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Nouveautés parutions

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Décembre 2012

    Livres
  • BERNON-GERTH Anne-Marie et al., Les médias à l’épreuve du réel, Michel Houdiard Editeur, 2012, 388 p., 18 euros.

    L’ objectif de cet ouvrage est de réunir, dans une approche critique, des points de vue comparés sur les médias de différentes aires culturelles et linguistiques occidentales (Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Allemagne, États-Unis), à travers des productions qui ont pour ambition de refléter le réel comme les actualités, le documentaire, ou les fictions cinématographiques. L’ensemble des chapitres dresse un portrait global de la réalité, avec les normes et les valeurs véhiculées dans ces médias à partir de perspectives diverses. Après des siècles de triomphe de l’écrit, on est passé – selon la terminologie de Marshall Mc Luhan – de la galaxie de Gutenberg à celle de Marconi, et la domination du concept a été mise à rude épreuve par l’arrivée triomphale de l’image et du son. Photographie, cinématographie, radio et télévision ont exploré, façonné, voire transformé, sinon la réalité elle-même, du moins la perception que nous en avons. A l’échelle de la planète, le rapport à l’espace et au temps a été bouleversé. L’image et le son exercent un pouvoir de fascination auquel il est difficile de se soustraire parce que c’est le corps tout entier qui est sollicité. Par l’immédiateté de l’expérience, ces nouvelles techniques induisent aussi une plus grande porosité des frontières entre le réel et l’imaginaire. D’Hollywood à Berlin, en passant par Londres, Madrid et Rome, les représentations médiatiques ont joué sur toute la gamme des affects pour distraire, convaincre, émouvoir, mystifier/démystifier, ou terroriser.
    En savoir plus : http://www.michelhoudiardediteur.com/2012/12/les-medias-lepreuve-du-reel.html

  • BEUSCART Jean-Samuel, MELLET Kevin, Promouvoir les œuvres culturelles. Usages et efficacité de la publicité dans les filières culturelles, Paris, DEPS, 2012, 280 p., 12 euros.

    Achat d’espaces publicitaires dans les médias, marketing direct, relations avec la presse, publicité sur le lieu de vente... : les œuvres culturelles, comme la plupart des produits commercialisés, font l’objet d’un travail de promotion lorsqu’elles sont mises sur le marché. Pourtant, professionnels et chercheurs – économistes et sociologues – semblent s’accorder sur le caractère particulier des biens culturels : il est bien souvent difficile de prédire leur succès ; voire, certaines créations ne sauraient être exposées au marché sans être dénaturées. Promeut-on une œuvre culturelle comme un produit ordinaire ? Les dépenses de promotion s’orientent-elles vers les créateurs qui sont déjà les plus visibles ou visent-elles à faire connaître de nouveaux artistes ? Renforcent-elles ou réduisent-elles la diversité culturelle, offerte et consommée ? Dans quelle mesure Internet recompose-t-il les stratégies de promotion ? L’ouvrage décrit des dispositifs et des stratégies de promotion dans les médias qui diffèrent selon les secteurs : alors que la presse écrite est le média favori de promotion des livres, le cinéma ou les musées préfèrent l’affichage, tandis que les communautés de joueurs restent les plus efficaces pour faire connaître un jeu vidéo. Dans toutes les filières culturelles, la construction de la visibilité occupe une place de plus en plus importante. L’ouvrage propose d’identifier trois grands régimes publicitaires, correspondant à des produits culturels différents et à des rapports distincts à l’incertitude sur le succès : le best-seller programmé, le produit créatif risqué, le produit culturel de niche. Ces régimes promotionnels se retrouvent, en proportions variées, dans l’ensemble des filières culturelles. Enfin, les acteurs des filières culturelles se sont diversement approprié les outils de visibilité en ligne, qui semblent favoriser les produits de niche et les bests-sellers.
    En savoir plus : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Etudes-et-statistiques/Les-publications/Questions-de-culture/Promouvoir-les-aeuvres-culturelles.-Usages-et-efficacite-de-la-publicite-dans-les-filieres-culturelles

  • CAMPOS Liliane, Sciences en scène. Dans le théâtre britannique contemporain, Presses universitaires de Rennes, 2012, 312 p., 17 euros.

    Dans le théâtre britannique contemporain, les sciences entrent en scène dans des œuvres aussi diverses que celles de Tom Stoppard, Caryl Churchill et Sarah Kane ou des compagnies On Theatre et Complicite. Mais c’est avant tout un rôle poétique que joue le discours scientifique dans ce théâtre. De thème, la science y devient langage, fournissant des métaphores et des structures narratives à des dramaturgies incertaines, caractérisées par une esthétique postmoderne de la vérité multiple et de l’ouverture du sens. À travers ces différentes façons de mettre en jeu la science, c’est un renouvellement des langages dramatique et scénique que proposent ces artistes.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3057

  • Collectif, Le Figaro. Les trésors des archives 1870-2000, Paris, L’Acropole Editions, 2012, 464 p., 59 euros.

    L’histoire s’écrit chaque matin dans le journal. Des grandes dates historiques aux brèves de l’air du temps, ce beau livre explore les trésors des archives du quotidien « Le Figaro » et nous propose un parcours dans 130 ans d’histoire. À l’heure de la révolution numérique et de l’information en continu, la magie des journaux de papier opère encore, intacte. Sous la plume de ses journalistes – observateurs privilégiés d’une époque - le quotidien nous déroule, mieux que personne, l’histoire collective et personnelle, celle où se côtoient les grands personnages, les événements majeurs et toutes ces anecdotes qui, jour après jour, rythment le temps et nourrissent la mémoire. Depuis sa création, en 1826, comme périodique satirique, Le Figaro affiche en Une cette devise : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » Devenu quotidien à l’aube de la Troisième République, il ne cesse depuis de rendre compte de l’actualité sur tous les sujets, avec vivacité parfois, avec style toujours, avec surtout la passion d’informer. Plonger dans les plus belles pages du Figaro, c’est feuilleter l’album de notre histoire : de la proclamation de la Commune de Paris à celle de la Ve République, de l’assassinat de Jean Jaurès à celui de Kennedy, des explorations en Afrique aux premiers pas sur la Lune, des débuts de la bicyclette aux centrales nucléaires, de l’inauguration de la tour Eiffel à la pyramide du Louvre… Décennie après décennie, le livre invite le lecteur à découvrir un panorama des événements historiques, insolites ou étonnants, racontés par les grandes plumes du journal et illustrés de caricatures célèbres, de photos étonnantes et de documents passionnants.
    En savoir plus : http://www.editions-acropole.com/acropole/accueil.php#

  • DENOYELLE Françoise, Le Siècle de Willy Ronis. La quintessence de l’oeuvre, Paris, Éditions Terre Bleue, 2012, 432 p., 65 euros.

    La première biographie de Willy Ronis. Écrite par Françoise Denoyelle, elle s’appuie sur de nombreux entretiens avec le photographe et un accès total à ses archives. Près de 300 photos (les toutes premières photos, les grandes icônes, les reportages oubliés, les jardins secrets) dont un tiers d’inédites. Scannées d’après le négatif ou le meilleur positif.
    En savoir plus : http://www.terrebleue.fr/page.php?page_id=199

  • DICKASON Renée (dir.), Expériences de guerre. Regards, témoignages, récits , Editions Mare et Martin, Paris, 2012, 263 p., 21 euros.

    Expériences de guerres invite le lecteur à visiter ou à revisiter quelques conflits contemporains à travers des témoignages, des récits et des regards croisés. Des spécialistes de plusieurs disciplines (information et communication, histoire, psychologie sociale, littérature, études anglophones, études finnophones, études germanophones, études hispanophones) se penchent sur des aspects parfois peu abordés dans l’histoire des guerres, tant dans la (re)construction et la fabrication des faits réels et des événements que dans la mise en récit fictionnelle fortement inspirée de témoignages et d’histoires vécus. La diversité des points de vue et la trans- et inter- disciplinarité des angles d’approche font la richesse de cette étude.
    En savoir plus : http://www.mareetmartin.com/livre/renee-dikiason_experiences-de-guerre-regards-temoignages-recits

  • DICKASON Renée (dir.), Mémoires croisées autour des deux guerres mondiales, Editions Mare et Martin, Paris, 2012, 283 p., 21 euros.

    Mémoires croisées autour des deux guerres mondiales propose de parcourir les chemins de la mémoire collective officielle et officieuse à travers des exemples issus de divers protagonistes allemands, américains, britanniques, français, grecs ou russes ayant vécu les affres de la guerre. Le croisement des sources médiatiques et artistiques et des expériences de guerre est la force du présent ouvrage. Cette richesse résulte de la diversité des supports analysés (visuels, filmiques, musicaux), des objets ou matériaux consultés (gravures, dessins, peintures, affiches, albums de photos, partitions musicales, journaux ou manuels scolaires), des thèmes abordés (liés aux expériences individuelles ou institutionnelles) mais aussi de la confrontation des témoignages de personnalités (réalisateurs de films, compositeurs), d’organismes humanitaires (Comité International de la Croix-Rouge) ou étatiques (ministère de l’Information) ou d’illustres inconnus (simples soldats), tous ces acteurs et composantes d’un spectacle de guerre qui se décline à l’infini. La pluralité des angles de vue des belligérants, la variété des contextes, le vécu immédiat des effets de guerre, en plein combat ou par procuration, l’éloignement spatial ou temporel face aux événements dépeints, provoquent autant de récits visuels, sonores ou musicaux suscitant de vives émotions et constituent les fondements du/des souvenir(s).
    En savoir plus : http://www.mareetmartin.com/livre/sous-la-direction-de-renee-dickason_memoires-croisees-autour-des-deux-guerres-mondiales-1

  • GRANGER Christophe, GOETSCHEL Pascale, RICHARD Nathalie, VENAYRE Sylvain (dir.), L’Ennui. Histoire d’un état d’âme, 19e-20e siècles, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012, 328 p., 25 euros.

    Depuis très longtemps, des philosophes, des pédagogues, des médecins, des anthropologues ont disserté sur l’ennui, tentant d’en apprécier la forme. De siècle en siècle, la question de l’ennui leur paraissait d’autant plus importante à résoudre qu’elle semblait se perpétuer à l’identique. L’ennui, lit-on, serait l’un des aspects de l’humaine condition. Et pourtant, n’y aurait-il pas une histoire de la forme ennui ? Sans doute des similitudes existent-elles, qui invitent à penser que Sénèque, dès lors qu’il parle de son ennui, est notre contemporain. Mais ne peut-on pas identifier, dans les manières de dire son ennui, dans les savoirs qui prennent en charge l’ennui, dans les lieux qui expriment l’ennui, une historicité qui serait, aussi, celle-là même de l’ennui ? Tel est le pari de ce livre : tenter d’approcher, en historien, le phénomène de l’ennui. Les mutations de l’époque contemporaine, en l’occurrence, constituent un observatoire approprié : les codes esthétiques du romantisme, la définition de la psychologie, l’identification de classes et de lieux emblématiques de l’ennui (de l’adolescence à la salle d’attente) permettent en effet de saisir la dimension historique du phénomène. Entre la fin du XVIIIe siècle à nos jours, les changements sont tels qu’il n’est plus possible de le nier : l’ennui aussi a une histoire.
    En savoir plus : http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/Publi_Sorbonne/images/Le_VDP_L_Ennui.pdf

  • JULLIARD Virginie, De la presse à Internet : la parité en questions, Paris, Hermès Lavoisier, 2012, 286 p., 65 euros.

    Comment une revendication féministe telle que la parité est-elle médiatisée ? Cet ouvrage expose le rôle joué par les médias dans la construction du problème de la sous-représentation des femmes en politique, dans l’orchestration du débat public et dans la sanction de l’action publique que ce problème suscite. Il établit les liens entre la manière dont le débat sur la parité s’est déroulé et la construction du genre en politique et étudie l’influence des dispositifs de communication sur cette dernière. De la presse à Internet : la parité en questions s’appuie sur une analyse de corpus variés (presse d’information générale, presse féminine, monographies autobiographiques ou sites web de campagne) pour étudier le déploiement de la parité dans l’espace public. Il considère à la fois les aspects langagiers, sociaux et techniques de ce déploiement.
    En savoir plus : http://www.lavoisier.fr/livre/h3909.html

  • LAFON Benoît, Histoire de la télévision régionale. De la RTF à la 3, 1950-2012, Ina Editions, 2012, 312 p., 22 euros.

    Ce livre nous dévoile les différentes étapes qui ont donné à France 3 son visage actuel : de la période de la genèse de la télévision en région sous la IVe République (Télé-Lille, Strasbourg, Télé Marseille et Télé-Lyon) au lancement des Bureaux Régionaux d’Information par le ministre de l’Information au milieu des années 1960 ; de la naissance de la Chaîne 3 couleur de l’ORTF il y a 40 ans (le 31 décembre 1972) à l’intégration progressive de France 3 au pôle public France Télévisions, en passant par la chaîne FR3 dans les années 1970-1980…
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications/ina-editions

  • LEBOURG Nicolas, Mort aux bolchos ! Un siècle d’affiches anticommunistes, Ed. Les Echappés, 2012, 144 p., 34 euros.

  • MEYER Michaël (dir.), Médiatiser la police, policer les médias, Lausanne, Editions Antipodes, 2012, 219 p., 23 euros.

    Le travail policier est depuis longtemps l’objet de récits et d’images qui ont durablement influencé notre imaginaire. Cette puissance narrative acquise fait aujourd’hui de l’univers policier l’un des arrière-plans préférés des médias. À partir de ce constat, cet ouvrage se propose d’explorer comment des représentations de la police sont produites et circulent dans, et entre, les champs du divertissement et de l’information, mais également comment l’institution policière s’est elle-même constituée en pourvoyeuse et en gardienne de son "image publique". Plus que jamais, le monde réel et le monde médiatique de la police coexistent et se confrontent, car les corps de police sont devenus des producteurs actifs d’images et de discours sur leurs propres actions. Par un double mouvement, "médiatiser la police" et "policer les médias", ce livre étudie l’imaginaire social sur la police, sa diffusion dans les médias de masse (télévision, presse, affiches, espaces muséaux…) ainsi que le travail communicationnel des polices modernes.
    En savoir plus : http://www.antipodes.ch/medias-et-histoire/195-mediatiser-la-police-policer-les-medias

  • MORIN Claude, La Grande Guerre des images. La propagande par la carte postale 1914 – 1918, Turquant, L’Apart éditions, 2012, 290 p., 38 euros

    Les éditions de L’Apart viennent de publier un très bel album de Claude Morin sur les cartes postales de propagande publiées pendant la Première guerre mondiale. Si les cartes postales sentimentales et érotico-patriotiques de la Grande guerre avaient déjà fait l’objet d’études approfondies – on peut citer en particulier à ce sujet la thèse de Marie-Monique Huss, « Histoires de Familles, cartes postales et culture de guerre 1914-1918 » parue en 2000 chez Noésis – jamais en France, l’énorme corpus des cartes postales de propagande n’avait été exploré et présenté de façon systématique. Fort de plus de 300 pages, le livre reproduit plus de 800 cartes postales (parfois recto-verso) en les présentant de manière chronologique ou thématique, depuis les systèmes d’alliance à la veille de la guerre jusqu’au traité de Versailles et ses suites immédiates. Parmi les chapitres thématiques, on relèvera en particulier un chapitre très intéressant et original consacré aux cartes postales publicitaires publiées pendant la guerre. La grande majorité des documents présentés sont d’origine française, même si des cartes publiées par les autres belligérants viennent compléter cette sélection, permettant ainsi de confronter les points de vue différents. Les commentaires permettent de replacer chaque carte dans son contexte historique. Outre des cartes postales satiriques ou illustrées, le lecteur trouvera de très nombreuses photographies (de ruines, de combattants, de différents secteurs du front). Certains de ces documents sont extrêmement rares, comme des cartes dessinées par des combattants pour être envoyées à leurs familles, ou des cartes ronéotypées sur le front à quelques dizaines d’exemplaires. Trois petites critiques, cependant : On regrettera d’abord l’absence de bibliographie, ainsi que d’un index des illustrateurs. Ensuite, le titre du livre est un peu trompeur, plus qu’une analyse de la « propagande par la carte postale » - concept qu’il conviendrait d’ailleurs de définir- le livre semble être davantage une chronique de la guerre en cartes postales. Peu de place est accordée en effet dans à l’analyse des images proprement dites, à la façon dont elles ont été publiées (aucun chapitre n’évoque ainsi la censure !!!) et reçues par le public – de nombreux témoignages montrent pourtant que les cartes visant à ridiculiser l’ennemi furent condamnées aussi bien par les combattants que par la haute hiérarchie militaire (qui finit par les interdire en Allemagne en octobre 1915). Enfin, pour un livre de cartophilie, il est dommage qu’il ne comporte aucun développement sur les éditeurs et les illustrateurs de cartes postales. Un livre qui devrait donc trouver sa place non seulement chez tous les cartophiles et amateurs d’histoire de la Première guerre mondiale, mais aussi chez tous ceux qui s’intéressent à l’image satirique.

    Pierre Brouland (Caricaturesetcaricature.com)

    http://www.caricaturesetcaricature.com/article-la-grande-guerre-des-images-la-propagande-par-la-carte-postale-1914-1918-113492761.html


    En savoir plus : http://www.lapart-editions.fr/65-la-grande-guerre-des-images-1914-1918-la-propagande-par-la-carte-postale.html

  • Rigoni Isabelle, Saitta Eugénie (dir.), Mediating Cultural Diversity in a Global Space, Palgrave Macmillan, 2012, 192 p., £50.

