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Nouveautés parutions

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Juin 2013

    Livres
  • "Radio Wars : Broadcasting during the Cold War", Cold War History, Volume 13, Issue 2, 2013.

    This special issue aims to :
    Investigate radio broadcasts in a series of case studies that spans the Cold War.
    Examine outgoing propaganda themes and techniques, considering how these changed over time.
    Tackle the interplay between Eastern and Western radio broadcasting, investigating how radio stations were aware of their opponents and felt the need to continuously alter the focus and content of their programmes.
    Question whether the cooperation between different broadcasting corporations entailed a ‘leading partner’ like the BBC and VOA, considering the impact of the local broadcasters on shaping the priorities, themes and working methods of the bigger broadcasting corporations.
    En savoir plus : http://www.tandfonline.com/toc/fcwh20/13/2#.Ua8B74XbJZ8

  • CALABRESE Laura, L’Evenement en discours. Presse et mémoire sociale, Editions Academia / L’Harmattan, 2013, 289 p., 32 euros.

    Cet ouvrage explore un mécanisme récurrent du discours médiatique, celui de la nomination d’événements, qui joue un rôle fondamental dans notre perception de la réalité sociale. Comment expliquer le fait que des expressions génériques telles que "la crise" ou "la canicule" renvoient à des événements situés dans le temps et dans l’espace ? Pourquoi "Gaza, le voile" ou "Abu Ghraib" peuvent-ils renvoyer temporairement à des événements de l’actualité ? Comment les dates – 21 avril, 11 mars – se transforment-elles en dénominations d’événements ? Comment décodons-nous des expressions telles que "le 11 septembre de l’Europe" ou "un nouveau Tchernobyl" ? Pour répondre à ces questions, l’ouvrage procède à une description minutieuse des désignants d’événements, à partir d’un corpus d’exemples tirés de la presse écrite. Ces séquences linguistiques, largement partagées, sont des “prêts-à-dire” capables de condenser une énorme quantité d’information sur l’événement, de ses données les plus objectives (où, quand, quoi) aux plus subjectives (images, représentations), mais partagées intersubjectivement. Dans le discours d’information, elles servent à conserver la mémoire de notre histoire immédiate, en mémorisant des informations, des images et des discours sur les événements.
    En savoir plus : http://www.editions-academia.be/index2.php?PHPSESSID=3511ebaf09f94f356c5ca49be1466695

  • FRANCOIS-DENÈVE Corinne, Johnny à 20 ans. L’idole des jeunes, Au Diable Vauvert, 2013, 168 p., 12,5 euros

    Johnny Hallyday, c’est le monstre sacré français. Sa carrière n’a pas d’équivalent. Il connaît un succès constant depuis les années 1960, a vendu des millions de disques, rempli des stades. Ses mariages, ses divorces, ses enfants, alimentent la presse « people ». Ses soucis de santé passionnent les Français. Des fans inconditionnels le suivent depuis des années, il a sa marionnette aux Guignols, est imité par les humoristes populaires ou des sosies haut en couleur. La France entière connaît « Johnny », l’aime ou le déteste. On croit tout connaître de lui, mais cet ouvrage fourmillant d’informations nous détaille une période fondatrice et moins connue. Qui sont ses parrains dans le métier ? À qui Johnny emprunte-t-il son nom de scène ? Pourquoi se fantasme-t-il américain ? Qu’a-t-il fait en 1968 ? Pourquoi effraie-t-il les directeurs de salles en se roulant sur scène et en provoquant des émeutes ? Mais aussi pourquoi tente-t-il de se suicider, à 23 ans ? À 20 ans, Jean-Philippe a déjà créé le mythe de Johnny. Ce livre, qui s’appuie sur de nombreuses archives, sur ses chansons, et sur des entretiens avec des amis de l’époque, raconte la fabrication de ce mythe et aussi la réalité qui se cache derrière.
    En savoir plus : http://www.audiable.com/livre/?GCOI=84626100132410&fa=description

  • GUIBERT Gérôme, SAGOT-DUVAUROUX Dominique, Musiques actuelles : ça part en live. Mutations économiques d’une filière culturelle, Paris, IRMA Editions, 2013, 12 euros.

