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Nouveautés parutions

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Juin 2012

    Livres
  • ALLOUCHE Victor, Approche interprétative des discours de presse, Paris, L’Harmattan, 2012, 284 p., 19,5 euros.

    Cette étude s’inscrit dans une approche paramétrique de l’interprétation des discours de presse qui ne tente pas de mettre à distance son objet d’analyse à la manière structuraliste, mais qui cherche, au contraire, à impliquer totalement l’interprétant dans son acte de signification du discours. Elle s’inscrit dans le cadre d’une sémiotique subjective mais aussi dans celui de l’analyse du discours. Cet ouvrage tente de répondre à la question non pas seulement de l’interprétation comme activité de signification, mais des lieux socio-subjectifs de sa construction.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37049

  • ANSEL Yves, Albert Camus, totem et tabou. Politique de la postérité, Presses universitaires de Rennes, 2012, 204 p., 15 euros.

    Camus, l’Algérie française, la colonisation, une face occultée des écrits du prix Nobel 1957 : cet ouvrage se veut une lecture précise, rigoureuse, littérale et sans concession de tous les textes (chroniques journalistiques, romans et nouvelles) que hantent l’Algérie et « la question algérienne ». Il revient sur les idées reçues et sur les interprétations qui ont été faites des Chroniques algériennes, de Noces, de L’Étranger, de La Femme infidèle ou du Premier homme. Parce que l’Algérie française n’est pas seulement « une terre, un ciel » mais un sujet fondamental.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2920&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • BROAD Stephen, Olivier Messiaen : Journalism 1935–1939, London, Ashgate, 2012, 184 p., £55.

    One of the foremost composers of the twentieth century, Olivier Messiaen wrote widely on his music and on his beliefs. This is the first edition of his early journalism and provides both the original French text and an English translation. The writing in this volume dates from the 1930s, before the composer gained the international reputation that he and his music now enjoy. The pieces he wrote range from reviews of individual performances to essays on particular works or composers and articles that discuss more general themes such as sincerity of expression in music. Many of the articles included in this collection are new to the Messiaen bibliography, and others are available here for the first time in English. A number are, as Broad describes them, ’quietly shocking’ in that they force us to reappraise certain aspects of the composer such as his role in La Jeune France, and his wider participation in the debates of his time. This edition, therefore, represents a new source for understanding Messiaen and provides a fascinating glimpse of the composer in the early part of his career.

    Contents : Preface ; Introduction ; Part I The Journalism (French Original) : Articles for La Revue musicale ; Articles for La Sirène (later La Syrinx) ; Articles for Le Monde musical ; Articles for La Page musicale ; Articles for various other journals ; Part II The Journalism (English Translation) : Articles for La Revue musicale ; Articles for La Sirène (later La Syrinx) ; Articles for Le Monde musical ; Articles for La Page musicale ; Articles for various other journals. Appendices : A catalogue of Messiaen’s journalism (1935–1939) ; Selected personalia ; Bibliography ; Index.


    En savoir plus : http://www.ashgate.com/default.aspx?page=637&calcTitle=1&pageSubject=310&title_id=3512&edition_id=6239

  • BRUN Catherine, PENOT-LACASSAGNE Olivier, Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d’Algérie, Paris, IMEC/Gallimard, 2012, 39,90 euros.

    Au-delà des tabous et des silences, au-delà des partis pris, au-delà même de l’histoire des événements aujourd’hui précisément établie, grâce à des documents inédits, une autre histoire de la guerre d’Algérie peut s’écrire : celle des mobilisations qu’elle provoqua dans le paysage intellectuel français. On oublie le plus souvent les débats, les causes et les combats qui agitèrent alors les intellectuels, comme si tous avaient été, d’emblée et unanimement, anticolonialistes, comme si « le sens de l’histoire » s’était imposé. Seul le manifeste des 121, pourtant tardif, reste dans les mémoires. Cependant dès 1954, les consciences se mobilisent. Très vite, les dénonciations sont argumentées et les débats divisent. Groupes, solidarités, réseaux, le monde intellectuel veut croire en son pouvoir d’action. Textes visionnaires de Camus, d’Amrouche, de Mounier, de Ricœur…, engagements et déchirements des protagonistes – de Sartre à Domenach, Vidal-Naquet ou Paulhan…–, mobilisation des revues et des éditeurs… L’ouvrage - catalogue de l’exposition présentée à l’IMEC du 16 juin au 14 octobre - fait entendre, pièces d’archives à l’appui, la violence des débats et l’ampleur des enjeux politiques. Jamais le discours des intellectuels et leur mobilisation n’ont fait l’objet d’un récit en archives. Plus de 250 documents extraits des collections de l’IMEC et d’autres institutions et de fonds privés permettent une autre approche de l’histoire de ces engagements. Pour la première fois sont présentés « ennemis complémentaires » ou alliés objectifs, sans point de vue surplombant, de sorte que chaque visiteur puisse construire son propre cheminement.
    En savoir plus : http://www.imec-archives.com/accueil.php?n=109

  • CAMENEN Gersende, Roberto Arlt. Écrire au temps de l’image, Presses universitaires de Rennes, 2012, 252 p., 15 euros.

    L’œuvre de Roberto Arlt (1900-1942) est contemporaine de l’affirmation de la photographie et du cinéma dans le champ culturel argentin. L’écrivain développe un discours passionné et ambivalent sur la transformation des dispositifs de représentation et du statut de l’écriture entrainée par les nouveaux médias. Mais surtout l’image s’infiltre dans l’écriture et cette mutation culturelle suscite des réponses poétiques diverses dans les romans, les pièces de théâtre et les écrits de voyage arltiens.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2917&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • Collectif, Le jour où… France Info 25 ans d’actualités, Paris, Édition France Info / Futuropolis, 2012, 270 p., 25 euros.

    France Info a donné carte blanche à des auteurs parmi les plus brillants de la BD contemporaine pour aborder chacun à leur façon l’un des grands événements d’actualité des 25 dernières années. L’auteur canadien Guy Delisle (qui a reçu cette année le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême) évoque les événements de la place Tienanmen en 1989, l’américain Joe Sacco revient sur la guerre en Irak en 2004, le français Tignous traite de l’affaire DSK en 2011, Miles Hyman commente la mort de Ben Laden le 1er mai 2011… Sont abordés également l’évocation de la chute du mur de Berlin, le génocide rwandais, la victoire de l’équipe de France de football dans la Coupe du Monde de 1998 ou encore la mort de Lady Di…
    On retrouve également dans cet album dans cet album d’anciens lauréats du « Prix France Info de la bande dessinée d’actualité et de reportage » (Christin, Davodeau, Ferrandez, Emmanuel Guibert, Kris, Masson, Sacco, Stassen, Tignous), des auteurs Futuropolis (David B., Baru, Blutch, Dabitch et Pendanx, Jean-C. Denis, Igort, Prudhomme, Rabaté, …), des invités de marque (Guy Delisle, Dupuy et Berberian, Jul…). Un casting exceptionnel : la plupart d’entre eux ont reçu pendant ce quart de siècle les plus hautes récompenses de la bande dessinée.
    En savoir plus : http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790240

  • Comité d’histoire du Ministère de la Culture, Histoire administrative du ministère de la culture et de la communication 1959-2012, Paris, La Documentation française, 2012, 248 p., 15 euros.

    L’objectif de cet ouvrage est de présenter l’état actuel et l’évolution historique des principaux services qui composent le ministère de la culture et de la communication.
    L’ouvrage se subdivise ainsi : présentation générale des missions et de l’organisation du ministère ; description de son niveau politique (ministre et cabinet) ; organisation de son niveau proprement administratif ;
    Pour chacune des entités administratives sont décrites ses missions et son organisation actuelles, puis, est retracée son évolution entre 1959 et 2011. La liste nominative des responsables de chaque service central clôt cet historique. L’intérêt de cet ouvrage est aussi de présenter l’évolution administrative des principales politiques transversales conduites par le ministère.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110090157/index.shtml

  • DURAND-LE GUERN Isabelle, Le roman de la révolution. Lʼécriture romanesque des révolutions de Victor Hugo à George Orwell, Presses universitaires de Rennes, 2012, 292 p., 18 euros.

    Cet ouvrage propose une réflexion sur la destinée romanesque de l’idée même de révolution. Comment la posture révolutionnaire romantique caractéristique d’un Michelet ou d’un Hugo se résout-elle dans des œuvres plus tardives, ou dans des romans de la désillusion révolutionnaire ? Au-delà de leur dimension strictement historique, de leur objectif réaliste de représentation d’une époque révolue, ces romans fonctionnent comme espace d’exploration littéraire de modèles politiques. Comment l’idéologie à l’origine du projet romanesque prend-elle place et forme dans l’écriture ? Et comment cette idéologie se heurte-t-elle à la réalité romanesque, c’est-à-dire à ce monde construit et mis en oeuvre par le romancier ?
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2906&utm_source=parutions-2e-quinzaine-de-mai-et-ure-semaine-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • GAVILLET Isabelle (dir.), Déviance et risque en dispositifs. Expertise et médiatisation, Presses universitaires de Nancy, 2012, 220 p., 20 euros.

    La chronique du risque, du contrôle, de la prévention ou de la sanction tend à devenir notre actualité quotidienne. Des questions nouvelles, ou qui paraissent l’être, relevant de la santé, des mœurs, de la sécurité, de l’éducation ou de l’écologie font l’objet de dispositions législatives qui mettent en tension le rapport entre responsabilité collective et liberté individuelle. Un certain sens commun, dans nos sociétés démocratiques, y voit généralement une action unilatérale de l’État et des pouvoirs publics à l’endroit du citoyen. Or, au-delà d’une conception régalienne des fonctions de l’État, ces problématiques invitent à poser la question des processus de construction et de communication de l’action publique. Par quels mécanismes des pratiques, des représentations, des discours sont-ils plus ou moins tolérés, selon qu’ils correspondent à une norme acceptée ou qu’ils suscitent la réaction sociale ?

    Les théories les plus récentes rendant compte des grands bouleversements sociétaux se rencontrent autour de plusieurs notions qui connaissent un succès incontestable dans les champs académique, politique et journalistique : la désinstitutionnalisation, l’individualisation, la société liquide, l’accélération du changement social ou encore la révolution managériale, la globalisation, l’incertitude, la société du risque.

    Cet ouvrage permet de prolonger la réflexion engagée à Metz en décembre 2009 en pointant, par-delà la diversité des objets analysés (violence scolaire, violence urbaine, inceste, storytelling écologiste, crise sanitaire, tabagisme, rodéos automobiles, supportérisme, viol et immigration en Italie, crise des banlieues, délinquance, public actif), des invariants tant en termes de production de normes, de connaissances légitimes que de leur circulation dans nos sociétés. Deux notions transversales traduisent ici un certain continuum dans le traitement réservé aux facteurs de risques : l’expertise et la médiatisation. Dans un cas comme dans l’autre, les chercheurs rendent compte d’un glissement des frontières entre : le public et le privé ; le scientifique, le politique et le professionnel ; le professionnel et le profane. Qu’ils s’organisent en think tanks, qu’on les qualifie de « nouveaux experts », d’entrepreneurs de morale ou qu’il s’agisse de journalistes et de publics actifs, les prescripteurs de « bonnes conduites » empruntent, pour convaincre, aux ressorts du récit mythique, de la subjonctivité ou de la nosographie.

    Ces résultats tendent à confirmer, d’une part, le bien-fondé d’une « sociologie générale » attentive aux transformations liées à la société post-industrielle et à leurs conséquences ; mais, d’autre part, ils réaffirment et prolongent quelque inquiétude formulée par la sociologie de la déviance quant au déficit de légitimité accordée aux sciences humaines et sociales par le politique dans le débat public et la nécessité d’une sociologie pragmatique. Ils sont enfin une invite au questionnement de l’outillage scientifique – théories, catégories, concepts, notions – sur lequel nous nous fondons pour produire nos analyses.


    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100483040

  • HAFFEMAYER Stéphane, MARPEAU Benoit, VERLAINE Julie (dir.), Le Spectacle de l’Histoire, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 315 p., 19 euros.

    Depuis la plus haute Antiquité, l’histoire a été mise en spectacle. Dans ce spectacle vivant, la représentation du passé s’accommodait d’anachronismes et d’allusions au présent, aussi inévitables que nécessaires. Étudier le spectacle de l’histoire, c’est examiner les rapports que les sociétés contemporaines entretiennent avec certains pans de leur passé ; c’est aussi comprendre ce que, de manière détournée, elles disent d’elles-mêmes, en re-créant l’histoire. Objet d’histoire culturelle, le spectacle de l’histoire se prête à un faisceau d’interrogations pluridisciplinaires : contexte économique, politique et social, analyse formelle des logiques de mise en spectacle, déterminations techniques (décor, éclairage), choix narratifs, effets spectaculaires, espaces de diffusion, publics concernés, réceptions différenciées, aspirations de l’imaginaire social, etc. Dans ce livre se rencontrent surtout deux ordres de nécessité, celui de l’histoire et celui du spectacle. Pour qu’un événement historique devienne objet de spectacle, il faut qu’il ait du sens pour ses spectateurs. L’impératif de véracité historique le cède souvent aux nécessités du spectacle. Il s’agit moins de comprendre que de ressentir : la mise en scène de l’histoire mobilise des registres émotionnels, identitaires, des expressions des corporalités qui prétextent la référence au passé pour évoquer le présent. Tout en convoquant une diversité d’époques (de l’Antiquité à nos jours), d’échelles (de l’individuel à la nation) et de domaines explorés (théâtre, opéra, ballet, cinéma, télévision, cirque, défilés équestres, arts de la rue, fêtes officielles, spectacles de sons et lumières, panoramas), cet ouvrage collectif a pour ambition d’analyser la fabrication des stéréotypes identitaires d’une époque, la manière dont l’usage du passé exprime des préoccupations individuelles et collectives. Les études regroupées ici s’ordonnent autour de trois thèmes : celui du héros, moteur de l’histoire, métaphore des résistances individuelles ou collectives ; celui de la femme, absente des discours historiques mais omniprésente sur la scène ; celui du spectaculaire, de ses effets de réels et inévitables anachronismes par lesquels toute société pose au passé les questions du présent.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/index.php

  • LEDOS Jean-Jacques, Petite contribution à l’histoire de la radio, Paris, L’Harmattan, 2012, 230 p., 23 euros.

    Les techniques et l’usage universel que les ondes ont engendrés sont un phénomène majeur du vingtième siècle. La radio était présentée par les pionniers comme un moyen d’ "informer, d’éduquer et de distraire" offert au plus grand nombre. Lénine la pressentait comme un "journal qui ne connaît pas de frontière". Les pouvoirs ne se priveront pas de l’entretenir. L’auteur a retrouvé des sources méconnues qui éclairent certains aspects d’un média que la transmission quasi-instantanée de la Toile menace.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37069

  • LEDOS Jean-Jacques, Petite contribution à l’histoire de la télévision, Paris, L’Harmattan, 2012, 198 p., 20 euros.

    La "télévision", un mot lancé à Paris en 1900 devant les participants d’un congrès d’électriciens, ne décrivait encore qu’un projet sans essais. Depuis les années trente, les progrès incessants des techniques de diffusion et des stratégies de communication ont servi les meilleures intentions et, parfois, les pires causes. L’auteur a recherché les sources les plus proches du développement de la transmission par les ondes que l’imaginaire littéraire ou scientifique avait pressenti.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37070

  • MAIER-SCHAEFFER Francine, PAGE Christiane, VAISSIÉ Cécile (dir.), La révolution mise en scène, Presses universitaires de Rennes, 2012, 348 p., 19 euros.

    La révolution est au cœur de très nombreuses pièces et mises en scène, en France, en Allemagne, en URSS et ailleurs, du XVIe au XXe siècle. Cet ouvrage se veut une réflexion aussi bien sur les écritures théâtrales de la révolution que sur les révolutions au théâtre, que ces écritures rendent nécessaires et souvent anticipent. Au travers des différents points de vue, une constante demeure : une certaine nostalgie et un rêve éternel de révolution, accroché – peut-être ? – à la croyance en un progrès possible de l’humanité.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2921&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • MARCUCCI Virginie, Desperate Housewives. Un plaisir coupable , Paris, Puf, 2012, 144 p., 12 euros.

    Comment le réalisateur Marc Cherry et la chaîne américaine ABC sont-ils parvenus à transformer le pire genre télévisé, le soap opera de la ménagère, en une série diffusée en prime-time et qui a connu un succès planétaire ? Pourquoi, de l’aveu de tant d’Américains, a-t-elle suscité le « plaisir coupable » de suivre intensément un produit culturel de basse extraction ? Cet essai analyse les moyens déployés pour construire une série cultivant l’ambiguïté, traversée par le féminisme ou la misogynie, à la fois progressiste et conservatrice, plaisant aux adolescents comme aux parents, et qui réussit le tour de force de proposer une œuvre télévisuelle aussi audacieuse que consensuelle.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Desperate_Housewives._Un_plaisir_coupable

  • PERREUR Nathalie, The Practice. La justice à la barre, Paris, PUF, 2012, 144 p., 12 euros.

    Série créée par David E. Kelley en 1997, The Practice explore le monde de la justice pénale américaine et met au jour les failles de son système. À partir du microcosme de la justice et de ses acteurs, c’est la société américaine dans son ensemble qui est passée au crible du regard intransigeant des scénaristes. Au long de ses huit saisons, la série se positionne dans l’espace public en offrant un regard sans concession sur une société en crise. Car c’est l’image d’une justice faillible, parfois injuste, souvent imprévisible, que la série dévoile une justice qui, comme la société qui l’a mise en place, n’est pas dépourvue de préjugés racistes ni d’obsession sécuritaire et reste obnubilée par la peine de mort.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:The_Practice._La_justice_%C3%A0_la_barre

  • RAUCH André, TSIKOUNAS Myriam (dir.), L’historien, le juge et l’assassin, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012, 286 p., 30 euros.