    Through an understanding of cultural communication in the worldwide mediascape, this book opens up the problematic area of identity and community construction, representation and participation across and beyond boundaries. It discusses the idea of a democratisation of multicultural societies, focusing particularly on the central question of the mobilisation of ethnic minorities in public space. Based on various empirical case studies, it aims to show both the various forms of resistance but also the adherence of ethnic minority media to hegemonic ideology. This book is therefore interested in the forms of rupture and continuity with the hegemonic discourses and representations which circulate in the media space, in the political field, and more generally, in public space. It particularly aims to contribute to theories about the transformation of public space in a global context of material and immaterial flows.
    En savoir plus : http://www.palgrave.com/products/title.aspx?pid=534453

  • SMYRNAIOS Nikos, BOUSQUET Franck, BERTELLI Dominique (dir.), Les mutations de l’information et des médias locaux et régionaux : économie, contenus, usages et pratiques professionnelles, Actes de colloque, éditions du LERASS, 2012. En ligne.

    Ce colloque international s’est tenu à Toulouse le 20 & 21 octobre 2011 en se proposant d’interroger la configuration de l’espace public régional et local à l’aune des bouleversements du système médiatique et des réseaux de transmission de l’information.
    En savoir plus : http://medias-locaux.info/

  • TURNER Fred, Aux sources de l’utopie numérique. De la contre-culture à la cyberculture, Steward Brand, un homme d’influence, CF Editions, 2012, 430 p., 32 euros.

    Steward Brand occupe une place essentielle, celle du passeur qui au delà de la technique fait naître les rêves, les utopies et les justifications auto-réalisatrices. Depuis la fin des années soixante, il a construit et promu les mythes de l’informatique avec le Whole Earth Catalog, le magazine Wired ou le système de conférences électroniques du WELL et ses communautés virtuelles. Aux sources de l’utopie numérique nous emmène avec lui à la découverte du mouvement de la contre-culture et de son rôle déterminant dans l’histoire de l’internet.
    En savoir plus : http://cfeditions.com/Turner/

  • WRONA Adeline, Face au portrait. De Sainte-Beuve à Facebook , Paris, Éditions Hermann, 2012, 408 p., 34 euros.

    Des portraits de Sainte-Beuve aux photographies d’une jeune iranienne circulant sur Facebook, cet ouvrage interroge le lien qui existe entre les supports médiatiques et les formes du portrait. Il propose une réflexion à la fois esthétique et historique sur le rôle joué par les médias dans la mise en images des individus. Pourquoi le portrait devient-il un genre journalistique ? Comment le journal, se faisant musée des contemporains, reprend-il à son profit les techniques des portraitistes, écrivains, peintres ou photographes ? Quel est le rôle du portrait en société ? Quand Nadar, d’abord journaliste, passe du dessin à la photographie pour mener à bien son projet de « Panthéon » satirique, quand Zola propose au Petit Journal cinq portraits de contemporains qui font grise mine, quand Libération installe en dernière page de chaque numéro quotidien l’effigie d’une personnalité du jour, le même geste se répète : il s’agit tout autant de donner corps à une figure singulière, que d’incarner les normes qui fondent une société dans sa représentation. Au terme de ce parcours, le cas des portraits numériques pose de nouvelles questions : parce que le texte et le support vivent désormais une vie autonome, les modes d’archivage et de collection du portrait semblent changer de nature. Les visages d’individus continuent à occuper la représentation médiatique, comme en atteste ce « livre de visages » que promet le réseau Facebook, mais les modes de diffusion sont bien différents.
    En savoir plus : http://www.editions-hermann.fr/ficheproduit.php?lang=fr&menu=&ref=Cultures+num%E9riques+Face+au+portrait.+De+Sainte-Beuve+%E0+Facebook&prodid=1316

    Articles/Revues
  • "Communication and/of memory", ESSACHESS. Journal for Communication Studies , Vol 5, No 2(10), 2012. Coord. : Yves CHEVALIER, Lucian-Zeev HERSCOVICI.

    Contributions : Pascal BOUCHEZ, Jérôme BOURDON, Nathalie CASEMAJOR LOUSTAU, Oriane DESEILLIGNY, Mélanie DULONG de ROSNAY, Damián FERNÁNDEZ PEDEMONTE, Elena FELL, Béatrice FLEURY, Jérôme GIDOIN, Paige L. GIBSON, Steve JONES, Elena LAMBERTI, Alain LAMBOUX-DURAND, Francesca MUSIANI, Raluca PETRE, Paul RASSE, Anna READING, Roger D. SELL, Erkut SEZGIN, Agnieszka SMOLCZEWSKA-TONA, Vivien SOMMER, Jacques WALTER.
    En savoir plus : http://www.essachess.com/index.php/jcs/issue/current

  • "Ethos", Revue internationale de communication sociale et publique, n°7, 2012. Coord. : Benoît Cordelier.

    La manière d’être, celle de l’ethos, est peut-être le fil rouge de ce septième numéro de la Revue internationale de communication sociale et publique. Cette question traverse en effet ici le travail des différents auteurs. Elle touche à la manière dont les chercheurs investissent leurs objets de recherche, à celle dont les personnalités publiques ou les organisations se présentent au public ou encore à celle dont les consommateurs sont affectés lors de leur immersion dans les espaces marchands.

    Nous ouvrons ce numéro avec deux articles qui travaillent sur la manière d’être des chercheurs ; celle-ci se reflète à travers leurs préoccupations méthodologiques, épistémologiques et éthiques. Christine Thoër et Florence Millerand (Université du Québec à Montréal) s’interrogent sur les enjeux éthiques que la recherche sur internet soulève. Si elles s’intéressent forcément au débat espace public ou privé, elles s’attardent plus concrètement sur six catégories d’enjeux liés à l’accès aux échanges en ligne, au recrutement de participants à des entrevues de recherche, au recueil du consentement libre et éclairé, aux contacts avec les participants, à la gestion des risques associés à la participation au projet de recherche et à la présentation et à la diffusion des résultats de recherche. Les modalités d’exploitation et de recueil des données que nous utilisons font l’objet d’un regard attentif de la part de la communauté, non seulement en raison des dimensions éthiques de plus en plus importantes mais également en raison d’un souci épistémologique de validité et, comme s’en inquiète Julien Rueff (Université McGill), pour ne pas risquer la délégitimisation de la parole des acteurs étudiés. Il rappelle que cela est particulièrement important dans les recherches qualitatives et critiques dans le champ de la communication et, domaine particulier qui l’intéresse, dans les technologies de l’information. Il cherche une voie entre « réalisme naïf » et « relativisme radical » pour défendre un principe de plausibilité qu’il s’agirait de normaliser à travers des critères de validité et de pertinence spécifiques.

    L’ethos en rhétorique établit également la façon d’être et la crédibilité d’un locuteur. Gabrielle Ebacher et Mireille Lalancette (Université du Québec à Trois-Rivières) travaillent sur la manière dont des hommes politiques se présentent dans une émission de divertissement et actualité (infotainment) québécoise, Tout le monde en parle. Elles qualifient leur style de plutôt autopromotionnel et pointent qu’il sert avant tout au renforcement de l’agenda politique de leur parti. Cela est d’ailleurs le reflet de l’impérieuse nécessité d’investir les espaces médiatiques que consomment les spectateurs-électeurs au risque d’un mélange des styles qui est toujours source de débat. Où et comment placer la limite dans les stratégies de communication politique ? Sophie Boulay (Université du Québec à Montréal) alimente cette question en interrogeant les théories de l’agenda sous l’influence du phénomène de l’astroturfing, manœuvre de communication dont la source réelle est masquée et se prétend à tort d’origine citoyenne. Elle établit des relations entre les différents types d’agenda et les cibles et objectifs de l’astroturfing.

    Enfin, nous clôturons ce numéro avec Karine Johaness et Nicolas Baygert (Université catholique de Louvain) qui s’intéressent aux centres commerciaux en tant qu’espaces archétypiques du système consumériste et leur mode d’assujettissement du consommateur. Ces derniers opèrent par un travail de réenchantement de la consommation qui est en fait une tactique de communication immersive qui agit à travers un conditionnement culturel, des dispositifs sensoriels et des mécanismes de ritualisation. Leur charme enferme les consommateurs et amène les auteurs à ouvrir sur la question des stratégies d’émersion.


    En savoir plus : http://www.revuecsp.uqam.ca/

  • "Humour : état des lieux", Humoresques, n° 35, printemps 2012. Coord. : Nelly Feuerhahn et Judith Stora-Sandor.

    "En lieu et place de l’état du bilan attendu, une succession de textes dont on se demande parfois quelle logique a entrainé leur juxtaposition. Point de bilan dans l’introduction, mais une sorte de pérégrination personnelle de son auteure dans les méandres de sa bibliothèque et de la psychanalyse… Et dans la suite, pas de volonté de faire le point sur la discipline, hormis un article très intéressant comparant les humour studies en France et dans les pays anglo-saxons, chacun ayant adopté une approche particulière, difficilement compatible avec celle du voisin : question de définitions et de méthode bien sûr. On trouve autant de conception de l’humour que de chercheurs s’intéressant à cette discipline, qui pousse aux réflexions théoriques bien plus que lorsqu’il s’agit de caricature, plus prompte à susciter des recherches historiques ou iconologiques. On ne manquera pas de s’intéresser néanmoins à ce numéro d’Humoresques, la plupart des articles portant sur des études de cas tout à fait intéressants et souvent exotiques : réflexions sur la chanson humoristique, sur un certain type de spectacle comique en Chine, sur l’écriture de l’humour chez des littérateurs de renom ou encore sur l’humour chez Dada, l’humour du dessinateur Cardon, l’analyse du motif du coin de rue omniprésent dans le dessin d’humour, etc. Dans « Et ça vous fait lachen ? » (et ça vous fait rire ?), Marc Blancher nous intéresse à l’évolution de l’humour de l’autre et de sa réception, dans le cadre franco-allemand, un humour qui évolue partiellement au rythme des relations géopolitiques entre les deux pays, adaptant et réévaluant à chaque fois les stéréotypes du passé." (Caricaturesetcaricature)
    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-humour-etat-des-lieux-humoresques-n-35-printemps-2012-textes-reunis-par-nelly-feuerhahn-et-112610343.html

  • "L’image de l’ennemi", Revue historique des armées , n° 269, 4/2012.

    Avec ce nouveau numéro, la Revue historique des armées entre dans le champ de l’histoire des représentations, car c’est bien « l’image de l’ennemi » dans toutes les acceptions du terme qui est abordée ici. Sur un plan sémantique, l’article de Gildas Lepetit traite de l’image du guérillero espagnol dans la correspondance française au XIXe siècle. Jean-François Dominé, Bernard Wilkin et Nicolas Texier s’attachent, quant à eux, la perception que les Français ont eu (ou ont été invités à avoir) d’un ennemi lors de trois périodes différentes. Enfin, les articles d’Hélène Guillot, Benoît Haberbusch et Stéphane Launey dissèquent l’image « matérielle » de l’ennemi, qu’elle soit fixe ou filmée.

  • "Les chercheurs au cœur de l’expertise", Hermès, n°64, novembre 2012. Coord. : Laura Maxim et Gérard Arnold.

    En situation d’incertitude, l’expertise scientifique peut fournir aux décideurs des arguments leur permettant d’arrêter une position. De ce fait, elle se trouve régulièrement au cœur de l’actualité : OGM, normes environnementales, santé publique, gestion des risques chimiques, etc. Dans les séries télévisées, les experts sont souvent mis en avant et on a récemment nommé un « gouvernement d’experts » en Italie. Ces controverses autour des questions de santé ou d’environnement posent la question des rapports tendus entre science académique et expertise. Constater que ces deux activités relèvent chacune d’une logique qui lui est propre peut paraître paradoxal : l’expertise scientifique ne tire-t-elle pas sa légitimité de celle de la science ? Mais si effectivement les experts sont le plus souvent des scientifiques, leur travail obéit à des règles différentes. En situation d’expertise, les chercheurs produisent de la connaissance scientifique pour un public plus large que celui de leur communauté de recherche : ils interagissent avec des acteurs des mondes économique, politique, médiatique, militant, dont les objectifs diffèrent des leurs. Inévitablement, les contextes et les usages différents de la connaissance influencent son processus de production et son impact dans la société. Ce volume d’Hermès illustre le changement des relations entre recherche académique et expertise scientifique. Il cherche à éclairer quelques zones d’ombre : Comment sont sélectionnés les experts ? La société civile a-t-elle sa place dans des processus d’expertise ? Qui évaluera les experts ? En fil rouge, c’est la question brûlante des conflits d’intérêts qui traverse l’ensemble du volume.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6661-hermes-64-les-chercheurs-au-coeur-de-l-expertise-sous-la-direction-de-dominique-wolton.html

  • "Les mutations de l’information et des médias locaux", Sciences de la Société, n° 84-85. Coord. : Franck BOUSQUET, Nikos SMYRNAIOS.

    Les formes politiques de médiation de l’espace public local et régional se sont largement développées en France depuis les lois de décentralisation de 1983, mais d’autres lieux de médiation, bien plus anciens pour certains d’entre eux, jouent toujours un rôle de première importance. Ces lieux sont constitués par ce que l’on appelle les médias locaux et régionaux qui se déploient sur des territoires de distribution et de diffusion bien délimités. Ces médias sont des institutions sociales, économiques et politiques chargées de la sélection, de la mise en forme et de la transmission des informations et des débats locaux et régionaux. Longtemps dominé par la presse quotidienne régionale (PQR) et par les décrochages télévisuels de France 3, le paysage des médias locaux est désormais lui aussi confronté aux bouleversements provoqués par le développement d’Internet.
    Ce numéro de Sciences de la société se propose d’étudier les configurations de ce paysage à l’échelle internationale, tant du point de vue économique que politique ou sociologique. Sont envisagés le rôle des médias dans la construction des territoires, le journalisme local et la transformation de ses pratiques professionnelles ainsi que le rapport des médias et des journalistes avec les acteurs institutionnels. D’autres contributions s’interrogent sur les changements des modèles d’affaires des acteurs médiatiques et sur le mouvement de concentration qui les accompagne. Enfin, certains auteurs abordent les questions relatives au processus de médiatisation et à l’émergence de nouveaux supports, sans oublier la question des publics et des usages des médias locaux.
    En savoir plus : http://w3.scsoc.univ-tlse2.fr/

  • "Les Séries télévisées dans le monde : Échanges, déplacements et transpositions", TV/Series, n° 2, novembre 2012. Coord. : Sylvaine Bataille et Sarah Hatchuel.

    Présentes dans le paysage télévisuel à l’échelle nationale comme à l’échelle mondiale, les séries de fiction sont des produits culturels transnationaux, qui circulent entre les pays et traversent les frontières. Envisager les séries télévisées comme un objet d’étude international, les placer dans le monde, suscite des questionnements sur les enjeux géopolitiques, idéologiques et esthétiques que recouvrent leurs déplacements ainsi que les transpositions et les échanges culturels accompagnant cette mobilité. Il s’agit également de « spatialiser » la fiction sérielle : la mettre en lien avec l’espace où elle est créée ou diffusée, ou encore s’intéresser aux représentations spatiales et géographiques qu’elle construit.
    En savoir plus : http://www.univ-lehavre.fr/ulh_services/Numero-2-Issue-2-novembre-2012

  • "Récit médiatique et journalisme narratif", Médiatiques, n°49, automne 2012.

    A l’occasion de ses 20 ans, l’ORM a organisé un colloque international autour du thème "Récit Médiatique et Journalisme narratif" en février 2012. Cette rencontre rassemblant académiques, chercheurs et professionnels a donné l’occasion de faire le point sur les nombreux axes de réflexion liés à cette thématique comme les enjeux éthiques et déontologiques du journalisme narratif, sa rentabilité réelle, son engouement au sein des pratiques journalistiques et ses spécificités culturelles. Le documentaire, au travers du docu-fiction, le photojournalisme et les nouvelles pratiques multimédias comme le webjournalisme ont également été discutés. Conférences plénières, tables rondes et espaces de discussion se sont succédé durant ces deux jours, et ce nouveau numéro de Médiatiques en présente une synthèse critique. Ces comptes rendus critiques ont été rédigés par les étudiants du master recherche de l’Ecole de communication de l’UCL, qui les ont aussi enrichis par leurs propres lectures.
    En savoir plus : http://orm.comu.ucl.ac.be/Mediatiques/Mediatiques49.pdf

  • "Regards croisés sur des guerres contemporaines‎ / Varieties of Experience of Modern Warfare‎", Revue LISA/LISA e-journal, Vol. X, n°1, 2012. Coord. : Renée Dickason.

    The photograph chosen to illustrate the homepage of this Revue LISA/LISA e-journal number gives a foretaste of the reflection underlying this collection of contributions chosen for their multiplicity of approaches, of visions, of testimonies and of points of view, all intertwined in the subtle intricacies of the various narratives of History. Published after the end of hostilities in the Second World War, but apparently dating from some three weeks earlier, before the unconditional surrender, it offers a vision of victory and defeat deliberately intended to appeal to the readers of The War Illustrated,allowing them tocontrast their satisfaction at the outcome of the war with the humiliation suffered by their enemies, and thus to feel justifiably proud at this supreme moment of national achievement. The caption plays its part in capturing this joyous mood, reinforcing the message of what was, of course, hardly a casual snapshot taken on the spur of the moment but rather a carefully composed presentation to celebrate Victory.On closer examination, however, certain grey areas emerge, attributable no doubt to the confusion which may reign in the “fog of war”. The street seems surprisingly clean and tidy ina city which had suffered concentrated bombardment, although this may be due to (carefully omitted) German efficiency, and it is frankly astonishing that aerial observation had been unable to detect that some strategic sites in Hamburg had been left relatively unscathed. The photograph may thus lead us to the conclusion that in war no events are ever quite as unambiguous as they seem, and, more generally, that the consequences and implications of conflict are frequently hard to unravel, which is one of the themes of the articles in this collection.
    En savoir plus : http://lisa.revues.org/4811

    Multimedia

Novembre 2012

    Livres
  • AMIEL Vincent, FARCY Gérard-Denis, LUCET Sophie, SELLIER Geneviève (dir.), Dictionnaire critique de l’acteur. Théâtre et cinéma, Presses universitaires de Rennes, 2012, 266 p., 17 euros.

