romans policiers. Il ne s’agit pas d’opposer deux univers, l’un attaché à la seule écriture papier et l’autre investi dans une dynamique dématérialisée du tout numérique, mais de comprendre comment les deux se complètent et se composent, comment le numérique ouvre de nouvelles façons d’écrire et offre de nouvelles possibilités d’édition et de publication, comment il permet d’intervenir sur le colloque singulier entre l’auteur et le lecteur, sur les échanges entre les producteurs et le public, sur la relation entre l’auteur et l’éditeur. Mais aussi comment le livre-papier garde pour les auteurs une place décisive et peut-être indétrônable. Cette étude a été menée dans le cadre des recherches de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet qui a pour mission d’étudier l’univers des industries culturelles et médiatiques et de produire en toute indépendance débats et réflexions sur les questions liées à la diffusion numérique et à la propriété intellectuelle. Elle a été dirigée par Cécile Méadel, professeure à Mines ParisTech, et Nathalie Sonnac, professeure à l’Université Panthéon Assas, respectivement expertes des Labs Hadopi Usages en Ligne et Économie Numérique de la Création.
    Avec : Audrey Llamas, Francesca Musiani, Mathieu Perona, Mathilde Persuy, Vincent Petitet, Marianne Serfaty, Guillaume Sire, Virginie Sonet
    En savoir plus : http://www.archivescontemporaines.com/#

  • MPERENG Jerry, Le génocide rwandais vu par L’Express et Jeune Afrique, Paris, L’Harmattan, 2012, 104 p., 12 euros.

    Ce travail consiste à revisiter le génocide rwandais à travers différents systèmes, modèles et "logiques d’interprétation" des journaux. C’est-à-dire une analyse comparative entre deux hebdomadaires, L’Express et Jeune Afrique, avec pour objectif de rechercher des catégories, des jugements, des discours, des commentaires rendant compte justement d’une manière spécifique d’interpréter l’événement.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=36980

  • NÉE Émilie, L’Insécurité en campagne électorale, Paris, Editions Honoré Champion, 2012, 258 p., 25 euros.

    Thèmes médiatiques prometteurs ou efficaces catalyseurs d’angoisses, « l’insécurité » et « la sécurité » s’invitent régulièrement dans l’espace public et ses discours. Si tout le monde semble convenir que soit « maintenue » ou « assurée » la sécurité dans un État de droit comme la France, le thème de « l’insécurité » suscite cependant des polémiques, réveille des angoisses ou se fait l’écho de peurs. Il répond à une demande ou la crée. Les mots mêmes de sécurité et d’insécurité paraissent dotés d’un pouvoir d’enchantement : insécurité sonne l’alarme, tandis que sécurité a le don de tranquilliser momentanément. Pour autant, « l’insécurité » figure aujourd’hui bien souvent dans les discours politiques et médiatiques comme une catégorie déproblématisée qui génère un consensus tant au niveau de ses expressions que des représentations qu’elle véhicule. Informé par l’analyse de discours, la sémantique et la linguistique de corpus, cet ouvrage explore le surgissement de la thématique sécuritaire dans l’espace public. Il questionne pour cela le débat électoral sur l’insécurité en 2001-2002 dans un discours de presse (Le Monde).
    En savoir plus : http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+0+1+2+cccdegtv1+08532455+1

  • PROULX Serge, MILLETTE Mélanie, HEATON Lorna (dir.), Médias sociaux. Enjeux pour la communication, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2012, 282 p., 29$.

    S’informer, se divertir, créer, échanger, commenter, partager : aujourd’hui, ces actions se posent sur les médias sociaux. Facebook, Twitter, LinkedIn, Wikipedia, YouTube, Blogger Instagram… tous ces dispositifs (et bien d’autres encore !) permettent aux usagers d’intervenir directement dans la production et la diffusion de contenus médiatiques, à titre professionnel comme à titre personnel. Mais quel est le poids réel des médias sociaux dans le tissu relationnel et, plus largement, dans l’ensemble de la dynamique sociale ?

    Ce livre nous invite à observer les usages des médias sociaux, dans des contextes définis, afin de questionner le phénomène sous les angles éthiques et politiques. Après la présentation d’une base épistémologique et théorique du concept de médias sociaux, une première section offre un aperçu des enjeux éthiques entourant l’utilisation de Facebook. Elle est suivie de textes traitant des formats de socialisation que permettent les interactions en ligne, puis des perspectives politiques de ces interactions en proposant notamment une étude sur le contexte médiatique ayant conduit aux événements du printemps arabe. Une dernière section porte sur l’utilisation des médias sociaux à des fins professionnelles en regard de l’éthique. L’ensemble nous permettra de porter un regard critique et argumenté sur ce phénomène des médias sociaux qui prend sans cesse de l’ampleur.


    En savoir plus : http://puq.ca/catalogue/livres/medias-sociaux-1212.html

    Articles/Revues
  • "Ecrans et médias", MEI (Médiation et Information), n° 34, avril 2012. Coord. : Thierry Lancien.

    La multiplication des écrans favorisée par les développements du numérique est susceptible de transformer les relations que l’on entretient avec eux et avec les contenus médiatiques qu’ils véhiculent. Ce numéro réunit les contributions de dix-neuf chercheurs qui, en prenant en considération l’écran de cinéma, de télévision, d’ordinateur ou de Smartphone, s’interrogent sur l’identité des médias, leurs transversalités et les spécificités des écrans.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no=36762&no_revue=80

  • "Faire l’événement", Sociétés & Représentations, n° 32, mars 2012. Coord. : Pascale Goestchel, Christophe Granger.

    Né de la modernité médiatique, l’événement est devenu aux xixe et xxe siècles une catégorie à part entière de description et d’organisation de la réalité sociale. Pour nombre d’acteurs, il est aussi le moyen de se signifier dans l’espace public. Ce dossier étudie ce qui fait l’événement : quelles sont les modalités pratiques de sa production ? quels ressorts sociaux, affectifs ou rhétoriques mobilise-t-elle ? Où réside l’autorité sociale de l’événement ainsi produit ? Et suivant quels mécanismes est-il investi de sens ? Procéder ainsi permet de saisir l’émergence d’une culture de l’événement et la place qui lui revient dans l’agencement des sociétés contemporaines.
    En savoir plus : http://www.univ-paris1.fr/services/publications-de-la-sorbonne/parutions-2012/

  • "Médias, jeunes et politique : de nouvelles formes d’engagement ?", Jeunes et médias. Les Cahiers francophones de l’éducation aux médias , n° 3, 2012.

    Un certain nombre d’initiatives citoyennes sur le web laissent à penser que les nouveaux médias viennent reconfigurer et battre en brèche le cliché d’une jeunesse dépolitisée et dépourvue d’idéal. Du Printemps arabe à l’approche des élections présidentielles, de la presse lycéenne à la fantastique machine à communication qu’est Internet, ce dossier spécial vient se pencher sur la place des médias dans la vie des jeunes usagers et leur possible impact dans leurs formes d’engagement politique. Militantisme, questionnement citoyen, représentation médiatique de la jeunesse engagée : ce troisième numéro des Cahiers francophones de l’éducation aux médias livre une étude complète de cette thématique d’actualité brûlante, le comportement politique chez les jeunes, venant questionner à point nommé le caractère démocratique de l’ère numérique.
    En savoir plus : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782748383201

  • "Musique et technologies numériques", Réseaux, n° 172, février-mars 2012. Coord. : Philippe Le Guern.