    Dans un contexte de crise qui déstabilise toute la filière musicale, cet ouvrage propose une analyse précise de l’économie des concerts de musiques actuelles. Du producteur à la salle de spectacles ou au festival, il décrit l’organisation de la chaîne d’acteurs qui contribuent à la réalisation d’un spectacle et les relations contractuelles qui les lient, variables selon le degré de notoriété des artistes. De tailles et de statuts très divers, les structures de spectacle vivant investies dans les musiques actuelles forment un ensemble hétérogène et fragile dont l’organisation diffère sensiblement de celle des pays anglo-saxons. La France se singularise ainsi par le rôle du producteur « employeur du plateau artistique » et par l’indépendance, le nombre et la diversité des entreprises, petites et moyennes, qui produisent des concerts pour des artistes confirmés ou en développement. Les auteurs soulignent les interdépendances croissantes entre les acteurs de l’industrie phonographique et de l’organisation de concerts, qui se traduisent par d’importants mouvements de concentration. De nouveaux acteurs – majors du disque, multinationales de l’entertainment ou de la communication – occupent désormais des positions stratégiques. L’ouvrage met également en avant les complémentarités entre circuits commerciaux, associatifs et publics, qui contribuent, chacun à des stades différents de la carrière des artistes, à la valorisation de la musique.
    En savoir plus : http://www.irma.asso.fr/Musiques-actuelles-ca-part-en-live

  • KRASTEVA Anna (dir.), E-citoyennetés, Paris, L’Harmattan, 2013, 254 p., 25 euros.

    Dans le monde numérique, le citoyen devient acteur à part entière et entre dans un espace où il défie et délégitime les puissants. L’Internet permet à l’espace public de changer d’échelle et s’affranchit des étiquettes politiques ; il aspire aussi à construire l’auteur et l’acteur, l’e-citoyen. Le cyberactivisme aspire à défier et refonder l’ordre établi. Cet ouvrage travaille deux thèses : L’Internet a un projet politique ; ce projet politique s’appelle l’e-citoyenneté, vitale, élargie, argumentée.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=40333

  • LÉVRIER Alexis, WRONA Adeline (dir.), Matière et esprit du journal. Du Mercure galant à Twitter, Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, 2013, 420 p., 20 euros.

    Qu’est-ce qu’un journal ? Un objet, ou un contenu ? Mais peut-on seulement penser l’un sans l’autre, la matière sans l’esprit du journalisme ? Si l’on veut comprendre l’évolution de la presse à travers les âges, alors il faut interroger la relation particulière qui s’établit dans l’univers périodique entre le discours et le support. Or, ce support n’a cessé de se métamorphoser au cours des siècles, depuis la naissance du journal sous l’Ancien Régime, jusqu’à ses derniers avatars au troisième millénaire. Cet ouvrage propose donc un parcours dans l’histoire de la presse, envisagée sous l’angle de sa matérialité : du Mercure galant, grand mensuel mondain de l’Ancien Régime, aux nouveaux outils d’information en ligne, tels Twitter, ce sont plus de trois siècles de pratiques journalistiques qui sont ici analysés. D’abord satellite du livre, le journal s’est peu à peu constitué en média autonome au cours du XVIIIe siècle, au point d’imposer son format, ses standards de mise en page, sa légèreté et sa mobilité. Il se massifie au XIXe siècle, et intègre les nouveaux modes de reproduction de l’image, devenus plus tard indispensables pour affronter la concurrence de l’audiovisuel. Au seuil du XXIe siècle, un autre défi s’impose enfin à la presse : imaginer un journal sans papier.
    Les quinze études présentées dans ce volume proposent d’ausculter l’objet journal selon des perspectives complémentaires, mais qui ont rarement été réunies à ce jour : analyse des liens entre journalisme et littérature, sociologie de la profession, étude des dispositifs techniques... Elles alternent monographies d’un titre de presse (Le Pour et le contre, La Bigarrure, Excelsior) et approches comparatives (la Une des quotidiens, le cas des news magazines, le journalisme face à Internet).
    En savoir plus : http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=1029

  • MARECHAL Denis, The History of a Popular European Radio Station : From Radio Luxembourg to RTL.FR (2 vol set), Lewiston, New York, Edwin Mellen Pr, 2013, 727 p., $199.95. Traduction : Christopher Todd.