    Après le criminel et son juge, surgit l’historien. Que sait-il des faits ? Son enquête est tributaire de la disponibilité des archives. Elle croise des sources écrites, audiovisuelles, d’origines diverses : policières, judiciaires, pénitentiaires, littéraires... Quand elles ne font pas défaut, comme c’est souvent le cas pour l’inceste, le viol ou les violences domestiques. La confrontation des archives ouvre la voie aux représentations et aux imaginaires. Ils varient d’une époque à une autre, selon les circonstances, les positions des témoins et la nature des témoignages. Journaux, émissions radio et spectacles télévisés font et défont crimes et jugements au cours des années, les opposant et les contestant à la lumière d’autres témoignages ou de nouvelles interprétations. Des discriminations profondes existent. Comment sont évaluées les différences entre hommes et femmes ? La sorcière, Charlotte Corday, la révolutionnaire, sont-elles jugées à la même aune que le meurtrier ou l’assassin ? Quelques figures héroïques marquent les imaginaires. Attaques sexuelles ou crimes idéologiques ouvrent des débats d’une tout autre nature. Le crime et la justice pénale font la une des faits-divers dans la presse. « Tribunaliers », « courriéristes » et « reporters » dressent des scénarios qui révèlent les peurs ou les goûts d’une époque. Voisins, officiers de police, experts, jurés livrent, en effet, aux journalistes la matière à des oeuvres qui peuvent servir de « modèles du genre ». Les plaidoiries et leurs effets de rhétorique, dans l’enceinte du prétoire ou devant les micros et les caméras, sur le parvis du tribunal, attisent raison et émotion que suscitent les versions contradictoires du crime. Autant de questions sur les sources, les circonstances, les acteurs, les productions littéraires ou les spectacles audiovisuels qui renouvellent l’intérêt actuel pour la justice en histoire culturelle.
    En savoir plus : http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=l%27historien%20le%20juge%20et%20l%27assassin&source=web&cd=1&ved=0CFUQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.univ-paris1.fr%2Ffileadmin%2FCRHXIX%2Fvdp.jugeassassin.pdf&ei=TAPPT_DrA9K18QO0jOHEDA&usg=AFQjCNGFHcN9vT3MA0fV9o9yMrn9-yr

  • RENOUARD Gilles, Le cinéma français dans le monde, Paris, Klincksieck, 2012, 224 p., 19 euros.

    Des Oscars pour Jean Dujardin et The Artist. La Palme d’or pour Entre les murs. Intouchables en haut du box-office allemand. Luc Besson qui enrôle Angelina Jolie pour son prochain film. Autant de signes du retentissement des films français au-delà de leurs frontières. Mais quelle place occupe vraiment le cinéma français dans le monde ? Quel regard portent les spectateurs étrangers sur ses réalisateurs, ses acteurs ? Comment s’organise la circulation des œuvres ? Pourquoi la France accorde-t-elle de l’importance à l’exportation de son cinéma ? Gilles Renouard explore un pan encore méconnu de la vie du cinéma français : l’international. Il couvre le champ des connaissances disponibles et rapporte des informations inédites sur une histoire, faite de gloire et de revers, aussi vieille que le cinéma lui-même. Il s’interroge sur la réception du cinéma hexagonal par les spectateurs, les festivals, les journalistes, les professionnels étrangers. Il évalue son poids économique et analyse les ressorts politiques de la circulation mondiale des films. Un tour du monde passionnant de la planète cinéma.
    En savoir plus : http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100915000&fa=author&person_id=2480#content

  • SCHEINFEIGEL Maxime, Rêves et cauchemars au cinéma, Paris, Armand Colin, 2012, 208 p., 22 euros.

    Images oniriques, images filmiques : la proximité entre les deux dispositifs qui les produisent s’est inscrite en profondeur dans l’histoire du cinéma. Depuis toujours, en effet, des films se pensent comme les rêves se forment. Quand naissait le cinéma, Freud analysait les mécanismes de la formation des images de rêve. Aujourd’hui, des neurobiologistes montrent comment l’activité onirique est une des aventures de la vie mentale. Ainsi pourra-t-on entrer au pays des rêves et des cauchemars du cinéma en leur compagnie. Des films d’époques et d’origines très variées jalonnent ce parcours. Leurs réalisateurs (Mosjoukine, Laughton, Lang, Welles, Hitchcock, Bergman, Kobayashi, Fellini, Bunuel, Gilliam, De Oliveira, Nolan…) ont tous célébré à leur manière les noces séculaires du cinéma et de l’onirisme.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/412153/reves-et-cauchemars-au-cinema.php

  • SERRANO Yeni, Nommer le conflit armé et ses acteurs en colombie. Communication ou information médiatique ?, Paris, L’Harmattan, 2012, 220 p., 22 euros.

    Le traitement médiatique d’un conflit non international comme le conflit armé interne en Colombie représente un enjeu stratégique pour les acteurs en conflit. Comme le démontre ce livre, les discours d’information des médias constituent un terrain privilégié où les groupes qui s’opposent mènent une guerre langagière qui consiste à imposer une certaine manière de présenter la "réalité" du conflit par le biais des désignations utilisées pour se référer à la confrontation armée et aux acteurs armés.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37387

  • SERRES Alexandre, Dans le labyrinthe. Évaluer l’information sur internet, Paris, C&F Éditions, 2012, 224 p., 22 euros.

    Une recherche d’information efficace passe par l’évaluation des résultats proposés, opération complexe qui dépend de chaque usager, de ses objectifs et de ses connaissances antérieures. Il n’existe pas de grille absolue, de classement automatique des sources documentaires qui puisse répondre à tous les objectifs d’une recherche d’information. La manière dont les usagers identifient, évaluent et valident une source, un auteur ou un document, engage et traduit leur rapport général au monde, à la société, aux institutions, à la technologie. Après avoir présenté les pratiques réelles des internautes, et particulièrement des lycéens et étudiants, Alexandre Serres dégage les notions essentielles pour l’évaluation des sources documentaires : autorité, crédibilité, qualité de l’information et pertinence(s).
    Ce livre, véritable état des lieux des pratiques documentaires actuelles, remet les questions centrales de la documentation au coeur des usages de la « Génération Google » et propose des outils pour penser l’éducation à l’information en dehors des mythes et des argumentaires du marketing.
    En savoir plus : http://cfeditions.com/Labyrinthe/

  • SIMIZ Stefano (dir.), La parole publique en ville des Réformes à la Révolution, Villeneuve d’Ascq, PU Septentrion, 2012, 25 euros.

    Longtemps négligée du fait du triomphe de l’imprimé à qui parfois, paresseusement, on l’opposait, l’étude des expressions orales fait actuellement l’objet d’une réévaluation historiographique. Or, quel meilleur terrain pour redécouvrir cette réalité que le monde urbain, véritable univers de la parole constituée au sein duquel des pouvoirs solidement institués se font face, abondamment éclairée par la multiplicité et la variété de sources émanant tant des commanditaires des discours, des orateurs mêmes que des auditoires, ces horizons d’attente qu’on essaie de ne pas ignorer. L’éloquence règne partout en ville. Elle s’appréhende à travers les institutions de nature politique, judiciaire ou religieuse. Loin de s’ignorer, ces différents pouvoirs se font d’ailleurs face, s’évaluent les uns par rapport aux autres, enfin s’empruntent mutuellement les normes qui font le succès de la plupart des discours, les meilleurs étant souvent livrés à l’imprimeur afin de servir de modèle aux générations suivantes. C’est l’histoire de cette parole contrôlée, extrêmement codifiée et bien vivante, inscrite dans le calendrier comme dans l’espace et la société urbains, qui est ici abordée de façon transdisciplinaire par des spécialistes historiens et historiens de la littérature.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre/?GCOI=27574100031680

  • SIMONNOT Brigitte, L’accès à l’information en ligne : moteurs, dispositifs et médiations, Cachan, Hermès – Lavoisier, 2012, 254 p., 49 euros.

    L’accès à l’information a toujours nécessité des médiations. Avec le numérique et l’internet, certaines sont devenues invisibles, d’autres se transforment et de nouvelles émergent. Le développement des moteurs commerciaux implique une banalisation des pratiques de recherche en ligne. Cet ouvrage analyse l’évolution des recherches scientifiques sur l’accès à l’information et les dispositifs associés. En se focalisant sur le fonctionnement des moteurs de recherche commerciaux, il attire l’attention sur un aspect souvent oublié : la dimension médiatique de ces dispositifs. L’accès à l’information en ligne appelle à un changement de paradigme pour mettre l’agir informationnel et les socialités associées au cœur des réflexions.
    En savoir plus : http://www.lavoisier.fr/livre/notice.asp?id=3LKWX3A2S36OWR

  • TALIANO-DES-GARETS Françoise (dir.), Villes et culture sous l’Occupation. Expériences françaises et perspectives comparées, Paris, Armand Colin, 2012, 384 p., 30 euros.

    « Toute la France, toute l’Europe est en prison » écrivait Jean Guéhenno dans Journal des années noires. Quelles furent les répercussions d’un tel contexte sur la vie culturelle ? En s’intéressant aux pratiques et aux politiques culturelles urbaines sous l’Occupation en Europe et dans l’empire français, cet ouvrage ouvre des perspectives de comparaison internationale inédites. Il livre, en effet, par une approche de terrain, une connaissance précise et différenciée des situations nationales. Tout en mesurant les degrés d’oppression et de résistance, variables selon les territoires et les moments de la guerre, on découvrira d’Athènes à Varsovie, de Prague à Lyon ou Turin, de Marseille à Dakar, d’Alger à Damas… une même vitalité culturelle et les mêmes subterfuges pour échapper aux contraintes de l’Occupation. Celles-ci ont pour nom censure, répression, propagande et pénuries. L’occupant, ainsi que les régimes de collaboration comme Vichy, s’emploie à créer un ordre nouveau où la culture fournit rêve et divertissement, rassemble et manipule. Mais elle s’avère également vecteur de résistance individuelle et collective, jusque dans les situations les plus extrêmes, notamment dans l’univers des ghettos.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/411394/villes-et-culture-sous-l-occupation.php

  • VIGNALE François, La revue Fontaine. Poésie, Résistance, engagement, Alger 1938-Paris 1947, Presses universitaire de Rennes, 2012, 292 p., 16 euros.

    « Revue de la Résistance en pleine lumière » selon son directeur et fondateur Max-Pol Fouchet, Fontaine naît à Alger au printemps 1939. D’abord revue au tirage confidentiel, essentiellement tournée vers la promotion de la jeune poésie, la revue ne tarde pas à s’emparer de questions telles que la place du poète dans la cité. Première des revues littéraires légales à s’opposer publiquement à l’idéologie de la Révolution nationale dès août 1940, elle devient l’un des acteurs majeurs du champ littéraire sous l’Occupation, suscitant parfois rivalités et jalousie. Louis Aragon, Paul Éluard, Pierre Emmanuel ou encore Pierre-Jean Jouve composent alors ses sommaires.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2912&utm_source=parutions-2e-quinzaine-de-mai-et-ure-semaine-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • WAJCMAN Gérard, Les Experts. La police des morts, Paris, PUF, 2012, 144 p., 12 euros.

    Nous sommes entrés dans l’âge des experts. Dans le monde des experts, on dit qu’on peut tout savoir, qu’on peut faire la lumière sur tout, arracher son secret à toute chose et à la mort elle-même. Ce monde-laboratoire où nul crime ne reste jamais opaque, ce monde de transparence et de vérité, c’est le nôtre : celui de la grande promesse de la science. Cette série sur la police scientifique sait faire parler les choses et va chercher la vérité au fond des cadavres. Elle n’opère que sur un monde enfin froid. Pour ce qui est du monde chaud, du monde des vivants, du monde réel secoué de crises financières et de tsunami, c’est plutôt l’impuissance des experts qui frappe.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Les_Experts._La_police_des_morts

    Articles/Revues
  • "Justice et médias. Où en est-on après 10 ans de loi Guigou ?", Légicom. Revue thématique de droit de la communication, n° 48, 2012.

    Actes du Forum Légipresse du 7 Octobre 2011

    Débat préliminaire : QPC et droit des médias
    L’information AVANT le procès…
    La présomption d’innocence et la course médiatique
    Le secret de l’enquête et de l’instruction, le recel et le secret des sources
    Le « statut » particulier de l’image….
    L’information PENDANT le procès…
    Les publications interdites : interdire au nom de quoi ?
    Les comptes rendus d’audience, Twitter et le déroulement du procès en temps réél
    Les images du procès et l’entrée des caméras dans les salles d’audience…
    L’information APRES le procès…
    Les docu-fictions : le respect de la vie privée et la liberté de création
    Information judiciaire et droit à l’oubli
    Propos autour d’Internet : l’histoire et l’oubli…


    En savoir plus : http://www.legipresse.com/legicom/accueil2lcom.asp?nlegipresse=48

    Multimedia

Mai 2012

    Livres
  • CHAMBARLHAC Vincent, HOHL Thierry, TILLIER Bertrand (édition établie par), Léon Rosenthal. Chroniques d’art de l’Humanité (1909-1917), Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, 2012, 554 p., 35 euros.

    Si Léon Rosenthal (1870-1932) est encore connu comme historien de l’art ou pour ses fonctions de conservateur du musée des Beaux-Arts de Lyon, et bien que ses livres sur la peinture romantique soient encore lus, on a oublié son engagement de militant socialiste. C’est à ce titre que cet ancien normalien, promoteur de l’Art social et de l’Art à l’école, a publié plus de 170 chroniques dans L’Humanité fondée par Jaurès, où la rubrique artistique lui est confiée de 1909 à 1917. Dans les colonnes du journal, Rosenthal est attentif à l’actualité des Salons et des expositions, des galeries et des musées, mais aussi des ouvrages qui paraissent et dont il propose des « notes » critiques à l’intention des « camarades » qui sont ses lecteurs. D’un ton alerte et d’une plume exigeante, le critique se fait pédagogue, soucieux de donner accès à la compréhension de la gravure, de la peinture et de la sculpture dans leur spécificité, des arts décoratifs ou de l’architecture dans leur utilité, dont il refuse qu’ils soient l’apanage des élites. De même, à la faveur de la Grande Guerre et de ses destructions, en réformateur éloquent, Rosenthal s’emploie à sensibiliser les lecteurs aux questions d’urbanisme et de reconstruction, dont il se montre un théoricien avisé. Cet ouvrage présente ici l’ensemble de ces chroniques dans une édition présentée et annotée.
    En savoir plus : http://eud.u-bourgogne.fr/collections/livre.html?lid=314&titre=L%C3%A9on+Rosenthal

  • DULONG DE ROSNAY Mélanie, DE MARTIN Juan Carlos (dir.), The Digital Public Domain : Foundations for an Open Culture, Open Book Publishers, Cambridge, UK, 2012, 220 p.

    Alors que la technologie numérique rend la culture plus accessible que jamais, les droits relatifs à l’usage des biens culturels deviennent plus restrictifs. Face à cette évolution paradoxale, des chercheurs, universitaires, bibliothécaires, entrepreneurs, militants et décideurs politiques, réunis au sein du projet Communia, financé de 2007 à 2011 par l’Union Européenne et à l’origine de l’association internationale Communia sur le domaine public numérique, ouvrent la discussion et apportent des solutions concrètes à la difficile question de la régulation de la culture à l’ère numérique. Cet ouvrage, composé d’articles théoriques sur l’histoire du droit d’auteur et du domaine public, et d’études de cas de projets récents qui se sont engagés avec les principes d’accès ouvert et les licences Creative Commons, est une lecture essentielle pour quiconque s’intéresse au débat sur ​​les droits d’auteur et Internet.
    Ouvrage sous licence Creative Commons, la version pdf est en libre accès (en anglais).
    En savoir plus : http://www.communia-association.org/2012/04/14/the-digital-public-domain-foundations-for-an-open-culture/

  • LESCURE Pierre, CHAMPEMOIS Sabrina, In the baba, Paris, Grasset, 2012, 384 p., 18 euros.

    Pierre Lescure ? On pensait qu’il n’écrirait jamais ses Mémoires. Trop pressé d’aller de l’avant, pas assez nostalgique. Et pourtant, les voici. Et quelle vie ! L’enfant de Choisy, le fils de communiste, l’infatigable curieux de toute information, le zappeur de la planète fait un arrêt sur image : comment devient-on Lescure ? Comment un journaliste formé à la dure peut-il prendre les rênes de ce qui fut, à Canal +, l’invention la plus excitante du PAF ? Et si l’on est un saltimbanque, un ami des artistes, un meneur de jeu, peut-on s’improviser patron de milliers de salariés et homme de chiffres ? Quand l’édifice chancelle, qu’on part avec fracas, que ressent-on ? Les coulisses du pouvoir, la politique, les émissions cultes, les grandes figures, de Pierre Desgraupes à André Rousselet en passant par Rupert Murdoch, les vrais amis, les véritables traîtres, et même, chez un homme pudique et sensible, quelques beaux portraits de femmes dévoilées, voilà le programme. Le mystère Lescure ? Il subsiste, bien sûr, jusque dans sa manie des collections et sa générosté folle, mais au moins nous en saurons un peu plus...
    En savoir plus : http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&requestCode=afficherArticle&codeArticle=9782246769415&ligneArticle=0

  • MAIGRET Éric, STEFANELLI Matteo (dir.), La bande dessinée : une médiaculture, Paris, Armand Collin, 2012, 272 p., 25,40 euros.

    De Tintin à Titeuf, d’Astérix à Asterios Polyp, de Superman à L’Association et à Death Note, que nous dit enfin la bande dessinée sur elle-même au sortir d’un siècle de pollinisations croisées entre cultures nationales, de transformations chrysalidiques et de pluralisation authentique ? « Je est un autre. » C’est bien la formule rimbaldienne qui s’impose : je ne suis pas cet ensemble d’histoires destinées à un public d’enfants ou d’adolescents auquel vous me destiniez. S’il faut le dire avec force c’est que nous sortons à peine de deux discours prédominants sur la bande dessinée. L’un dénonçant une forme dégradée de Culture. L’autre, apologique et militant dont le prix à payer en a été une nouvelle essentialisation du médium qui mimait parfois les positions des dénonciateurs (en les inversant). Pour rompre avec ces discours hérités du siècle passé et finalement assez sclérosants, cet ouvrage aborde une troisième voie, « constructiviste ». Elle est proposée ici par des auteurs qui ne partagent pas toujours les mêmes opinions et les mêmes ancrages théoriques, mais qui croient en la diversification et en la richesse explosive d’une constellation culturelle en expansion.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/382368/la-bande-dessinee-une-mediaculture.php

  • MARTIN Marcienne, Se nommer pour exister. L’exemple du pseudonyme sur Internet, Paris, L’Harmattan, 2012, 220 p., 22 euros.