    La « révolution numérique » a, dans le champ culturel en général et musical en particulier, essentiellement donné lieu à des travaux qui envisagent d’une part la portée économique et les conséquences juridiques de la mise en ligne des contenus et d’autre part le renouvellement des formes de sociabilité et d’interactions entre les musiciens et leurs publics : l’émergence de nouveaux modèles de création de la valeur ou de nouvelles modalités de l’expertise ou de la prescription, le renouvellement des mécanismes de construction de la réputation et de la visibilité ont notamment constitué l’épicentre de ces travaux.
    A contrario, il est frappant que le coeur même de l’activité musicale - c’est à dire, répéter, se produire, enregistrer, utiliser des instruments, et dans une moindre mesure se promouvoir -, ait été en grande partie délaissé. Tout se passe comme si l’être-concret du musicien était absent des analyses sur la musique digitale. Or, on peut penser que l’émergence d’un instrumentarium numérique (sampleur, Digital Audio Workstations, synthés et effets virtuels, etc...) et le développement de nombreuses ressources sur internet (tutoriels, sites de recommandation, sites de mix ou de mastering on line...) n’ont pas été sans conséquences sur l’ensemble des pratiques constitutives de l’activité musicale : on peut notamment se demander si la baisse significative du coût des équipements, de nouvelles modalités d’apprentissage, l’apparition d’une lutherie numérique, la possibilité de contrôler toutes les étapes créatives (de l’enregistrement à la diffusion), n’ont pas fait baisser les coûts d’entrée dans l’activité, mais aussi modifié l’idée même de carrière, en affranchissant le musicien de ces gate keepers traditionnels que sont les studios d’enregistrement, la maison de disques ou la presse et les médias spécialisés. Centré sur les aspects concrets de la pratique musicale en régime numérique, ce numéro de Réseaux s’intéresse aux éléments constitutifs d’une ontologie digitale, à une histoire du passage de l’analogique au numérique, à la transformation des métiers et de pratiques, à la production de nouvelles esthétiques, à l’émergence de nouveaux systèmes de représentations et de nouvelles controverses autour des avantages et des inconvénients de la dématérialisation.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Musique_et_technologies_numeriques-9782707173249.html

  • "Publicité et politique", Mots. Les langages du politique, n°98, mai 2012. Coord. : Denis Barbet, Dominique Desmarchelier.

    Si l’influence des techniques publicitaires commerciales sur les campagnes politiques semble désormais admise, l’effet inverse, mettant en évidence les parodies et détournements politiques dans la communication publicitaire, semble plus récent, donc plus étonnant. À partir de plusieurs campagnes commerciales, ce dossier aborde les rapports entre publicité et politique en traitant une forme de « politisation » du discours publicitaire, voire du discours antipublicitaire. Ce sont principalement ces transferts entre la publicité et le politique qui sont visés : on pense en particulier à des messages ou campagnes faisant référence, selon une « logique de rebond », à une thématique ou à l’actualité politique et électorale, lorsque des campagnes commerciales surfent sur l’actualité de la compétition électorale ou recourent à des slogans politiques.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100195050

    Multimedia

Avril 2012

    Livres
  • BALLET Marion, Peur, espoir, compassion, indignation. L’appel aux émotions dans les campagnes présidentielles (1981-2007), Paris, Dalloz, 2012, 572 p., 47 euros.

    L’ouvrage que Marion Ballet propose ici au lecteur est profondément original, par son sujet comme par sa méthode. Cette affirmation peut paraître surprenante. Les élections présidentielles suscitent toujours une vaste littérature scientifique ou journalistique. Et l’on pourrait penser que l’intérêt pour les dimensions émotionnelles d’une campagne électorale va de soi. Chaque citoyen se rend bien compte en effet que les aspirants au pouvoir suprême ne se contentent pas de doctes discours bardés de chiffres pour convaincre les électeurs qu’ils constituent « le meilleur choix ». Il est clair pour tous que la rhétorique des candidats fait largement écho aux inquiétudes de la population, cherche à susciter la peur ou l’indignation, se révèle généreuse en promesses d’un avenir meilleur quand elle ne va pas jusqu’à proposer des rêves de lendemains qui chantent. Et pourtant, il faut bien constater que ces dimensions de la compétition électorale sont demeurées largement ignorées jusqu’ici par la recherche universitaire française. (…). Si Marion Ballet a remarquablement réussi son pari scientifique, elle le doit à son courage de chercheur, qui la rend capable de s’aventurer sur des sentiers peu fréquentés, voire hasardeux. Elle le doit aussi à une ténacité et un esprit de méthode hors du commun, qui lui ont permis de vaincre en chemin de nombreux obstacles d’ordre technique mais aussi de mener à bien un travail de titan en matière de collecte de données. Il n’est donc pas surprenant que la thèse dont cet ouvrage est issu, ait reçu les plus grands éloges d’un jury réuni à Sciences Po sous la présidence d’Olivier Duhamel et qu’elle ait été ultérieurement couronnée par le Prix 2011 de la recherche décerné par l’Inathèque.
    En savoir plus : http://www.dalloz-boutique.fr/ouvrages-universitaires/reflexion-et-approfondissement/nouvelle-bibliotheque-de-theses-dalloz/peur-espoir-compassion-indignation-vol-21.html

  • CARAYOL Cécile, Une musique pour l’image. Vers un symphonisme intimiste dans le cinéma français, Presses universitaires de Rennes, 2012, 322 p., 18 euros.

    L’essai de Cécile Carayol s’applique à mettre en perspective l’existence d’un langage musical spécifique au cinéma français. Elle dégage ainsi les tendances musicales essentielles des longs métrages contemporains depuis la fin des années 1990 : retour à la tradition des mélodrames américains des années 30 à 50 (Angel, Huit femmes) ; assimilation des codes musicaux du néo-hollywoodisme (Les Rivières Pourpres, Nid de Guêpes…) et symphonisme intimiste (Swimming Pool, Sur mes Lèvres…).
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2893&utm_source=parutions-aux-pur-avril-2e-quinzaine&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • CAYROL Roland, CHARON Jean-Marie (dir.), Médias, opinions et présidentielles, Bry-sur-Marne, Ina Editions, 2012, 178 p., 16 euros.

    L’impact des médias sur la campagne électorale de la présidentielle et plus particulièrement celui de la télévision ne sont plus à démontrer… Et pourtant, cet ouvrage permet de déconstruire les évidences qui ont la peau dure. En effet, les électeurs n’agissent pas en téléspectateurs hébétés : surprises du premier tour, scores sous ou surévalués, perception des connivences journalistes/personnel politique. Bref, même si les médias et la télévision surtout imposent leur rythme et leur « petite musique » pendant la campagne électorale, les auteurs rappellent que les citoyens ne sont pas dupes…
    Un ouvrage qui sera fort utile pour analyser les grands moments électoraux que constituent toujours depuis 1965 l’élection présidentielle. Il est issu des XXIIIe Rencontres Ina-Sorbonne « Les médias et les élections présidentielles » qui se sont tenues le 10 décembre 2011.

    Auteur : Sous la direction de Roland Cayrol et Jean-Marie Charon Avec les contributions de Dominique Cardon, Roland Cayrol, Jean-Marie Charon, Jean-Marie Cotteret, Christian Delporte, Jacques Gerstlé, Pierre-Emmanuel Guigo, Pierre Lefébure, Jean-Daniel Lévy, Arnaud Mercier, Jean-Louis Missika, Christophe Piar, Emmanuel Rivière, Jean Claude Sergeant, Thierry Vedel, Isabelle Veyrat-Masson, Pierre Zemor.


    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications-ina/medias-opinons-et-presidentielles

  • CROIX Alain, GUYVARC’H Didier, RAPILLIARD Marc, La Bretagne des photographes. La construction d’une image de 1841 à nos jours, Presses universitaires de Rennes, 2012, 512 p., 45 euros.

    Comment les photographes ont-ils peu à peu façonné, transformé et imprimé dans les mémoires notre vision de la Bretagne ? Avec 500 photographies, en majorité inédites, cet ouvrage propose une vue d’ensemble de la Bretagne photographiée depuis 1841 : photographies restées privées, éditées, diffusées en cartes postales ou mises en ligne, signées ou anonymes, provenant des collections publiques et privées de Bretagne et de toute la France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, de Suisse, des États-Unis ou du Canada. Une source d’émotion devant la beauté, l’occasion de sourire parfois, de réfléchir à ce qui a façonné notre imaginaire, nos représentations de la Bretagne.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2886&utm_source=parutions-aux-pur-avril-3e-semaine&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • DE LUGET Agnès, FLORES-LONJOU Magalie (dir.), L’enfant, le droit et le cinéma, Presses universitaires de Rennes, 2012, 270 p., 18 euros.