    The book traces the history of a famous non-specialized commercial radio station, through from its beginnings in trans-frontier broadcasting in the 1930’s to its enviable position at the heart of a Europe-wide multi-media empire. Indeed, part of the book relates to rivalry with the BBC and other European broadcasters before and after the Second World War. The station played a pivotal role in the events of May 1968, and the evolving attitudes to homosexuality and other subjects, affecting even the use of language. Echoing the instability of the media world and the commercial and political tensions within it, the book also shows the struggle with various governments to defend freedom of expression.
    En savoir plus : http://mellenpress.com/mellenpress.cfm?bookid=8796&pc=9

  • MBONGO Pascal, PICCIO Carine, RASLE Michel, La liberté de la communication audiovisuelle au début du 21e siècle, Paris, L’Harmattan, 2013, 204 p., 19 euros.

    La libre communication des pensées et des opinions ne serait pas effective si le public auquel s’adressent les moyens de communication audiovisuelle n’était pas à même de disposer, dans le cadre du secteur privé et public, de programmes qui garantissent l’expression de tendances de caractère différent. Ces principes sont désormais mis à l’épreuve de la révolution et de la convergence numériques. Aussi le présent ouvrage s’interroge-t-il sur l’équité concurrentielle entre les opérateurs dans ce nouveau contexte.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=40526

  • OCTOBRE Sylvie, SIROTA Régine (dir.), L’enfant et ses cultures. Approches internationales, Paris, Ministère de la Culture et de la Communication / DEPS, 2013, 216 p., 12 euros.

    Comment les enfants reçoivent-ils, consomment-ils ou fabriquent-ils de la culture ? Est-il aussi sérieux de se pencher sur les poupées , les jeux vidéo ou les écrans numériques que sur la littérature enfantine ? Peut-on envisager les pratiques culturelles en ignorant l’enfance en tant que cible publicitaire ? Des spécialistes de renommée internationale, issus de la sociologie et de l’anthropologie, du marketing, des sciences de l’éducation, de la psychologie, des gender studies… débattent de l’articulation entre enfance et cultures. Que fait l’enfance à la culture et inversement que fait la culture à l’enfance ? Les pistes ouvertes par Alan PROUT, David BUCKINGHAM, Daniel Thomas COOK, Kaveri SUBRAHMANYAM et Patricia GREENFIELD, Néstor GARCIA CANCLINI et Jacqueline REID-WALSH sont autant d’éclairages sur l’évolution des pratiques et les mutations rapides qui affectent les conceptions de l’enfance face aux industries culturelles. Sylvie OCTOBRE et Régine SIROTA en proposent une mise en perspective intellectuelle. Effets d’âges et de générations, différences de genre, inégalités sociales, transmission et socialisation à la culture, consommation et production culturelle… ces thématiques transversales se croisent et se répondent en écho. Elles invitent en chœur à une grande ouverture intellectuelle, ouvrent des pistes en faveur d’une nécessaire inventivité théorique et méthodologique, et fournissent des outils de compréhension et d’action sur les mondes des enfants d’aujourd’hui et de demain.
    En savoir plus : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Etudes-et-statistiques/Les-publications/Questions-de-culture/L-enfant-et-ses-cultures.-Approches-internationales

  • PALOQUE-BERGES Camille, MASUTTI Christophe (dir.), Histoires et cultures du Libre. Des logiciels partagés aux licences échangées, Framasoft, 2013, 580 p., 25 euros.

    Fruit de la collaboration inédite d’auteurs provenant d’horizons disciplinaires différents, par des approches thématiques et des études de cas, cet ouvrage propose une histoire culturelle du Libre non seulement à travers l’histoire de l’informatique, mais aussi par les représentations sociales, philosophiques, juridiques et économiques qu’a cristallisées le mouvement du logiciel libre jusqu’à nos jours. À l’aide de multiples clés d’analyse, et sans conception partisane, ce livre dresse un tableau des bouleversements des connaissances et des techniques que ce mouvement a engendrés. Le lecteur saura trouver dans cette approche ambitieuse et prospective autant d’outils pour mieux comprendre les enjeux de l’informatique, des réseaux, des libertés numériques, ainsi que l’impact de leurs trajectoires politiques dans la société d’aujourd’hui.
    En savoir plus : http://framabook.org/wordpress/wp-content/plugins/download-monitor/download.php?id=82

  • TOURNIER Maurice (dir.), Des noms et des gens en guerre. Volume II : De la Seconde Guerre mondiale aux génocides (1939-1945), Paris, L’Harmattan, 2013, 282 p., 29 euros.