    Dans l’Odyssée, Ulysse choisit l’anthroponyme "Personne" afin d’échapper au Cyclope. En avance sur son temps, Ulysse aurait navigué sur la toile sous le pseudonyme "Personne". Se nommer est aussi un acte qui permet au sujet social de s’inscrire dans la société civile et d’être ainsi reconnu par l’autre. Qu’en est-il de la nomination en général ? Et du pseudonyme sur Internet en particulier ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=36856

  • MÉADEL Cécile, SONNAC Nathalie (dir.), L’auteur au temps du numérique, Paris, Éditions des archives contemporaines, 2012, 180 p., 10 euros.

    Que signifie aujourd’hui l’acte d’écrire et de publier un livre ? Quelle influence ont la numérisation des contenus, le développement d’Internet et les nouvelles pratiques de lecture sur le travail des auteurs ? Pour répondre à ces questions, ont été interrogés une variété d’auteurs dans toute leur diversité de producteurs d’ouvrages : des auteurs de bande dessinée aux concepteurs de livres pratiques, en passant par ceux qui écrivent des fictions ou des romans policiers. Il ne s’agit pas d’opposer deux univers, l’un attaché à la seule écriture papier et l’autre investi dans une dynamique dématérialisée du tout numérique, mais de comprendre comment les deux se complètent et se composent, comment le numérique ouvre de nouvelles façons d’écrire et offre de nouvelles possibilités d’édition et de publication, comment il permet d’intervenir sur le colloque singulier entre l’auteur et le lecteur, sur les échanges entre les producteurs et le public, sur la relation entre l’auteur et l’éditeur. Mais aussi comment le livre-papier garde pour les auteurs une place décisive et peut-être indétrônable. Cette étude a été menée dans le cadre des recherches de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet qui a pour mission d’étudier l’univers des industries culturelles et médiatiques et de produire en toute indépendance débats et réflexions sur les questions liées à la diffusion numérique et à la propriété intellectuelle. Elle a été dirigée par Cécile Méadel, professeure à Mines ParisTech, et Nathalie Sonnac, professeure à l’Université Panthéon Assas, respectivement expertes des Labs Hadopi Usages en Ligne et Économie Numérique de la Création.
    Avec : Audrey Llamas, Francesca Musiani, Mathieu Perona, Mathilde Persuy, Vincent Petitet, Marianne Serfaty, Guillaume Sire, Virginie Sonet
    En savoir plus : http://www.archivescontemporaines.com/#

  • MPERENG Jerry, Le génocide rwandais vu par L’Express et Jeune Afrique, Paris, L’Harmattan, 2012, 104 p., 12 euros.

    Ce travail consiste à revisiter le génocide rwandais à travers différents systèmes, modèles et "logiques d’interprétation" des journaux. C’est-à-dire une analyse comparative entre deux hebdomadaires, L’Express et Jeune Afrique, avec pour objectif de rechercher des catégories, des jugements, des discours, des commentaires rendant compte justement d’une manière spécifique d’interpréter l’événement.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=36980

  • NÉE Émilie, L’Insécurité en campagne électorale, Paris, Editions Honoré Champion, 2012, 258 p., 25 euros.

    Thèmes médiatiques prometteurs ou efficaces catalyseurs d’angoisses, « l’insécurité » et « la sécurité » s’invitent régulièrement dans l’espace public et ses discours. Si tout le monde semble convenir que soit « maintenue » ou « assurée » la sécurité dans un État de droit comme la France, le thème de « l’insécurité » suscite cependant des polémiques, réveille des angoisses ou se fait l’écho de peurs. Il répond à une demande ou la crée. Les mots mêmes de sécurité et d’insécurité paraissent dotés d’un pouvoir d’enchantement : insécurité sonne l’alarme, tandis que sécurité a le don de tranquilliser momentanément. Pour autant, « l’insécurité » figure aujourd’hui bien souvent dans les discours politiques et médiatiques comme une catégorie déproblématisée qui génère un consensus tant au niveau de ses expressions que des représentations qu’elle véhicule. Informé par l’analyse de discours, la sémantique et la linguistique de corpus, cet ouvrage explore le surgissement de la thématique sécuritaire dans l’espace public. Il questionne pour cela le débat électoral sur l’insécurité en 2001-2002 dans un discours de presse (Le Monde).
    En savoir plus : http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+0+1+2+cccdegtv1+08532455+1

  • PROULX Serge, MILLETTE Mélanie, HEATON Lorna (dir.), Médias sociaux. Enjeux pour la communication, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2012, 282 p., 29$.

    S’informer, se divertir, créer, échanger, commenter, partager : aujourd’hui, ces actions se posent sur les médias sociaux. Facebook, Twitter, LinkedIn, Wikipedia, YouTube, Blogger Instagram… tous ces dispositifs (et bien d’autres encore !) permettent aux usagers d’intervenir directement dans la production et la diffusion de contenus médiatiques, à titre professionnel comme à titre personnel. Mais quel est le poids réel des médias sociaux dans le tissu relationnel et, plus largement, dans l’ensemble de la dynamique sociale ?

    Ce livre nous invite à observer les usages des médias sociaux, dans des contextes définis, afin de questionner le phénomène sous les angles éthiques et politiques. Après la présentation d’une base épistémologique et théorique du concept de médias sociaux, une première section offre un aperçu des enjeux éthiques entourant l’utilisation de Facebook. Elle est suivie de textes traitant des formats de socialisation que permettent les interactions en ligne, puis des perspectives politiques de ces interactions en proposant notamment une étude sur le contexte médiatique ayant conduit aux événements du printemps arabe. Une dernière section porte sur l’utilisation des médias sociaux à des fins professionnelles en regard de l’éthique. L’ensemble nous permettra de porter un regard critique et argumenté sur ce phénomène des médias sociaux qui prend sans cesse de l’ampleur.


    En savoir plus : http://puq.ca/catalogue/livres/medias-sociaux-1212.html

    Articles/Revues
  • "Ecrans et médias", MEI (Médiation et Information), n° 34, avril 2012. Coord. : Thierry Lancien.

    La multiplication des écrans favorisée par les développements du numérique est susceptible de transformer les relations que l’on entretient avec eux et avec les contenus médiatiques qu’ils véhiculent. Ce numéro réunit les contributions de dix-neuf chercheurs qui, en prenant en considération l’écran de cinéma, de télévision, d’ordinateur ou de Smartphone, s’interrogent sur l’identité des médias, leurs transversalités et les spécificités des écrans.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no=36762&no_revue=80

  • "Faire l’événement", Sociétés & Représentations, n° 32, mars 2012. Coord. : Pascale Goestchel, Christophe Granger.

    Né de la modernité médiatique, l’événement est devenu aux xixe et xxe siècles une catégorie à part entière de description et d’organisation de la réalité sociale. Pour nombre d’acteurs, il est aussi le moyen de se signifier dans l’espace public. Ce dossier étudie ce qui fait l’événement : quelles sont les modalités pratiques de sa production ? quels ressorts sociaux, affectifs ou rhétoriques mobilise-t-elle ? Où réside l’autorité sociale de l’événement ainsi produit ? Et suivant quels mécanismes est-il investi de sens ? Procéder ainsi permet de saisir l’émergence d’une culture de l’événement et la place qui lui revient dans l’agencement des sociétés contemporaines.
    En savoir plus : http://www.univ-paris1.fr/services/publications-de-la-sorbonne/parutions-2012/

  • "Médias, jeunes et politique : de nouvelles formes d’engagement ?", Jeunes et médias. Les Cahiers francophones de l’éducation aux médias , n° 3, 2012.

    Un certain nombre d’initiatives citoyennes sur le web laissent à penser que les nouveaux médias viennent reconfigurer et battre en brèche le cliché d’une jeunesse dépolitisée et dépourvue d’idéal. Du Printemps arabe à l’approche des élections présidentielles, de la presse lycéenne à la fantastique machine à communication qu’est Internet, ce dossier spécial vient se pencher sur la place des médias dans la vie des jeunes usagers et leur possible impact dans leurs formes d’engagement politique. Militantisme, questionnement citoyen, représentation médiatique de la jeunesse engagée : ce troisième numéro des Cahiers francophones de l’éducation aux médias livre une étude complète de cette thématique d’actualité brûlante, le comportement politique chez les jeunes, venant questionner à point nommé le caractère démocratique de l’ère numérique.
    En savoir plus : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782748383201

  • "Musique et technologies numériques", Réseaux, n° 172, février-mars 2012. Coord. : Philippe Le Guern.

    La « révolution numérique » a, dans le champ culturel en général et musical en particulier, essentiellement donné lieu à des travaux qui envisagent d’une part la portée économique et les conséquences juridiques de la mise en ligne des contenus et d’autre part le renouvellement des formes de sociabilité et d’interactions entre les musiciens et leurs publics : l’émergence de nouveaux modèles de création de la valeur ou de nouvelles modalités de l’expertise ou de la prescription, le renouvellement des mécanismes de construction de la réputation et de la visibilité ont notamment constitué l’épicentre de ces travaux.
    A contrario, il est frappant que le coeur même de l’activité musicale - c’est à dire, répéter, se produire, enregistrer, utiliser des instruments, et dans une moindre mesure se promouvoir -, ait été en grande partie délaissé. Tout se passe comme si l’être-concret du musicien était absent des analyses sur la musique digitale. Or, on peut penser que l’émergence d’un instrumentarium numérique (sampleur, Digital Audio Workstations, synthés et effets virtuels, etc...) et le développement de nombreuses ressources sur internet (tutoriels, sites de recommandation, sites de mix ou de mastering on line...) n’ont pas été sans conséquences sur l’ensemble des pratiques constitutives de l’activité musicale : on peut notamment se demander si la baisse significative du coût des équipements, de nouvelles modalités d’apprentissage, l’apparition d’une lutherie numérique, la possibilité de contrôler toutes les étapes créatives (de l’enregistrement à la diffusion), n’ont pas fait baisser les coûts d’entrée dans l’activité, mais aussi modifié l’idée même de carrière, en affranchissant le musicien de ces gate keepers traditionnels que sont les studios d’enregistrement, la maison de disques ou la presse et les médias spécialisés. Centré sur les aspects concrets de la pratique musicale en régime numérique, ce numéro de Réseaux s’intéresse aux éléments constitutifs d’une ontologie digitale, à une histoire du passage de l’analogique au numérique, à la transformation des métiers et de pratiques, à la production de nouvelles esthétiques, à l’émergence de nouveaux systèmes de représentations et de nouvelles controverses autour des avantages et des inconvénients de la dématérialisation.
    En savoir plus : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Musique_et_technologies_numeriques-9782707173249.html

  • "Publicité et politique", Mots. Les langages du politique, n°98, mai 2012. Coord. : Denis Barbet, Dominique Desmarchelier.

    Si l’influence des techniques publicitaires commerciales sur les campagnes politiques semble désormais admise, l’effet inverse, mettant en évidence les parodies et détournements politiques dans la communication publicitaire, semble plus récent, donc plus étonnant. À partir de plusieurs campagnes commerciales, ce dossier aborde les rapports entre publicité et politique en traitant une forme de « politisation » du discours publicitaire, voire du discours antipublicitaire. Ce sont principalement ces transferts entre la publicité et le politique qui sont visés : on pense en particulier à des messages ou campagnes faisant référence, selon une « logique de rebond », à une thématique ou à l’actualité politique et électorale, lorsque des campagnes commerciales surfent sur l’actualité de la compétition électorale ou recourent à des slogans politiques.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100195050

    Multimedia

Avril 2012

    Livres
  • BALLET Marion, Peur, espoir, compassion, indignation. L’appel aux émotions dans les campagnes présidentielles (1981-2007), Paris, Dalloz, 2012, 572 p., 47 euros.

    L’ouvrage que Marion Ballet propose ici au lecteur est profondément original, par son sujet comme par sa méthode. Cette affirmation peut paraître surprenante. Les élections présidentielles suscitent toujours une vaste littérature scientifique ou journalistique. Et l’on pourrait penser que l’intérêt pour les dimensions émotionnelles d’une campagne électorale va de soi. Chaque citoyen se rend bien compte en effet que les aspirants au pouvoir suprême ne se contentent pas de doctes discours bardés de chiffres pour convaincre les électeurs qu’ils constituent « le meilleur choix ». Il est clair pour tous que la rhétorique des candidats fait largement écho aux inquiétudes de la population, cherche à susciter la peur ou l’indignation, se révèle généreuse en promesses d’un avenir meilleur quand elle ne va pas jusqu’à proposer des rêves de lendemains qui chantent. Et pourtant, il faut bien constater que ces dimensions de la compétition électorale sont demeurées largement ignorées jusqu’ici par la recherche universitaire française. (…). Si Marion Ballet a remarquablement réussi son pari scientifique, elle le doit à son courage de chercheur, qui la rend capable de s’aventurer sur des sentiers peu fréquentés, voire hasardeux. Elle le doit aussi à une ténacité et un esprit de méthode hors du commun, qui lui ont permis de vaincre en chemin de nombreux obstacles d’ordre technique mais aussi de mener à bien un travail de titan en matière de collecte de données. Il n’est donc pas surprenant que la thèse dont cet ouvrage est issu, ait reçu les plus grands éloges d’un jury réuni à Sciences Po sous la présidence d’Olivier Duhamel et qu’elle ait été ultérieurement couronnée par le Prix 2011 de la recherche décerné par l’Inathèque.
    En savoir plus : http://www.dalloz-boutique.fr/ouvrages-universitaires/reflexion-et-approfondissement/nouvelle-bibliotheque-de-theses-dalloz/peur-espoir-compassion-indignation-vol-21.html

  • CARAYOL Cécile, Une musique pour l’image. Vers un symphonisme intimiste dans le cinéma français, Presses universitaires de Rennes, 2012, 322 p., 18 euros.

    L’essai de Cécile Carayol s’applique à mettre en perspective l’existence d’un langage musical spécifique au cinéma français. Elle dégage ainsi les tendances musicales essentielles des longs métrages contemporains depuis la fin des années 1990 : retour à la tradition des mélodrames américains des années 30 à 50 (Angel, Huit femmes) ; assimilation des codes musicaux du néo-hollywoodisme (Les Rivières Pourpres, Nid de Guêpes…) et symphonisme intimiste (Swimming Pool, Sur mes Lèvres…).
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2893&utm_source=parutions-aux-pur-avril-2e-quinzaine&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • CAYROL Roland, CHARON Jean-Marie (dir.), Médias, opinions et présidentielles, Bry-sur-Marne, Ina Editions, 2012, 178 p., 16 euros.

    L’impact des médias sur la campagne électorale de la présidentielle et plus particulièrement celui de la télévision ne sont plus à démontrer… Et pourtant, cet ouvrage permet de déconstruire les évidences qui ont la peau dure. En effet, les électeurs n’agissent pas en téléspectateurs hébétés : surprises du premier tour, scores sous ou surévalués, perception des connivences journalistes/personnel politique. Bref, même si les médias et la télévision surtout imposent leur rythme et leur « petite musique » pendant la campagne électorale, les auteurs rappellent que les citoyens ne sont pas dupes…
    Un ouvrage qui sera fort utile pour analyser les grands moments électoraux que constituent toujours depuis 1965 l’élection présidentielle. Il est issu des XXIIIe Rencontres Ina-Sorbonne « Les médias et les élections présidentielles » qui se sont tenues le 10 décembre 2011.

    Auteur : Sous la direction de Roland Cayrol et Jean-Marie Charon Avec les contributions de Dominique Cardon, Roland Cayrol, Jean-Marie Charon, Jean-Marie Cotteret, Christian Delporte, Jacques Gerstlé, Pierre-Emmanuel Guigo, Pierre Lefébure, Jean-Daniel Lévy, Arnaud Mercier, Jean-Louis Missika, Christophe Piar, Emmanuel Rivière, Jean Claude Sergeant, Thierry Vedel, Isabelle Veyrat-Masson, Pierre Zemor.


    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications-ina/medias-opinons-et-presidentielles

  • CROIX Alain, GUYVARC’H Didier, RAPILLIARD Marc, La Bretagne des photographes. La construction d’une image de 1841 à nos jours, Presses universitaires de Rennes, 2012, 512 p., 45 euros.

    Comment les photographes ont-ils peu à peu façonné, transformé et imprimé dans les mémoires notre vision de la Bretagne ? Avec 500 photographies, en majorité inédites, cet ouvrage propose une vue d’ensemble de la Bretagne photographiée depuis 1841 : photographies restées privées, éditées, diffusées en cartes postales ou mises en ligne, signées ou anonymes, provenant des collections publiques et privées de Bretagne et de toute la France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, de Suisse, des États-Unis ou du Canada. Une source d’émotion devant la beauté, l’occasion de sourire parfois, de réfléchir à ce qui a façonné notre imaginaire, nos représentations de la Bretagne.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2886&utm_source=parutions-aux-pur-avril-3e-semaine&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • DE LUGET Agnès, FLORES-LONJOU Magalie (dir.), L’enfant, le droit et le cinéma, Presses universitaires de Rennes, 2012, 270 p., 18 euros.

    Le cinéma, en portant la figure puis la parole de l’enfant à l’écran, ancre la place du mineur au cœur de nos sociétés. Les nombreux paradoxes qui entourent l’enfant dessinent un statut qui se révèle à travers les filmographies, françaises et étrangères. Si le cinéma ne peut confirmer l’existence d’un profil universel de l’enfant, il n’en demeure pas moins qu’à l’instar du droit, le 7e art met en relief la dualité de son statut juridique et le déplacement du curseur de l’enfant à protéger vers l’adulte en devenir, titulaire de droits propres.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2862&utm_source=parutions-3e-semaine-de-mars&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • DUCAS Sylvie (dir.), Les Acteurs du livre, Paris, Nicolas Malais éditeur, 2012, 206 p., 19 euros.