    Le cinéma, en portant la figure puis la parole de l’enfant à l’écran, ancre la place du mineur au cœur de nos sociétés. Les nombreux paradoxes qui entourent l’enfant dessinent un statut qui se révèle à travers les filmographies, françaises et étrangères. Si le cinéma ne peut confirmer l’existence d’un profil universel de l’enfant, il n’en demeure pas moins qu’à l’instar du droit, le 7e art met en relief la dualité de son statut juridique et le déplacement du curseur de l’enfant à protéger vers l’adulte en devenir, titulaire de droits propres.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2862&utm_source=parutions-3e-semaine-de-mars&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • DUCAS Sylvie (dir.), Les Acteurs du livre, Paris, Nicolas Malais éditeur, 2012, 206 p., 19 euros.

    Qu’est-ce qu’un livre ? Quels sont les acteurs de la chaîne du livre qui contribuent à sa conception, sa diffusion et sa médiation ? Cette question, riche et complexe, est au cœur des préoccupations du groupe de recherche pluridisciplinaire « livre : création, culture et société ». Dans le cadre d’une collaboration fructueuse depuis 2004 entre le centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) et le pôle métiers du livre de Saint-Cloud (université Paris Ouest Nanterre La Défense), ce groupe fédère des chercheurs d’origines disciplinaires diverses (histoire, littérature, sociologie, anglais, sciences de l’information et de la communication, esthétique), français et étrangers, et aborde la question du livre, des métiers et des pratiques qui en dépendent.
    Le présent volume est le premier d’une série s’interrogeant sur les réseaux du livre et ses modes de circulation transnationale. Il s’organise autour d’une problématique auctoriale et reflète les investigations poursuivies depuis plusieurs années sur le livre et l’auteur, non seulement dans le cadre des relations avec les autres professionnels du livre (éditeurs, libraires, bibliothécaires, critiques…), mais aussi dans son rapport complexe et souvent invisible avec la communauté des lecteurs (imaginé, convoqué, redouté, réel, pluriel, hyperlecteur, contre-lecteur…). Histoire du livre, métiers du livre et ouverture sur des perspectives contemporaines y structurent un contenu délibérément éclectique et foisonnant.
    En savoir plus : http://www.lebibliophile.com/spip.php?article26

  • ENGELS Jens Ivo, MONIER Frédéric, PETITEAU Natalie (dir.), La politique vue d’en bas. Pratiques privées et débats publics (19e-20e siècles), Paris, Armand Colin, 2012, 264 p., 25 euros.

    Premier volume d’une série consacrée à l’étude des coulisses du politique à l’époque contemporaine, ce livre collectif est consacré à une histoire comparatiste du politique dans l’espace européen. Deux grandes questions sont examinées ici : les formes d’apprentissage de la politique en Europe au temps du Premier Empire d’un côté, les débats publics sur la corruption politique et l’évolution des pratiques de faveur, en France et en Allemagne, de l’autre. Il s’agit, dans les deux cas, de chercher à savoir comment s’est formé l’homo politicus à l’époque contemporaine, et comment il en est venu à définir le bien commun, en actes et en discours. Au-delà d’une grande diversité dans les terrains d’enquête, ces études dessinent une histoire où les acteurs ordinaires entretiennent des relations complexes avec les gouvernants, où les sphères publiques, si souvent conflictuelles, abritent pamphlets et rumeurs, et où les pratiques de pouvoir révèlent l’existence de normes ambivalentes, voire contradictoires. Autant de jalons pour une nouvelle anthropologie historique du politique à l’échelle européenne.

    Première partie. La politisation des anonymes dans l’Europe napoléonienne
    1. La France dans la presse britannique : la concurrence des modèles politiques
    2. Les pamphlets dans la guerre d’Espagne : discours des humbles ou discours vers les humbles ?
    3. Les Russes en correspondances dans la campagne de 1812
    4. Villageois et citoyens : la politique dans les écrits paysans en France (vers 1780-1850)
    5. Presse napoléonienne et processus de politisation au moment de la campagne d’Espagne

    Deuxième partie. Bien public et corruption
    6. Pour une histoire comparée des faveurs et de la corruption : France et Allemage (XIXe-XXe siècles)
    7. Interplay of corruption and bureaucratisation : the administrative reforms in Bavaria under Minister Montgelas (1799-1808)
    8. Le scandale de Panama vu par un ancien député du Vaucluse : réseaux, amitiés et corruption sous la Troisième République
    9. Crisis and corruption in the discourse of the Weimar Republic
    10. La corruption dans la France des années 1930 : historiographie et perspectives de recherche
    11. Le clientélisme sous la Ve République : l’exemple du député Louis Jacquinot


    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/402359/la-politique-vue-d-en-bas.php

  • GAILLARD Isabelle, La télévision. Histoire d’un objet de consommation – 1945-1985, Ina Editions / Editions du CTHS, Paris, 2012, 28 euros.

    Passer du statut d’invention à celui d’institution… difficile objectif que la télévision remplit pourtant parfaitement au cours des années 1945-1985. Suivant ce constat, l’auteur tente dans cet ouvrage de comprendre comment la « boîte aux images », ignorée de neuf Français sur dix dans les années 1950, est devenue en une trentaine d’années seulement la « télé », cet élément incontournable du quotidien. En saisissant les différents moments clés de l’histoire d’un objet devenu culte, elle détaille ici sa fulgurante ascension à travers trois grands moments : d’un produit de laboratoire, « l’étrange lucarne » incarne ensuite la convoitise pour finir comme un banal objet du quotidien, symbolique de l’accès aux loisirs et au bien-être, dans les années 1980. Revisitant la période des Trente Glorieuses par le prisme d’une histoire de la consommation de masse, Isabelle Gaillard parvient dans cette étude à mettre en avant le rôle des divers acteurs du marché de la télévision, à en déterminer les enjeux. Plus que l’histoire d’un objet, c’est celle des protagonistes d’une société de biens en pleine mutation qu’elle transmet dans ce livre.
    En savoir plus : clio-cr.clionautes.org/spip.php?article4010

  • GÉHIN Jean-Paul, STEVENS Hélène (dir.), Images du travail, travail des images, Presses universitaires de Rennes, 2012, 336 p., 18 euros.

    Comment montrer le travail par l’image ? C’est à cette question que répondent ici sociologues, historiens, ethnologues, anthropologues, professionnels de la photographie et du film. Question complexe dès lors que le présupposé de la transparence de l’image est rejeté et que l’appréhension du travail se fait dans sa triple dimension gestuelle, relationnelle et subjective. Pluridisciplinaire, réflexif, accompagné d’un cahier de photographies, ce livre propose une large réflexion sur la place des images, leurs conditions de production pour ou par l’enquête et leurs usages en sciences sociales.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2859&utm_source=parutions-ure-quinzaine-de-mars&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • GRANJON Fabien, Reconnaissance et usages d’internet. Une sociologie critique des pratiques de l’informatique connectée, Paris, Presses des Mines, 2012, 216 p., 32 euros.

    Les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle de plus en plus essentiel dans la structuration et les transformations de l’ordre social. Ce livre propose une approche critique de cette importance et de la manière dont il est fait aujourd’hui usage d’Internet. Partant de la théorie de la reconnaissance d’Axel Honneth, il montre comment ces usages s’insèrent dans la définition des identités et participent des univers sociaux des sujets. Les pratiques de l’informatique connectée ne peuvent en effet être réduites à la simple manipulation d’artefacts techniques. Elles s’inscrivent dans la matérialité des dispositifs, mais relèvent également des conditions sociales, des sens pratiques et des dispositions des utilisateurs. Ces ajustements sociotechniques peuvent habiliter le sujet, mais également le contraindre. La démonstration s’organise en trois étapes : elle porte d’abord la focale sur les discours accompagnant le développement des TIC et l’émergence de la « société de l’information » ; elle s’intéresse ensuite aux inégalités numériques et aux usages de l’informatique connectée que développent les populations socialement défavorisées ; elle traite, enfin, des pratiques récentes de mise en visibilité et de mise en récit de soi sur Internet.
    En savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/reconnaissance-et-usages-d-internet.html

  • KALTENECKER Martin, LE BAIL Karine, Pierre Schaeffer. Les constructions impatientes, Paris, CNRS Editions, 2012, 224 p., 29 euros.