    Avec plus de 200 entrées rédigées par les meilleurs spécialistes, ce dictionnaire présente l’acteur dans ses composantes internes (la voix, le corps), dans ses interfaces (direction d’acteur, interprétation) et en tenant compte aussi de tout ce qui l’affecte, l’informe ou le déforme (la profession, les institutions, la mémoire culturelle, la société). Il réunit le théâtre et le cinéma et multiplie les approches – des plus récentes (les Gender Studies) aux plus classiques (l’esthétique, l’analyse dramaturgique), des plus sophistiquées aux plus empiriques.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3015

  • BARDEAU Frédéric, DANET Nicolas, Anonymous. Pirates ou altermondialistes numériques ? Peuvent-ils changer le monde ?, Limoges, FYP Editions, 2012, 208 p., 19,5 euros.

    Les Anonymous… Ce nom intrigue, dérange ou fascine. Il fait trembler les puissants, les autorités, les mafias, les grandes entreprises, les institutions et même les États. Puisant ses racines au plus profond de la culture internet, dans cette cyberculture qui a nourri les hackers et développé des valeurs humanistes propres au numérique, ce nouvel activisme pourrait redéfinir les contours de la lutte sociale. Aujourd’hui, entre altermondialisme et hacktivisme, le mouvement s’étend, se répand comme un virus et se déploie aux quatre coins du monde – un monde que ces « anonymes indignés » et engagés entendent bien changer, voire réinventer à leur manière. Insaisissables, mais omniprésents, regroupés sous une même bannière et un masque emprunté à un héros légendaire, des milliers d’anonymes se rebellent, revendiquent, s’opposent et défendent avec force des valeurs érigées en absolus, souvent en marge de la légalité, parfois avec un humour potache. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Comment sont-ils organisés ? S’agit-il seulement de petits génies s’amusant de leurs talents informatiques ou des prémisses d’une lame de fond porteuse d’un véritable message politique ? À contre-courant des lieux communs, des préjugés ou des fantasmes sur le sujet, les auteurs de cet ouvrage signent une analyse remarquable en multipliant les angles d’observations. Ils retracent en détail la genèse des Anonymous et décrivent leurs principales revendications et faits d’armes. Ils étudient les rapports de ce nouvel activisme avec d’autres formes de contestation – qu’il s’agisse de hackers ou de mouvements altermondialistes traditionnels. En s’attachant à bien exposer les fondements culturels et sociaux du mouvement, ce livre fournit toutes les clés pour comprendre la véritable nature des Anonymous, et pour cerner la réalité mouvante de cette forme inédite de « guérilla informatique, politique et médiatique » qui, à n’en pas douter, n’a pas fini de faire couler de l’encre – et grincer des dents…
    En savoir plus : http://www.fypeditions.com/anonymous-pirates-ou-altermondialistes-numeriques-peuvent-ils-changer-le-monde/

  • BERRY Vincent, L’expérience virtuelle. Jouer, vivre, apprendre dans un jeu vidéo, Presses universitaires de Rennes, 2012, 274 p., 18 euros.

    En s’affranchissant d’un certain nombre de paniques morales au profit d’une analyse empirique des pratiques, cet ouvrage propose une ethnographie des mondes virtuels et des habitants qui fréquentent ces jeux vidéo. Il analyse la notion d’expérience virtuelle entendue comme ce que ces mondes numériques « font et font faire » à leurs habitants, comment ils sont vécus, quelles significations ils produisent, quels savoirs et compétences ils mobilisent. La relation entre jeu et apprentissages informels est ainsi interrogée.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3036

  • BOCHNER Jay, MONTIER Jean-Pierre (dir.), Carrefour Stieglitz, Presses universitaires de Rennes, 2012, 412 p., 20 euros.

    Alfred Stieglitz (1864-1946) fut non seulement un photographe majeur mais, comme galeriste et éditeur, il a été l’un des pivots de l’histoire artistique et littéraire du début du XXe siècle. Promoteur des peintres américains et européens des premières avant-gardes, éditeur de Camera Work, Alfred Stieglitz a joué un rôle de passeur des influences culturelles de part et d’autre de l’Atlantique. Tous les enjeux (esthétiques, politiques, culturels) ultérieurement apparus prennent leur source dans cette période qu’il incarne au point que notre « modernité » aurait pu s’appeler le siècle de Stieglitz.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3018

  • CARRÉ Anne-Laure et al. (dir.), Les expositions universelles en France au XIXe siècle. Techniques Publics Patrimoines, Paris, CNRS Editions, 2012, 482 p., 75 euros.

    Si les expositions universelles sont au cœur de l’histoire des pratiques culturelles, elles sont aussi l’un des lieux de naissance de la technique comme utopie du progrès et de la modernité. Parce qu’elles favorisent des rapprochements entre le passé et l’avenir de l’humanité, entre les civilisations du monde, entre la diversité des productions humaines, elles promeuvent un universalisme de la technique. Dans un mouvement réflexif, la technique devient un savoir public, elle intéresse les visiteurs bien au-delà des cercles professionnels. Nouvelle mythologie, elle acquiert une valeur d’identifiant national et le statut de lieu de mémoire. Et pourtant, qu’en est-il, au milieu du xixe siècle et dans le demi-siècle qui suit, des espoirs libéraux et saint-simoniens mis dans l’industrie, à l’heure où l’autonomisation de la technique et les logiques émancipatrices qui lui étaient associées plient sous l’emprise d’une division du travail dont le sens se fait de plus en plus aliénant ? Qu’en est-il aussi de l’admiration pour la technique, alors que s’affirment l’hégémonie des beaux-arts et la sacralisation de l’artiste comme figure du génie ? En lien, quelle place est faite au patrimoine technique éphémère des expositions universelles ? C’est l’intérêt de ce volume de restituer la complexité des discours, des intentions et des perceptions autour de la technique et de la modernité dans la société française de la seconde moitié du xixe siècle. Cinq thèmes structurent l’ouvrage : les représentations, l’innovation et les savoirs techniques, les produits nouveaux et les stratégies de valorisation, les publics des expositions, le patrimoine technique des expositions.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Histoire/6659-les-expositions-universelles-en-france-au-xixe-siecle-.html

  • Collectif, L’Annuel 2013 de l’AFP, le monde en images, Agence France-Presse, La découverte, 200 p., 29,90 euros.

    L’année 2012, marquée par les victoires électorales de François Hollande et Barack Obama, a été particulièrement riche en événements géopolitiques, sportifs ou culturels, illustrés dans cet ouvrage par les photographes de l’Agence France-Presse (AFP), comme chaque année depuis 2001. Les élections présidentielles en France et aux États-Unis ont dominé l’actualité politique et économique, tout comme la crise de l’euro et la situation en Grèce, en Russie, en Chine, en Birmanie ou dans les pays arabes, avec un conflit syrien particulièrement meurtrier, auquel un cahier spécial est consacré. Les photographes de l’AFP se sont une nouvelle fois distingués dans les zones de guerre et l’un d’eux, Massoud Hossaini, a obtenu le prestigieux prix américain Pulitzer – une première dans l’histoire de l’agence – pour un cliché réalisé en Afghanistan. Mais ils ont aussi illustré le triomphe d’Usain Bolt aux JO de Londres, celui du cinéma français aux Oscars d’Hollywood, le jubilé de la reine Elizabeth II, les enjeux écologiques et climatiques de la planète, entre mille autres événements. Autant d’images exceptionnelles sélectionnées dans la production du réseau mondial de l’AFP – près d’un million de photos en 2012.
    En savoir plus : http://www.afp.com/fr/agence/communiques-presse-newsletter/lannuel-2013-de-lafp-le-monde-en-images

  • DEVOS Lætitia, L’opéra en RDA. Sous le signe de Büchner, Presses universitaires de Rennes, 2012, 358 p., 19 euros.

    Ce livre fait l’histoire des opéras de la RDA, véritable avant-garde musicale dont ceux d’après la vie et l’œuvre de Georg Büchner sont emblématiques. Il est étayé par de nombreux documents d’archives et de témoignages et il propose une lecture des œuvres à l’aune du concept d’utopie. En entreprenant une réécriture de Büchner, les compositeurs Kurt Schwaen, Paul Dessau, Thomas Hertel et Friedrich Schenker prenaient eux-mêmes position à l’égard de la question tant formelle qu’idéologique de la perfection et de l’idéal de beauté que l’opéra se devait, ou non, de représenter.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3043

  • ESQUENAZI Jean-Pierre, Le film noir. Histoire et significations d’un genre populaire subversif, Paris, CNRS Editions, 2012, 300 p., 25 euros.

    Attaché à la fois au savoir-faire hollywoodien et à l’écriture des polars des années 1930, héritier latéral de l’expressionnisme allemand et indirect des romans de Ann Radcliffe et de Matthew G. Lewis, le film noir reste attaché aux noms de Billy Wilder, Fritz Lang, Otto Preminger, John Huston, Nicholas Ray, Jules Dassin, etc. Un genre qui a révolutionné l’esthétique hollywoodienne, une épopée que raconte ici Jean-Pierre Esquenazi dans un livre admirablement documenté. Faire l’histoire du film noir, c’est examiner la vie d’une communauté d’intellectuels venus d’Europe ou de New York à Hollywood dans les années 1930, pas toujours à l’aise à l’intérieur du système hiérarchisé des Majors. Le genre naît comme une sorte d’accident industriel à la fin de la Seconde Guerre, sous le signe du défi à la censure des studios, obtenant un grand succès avant de subir de plein fouet le maccarthysme et son système de blacklistage. D’une lucidité amère, le film noir transforme les durs à cuire hollywoodiens en ratés effrayés et fascinés par des femmes fatales rebelles, et métamorphose les grandes métropoles en de gigantesques labyrinthes semblables aux châteaux hantés du gothique. Jean-Pierre Esquenazi retrace l’histoire et la sociologie d’un genre à la fois populaire et profondément critique, commercial et pourtant avantgardiste, si souvent imité que ses thèmes apparaissent aujourd’hui convenus.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Cinema/6658-le-film-noir-jean-pierre-esquenazi.html

  • FOURNIER-FINOCCHIARO Laura, HABICHT Tanja-Isabel (dir.), Gallomanie et gallophobie. Le mythe français en Europe au XIXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2012, 316 p., 18 euros.

    Ce livre analyse toutes les facettes du « mythe français » au XIXe siècle et montre la circulation des mêmes thèmes dans différentes aires culturelles européennes. Il donne ainsi un aperçu représentatif du débat international sur l’élaboration des identités nationales. Écrit par des spécialistes de différentes disciplines (histoire, littérature française et étrangère, sciences politiques), en provenance de toute l’Europe, il étudie les différentes manifestations de sentiments pro-français et anti-français dans les textes littéraires et politiques, l’iconographie, les manuels d’histoire et d’enseignement, les articles de journaux, les mémoires ou encore les dictionnaires.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3028

  • GARCIA Tristan, Six Feet Under. Nos vies sans destin, Paris, PUF, 2012, 168 p., 12 euros.

    Six Feet Under est l’équivalent des grands romans français, russes ou allemands de la fin du XIXe siècle. Elle nous dévoile des vies sans destin, qui sont aussi les nôtres. Autour de la famille Fisher, gérante d’une entreprise de pompes funèbres, cette série suit le parcours d’une poignée de personnages dont la mort est le métier. Une dizaine d’individus de la classe moyenne américaine s’aiment, travaillent, et tous cherchent à tâtons un sens dans un monde qui les laisse libres de croire, ou non, à un Salut. Mêlant des réflexions toujours nuancées sur la sexualité, les genres, la famille, la religion, la politique ou la psychologie, la série d’Alan Ball laisse se refléter nos incertitudes actuelles dans le miroir de la mort afin de dresser le portrait de notre humanité. Œuvre discrète, mais qui a bénéficié d’un succès critique considérable, elle est devenue la matrice d’un nouveau réalisme empathique.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Six_Feet_Under._Nos_vies_sans_destin

  • GRIMOULT Cédric, Créationnismes. Mirages et contrevérités, Paris, CNRS Editions, 2012, 224 p., 20 euros.

    L’opposition entre science et foi religieuse, que l’on pourrait croire d’un autre âge, est réapparue depuis plusieurs années. Un peu partout dans le monde, aux États-Unis d’abord, et aussi dans le monde arabe ou en Europe, les créationnistes combattent avec virulence une vision du monde héritée des découvertes et de la méthode scientifiques. L’auteur démontre ici que l’offensive créationniste, qui cherche à implanter l’idée que le caractère divin de la Création pourrait être prouvé, relève d’une entreprise politique de conquête des esprits. Qui sont les créationnistes contemporains ? Quelles stratégies mettent-ils en œuvre ? Quels sont leurs arguments, leurs réseaux ? Et surtout, comment combattre les contre-vérités qu’ils diffusent ? Cédric Grimoult répond aux objections, souvent contradictoires, que les créationnistes opposent à la théorie de l’évolution. Il alerte également leurs opposants qui situent trop souvent leurs réponses sur le même plan idéologique. Pas plus que les créationnistes ne peuvent prouver l’intervention divine, les scientifiques qui le souhaiteraient ne peuvent l’infirmer. Science et foi ne s’opposent pas, tout simplement parce qu’elles ne se situent pas sur le même plan. Ce livre offre aux enseignants, comme à chaque citoyen, les armes nécessaires dans la lutte contre l’obscurantisme et la manipulation.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Philosophie-et-histoire-des-idees/6639-creationnismes-cedric-grimoult.html

  • JEANGENE VILMER Jean-Baptiste, 24 heures chrono. Le choix du mal, Paris, PUF, 2012, 176 p., 12 euros.

    En 24 heures toujours, Jack Bauer, agent anti-terroriste, doit faire face aux pires menaces : bombes nu-cléaires, armes biologiques, gaz innervant, guerre mondiale. Dans huit saisons, huit « journées en enfer » sur fond de conspirations au plus haut niveau, ses méthodes sont contestables, son efficacité redoutable. 24 heures chrono est un casse-tête moral qui produit plus d’un dilemme par heure. Une série sur la sécurité nationale, mais surtout une tragédie sur le sacrifice – des autres et de soi. Et une réflexion profonde sur le choix du mal. Êtes-vous prêt à vous salir les mains ? Quel prix accepteriez-vous de payer pour sauver des milliers de personnes ? Le moment venu, aurez-vous même le temps de vous poser ces questions ? Cet ouvrage le fait pour vous.
    Un décryptage de la série 24 heures chrono par la philosophie, le droit et les relations internationales.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:24_heures_chrono._Le_choix_du_mal

  • JULLIER Laurent, LABORDE Barbara, Grey’s Anatomy. Du coeur au care, Paris, PUF, 160 p., 12 euros.

    Grey’s Anatomy, la série télévisée la plus regardée en France en 2010, vise à nous mettre sur la voie de la « vie bonne ». Comment ? En nous encourageant à nous soucier d’autrui. C’est pourquoi, sans doute, le Times a classé sa créatrice, Shonda Rhimes, parmi les « cent hommes et femmes dont le talent ou l’exemple moral transforme le monde » : symptôme de son temps, Grey’s Anatomy se présente aussi comme un remède. Ce livre analyse les procédés visuels, musicaux et scénaristiques qui sont déployés saison après saison pour nous convaincre du bien-fondé éthique des partis pris de la série.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Grey%27s_Anatomy._Du_coeur_au_care

  • KAJABIKA Vindicien, Télévision, crise et télé-réalité. Des questions et des réponses, des problèmes et des solutions, Éditions La Bruyère, 2012, 163 p., 19 euros.

    Dépenses de plus en plus croissantes, recettes de moins en moins mobilisées. Inflation davantage galopante, croissance à contrario pas toujours au rendez-vous. Prolifération de chaînes commerciales, alors que le marché publicitaire est non-assurément élastique à souhait … » Telles sont notamment quelques-uns de symptômes appelant à une structuration de l’économie de la télévision afin d’éviter et/ou de surmonter une crise – économique, entre autres – susceptible de laminer toutes les possibilités d’une expansion socio-économique télévisuelle. Dans ce contexte critique, la télé-réalité serait-elle, d’une certaine manière, même temporairement, une alternative, voire l’alternative la plus – sporadiquement, pour rester modeste – crédible, connu, à ce jour, pour répondre à ce qui peut être considéré comme un déséquilibre socio-économique du fonctionnement de la télévision ? C’est principalement à cette interrogation que cet ouvrage tente de répondre.
    En savoir plus : http://www.decitre.fr/livres/television-crise-et-tele-realite-9782750008246.html

  • LAMENDOUR Eve, Les managers à l’écran. Enquête sur une image déconcertante, Presse universitaires de Rennes, 2012, 370 p., 19 euros.

    Cette enquête est un parcours dans les rapports hiérarchiques et l’autorité managériale montrés au cinéma. Elle est basée sur des allers-retours entre la représentation de l’idée dans un média de masse et les textes des théoriciens. Au-delà de l’épaisseur historique apportée à la notion de management, l’auteur propose un modèle théorique renouvelé du manager.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3052

  • LE DEUFF Olivier, Du Tag au Like, Limoges, FYP Editions, 2012, 192 p., 24,5 euros.