    Qu’est-ce qu’un livre ? Quels sont les acteurs de la chaîne du livre qui contribuent à sa conception, sa diffusion et sa médiation ? Cette question, riche et complexe, est au cœur des préoccupations du groupe de recherche pluridisciplinaire « livre : création, culture et société ». Dans le cadre d’une collaboration fructueuse depuis 2004 entre le centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) et le pôle métiers du livre de Saint-Cloud (université Paris Ouest Nanterre La Défense), ce groupe fédère des chercheurs d’origines disciplinaires diverses (histoire, littérature, sociologie, anglais, sciences de l’information et de la communication, esthétique), français et étrangers, et aborde la question du livre, des métiers et des pratiques qui en dépendent.
    Le présent volume est le premier d’une série s’interrogeant sur les réseaux du livre et ses modes de circulation transnationale. Il s’organise autour d’une problématique auctoriale et reflète les investigations poursuivies depuis plusieurs années sur le livre et l’auteur, non seulement dans le cadre des relations avec les autres professionnels du livre (éditeurs, libraires, bibliothécaires, critiques…), mais aussi dans son rapport complexe et souvent invisible avec la communauté des lecteurs (imaginé, convoqué, redouté, réel, pluriel, hyperlecteur, contre-lecteur…). Histoire du livre, métiers du livre et ouverture sur des perspectives contemporaines y structurent un contenu délibérément éclectique et foisonnant.
    En savoir plus : http://www.lebibliophile.com/spip.php?article26

  • ENGELS Jens Ivo, MONIER Frédéric, PETITEAU Natalie (dir.), La politique vue d’en bas. Pratiques privées et débats publics (19e-20e siècles), Paris, Armand Colin, 2012, 264 p., 25 euros.

    Premier volume d’une série consacrée à l’étude des coulisses du politique à l’époque contemporaine, ce livre collectif est consacré à une histoire comparatiste du politique dans l’espace européen. Deux grandes questions sont examinées ici : les formes d’apprentissage de la politique en Europe au temps du Premier Empire d’un côté, les débats publics sur la corruption politique et l’évolution des pratiques de faveur, en France et en Allemagne, de l’autre. Il s’agit, dans les deux cas, de chercher à savoir comment s’est formé l’homo politicus à l’époque contemporaine, et comment il en est venu à définir le bien commun, en actes et en discours. Au-delà d’une grande diversité dans les terrains d’enquête, ces études dessinent une histoire où les acteurs ordinaires entretiennent des relations complexes avec les gouvernants, où les sphères publiques, si souvent conflictuelles, abritent pamphlets et rumeurs, et où les pratiques de pouvoir révèlent l’existence de normes ambivalentes, voire contradictoires. Autant de jalons pour une nouvelle anthropologie historique du politique à l’échelle européenne.

    Première partie. La politisation des anonymes dans l’Europe napoléonienne
    1. La France dans la presse britannique : la concurrence des modèles politiques
    2. Les pamphlets dans la guerre d’Espagne : discours des humbles ou discours vers les humbles ?
    3. Les Russes en correspondances dans la campagne de 1812
    4. Villageois et citoyens : la politique dans les écrits paysans en France (vers 1780-1850)
    5. Presse napoléonienne et processus de politisation au moment de la campagne d’Espagne

    Deuxième partie. Bien public et corruption
    6. Pour une histoire comparée des faveurs et de la corruption : France et Allemage (XIXe-XXe siècles)
    7. Interplay of corruption and bureaucratisation : the administrative reforms in Bavaria under Minister Montgelas (1799-1808)
    8. Le scandale de Panama vu par un ancien député du Vaucluse : réseaux, amitiés et corruption sous la Troisième République
    9. Crisis and corruption in the discourse of the Weimar Republic
    10. La corruption dans la France des années 1930 : historiographie et perspectives de recherche
    11. Le clientélisme sous la Ve République : l’exemple du député Louis Jacquinot


    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/402359/la-politique-vue-d-en-bas.php

  • GAILLARD Isabelle, La télévision. Histoire d’un objet de consommation – 1945-1985, Ina Editions / Editions du CTHS, Paris, 2012, 28 euros.

    Passer du statut d’invention à celui d’institution… difficile objectif que la télévision remplit pourtant parfaitement au cours des années 1945-1985. Suivant ce constat, l’auteur tente dans cet ouvrage de comprendre comment la « boîte aux images », ignorée de neuf Français sur dix dans les années 1950, est devenue en une trentaine d’années seulement la « télé », cet élément incontournable du quotidien. En saisissant les différents moments clés de l’histoire d’un objet devenu culte, elle détaille ici sa fulgurante ascension à travers trois grands moments : d’un produit de laboratoire, « l’étrange lucarne » incarne ensuite la convoitise pour finir comme un banal objet du quotidien, symbolique de l’accès aux loisirs et au bien-être, dans les années 1980. Revisitant la période des Trente Glorieuses par le prisme d’une histoire de la consommation de masse, Isabelle Gaillard parvient dans cette étude à mettre en avant le rôle des divers acteurs du marché de la télévision, à en déterminer les enjeux. Plus que l’histoire d’un objet, c’est celle des protagonistes d’une société de biens en pleine mutation qu’elle transmet dans ce livre.
    En savoir plus : clio-cr.clionautes.org/spip.php?article4010

  • GÉHIN Jean-Paul, STEVENS Hélène (dir.), Images du travail, travail des images, Presses universitaires de Rennes, 2012, 336 p., 18 euros.

    Comment montrer le travail par l’image ? C’est à cette question que répondent ici sociologues, historiens, ethnologues, anthropologues, professionnels de la photographie et du film. Question complexe dès lors que le présupposé de la transparence de l’image est rejeté et que l’appréhension du travail se fait dans sa triple dimension gestuelle, relationnelle et subjective. Pluridisciplinaire, réflexif, accompagné d’un cahier de photographies, ce livre propose une large réflexion sur la place des images, leurs conditions de production pour ou par l’enquête et leurs usages en sciences sociales.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2859&utm_source=parutions-ure-quinzaine-de-mars&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • GRANJON Fabien, Reconnaissance et usages d’internet. Une sociologie critique des pratiques de l’informatique connectée, Paris, Presses des Mines, 2012, 216 p., 32 euros.

    Les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle de plus en plus essentiel dans la structuration et les transformations de l’ordre social. Ce livre propose une approche critique de cette importance et de la manière dont il est fait aujourd’hui usage d’Internet. Partant de la théorie de la reconnaissance d’Axel Honneth, il montre comment ces usages s’insèrent dans la définition des identités et participent des univers sociaux des sujets. Les pratiques de l’informatique connectée ne peuvent en effet être réduites à la simple manipulation d’artefacts techniques. Elles s’inscrivent dans la matérialité des dispositifs, mais relèvent également des conditions sociales, des sens pratiques et des dispositions des utilisateurs. Ces ajustements sociotechniques peuvent habiliter le sujet, mais également le contraindre. La démonstration s’organise en trois étapes : elle porte d’abord la focale sur les discours accompagnant le développement des TIC et l’émergence de la « société de l’information » ; elle s’intéresse ensuite aux inégalités numériques et aux usages de l’informatique connectée que développent les populations socialement défavorisées ; elle traite, enfin, des pratiques récentes de mise en visibilité et de mise en récit de soi sur Internet.
    En savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/reconnaissance-et-usages-d-internet.html

  • KALTENECKER Martin, LE BAIL Karine, Pierre Schaeffer. Les constructions impatientes, Paris, CNRS Editions, 2012, 224 p., 29 euros.

    Ingénieur, écrivain, compositeur, acteur et théoricien visionnaire des médias, Pierre Schaeffer (1910-1995) a révolutionné la musique contemporaine, introduisant en son cœur les expérimentations les plus audacieuses, pour aboutir à la remise en question de notions a priori évidentes comme l’écoute, le timbre, le son... Des premières expériences théâtrales au sein des associations scouts dans l’entredeux guerres au long compagnonnage avec Gurdjieff, des recherches de formes nouvelles pour la radio ou la télévision jusqu’aux défis de l’homme d’institution à la tête du Service de la Recherche de l’ORTF, cet album richement illustré fait revivre l’oeuvre et les engagements de l’auteur du Traité des objets musicaux. Partitions, manuscrits, catalogues, photographies, dessins : la somptueuse iconographie reproduite dans l’ouvrage éclaire d’un regard neuf la création schaefferienne. Un beau livre en forme d’hommage au polytechnicien-musicien, qui a marqué de son empreinte le XXe siècle intellectuel et artistique.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Art-et-technique/6577-pierre-schaeffer-sous-la-direction-de-martin-kaltenecker-et-karine-le-bail.html?utm_source=Newsletter22&utm_medium=emailing

  • LAVAUR Jean-Marc, SERBAN Adriana, Traduction et médias audiovisuels, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2011, 270 p., 25 euros.

    L’élargissement des échanges de programmes audiovisuels suppose que ceux-ci doivent nécessairement être traduits en de nombreuses langues, afin d’être compris par un public le plus large possible. Souvent, le public peut choisir à partir de toute une palette de possibilités quant au choix des langues et le type de traduction souhaitée. Cette ouverture rapide aux langues dans les médias suscite cependant des réflexions concernant les défis du transfert linguistique et culturel, et parfois des réserves sur la qualité des traductions et sur la manière dont celles-ci sont reçues par leurs différents publics. Ce volume présente une analyse critique des formes les plus importantes de traduction dans les médias audiovisuels (sous-titrage, doublage, surtitrage, et traduction pour personnes ayant un handicap auditif ou visuel). Il aborde les évolutions récentes dans plusieurs pays et soulève des questionnements multiples qui se posent quant à la réception des œuvres traduites sur les écrans ou sur les scènes. La traduction audiovisuelle est abordée ici sous l’angle de plusieurs disciplines différentes et complémentaires, notamment les études cinématographiques et culturelles, la traductologie, la linguistique et la psychologie cognitive, en mettant l’accent tant sur les aspects théoriques que sur les enjeux pratiques.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre/?GCOI=27574100297530&fa=author&person_ID=11082

  • MÄUSLI Theo, STEIGMEIER Andreas, VALLOTTON François Vallotton (dir.), La radio et la télévision en Suisse. Histoire de la Société suisse de radiodiffusion et télévision SSR de 1983 à 2011, Baden, hier + jetzt, 2012, 510 p., 52 euros.

    Après deux premiers volumes consacrés respectivement aux périodes 1931-1958, puis 1958-1983, ce dernier volet couvre la période directement contemporaine, marquée par les transformations amenées par la libéralisation des années 1980 et l’intensification de la concurrence tant sur le plan national qu’international.
    En savoir plus : http://www.infoclio.ch/fr/node/26252

  • NOVAK Zvonimir, Tricolores. Une histoire visuelle de la droite et de l’extrême droite, Montreuil, L’Échappée 2011, 304 p., 29,50 euros

    Lutte des signes et combat politique se mêlent. L’imagerie de la gauche et de l’extrême gauche occupe aujourd’hui bien plus l’espace public et notre imaginaire que celle des droites. L’image serait-elle par essence émancipatrice  ? La droite utilise-t-elle d’autres moyens pour convaincre et mobiliser  ? Ce livre montre que sa propagande graphique n’a pourtant jamais cessé. Elle a même été souvent surprenante et explosive  ! Campagnes de soutien au général Boulanger, activisme désespéré de l’OAS, multiplication des affiches sous Pétain, tribulations poujadistes, virtuosité visuelle du gaullisme à la Libération, qui sombre dans les pommes de la chiraquie 50 ans plus tard, Front national producteur d’images en tout genre, impact graphique des identitaires aujourd’hui… Ce livre raconte l’histoire isuelle de la droite et de l’extrême droite en France depuis 1880. Analyser la production graphique et confronter les thématiques de ces courants politiques permet de saisir leur idéologie et de comprendre leur histoire. Quels symboles utilisent-ils  ? Quelles valeurs défendent-ils  ? Qu’en est-il du racisme et de la xénophobie  ? Existe-t-il toujours une imagerie antisémite  ? Comment sont représententés la gauche, les femmes, les jeunes…  ? Laissons parler les petits papiers, en sachant qu’une bonne image ne s’oublie jamais  !
    En savoir plus : http://www.lechappee.org/tricolores

  • OLIVESI Aurélie, Implicitement sexiste ? Genre, politique et discours journalistique, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2012, 313 p., 28 euros.

    L’élection présidentielle de 2007 présente une situation inédite : pour la première fois, une femme, Ségolène Royal, se trouve candidate d’un parti de gouvernement en position d’éligibilité, face à un homme, Nicolas Sarkozy, dont la posture « virile » se trouve dès lors mise en relief. Mais, alors que le genre des candidats semble occuper une place essentielle dans la construction de leur image, cette caractéristique est largement éludée dans les analyses de la campagne officielle publiées dans la presse d’information, qui se veulent au contraire égalitaires et neutralisantes. Pourquoi les journalistes de la presse de référence n’évoquent-ils pas en leur nom propre le rôle joué par le genre des candidats ? Comment interpréter cette représentation fuyante ? Cet ouvrage montre comment le discours journalistique repousse l’évocation du genre en politique à ses marges : il attribue une conception stéréotypée de l’identité féminine ou masculine des candidats à des locuteurs difficilement identifiables (« vraies gens », « opinion publique » indéfinie), tout en se présentant lui-même comme neutre. Ce désengagement énonciatif rend cette représentation figée du rôle joué par le genre en politique particulièrement difficile à circonscrire, et donc à contester ou à combattre.
    En savoir plus : http://w3.pum.univ-tlse2.fr/~Implicitement-sexiste~.html

  • RUBIN SULEIMAN Susan, Crises de mémoire. Récits individuels et collectifs de la Deuxième Guerre mondiale, Presses universitaires de Rennes, 2012, 272 p., 18 euros. Traduit de l’anglais (US) par Marine Le Ruyet et Thomas Van Ruymbeke

    Cet ouvrage est centré sur des crises de mémoire en lien avec la Deuxième Guerre mondiale et la Shoah, mémoire de nature à transcender les frontières nationales. Susan Rubin Suleiman s’intéresse tout particulièrement aux textes littéraires qui portent la trace d’une confrontation réelle avec des difficultés de langage et de sens. Car aux côtés de l’histoire et du témoignage, l’imagination donne forme et figure à la mémoire et à l’expérience, confère une dimension collective aux vicissitudes de la vie individuelle. Elle leur permet de durer.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2877&utm_source=parutions-aux-pur-avril-3e-semaine&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

    Articles/Revues
  • "Crise politique de longue durée et médias déboussolés", Médiatiques, Coord. : Marc Lits.

    Les dossiers de Médiatiques se sont à plusieurs reprises intéressés aux crises de divers types : crise économique et financière en 2008, crises politiques à répétition en Belgique, crises sanitaires avec les craintes liées à des épidémies mondiales de grippe, crises climatiques, lors des tsunamis, inondations et autres séismes aux quatre coins du monde. Cela n’a rien d’étonnant si l’on accepte que les médias sont bien sûr, par essence, focalisés sur les désordres du monde, mais en même temps, les observateurs attentifs des médias (parmi lesquels nous avons mission d’être) ont le sentiment que ces crises à répétition sont désormais traitées de manière quasiment feuilletonesque, pour permette à des journaux eux-mêmes en crise de soutenir, dans la longue durée, l’intérêt de leurs lecteurs.

    DOSSIER
    Il n’y a plus de médias belges, Marc Lits
    La crise au pluriel. Dans les petits écarts des grandes lignes, Marie Vanoost
    Comment la presse francophone décrit Bart De Wever, Bellarminus Gildas Kakpovi
    La crise en dérision, Aurore Courte
    La crise politique dans les publicités belges. Une recherche de connivence, Sophie Pochet

    RUBRIQUES
    Narratologie : Qu’est-ce que les docu-fictions nous disent du réel ? Anne Roekens, Bénédicte Rochet, José Carlos Rueda Laffond et Carlota Coronado Ruiz
    Narratologie : La monstration de la mort. L’apanage de la télévision, Gaëlle Evrard

    VARIA
    L’armée et les médias. Transformations de la communication et des représentations médiatiques du militaire, Liane Rothenberger et Claudia Auer


    En savoir plus : http://orm.comu.ucl.ac.be/Mediatiques/Mediatiques48.pdf

  • "Crise politique de longue durée et médias déboussolés", Médiatiques, Coord. : Marc Lits.

    Les dossiers de Médiatiques se sont à plusieurs reprises intéressés aux crises de divers types : crise économique et financière en 2008, crises politiques à répétition en Belgique, crises sanitaires avec les craintes liées à des épidémies mondiales de grippe, crises climatiques, lors des tsunamis, inondations et autres séismes aux quatre coins du monde. Cela n’a rien d’étonnant si l’on accepte que les médias sont bien sûr, par essence, focalisés sur les désordres du monde, mais en même temps, les observateurs attentifs des médias (parmi lesquels nous avons mission d’être) ont le sentiment que ces crises à répétition sont désormais traitées de manière quasiment feuilletonesque, pour permette à des journaux eux-mêmes en crise de soutenir, dans la longue durée, l’intérêt de leurs lecteurs.

    DOSSIER
    Il n’y a plus de médias belges, Marc Lits
    La crise au pluriel. Dans les petits écarts des grandes lignes, Marie Vanoost
    Comment la presse francophone décrit Bart De Wever, Bellarminus Gildas Kakpovi
    La crise en dérision, Aurore Courte
    La crise politique dans les publicités belges. Une recherche de connivence, Sophie Pochet

    RUBRIQUES
    Narratologie : Qu’est-ce que les docu-fictions nous disent du réel ? Anne Roekens, Bénédicte Rochet, José Carlos Rueda Laffond et Carlota Coronado Ruiz
    Narratologie : La monstration de la mort. L’apanage de la télévision, Gaëlle Evrard

    VARIA
    L’armée et les médias. Transformations de la communication et des représentations médiatiques du militaire, Liane Rothenberger et Claudia Auer


    En savoir plus : http://orm.comu.ucl.ac.be/Mediatiques/Mediatiques48.pdf

  • "La création : hier, aujourd’hui", Télévision, n° 3, avril 2012.