    Ingénieur, écrivain, compositeur, acteur et théoricien visionnaire des médias, Pierre Schaeffer (1910-1995) a révolutionné la musique contemporaine, introduisant en son cœur les expérimentations les plus audacieuses, pour aboutir à la remise en question de notions a priori évidentes comme l’écoute, le timbre, le son... Des premières expériences théâtrales au sein des associations scouts dans l’entredeux guerres au long compagnonnage avec Gurdjieff, des recherches de formes nouvelles pour la radio ou la télévision jusqu’aux défis de l’homme d’institution à la tête du Service de la Recherche de l’ORTF, cet album richement illustré fait revivre l’oeuvre et les engagements de l’auteur du Traité des objets musicaux. Partitions, manuscrits, catalogues, photographies, dessins : la somptueuse iconographie reproduite dans l’ouvrage éclaire d’un regard neuf la création schaefferienne. Un beau livre en forme d’hommage au polytechnicien-musicien, qui a marqué de son empreinte le XXe siècle intellectuel et artistique.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Art-et-technique/6577-pierre-schaeffer-sous-la-direction-de-martin-kaltenecker-et-karine-le-bail.html?utm_source=Newsletter22&utm_medium=emailing

  • LAVAUR Jean-Marc, SERBAN Adriana, Traduction et médias audiovisuels, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2011, 270 p., 25 euros.

    L’élargissement des échanges de programmes audiovisuels suppose que ceux-ci doivent nécessairement être traduits en de nombreuses langues, afin d’être compris par un public le plus large possible. Souvent, le public peut choisir à partir de toute une palette de possibilités quant au choix des langues et le type de traduction souhaitée. Cette ouverture rapide aux langues dans les médias suscite cependant des réflexions concernant les défis du transfert linguistique et culturel, et parfois des réserves sur la qualité des traductions et sur la manière dont celles-ci sont reçues par leurs différents publics. Ce volume présente une analyse critique des formes les plus importantes de traduction dans les médias audiovisuels (sous-titrage, doublage, surtitrage, et traduction pour personnes ayant un handicap auditif ou visuel). Il aborde les évolutions récentes dans plusieurs pays et soulève des questionnements multiples qui se posent quant à la réception des œuvres traduites sur les écrans ou sur les scènes. La traduction audiovisuelle est abordée ici sous l’angle de plusieurs disciplines différentes et complémentaires, notamment les études cinématographiques et culturelles, la traductologie, la linguistique et la psychologie cognitive, en mettant l’accent tant sur les aspects théoriques que sur les enjeux pratiques.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre/?GCOI=27574100297530&fa=author&person_ID=11082

  • MÄUSLI Theo, STEIGMEIER Andreas, VALLOTTON François Vallotton (dir.), La radio et la télévision en Suisse. Histoire de la Société suisse de radiodiffusion et télévision SSR de 1983 à 2011, Baden, hier + jetzt, 2012, 510 p., 52 euros.

    Après deux premiers volumes consacrés respectivement aux périodes 1931-1958, puis 1958-1983, ce dernier volet couvre la période directement contemporaine, marquée par les transformations amenées par la libéralisation des années 1980 et l’intensification de la concurrence tant sur le plan national qu’international.
    En savoir plus : http://www.infoclio.ch/fr/node/26252

  • NOVAK Zvonimir, Tricolores. Une histoire visuelle de la droite et de l’extrême droite, Montreuil, L’Échappée 2011, 304 p., 29,50 euros

    Lutte des signes et combat politique se mêlent. L’imagerie de la gauche et de l’extrême gauche occupe aujourd’hui bien plus l’espace public et notre imaginaire que celle des droites. L’image serait-elle par essence émancipatrice  ? La droite utilise-t-elle d’autres moyens pour convaincre et mobiliser  ? Ce livre montre que sa propagande graphique n’a pourtant jamais cessé. Elle a même été souvent surprenante et explosive  ! Campagnes de soutien au général Boulanger, activisme désespéré de l’OAS, multiplication des affiches sous Pétain, tribulations poujadistes, virtuosité visuelle du gaullisme à la Libération, qui sombre dans les pommes de la chiraquie 50 ans plus tard, Front national producteur d’images en tout genre, impact graphique des identitaires aujourd’hui… Ce livre raconte l’histoire isuelle de la droite et de l’extrême droite en France depuis 1880. Analyser la production graphique et confronter les thématiques de ces courants politiques permet de saisir leur idéologie et de comprendre leur histoire. Quels symboles utilisent-ils  ? Quelles valeurs défendent-ils  ? Qu’en est-il du racisme et de la xénophobie  ? Existe-t-il toujours une imagerie antisémite  ? Comment sont représententés la gauche, les femmes, les jeunes…  ? Laissons parler les petits papiers, en sachant qu’une bonne image ne s’oublie jamais  !
    En savoir plus : http://www.lechappee.org/tricolores

  • OLIVESI Aurélie, Implicitement sexiste ? Genre, politique et discours journalistique, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2012, 313 p., 28 euros.

    L’élection présidentielle de 2007 présente une situation inédite : pour la première fois, une femme, Ségolène Royal, se trouve candidate d’un parti de gouvernement en position d’éligibilité, face à un homme, Nicolas Sarkozy, dont la posture « virile » se trouve dès lors mise en relief. Mais, alors que le genre des candidats semble occuper une place essentielle dans la construction de leur image, cette caractéristique est largement éludée dans les analyses de la campagne officielle publiées dans la presse d’information, qui se veulent au contraire égalitaires et neutralisantes. Pourquoi les journalistes de la presse de référence n’évoquent-ils pas en leur nom propre le rôle joué par le genre des candidats ? Comment interpréter cette représentation fuyante ? Cet ouvrage montre comment le discours journalistique repousse l’évocation du genre en politique à ses marges : il attribue une conception stéréotypée de l’identité féminine ou masculine des candidats à des locuteurs difficilement identifiables (« vraies gens », « opinion publique » indéfinie), tout en se présentant lui-même comme neutre. Ce désengagement énonciatif rend cette représentation figée du rôle joué par le genre en politique particulièrement difficile à circonscrire, et donc à contester ou à combattre.
    En savoir plus : http://w3.pum.univ-tlse2.fr/~Implicitement-sexiste~.html

  • RUBIN SULEIMAN Susan, Crises de mémoire. Récits individuels et collectifs de la Deuxième Guerre mondiale, Presses universitaires de Rennes, 2012, 272 p., 18 euros. Traduit de l’anglais (US) par Marine Le Ruyet et Thomas Van Ruymbeke

    Cet ouvrage est centré sur des crises de mémoire en lien avec la Deuxième Guerre mondiale et la Shoah, mémoire de nature à transcender les frontières nationales. Susan Rubin Suleiman s’intéresse tout particulièrement aux textes littéraires qui portent la trace d’une confrontation réelle avec des difficultés de langage et de sens. Car aux côtés de l’histoire et du témoignage, l’imagination donne forme et figure à la mémoire et à l’expérience, confère une dimension collective aux vicissitudes de la vie individuelle. Elle leur permet de durer.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2877&utm_source=parutions-aux-pur-avril-3e-semaine&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

    Articles/Revues
  • "Crise politique de longue durée et médias déboussolés", Médiatiques, Coord. : Marc Lits.

    Les dossiers de Médiatiques se sont à plusieurs reprises intéressés aux crises de divers types : crise économique et financière en 2008, crises politiques à répétition en Belgique, crises sanitaires avec les craintes liées à des épidémies mondiales de grippe, crises climatiques, lors des tsunamis, inondations et autres séismes aux quatre coins du monde. Cela n’a rien d’étonnant si l’on accepte que les médias sont bien sûr, par essence, focalisés sur les désordres du monde, mais en même temps, les observateurs attentifs des médias (parmi lesquels nous avons mission d’être) ont le sentiment que ces crises à répétition sont désormais traitées de manière quasiment feuilletonesque, pour permette à des journaux eux-mêmes en crise de soutenir, dans la longue durée, l’intérêt de leurs lecteurs.