    Aujourd’hui, le symbole like de Facebook devient universel. Même les marques et les publicitaires se l’approprient pour lui donner vie et l’afficher dans notre environnement quotidien. Grâce au principe d’un simple pouce levé ou des mots-clés (tags), ce sont maintenant les internautes, les usagers, qui organisent et classifient l’information et la connaissance. Ils contestent ainsi les autorités établies, bouleversent un savoir-faire séculaire. Au point qu’il est devenu important d’en mesurer l’impact technique et social, car ce référencement des contenus par les internautes conditionne et modifie l’accès à l’information et au savoir. Quelle est la valeur d’un like en terme d’information ou de classification ? La frontière entre indexation et marketing semble de plus en plus poreuse. Cet ouvrage retrace l’histoire de l’indexation puis propose une analyse approfondie des enjeux, potentiels et limites des tags et des folksonomies. Il étudie en détail en quoi cela modifie les usages personnels et professionnels sur le web. Il permet de bien comprendre l’évolution des plateformes de contenus en ligne et des dispositifs numériques d’annotation, d’indexation et de mémorisation. Il fournit les méthodes et les outils nécessaires à tous ceux qui doivent mieux utiliser les nouvelles formes et techniques d’indexation au quotidien ou de manière collaborative. C’est un outil pratique de développement professionnel indispensable. Tous les usagers du web, du professionnel à l’amateur, y trouveront des conseils pratiques pour améliorer leurs méthodes d’organisation de l’information.
    En savoir plus : http://www.fypeditions.com/du-tag-au-like/

  • LONDEIX Olivier, Le biscuit et son marché. Olibet, LU et les autres marques depuis 1850, Presses universitaires de Rennes, 2012, 352 p., 20 euros.

    La révolution industrielle s’empare du biscuit pour en faire un bien de consommation courante. À partir d’Olibet et de LU, cet ouvrage retrace les stratégies des biscuitiers pour valoriser leurs marques. Cette histoire de marché permet de saisir les mécanismes de la « fabrique » du consommateur à travers la diffusion d’une véritable culture de la consommation. Celle-ci devra évoluer après la seconde guerre mondiale avec l’émergence de la grande distribution, du marketing et des stratégies d’alliances, à l’origine du groupe BSN-Danone.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3034

  • MOAL Laurence, Auray 1364. Un combat pour la Bretagne, Presses universitaires de Rennes, 2012,232 p., 30 euros.

    S’appuyant sur la grande richesse des images, cet ouvrage nous fait revisiter l’une des rares batailles rangées du Moyen Âge dans toute sa complexité. Il nous invite à suivre la construction d’un imaginaire et l’étonnante transformation de la bataille en enjeu de mémoires. Car la bataille d’Auray est bien plus qu’un simple épisode guerrier, elle a été perçue d’emblée comme un combat mémorable qui devait décider du sort de la Bretagne. C’est un duel de mémoires qui s’engage au-delà de la victoire de Montfort et de la mort de Blois.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3044

  • NOËL Sophie, L’édition indépendante critique : engagements politiques et intellectuels, Presses de l’enssib, 2012, 442 p., 42 euros.

    L’histoire de l’édition depuis les années 1980 ne se réduit pas à l’emprise, si souvent commentée, des grands groupes et des logiques commerciales. La période récente a également vu l’apparition de petites structures éditoriales qui revendiquent une position « critique » et qui, pour certaines, parviennent à s’inscrire dans la durée en dépit des nombreuses difficultés économiques qu’elles rencontrent. Sophie Noël a mené une enquête approfondie sur ces éditeurs « indépendants », dont elle restitue les résultats dans cet ouvrage. Elle a étudié une trentaine de maisons d’édition qui, apparues entre 1985 et 2005, publient principalement dans le domaine de la critique sociale et s’emploient à concilier les exigences de l’excellence intellectuelle et de la radicalité politique. L’analyse s’attache notamment à l’économie, souvent très précaire mais à forte portée symbolique, de ces petites structures. Qui sont ces éditeurs qui incarnent la résistance à une certaine marchandisation de la culture ? Dans quelle mesure leur catalogue se démarque-t-il de ceux des grosses maisons et des grands groupes ? Comment expliquer leur « vocation » et leur dévouement aux valeurs fondatrices de l’édition ? À quelles conditions les plus heureux d’entre eux parviennent-ils à survivre ? Cette analyse, au-delà de sa contribution à la sociologie de l’édition, livre des clés pour comprendre les mutations et les contradictions contemporaines des secteurs culturels et réfléchir aux stratégies de résistances qui peuvent être déployées face à la montée en puissance de la rationalité marchande.
    En savoir plus : http://www.enssib.fr/presses/catalogue/ledition-independante-critique

  • PAZ OBREGON ITURRA Jimena, PINEDA FRANCO Adela (dir.), Cinéma et turbulences politiques en Amérique latine, Presses universitaires de Rennes, 2012, 324 p., 17 euros.

    Cet ouvrage envisage tout autant le cinéma du pouvoir que le pouvoir du cinéma, mettant l’un et l’autre en perspective. Il décèle comment le cinéma assume et intègre les bouleversements sociopolitiques de l’Amérique latine ou bien, comment il les détourne ou les tient à distance. Au sein et au-delà des historiographies nationales, il établit un dialogue et des liens conceptuels entre ses auteurs, originaires de plusieurs pays et institutions, de France et des Amériques.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3016

  • VICTOR Jean-Christophe, Un Œil sur le monde. Les meilleurs dessins de presse internationaux de 1989 à nos jours, Robert Laffont, 2012, 280 p., 29 euros.

    Jean-Christophe Victor propose un passionnant décryptage des principaux événements internationaux de 1989 à aujourd’hui, vus à travers 230 dessins de presse. Choisis parmi plus d’un millier, avec l’aide et l’oeil acéré de Courrier international, ces dessins sont les meilleurs en terme d’originalité, d’humour et de qualité artistique. La chute du mur de Berlin vue par des dessinateurs est-allemand, soviétique ou israélien ; la guerre en Yougoslavie du point de vue serbe, français ou suédois ; le 11-Septembre illustré par un Algérien et un Américain ; la mort de Lady Di par un Italien... Rarement livre d’histoire fut aussi efficace et féroce. En confrontant les points de vue des dessinateurs sur un même événement, Jean-Christophe Victor met en lumière les grands enjeux (géo) politiques et historiques, les nouvelles lignes de partage. Il souligne une fois de plus la subjectivité de notre vision du monde et rend hommage au courage et à la détermination des dessinateurs de presse dans certains pays ou la censure est encore vive.

    Compte rendu de Guillaume Doizy sur le site Caricatures et Caricature :
    http://www.caricaturesetcaricature.com/article-un-oeil-sur-le-monde-l-actualite-a-travers-les-dessins-de-presse-internationaux-de-1989-a-nos-jours-112610027.html


    En savoir plus : http://www.laffont.fr/site/un_oeil_sur_le_monde_&100&9782221133088.html

    Multimedia

Octobre 2012

    Livres
  • LAMALLE Jacques, LESTROHAN Patrice, Le XXe siècle en 2000 dessins de presse, Paris, Les Arènes, 2012, 600 p., 69 euros.

    Le XXe siècle a été le siècle du dessin de presse. L’engouement a commencé dès les années 1900, avec une floraison de journaux satiriques illustrés. Les plus célèbres s’appelaient L’Assiette au Beurre, Le Cocorico, Le Rire. Pendant la Grande Guerre, le dessin de presse est une manière de conjurer l’horreur par le rire, notamment avec Le Canard enchaîné, La Baïonnette et Le Crapouillot. Le Front populaire, la montée du nazisme, la guerre d’Espagne et l’Occupation sont le théâtre d’affrontements violents. Avec les 30 glorieuses, le dessin de presse se tourne davantage vers la comédie de mœurs et la satire de la société de consommation. C’est l’émergence d’une « ligne claire » incarnée par Bosc et Sempé. La guerre d’Algérie et mai 68 remettent à l’honneur le dessin de presse le plus virulent, Siné en tête. Le Canard enchaîné se moque du Général de Gaulle avec Moisan, Tim fait les beaux jours de L’Express, les équipes de Hara-Kiri et Charlie Hebdo, avec Reiser et Cabu, repoussent les frontières de la bienséance. Les grands quotidiens ont tous eu leur dessinateur emblématique : Faizant pour Le Figaro, Plantu pour Le Monde, Willem pour Libération.
    En savoir plus : http://www.arenes.fr/spip.php?article2686

  • AMY DE LA BRÉTÈQUE François et al. (dir.), Cinéma et audiovisuel se réfléchissent, Paris, L’Harmattan, 2012, 252 p., 26 euros.

    Si on a longtemps pensé que la « réflexivité » était la marque du retour d’un art ou d’un médium sur lui-même, au moment de sa maturité, il semble aujourd’hui que les migrations d’images et de sons de toutes sortes, d’un support à l’autre, d’un média à l’autre, nous obligent à élargir le regard. L’étude de ces circulations est devenue un foyer de la recherche en cinéma et audiovisuel aujourd’hui. Dans une optique pluridisciplinaire, de Max Linder à Romero, en passant par Hitchcock, de Du rififi chez les hommes à Ce soir ou jamais !, quatre grands axes structurent ici l’étude de la réflexivité cinématographique et audiovisuelle : un retour sur l’histoire et le contexte socioculturel de cette réflexivité, du cinéma des années 1910 aux vidéos postées sur Youtube ; une réflexion sur la notion et les usages de l’intertextualité aujourd’hui, de la citation au suédage ; une mise en relation du cinéma et de l’audiovisuel avec les autres arts, du théâtre au VJing en passant par l’architecture ; et une analyse des nouvelles formes d’intermédialité, où cinéma, télévision et internet sont en quête de leur spécificité avec, ou contre, les autres médias.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37478

  • COOPER-RICHET Diana, VICENS-PUJOL Carlota (dir.), De l’île réelle à l’île fantasmée. Voyages, littérature(s) et insularité (XVIIe-XXe siècles), Paris, Nouveau monde Éditions, 2012, 281 p., 29 euros.

    L’île, source d’imaginaires multiples, a donné naissance à des produits culturels de toutes sortes : relations de voyages des XVIIe et XVIIIe siècles, œuvres romanesques des XIXe et XXe siècles, littérature pour la jeunesse, guides touristiques et émissions de télévision. Elle est à l’origine de bien des fantasmes collectifs. Paradis ou territoire maudit, véritable espace des possibles, l’île invite aussi bien à l’aventure qu’à la mise à l’épreuve, à l’initiation, comme à la « robinsonnade », dans le merveilleux décor de la nature. L’île, cette terre isolée au milieu de l’océan, inspire autant et de manière si diverse, parce que tout y est différent, plus particulièrement les mentalités insulaires de ceux qui y vivent. La dialectique île/continent, le désir des habitants de l’une pour l’autre et inversement, sont au cœur des différentes études de cet ouvrage. Guernesey pour Victor Hugo, Ischia pour Lamartine dans Graziella, les îles de l’Ohio, évoquées par Chateaubriand, ou celles de la Méditerranée chères à George Sand et Eugène Dabit, sont à la fois terres de refuge et de mystère, à mi-chemin entre rêve et réalité. Cet ouvrage inédit explore la question grâce à des approches pluridisciplinaires : il étudie l’insularité à travers toutes ses représentations et réalités culturelles, de Chateaubriand à Enid Blyton.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/publications/de-l-ile-reelle-a-l-ile-fantasmee-224915.kjsp?RH=1295348125773

  • DE HOYOS José Carlos, PÉRENNEC Marie-Hélène (dir.), Langue et Manipulation, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2012, 240 p., 40 euros.

    Que la langue soit l’instrument privilégié de la manipulation est une évidence et nombreux sont les ouvrages consacrés à ce rapport. Ce livre se distingue des précédents par le fait qu’il traite de la manipulation selon trois axes généralement peu étudiés  : manipulation et politique des langues, manipulation dans et par le discours scientifique, relations entre manipulation et séduction. L’ensemble de l’ouvrage, issu d’un colloque qui s’est tenu à Lyon en novembre 2009, se situe dans le cadre méthodologique de la linguistique du discours, cadre esquissé par les contributions liminaires de Christian Boix et Patrick Charaudeau qui visent à cerner précisément la notion. L’appartenance des auteurs à des aires culturelles différentes (domaine germanique, domaine hispanophone) a montré que de Cuba à la RDA en passant par les Philippines, des grammaires du xvie siècle aux manuels de conversation actuels, les stratégies manipulatoires se ressemblent et que le discours scientifique lui-même ne saurait échapper à la manipulation quand il ne se met pas à son service. La traduction systématique de tous les exemples permet l’accès des articles aux lecteurs non familiers des langues représentées.
    Avec les contributions de Christian Boix, Patrick Charaudeau, Mercè Pujol Berché, Jean-Noël Sanchez, Christine Pic-Gillard, Sylvie Bouffartigue, Paul Valentin, Christian Lagarde, Marie-Hélène Maux-Piovano, Élodie Weber, Laurent Gautier, Jesús Cuenca de la Rosa, Lydia Romeu, Heike Baldauf-Quilliâtre, Marie-Laure Durand et Alexa Mathias.
    En savoir plus : https://publications.univ-st-etienne.fr/product.php?id_produit=831

  • EVENO Patrick, Histoire de la presse française, de Théophraste Renaudot à la révolution numérique, Paris, Flammarion, 2012, 304 p., 39,90 euros.

    Une histoire en images de cinq siècles de presse écrite en France, avec de nombreux documents révélant son évolution matérielle et son rôle dans la vie sociale et culturelle française.
    En savoir plus : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=42922&levelCode=home

  • FLORES-LONJOU Magalie (dir.), Le travail, entre droit et cinéma, Presses universitaires de Rennes, 2012, 188 p., 16 euros.

    Miroir de la société qu’il capture, le cinéma apparaît comme le révélateur du contexte politique et idéologique dans lequel s’inscrivent les réalisateurs. Qu’il se fasse dénonciateur de l’inhumanité du travail ou qu’il soit porteur d’espoir, le cinéma dévoile les évolutions du travail et du droit. Ainsi, le travail, tant à l’écran qu’en coulisses, fait du cinéma un instrument de recherche en droit social.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2983

  • GLEVAREC Hervé, La sériephilie. Sociologie d’un attachement culturel, Paris, Ellipses, 2012, 160 p., 12,70 euros.

    Depuis une dizaine d’années, les séries télévisées de provenance américaine sont devenues l’objet déclaré de passion de la part de catégories peu enclines jusque-là à valoriser ce genre télévisé, tout autant qu’un format de premier plan dans la programmation de soirée des grandes télévisions en France. Que se passe-t-il donc de si nouveau depuis les années 1990 du côté des séries télévisées ? À partir d’entretiens avec une trentaine d’amateurs, corpus dont le noyau dur est constitué d’une population de jeunes adultes, cet ouvrage rend compte des raisons d’une passion qui met en avant la valeur des personnages, aux personnalités fouillées, fréquemment traversés par des questions existentielles et pourvus de talents ignorés, mais aussi des univers narratifs troublants par leur rapport aux sentiments, au quotidien et aux faits du monde, ce qui en fait des sortes de fictions de l’ordinaire. Les séries contemporaines sont des séries à hypothèses. Elles offrent un espace de questionnement et de projection à des jeunes adultes notamment, individus en devenir et aux identités plus labiles qu’auparavant.
    En savoir plus : http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=8742

  • GOATER Thierry, OUVRARD Élise (dir.), L’engagement dans les romans féminins de la Grande-Bretagne des XVIIIe et XIXe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2012, 246 p., 18 euros.

    Cet ouvrage explore l’engagement dans le roman féminin britannique des XVIIIe et XIXe siècles. Alors que les femmes continuent d’être perçues et traitées comme des êtres essentiellement inférieurs et que leur voix n’est guère entendue, certaines se saisissent du genre nouveau qu’est le roman, sentimental ou gothique, pour s’exprimer : de la pionnière Mary Wollstonecraft à l’auteure canonique George Eliot, en passant par Sophia Lee, Clara Reeve, Ann Radcliffe, Mary Shelley, Jane Austen, Susan Ferrier, Harriet Martineau, Margracia Loudon, Elizabeth Gaskell.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2991

  • GUELLEC Laurence, HACHE-BISSETTE Françoise (dir.), Littérature et Publicité. De Balzac à Beigbeder, Marseille, Editions Gaussen, 2012, 448 p., 28 euros.

    « La publicité est l’une des plus grandes catastrophes des deux mille dernières années pour ceux qui aiment la littérature », d’après Frédéric Beigbeder. Son roman, 99 francs, ou l’essai de Naomi Klein, No logo, contre la tyrannie des marques, ont redéfini dans les années 2000 les termes d’un conflit qui oppose, depuis le XIXe siècle, les défenseurs de la culture lettrée, classique, humaniste, aux puissantes industries culturelles et à leur « propagande ». Mais la publicité hante la littérature autrement que sur un mode polémique. Des « cris » des vendeurs ambulants, dont les échos résonnent encore dans le roman proustien, aux personnages publicitaires (Bébé Cadum, bonhomme Bibendum), la réclame a longtemps fasciné les écrivains. Balzac, Zola, Mallarmé, Desnos ont écrit sur les stratagèmes rhétoriques du slogan, les beautés de l’affiche, le grand barnum commercial. « Pilules PINK pour personnes pâles », ces allitérations d’un rédacteur anonyme ont enchanté Dada et les surréalistes. Cendrars, en quête du lyrisme moderne, a osé dire  : « Publicité = Poésie ». Dans une double perspective historique et critique, les contributeurs de ce volume s’interrogent sur la dimension communicationnelle de la littérature, les cultures médiatiques, l’activité publicitaire des grands écrivains, la publicité comme « art » et comme sujet de fiction, les récupérations publicitaires de la littérature et les formes de la promotion marchande du livre.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/publications/litterature-et-publicite-223365.kjsp?RH=1295348125773

  • LEGLISE Isabelle, GARRIC Nathalie (dir.), Discours d’experts et d’expertise, Bern, Peter Lang, 2012, 227 p., 60,80 euros.