    On réduit souvent la création télévisuelle au fait de mettre à l’antenne de nouveaux programmes. Mais qu’en est-il de la volonté d’expérimenter de nouvelles écritures ? Pour répondre à cette question, les auteurs de ce numéro de Télévision ont enquêté dans le passé, en France et à l’étranger. Il en ressort que la création à la télévision est bien souvent considérée comme une activité au service du patrimoine littéraire ou théâtral plutôt que comme un art à part entière, producteur d’œuvres proprement télévisuelles. Cela n’a pas toujours été le cas. Hier, la télévision française possédait un Service de recherche et réservait des créneaux horaires à la diffusion de programmes expérimentaux et aux inventeurs de dispositifs. Aujourd’hui, de tels espaces ont disparu. Ne serait-il pas temps de les remettre à l’ordre du jour ?
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/297__Television

  • "Le littéraire en régime journalistique", Contextes, n° 11, 2012. Coord. : Paul Aron et Vanessa Gemis.

    Ces dernières années, de nombreux travaux se sont développés sous la forme de colloques, séminaires, livres, etc. avec pour ambition de repenser les liens entre les champs littéraire et journalistique aux xixe et xxe siècles. Le présent collectif, issu d’un colloque organisé à Bruxelles en mai 2011, souhaite contribuer à ces initiatives en invitant des chercheurs travaillant sur des périodes et des espaces géographiques différents à interroger les frontières de leurs domaines de spécialité. En ce sens, l’objectif premier de ce dossier est d’assurer la problématisation des interactions entre littérature et journalisme dans la longue durée – les périodes en amont et en aval seront donc également considérées –, mais aussi dans une optique comparatiste entre pays francophones et anglo-saxons. Plus précisément, les articles publiés ici entendent élaborer une périodisation spécifique et un inventaire des formes et des pratiques concernées. Celles-ci peuvent être d’ordre institutionnel, poétique et social ; elles ont trait aux milieux concernés (carrières, positions, stratégies), aux formes mobilisées (typographie, photographie, genres littéraires) et aux projets des différents acteurs (politiques, économiques, littéraires). Au-delà de l’orientation chronologique choisie pour organiser les articles de ce dossier, une série de problématiques transversales s’y offrent ainsi comme autant d’entrées permettant d’observer les transformations du littéraire en régime journalistique.
    En savoir plus : http://contextes.revues.org/5296

  • "Les jeux vidéo. Quand jouer c’est communiquer", Hermès, n° 62, avril 2012. Coord. : Jean-Paul Lafrance et Nicolas Oliveri.

    Les jeux vidéo passent pour un sujet complexe, ésotérique et controversé. Complexe, parce que l’expression recouvre aujourd’hui une gamme proliférante de produits sophistiqués. Ésotérique puisque, sacrifiant à l’idéologie techniciste, le jargon y règne en maître. Et controversé, car le jeu vidéo serait infantilisant, capitaliste ou belliciste pour les uns, intelligent, créatif, voire sportif pour les autres. Sans nier cette polysémie ni négliger les recherches abondantes et toujours passionnées qu’elle a suscitées, la revue Hermès se propose d’aborder la question avec une idée simple : le jeu vidéo, au fond, serait un outil de communication. Qu’ il constitue une entreprise d’ abrutissement social ou un processus d’ apprentissage innovant, qu’ il suscite l’ alacrité d’ esprit ou favorise la dépendance, qu’ il atteste l’ émergence d’ un art nouveau ou réponde à une stratégie marketing bien comprise, le processus demeure le même. Le jeu vidéo incite son utilisateur à communiquer en mettant à sa disposition un média de plus en plus connecté, une technologie désormais en ligne et une grammaire essentiellement ludique. Que cette communication soit biaisée n’y change rien. Voilà pourquoi la revue Hermès devait aborder les jeux vidéo. Notre monde est fasciné par la technique. Par leur inventivité, le jeu vidéo comme l’Internet – l’ un et l’ autre ayant partie liée – maintiennent cette fascination à ébullition. Comme ils constituent désormais l’industrie culturelle la plus florissante, avant même le cinéma, on se prend à croire que les jeux vidéo transforment la réalité à leur image. Notre monde, lit-on souvent, deviendrait ludique. N’est-ce pas prendre la partie pour le tout ? Et si, finalement, les jeux vidéo n’étaient qu’une nouvelle réponse technique à la question fondamentale : comment aborder l’Autre ?
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6582-hermes-62-les-jeux-video-sous-la-direction-de-dominique-wolton-.html

  • "Publics de cinéma. Pour une histoire des pratiques sociales", Conserveries mémorielles, n°12, 2012. Coord. : Myriam Juan et Christophe Trebuil

    Longtemps considéré comme le continent oublié – sinon perdu – de l’histoire du cinéma, le public retient désormais l’attention des chercheurs, comme en témoignent les études parues depuis une dizaine d’années sur la cinéphilie « savante » et, plus récemment, sur la cinéphilie « populaire ». L’attention s’est jusqu’à présent portée, de façon privilégiée, sur le phénomène de la réception, à travers l’analyse des jugements des spectateurs, de la manière dont ils se forment et de celle dont ils sont partagés. De nombreuses recherches restent à mener en ce domaine. L’ambition de ce numéro est cependant de déplacer la réflexion en interrogeant très concrètement les pratiques liées au cinéma, saisies dans un contexte social et culturel large, incluant la question de la réception et de la sociabilité cinéphile sans pour autant s’y limiter.
    En savoir plus : http://cm.revues.org/1067

    Multimedia

Mars 2012

    Livres
  • ALOI Dino, MOLA Aldo A., MORETTI Paolo (dir.), Dalla Storia alla Satira. Cronache ed Eventi in caricatura da Cavour ad Andreotti, Torino, Il Pennino, 2010, 208 p., 35 euros.

    "Montrer que la caricature a joué un rôle crucial dans la lente et complexe constitution de l’identité politique et culturelle de l’Italie, de 1861 à nos jours : voici l’objectif principal du catalogue de l’exposition intitulée “Dalla Storia alla Satira” (De l’Histoire à la Satire), organisée à Turin entre octobre et décembre 2010 dans le cadre des célébrations pour le 150e anniversaire de l’unité nationale qui viennent de se conclure. Ce volume, superbement illustré, est structuré selon une perspective double, à la fois diachronique et thématique. Ici, en effet, les principaux acteurs de la politique nationale qui se sont succédés au fil des décennies défilent, l’un à côté de l’autre, tout en formant un riche échantillon de portraits et de motifs caricaturaux. Le corpus envisagé comporte environ 400 dessins de presse." (Caricaturesetcaricature.com)
    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-dalla-storia-alla-satira-cronache-ed-eventi-in-caricatura-da-cavour-ad-andreotti-100025096.html

  • BERTHIER Nancy, SÁNCHEZ-BIOSCA Vicente (dir.), Retóricas del miedo. Imágenes de la Guerra Civil española, Madrid, Presses de la Casa de Velázquez, 2012, 302 p., 31 euros.

    Durante la Guerra Civil española, el individuo común adquirió un protagonismo inusitado. Activa o pasiva, la población civil se convirtió en objetivo militar, sufriendo evacuaciones, bombardeos y represión. Este libro profundiza en el sentimiento del miedo a través de sus diversas variantes, incluido el terror y la angustia. No se detiene en los campos de batalla, sino que prolonga su cuestionamiento hasta la actualidad. Si difícil es la aprehensión del miedo, más difusa parece su presentación en imágenes como son la prensa ilustrada, la pintura, el dibujo, el cartel, la fotografía o el cine. Se analizan aquí las imágenes de la Guerra Civil española bajo el ángulo de las nuevas retóricas del miedo.
    En savoir plus : http://www.casadevelazquez.org/es/publicaciones/libreria-en-linea/libro/retoricas-del-miedo/

  • COUTANT Alexandre (dir.), Internet et politique, Paris, CNRS Editions, 2012, 180 p., 8 euros.

    Quels sont les liens entre Internet et politique ? Cet Essentiel s’intéresse à deux aspects. Le premier concerne l’impact d’Internet sur la vie politique : favoriset- il la participation des citoyens, peut-il instaurer une démocratie plus directe ? Le deuxième porte sur la régulation d’Internet, qui constitue un enjeu politique majeur pour les démocraties. Ces questions sont traitées avec rigueur par des spécialistes reconnus. Une réponse scientifique claire pour comprendre une évolution complexe.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6569-internet-et-politique-alexandre-coutant.html

  • DAKHLIA Jamil, Les politiques sont-ils des people comme les autres ?, Paris, Editions Bréal, 2012, 144 p., 14,5 euros.

    Accusés d’étaler leur bonheur privé mais se plaignant de l’intrusion des médias dans leur intimité, raillés pour leurs accointances avec le show-biz mais taxés de ringardise s’ils n’ont pas le bon look ou des artistes à la mode pour les soutenir. Bon gré, mal gré, nos dirigeants auraient-ils définitivement basculé dans la politique spectacle en ce début de XXIe siècle ? La « peopolisation politique » étonne ou, plus souvent, agace, voire inquiète. Mais cette évolution est-elle si récente ? Comment peut-on l’expliquer ? Et quels sont surtout ses enjeux pour la vie démocratique ? Dépassant la simple polémique, l’auteur revient sur l’histoire de ce phénomène et le met en perspective avec l’évolution de la médiatisation de la sphère politique à l’étranger, permettant ainsi de mieux comprendre cette ” nouvelle ” forme de communication dont l’enjeu central est la démocratie.
    En savoir plus : http://www.infosculture.com/actualite-litteraire/sortie-livre-promouvoir/les-politiques-sont-ils-des-people-comme-les-autres/

  • DEDIEU Jean-Philippe, La parole immigrée. Les migrants africains dans l’espace public en France (1960-1995), Paris, Éditions Klincksieck, 2012, 336 p., 31 euros.

    L’histoire postcoloniale de l’immigration africaine, et plus spécifiquement subsaharienne, en France a longtemps été négligée par les historiens et les sociologues. S’appuyant sur des archives inédites, La Parole immigrée vient rompre ce silence. Ce livre s’emploie à restituer la place des migrants africains dans l’espace public en France, des indépendances jusqu’au début du mouvement des « sans-papiers », en décrivant les itinéraires de leaders associatifs et de militants syndicaux, d’avocats et de comédiens. Deux thèmes forts apparaissent. Le premier montre les stratégies développées par les gouvernements africains, avec le soutien de l’État français, pour marginaliser les revendications des migrants dans l’ancienne métropole coloniale. Le deuxième révèle les pratiques de discrimination et les rhétoriques de stigmatisation publique qui ont dévalorisé l’immigration africaine, des ouvriers aux élites. La Parole immigrée montre que les sociétés africaines et françaises partagent ainsi une histoire commune qu’aucun discours politique ne saurait défaire, histoire que les migrants tissent chaque jour, au fil de leurs souffrances et de leurs conquêtes.
    En savoir plus : http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100551120

  • DELPORTE Christian, Les grands débats politiques. Ces émissions qui ont fait l’opinion, Paris, Flammarion / Ina, 2012, 445 p., 9 euros.

    « Vous n’avez pas, M. Mitterrand, le monopole du cœur ! », « Vous êtes devenu l’homme du passif », « Dans les yeux, je le conteste »… Si ces répliques fameuses appartiennent à notre mémoire collective, c’est qu’elles ont été prononcées devant les caméras et entendues par des millions de téléspectateurs : la vie politique, sous la Ve République, se joue à la télévision. À travers les grands débats rassemblés ici, c’est ainsi toute l’histoire politique des cinquante dernières années qui s’offre au lecteur. Il y retrouvera les grands tribuns - de Georges Marchais à Jean-Marie Le Pen en passant par Pierre Mendès France, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ou François Hollande - se livrant à des joutes verbales tantôt grandioses, tantôt dérisoires ; il reconnaîtra les thèmes qui ont agité la France et soulevé les passions : Mai 68, le traité de Maastricht, mais aussi l’énergie nucléaire, le chômage, l’immigration… Lire aujourd’hui ces échanges, c’est retrouver la puissance d’une parole quasi théâtrale et les émotions d’une histoire qui s’écrit en direct ; c’est toucher du doigt comment la télévision, avec ses codes et ses exigences, a modifié notre façon de faire de la politique ; c’est enfin revivre, à quelques années de distance, ces grands moments qui ont fait l’opinion.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/les-grands-debats-politiques-184388.kjsp

  • FIX Florence, FOUGÈRE Marie-Ange (dir.), L’argent et le rire. De Balzac à Mirbeau, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 230 p., 16 euros.

    Un nouveau rapport à l’argent accompagne la Révolution industrielle, établissant un imaginaire de la dévoration par l’argent dont la littérature se fait l’écho. Ce volume interroge la dimension comique de l’argent, la façon dont le grotesque, l’ironie, la dérision l’investissent pour dire ce bouleversement dans la société française moderne. Ceux qui profitent de l’argent – les parvenus, les cocottes, les truands – tout comme ceux qui s’en défient ou le raillent – les esthètes, les collectionneurs – pratiquent l’inflation verbale, l’emphase rieuse pour montrer le spectacle d’un emballement économique qui est alors une nouveauté en Europe.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2828

  • GABILLIET Jean-Paul, R. Crumb, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2012, 234 p., 15 euros.

    Robert Crumb devint à la fin des années 60 le pape de la bande dessinée underground américaine. Né en 1943 dans une famille typique de la petite classe moyenne de l’après-guerre, il s’imposa à l’âge adulte comme le premier satiriste de la contreculture, avec des personnages mémorables tels que Fritz le chat, jouisseur cynique et désabusé, et le gourou roublard Mr. Natural. Au détour de rencontres avec Janis Joplin, Jim Morrison, Charles Bukowski et bien d’autres, il marqua les années 70 en pornographe vilipendé par les féministes et les gardiens des bonnes moeurs. Mais il se révéla dans la suite de sa carrière comme un créateur aux facettes multiples, illustrateur et musicien aussi bien inspiré par sa nostalgie des années 20 et 30 que par la vie de Kafka et la Genèse. De Philadelphie à Cleveland, de la Californie aux Cévennes, ce livre retrace la vie et l’oeuvre de R. Crumb, baby-boomer qui quitta à dix-neuf ans la famille dysfonctionnelle dans laquelle il avait grandi pour devenir d’abord l’auteur de bandes dessinées le plus emblématique de la révolution hippie puis, à la fin du XXe siècle, un des principaux pères spirituels des romans graphiques de la nouvelle BD américaine. Cet ouvrage est la première biographie de R. Crumb. Dessinateur autodidacte au talent exceptionnel, il fait depuis toujours scandale en raison de ses incursions dans la pornographie mais aussi dans une satire sans concessions où il met en scène ses propres angoisses envers les femmes ainsi que toutes les pulsions honteuses de la société américaine, son racisme et son conservatisme.
    En savoir plus : http://pub.u-bordeaux3.fr/FicheOuvrage.php?OUV_CMD=1138

  • HANROT Juliette, La Madone de Bentalha. Histoire d’une photographie, Paris, Armand Colin, 2012, 180 p., 19,30 euros.

    Le 22 septembre 1997, à Bentalha, banlieue d’Alger, se déroule l’un des massacres de civils les plus sanglants de la « sale guerre » algérienne. Le lendemain, Hocine Zaourar, photographe algérien de l’AFP, saisit une femme s’effondrant de douleur contre un mur de l’hôpital où ont été transportés les blessés. La photographie connaît une diffusion mondiale immédiate : elle fait la Une de plus de 750 quotidiens. La presse la baptise dans un même élan : « Madone de Bentalha », « Piéta de Bentalha », « Une madone en enfer »… Le cliché, qui circule accompagné de fausses légendes, incarne dès lors toute la souffrance des civils dans le conflit algérien. Plusieurs fois primée et support d’œuvres d’art, la Madone de Bentalha est aujourd’hui un symbole atemporel, un véritable lieu de mémoire des massacres contemporains. Il fallait l’analyse éclairée de Juliette Hanrot pour saisir ce mythe et sa portée : le regard de nos sociétés occidentales contemporaines sur les violences extrêmes et sur cette photographie de guerre, vierge de sang.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/360368/la-madone-de-bentalha.php

  • IDELSON Bernard, LEDEGEN Gudrun (dir.) , Chikungunya : la médiatisation d’une crise. Presse, humour, communication publique, Fernelmont, EME Editions, 2012, 220 p., 22 p.

    Durant l’été austral de 2005/2006, l’île de La Réunion, département français et région ultrapériphérique de l’Océan Indien, fut touchée par la maladie virale du chikungunya, transmise par l’Aedes albopictus, un moustique particulièrement invasif. Plus d’un tiers des 800 000 habitants de l’île fut alors contaminé. En écho à l’ampleur de l’épidémie, la parole des différents acteurs, publics ou privés, en charge de cette crise sanitaire, ainsi que celle des malades et celle des médias se firent entendre, dans un mouvement amplifiant, au sein de l’espace public médiatique, local dans un premier temps, puis national. Il s’en suivit une crise sociale devenue « totale » qui mobilisa toute l’île, faisant ressortir les positionnements particuliers de celle-ci dans son rapport aux autorités locales et gouvernementales, lesquelles ne tardèrent pas à réagir, communiquant parfois d’une manière « discordante » (Libaert). Dans cet ouvrage, à l’aide de différents concepts (l’altérité, l’interdiscursivité, la responsabilité des pouvoirs publics, des journalistes), des chercheurs (issus principalement des sciences du langage et des sciences de l’information et de la communication) analysent les discours produits dans les médias (locaux, régionaux et nationaux) par tous ceux qui se sont sentis concernés, à un moment ou à un autre, par cette forme d’anémie sociale généralisée (Ledegen, Simonin). Complété par des contributions de professionnels (de la santé, de l’information et de la communication) l’ensemble des textes met en lumière les vulnérabilités et la fragilité révélées par cet épisode sanitaire douloureux. In fine, c’est bien une mémoire collective (Moirand) qui se dégage des traces discursives qui ont imprégné toute une communauté insulaire autour du chikungunya ; parfois avec humour, comme pour en conjurer le mal.
    En savoir plus : http://www.eme-editions.be/product.php?id_product=47318target=

  • JACOBI Daniel, LUCKERHOFF Jason (dir.), Looking For Non-publics, Presses universitaires du Québec, 2012, 188 p., 24 euros.