    DOSSIER
    Il n’y a plus de médias belges, Marc Lits
    La crise au pluriel. Dans les petits écarts des grandes lignes, Marie Vanoost
    Comment la presse francophone décrit Bart De Wever, Bellarminus Gildas Kakpovi
    La crise en dérision, Aurore Courte
    La crise politique dans les publicités belges. Une recherche de connivence, Sophie Pochet

    RUBRIQUES
    Narratologie : Qu’est-ce que les docu-fictions nous disent du réel ? Anne Roekens, Bénédicte Rochet, José Carlos Rueda Laffond et Carlota Coronado Ruiz
    Narratologie : La monstration de la mort. L’apanage de la télévision, Gaëlle Evrard

    VARIA
    L’armée et les médias. Transformations de la communication et des représentations médiatiques du militaire, Liane Rothenberger et Claudia Auer


    En savoir plus : http://orm.comu.ucl.ac.be/Mediatiques/Mediatiques48.pdf

  • "Crise politique de longue durée et médias déboussolés", Médiatiques, Coord. : Marc Lits.

    Les dossiers de Médiatiques se sont à plusieurs reprises intéressés aux crises de divers types : crise économique et financière en 2008, crises politiques à répétition en Belgique, crises sanitaires avec les craintes liées à des épidémies mondiales de grippe, crises climatiques, lors des tsunamis, inondations et autres séismes aux quatre coins du monde. Cela n’a rien d’étonnant si l’on accepte que les médias sont bien sûr, par essence, focalisés sur les désordres du monde, mais en même temps, les observateurs attentifs des médias (parmi lesquels nous avons mission d’être) ont le sentiment que ces crises à répétition sont désormais traitées de manière quasiment feuilletonesque, pour permette à des journaux eux-mêmes en crise de soutenir, dans la longue durée, l’intérêt de leurs lecteurs.

    DOSSIER
    Il n’y a plus de médias belges, Marc Lits
    La crise au pluriel. Dans les petits écarts des grandes lignes, Marie Vanoost
    Comment la presse francophone décrit Bart De Wever, Bellarminus Gildas Kakpovi
    La crise en dérision, Aurore Courte
    La crise politique dans les publicités belges. Une recherche de connivence, Sophie Pochet

    RUBRIQUES
    Narratologie : Qu’est-ce que les docu-fictions nous disent du réel ? Anne Roekens, Bénédicte Rochet, José Carlos Rueda Laffond et Carlota Coronado Ruiz
    Narratologie : La monstration de la mort. L’apanage de la télévision, Gaëlle Evrard

    VARIA
    L’armée et les médias. Transformations de la communication et des représentations médiatiques du militaire, Liane Rothenberger et Claudia Auer


    En savoir plus : http://orm.comu.ucl.ac.be/Mediatiques/Mediatiques48.pdf

  • "La création : hier, aujourd’hui", Télévision, n° 3, avril 2012.

    On réduit souvent la création télévisuelle au fait de mettre à l’antenne de nouveaux programmes. Mais qu’en est-il de la volonté d’expérimenter de nouvelles écritures ? Pour répondre à cette question, les auteurs de ce numéro de Télévision ont enquêté dans le passé, en France et à l’étranger. Il en ressort que la création à la télévision est bien souvent considérée comme une activité au service du patrimoine littéraire ou théâtral plutôt que comme un art à part entière, producteur d’œuvres proprement télévisuelles. Cela n’a pas toujours été le cas. Hier, la télévision française possédait un Service de recherche et réservait des créneaux horaires à la diffusion de programmes expérimentaux et aux inventeurs de dispositifs. Aujourd’hui, de tels espaces ont disparu. Ne serait-il pas temps de les remettre à l’ordre du jour ?
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/297__Television

  • "Le littéraire en régime journalistique", Contextes, n° 11, 2012. Coord. : Paul Aron et Vanessa Gemis.

    Ces dernières années, de nombreux travaux se sont développés sous la forme de colloques, séminaires, livres, etc. avec pour ambition de repenser les liens entre les champs littéraire et journalistique aux xixe et xxe siècles. Le présent collectif, issu d’un colloque organisé à Bruxelles en mai 2011, souhaite contribuer à ces initiatives en invitant des chercheurs travaillant sur des périodes et des espaces géographiques différents à interroger les frontières de leurs domaines de spécialité. En ce sens, l’objectif premier de ce dossier est d’assurer la problématisation des interactions entre littérature et journalisme dans la longue durée – les périodes en amont et en aval seront donc également considérées –, mais aussi dans une optique comparatiste entre pays francophones et anglo-saxons. Plus précisément, les articles publiés ici entendent élaborer une périodisation spécifique et un inventaire des formes et des pratiques concernées. Celles-ci peuvent être d’ordre institutionnel, poétique et social ; elles ont trait aux milieux concernés (carrières, positions, stratégies), aux formes mobilisées (typographie, photographie, genres littéraires) et aux projets des différents acteurs (politiques, économiques, littéraires). Au-delà de l’orientation chronologique choisie pour organiser les articles de ce dossier, une série de problématiques transversales s’y offrent ainsi comme autant d’entrées permettant d’observer les transformations du littéraire en régime journalistique.
    En savoir plus : http://contextes.revues.org/5296

  • "Les jeux vidéo. Quand jouer c’est communiquer", Hermès, n° 62, avril 2012. Coord. : Jean-Paul Lafrance et Nicolas Oliveri.

    Les jeux vidéo passent pour un sujet complexe, ésotérique et controversé. Complexe, parce que l’expression recouvre aujourd’hui une gamme proliférante de produits sophistiqués. Ésotérique puisque, sacrifiant à l’idéologie techniciste, le jargon y règne en maître. Et controversé, car le jeu vidéo serait infantilisant, capitaliste ou belliciste pour les uns, intelligent, créatif, voire sportif pour les autres. Sans nier cette polysémie ni négliger les recherches abondantes et toujours passionnées qu’elle a suscitées, la revue Hermès se propose d’aborder la question avec une idée simple : le jeu vidéo, au fond, serait un outil de communication. Qu’ il constitue une entreprise d’ abrutissement social ou un processus d’ apprentissage innovant, qu’ il suscite l’ alacrité d’ esprit ou favorise la dépendance, qu’ il atteste l’ émergence d’ un art nouveau ou réponde à une stratégie marketing bien comprise, le processus demeure le même. Le jeu vidéo incite son utilisateur à communiquer en mettant à sa disposition un média de plus en plus connecté, une technologie désormais en ligne et une grammaire essentiellement ludique. Que cette communication soit biaisée n’y change rien. Voilà pourquoi la revue Hermès devait aborder les jeux vidéo. Notre monde est fasciné par la technique. Par leur inventivité, le jeu vidéo comme l’Internet – l’ un et l’ autre ayant partie liée – maintiennent cette fascination à ébullition. Comme ils constituent désormais l’industrie culturelle la plus florissante, avant même le cinéma, on se prend à croire que les jeux vidéo transforment la réalité à leur image. Notre monde, lit-on souvent, deviendrait ludique. N’est-ce pas prendre la partie pour le tout ? Et si, finalement, les jeux vidéo n’étaient qu’une nouvelle réponse technique à la question fondamentale : comment aborder l’Autre ?
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6582-hermes-62-les-jeux-video-sous-la-direction-de-dominique-wolton-.html

  • "Publics de cinéma. Pour une histoire des pratiques sociales", Conserveries mémorielles, n°12, 2012. Coord. : Myriam Juan et Christophe Trebuil

    Longtemps considéré comme le continent oublié – sinon perdu – de l’histoire du cinéma, le public retient désormais l’attention des chercheurs, comme en témoignent les études parues depuis une dizaine d’années sur la cinéphilie « savante » et, plus récemment, sur la cinéphilie « populaire ». L’attention s’est jusqu’à présent portée, de façon privilégiée, sur le phénomène de la réception, à travers l’analyse des jugements des spectateurs, de la manière dont ils se forment et de celle dont ils sont partagés. De nombreuses recherches restent à mener en ce domaine. L’ambition de ce numéro est cependant de déplacer la réflexion en interrogeant très concrètement les pratiques liées au cinéma, saisies dans un contexte social et culturel large, incluant la question de la réception et de la sociabilité cinéphile sans pour autant s’y limiter.
    En savoir plus : http://cm.revues.org/1067

    Multimedia

Mars 2012

    Livres
  • ALOI Dino, MOLA Aldo A., MORETTI Paolo (dir.), Dalla Storia alla Satira. Cronache ed Eventi in caricatura da Cavour ad Andreotti, Torino, Il Pennino, 2010, 208 p., 35 euros.