    La Seconde Guerre mondiale a marqué, de ses violences inhumaines, notre vocabulaire. Puis l’usage a commencé à charger d’une lourde histoire les noms de "colonialisme", "stalinien", "normalisation" (...). Ces héritages ont marqué de connotations sinistres tout un pan de notre lexique politique. Le pire, dans l’horreur qu’ils évoquent, est bien que la langue serve à dire la haine mais aussi à cacher la volonté de mort qui l’habite. Nous héritons de cette déshumanisation des noms, et devons l’exorciser.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39955

  • TOURNIER Maurice (dir.), Des noms et des gens en guerre. Volume I : De la Grande guerre au Front Populaire (1914-1939), Paris, L’Harmattan, 2013, 300 p., 31 euros.

    Entre 1914 et 1945, les conflits armés et les affrontements politiques se prêtent à l’élaboration de "noms en guerres" : la "langue des tranchées", synthèse pratique des argots, abrégés et patois parlés du côté des poilus. D’autres situations de communication où le français s’est trouvé secoué à l’époque sont dues à divers pôles de prise de parole (modes des Années folles, revendications féministes, provocations surréalistes...). Au long de cette étude, les noms sont replongés en tant qu’acteurs dans les discours qui ont fait l’histoire.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39953&razSqlClone=1

  • ZEGOUT Kamel, La Presse quotidienne en Grande-Bretagne. Une analyse socio-historique de l’information médiatique, Paris, L’Harmattan, 2013, 194 p., 20,5 euros.

    Cet ouvrage étudie l’évolution de la presse quotidienne en décryptant les valeurs historiquement prônées et les pratiques effectives. Basé sur une approche socio-historique, il scrute les rapports de sens entre les mises en forme de l’information et la manière dont celles-ci s’intègrent dans le cadre d’une stratégie entrepreneuriale soucieuse de la pérennité économique de l’entreprise de presse.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39771

    Articles/Revues
  • "Archives et patrimoines visuels et sonores", Sociétés et Réprésentations, n° 35, printemps 2013. Coord. : Marie-France Chambat-Houillon, Évelyne Cohen.

    Archives et patrimoines visuels et sonores, Marie-France Chambat-Houillon et Évelyne Cohen
    Approche historique du dépôt légal en France, Frédéric Saby
    Le patrimoine audiovisuel en Suisse : genèse, ressources, reconfigurations, Olivier Pradervand et François Vallotton
    Les politiques publiques de conservation et d’accès aux collections télévisées au Brésil, Itania Maria Mota Gomes
    Panorama des pratiques de diffusion des sources orales sur le web en France, Véronique Ginouvès
    Des archives méconnues pour le patrimoine visuel canadien : les films fixes d’enseignement, Didier Nourrisson
    L’émergence et l’élaboration d’un patrimoine télévisuel en Méditerranée, Maryline Crivello
    À la recherche de la radio scolaire. Une patrimonialisation en cours, Thierry Lefebvre
    De l’autre côté de l’écran : faire l’histoire des publics et de la réception télévisuelle, Géraldine Poels
    Comment travailler sur les archives de la télévision en France ?, Myriam Tsikounas
    Qu’a changé l’accès aux archives de la télévision dans mes recherches ?, François Jost
    Peut-on entendre Sarah Bernhardt ? Le piège des archives audio et le besoin de protocoles, Marie-Madeleine Mervant-Roux
    Histoires de vie, histoire dans la vie. Philippe Joutard et l’histoire orale à la française, Philippe Joutard et Anne-Marie Granet-Abisset

    En savoir plus : http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations.htm

  • "Écrans expérimentaux", Ecrans, n°1, 2013.