    “Non-public” was used for the first time in May, 1968, by those working professionally in the cultural domain in France. At the time, they were gathered in Villeurbanne at the head office of the TNP (French National Popular Theatres), and they used this notion in a very militant way to describe all those who were excluded from culture, and whom they considered to have a fundamental right to all cultural offers. In this book, nine researchers from France, Québec and Mexico tackle these questions through both qualitative and quantitative contributions dealing with various cultural sectors in which the question of non-publics remains unanswered. In fact, the non-public is not so much a group of non-participants but individuals blatantly incapable of appreciating a culture that is unfamiliar, even foreign. For over a century, the popular education movement, in its initial project to bring public and culture closer together, has emphasized this cultural gap, which even today, justifies the necessity for cultural mediation policies. The near-militant voluntarism of the active players in cultural mediation engenders certain expectations : after a large investment in cultural creation is it not justifiable to aspire to reach the largest possible audience ?
    En savoir plus : http://www.puq.ca/catalogue/livres/looking-for-non-publics-767.html

  • LE GRAS Gwénaëlle, CHEDALEUX Delphine (dir.), Genres et acteurs du cinéma français, 1930-1960, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 216 p., 16 euros.

    Cet ouvrage appréhende le cinéma français des années 1930-1940 tel qu’il était perçu par ses contemporains, par le biais des genres et de leurs acteurs, typiques des goûts du public. Il montre comment ces genres ont largement conditionné l’emploi des acteurs les plus populaires (Danielle Darrieux, Edwige Feuillère, Jean Marais, Odette Joyeux, Louis Jouvet, Fernandel, Eddie Constantine, Gérard Philipe, Annie Girardot, Jeanne Moreau, etc.) et ont construit les représentations dominantes de l’époque. Il s’agit également de comprendre comment certains acteurs ont pu faire évoluer les genres, à travers leur aptitude à circuler d’un genre à l’autre.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2842

  • LEDOUX Aurélie, L’ombre d’un doute. Le cinéma américain contemporain et ses trompe-l’œil, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 238 p., 18 euros.

    Si les films reposent sur une stratégie qui implique d’anticiper les attentes du spectateur, les trompe-l’œil cinématographiques formulent plus explicitement que les autres sa place et ses croyances. Ce que nous révèle un cinéma du trompe-l’œil, c’est d’abord la manière dont il nous voit. Ainsi, à rebours de leur apparence critique ou de leur volonté de divertir, ces films tiennent un discours fondé paradoxalement sur la valeur du réel. Ils fondent leurs mondes fictionnels sur l’autorité du réel qu’ils désignent tout à la fois comme idéal et comme norme.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2848

  • MARCHAND Pascal, RATINAUD Pierre, Être français aujourd’hui. Les mots du "grand débat" sur l’identité nationale, Paris, Les liens qui libèrent, 2012, 21 euros.

    "Le "grand débat sur l’identité nationale" restera sans doute l’une des polémiques majeures du quinquennat 2007-2012. Mais s’il a fait couler beaucoup d’encre, ce débat n’a jamais été vraiment analysé. Comment les Français ont-ils traité la question : "qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?". A l’aide du logiciel universitaire libre et opensource, Iramuteq (Pierre Ratinaud), nous avons pu décrire le contenu des 18240 contributions, sans piocher au hasard dans la masse, ni faire intervenir nos propres préjugés. Nous en avons tiré un dictionnaire critique et raisonné de l’identité nationale, telle qu’elle est dite par les citoyens."
    En savoir plus : http://pascal-marchand.fr/spip.php?article42

  • MASSIT-FOLLÉA Françoise, MÉADEL Cécile, MONNOYER-SMITH Laurence (dir.), Normative Experience in Internet Politics, Paris, Presses des Mines, 2012, 266 p., 25 euros.

    The ways in which the Internet is managed and controlled–often labeled as Internet Governance– are usually considered as standing on four main pillars : Technology, Market Laws, State Regulation and Uses. Nevertheless, its specific features, the consequences of the plurality of norms it involves and of the decision-making processes it entails are rarely addressed in a comprehensive analysis. This book explores the Internet’s functioning both as a practical-intellectual experience and a political challenge. By means of several case studies, it proposes a substantial and reflexive treatment of multileveled, formal or informal Internet Politics.The book’s overall endeavor is to outline an understanding ofwhat is –or may be– a “digital common good”. The authors are members of a European academic team gathered by the Vox Internet research program’s meetings. They adopt a multi-disciplinary approach, embedding technological innovation in the fi eld of social sciences (communication studies, sociology, law, political science and philosophy).
    By Romain Badouard, Dominique Boullier, Herbert Burkert, Dominique Cardon, Mireille Delmas-Marty, Françoise Massit-Folléa, Paul Mathias, Cécile Méadel, Laurence Monnoyer-Smith, Francesca Musiani, Claudia Padovani, and Bernhard Rieder.
    En savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/normative-experience-in-internet-politics.html

  • MELTZ Raphaël, De Voyou à Pov’con. Les offenses au chef de l’Etat de Jules Grévy à Nicolas Sarkozy, Paris, Robert Laffont, 2012, 285 p., 19 euros.

    Est-ce grave ? Ce n’est peut-être pas très grave ; c’est peut-être même anodin. Qu’un texte de loi condamne encore, au XXIe siècle, l’offense au président de la République. Que des individus (au moins deux, au moment ou l’écriture de ce livre s’achève) aient été condamnés à ce titre sous la présidence de Nicolas Sarkozy : amende de trente euros avec sursis pour l’un, trente-cinq heures de travaux d’intérêt général pour l’autre. Bien sûr que les peines sont minuscules ; bien sûr qu’on peut penser que la France, la démocratie, la liberté d’expression, ne sont pas en danger. Mais tout de même. Derrière la notion de l’offense, se cache l’insulte ; derrière l’insulte, le droit de critique, la liberté du bouffon, l’insolence de l’insoumis. Le délit d’offense au chef d’État tel que nous le connaissons aujourd’hui apparaît dans la loi de 1881 sur la presse : sa naissance suit de peu celle de la IIIe République, même s’il prend la suite d’un délit similaire, l’offense publique au roi, prévu par la loi de 1819, lui-même descendant direct du crime de lèse-majesté. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le délit n’occasionnera guère de débats. Sous Vichy, il prend une coloration autre, même s’il reste finalement assez peu usité par les tribunaux. C’est de Gaulle qui fera de l’article 26 de la loi sur la liberté de la presse une véritable star des tribunaux : plusieurs centaines de condamnations pour offense au président seront prononcées. En 1974, Valéry Giscard d’Estaing déclare que cet article de loi ne sera plus utilisé. François Mitterrand et Jacques Chirac suivent la même règle de conduite. En 2004, une disposition similaire concernant les chefs d’État étrangers est supprimée du droit français. Il semble alors évident à tous les juristes qu’on ne pourra plus être poursuivi pour offense au président. Survient l’élection de Nicolas Sarkozy. Le président non seulement laisse poursuivre des « offenseurs », mais il attaque lui-même régulièrement pour des délits civils, notamment concernant son droit à l’image. Faire l’histoire des insultes au président, c’est raconter l’évolution d’une société, de sa langue, de son degré d’acceptation de la critique ; c’est faire l’histoire de la satire, des gros mots, de la provocation, mais aussi tout simplement du combat politique.
    En savoir plus : http://www.laffont.fr/site/de_voyou_a_pov_con_&100&9782221115640.html

  • MERCIER Arnaud (dir.), Médias et opinion publique, Paris, CNRS Editions, 2012, 180 p., 8 euros.

    Les médias ont historiquement joué un rôle considérable pour donner la parole à l’opinion publique, notamment avec la radio et la télévision. Aujourd’hui, les relations sont devenues plus complexes. Les médias se sont autonomisés, renforçant leur rôle y compris avec Internet, et l’opinion publique a rendu visibles son existence et son influence, notamment par l’intermédiaire des sondages. Les relations et les interactions sont donc plus difficiles, même si elles sont plus nombreuses, mais toujours indispensables à la communication politique contemporaine où l’on retrouve le triangle des acteurs politiques, des médias et de l’opinion publique.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6568-medias-et-opinion-publique-arnaud-mercier.html

  • POMMIER Frédéric, Paroles, paroles. Formules de nos politiques, Paris, Le Seuil / France Inter, 2012, 13 euros.

    Qu’y a-t-il de commun entre le « je vous ai compris » du général de Gaulle et le « casse-toi pauv’ con » de Nicolas Sarkozy ? François Hollande est-il vraiment un homme « normal » ? Est-ce que Jésus « stigmatisait » ? Et pourquoi parle-t-on toujours des « poids lourds » ? « Point de détail », « sauvageon », « faute morale », « bravitude » : dérapages ou slogans de campagne, la vie politique est truffée de formules et de petites phrases, qui collent à leur époque, constituent des phénomènes de mode et se retrouvent parfois à envahir le langage courant. En mettant en scène sa grand-mère, ses voisins et ses amis de lycée, Frédéric Pommier nous livre une lecture inattendue de ces paroles politiques, à travers cinquante textes où se mélangent l’humour, le sérieux et l’absurde. Les politiques, « comme ils nous parlent ». Pour ne plus écouter nos élus et nos candidats de la même oreille…
    En savoir plus : http://sites.radiofrance.fr/radiofrance/kiosque/fiche.php?id=2040

  • STENGER Thomas (dir.), Le marketing politique, Paris, CNRS Editions, 2012, 180 p., 8 euros.

    Douter de l’existence du marketing politique, c’est s’assurer d’être pris pour un naïf. Le recours aux outils et au langage du marketing par le monde politique paraît évident, tout comme la manipulation des citoyens par le marketing. En cette année d’élections présidentielles, cet ouvrage propose un examen critique et international du marketing politique. Des chercheurs de disciplines différentes soulignent que les rapports entre marketing et politique sont plus complexes, plus subtils qu’on ne le pense généralement. Comprendre sans préjugés, mais non sans esprit critique.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6570-le-marketing-politique-thomas-stenger.html

  • TILLINAC Héloïse, Quand la politique se mêle de cinéma, Lormont, Les Éditions Bord de l’eau, 2012, 200 p., 18 euros.

    Les critiques de cinéma ne parlent-ils vraiment que de films ? Ne peut-on pas percevoir, derrière les commentaires esthétiques, les positionnements politiques de ces journalistes ? Plus généralement, quelle relation existe entre goût culturel et tendance politique ? Dans cet essai, Héloïse Tillinac montre que les pages cinématographiques regorgent de représentations socio-culturelles et en interroge l’interconnexion. Comment et pourquoi la rubrique cinéma est-elle un lieu de chronique politique ? A partir d’entretiens auprès des journalistes et d’une analyse d’articles critiques, l’auteur met au jour les enjeux et les représentations dissimulés derrière les pages cinéma de nos quotidiens : problèmes de légitimité, enjeux de positionnement dans le champ journalistique et culturel, questions psychologiques, prises de positions socio-politiques (de l’anti-capitalisme et de l’anti-américanisme, en passant par la défense des sexualités minoritaires, jusqu’à la protection de l’ordre et du religieux). En analysant l’origine socio-culturelle des journalistes et en interrogeant les grandes théories de la sociologie de la culture et de l’art (Bourdieu, Lahire, Panofksy, Graña, Pinto), l’auteur reconstruit les étapes de l’intrication progressive entre représentations culturelles et représentations politiques. Le livre se termine sur une question qui, au vu des révélations sur la critique, ne manque pas d’intérêt : qu’en pense le lecteur ? A l’appui de quelques extraits de courriers, l’auteur laisse penser que ce dernier n’est peut-être pas toujours aussi dupe…
    En savoir plus : http://www.editionsbdl.com/quand-la-politique-se-mele-de-cinema.html

    Multimedia

Février 2012

    Livres
  • AMEY Patrick, LEROUX Pierre (dir.), L’échange politique à la télévision. Interviews, débats et divertissements politiques, Paris, L’Harmattan, 2012, 222 p., 23 euros.

    Quel est le sens de la relation entre acteurs politiques, journalistes ou professionnels du divertissement dans les divers programmes proposés aujourd’hui aux téléspectateurs ? Peut-on se contenter d’opposer le sérieux et la profondeur de certaines émissions à la légèreté des talk-shows ? A quels types de transformation de l’activité politique, de la télévision ou des attentes des téléspectateurs renvoient l’existence et le succès de ces programmes ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=36085

  • BARBIER-BOUVET Jean-François, PELLIZZARI Amandine, SPAVENTA Paola, Les jeunes et la presse magazine, Paris, Éditions de la Bibliothèque publique d’information/Centre Pompidou, 2011, 178 p.

    On les croit rebelles à l’imprimé, accrochés à leurs téléphones portables et addict de Facebook. Pourtant, à l’heure d’Internet, l’intérêt des adolescents et des jeunes adultes pour la presse magazine ne faiblit pas. Comment expliquer cet attrait persistant pour le magazine imprimé ? Une enquête en trois temps apporte ici des éléments de réponse. Jean-François Barbier-Bouvet dresse un état des lieux en observant finement l’impact des principaux titres de la presse magazine chez les 15-30 ans. Paola Spaventa et Amandine Pellizzari ciblent pour leur part la tranche d’âge des 20-30 ans. Elles présentent une étude sémiotique portant à la fois sur les titres les plus en affinité avec cette tranche d’âge et sur ceux qui, au contraire, malgré leur volume de diffusion important, voient les jeunes adultes sous-représentés dans leur lectorat. Enfin, la synthèse de l’étude de réception qu’elles ont menée à partir d’entretiens approfondis et de focus groups vient compléter l’ouvrage. Pour Jean-François Barbier-Bouvet, la lecture des magazines fait sans doute le pont entre la lecture en continuité, propre au livre, et la lecture de prélèvement, propre à Internet. En ce sens, la presse magazine se présente aujourd’hui comme un véritable laboratoire des nouvelles manières d’écrire. Et de lire.
    En savoir plus : http://editionsdelabibliotheque.bpi.fr/livre/?GCOI=84240100854950&fa=description

  • BENARD Nicolas (dir.), Festivals, Rave parties, Free parties. Histoire des rencontres musicales actuelles en France et à l’étranger, Paris, Camion Blanc, 2012, 642 p., 36 euros.

    Depuis Woodstock en 1969, le festival correspond à un temps mythique, il est un événement rituel pour les amateurs de musiques actuelles, et ce quelle que soit la tribu à laquelle ils se rattachent. Lieu de communion et de convivialité, théâtre de rencontres et d’échanges, rite de passage pour intégrer une subculture, il représente un moment charnière dans la vie de l’homo culturalis. Rien que dans l’Hexagone, 2 000 rencontres musicales se déroulent chaque année. En ce début de 21e siècle, le festival est donc un objet culturel essentiel qui méritait enfin une étude pluridisciplinaire. Les 24 textes qui composent ce livre offrent du monde festivalier contemporain un panorama certes non exhaustif, mais suffisamment composite pour entraîner le lecteur dans un voyage par-delà les frontières géographiques et musicales.
    En savoir plus : http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&ID=287

  • BURNS Maureen, BRÜGGER Niels (dir.), Histories of Public Service Broadcasters on the Web, New York, Peter Lang, 2012, 232 p., 60 euros.

    This edited volume details multiple and dynamic histories of relations between public service broadcasters and the World Wide Web. What does it mean to be a national broadcaster in a global communications environment ? What are the commercial and public service pressures that were brought to bear when public service broadcasters implemented web services ? How did « one-to-many » broadcasters adapt to the « many-to-many » medium of the internet ? The thematic organisation of this collection addresses such major issues, while each chapter offers a particular historical account of relations between public service broadcasters and the World Wide Web.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?event=cmp.ccc.seitenstruktur.detailseiten&seitentyp=produkt&pk=58353&cid=533

  • CHÉRON Bénédicte, Pierre Schoendoerffer, Paris, CNRS Editions, 2012, 296 p., 27 euros.

    La 317e section (1964), La section Anderson (1966), Le Crabe-Tambour (1976) : beaucoup des films de Pierre Schoendoerffer sont devenus cultes. L’aventure, les guerres de décolonisation, tel est l’univers du grand cinéaste, ancien cameraman de l’armée qui participa au conflit indochinois. Né en 1928 dans une famille alsacienne, Pierre Schoendoerffer fait partie de ceux qui furent marqués par la défaite de 1940, l’Occupation, la Guerre froide. En Indochine, il se lia à une génération de jeunes officiers qui allait être prise dans le chaos de la guerre, de l’Asie du Sud-Est à l’Algérie. Devenu cinéaste, quelle relation entretient-il avec l’histoire ? Contribue-t-il à l’édification d’un récit national de la décolonisation alors que les créations littéraires et cinématographiques sur ces combats demeurent rares ou polémiques ? Et quelle part donner à son oeuvre romanesque ? C’est entre fiction et histoire que Bénédicte Chéron nous présente cet artiste hors norme. Un essai stimulant qui renouvelle en profondeur notre connaissance d’une oeuvre sensible et révélatrice des pulsations de l’histoire.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Cinema/6553-pierre-schoendoerffer-benedicte-cheron.html?utm_source=Newsletter20&utm_medium=emailing

  • COMPERE Daniel, Les Romans populaires, Paris, Éditions de la Sorbonne nouvelle, 2012, 146 p., 10 euros.

    Au début du XIXe siècle, un phénomène de grande ampleur donne naissance à une littérature qui s’adapte à la démocratisation de la lecture et au développement de nouvelles formes de publication : les romans populaires. De grands romanciers connaissent alors une véritable consécration : Eugène Sue, Alexandre Dumas, Pierre-Alexis Ponson du Terrail, Emile Gaboriau, Jules Verne, suivis au xxe siècle par Maurice Leblanc, Gaston Leroux, Georges Simenon, Léo Malet et Frédéric Dard. Mais bien souvent leur succès s’accompagne de l’absence de reconnaissance des instances littéraires que sont la critique, les académies ou l’enseignement. Cet ouvrage s’intéresse à ce domaine littéraire en mal de reconnaissance et en propose un panorama historique qui retrace leur évolution du xixe au xxe siècle. Au cours de cette évolution, les romans populaires présentent des traits permanents qui permettent de les caractériser, mais posent aussi la question de la méthode pour les aborder. Faisant le point sur les travaux critiques qui leur sont consacrés, cet ouvrage propose de découvrir un domaine de la littérature rarement abordé et d’éclairer sur les plaisirs que peuvent apporter ces romans, leur lecture ou leur étude.
    En savoir plus : http://psn.univ-paris3.fr/A_paraitre/Catalogue_general/Liste_des_ouvrages/savoirplus2.htm

  • DOIZY Guillaume, PORTE Didier, Présidents, poil aux dents ! 150 ans de caricatures présidentielles, Paris, Flammarion, 2012, 224 p., 25 euros.