    "Montrer que la caricature a joué un rôle crucial dans la lente et complexe constitution de l’identité politique et culturelle de l’Italie, de 1861 à nos jours : voici l’objectif principal du catalogue de l’exposition intitulée “Dalla Storia alla Satira” (De l’Histoire à la Satire), organisée à Turin entre octobre et décembre 2010 dans le cadre des célébrations pour le 150e anniversaire de l’unité nationale qui viennent de se conclure. Ce volume, superbement illustré, est structuré selon une perspective double, à la fois diachronique et thématique. Ici, en effet, les principaux acteurs de la politique nationale qui se sont succédés au fil des décennies défilent, l’un à côté de l’autre, tout en formant un riche échantillon de portraits et de motifs caricaturaux. Le corpus envisagé comporte environ 400 dessins de presse." (Caricaturesetcaricature.com)
    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-dalla-storia-alla-satira-cronache-ed-eventi-in-caricatura-da-cavour-ad-andreotti-100025096.html

  • BERTHIER Nancy, SÁNCHEZ-BIOSCA Vicente (dir.), Retóricas del miedo. Imágenes de la Guerra Civil española, Madrid, Presses de la Casa de Velázquez, 2012, 302 p., 31 euros.

    Durante la Guerra Civil española, el individuo común adquirió un protagonismo inusitado. Activa o pasiva, la población civil se convirtió en objetivo militar, sufriendo evacuaciones, bombardeos y represión. Este libro profundiza en el sentimiento del miedo a través de sus diversas variantes, incluido el terror y la angustia. No se detiene en los campos de batalla, sino que prolonga su cuestionamiento hasta la actualidad. Si difícil es la aprehensión del miedo, más difusa parece su presentación en imágenes como son la prensa ilustrada, la pintura, el dibujo, el cartel, la fotografía o el cine. Se analizan aquí las imágenes de la Guerra Civil española bajo el ángulo de las nuevas retóricas del miedo.
    En savoir plus : http://www.casadevelazquez.org/es/publicaciones/libreria-en-linea/libro/retoricas-del-miedo/

  • COUTANT Alexandre (dir.), Internet et politique, Paris, CNRS Editions, 2012, 180 p., 8 euros.

    Quels sont les liens entre Internet et politique ? Cet Essentiel s’intéresse à deux aspects. Le premier concerne l’impact d’Internet sur la vie politique : favoriset- il la participation des citoyens, peut-il instaurer une démocratie plus directe ? Le deuxième porte sur la régulation d’Internet, qui constitue un enjeu politique majeur pour les démocraties. Ces questions sont traitées avec rigueur par des spécialistes reconnus. Une réponse scientifique claire pour comprendre une évolution complexe.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6569-internet-et-politique-alexandre-coutant.html

  • DAKHLIA Jamil, Les politiques sont-ils des people comme les autres ?, Paris, Editions Bréal, 2012, 144 p., 14,5 euros.

    Accusés d’étaler leur bonheur privé mais se plaignant de l’intrusion des médias dans leur intimité, raillés pour leurs accointances avec le show-biz mais taxés de ringardise s’ils n’ont pas le bon look ou des artistes à la mode pour les soutenir. Bon gré, mal gré, nos dirigeants auraient-ils définitivement basculé dans la politique spectacle en ce début de XXIe siècle ? La « peopolisation politique » étonne ou, plus souvent, agace, voire inquiète. Mais cette évolution est-elle si récente ? Comment peut-on l’expliquer ? Et quels sont surtout ses enjeux pour la vie démocratique ? Dépassant la simple polémique, l’auteur revient sur l’histoire de ce phénomène et le met en perspective avec l’évolution de la médiatisation de la sphère politique à l’étranger, permettant ainsi de mieux comprendre cette ” nouvelle ” forme de communication dont l’enjeu central est la démocratie.
    En savoir plus : http://www.infosculture.com/actualite-litteraire/sortie-livre-promouvoir/les-politiques-sont-ils-des-people-comme-les-autres/

  • DEDIEU Jean-Philippe, La parole immigrée. Les migrants africains dans l’espace public en France (1960-1995), Paris, Éditions Klincksieck, 2012, 336 p., 31 euros.

    L’histoire postcoloniale de l’immigration africaine, et plus spécifiquement subsaharienne, en France a longtemps été négligée par les historiens et les sociologues. S’appuyant sur des archives inédites, La Parole immigrée vient rompre ce silence. Ce livre s’emploie à restituer la place des migrants africains dans l’espace public en France, des indépendances jusqu’au début du mouvement des « sans-papiers », en décrivant les itinéraires de leaders associatifs et de militants syndicaux, d’avocats et de comédiens. Deux thèmes forts apparaissent. Le premier montre les stratégies développées par les gouvernements africains, avec le soutien de l’État français, pour marginaliser les revendications des migrants dans l’ancienne métropole coloniale. Le deuxième révèle les pratiques de discrimination et les rhétoriques de stigmatisation publique qui ont dévalorisé l’immigration africaine, des ouvriers aux élites. La Parole immigrée montre que les sociétés africaines et françaises partagent ainsi une histoire commune qu’aucun discours politique ne saurait défaire, histoire que les migrants tissent chaque jour, au fil de leurs souffrances et de leurs conquêtes.
    En savoir plus : http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100551120

  • DELPORTE Christian, Les grands débats politiques. Ces émissions qui ont fait l’opinion, Paris, Flammarion / Ina, 2012, 445 p., 9 euros.

    « Vous n’avez pas, M. Mitterrand, le monopole du cœur ! », « Vous êtes devenu l’homme du passif », « Dans les yeux, je le conteste »… Si ces répliques fameuses appartiennent à notre mémoire collective, c’est qu’elles ont été prononcées devant les caméras et entendues par des millions de téléspectateurs : la vie politique, sous la Ve République, se joue à la télévision. À travers les grands débats rassemblés ici, c’est ainsi toute l’histoire politique des cinquante dernières années qui s’offre au lecteur. Il y retrouvera les grands tribuns - de Georges Marchais à Jean-Marie Le Pen en passant par Pierre Mendès France, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ou François Hollande - se livrant à des joutes verbales tantôt grandioses, tantôt dérisoires ; il reconnaîtra les thèmes qui ont agité la France et soulevé les passions : Mai 68, le traité de Maastricht, mais aussi l’énergie nucléaire, le chômage, l’immigration… Lire aujourd’hui ces échanges, c’est retrouver la puissance d’une parole quasi théâtrale et les émotions d’une histoire qui s’écrit en direct ; c’est toucher du doigt comment la télévision, avec ses codes et ses exigences, a modifié notre façon de faire de la politique ; c’est enfin revivre, à quelques années de distance, ces grands moments qui ont fait l’opinion.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/les-grands-debats-politiques-184388.kjsp

  • FIX Florence, FOUGÈRE Marie-Ange (dir.), L’argent et le rire. De Balzac à Mirbeau, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 230 p., 16 euros.

    Un nouveau rapport à l’argent accompagne la Révolution industrielle, établissant un imaginaire de la dévoration par l’argent dont la littérature se fait l’écho. Ce volume interroge la dimension comique de l’argent, la façon dont le grotesque, l’ironie, la dérision l’investissent pour dire ce bouleversement dans la société française moderne. Ceux qui profitent de l’argent – les parvenus, les cocottes, les truands – tout comme ceux qui s’en défient ou le raillent – les esthètes, les collectionneurs – pratiquent l’inflation verbale, l’emphase rieuse pour montrer le spectacle d’un emballement économique qui est alors une nouveauté en Europe.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2828

  • GABILLIET Jean-Paul, R. Crumb, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2012, 234 p., 15 euros.