    Sommaire
    Luc Vancheri…. « L’Image-écran »
    Yves Schemoul… « L’Ecran et l’écranique »
    Hélène Vally… « Le Flou »
    Olivier Leplâtre… « Les Ombres blanches d’Hiroshi Sugimoto »
    Gilles Delavaud… « L’Ecran expérimental d’Alfred Hitchcock »
    Juliette Crépet… « De l’usage décoratif de la télévision »
    Catherine Bouko… « Quand l’écran se fait paupière »
    André Gaudreault… « Le Cinéma est mort, encore ! »
    Jean Serroy et Gilles Lipovetsky… « Les Pouvoirs de l’écran »
    Adrien Clerc… « Sur les écrans du Penny arcade »
    François Bon et Gilles Bonnet… « L’Ecran a disparu »
    En savoir plus : http://revue-ecrans.net/

  • "Caricature et politique au XXe siècle", Cahiers Daumier, n° 6 printemps 2013.

    Sommaire

    Editorial, Phillppe Valletoux

    Dossier : Caricature et politique au XXe siècle
    Les ténors politiques de la Quatrième République à l’épreuve du "Daumier du Palais-Bourbon" : Sennep, "le dernier des caricaturistes", Pierre Allorant
    Le nez du général de Gaulle : un bon support pour la critique politique, Guillaume Doizy

    Essais
    De Honoré Daumier à Orens Denizard, Bruno de Perthuis
    Honoré Daumier et Victor Hugo : divergences et sympathies d’un artiste et d’un poète, Gérard Pouchain
    La tradition du dérisoire chez les Roumains : le rire et la caricature, Adriana Dudas

    Lecture
    Dieu ai-je aimé cet être-là, Sophie Pauliac

    Dessin
    Marianne malade, Camille Besse


    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-cahiers-daumier-2013-118135159.html

  • "Les cultures des sciences en Europe (1). Dispositifs en pratique", Questions de communication, n°18/2013.

    Au-delà du simple état des lieux des pratiques, ce volume examine la construction et l’action des dispositifs de médiation en matière de cultures scientifiques et techniques. En effet, la culture scientifique et technique (CST) est inscrite de longue date dans les agendas politiques, avec plus ou moins d’insistance. Elle est également mise à profit pour répondre aux préoccupations socio-économiques et doit contribuer à résorber la « crise des vocations scientifiques » ou encore à calmer les controverses publiques autour de l’introduction et la pérennisation de certains artefacts technologiques dans la société, comme les OGM ou les nanotechnologies. En ce sens, examiner les dispositifs revient à mettre à jour les « philosophies » politiques sous-jacentes, ainsi que la manière dont leurs initiateurs conçoivent les publics et attendent des réponses de ceux-ci. Il s’agit aussi de montrer la créativité mise en œuvre dans ces actions. Ici, l’analyse des dispositifs de CST s’articule autour de trois axes. Comment la science est-elle mise en récit et en scène ? D’abord, comment rejoint-t-elle le quotidien du public, et ce, alors même que la vulgarisation tend à instaurer une distance entre le monde dit « profane » et la science ? Des dispositifs populaires, artistiques, ludiques sont ainsi présentés, sans oublier les médias classiques, comme la télévision qui, via ses séries de police scientifique, propose quotidiennement des histoires de science. En deuxième lieu, on s’interroge sur la manière dont les différents savoirs (populaires, personnels, professionnels…) composent avec le savoir scientifique. Ce dernier s’installe dans des domaines déjà investis de connaissances ; loin de céder la place, celles-ci résistent, parfois en se déployant dans des lieux autres que ceux de la CST. Enfin, l’un des mots d’ordre actuels des politiques en matière de choix technoscientifiques affirme le droit à la participation des citoyens. Mais où s’arrête ce droit lorsqu’il s’agit d’équipements lourds et/ou à fort potentiel économique comme le nucléaire ?
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100368620&fa=description

  • "Vivement dimanche. Media, Politics and France’s Electoral Year 2011-2012", Nottingham French Studies, vol. 52, n°2, summer 2013. Coord. : Sheila Perry and Paul Smith.