    "A la veille des élections présidentielles, ce superbe ouvrage richement illustré tombe à point pour mettre en perspective, comme l’écrit Didier Porte dans son avant-propos, la fonction présidentielle et ses servitudes. Les vingt-trois présidents qui se sont succédé de Louis-Napoléon Bonaparte à Nicolas Sarkozy sont présentés par Guillaume Doizy par ordre chronologique et toujours selon le même modèle. Un rappel historique, nécessaire, permet au lecteur de se remémorer les faits et gestes marquants de chaque président, avant que ne soit évoqué le sort réservé à chacun dans la caricature (française, à quelques exceptions près). Divers dessins, dans l’ensemble excellemment reproduits et dotés d’un commentaire conséquent bienvenu, forment le socle du discours tenu sur chaque président. Ces documents sont tirés essentiellement de la presse satirique, mais aussi de quotidiens, de magazines, notamment pour l’époque la plus récente. L’intitulé de chaque chapitre suggère de façon synthétique l’image que les dessinateurs ont retenue de chacun : Louis-Napoléon Bonaparte est traité de « fossoyeur », Adolphe Thiers de « girouette »… et Nicolas Sarkozy d’ « hyper bling-bling »."
    En savoir plus : http://caricaturesetcaricature.over-blog.com/article-presidents-poil-aux-dents-150-ans-de-caricatures-presidentielles-98741869.html

  • GLEVAREC Hervé (dir.), Histoire de la radio. Ouvrez grand vos oreilles !, Paris, Silvana Editoriale / CNAM, 2012, p. 144, 19,5 euros.

    Les premières émissions de la radio française sont diffusées en 1921 sur les ondes de Radio Tour Eiffel. En quatre-vingt-dix ans d’existence, la radio s’est imposée comme le média préféré des Français. Univers fascinant, elle a formé, bien avant Internet, une formidable porte d’entrée vers le monde entier, permettant de capter des sons, des musiques et des voix de n’importe quelle partie de la planète. Associé à Radio France et à l’Institut national de l’audiovisuel, le Musée des arts et métiers célèbre l’histoire de la radiodiffusion dans une grande exposition patrimoniale réunissant objets, documents et archives sonores. L’occasion de découvrir, de part et d’autre du poste récepteur, ceux qui ont fait ou qui font la radio : techniciens, réalisateurs, programmateurs et bien entendu grandes « voix », témoins des différentes époques de la radio. L’exposition s’intéresse également aux auditeurs, aux pratiques liées à l’écoute de la radio, du poste à galène au podcast. Accompagnant l’exposition, cet ouvrage en développe le propos à l’aide d’études inédites, rédigées par les spécialistes de l’histoire, de la technique et des publics de la radio. Il comporte un catalogue de l’ensemble des œuvres présentées dans l’exposition, constituant un véritable outil documentaire de référence sur la radiodiffusion.

    Introduction de Hervé Glevarec.
    Textes : Caroline Ulmann-Mauriat, Cécile Méadel, Aurélie Luneau, Denis Maréchal, Thierry Lefebvre, Jean-Jacques Cheval, Christophe Deleu, Hervé Glevarec, Marie-Sophie Corcy.


    En savoir plus : http://www.silvanaeditoriale.it/catalogo/prodotto.asp?id=3470

  • KALIFA Dominique, RÉGNIER Philippe, THÉRENTY Marie-Eve, VAILLANT Alain (dir.), La civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse au XIXè siècle, Paris, Nouveau monde éditions, 2012, 1769 p., 39 euros.

    Voici, observée pour la première fois du double point de vue historique et littéraire, une histoire à la fois panoramique et détaillée du siècle d’or de la presse écrite française. De 1800 à 1914, par son mode de production de plus en plus industriel, par sa diffusion de plus en plus massive, par les rythmes nouveaux qu’il impose à la vie sociale et par ses multiples interférences avec la littérature, les sciences et les arts visuels, le journal modifie en profondeur l’ensemble des activités et des représentations, projetant les institutions, les classes, les individus, la raison et l’imagination dans une culture de la « périodicité » et du flux permanent de l’information. Ce passage rapide et global à un tout nouvel espace-temps de l’écriture et de la lecture constitue une mutation anthropologique majeure, l’entrée dans l’ère « médiatique ». Mesurer les effets du journal sur la marche de la société et sur la configuration des esprits, c’est reconnaître rétrospectivement l’existence et la marque d’une « civilisation du journal », au sens même où Lucien Febvre avait mis en lumière la « civilisation du livre » née de l’invention de l’imprimerie. L’originalité et l’abondance des études que l’on découvrira ici, aussi bien sur la genèse de l’écriture journalistique que sur les évolutions de l’industrie de la presse ou de la culture de masse, font de cet ouvrage une référence unique. Au moment où le XXIe siècle bascule dans le numérique, les féconds croisements de disciplines et de problématiques que propose La Civilisation du journal refonde et relance la réflexion sur la communication moderne. Cette entreprise collective sans précédent associe trois équipes de recherche et plus de soixante auteurs venus de la littérature comme de l’histoire politique, culturelle et sociale.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100945110

  • MAYAFFRE Damon, Nicolas Sarkozy. Mesure et démesure du discours (2007-2012) , Paris, Presses de Sciences Po, 2012, 368 p., 23,70 euros.

    Le sarkozysme constitue une rupture dans l’histoire politique de la Ve République. Dénonçant la pensée unique, rompant avec les codes lexicaux ou la bienséance discursive, Nicolas Sarkozy invente, jusqu’à choquer, une nouvelle forme d’expression dissensuelle au service d’une idéologie néo-droitière ou post-État providence. Discours populaire ou discours populiste ? Réformes sincères ou révolution conservatrice ? Président du peuple ou président des riches ? Sarkozy réhabilite-t-il la politique en abordant des questions fondamentales, comme celle du capitalisme, délaissées par ses prédécesseurs ? Ou l’abîme-t-il en s’abandonnant à des thématiques démagogiques ou compassionnelles, quitte à détourner la réflexion des citoyens vers le fait divers ? Damon Mayaffre révèle, à travers l’analyse de centaines de discours et d’interviews, les mots favoris du président, ses secrets rhétoriques, ses figures de style et les procédés manipulatoires. Il recourt aux sciences du langage pour analyser les traits linguistiques du discours, à l’histoire pour déceler ce qui relève de la modernité, de l’orléanisme à la Guizot ou du pétainisme, et aux sciences politiques pour comprendre Nicolas Sarkozy dans son temps. Il pose le verbe comme essence du politique et le volontarisme verbal comme définition du sarkozysme.
    En savoir plus : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100954540

  • MERLINO Jacques, Profession reporter. Carnets de route 1973-1998, Paris, L’Harmattan, 2012, 210 p., 21 euros.

    Ce livre est le fruit de trente-cinq années de reportages à travers le monde durant le dernier quart du vingtième siècle : guerre du Liban ; guerre du Golfe, guerre en Yougoslavie, révolution roumaine, libération des pays de l’Est, famine en Afrique... Il est aussi témoignage de rencontres exceptionnelles avec Simone de Beauvoir, Francois Mitterrand, Lech Walesa, Woody Allen, Elie Wiesel... Il est enfin une réflexion sur le métier de journaliste, sa liberté, et ses difficultés de saisir le réel et d’en rendre compte.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35920

  • OUAIDAT Jad, La représentation du monde arabo-musulman à la télévision française, Paris, L’Harmattan, 2012, 304 p., 27 euros.

    En partie centré sur la médiatisation de la société irakienne pendant la guerre de 2003, cet ouvrage tente de réfuter l’idée d’un Orient uniforme, et de répondre à une question cruciale de notre époque : comment rendre compte de l’étranger ? Comment la télévision, par le biais du journal télévisé, construit-elle l’image d’une autre culture dans un contexte de guerre ? Explique-t-elle bien l’autre ? N’est-elle pas davantage produtrice de représentations sociales que rapporteuse de faits ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35950

  • PIERRE Sylvie (dir.), La Télévision, le temps des constructeurs. Jean d’Arcy, pensée et stratégies d’un père fondateur, Paris, L’Harmattan, 126 p., 15 euros.

    Jean d’Arcy est l’un des pères fondateurs de la télévision française des années 1950, à l’origine de l’Eurovision et du concept du droit de la communication. Interrogeant ses représentations de la télévision, ces actes visent à une lecture de son œuvre par la communauté scientifique pour mettre au jour les théories exposées, les modèles développés, les paradigmes utilisés et les perspectives envisagées. Au delà de ces aspects, il s’agit aussi de comprendre comment s’est construit l’espace audiovisuel français, voire européen.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35755

  • PINSOLLE Dominique, Le Matin. Une presse d’argent et de chantage (1884-1944), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 354 p., 20 euros.

    Ce livre retrace l’histoire du journal Le Matin à partir de sources jusque-là inexploitées. Le Matin est à la fois le premier quotidien « à l’américaine » lancé en France (en 1884) et le premier titre à reparaître sous l’Occupation. Dès le départ dirigé par un affairiste sans scrupules, il devint cependant très rapidement une feuille de chantage et un organe corrompu largement discrédité. Au-delà du cas particulier, ce livre entend poser la question de la liberté de la presse en régime capitaliste.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2826

  • ROBERT Valérie, La presse en France et en Allemagne. Une comparaison des systèmes , Paris, Éditions Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2012, 184 p., 13 euros.

    En quoi la presse allemande est-elle « allemande » ? En quoi la presse française est-elle « française » ? Quelles sont leurs spécificités respectives ? Cette présentation croisée de la presse en France et en Allemagne vise à répondre à ces questions par un état des lieux actuel. Une comparaison des deux systèmes permet de décrire et d’expliquer autant leurs ressemblances que leurs divergences, en décentrant le regard pour remettre en cause quelques idées reçues. On aborde ainsi le cadre juridique, le rapport de la presse à l’Etat, le modèle économique, la propriété de la presse, les différents types de presse, les pratiques journalistiques, sans oublier la presse en ligne.
    En savoir plus : http://psn.univ-paris3.fr/A_paraitre/Catalogue_general/Liste_des_ouvrages/savoirplus6.htm

  • SAUVAGE Monique, VEYRAT-MASSON Isabelle, Histoire de la télévision française de 1935 à nos jours, Paris, Nouveau monde éditions, 2012, 22 euros.

    Instrument du pouvoir et objet domestique, entreprise de spectacle et organe d’information, la télévision s’est imposée comme un média central des soixante dernières années. Comment en France, comme dans les autres démocraties occidentales, la télévision a-t-elle émergé de l’ombre de la radiodiffusion ? Comment se sont forgés, sous monopole public, les liens avec le pouvoir politique, mais aussi la légitimité naissante d’un art du spectacle à part entière ? Dans quelles conditions l’organisation de la concurrence, et l’installation – dans des conditions tumultueuses – d’un secteur privé, a transformé le paysage audiovisuel ? Comment ont évolué dans le marché les entreprises publiques et privées de télévision et l’offre de programmes ? Quelle est la nouvelle place de la télévision depuis l’apparition de la révolution numérique ? Cette Histoire de la Télévision propose des repères clairs pour comprendre les étapes majeures des relations entre télévision et pouvoir politique, la généalogie des techniques et l’évolution des programmes et des rapports avec le public, la transformation des modèles économiques.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100367340

    Articles/Revues
  • "Festivals et sociétés en Europe XIXe-XXIe siècles", Territoires contemporains, Janvier 2012. Sous la direction de Philippe Poirrier.

    Introduction
    Les festivals en Europe, XIXe-XXIe siècles. Une histoire en construction - Philippe Poirrier (uB-CGC)

    Festivals et politiques culturelles
    Le rôle des festivals à l’aune des ambitions urbaines - Anne-Marie Autissier (Université Paris 8)
    Festivals de cinéma et politiques culturelles dans l’Europe de la guerre froide : diversité des enjeux et des acteurs - Caroline Moine (UVSQ)
    La festivalisation de la vie culturelle berlinoise - Boris Gresillon (Université de Provence)
    Les festivals, miroirs et vitrines de l’identité culturelle irlandaise - Alexandra Slaby (Université de Caen)
    Le festival des Nuits de Bourgogne. Décentralisation artistique, militantisme et politiques culturelles locales (1954-1984) - Philippe Poirrier (Université de Bourgogne)
    Entre politique culturelle et mission éducative : l’expérience Novosonic ? Réflexions et premier bilan d’une pratique culturelle et pédagogique - Philippe Gonin (Université de Bourgogne)

    Festivals et création artistique
    Richard Wagner à Bayreuth : de l’imaginaire à l’institution (1834-1883) - Philippe Reynal (Université de Paris IV Sorbonne)
    Histoire d’un brise-glace : le festival Why Note et son public - Philippe Lalitte (Université de Bourgogne)
    L’interdiction des festivals pop au début des années 1970 : une comparaison franco-britannique - Florence Tamagne (Université de Lille III)
    Le rôle des festivals de musiques actuelles dans le dynamisme de la scène pop nantaise - Gérôme Guibert (Université Paris III - Sorbonne nouvelle)
    Le cinéma d’auteur au festival de Cannes à la S.F.R. et à la Quinzaine des Réalisateurs - Olivier Thevenin (Université de Haute-Alsace)

    Les publics des festivals
    Observer les publics des festivals. Approche stratégique et renouvellement sociologique - Aurélien Djakouane et Emmanuel Négrier (CNRS-CEPEL)
    Les festivals dans la sphère culturelle en France - Jean-Louis Fabiani (EHESS)


    En savoir plus : http://tristan.u-bourgogne.fr/UMR5605/publications/Festivals_societes/Festivals.html

  • "Histoire et caricature", TDC, n° 1029, février 2012. Coord. : Pascal Dupuy

    Traits pour traits, par Pascal Dupuy
    Aux origines du genre, par Marial Guédron
    Napoléon et la caricature, par Philippe de Carbonnières
    L’Assiette au Beurre, par Michel Dixmier
    Femmes croquées, par Annie Duprat
    L’histoire à la rescousse, par Guillaume Doizy
    « Le dessin satirique n’a rien perdu de sa force », interview de Riss
    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-un-numero-de-la-revue-tdc-sur-histoire-et-caricature-97931148.html

  • "Images de territoires et « travail territorial » des médias", Études de Communication, n° 37, 2011. Coord. : Jacques Noyer, Bruno Raoul, Isabelle Pailliart.

    Ce numéro d’Études de Communication se donne pour objet d’étudier les images et imaginaires de territoires produits, entretenus, « travaillés » par les médias, locaux et nationaux. Comment l’information – entendue à partir de la variété de ses supports et de ses formats médiatiques – participe de la construction territoriale, envisagée comme opération symbolique, comme structuration identitaire, comme élaboration collective ? L’intention est ainsi de cerner ce que l’on peut identifier comme « travail territorial », d’étudier en quoi les médias font médiation dans le rapport au(x) territoire(s). Dans le contexte du déploiement de stratégies de reconfiguration territoriale, d’évolution des formes de l’engagement public et des pratiques culturelles/médiatiques des individus, cette livraison se propose de mettre l’accent tant sur la question du rapport au lieu – en quoi et comment les médias parlent des lieux et des espaces, qu’ils contribuent à configurer, dans et par les contenus qu’ils produisent et les structures signifiantes qu’ils agencent – que sur celle du sens des lieux entretenu et façonné par les médias, et par là sur les images et imaginaires ainsi associés aux lieux.
    En savoir plus : http://edc.revues.org/

  • "L’indépendance éditoriale : approches internationales", Communication & langages, n° 170, décembre 2011.

    Trois ans après la publication d’un premier dossier consacré à l’indépendance éditoriale (Communication & langages, 156, juin 2008), l’actualité des débats professionnels semble ne plus accorder la même importance que naguère à cette question. Le numérique occupe désormais très largement les esprits aux prises avec la recherche de modèles d’affaires, avec les enjeux juridiques liés à la numérisation des fonds et aux contrats d’auteurs, et avec les avancées technologiques (formats, interopérabilité, systèmes de protection et de paiement…). Pour autant, il suffira de se souvenir des grandes opérations menées il y a une dizaine d’années par le groupe Vivendi pour se convaincre de la relation directe entre le développement du numérique et la question de l’indépendance. Celles-ci avaient fini de mettre en évidence le passage à un contexte résolument international qui appelait à dépasser une approche de la question limitée à la situation française. C’est l’ambition à laquelle veut contribuer ce second dossier en s’intéressant à la conception et aux réalités de l’indépendance dans quatre environnements géographiques, politiques et linguistiques très différents : l’Amérique latine, la Grande-Bretagne, la Belgique et l’Italie.
    En savoir plus : http://www.necplus.eu/action/displayIssue?jid=CML&volumeId=2011&issueId=170&iid=2436388

    Multimedia

Janvier 2012

    Livres
  • BACOT Paul, Les mots des élections, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2012, 10 euros.

    Ce qui caractérise les systèmes politiques pluralistes, c’est que la concurrence pour le pouvoir, loin d’être niée et combattue, y est reconnue, valorisée et organisée dans des compétitions appelées élections. Les mots des élections seront donc les mots de la concurrence et de la compétition, souvent repris du discours de l’économie, du sport et de la guerre. Cette lutte pour la détention des postes de pouvoir et les avantages qui s’y rattachent est inséparable d’une autre lutte : celle pour l’imposition d’une représentation du monde. Du coup, les mots des élections sont ceux d’une conflictualité sociale généralement figurée dans un espace métaphorique, au sein duquel la position des individus, groupes, partis, programmes, idéologies, symboles… et mots est l’enjeu de luttes constantes. Ils sont utilisés par les acteurs politiques, les journalistes et les politologues, mais aussi par les citoyens parlant des élections avec parents, amis, voisins ou collègues.
    En savoir plus : http://w3.pum.univ-tlse2.fr/-Manuels-.html#41

  • BOURQUIN Laurent, HAMON Philippe, KARILA-COHEN Pierre, MICHON Cédric (dir.), S’exprimer en temps de troubles. Conflits, opinion(s) et politisation de la fin du Moyen Âge au début du XXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2012, 240 p., 15 euros.