    Robert Crumb devint à la fin des années 60 le pape de la bande dessinée underground américaine. Né en 1943 dans une famille typique de la petite classe moyenne de l’après-guerre, il s’imposa à l’âge adulte comme le premier satiriste de la contreculture, avec des personnages mémorables tels que Fritz le chat, jouisseur cynique et désabusé, et le gourou roublard Mr. Natural. Au détour de rencontres avec Janis Joplin, Jim Morrison, Charles Bukowski et bien d’autres, il marqua les années 70 en pornographe vilipendé par les féministes et les gardiens des bonnes moeurs. Mais il se révéla dans la suite de sa carrière comme un créateur aux facettes multiples, illustrateur et musicien aussi bien inspiré par sa nostalgie des années 20 et 30 que par la vie de Kafka et la Genèse. De Philadelphie à Cleveland, de la Californie aux Cévennes, ce livre retrace la vie et l’oeuvre de R. Crumb, baby-boomer qui quitta à dix-neuf ans la famille dysfonctionnelle dans laquelle il avait grandi pour devenir d’abord l’auteur de bandes dessinées le plus emblématique de la révolution hippie puis, à la fin du XXe siècle, un des principaux pères spirituels des romans graphiques de la nouvelle BD américaine. Cet ouvrage est la première biographie de R. Crumb. Dessinateur autodidacte au talent exceptionnel, il fait depuis toujours scandale en raison de ses incursions dans la pornographie mais aussi dans une satire sans concessions où il met en scène ses propres angoisses envers les femmes ainsi que toutes les pulsions honteuses de la société américaine, son racisme et son conservatisme.
    En savoir plus : http://pub.u-bordeaux3.fr/FicheOuvrage.php?OUV_CMD=1138

  • HANROT Juliette, La Madone de Bentalha. Histoire d’une photographie, Paris, Armand Colin, 2012, 180 p., 19,30 euros.

    Le 22 septembre 1997, à Bentalha, banlieue d’Alger, se déroule l’un des massacres de civils les plus sanglants de la « sale guerre » algérienne. Le lendemain, Hocine Zaourar, photographe algérien de l’AFP, saisit une femme s’effondrant de douleur contre un mur de l’hôpital où ont été transportés les blessés. La photographie connaît une diffusion mondiale immédiate : elle fait la Une de plus de 750 quotidiens. La presse la baptise dans un même élan : « Madone de Bentalha », « Piéta de Bentalha », « Une madone en enfer »… Le cliché, qui circule accompagné de fausses légendes, incarne dès lors toute la souffrance des civils dans le conflit algérien. Plusieurs fois primée et support d’œuvres d’art, la Madone de Bentalha est aujourd’hui un symbole atemporel, un véritable lieu de mémoire des massacres contemporains. Il fallait l’analyse éclairée de Juliette Hanrot pour saisir ce mythe et sa portée : le regard de nos sociétés occidentales contemporaines sur les violences extrêmes et sur cette photographie de guerre, vierge de sang.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/360368/la-madone-de-bentalha.php

  • IDELSON Bernard, LEDEGEN Gudrun (dir.) , Chikungunya : la médiatisation d’une crise. Presse, humour, communication publique, Fernelmont, EME Editions, 2012, 220 p., 22 p.

    Durant l’été austral de 2005/2006, l’île de La Réunion, département français et région ultrapériphérique de l’Océan Indien, fut touchée par la maladie virale du chikungunya, transmise par l’Aedes albopictus, un moustique particulièrement invasif. Plus d’un tiers des 800 000 habitants de l’île fut alors contaminé. En écho à l’ampleur de l’épidémie, la parole des différents acteurs, publics ou privés, en charge de cette crise sanitaire, ainsi que celle des malades et celle des médias se firent entendre, dans un mouvement amplifiant, au sein de l’espace public médiatique, local dans un premier temps, puis national. Il s’en suivit une crise sociale devenue « totale » qui mobilisa toute l’île, faisant ressortir les positionnements particuliers de celle-ci dans son rapport aux autorités locales et gouvernementales, lesquelles ne tardèrent pas à réagir, communiquant parfois d’une manière « discordante » (Libaert). Dans cet ouvrage, à l’aide de différents concepts (l’altérité, l’interdiscursivité, la responsabilité des pouvoirs publics, des journalistes), des chercheurs (issus principalement des sciences du langage et des sciences de l’information et de la communication) analysent les discours produits dans les médias (locaux, régionaux et nationaux) par tous ceux qui se sont sentis concernés, à un moment ou à un autre, par cette forme d’anémie sociale généralisée (Ledegen, Simonin). Complété par des contributions de professionnels (de la santé, de l’information et de la communication) l’ensemble des textes met en lumière les vulnérabilités et la fragilité révélées par cet épisode sanitaire douloureux. In fine, c’est bien une mémoire collective (Moirand) qui se dégage des traces discursives qui ont imprégné toute une communauté insulaire autour du chikungunya ; parfois avec humour, comme pour en conjurer le mal.
    En savoir plus : http://www.eme-editions.be/product.php?id_product=47318target=

  • JACOBI Daniel, LUCKERHOFF Jason (dir.), Looking For Non-publics, Presses universitaires du Québec, 2012, 188 p., 24 euros.

    “Non-public” was used for the first time in May, 1968, by those working professionally in the cultural domain in France. At the time, they were gathered in Villeurbanne at the head office of the TNP (French National Popular Theatres), and they used this notion in a very militant way to describe all those who were excluded from culture, and whom they considered to have a fundamental right to all cultural offers. In this book, nine researchers from France, Québec and Mexico tackle these questions through both qualitative and quantitative contributions dealing with various cultural sectors in which the question of non-publics remains unanswered. In fact, the non-public is not so much a group of non-participants but individuals blatantly incapable of appreciating a culture that is unfamiliar, even foreign. For over a century, the popular education movement, in its initial project to bring public and culture closer together, has emphasized this cultural gap, which even today, justifies the necessity for cultural mediation policies. The near-militant voluntarism of the active players in cultural mediation engenders certain expectations : after a large investment in cultural creation is it not justifiable to aspire to reach the largest possible audience ?
    En savoir plus : http://www.puq.ca/catalogue/livres/looking-for-non-publics-767.html

  • LE GRAS Gwénaëlle, CHEDALEUX Delphine (dir.), Genres et acteurs du cinéma français, 1930-1960, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 216 p., 16 euros.

    Cet ouvrage appréhende le cinéma français des années 1930-1940 tel qu’il était perçu par ses contemporains, par le biais des genres et de leurs acteurs, typiques des goûts du public. Il montre comment ces genres ont largement conditionné l’emploi des acteurs les plus populaires (Danielle Darrieux, Edwige Feuillère, Jean Marais, Odette Joyeux, Louis Jouvet, Fernandel, Eddie Constantine, Gérard Philipe, Annie Girardot, Jeanne Moreau, etc.) et ont construit les représentations dominantes de l’époque. Il s’agit également de comprendre comment certains acteurs ont pu faire évoluer les genres, à travers leur aptitude à circuler d’un genre à l’autre.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2842

  • LEDOUX Aurélie, L’ombre d’un doute. Le cinéma américain contemporain et ses trompe-l’œil, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 238 p., 18 euros.

    Si les films reposent sur une stratégie qui implique d’anticiper les attentes du spectateur, les trompe-l’œil cinématographiques formulent plus explicitement que les autres sa place et ses croyances. Ce que nous révèle un cinéma du trompe-l’œil, c’est d’abord la manière dont il nous voit. Ainsi, à rebours de leur apparence critique ou de leur volonté de divertir, ces films tiennent un discours fondé paradoxalement sur la valeur du réel. Ils fondent leurs mondes fictionnels sur l’autorité du réel qu’ils désignent tout à la fois comme idéal et comme norme.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2848

  • MARCHAND Pascal, RATINAUD Pierre, Être français aujourd’hui. Les mots du "grand débat" sur l’identité nationale, Paris, Les liens qui libèrent, 2012, 21 euros.

    "Le "grand débat sur l’identité nationale" restera sans doute l’une des polémiques majeures du quinquennat 2007-2012. Mais s’il a fait couler beaucoup d’encre, ce débat n’a jamais été vraiment analysé. Comment les Français ont-ils traité la question : "qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?". A l’aide du logiciel universitaire libre et opensource, Iramuteq (Pierre Ratinaud), nous avons pu décrire le contenu des 18240 contributions, sans piocher au hasard dans la masse, ni faire intervenir nos propres préjugés. Nous en avons tiré un dictionnaire critique et raisonné de l’identité nationale, telle qu’elle est dite par les citoyens."
    En savoir plus : http://pascal-marchand.fr/spip.php?article42

  • MASSIT-FOLLÉA Françoise, MÉADEL Cécile, MONNOYER-SMITH Laurence (dir.), Normative Experience in Internet Politics, Paris, Presses des Mines, 2012, 266 p., 25 euros.