    Sheila PERRY, Paul SMITH, "Introduction : The French Electoral Year 2011-2012"
    Paul SMITH (University of Nottingham), "Et ce qui devait arriver arriva. The Senate falls to the left"
    Raymond KUHN (Queen Mary, University of London), "Electoral Cross-dressing : The Role Reversal Campaigns of Nicolas Sarkozy and François Hollande"
    Dimitri ALMEIDA (Göttingen University) : Towards a post-radical Front national ? Patterns of ideological change and dédiabolisation in the French radical right
    Jamil DAKHLIA (Université de Nancy 2) : La présidentielle de 2012 vue du people : Bis repetita ou « normalisation » ?
    Guillaume FRADIN (Université Paris II – Panthéon-Assas) : "Présidentielle 2012 : la levée du dernier tabou de l’infodivertissement à la télévision française"
    Sheila PERRY (University of Nottingham) : "Out-of-touch Television ? The Presidential Election and the Persistence of Prime-time Television Debate Programmes"
    Arnaud RICHARD, Marion SANDRÉ : "Le débat de primaires : apparition d’un nouveau genre de discours politique à la télévision française"
    Alexandre BORRELL (Doctorant en histoire au CEPOC-POLEN, Université d’Orléans) : S’adresser aux électeurs face caméra dans la campagne officielle : figure imposée ou programme libre pour les candidats ?"
    David HANLEY (University of Portsmouth) : "Long marches, fatal decline and the comforts of vassalisation : the French legislative elections of June 2012"
    En savoir plus : http://www.euppublishing.com/journal/nfs

    Multimedia

Mai 2013

    Livres
  • ANTHEAUME Alice, Le Journalisme numérique, Paris, Les presses de Sciences Po, 2013, 14 euros.

    Interagir avec les lecteurs, enquêter sur le terrain numérique, délivrer des informations en continu : à l’ère des smartphones et des réseaux sociaux, ces impératifs bouleversent les savoir-faire journalistiques traditionnels et colonisent peu à peu la vie des rédactions. Tout producteur d’informations, professionnel ou amateur, doit savoir trouver des sources en ligne, glaner des témoignages sur le réseau, animer une discussion avec les internautes, se repérer sur le Web parmi des milliers de données, vérifier instantanément la crédibilité d’une promesse politique, distinguer une image truquée d’une vraie photo, ou encore jongler avec les temporalités et les supports. Un ouvrage à lire en temps réel, pour plonger dans la vague numérique qui a déjà emporté le public.
    En savoir plus : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100477560&fa=description

  • BONI Marta, BOUTANG Adrienne, LABORDE Barbara, MERIJEAU Lucie (dir.) , Networking images. Approches interdisciplinaires des images en réseau, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2013, 158 p., 21,5 euros.

    Qu’arrive-t-il aux images dès lors que, à l’ère de YouTube, des réseaux sociaux et de l’échange peer-to-peer sur Internet, elles émergent et se déploient au sein d’un « contenant » inédit, les « réseaux », constellations immatérielles ne respectant ni hiérarchies ni frontières ? Le présent ouvrage a pour objet d’interroger, dans une perspective interdisciplinaire, les multiples conséquences de l’émergence d’un univers « connecté », venu s’ajouter à un fonctionnement pyramidal plus traditionnel. Par-delà les fantasmes qu’ont pu susciter des bouleversements technologiques récents, ce livre tente d’étudier concrètement les altérations produites par ce nouveau véhicule sur les images qu’il met en circulation. La mise en réseau facilite le partage et la circulation, donnant une ampleur inédite à des phénomènes traditionnels (nouvelle cinéphilie, appropriations variées au sein de communautés de fans). Mais le réseau vient aussi, plus profondément, faire imploser les frontières et les répartitions traditionnelles entre créateurs et spectateurs, entre sphère intime et sphère publique et entre l’œuvre d’art et ses « marges », visionnage et recréation.
    En savoir plus : http://psn.univ-paris3.fr/ouvrage/17-networking-images-approches-interdisciplinaires-des-images-en-reseau

  • COURTOIS Juliette, Frédéric Mitterrand : une approche du 7e art au petit écran, Ina Éditions, 2013, 224 p., 22 euros.