    L’activité d’expertise et les discours d’individus érigés ou auto-proclamés en experts sont devenus omniprésents dans la société contemporaine. Cet ouvrage traite des discours et rapports qu’ils fournissent ou qui sont produits en leur nom. Il confronte les points de vue de plusieurs champs disciplinaires des sciences humaines et sociales : sciences politiques, droit, sociologie, sociologie politique, sciences de l’information et de la communication, analyse conversationnelle, linguistique et analyse de discours sont ainsi convoqués. L’ambition de ce livre est de faire communiquer les apports de ces approches avec les analyses de corpus attentives aux contraintes et aux effets sociaux dont le langage est porteur. Il traite de trois thèmes : expertise et médias, expertise et justice, expertise et citoyens. En caractérisant les discours qui sont produits, il interroge les liens entre expertise et savoir, rapproche expertise et manipulation et montre les liens entre expertise et pouvoir.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?event=cmp.ccc.seitenstruktur.detailseiten&seitentyp=produkt&pk=68822&concordeid=431225

  • VAN NUIJS Laurence, La critique littéraire communiste en Belgique Le Drapeau Rouge et De Rode Vaan (1944-1956) , Bern, Peter Lang, 2012, 330 p., 37,5 euros.

    Souvent jugée sectaire et dogmatique, la production culturelle communiste de l’immédiat après-guerre et de la guerre froide n’a que rarement suscité des analyses approfondies, particulièrement dans le contexte belge qu’interroge ce livre. Proposant pour la première fois une analyse systématique de la critique littéraire dans les journaux communistes de l’époque (1944-1956), Laurence van Nuijs examine la conception de la littérature qui s’y développe au quotidien. Sur la base d’une méthodologie sociocritique, elle offre une lecture détaillée du discours en question, dont elle souligne la dimension collective, sans en ignorer les variantes individuelles. Son étude mobilise les concepts de nationalité, de canon et d’histoire littéraire, qui permettent de rendre compte de la tension entre autonomie et hétéronomie en littérature, mais aussi de comparer, dans une perspective « nationale », l’organe francophone Le Drapeau Rouge et l’organe flamand De Rode Vaan. L’ouvrage comble ainsi une importante lacune dans les recherches littéraires et historiques, et met en lumière les possibilités herméneutiques d’une analyse discursive en contexte.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?event=cmp.ccc.seitenstruktur.detailseiten&seitentyp=produkt&pk=71652&cid=5&concordeid=21886

  • YON Jean-Claude, LE GONIDEC Nathalie (dir.), Tréteaux et paravents. Le théâtre de société au XIXe siècle, Créaphis, 2012, 288 p., 25 euros.

    En 2008, l’exposition Royaumont, les Métamorphoses d’une abbaye au xixe siècle avait permis de mettre en lumière une activité soutenue en matière de pratique théâtrale et musicale amateur à Royaumont, entre 1834 et 1840. Or, si cette pratique a été beaucoup étudiée pour le XVIIIe siècle, il n’existait aucune étude permettant de faire le lien entre ce loisir d’Ancien Régime et le théâtre amateur, qui connut un grand essor au xxe siècle. Afin de combler cette lacune historiographique, la Fondation Royaumont et le Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (CHCSC) de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) ont réuni, en septembre 2008, 13 historiens du théâtre, de la littérature et de la musique, autour du « théâtre de société » appelé aussi « comédie de salon » ou « spectacle bourgeois » au xixe siècle. Résultat de ces journées d’études, cet ouvrage collectif a pour objectif de montrer la variété des questions que pose l’immense succès remporté par cette pratique dans la France du XIXe siècle. C’est à travers le théâtre des émigrés et le théâtre d’éducation, et grâce à la floraison des théâtres d’amateurs à Paris, que le théâtre de société a traversé la période de la Révolution et de l’Empire. Au xixe siècle, il est pratiqué dans des lieux divers (châteaux, hôtels particuliers, etc.) et des choix architecturaux tentent de concilier théâtre et espace privé. Ce loisir est fréquemment évoqué par les romanciers, comme Stendhal dans La Chartreuse de Parme ou Flaubert dans Bouvard et Pécuchet ou encore Madame de Staël et Théophile Gautier. À travers les pratiques amateurs d’Antoine et de Stanislavski, le théâtre de société se révèle être un lieu idéal pour réinventer, au début du XXe siècle, le jeu scénique et pour élaborer un théâtre d’art. Les multiples approches proposées dans ce livre démontrent la fécondité de ce sujet et son intérêt pour mieux comprendre la culture des hommes et des femmes du xixe siècle. Par ailleurs, l’ouvrage présente, outre diverses illustrations, la série des seize lithographies d’Honoré Daumier publiées dans Le Charivari entre le 3 avril et le 7 juin 1858 sous le titre Les Comédiens de société. Cet ensemble était encore inédit dans sa totalité.
    En savoir plus : http://www.editions-creaphis.com/ouvrages/treteaux-et-paravents-le-theatre-de-societe-au-xixe-siecle

    Articles/Revues
  • "L’éducation aux médias dans le monde. État des lieux et perspectives", Jeunes et médias. Les Cahiers francophones de l’éducation aux médias, n° 4, 2012.

    Quid de l’état de l’éducation aux médias de par le globe ? Quel contenu, mais aussi quels acteurs et quelles pratiques pour former les jeunes à la lecture et au décryptage des contenus véhiculés ? Quelle place pour les médias au sein de l’école ? Porté par le désir de fournir un panorama en la matière, ce nouveau volume des "Cahiers francophones" dédiés au sujet intègre des regards et analyses venant d’outre-Alpes et d’outre-Atlantique, des continents sud-américain et africain, d’Australie et de Grande-Bretagne afin de saisir en synchronie et en diachronie les défis et les problématiques, les débats et les écueils liés à un objet qui, à l’heure de Facebook et Google, s’avère incontournable. Avec cette revue de détail sur l’éducation aux médias, ce quatrième numéro des "Cahiers..." invite à un échange et partage des expériences et savoirs afin de mettre en lumière les modalités, perspectives et limites d’une discipline relativement jeune et à laquelle les pouvoirs témoignent de plus en plus de préoccupations. De la France à la Belgique, du Burkina Faso à l’Argentine, une approche internationale nécessairement productive et enrichissante sur les rapports entre jeune public, école et médias...
    En savoir plus : http://jeunes-et-medias.wix.com/2#!

  • "L’entretien de recherche avec des journalistes", Sur le journalisme, Vol. 1, n° 1, 2012. Coord. : Francois Demers, Florence Le Cam, Fabio Henrique Pereira, Denis Ruellan

    Nouvelle revue scientifique internationale, Sur le journalisme a été lancée en octobre 2012. Sur le journalisme est une revue à comité de lecture, libre d’accès, en versions électronique et papier. Le premier dossier aborde l’entretien de recherche avec des journalistes.
    En savoir plus : http://surlejournalisme.com/rev/index.php/slj/issue/current

  • "Le rôle de l’imaginaire dans la découverte. Regards croisés sur les sciences et les arts", Alliage, n° 70, 2012. Coord. : Sylvie Catellin et Xavier Hautbois.

    Dans l’usage courant, l’imaginaire est défini comme le produit de l’imagination ; est imaginaire ce qui est irréel, fictif. En Occident, une longue tradition a séparé la connaissance scientifique et l’imagination, celle-ci étant considérée comme un facteur d’erreur et de fausseté. Le rationalisme et le positivisme l’ont exclue des procédures intellectuelles légitimes. Au XXe siècle, pour Bachelard, l’imagination était un obstacle épistémologique et la science devait se défaire de la puissance imaginative pour atteindre une rationalité abstraite. D’un côté, la conceptualisation dans la science, de l’autre, la rêverie et la poésie, deux versants supposés contradictoires du psychisme humain. Aux yeux de nombreux scientifiques cependant, la découverte s’appuie sur l’imagination. Poincaré et Hadamard ont montré que l’imaginaire et l’inconscient jouent un rôle important dans l’invention mathématique, Einstein écrivait qu’il pensait d’abord en images, pour ne citer que quelques exemples parmi les plus célèbres. Plus récemment, l’historien des sciences Gerald Holton a montré, dans son livre L’imagination scientifique (1981), comment l’imaginaire des scientifiques détermine leur représentation de l’objet étudié, donc leur méthode et leurs résultats. Il nomme « thêmata » des éléments thématiques non réfutables, parfois inconscients, qui stimulent le travail du chercheur et peuvent déterminer une orientation ou une polarisation au sein d’une communauté scientifique. L’imaginaire participe de l’élaboration du savoir tout autant qu’il lui fait obstacle, et en ce sens, il est constitutif de la science.

    La découverte est envisagée ici en terme de processus de création, dans le rapport de son auteur à l’objet à découvrir et dans son contexte historique, culturel et intellectuel. La circulation des textes, des œuvres, la prégnance des mythes constituent un imaginaire collectif à partir duquel savants et artistes puisent leur inspiration et contribuent à l’élaboration des savoirs. En quoi la part d’inattendu procède-t-elle de relations, souvent inconscientes, avec l’imaginaire et son temps ? Quelles formes peut prendre le recours à l’imaginaire dans la découverte scientifique ? Comment s’articulent objectivité et subjectivité ? Qu’est-ce que le scientifique et le créateur découvrent ou inventent ? Qu’est-ce qui précède la découverte ? Autant de questions qui interrogent à la fois les scientifiques et les artistes, et auxquelles les auteurs de ce numéro d’Alliage ont tenté d’apporter des réponses, dans le prolongement du séminaire organisé en 2010 et 2011 par le groupe « Médiation culturelle scientifique et artistique » (mecscia) du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC) de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.


    En savoir plus : http://www.uvsq.fr/le-role-de-l-imaginaire-dans-la-decouverte-219154.kjsp

  • "Le religieux entre autorité et dissidence (XIXe-XXe siècle)", Histoire@Politique, n° 18, septembre-décembre 2012. Coord. : Laura Pettinaroli.

    Centré sur les notions d’autorité et de dissidence, le dossier permet d’interroger l’histoire religieuse contemporaine, qu’il s’agisse du catholicisme ou de l’islam, à partir de catégories politiques, en particulier celles de légitimité et de démocratie (au travers du couple minorité / majorité). L’association de ces deux notions, assez novatrice en histoire contemporaine, est l’occasion d’aborder différents mouvements minoritaires ou dissidents issus du catholicisme mais aussi d’étudier finement les configurations et reconfigurations de l’autorité religieuse, en particulier des autorités cléricales.
    En savoir plus : http://www.histoire-politique.fr/

  • "Sur un air de prolétaire...", Revue Aden., n° 11, octobre 2012.

    La littérature prolétarienne japonaise
    Le mineur dans la littérature prolétarienne belge
    Borinage, de Joris Ivens et Henri Storck
    Le pessimisme dans le roman populiste des années 30 (A. Coullet-Tessier, J. Pallu, A. Thérive, etc.)
    L’Hôtel du Nord, d’Eugène Dabit
    Des prolétaires en Loire-Atlantique
    Jacques Prévert
    Les mots pour décrire l’usine et le prolétariat au XXIe siècle (J.-P. Levaray, M. Sonnet, S. Rossignol, G. Mordillat, etc.)
    Des jacistes en Loire-Atlantique

    par Jean-Jacques Tschudin, Nicolas Verschueren,Alain Moreews, Véronique Trottier, Jean-Luc Martinet, Xavier Nerrière, Arnaud Laster, Anne Mathieu.


    En savoir plus : http://www.paul-nizan.fr/revue-aden-paul-nizan-et-les-annees-trente/

    Multimedia

Septembre 2012

    Livres
  • DONOT Morgan, PORDEUS RIBEIRO Michele (dir.), Discours politiques en Amérique latine. Représentations et imaginaires, Paris, L’Harmattan, 2012, 300 p., 29 euros.

    La nouvelle donne latino-américaine - consolidation démocratique d’une grande partie de la région et accession au pouvoir de dirigeants de gauche - suscite des questionnements sur les représentations et les imaginaires en tant que conditions sine qua non d’un être-ensemble. Les études de cas et analyses de corpus ici présentées montrent que les imaginaires sont constitutifs de nos sociétés, et, qu’il est nécessaire de les prendre en compte à travers le discours politique pour appréhender pleinement la réalité sociale.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37950

  • GRACEFFA Agnès (dir.) , Vivre de son art. Histoire du statut de l’artiste XVe-XXIe siècles, Paris, Éditions Hermann, 2012, 390 p., 23 euros.

    Musicien(ne)s, écrivain(e)s, plasticien(ne)s, acteurs, actrices ou scénaristes… : tous sont des artistes. Depuis l’émergence de cette catégorie au XVe siècle jusqu’à aujourd’hui, ces praticiens de l’art, auteurs comme interprètes, ont dû négocier des statuts spécifiques et des droits particuliers afin de pouvoir, simplement, vivre de leur art. Face aux évolutions technologiques et à la constitution d’un marché de l’art, il fallut inventer et renforcer un statut social particulier. Son rôle fut et reste le même : palier l’insécurité et la fragilité souvent liées à la condition de créateur, et l’adapter aux nouvelles pratiques et aux réalités socio-politiques changeantes. Comprendre cette histoire longue, ses permanences et ses mutations, telle est l’ambition de cet ouvrage collectif initié par l’association des métiers de la création SMartFr. Des chercheurs de disciplines et d’horizons très divers se sont associés pour lui donner corps, et construire ensemble une approche pluridisciplinaire et croisée. En ce début de xxie siècle, personne ne remet plus en question le rôle social du créateur. Mais, une fois encore, des révolutions technologiques imposent de repenser le statut de l’artiste et de son œuvre. C’est à la lumière des expériences passées que nous pourrons, ensemble, inventer les nouvelles formes de protection du travail créatif.
    En savoir plus : http://www.editions-hermann.fr/ficheproduit.php?lang=fr&menu=&ref=Art+Vivre+de+son+art.+Histoire+du+statut+de+l%27artiste+XVe-XXIe+si%E8cles&prodid=1254

  • IDJÉRAOUI-RAVEZ Linda, Le témoignage exposé. Du document à l’objet, Paris, L’Harmattan, 2012, 166 p., 16,5 euros.

    Mieux saisir les différents composants du témoignage dans l’exposition élaborée comme dispositif de médiation au point d’en identifier les dimensions nodales de sa transformation en objet médiatiques, symbolique et social, autrement dit en objet communicationnel, c’est ce que propose cet ouvrage. Cette compréhension nouvelle du témoignage comme objet par nature communicationnel, porteur d’enjeux politiques, fait sortir le musée de son cadre habituel.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=978-2-296-99616-8

  • KEYSERS Ralph, Der Stürmer, instrument de l’idéologie nazie. Une analyse des caricatures d’intoxication, Paris, L’Harmattan, 2012, 376 p., 37,5 euros.

    Cet ouvrage nous fait découvrir l’hebdomadaire le plus nauséabond de l’époque nazie : Der Stürmer. Edité de 1923 à 1945 par Julius Streicher, qui fut condamné à mort par le tribunal de Nuremberg, le but exclusif de ce journal d’importante diffusion était de démontrer que " Les Juifs " étaient à l’origine de tous les malheurs de l’Allemagne. Pour ce faire, l’abjection ne connaissait aucune limite.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37582

  • LE CHAMPION Rémy (dir.), Journalisme 2.0. Nouvelles formes journalistiques, nouvelles compétences, Paris, La Documentation française, 2012, 256 p., 14,5 euros.

    Le journalisme est en chantier, passant d’un ordre ancien à un nouvel ordre. Le monde rétrécit, le “village global” devient réalité tandis que les réseaux sociaux tissent leur toile. Les frontières du métier deviennent plastiques et poreuses aux amateurs. Le journalisme innove, s’hybride au gré des opportunités que le Web favorise ; il se reconfigure sous nos yeux pour donner naissance à un journalisme 2.0. De nouvelles formes journalistiques et de nouvelles compétences apparaissent à l’exemple du journalisme pluri média, des réseaux sociaux au service du journalisme, du Live, du journalisme de données, du webdoc, du journalisme entrepreneur, du journalisme de liens, du journalisme participatif, sans oublier le marketing éditorial et l’invention d’un journalisme de marché. Il s’agit d’évaluer l’impact de ces évolutions sur la qualité des contenus journalistiques, avec en ligne de mire, la question de la déontologie. Ce travail collectif associe journalistes et universitaires dans un jeu de regards croisés. Quelles directions prend le journalisme ? Quelles sont les voies les plus prometteuses ? Pour y répondre, cet ouvrage multiplie les focales, y compris à l’international, proposant une approche multi facettes, à la mesure de ce qu’est aujourd’hui la réalité du journalisme 2.0.