    Aborder les questions de conflits, d’opinions et de politisation sur le temps long, comme le propose cet ouvrage, permet d’ouvrir de nouvelles pistes et de se prémunir tout autant des fausses continuités que des ruptures illusoires. L’émergence de l’opinion publique se produit-elle, comme le pensait Habermas dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ou bien plus tôt ? De même, la notion de politisation doit être maniée avec précaution, pour éviter toute forme d’évolutionnisme un peu naïf. Ce livre voudrait ainsi sortir de certaines impasses nuisibles à la recherche historique et nourrir un dialogue constructif avec l’ensemble des sciences sociales.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2802

  • COULOMB-GULLY Marlène, Présidente : le grand défi. Femmes, politique et médias, Paris, Payot, 2012, 400 p., 23,5 euros.

    Si les femmes de pouvoir ont toujours existé, les femmes chefs d’Etas, démocratiquement élues, restent l’exception. En France, le fait est inédit, même si plusieurs d’entre elles se sont portées candidates depuis la première élection du président de la République au suffrage universel en 1965. Elles sont neuf en attendant celles qui, dans leur sillage, relèveront à nouveau le grand défi de l’investiture suprême. Toutefois le geste, voire la geste, de ces pionnières reste avant tout symbolique : aucune en effet, jusqu’en 2007, ne pouvait espérer figurer au second tour. Il n’en est que plus fort dans la rupture qu’il instaure et la brèche ainsi ouverte. C’est le regard des médias sur ces femmes politiques qui constitue l’objet de la présente étude dont la Ve République est le cadre. Révélateurs de l’imaginaire dominant autant qu’ils contribuent à le construire, les médias sont un creuset des représentations collectives. Quels portraits brossent-ils de ces femmes hors du commun et en quels termes les évoquent-ils ? Que nous disent-ils de l’articulation du masculin et du féminin au regard de la légitimité politique et de son évolution au cours des dernières décennies ? Autant de questions auxquelles s’efforce de répondre cet essai vif et enlevé, non dénué d’ironie, qui voudrait voir enfin démentie la formule selon laquelle, en France, les femmes sont candidates et les présidents sont des hommes.
    En savoir plus : http://www.payot-rivages.net/livre_Presidente--le-grand-defi-Marlene-Coulomb-Gully_ean13_9782228907125.html

  • DUGAST Jacques, La vie culturelle en Europe au tournant des XIXe et XXe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2012, 240 p., 15 euros.

    Ce manuel examine la mosaïque des cultures qui se côtoyaient en Europe au tournant des XIXe et XXe siècles, l’émergence de conceptions inédites de l’art, source d’une créativité intense qui s’est perçue comme « moderne ». Il analyse aussi les données de la crise qui caractérisa ce moment de l’histoire culturelle où l’hégémonie des modèles européens allait être mise en question. Il invite à mieux connaître ce temps qui est à l’origine de notre actuelle modernité. Ce livre a été édité une première fois en 2001 par les Presses universitaires de France.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2795

  • LAVERY David, HOWARD Douglas L., LEVINSON Paul , The Essential Sopranos Reader, Lexington, University Press of Kentucky, 2012, 406 p., 49 euros.

    The Sopranos is recognized as the most successful cable series in the history of television. The Washington Post has called the popular series, winner of twenty-one Emmys and five Golden Globes, “the television landmark that leaves other landmarks in the dust.” In every aspect—narrative structure, visual artistry, writing, intertextuality, ensemble acting, controversial themes, dark humor, and unflinching examinations of American life—The Sopranos has had few equals. Offering a definitive final assessment of the series, The Essential Sopranos Reader aims to comprehensively examine the show’s themes and enduring cultural significance. Gender and ethnicity, the role of dreams, the rebirth of HBO, the series’ controversial finale, and other topics come under scrutiny in this highly accessible, engaging collection. The book concludes with an interview with Dominic Chianese, who played Uncle Junior in all six seasons of the show.
    En savoir plus : http://www.kentuckypress.com/live/title_detail.php?titleid=2605

  • LE GOFF Jacques, Graines de quotidien. À la une d’Ouest-France (2001-2011), Presses universitaires de Rennes, 2012, 274 p., 20 euros.

    Ce volume réunit les « Points de vue » publiés par Jacques Le Goff dans Ouest-France entre 2001 et 2011. Attentif à l’évènement dans le quotidien, il revient avec constance dans ces chroniques à ses préoccupations : l’éthique, les droits de l’homme, les questions sociales et politiques, le droit et le monde du travail, la démocratie et le vivre ensemble. Avec Mounier et Péguy, il s’efforce de ne jamais perdre de vue que le spirituel « couche dans le lit de camp du temporel ».
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2799

  • LEFEBVRE Thierry, Carbone 14 : légende et histoire d’une radio pas comme les autres, Paris, INA Editions, 2012, 220 p., 20 euros.

    L’élection de François Mitterrand à la présidence de la République en mai 1981 et le changement de majorité qui s’ensuivit signèrent la fin de la ″bataille des radios libres″. Profitant de l’″état de grâce″, de la brèche laissée béante par l’échec de la répression giscardienne et de la ″tolérance″ prônée par le nouveau ministre de la Communication Georges Fillioud, de nombreuses stations virent le jour un peu partout en France et se lancèrent dans l’aventure de la FM. La stabilisation de ce paysage radiophonique ne se fit pas en un jour. La bande FM parisienne dut attendre près de trente mois avant de voir sa situation se consolider. Un très long laps de temps durant lequel deux lois furent successivement promulguées et une autorité de régulation (dite Haute Autorité de la communication audiovisuelle) instaurée en décembre 1982. Certaines radios, finalement peu nombreuses, profitèrent de ce long vide juridique pour aller parfois très loin. Ce fut le cas de Carbone 14, née à Paris le 14 décembre 1981 à l’initiative d’un turbulent publicitaire et saisie sans ménagement le 17 août 1983. Elle fit partie de ces très rares stations qui, du fait même de leurs agissements et du caractère éphémère de leur activité, sont entrées d’emblée dans la légende.
    Carbone 14 est même probablement un cas unique en France : pour de nombreux quadra- et quinquagénaires, le nom même de cette station cristallise une conception mythifiée de la radio libre. Les pseudonymes de ses animateurs, qu’il s’agisse de Jean-Yves Lafesse, Supernana, David Grossexe, Robert Lehaineux ou encore Madame Globo, ont donné naissance à une véritable mythologie, tandis que le ton inimitable de ses émissions-phares, « Le T’auras du boudin show », « Lafesse merci », « Poubelle Night » ou encore « 50 millions de voleurs », résonne encore aux oreilles des nostalgiques. Pour la première fois depuis trente ans, un ouvrage tente de percer les nombreux secrets de Carbone 14, « la radio active ».
    En savoir plus : http://www.institut-national-audiovisuel.fr/presse/pdf/742.pdf

  • MAAREK Philippe J. (dir.), La communication politique européenne sans l’Europe. Les élections au Parlement européen de 2009, Paris, L’Harmattan, 2012, 206 p., 19 euros.

    Dans la plupart des pays de l’Union Européenne, à commencer par la France, la communication politique des élections au Parlement européen de 2009 s’est placée sous le signe paradoxal de l’absence de l’Europe dans les débats. Les enjeux politiques, économiques et sociaux de chacun des pays ont largement pris le pas sur l’objet théorique de la communication, l’élection des députés de l’Union Européenne et les enjeux européens corollaires.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=36011

  • MANIER Paul-Stéphane Manier, Le journalisme audiovisuel. Les techniques rédactionnelles en télévision et sur internet, Paris, Ina Editions, 2012, 252 p., 20 euros.

    L’emploi de l’image pour informer suggère qu’on prétend rendre compte de la réalité au plus près. Est-ce vrai ? Et surtout comment s’y prendre ? Que filmer et quelles questions poser, comment écrire et dire un commentaire, faire un montage, présenter un bulletin, animer une équipe audiovisuelle, écrire et réaliser un projet de magazine, à qui l’adresser ? La déontologie est-elle différente dans l’audiovisuel que dans l’écrit ? Sur quoi se base-t-elle ? Y a-t-il des techniques plus respectueuses de l’éthique professionnelle que d’autres ? Comment les intégrer dans sa démarche pour acquérir une véritable crédibilité et éviter les pièges de la communication ou de la propagande ? Paul-Stéphane Manier, 45 ans d’expérience professionnelle, rassemble et détaille dans cet ouvrage tous les fondamentaux des métiers du journalisme audiovisuel tels qu’ils se pratiquent à la télévision et se développent sur Internet. En apportant des réponses très concrètes, faciles à mémoriser et à appliquer, ce livre est un guide qui s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre et acquérir les bases, la déontologie et les fonctionnements du journalisme audiovisuel, qu’ils soient étudiants, professionnels confirmés désireux d’élargir leurs champs d’activité, ou simples néophytes. En replaçant ces techniques dans leur contexte historique et sociologique, P. Stéphane Manier éclaire le sens de la démarche journalistique à la télévision ou sur Internet et ouvre des perspectives pour les générations à venir, celles qui vivront bientôt à l’ère du média global.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications-ina/le-journalisme-audiovisuel

  • SCHICK Serge, Le jour où la Belgique a disparu, Ina Editions / Editions La Muette, 2012, 144 p., 17,6 euros.

    Le 13 décembre 2006, la première chaîne de la télévision belge francophone présente une émission intitulée « Bye Bye Belgium ». Si la RTBF a clairement annoncé qu’il s’agissait d’une fiction, la forme de cette fausse émission d’actualité – le plateau du journal télévisé, son présentateur vedette, l’intervention d’hommes et de femmes politiques, des micro-trottoirs… – fait croire à de nombreux téléspectateurs que ce qui est annoncé – la fin de la Belgique et la déclaration d’indépendance de la Flandre – est une réalité qui justifie bien une édition spéciale du JT.
    La comparaison avec la fameuse émission de radio d’Orson Welles, qui annonçait, en 1939, la Guerre des Mondes, est évidente. Comment une chaîne de télévision publique a-t-elle pu réaliser une telle émission ? Imagine-t-on, en France, que le présentateur du JT de France 2, avec la complicité d’élus, puisse annoncer l’indépendance de la Corse ? Ou que dans la Russie de Poutine, la télévision tchétchène diffuse une fausse déclaration d’indépendance du Parlemen ?
    « Bye Bye Belgium » opère une alchimie stupéfiante entre information et fiction. Véritable moment de gloire de la télévision, l’émission a provoqué une prise de conscience publique. Quant à la réalité qui a suivi, et dont la longue formation d’un gouvernement fédéral belge a été l’illustration, elle a, selon la formule consacrée, parfois dépassé la fiction. Un tel « traitement » a enflammé les débats sur le rôle de la télévision : on lui a reproché d’avoir manipulé l’opinion en propageant une fausse nouvelle, tout en lui reconnaissant une inventivité exceptionnelle ; on a critiqué la spectacularisation de l’information. En racontant la fiction de la fin de la Belgique selon un mode narratif, mais avec les moyens utilisés pour décrire des faits, « Bye Bye Belgium » a ouvert un nouveau territoire télévisuel. Une nouvelle façon de raconter une histoire. Mais une histoire belge.
    En savoir plus : http://lamuette.be/le-jour-ou-la-belgique-a-disparu.html

  • WOLF Nelly (dir.) , Amnésies françaises à l’époque gaullienne (1958-1981). Littérature, cinéma, presse, politique, Paris, Classiques Garnier, 2012, 291 p., 27 euros.

    Le nouveau récit national inspiré par le général de Gaulle, et qui accompagne la modernisation de la société française, est indissociable d’une certaine amnésie concernant les traumatismes les plus récents de l’histoire de France : « drôle de guerre », Occupation, collaboration, guerre d’Algérie, décolonisation. C’est cette dépression mémorielle, et les déplacements de mémoire qu’elle a provoqués, que ce livre tente de mesurer et d’approfondir.
    En savoir plus : http://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=561&category_id=10&option=com_virtuemart&Itemid=1&vmcchk=1&Itemid=1

    Articles/Revues
  • "Le journalisme numérique : formes, formats, frontières", Les Cahiers du journalisme, n° 22-23. Coord. : Bernard Delforce, Yannick Estienne

    C’est la vocation même des Cahiers du journalisme depuis leur création en 1996 : s’intéresser à « l’évolution des pratiques journalistiques en France et à l’étranger** ». Nous nous doutions bien, à l`époque, que le métier allait se transformer. Les premiers signes avant-coureurs étaient là. Quinze ans plus tard, il faut le reconnaître : le rythme et l’ampleur des changements sont beaucoup plus importants que prévu. Danger de surchauffe ?
    Ce numéro double sur le journalisme numérique donne une bonne idée de la spirale enclenchée – pour faire simple – par Internet, les nouveaux outils, les nouveaux usages. Qui, entre parenthèses, est le plus bousculé dans la cour médiatique : les producteurs ou les consommateurs ? Qui pousse, qui freine ? Les gains sont-ils supérieurs aux pertes ? Seule certitude, nous n’avons sans doute encore rien vu. À tout le moins, ce sentiment aujourd’hui partagé qu’on ne reviendra plus en arrière. Au rythme où vont les choses, qui peut dire ce que sera le journalisme dans cinq ans ? Voire moins ! Dans les scénarios à court terme, sky is the limit. Raison de plus pour respirer par le nez et ne pas courir plus vite que son ombre. Cherche désespérément un peu de zénitude... Le métier, nous dit-on, doit s’adapter au nouveau contexte technologique. Or, il le fait plutôt bien pour un milieu professionnel a priori conservateur, anxiogène et, disons-le, un peu déboussolé. Les résistants de la première heure se sont résignés et les techno-jovialistes se sont (un peu) calmés. Tout le monde a compris que dans cette affaire du journalisme numérique, il est urgent de se hâter lentement. Aujourd’hui, il est aussi important d’oser... que de doser. Embarquer dans l’aventure, tout en gardant l’œil sur les fondamentaux. Accepter de se mettre en danger, sans rien céder sur l’essentiel : voilà peut-être le nouveau credo...
    Signe des temps, notre revue bascule exclusivement sur le Net dès le présent double numéro. La nostalgie de l’encre et du papier ? Elle passera, comme le reste. L’essentiel n’est pas les tuyaux, mais « dans » les tuyaux. C’est sans doute là aussi le vrai défi du journalisme de demain. Et, plus largement, de tous ceux qui produisent des contenus et les mettent en circulation planétaire, sans rien demander à personne. Époque libertaire. Où chacun peut prendre (des nouvelles) et donner (son point de vue).
    Pour les journalistes, les règles du métier n’ont aucune raison de changer. À condition de ne jamais oublier la seule question qui vaille. Et qu’il faut, dans les emballements du moment, répéter inlassablement : à quoi servons-nous ?
    En savoir plus : http://www.cahiersdujournalisme.net/cdj/22_23.htm

  • "Sex Sells, Blackness too ? Stylisation des rapports de domination dans les cultures populaires et postcoloniales", Volume !, Vol. 8, n°2, 2011. Coord. : Franck Freitas, Malek Bouyahia, Karima Ramdani.

    Depuis les années 1990, les cultures populaires noires jouissent d’une reconnaissance artistique et commerciale sans précédent. Quelles places occupent lesreprésentations de l’Autre, du corps, des femmes et de la « race » dans ces productions culturelles hautement médiatisées ? Plongeant sans détour dans le chaudron du hip hop et du dancehall mainstream pour aborder des questions scientifiques d’actualité (études postcoloniales, études sur le genre…)
    En savoir plus : http://www.cairn.info/revue-volume-2011-2.htm

  • Numéro varia, 1895. Revue d’histoire, n° 64, printemps 2011. Coord. :

    Sommaire
    Réflexions sur les usages des images d’archives de la Grande Guerre dans les documentaires télévisuels actuels (par Laurent Véray)
    Les Offices du cinéma éducateur et l’émergence du parlant :l’exemple de l’Office de Nancy (par Pascal Laborderie) L’impossible fiction. De quelques projets de films sur la guerre d’Algérie à la fin des années 1950 (par Sébastien Denis)
    Unions et désunions autour du « cinéma-vérité » : le MIPE-TV 1963 de Lyon (par Séverine Graff) Lucien Descaves et le cinéma du Peuple (par Jean-Paul Morel)
    Le Portrait de Dorian Gray, scénarios de L’Herbier (par Michael Temple)
    Un « inédit » de Georges Méliès / Jean-Luc Godard et la Gazette du cinéma (par François Albera)
    Philippe Esnault, historien du cinéma (par Alain Carou)
    En savoir plus : http://1895.revues.org/

  • Numéro varia, Communication, Vol. 29/1, 2012.

    Céline Beaudet et Denis Alamargot : Argumenter pour ou contre son opinion. Un exercice encore difficile pour des étudiants en communication professionnelle
    Amandine Degand : Le multimédia face à l’immédiat. Une interprétation de la reconfiguration des pratiques journalistiques selon trois niveaux
    Agnès Bernard : La gratuité d’un dispositif culturel efficace pour renouer le lien social ? L’action de l’association Cultures du Cœur Auvergne
    Amor Ben Amor : Des usages et des stratégies d’appropriation
    Daniel Thierry : L’usage des automates interactifs dans les lieux publics. 1988-2008 : vingt ans de transformations des pratiques de consultation
    Philippe Viallon : La télévision et le téléphone portable en Suisse : un mariage d’amour, de raison ou d’argent ? Une analyse de contenu du 100 secondes
    Bruno Raoul : Territoires, images et imaginaires de quartier. Rapport au lieu et sens du lieu dans les lignes de journaux de quartier
    En savoir plus : http://communication.revues.org/

    Multimedia
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