    En prononçant ces mots en 1982, alors que débute à peine sa carrière télévisée avec l’émission Étoiles et toiles, Frédéric Mitterrand ne s’attendait sûrement pas à devenir l’une des figures mythiques de la télévision des années 1980-90.Passant par tous les genres, de la variété au talk-show, de l’émission cinéphile au documentaire, Frédéric Mitterrand traverse 14 ans d’une histoire télévisuelle tourmentée, en s’inventant un personnage atypique, hors des modes et hors du temps, au service d’un cinémaglorifié. Mais qui est Frédéric Mitterrand avant d’entrer en télévision ? Quels liens entretient-il avec le cinéma ? Comment se retrouve-t-il sous le feu des projecteurs ? Et quels liens fait-il naître entre le cinéma et la télévision ?En dressant le portrait de l’homme de cinéma, cet ouvrage cherche à montrer comment de 1981 à 1995, Frédéric Mitterrand a utilisé la télévision comme tribune pour exposer sa philosophie du cinéma. Et en analysant ces mêmes émissions, l’auteur nous montre comment Frédéric Mitterrand est devenu l’une de ces grandes figures de la télévision.
    En savoir plus : http://www.institut-national-audiovisuel.fr/actualites/agenda/2013_04_evenements/sortie-du-livre-frederic-mitterrand-une-approche-du-7eme-art-au-petit-ecran.html

  • FLÉCHET Anaïs, « Si tu vas à Rio... » La musique populaire brésilienne en France au XXe siècle, Paris, Armand Colin, 2013, 392 p., 25 euros.

    Longtemps ignorés des Européens, les rythmes du Brésil ont connu un fort engouement dans la société française et suscité de véritables modes musicales tout au long du XXe siècle. Dès la veille de la Première Guerre mondiale, la maxixe fait son apparition dans les dancings parisiens, bientôt suivie par les Saudades du Brésil de Darius Milhaud et les Choros d’Heitor Villa-Lobos. Samba, baião, bossa nova, chanson engagée et tropicalisme sont ensuite venus enrichir le paysage sonore français et ont donné lieu à des transferts culturels complexes entre les deux rives de l’Atlantique. Comment ces musiques brésiliennes sont-elles parvenues dans l’Hexagone et que nous apprend leur réception sur la société de l’époque ? Quelles pratiques rythmiques et instrumentales ont été adoptées, adaptées et revendiquées par les musiciens français ? Comment écoutait-on le monde avant les « musiques du monde » ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage, à la croisée de l’histoire culturelle et de l’histoire transnationale, se propose de répondre. En retraçant l’itinéraire de la musique populaire brésilienne en France, en interrogeant les médiations qui ont permis ces circulations musicales et en déconstruisant les imaginaires du Brésil qui y sont associés, c’est aussi le cadre plus général de la mondialisation culturelle qui est ici interrogé.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/publications/si-tu-vas-a-rio--272101.kjsp?RH=1298630558494

  • MARTIN Laurent, POIRRIER Philippe (dir.), Démocratiser la culture ! Une histoire comparée des politiques culturelles, Actes journée d’études février 2012 (Comité d’histoire du ministère de la culture, Centre d’histoire de Sciences Po, Centre Georges Chevrier).

    SOMMAIRE
    Introduction - Une histoire comparée de la démocratisation de la culture - Philippe Poirrier
    La démocratisation de la culture en France : une ambition obsolète ? - Laurent Martin (Sciences Po Paris)
    Controverses à propos de la démocratisation de la culture en Belgique francophone depuis les années 60 - Jean-Louis Genard (Université Libre de Bruxelles)
    La démocratisation de la culture en Italie - Carla Bodo (Rome : Associazone per l’Economia della Cultura)
    Démocratiser la culture en Irlande : une politique pragmatique - Alexandra Slaby (Université de Caen)
    Les politiques de démocratisation culturelle en Grande-Bretagne de 1940 à nos jours : légitimation ou instrumentalisation ? - Cécile Doustaly (Université de Cergy-Pontoise)
    Démocratiser la culture. Le cas des États-Unis d’Amérique.Un contexte en évolution - Jean-Michel Tobelem (Option Culture)
    Démocratiser les pratiques culturelles : l’exemple bulgare. Les enjeux de la transition démocratique, 1989-2012 - Svetla Moussakova (Université de Paris III Sorbonne-Nouvelle)
    Postface : Quels contenus pour la démocratisation culturelle dans l’Europe du XXIe siècle ? - Anne-Marie Autissier (Université de Paris VIII)
    En savoir plus : http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/publications/Democratiser_culture/Democratiser_culture.html

  • PERRINEAU Pascal (dir.), Le Vote normal. Les élections présidentielle et législatives d’avril-mai-juin 2012, Paris, Presses de Sciences Po, 2013, 30 euros.