    Sommaire
    Préface. Le renouveau du journalisme (Thierry Thuillier, directeur des rédactions de France Télévisions)
    Introduction (Rémy Le Champion)
    Chapitre préliminaire. Que sont les journalistes devenus ? Évolution de la sociographie des journalistes en France depuis vingt ans (Christine Leteinturier)

    1. Compétences et nouvelles formes journalistiques
    L’évolution des pratiques journalistiques (Rémy Rieffel)
    Journaliste pluri-média : produire pour plusieurs supports (Frédéric Vuillod)
    Des stratégies de « joignabilité » renouvelées. L’usage des « mini-messages » entre journalistes politiques et sources (Jean-Baptiste Legavre)
    Journalisme et réseaux sociaux (Julien Pain)
    Le développement du Live (Paul Larrouturou)
    Ouvrir le journalisme : l’information participative (Johan Weisz-Myara)
    Lien hypertexte et journalisme : où est la connexion ? (Juliette de Maeyer)
    Transformation de notre paysage informationnel et journalisme de données (Caroline Goulard)
    Le webdoc : un genre qui compte déjà (Olivier Lambert)
    Journaliste-entrepreneur, la chance d’une génération (Éric Scherer)
    Desserrer la contrainte économique au risque de perdre en qualité : la solution des fermes à contenus ? (Rémy Le Champion)
    Doper les contenus journalistiques par le marketing éditorial (Alix Imbert) .
    CNN : un modèle d’innovation (Loïc de La Mornais)

    2. Traditions et tendances journalistiques 2.0 vues d’ailleurs
    Les médias britanniques et le journalisme 2.0 aux prises avec le futur (John Rennie)
    Le Web 2.0 et le journalisme doivent faire leurs preuves au Canada (Dominique Payette)
    Les médias libanais, miroir d’une société pluriconfessionnelle (Mirna Abou-Zeid)
    Bénin : évolution des médias et nouvelles formes de journalisme (Marcus Boni Teiga)
    L’optimisme raisonnable des médias argentins (Olivier Ubertalli)
    L’apprentissage très progressif de la liberté de la presse en Colombie (María Paula Martínez Concha et Omar Rincón)
    Penser le journalisme 2.0 à la chinoise (Liu Chang)

    Conclusion. Qualités des journalistes, qualités des contenus journalistiques (Rémy Le Champion)
    Postface. Web 2.0 et journalistes : des exigences déontologiques nouvelles ? (Diane de Bellescize)

    Annexes
    Bibliographie sommaire
    Glossaire des principaux termes utilisés


    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/ouvrages/3303331953562-journalisme-2.0

  • LEWI Georges, Les nouveaux Bovary. Génération Facebook, l’illusion de vivre autrement ?, Pearson, 2012, 224 p., 25 euros.

    Ils sont nés avec les réseaux sociaux, ont tout juste 20 ans aujourd’hui et donnent déjà l’impression de penser et de vivre autrement… La génération Facebook scénarise sa vie sur Internet, tente sa chance dans les jeux de téléréalité, se fait connaître grâce à un blog, une vidéo ou un pique-nique géant. C’est une génération qui détient le pouvoir de magnifier sa vie, mais aussi d’influencer le cours du monde, comme l’ont prouvé les événements du Printemps arabe. Dans cet essai, qui se lit comme le roman d’une génération, Georges Lewi analyse les comportements et les attentes de ceux qu’il nomme les « nouveaux Bovary ». Comme la célèbre héroïne de Flaubert, ils rêvent d’une vie plus exaltante, et les médias sociaux sont pour eux le moyen de se rebeller contre l’insatisfaction éprouvée dans la « vraie » vie. Les Emma Bovary d’aujourd’hui peuvent se connecter au monde en quelques clics, et devenir d’influentes blogueuses depuis leur chambre de province... Georges Lewi commence par étudier les grandes illusions de cette nouvelle génération : son désir de transparence, l’essor du féminin et le mythe de la rencontre. Puis il en examine les nouvelles valeurs, que sont l’équité, le pacifisme et la sérendipité. Enfin, il énonce les droits qu’elle revendique avec force : le droit à la minute de gloire, à l’ailleurs et à l’expérience. Quelles seront les conséquences de l’arrivée de ces jeunes gens dans le monde du travail, de l’économie, du marketing et de la politique ? Les nouveaux Bovary se vivent sans hiérarchie, en rhizomes, et se considèrent comme une génération de la résilience. Ils ont l’illusion de vivre autrement, et rêvent de se créer une autre vie. Avec l’optimisme du mythologue, Georges Lewi n’exclut pas qu’ils puissent y réussir...
    En savoir plus : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100172230&CFID=23281112&CFTOKEN=6b05885bccd2d005-AC023B97-C29B-B0E5-39FDB1E6B24CA437&jsessionid=84309c3e4a94aad6aa865839697d2c245931

  • PAVARD Bibia, Si je veux, quand je veux. Contraception et avortement dans la société française (1956-1979), Presses universitaires de Rennes, 2012, 360 p., 19 euros.

    Faire l’histoire de la contraception et de l’avortement en France, c’est faire l’histoire de l’un des changements majeurs du second XXe siècle. Le parti pris de l’auteure est ici de replacer les actrices et acteurs au cœur du changement. L’ouvrage traite des mouvements (MFPF, MLF, MLAC) mais aussi de figures politiques qui ont porté la réforme législative comme Lucien Neuwirth et Simone Veil. S’intéressant à la fois aux mobilisations, à l’écho médiatique et au changement législatif, il apporte un regard neuf à l’intersection entre histoire politique, histoire culturelle et histoire du genre.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2958&utm_source=parutions-ure-quinzaine-de-septembre&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • POIRRIER Philippe (dir.), La historia cultural ¿Un giro historiográfico mundial ?, Valencia, Publicacions de la Universitat de València, 2012, 254 p., 22 euros.

    Des de fa dos o tres dècades la història cultural ocupa un lloc preferent en l’escena historiogràfica, encara que amb desfasaments cronològics i diferents modalitats depenent de les circumstàncies nacionals i, en aquest sentit, s’imposa una aproximació comparativa. El present volum pretén inscriure’s en aquesta perspectiva, preguntant-se per la realitat d’un « gir cultural » en la historiografia mundial. Els nombrosos col·laboradors han acceptat respondre a un pla de treball en el qual, partint de la situació historiogràfica de cada país, s’analitzin les modalitats de sorgiment i d’estructuració de la història cultural. La meta buscada no és normativa i contempla un plantejament que combina l’anàlisi de les obres, les singularitats de les conjuntures historiogràfiques i l’organització dels mercats universitaris.
    En savoir plus : http://puv.uv.es/product_info.php?products_id=24685&osCsid=a172cbbbd3b27e90ca5d34a95b8790dd

  • STEAD Evanghélia, La Chair du livre. Matérialité, imaginaire et poétique du livre fin-de-siècle, Paris, PUPS, 2012, 512 p., 28 euros.

    À l’époque où la chair était triste et les sens las, l’ardeur du baiser s’est portée sur le livre, objet, esprit et matière. Images et estampes, couvertures et reliures, pliages, ornements, graphisme et typographie ont doté les textes d’un sens intellectuel, poétique, et sensuel. 
À la toute fin de l’ère qui connut l’explosion de l’imprimé et imposa le sens courant du terme illustration, le livre et l’imprimé fin-de-siècle ont porté une charge poétique vibrante où s’enracine la fécondité du xxe siècle. La Chair du livre cherche à lier cet esprit du temps à la matérialité et à l’imaginaire. Centré sur le livre français, l’ouvrage a une dimension européenne. Il part de l’étude d’une bibliothèque qui fit scandale. Il s’arrête sur le statut de l’image dans le livre tiré en grand nombre et les revues, et étudie l’inconfort que suscita le terme d’illustration. Il aborde le livre de bibliophilie et certains de ses artistes. L’imaginaire singulier de la bibliothèque, la lecture qui est Femme, le livre conçu comme de la chair entre deux peaux, l’impact du noir et du blanc et les taches d’encre arrêtent l’attention, autant que les livres éventails qui transcendent la matérialité dans leur élan vers la poésie. Innervé par des questions qui ont préoccupé Mallarmé, presque partout présent dans ces études, La Chair du livre n’en fait pas le point de départ d’une « rupture inaugurale » (Y. Peyré), mais donne à voir le contexte dans lequel s’enracine la méditation mallarméenne. La révolution typographique et poétique, la poésie visuelle, le graphisme symbolique naissent dans une fin de siècle qui connaît le nouvel attrait de la publicité, une iconographie galopante, et déjà une crise de « la galaxie Gutenberg » (M. McLuhan). Pour répondre à ces questions, à l’heure d’une autre « crise », La Chair du livre, composé de quinze études idiosyncrasiques, croise les méthodes et les points de vue sans atténuer les aspérités et les divergences d’une époque de transition. Entre histoire de l’imprimé et de l’édition, études littéraires, arts du livre, esprit du temps, matérialité et imaginaire, il aspire à rendre au livre sa dimension d’objet parlant de l’histoire culturelle.
    En savoir plus : http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=987

  • TROI TRAN Van, Manger et boire aux Expositions universelles (Paris 1889, 1900), Presses universitaires de Rennes / Presses universitaires François-Rabelais, 2012, 372 p., 20 euros.

    Ce livre explore par le biais de la consommation alimentaire la profondeur sociale d’un grand évènement d’envergure internationale. Cette plongée au cœur de la vie quotidienne des Expositions universelles (Paris, 1889 et 1900) ouvre un immense horizon d’analyse pour rendre compte de la complexité d’un monde social en ébullition. L’auteur y aborde notamment les pique-niques sur les pelouses des sites, les grands banquets, les réglementations sanitaires et administratives, les menus des restaurants gastronomiques, l’alimentation des colonisés aux exhibitions humaines, et les comptoirs d’exposition ou de dégustations de produits.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2974

    Articles/Revues
  • , Mémoires du livre / Studies in Book Culture, Volume 3, numéro 2, printemps 2012. Coord. : Eli MacLaren.

  • "Complot et terreur. Imaginaires politiques de la peur", Raison publique, N° 16, juin 2012. Coord. : LEDOUX Aurélie, LEICHTER-FLACK Frédérique, ZARD Philippe Zard.

  • "Fictions politiques", Mots. Les langages du politique, n°99, juillet 2012. Coord. : Marlène Coulomb-Gully, Jean-Pierre Esquenazi

    Dossier "Fictions politiques"
    Marlène Coulomb-Gully, Jean-Pierre Esquénazi. Fiction et politique : doubles jeux
    François Provenzano. La politique de la fiction d’actualité. L’argumentation par émersion dans le faux journal télévisé de la RTBF
    Valérie Bonnet, Patrick Mpondo-Dicka. Spike Lee et la seconde Blaxploitation. Parabole ou naturalisme : deux stratégies testimoniales
    Camille Baurin. Le super-héros contemporain. Uchronie et réinterprétation fictionnelle de l’Histoire
    Sébastien Ségas. La diplomatie en images. Discours politique et mythe technocratique dans la bande dessinée Quai d’Orsay (tome I)
    Benoit Lafon. Des fictions « toutes proches » : une certaine identité de la France. Enjeux politiques des séries télévisées de France 3 en prime time (Louis la Brocante, Famille d’accueil, Un village français)
    Céline Bryon-Portet. La dimension politique de la série Plus belle la vie. Mixophilie, problématiques citoyennes et débats socioculturels dans une production télévisuelle de service public
    Nelly Quemener. Mascarade de la diversité. Stéréotypes et feintises dans la série Inside Jamel Comedy Club

    Varia
    Guillaume Le Saulnier. La police nationale au défi des relations presse. Une information sous contrôle ?


    En savoir plus : http://mots.revues.org/

  • "Les jeunes et les inégalités numériques", Lecture Jeunesse, n° 143, septembre 2012.

    Les jeunes générations (les 15-25 ans) sont nées dans un monde dominé par les médias et ont grandi avec les technologies de l’information et de la communication apparues dans les années 80. L’expression « nouvelles technologies » n’a pas de sens pour eux puisqu’ils se sont approprié en même temps tous les objets médiatiques et tous les usages – de l’ancienne bureautique aux nouvelles messageries et outils de création (PAO, mixage, montage…). Ils sont des digital natives , dont l’aisance face aux technologies de l’information et de la communication les distingue des digital immigrants, contraints à un perpétuel effort d’adaptation. Le renouveau de leurs pratiques – fortement impulsées par les révolutions technologiques et leur rythme accéléré – semble creuser un abîme culturel entre cette génération et celles qui l’ont précédée. Symétriquement, émerge un discours « angéliste » et techniciste , vantant les mérites de la créativité naturelle des jeunes générations, leur aptitude à réinventer – si ce n’est « réenchanter » le monde. Qu’en est-il des rapports des 15-25 ans à la culture ?
    En savoir plus : http://www.lecturejeunesse.com/index1024.php?page=revue_numeros&menu=1&num_revue=72

  • "Médias : La fabrique du genre", Sciences de la société, n°83, été 2012. Coord. : Marlène Coulomb-Gully.

    Hommes, femmes, masculin, féminin : comment la presse, la radio, la télévision et Internet en parlent-ils ? En prenant comme point de départ la vaste étude de l’Observatoire mondial des Médias sur le Genre – Global Media Monitoring Project ou GMMP – à laquelle ont participé plusieurs contributrices de ce dossier, le présent numéro de Sciences de la Société analyse la dialectique entre la société et des médias qui, descriptifs et prescriptifs, ne se contentent pas de « refléter » le réel mais contribuent à sa fabrication. Dans les années soixante, les féministes accusaient les médias de conforter la domination masculine et la société patriarcale en maintenant les femmes dans des jeux de rôle convenus. Cinquante ans plus tard, si l’étau des assignations « genrées » s’est desserré, la place des médias dans la socialisation des individus s’est affirmée, rendant leur analyse plus que jamais nécessaire.
    En savoir plus : http://w3.scsoc.univ-tlse2.fr/index.htm

  • "Murs et frontières", Hermès, n°63, septembre 2012. Coord. : Thierry Paquot, Michel Lussault.

    Nous vivons en plein paradoxe de la frontière. Depuis la chute du mur de Berlin, l’ ouverture, la libre circulation, le village global passent pour l’ horizon indépassable du progrès, qu’ il soit politique, économique ou culturel. Réseau planétaire, Internet est devenu le symbole de cette idéologie du décloisonnement généralisé. Et pourtant, il n’ y a jamais eu autant de contrôles, de blocages, de censures, de quotas, un peu comme si les frontières étaient des hydres : pour un mur abattu, on en érige deux nouveaux. C’ est cette contradiction que cherche à cerner ce volume, en s’ attachant à démontrer la polysémie de la frontière, démarcation politique, certes, mais aussi barrière économique et, beaucoup plus insidieux, blocage social et culturel, limitation tacite, interdiction implicite, « mur de verre » impalpable. Or c’ est grâce à cette polyvalence que les frontières perdurent. Elles se reconvertissent, se métamorphosent, glissent d’ un domaine à l’ autre. Les guérites de douaniers peuvent bien disparaître, les préjugés les remplacent, souvent aussi efficaces. Le sexisme, la menace islamique qui a remplacé le « péril jaune » de jadis ou encore l’ idée qu’ il y aurait une culture réservée à l’ élite sont des exemples de ces nouvelles frontières. Se pose alors la question de fond. Si les frontières persistent, c’ est peut-être moins parce que nous échouons à les abattre que parce que nous en avons besoin. Certes, le mur peut être dépassé, oppressif, immoral : ce ne sont pas les Irlandais, les Palestiniens ou les Coréens qui diront le contraire. Mais il peut être aussi rassurant, protecteur, incubateur. Pourvu qu’ il soit démocratique, consensuel, poreux, il peut servir de garant à la diversité linguistique et culturelle, communautaire ou individuelle. Autrement dit, en termes de communication, tous les murs n’ impliquent pas fermeture, rupture, silence. Il y a des frontières qui servent aussi à se comprendre.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Communication/6625-hermes-63-murs-et-frontieres-sous-la-direction-de-dominique-wolton.html

  • "Scènes politiques", Parlement(s). Revue d’histoire politique, Hors série n°8, septembre 2012. Coordination : Corinne Legoy.

    Le 12 mars 2011, à Rome, Riccardo Muti dirige Nabucco de Verdi pour le 150e anniversaire de l’unité italienne quand, soudain, l’opéra s’embrase : le « Va pensiero » est bissé, des clameurs s’élèvent – « Vive l’Italie ! », « Vive Verdi ! » – et des petits papiers volent, porteurs de messages patriotiques. À l’aube du XXIe siècle, cet événement vient nous rappeler toute la force politique du théâtre. L’objet de ce hors-série est d’éclairer cette longue histoire, vivante et complexe, des liens entre théâtre et politique : les dynamiques et les pratiques par lesquelles le public s’approprie politiquement le texte, l’espace ou le temps d’une représentation, les forces qui tentent de faire barrage à cette appropriation et les tensions qui, depuis l’Antiquité, naissent de cette mise en présence des publics, des pouvoirs, des œuvres et des acteurs.

    Multimedia

Juillet-Août 2012

    Livres
  • ASSOULY Julie, L’Amérique des frères Coen, Paris, CNRS Editions, 2012, 25 euros.

    Les frères Coen, « réalisateur à deux têtes », tandem farouchement inclassable, paire prodigieuse révélée au grand public par Arizona junior (1987), dressent un tableau désopilant de l’Amérique profonde. Comédies, westerns, films noirs : les frères Coen ont subverti les conventions du film de genre pour créer un néo-cinéma ambitieux, nourri de clins d’oeil rétro aux séries B, aux grandes productions hollywoodiennes, au polar, et à la peinture réaliste américaine… Julie Assouly nous invite à un voyage passionnant au coeur de cet univers, cernant au plus près la vision coenienne d’une Amérique conçue comme un territoire où se confondent toujours l’histoire, le folklore et la fable. Losers magnifiques, voyous déjantés, hystériques au grand coeur, tueurs psychopathes, profs dépressifs : dans cette comédie humaine où la satire sociale le dispute à l’absurde et au tragique, les deux cinéastes racontent, film après film, les laissés pour compte du rêve américain et la perte d’innocence de la société contemporaine.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Cinema/6621-l-amerique-des-freres-cohen-julie-assouly.html?utm_source=Newsletter25&utm_medium=emailing

  • BOURGATTE Michaël, THABOUREY Vincent (dir.), Le Cinéma à l’heure du numérique. Pratiques et Publics , Paris, Éditions MkF, 2012, 224 p. 14,90 euros.