    The ways in which the Internet is managed and controlled–often labeled as Internet Governance– are usually considered as standing on four main pillars : Technology, Market Laws, State Regulation and Uses. Nevertheless, its specific features, the consequences of the plurality of norms it involves and of the decision-making processes it entails are rarely addressed in a comprehensive analysis. This book explores the Internet’s functioning both as a practical-intellectual experience and a political challenge. By means of several case studies, it proposes a substantial and reflexive treatment of multileveled, formal or informal Internet Politics.The book’s overall endeavor is to outline an understanding ofwhat is –or may be– a “digital common good”. The authors are members of a European academic team gathered by the Vox Internet research program’s meetings. They adopt a multi-disciplinary approach, embedding technological innovation in the fi eld of social sciences (communication studies, sociology, law, political science and philosophy).
    By Romain Badouard, Dominique Boullier, Herbert Burkert, Dominique Cardon, Mireille Delmas-Marty, Françoise Massit-Folléa, Paul Mathias, Cécile Méadel, Laurence Monnoyer-Smith, Francesca Musiani, Claudia Padovani, and Bernhard Rieder.
    En savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/normative-experience-in-internet-politics.html

  • MELTZ Raphaël, De Voyou à Pov’con. Les offenses au chef de l’Etat de Jules Grévy à Nicolas Sarkozy, Paris, Robert Laffont, 2012, 285 p., 19 euros.

    Est-ce grave ? Ce n’est peut-être pas très grave ; c’est peut-être même anodin. Qu’un texte de loi condamne encore, au XXIe siècle, l’offense au président de la République. Que des individus (au moins deux, au moment ou l’écriture de ce livre s’achève) aient été condamnés à ce titre sous la présidence de Nicolas Sarkozy : amende de trente euros avec sursis pour l’un, trente-cinq heures de travaux d’intérêt général pour l’autre. Bien sûr que les peines sont minuscules ; bien sûr qu’on peut penser que la France, la démocratie, la liberté d’expression, ne sont pas en danger. Mais tout de même. Derrière la notion de l’offense, se cache l’insulte ; derrière l’insulte, le droit de critique, la liberté du bouffon, l’insolence de l’insoumis. Le délit d’offense au chef d’État tel que nous le connaissons aujourd’hui apparaît dans la loi de 1881 sur la presse : sa naissance suit de peu celle de la IIIe République, même s’il prend la suite d’un délit similaire, l’offense publique au roi, prévu par la loi de 1819, lui-même descendant direct du crime de lèse-majesté. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le délit n’occasionnera guère de débats. Sous Vichy, il prend une coloration autre, même s’il reste finalement assez peu usité par les tribunaux. C’est de Gaulle qui fera de l’article 26 de la loi sur la liberté de la presse une véritable star des tribunaux : plusieurs centaines de condamnations pour offense au président seront prononcées. En 1974, Valéry Giscard d’Estaing déclare que cet article de loi ne sera plus utilisé. François Mitterrand et Jacques Chirac suivent la même règle de conduite. En 2004, une disposition similaire concernant les chefs d’État étrangers est supprimée du droit français. Il semble alors évident à tous les juristes qu’on ne pourra plus être poursuivi pour offense au président. Survient l’élection de Nicolas Sarkozy. Le président non seulement laisse poursuivre des « offenseurs », mais il attaque lui-même régulièrement pour des délits civils, notamment concernant son droit à l’image. Faire l’histoire des insultes au président, c’est raconter l’évolution d’une société, de sa langue, de son degré d’acceptation de la critique ; c’est faire l’histoire de la satire, des gros mots, de la provocation, mais aussi tout simplement du combat politique.
    En savoir plus : http://www.laffont.fr/site/de_voyou_a_pov_con_&100&9782221115640.html

  • MERCIER Arnaud (dir.), Médias et opinion publique, Paris, CNRS Editions, 2012, 180 p., 8 euros.

    Les médias ont historiquement joué un rôle considérable pour donner la parole à l’opinion publique, notamment avec la radio et la télévision. Aujourd’hui, les relations sont devenues plus complexes. Les médias se sont autonomisés, renforçant leur rôle y compris avec Internet, et l’opinion publique a rendu visibles son existence et son influence, notamment par l’intermédiaire des sondages. Les relations et les interactions sont donc plus difficiles, même si elles sont plus nombreuses, mais toujours indispensables à la communication politique contemporaine où l’on retrouve le triangle des acteurs politiques, des médias et de l’opinion publique.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6568-medias-et-opinion-publique-arnaud-mercier.html

  • POMMIER Frédéric, Paroles, paroles. Formules de nos politiques, Paris, Le Seuil / France Inter, 2012, 13 euros.

    Qu’y a-t-il de commun entre le « je vous ai compris » du général de Gaulle et le « casse-toi pauv’ con » de Nicolas Sarkozy ? François Hollande est-il vraiment un homme « normal » ? Est-ce que Jésus « stigmatisait » ? Et pourquoi parle-t-on toujours des « poids lourds » ? « Point de détail », « sauvageon », « faute morale », « bravitude » : dérapages ou slogans de campagne, la vie politique est truffée de formules et de petites phrases, qui collent à leur époque, constituent des phénomènes de mode et se retrouvent parfois à envahir le langage courant. En mettant en scène sa grand-mère, ses voisins et ses amis de lycée, Frédéric Pommier nous livre une lecture inattendue de ces paroles politiques, à travers cinquante textes où se mélangent l’humour, le sérieux et l’absurde. Les politiques, « comme ils nous parlent ». Pour ne plus écouter nos élus et nos candidats de la même oreille…
    En savoir plus : http://sites.radiofrance.fr/radiofrance/kiosque/fiche.php?id=2040

  • STENGER Thomas (dir.), Le marketing politique, Paris, CNRS Editions, 2012, 180 p., 8 euros.

    Douter de l’existence du marketing politique, c’est s’assurer d’être pris pour un naïf. Le recours aux outils et au langage du marketing par le monde politique paraît évident, tout comme la manipulation des citoyens par le marketing. En cette année d’élections présidentielles, cet ouvrage propose un examen critique et international du marketing politique. Des chercheurs de disciplines différentes soulignent que les rapports entre marketing et politique sont plus complexes, plus subtils qu’on ne le pense généralement. Comprendre sans préjugés, mais non sans esprit critique.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6570-le-marketing-politique-thomas-stenger.html

  • TILLINAC Héloïse, Quand la politique se mêle de cinéma, Lormont, Les Éditions Bord de l’eau, 2012, 200 p., 18 euros.

    Les critiques de cinéma ne parlent-ils vraiment que de films ? Ne peut-on pas percevoir, derrière les commentaires esthétiques, les positionnements politiques de ces journalistes ? Plus généralement, quelle relation existe entre goût culturel et tendance politique ? Dans cet essai, Héloïse Tillinac montre que les pages cinématographiques regorgent de représentations socio-culturelles et en interroge l’interconnexion. Comment et pourquoi la rubrique cinéma est-elle un lieu de chronique politique ? A partir d’entretiens auprès des journalistes et d’une analyse d’articles critiques, l’auteur met au jour les enjeux et les représentations dissimulés derrière les pages cinéma de nos quotidiens : problèmes de légitimité, enjeux de positionnement dans le champ journalistique et culturel, questions psychologiques, prises de positions socio-politiques (de l’anti-capitalisme et de l’anti-américanisme, en passant par la défense des sexualités minoritaires, jusqu’à la protection de l’ordre et du religieux). En analysant l’origine socio-culturelle des journalistes et en interrogeant les grandes théories de la sociologie de la culture et de l’art (Bourdieu, Lahire, Panofksy, Graña, Pinto), l’auteur reconstruit les étapes de l’intrication progressive entre représentations culturelles et représentations politiques. Le livre se termine sur une question qui, au vu des révélations sur la critique, ne manque pas d’intérêt : qu’en pense le lecteur ? A l’appui de quelques extraits de courriers, l’auteur laisse penser que ce dernier n’est peut-être pas toujours aussi dupe…
    En savoir plus : http://www.editionsbdl.com/quand-la-politique-se-mele-de-cinema.html

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