    Avec le film Avatar de James Cameron, le train du numérique s’est mis en marche et les nouvelles technologies sont désormais omniprésentes. Un processus global de dématérialisation des supports s’est imposé en salle comme à la maison. On enregistre une montée accrue des films pouvant être téléchargés, visionnés en streaming ou consultés sur des supports mobiles aussi divers que des ordinateurs portables, des tablettes ou des smartphones. Ces nouveaux modes de transmission et de réception du cinéma, la démultiplication des supports et des formats, ainsi que le nomadisme des écrans, viennent bousculer les pratiques des spectateurs et des professionnels de l’image. Révolution ou évolution de l’histoire des techniques, il apparaît incontournable de faire un état des lieux des changements technologiques et de leur impact sur les pratiques et les publics du cinéma. Pour Michaël Bourgatte, chercheur à Télécom ParisTech et coordinateur de l’ouvrage : « Ce livre pose une réflexion sur les mutations structurelles et sociales engendrées par l’introduction des technologies numérique dans le champ cinéma. Il interroge notre rapport aux films et aux technologies, à nous, spectateurs. Nos représentations, nos attentes. Et que voit-on au final ? Et bien qu’il n’y a pas tant de rupture dans nos pratiques, mais bien une intégration et une appropriation progressive des technologies du numérique ».
    En savoir plus : http://www.editionsmkf.com/products-page/

  • HEINICH Nathalie, De la visibilité. Excellence et singularité en régime médiatique, Paris, Gallimard, 2012, 608 p., 26 euros.

    Depuis l’invention de la photographie, les moyens modernes de reproduction et de diffusion de l’image des personnes ont creusé une spectaculaire dénivellation entre celles qui sont reconnues par un grand nombre de gens qu’elles-mêmes ne connaissent pas et les autres, qui reconnaissent sans être reconnues. Cette dissymétrie crée un « capital de visibilité », dont les détenteurs forment une catégorie sociale à part entière, une nouvelle élite. Comme la « lettre volée » d’Edgar Poe, ce phénomène crève les yeux tout en demeurant largement invisible et peu objectivé : situation d’autant plus paradoxale s’agissant de la capacité de certains d’être vus plus que d’autres. Son expansion durant tout le XXe siècle en fait pourtant un trait majeur de notre modernité, un « fait social total », au sens de Marcel Mauss, que Nathalie Heinich traite ici dans toutes ses dimensions : technologiques, historiques, sociologiques, économiques, juridiques, psychologiques et morales. Après L’Élite artiste, où l’auteur analysait l’essor des artistes créateurs au XIXe siècle en tant que nouvelle élite démocratique fondée sur la singularité, De la visibilité explore, en se gardant de tout jugement moral, l’assomption de l’élitisme médiatique au XXe siècle, qui fait reposer l’excellence sur la seule visibilité. S’il existe des effets de démocratisation dans l’accès à la célébrité, celle-ci demeure avant tout le privilège d’une élite. « L’inégalité dans l’interconnaissance est l’une des formes les plus simples et les plus fondamentales d’inégalités. Trop simple pour avoir été remarquée ? »
    En savoir plus : http://www.fabula.org/actualites/n-heinich-de-la-visibilite-excellence-et-singularite-en-regime-mediatique_50826.php

  • PAVARD Bibia, ROCHEFORT Florence, ZANCARINI-FOURNEL Michelle, Les lois Veil. Les événements fondateurs , Paris, Armand Colin, 2012, 24,8 euros.

    Les lois Veil, l’une en 1974 sur la contraception et l’autre en 1975 sur l’IVG, sont à compter parmi les événements fondateurs de l’histoire du XXe siècle. Cet ouvrage en reconstitue la généalogie depuis la fin du XIXe siècle où s’ébauchent les politiques de répression. Insérées dans la séquence des années 1968 et dans l’histoire du mouvement féministe, la fabrication du consensus social, politique et parlementaire autour des libertés de contraception et d’IVG et la persistance des oppositions politiques et religieuses sont analysées en détail jusqu’à l’étape du renouvellement de la loi sur l’IVG en 1979, puis de son approfondissement en 1982 et en 2001. Il s’agit aussi de comprendre le processus de mémorialisation de cet événement. L’étude historique sur la longue durée permet d’expliquer les tensions entre l’événement, tel qu’il est désormais perçu, et les limites de la portée concrète de la loi sur l’IVG en raison de ses restrictions et des difficultés de son application.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/362937/les-lois-veil-les-evenements-fondateurs.php

  • WECK Françoise, La presse régionale vous parle. Le Dauphine libéré au fil des jours, Paris, L’Harmattan, 2012, 126 p. 13,5 euros.

    Au fil d’un parcours de lecture des pages locales du Dauphiné Libéré, l’ouvrage propose une balade douce et lénifiante dans un espace-temps délicieusement suranné. Dans les colonnes de la presse régionale, choix est visiblement fait de privilégier le très connu, le très proche, d’exalter les faits infimes de " vies minuscules ", mais aussi de se référer à l’immuabilité d’une France éternelle, aimable, paisible, laborieuse et raisonnable, respectueuse du cycle des saisons et de la vie. Le discours du fil des jours distille des valeurs éternelles : famille, patrie, culte du terroir et un goût partagé pour le conformisme d’une communauté immémoriale qui parle d’une seule voix.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37727

    Articles/Revues
    Multimedia

Juin 2012

    Livres
  • ALLOUCHE Victor, Approche interprétative des discours de presse, Paris, L’Harmattan, 2012, 284 p., 19,5 euros.

    Cette étude s’inscrit dans une approche paramétrique de l’interprétation des discours de presse qui ne tente pas de mettre à distance son objet d’analyse à la manière structuraliste, mais qui cherche, au contraire, à impliquer totalement l’interprétant dans son acte de signification du discours. Elle s’inscrit dans le cadre d’une sémiotique subjective mais aussi dans celui de l’analyse du discours. Cet ouvrage tente de répondre à la question non pas seulement de l’interprétation comme activité de signification, mais des lieux socio-subjectifs de sa construction.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37049

  • ANSEL Yves, Albert Camus, totem et tabou. Politique de la postérité, Presses universitaires de Rennes, 2012, 204 p., 15 euros.

    Camus, l’Algérie française, la colonisation, une face occultée des écrits du prix Nobel 1957 : cet ouvrage se veut une lecture précise, rigoureuse, littérale et sans concession de tous les textes (chroniques journalistiques, romans et nouvelles) que hantent l’Algérie et « la question algérienne ». Il revient sur les idées reçues et sur les interprétations qui ont été faites des Chroniques algériennes, de Noces, de L’Étranger, de La Femme infidèle ou du Premier homme. Parce que l’Algérie française n’est pas seulement « une terre, un ciel » mais un sujet fondamental.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2920&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • BROAD Stephen, Olivier Messiaen : Journalism 1935–1939, London, Ashgate, 2012, 184 p., £55.

    One of the foremost composers of the twentieth century, Olivier Messiaen wrote widely on his music and on his beliefs. This is the first edition of his early journalism and provides both the original French text and an English translation. The writing in this volume dates from the 1930s, before the composer gained the international reputation that he and his music now enjoy. The pieces he wrote range from reviews of individual performances to essays on particular works or composers and articles that discuss more general themes such as sincerity of expression in music. Many of the articles included in this collection are new to the Messiaen bibliography, and others are available here for the first time in English. A number are, as Broad describes them, ’quietly shocking’ in that they force us to reappraise certain aspects of the composer such as his role in La Jeune France, and his wider participation in the debates of his time. This edition, therefore, represents a new source for understanding Messiaen and provides a fascinating glimpse of the composer in the early part of his career.

    Contents : Preface ; Introduction ; Part I The Journalism (French Original) : Articles for La Revue musicale ; Articles for La Sirène (later La Syrinx) ; Articles for Le Monde musical ; Articles for La Page musicale ; Articles for various other journals ; Part II The Journalism (English Translation) : Articles for La Revue musicale ; Articles for La Sirène (later La Syrinx) ; Articles for Le Monde musical ; Articles for La Page musicale ; Articles for various other journals. Appendices : A catalogue of Messiaen’s journalism (1935–1939) ; Selected personalia ; Bibliography ; Index.


    En savoir plus : http://www.ashgate.com/default.aspx?page=637&calcTitle=1&pageSubject=310&title_id=3512&edition_id=6239

  • BRUN Catherine, PENOT-LACASSAGNE Olivier, Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d’Algérie, Paris, IMEC/Gallimard, 2012, 39,90 euros.

    Au-delà des tabous et des silences, au-delà des partis pris, au-delà même de l’histoire des événements aujourd’hui précisément établie, grâce à des documents inédits, une autre histoire de la guerre d’Algérie peut s’écrire : celle des mobilisations qu’elle provoqua dans le paysage intellectuel français. On oublie le plus souvent les débats, les causes et les combats qui agitèrent alors les intellectuels, comme si tous avaient été, d’emblée et unanimement, anticolonialistes, comme si « le sens de l’histoire » s’était imposé. Seul le manifeste des 121, pourtant tardif, reste dans les mémoires. Cependant dès 1954, les consciences se mobilisent. Très vite, les dénonciations sont argumentées et les débats divisent. Groupes, solidarités, réseaux, le monde intellectuel veut croire en son pouvoir d’action. Textes visionnaires de Camus, d’Amrouche, de Mounier, de Ricœur…, engagements et déchirements des protagonistes – de Sartre à Domenach, Vidal-Naquet ou Paulhan…–, mobilisation des revues et des éditeurs… L’ouvrage - catalogue de l’exposition présentée à l’IMEC du 16 juin au 14 octobre - fait entendre, pièces d’archives à l’appui, la violence des débats et l’ampleur des enjeux politiques. Jamais le discours des intellectuels et leur mobilisation n’ont fait l’objet d’un récit en archives. Plus de 250 documents extraits des collections de l’IMEC et d’autres institutions et de fonds privés permettent une autre approche de l’histoire de ces engagements. Pour la première fois sont présentés « ennemis complémentaires » ou alliés objectifs, sans point de vue surplombant, de sorte que chaque visiteur puisse construire son propre cheminement.
    En savoir plus : http://www.imec-archives.com/accueil.php?n=109

  • CAMENEN Gersende, Roberto Arlt. Écrire au temps de l’image, Presses universitaires de Rennes, 2012, 252 p., 15 euros.

    L’œuvre de Roberto Arlt (1900-1942) est contemporaine de l’affirmation de la photographie et du cinéma dans le champ culturel argentin. L’écrivain développe un discours passionné et ambivalent sur la transformation des dispositifs de représentation et du statut de l’écriture entrainée par les nouveaux médias. Mais surtout l’image s’infiltre dans l’écriture et cette mutation culturelle suscite des réponses poétiques diverses dans les romans, les pièces de théâtre et les écrits de voyage arltiens.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2917&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • Collectif, Le jour où… France Info 25 ans d’actualités, Paris, Édition France Info / Futuropolis, 2012, 270 p., 25 euros.

    France Info a donné carte blanche à des auteurs parmi les plus brillants de la BD contemporaine pour aborder chacun à leur façon l’un des grands événements d’actualité des 25 dernières années. L’auteur canadien Guy Delisle (qui a reçu cette année le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême) évoque les événements de la place Tienanmen en 1989, l’américain Joe Sacco revient sur la guerre en Irak en 2004, le français Tignous traite de l’affaire DSK en 2011, Miles Hyman commente la mort de Ben Laden le 1er mai 2011… Sont abordés également l’évocation de la chute du mur de Berlin, le génocide rwandais, la victoire de l’équipe de France de football dans la Coupe du Monde de 1998 ou encore la mort de Lady Di…
    On retrouve également dans cet album dans cet album d’anciens lauréats du « Prix France Info de la bande dessinée d’actualité et de reportage » (Christin, Davodeau, Ferrandez, Emmanuel Guibert, Kris, Masson, Sacco, Stassen, Tignous), des auteurs Futuropolis (David B., Baru, Blutch, Dabitch et Pendanx, Jean-C. Denis, Igort, Prudhomme, Rabaté, …), des invités de marque (Guy Delisle, Dupuy et Berberian, Jul…). Un casting exceptionnel : la plupart d’entre eux ont reçu pendant ce quart de siècle les plus hautes récompenses de la bande dessinée.
    En savoir plus : http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790240

  • Comité d’histoire du Ministère de la Culture, Histoire administrative du ministère de la culture et de la communication 1959-2012, Paris, La Documentation française, 2012, 248 p., 15 euros.

    L’objectif de cet ouvrage est de présenter l’état actuel et l’évolution historique des principaux services qui composent le ministère de la culture et de la communication.
    L’ouvrage se subdivise ainsi : présentation générale des missions et de l’organisation du ministère ; description de son niveau politique (ministre et cabinet) ; organisation de son niveau proprement administratif ;
    Pour chacune des entités administratives sont décrites ses missions et son organisation actuelles, puis, est retracée son évolution entre 1959 et 2011. La liste nominative des responsables de chaque service central clôt cet historique. L’intérêt de cet ouvrage est aussi de présenter l’évolution administrative des principales politiques transversales conduites par le ministère.
    En savoir plus : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110090157/index.shtml

  • DURAND-LE GUERN Isabelle, Le roman de la révolution. Lʼécriture romanesque des révolutions de Victor Hugo à George Orwell, Presses universitaires de Rennes, 2012, 292 p., 18 euros.

    Cet ouvrage propose une réflexion sur la destinée romanesque de l’idée même de révolution. Comment la posture révolutionnaire romantique caractéristique d’un Michelet ou d’un Hugo se résout-elle dans des œuvres plus tardives, ou dans des romans de la désillusion révolutionnaire ? Au-delà de leur dimension strictement historique, de leur objectif réaliste de représentation d’une époque révolue, ces romans fonctionnent comme espace d’exploration littéraire de modèles politiques. Comment l’idéologie à l’origine du projet romanesque prend-elle place et forme dans l’écriture ? Et comment cette idéologie se heurte-t-elle à la réalité romanesque, c’est-à-dire à ce monde construit et mis en oeuvre par le romancier ?
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2906&utm_source=parutions-2e-quinzaine-de-mai-et-ure-semaine-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • GAVILLET Isabelle (dir.), Déviance et risque en dispositifs. Expertise et médiatisation, Presses universitaires de Nancy, 2012, 220 p., 20 euros.

    La chronique du risque, du contrôle, de la prévention ou de la sanction tend à devenir notre actualité quotidienne. Des questions nouvelles, ou qui paraissent l’être, relevant de la santé, des mœurs, de la sécurité, de l’éducation ou de l’écologie font l’objet de dispositions législatives qui mettent en tension le rapport entre responsabilité collective et liberté individuelle. Un certain sens commun, dans nos sociétés démocratiques, y voit généralement une action unilatérale de l’État et des pouvoirs publics à l’endroit du citoyen. Or, au-delà d’une conception régalienne des fonctions de l’État, ces problématiques invitent à poser la question des processus de construction et de communication de l’action publique. Par quels mécanismes des pratiques, des représentations, des discours sont-ils plus ou moins tolérés, selon qu’ils correspondent à une norme acceptée ou qu’ils suscitent la réaction sociale ?

    Les théories les plus récentes rendant compte des grands bouleversements sociétaux se rencontrent autour de plusieurs notions qui connaissent un succès incontestable dans les champs académique, politique et journalistique : la désinstitutionnalisation, l’individualisation, la société liquide, l’accélération du changement social ou encore la révolution managériale, la globalisation, l’incertitude, la société du risque.

    Cet ouvrage permet de prolonger la réflexion engagée à Metz en décembre 2009 en pointant, par-delà la diversité des objets analysés (violence scolaire, violence urbaine, inceste, storytelling écologiste, crise sanitaire, tabagisme, rodéos automobiles, supportérisme, viol et immigration en Italie, crise des banlieues, délinquance, public actif), des invariants tant en termes de production de normes, de connaissances légitimes que de leur circulation dans nos sociétés. Deux notions transversales traduisent ici un certain continuum dans le traitement réservé aux facteurs de risques : l’expertise et la médiatisation. Dans un cas comme dans l’autre, les chercheurs rendent compte d’un glissement des frontières entre : le public et le privé ; le scientifique, le politique et le professionnel ; le professionnel et le profane. Qu’ils s’organisent en think tanks, qu’on les qualifie de « nouveaux experts », d’entrepreneurs de morale ou qu’il s’agisse de journalistes et de publics actifs, les prescripteurs de « bonnes conduites » empruntent, pour convaincre, aux ressorts du récit mythique, de la subjonctivité ou de la nosographie.

    Ces résultats tendent à confirmer, d’une part, le bien-fondé d’une « sociologie générale » attentive aux transformations liées à la société post-industrielle et à leurs conséquences ; mais, d’autre part, ils réaffirment et prolongent quelque inquiétude formulée par la sociologie de la déviance quant au déficit de légitimité accordée aux sciences humaines et sociales par le politique dans le débat public et la nécessité d’une sociologie pragmatique. Ils sont enfin une invite au questionnement de l’outillage scientifique – théories, catégories, concepts, notions – sur lequel nous nous fondons pour produire nos analyses.


    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100483040

  • HAFFEMAYER Stéphane, MARPEAU Benoit, VERLAINE Julie (dir.), Le Spectacle de l’Histoire, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 315 p., 19 euros.

    Depuis la plus haute Antiquité, l’histoire a été mise en spectacle. Dans ce spectacle vivant, la représentation du passé s’accommodait d’anachronismes et d’allusions au présent, aussi inévitables que nécessaires. Étudier le spectacle de l’histoire, c’est examiner les rapports que les sociétés contemporaines entretiennent avec certains pans de leur passé ; c’est aussi comprendre ce que, de manière détournée, elles disent d’elles-mêmes, en re-créant l’histoire. Objet d’histoire culturelle, le spectacle de l’histoire se prête à un faisceau d’interrogations pluridisciplinaires : contexte économique, politique et social, analyse formelle des logiques de mise en spectacle, déterminations techniques (décor, éclairage), choix narratifs, effets spectaculaires, espaces de diffusion, publics concernés, réceptions différenciées, aspirations de l’imaginaire social, etc. Dans ce livre se rencontrent surtout deux ordres de nécessité, celui de l’histoire et celui du spectacle. Pour qu’un événement historique devienne objet de spectacle, il faut qu’il ait du sens pour ses spectateurs. L’impératif de véracité historique le cède souvent aux nécessités du spectacle. Il s’agit moins de comprendre que de ressentir : la mise en scène de l’histoire mobilise des registres émotionnels, identitaires, des expressions des corporalités qui prétextent la référence au passé pour évoquer le présent. Tout en convoquant une diversité d’époques (de l’Antiquité à nos jours), d’échelles (de l’individuel à la nation) et de domaines explorés (théâtre, opéra, ballet, cinéma, télévision, cirque, défilés équestres, arts de la rue, fêtes officielles, spectacles de sons et lumières, panoramas), cet ouvrage collectif a pour ambition d’analyser la fabrication des stéréotypes identitaires d’une époque, la manière dont l’usage du passé exprime des préoccupations individuelles et collectives. Les études regroupées ici s’ordonnent autour de trois thèmes : celui du héros, moteur de l’histoire, métaphore des résistances individuelles ou collectives ; celui de la femme, absente des discours historiques mais omniprésente sur la scène ; celui du spectaculaire, de ses effets de réels et inévitables anachronismes par lesquels toute société pose au passé les questions du présent.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/index.php

  • LEDOS Jean-Jacques, Petite contribution à l’histoire de la radio, Paris, L’Harmattan, 2012, 230 p., 23 euros.

    Les techniques et l’usage universel que les ondes ont engendrés sont un phénomène majeur du vingtième siècle. La radio était présentée par les pionniers comme un moyen d’ "informer, d’éduquer et de distraire" offert au plus grand nombre. Lénine la pressentait comme un "journal qui ne connaît pas de frontière". Les pouvoirs ne se priveront pas de l’entretenir. L’auteur a retrouvé des sources méconnues qui éclairent certains aspects d’un média que la transmission quasi-instantanée de la Toile menace.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37069

  • LEDOS Jean-Jacques, Petite contribution à l’histoire de la télévision, Paris, L’Harmattan, 2012, 198 p., 20 euros.

    La "télévision", un mot lancé à Paris en 1900 devant les participants d’un congrès d’électriciens, ne décrivait encore qu’un projet sans essais. Depuis les années trente, les progrès incessants des techniques de diffusion et des stratégies de communication ont servi les meilleures intentions et, parfois, les pires causes. L’auteur a recherché les sources les plus proches du développement de la transmission par les ondes que l’imaginaire littéraire ou scientifique avait pressenti.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37070

  • MAIER-SCHAEFFER Francine, PAGE Christiane, VAISSIÉ Cécile (dir.), La révolution mise en scène, Presses universitaires de Rennes, 2012, 348 p., 19 euros.

    La révolution est au cœur de très nombreuses pièces et mises en scène, en France, en Allemagne, en URSS et ailleurs, du XVIe au XXe siècle. Cet ouvrage se veut une réflexion aussi bien sur les écritures théâtrales de la révolution que sur les révolutions au théâtre, que ces écritures rendent nécessaires et souvent anticipent. Au travers des différents points de vue, une constante demeure : une certaine nostalgie et un rêve éternel de révolution, accroché – peut-être ? – à la croyance en un progrès possible de l’humanité.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2921&utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • MARCUCCI Virginie, Desperate Housewives. Un plaisir coupable , Paris, Puf, 2012, 144 p., 12 euros.

    Comment le réalisateur Marc Cherry et la chaîne américaine ABC sont-ils parvenus à transformer le pire genre télévisé, le soap opera de la ménagère, en une série diffusée en prime-time et qui a connu un succès planétaire ? Pourquoi, de l’aveu de tant d’Américains, a-t-elle suscité le « plaisir coupable » de suivre intensément un produit culturel de basse extraction ? Cet essai analyse les moyens déployés pour construire une série cultivant l’ambiguïté, traversée par le féminisme ou la misogynie, à la fois progressiste et conservatrice, plaisant aux adolescents comme aux parents, et qui réussit le tour de force de proposer une œuvre télévisuelle aussi audacieuse que consensuelle.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Desperate_Housewives._Un_plaisir_coupable

  • PERREUR Nathalie, The Practice. La justice à la barre, Paris, PUF, 2012, 144 p., 12 euros.

    Série créée par David E. Kelley en 1997, The Practice explore le monde de la justice pénale américaine et met au jour les failles de son système. À partir du microcosme de la justice et de ses acteurs, c’est la société américaine dans son ensemble qui est passée au crible du regard intransigeant des scénaristes. Au long de ses huit saisons, la série se positionne dans l’espace public en offrant un regard sans concession sur une société en crise. Car c’est l’image d’une justice faillible, parfois injuste, souvent imprévisible, que la série dévoile une justice qui, comme la société qui l’a mise en place, n’est pas dépourvue de préjugés racistes ni d’obsession sécuritaire et reste obnubilée par la peine de mort.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:The_Practice._La_justice_%C3%A0_la_barre

  • RAUCH André, TSIKOUNAS Myriam (dir.), L’historien, le juge et l’assassin, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012, 286 p., 30 euros.

    Après le criminel et son juge, surgit l’historien. Que sait-il des faits ? Son enquête est tributaire de la disponibilité des archives. Elle croise des sources écrites, audiovisuelles, d’origines diverses : policières, judiciaires, pénitentiaires, littéraires... Quand elles ne font pas défaut, comme c’est souvent le cas pour l’inceste, le viol ou les violences domestiques. La confrontation des archives ouvre la voie aux représentations et aux imaginaires. Ils varient d’une époque à une autre, selon les circonstances, les positions des témoins et la nature des témoignages. Journaux, émissions radio et spectacles télévisés font et défont crimes et jugements au cours des années, les opposant et les contestant à la lumière d’autres témoignages ou de nouvelles interprétations. Des discriminations profondes existent. Comment sont évaluées les différences entre hommes et femmes ? La sorcière, Charlotte Corday, la révolutionnaire, sont-elles jugées à la même aune que le meurtrier ou l’assassin ? Quelques figures héroïques marquent les imaginaires. Attaques sexuelles ou crimes idéologiques ouvrent des débats d’une tout autre nature. Le crime et la justice pénale font la une des faits-divers dans la presse. « Tribunaliers », « courriéristes » et « reporters » dressent des scénarios qui révèlent les peurs ou les goûts d’une époque. Voisins, officiers de police, experts, jurés livrent, en effet, aux journalistes la matière à des oeuvres qui peuvent servir de « modèles du genre ». Les plaidoiries et leurs effets de rhétorique, dans l’enceinte du prétoire ou devant les micros et les caméras, sur le parvis du tribunal, attisent raison et émotion que suscitent les versions contradictoires du crime. Autant de questions sur les sources, les circonstances, les acteurs, les productions littéraires ou les spectacles audiovisuels qui renouvellent l’intérêt actuel pour la justice en histoire culturelle.
    En savoir plus : http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=l%27historien%20le%20juge%20et%20l%27assassin&source=web&cd=1&ved=0CFUQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.univ-paris1.fr%2Ffileadmin%2FCRHXIX%2Fvdp.jugeassassin.pdf&ei=TAPPT_DrA9K18QO0jOHEDA&usg=AFQjCNGFHcN9vT3MA0fV9o9yMrn9-yr

  • RENOUARD Gilles, Le cinéma français dans le monde, Paris, Klincksieck, 2012, 224 p., 19 euros.

    Des Oscars pour Jean Dujardin et The Artist. La Palme d’or pour Entre les murs. Intouchables en haut du box-office allemand. Luc Besson qui enrôle Angelina Jolie pour son prochain film. Autant de signes du retentissement des films français au-delà de leurs frontières. Mais quelle place occupe vraiment le cinéma français dans le monde ? Quel regard portent les spectateurs étrangers sur ses réalisateurs, ses acteurs ? Comment s’organise la circulation des œuvres ? Pourquoi la France accorde-t-elle de l’importance à l’exportation de son cinéma ? Gilles Renouard explore un pan encore méconnu de la vie du cinéma français : l’international. Il couvre le champ des connaissances disponibles et rapporte des informations inédites sur une histoire, faite de gloire et de revers, aussi vieille que le cinéma lui-même. Il s’interroge sur la réception du cinéma hexagonal par les spectateurs, les festivals, les journalistes, les professionnels étrangers. Il évalue son poids économique et analyse les ressorts politiques de la circulation mondiale des films. Un tour du monde passionnant de la planète cinéma.
    En savoir plus : http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100915000&fa=author&person_id=2480#content

  • SCHEINFEIGEL Maxime, Rêves et cauchemars au cinéma, Paris, Armand Colin, 2012, 208 p., 22 euros.

    Images oniriques, images filmiques : la proximité entre les deux dispositifs qui les produisent s’est inscrite en profondeur dans l’histoire du cinéma. Depuis toujours, en effet, des films se pensent comme les rêves se forment. Quand naissait le cinéma, Freud analysait les mécanismes de la formation des images de rêve. Aujourd’hui, des neurobiologistes montrent comment l’activité onirique est une des aventures de la vie mentale. Ainsi pourra-t-on entrer au pays des rêves et des cauchemars du cinéma en leur compagnie. Des films d’époques et d’origines très variées jalonnent ce parcours. Leurs réalisateurs (Mosjoukine, Laughton, Lang, Welles, Hitchcock, Bergman, Kobayashi, Fellini, Bunuel, Gilliam, De Oliveira, Nolan…) ont tous célébré à leur manière les noces séculaires du cinéma et de l’onirisme.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/412153/reves-et-cauchemars-au-cinema.php

  • SERRANO Yeni, Nommer le conflit armé et ses acteurs en colombie. Communication ou information médiatique ?, Paris, L’Harmattan, 2012, 220 p., 22 euros.

    Le traitement médiatique d’un conflit non international comme le conflit armé interne en Colombie représente un enjeu stratégique pour les acteurs en conflit. Comme le démontre ce livre, les discours d’information des médias constituent un terrain privilégié où les groupes qui s’opposent mènent une guerre langagière qui consiste à imposer une certaine manière de présenter la "réalité" du conflit par le biais des désignations utilisées pour se référer à la confrontation armée et aux acteurs armés.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37387

  • SERRES Alexandre, Dans le labyrinthe. Évaluer l’information sur internet, Paris, C&F Éditions, 2012, 224 p., 22 euros.

    Une recherche d’information efficace passe par l’évaluation des résultats proposés, opération complexe qui dépend de chaque usager, de ses objectifs et de ses connaissances antérieures. Il n’existe pas de grille absolue, de classement automatique des sources documentaires qui puisse répondre à tous les objectifs d’une recherche d’information. La manière dont les usagers identifient, évaluent et valident une source, un auteur ou un document, engage et traduit leur rapport général au monde, à la société, aux institutions, à la technologie. Après avoir présenté les pratiques réelles des internautes, et particulièrement des lycéens et étudiants, Alexandre Serres dégage les notions essentielles pour l’évaluation des sources documentaires : autorité, crédibilité, qualité de l’information et pertinence(s).
    Ce livre, véritable état des lieux des pratiques documentaires actuelles, remet les questions centrales de la documentation au coeur des usages de la « Génération Google » et propose des outils pour penser l’éducation à l’information en dehors des mythes et des argumentaires du marketing.
    En savoir plus : http://cfeditions.com/Labyrinthe/

  • SIMIZ Stefano (dir.), La parole publique en ville des Réformes à la Révolution, Villeneuve d’Ascq, PU Septentrion, 2012, 25 euros.

    Longtemps négligée du fait du triomphe de l’imprimé à qui parfois, paresseusement, on l’opposait, l’étude des expressions orales fait actuellement l’objet d’une réévaluation historiographique. Or, quel meilleur terrain pour redécouvrir cette réalité que le monde urbain, véritable univers de la parole constituée au sein duquel des pouvoirs solidement institués se font face, abondamment éclairée par la multiplicité et la variété de sources émanant tant des commanditaires des discours, des orateurs mêmes que des auditoires, ces horizons d’attente qu’on essaie de ne pas ignorer. L’éloquence règne partout en ville. Elle s’appréhende à travers les institutions de nature politique, judiciaire ou religieuse. Loin de s’ignorer, ces différents pouvoirs se font d’ailleurs face, s’évaluent les uns par rapport aux autres, enfin s’empruntent mutuellement les normes qui font le succès de la plupart des discours, les meilleurs étant souvent livrés à l’imprimeur afin de servir de modèle aux générations suivantes. C’est l’histoire de cette parole contrôlée, extrêmement codifiée et bien vivante, inscrite dans le calendrier comme dans l’espace et la société urbains, qui est ici abordée de façon transdisciplinaire par des spécialistes historiens et historiens de la littérature.
    En savoir plus : http://www.septentrion.com/livre/?GCOI=27574100031680

  • SIMONNOT Brigitte, L’accès à l’information en ligne : moteurs, dispositifs et médiations, Cachan, Hermès – Lavoisier, 2012, 254 p., 49 euros.

    L’accès à l’information a toujours nécessité des médiations. Avec le numérique et l’internet, certaines sont devenues invisibles, d’autres se transforment et de nouvelles émergent. Le développement des moteurs commerciaux implique une banalisation des pratiques de recherche en ligne. Cet ouvrage analyse l’évolution des recherches scientifiques sur l’accès à l’information et les dispositifs associés. En se focalisant sur le fonctionnement des moteurs de recherche commerciaux, il attire l’attention sur un aspect souvent oublié : la dimension médiatique de ces dispositifs. L’accès à l’information en ligne appelle à un changement de paradigme pour mettre l’agir informationnel et les socialités associées au cœur des réflexions.
    En savoir plus : http://www.lavoisier.fr/livre/notice.asp?id=3LKWX3A2S36OWR

  • TALIANO-DES-GARETS Françoise (dir.), Villes et culture sous l’Occupation. Expériences françaises et perspectives comparées, Paris, Armand Colin, 2012, 384 p., 30 euros.

    « Toute la France, toute l’Europe est en prison » écrivait Jean Guéhenno dans Journal des années noires. Quelles furent les répercussions d’un tel contexte sur la vie culturelle ? En s’intéressant aux pratiques et aux politiques culturelles urbaines sous l’Occupation en Europe et dans l’empire français, cet ouvrage ouvre des perspectives de comparaison internationale inédites. Il livre, en effet, par une approche de terrain, une connaissance précise et différenciée des situations nationales. Tout en mesurant les degrés d’oppression et de résistance, variables selon les territoires et les moments de la guerre, on découvrira d’Athènes à Varsovie, de Prague à Lyon ou Turin, de Marseille à Dakar, d’Alger à Damas… une même vitalité culturelle et les mêmes subterfuges pour échapper aux contraintes de l’Occupation. Celles-ci ont pour nom censure, répression, propagande et pénuries. L’occupant, ainsi que les régimes de collaboration comme Vichy, s’emploie à créer un ordre nouveau où la culture fournit rêve et divertissement, rassemble et manipule. Mais elle s’avère également vecteur de résistance individuelle et collective, jusque dans les situations les plus extrêmes, notamment dans l’univers des ghettos.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/411394/villes-et-culture-sous-l-occupation.php

  • VIGNALE François, La revue Fontaine. Poésie, Résistance, engagement, Alger 1938-Paris 1947, Presses universitaire de Rennes, 2012, 292 p., 16 euros.

    « Revue de la Résistance en pleine lumière » selon son directeur et fondateur Max-Pol Fouchet, Fontaine naît à Alger au printemps 1939. D’abord revue au tirage confidentiel, essentiellement tournée vers la promotion de la jeune poésie, la revue ne tarde pas à s’emparer de questions telles que la place du poète dans la cité. Première des revues littéraires légales à s’opposer publiquement à l’idéologie de la Révolution nationale dès août 1940, elle devient l’un des acteurs majeurs du champ littéraire sous l’Occupation, suscitant parfois rivalités et jalousie. Louis Aragon, Paul Éluard, Pierre Emmanuel ou encore Pierre-Jean Jouve composent alors ses sommaires.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2912&utm_source=parutions-2e-quinzaine-de-mai-et-ure-semaine-de-juin&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions

  • WAJCMAN Gérard, Les Experts. La police des morts, Paris, PUF, 2012, 144 p., 12 euros.

    Nous sommes entrés dans l’âge des experts. Dans le monde des experts, on dit qu’on peut tout savoir, qu’on peut faire la lumière sur tout, arracher son secret à toute chose et à la mort elle-même. Ce monde-laboratoire où nul crime ne reste jamais opaque, ce monde de transparence et de vérité, c’est le nôtre : celui de la grande promesse de la science. Cette série sur la police scientifique sait faire parler les choses et va chercher la vérité au fond des cadavres. Elle n’opère que sur un monde enfin froid. Pour ce qui est du monde chaud, du monde des vivants, du monde réel secoué de crises financières et de tsunami, c’est plutôt l’impuissance des experts qui frappe.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Les_Experts._La_police_des_morts

    Articles/Revues
  • "Justice et médias. Où en est-on après 10 ans de loi Guigou ?", Légicom. Revue thématique de droit de la communication, n° 48, 2012.

    Actes du Forum Légipresse du 7 Octobre 2011

    Débat préliminaire : QPC et droit des médias
    L’information AVANT le procès…
    La présomption d’innocence et la course médiatique
    Le secret de l’enquête et de l’instruction, le recel et le secret des sources
    Le « statut » particulier de l’image….
    L’information PENDANT le procès…
    Les publications interdites : interdire au nom de quoi ?
    Les comptes rendus d’audience, Twitter et le déroulement du procès en temps réél
    Les images du procès et l’entrée des caméras dans les salles d’audience…
    L’information APRES le procès…
    Les docu-fictions : le respect de la vie privée et la liberté de création
    Information judiciaire et droit à l’oubli
    Propos autour d’Internet : l’histoire et l’oubli…


    En savoir plus : http://www.legipresse.com/legicom/accueil2lcom.asp?nlegipresse=48

    Multimedia
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