    Les élections présidentielle et législatives d’avril-mai-juin 2012 ont abouti à l’expression d’un « vote normal ». Normal, au sens indiqué dès les années 1960 par le politiste américain Philip Converse, quand aucune force politique de circonstance ne parvient à détourner le vote d’une victoire annoncée depuis plusieurs années, en l’occurrence celle de la gauche. Normal, parce que l’un des candidats à la présidentielle, François Hollande, a opposé cette posture politique au comportement « anormal » ou « hors normes » de ses challengers successifs : Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy. Normal, enfin, parce que le vote sanction de 2012 a frappé de plein fouet le législatif et l’exécutif sortants, comme dans tous les pays européens en crise. Une telle « normalité » politique sera-t-elle tenable sur la durée de l’exercice présidentiel ? Une « présidence normale » est-elle une erreur de tempo dès lors que le pouvoir et sa majorité sont confrontés à des difficultés majeures et à une conjoncture hors du commun ?
    Ont également contribué à cet ouvrage : Marilyn Augé • Pierre Avril • Daniel Boy • Frédérik Cassor • Bruno Cautrès • Flora Chanvril • Jean Chiche • Élisabeth Dupoirier • Odile Gaultier-Voituriez • Christine Gire • Gérard Grunberg • Jérôme Jaffré • Karolina Koc Michalska • Laurence Morel • Anne Muxel • Christophe Piar • Luc Rouban • Sylvie Strudel • Gauthier Vaillant • Thierry Vedel
    En savoir plus : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100896760&fa=description

    Articles/Revues
  • "L’appel du divertissement", Télévision, n° 4, 2013.

    Tous les genres, qu’ils visent à informer ou à cultiver, subissent l’appel du divertissement, qui est, pour les chaînes, ce que fut le chant des sirènes pour les navigateurs : à la fois un désir irrépressible et l’instrument de leur perte. Comme les femmes-poissons dévoraient les marins, le divertissement engloutit les programmes. La peur de faire fuir son auditeur si l’on est trop sérieux, l’idée qu’on ne peut apprendre qu’en s’amusant imposent d’introduire une dose de divertissement dans tous les genres « sérieux ». L’évolution la plus forte est venue du côté de la médiatisation de la politique, d’abord introduite dans les émissions de divertissement et donnant lieu à ce qu’on appelle aujourd’hui l’infotainment. La télévision participe au mouvement de ludification de notre société. Ce numéro de Télévision en montre les mécanismes en prenant comme objet les programmes que nous regardons tous les jours.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Sociologie--Ethnologie--Anthropologie/6718-television-francois-jost.html

  • "Médias et culture de soi", Recherches en communication, n° 36, 2013. Coord. : Laetitia Biscarrat, Mélanie Bourdaa et Geoffroy Patriarche

    Sommaire
    Métriques de soi et self-tracking : une nouvelle culture de soi à l’ère du numérique et de la modernité réflexive ? (Fabien Granjon, Véra Nikolski, Anne-Sylvie Pharabod)
    Devenez vous-même.com. Des enjeux d’une culture de soi portée par la communication de recrutement de l’armée de terre en France (Thomas Heller)
    Tarnation ou la vie en jeu (Lise Gantheret)
    Existence singulière, mode d’emploi. Quand l’artiste-écrivain est invité à se dire au micro (Anne-Outram Mott)
    Production participative d’information sur internet. Expression citoyenne, engagement civique et culture de soi (Julie Denouël)
    La part de soi et la part de l’autre dans les usages juvéniles d’Internet. Pour une conciliation des dimensions personnelle et collective au sein de l’espace numérique (Elodie Kredens)
    L’expérience spectatorielle comme technique de soi racialisante (Maxime Cervulle)
    Du « d’où tu parles ? » au « d’e tu parles ? ». Dystopies, utopies et expérimentations de la place du sujet dans l’imaginaire social et problématiques symboliques de sociabilité qui leur sont corrélatives (Benjamin Lesson)
    Buck Angel & les Public Service Announcement : la culture de soi sur Youtube comme stratégie de visibilité pour la communauté trans’ (Luc Schicharin)
    Identité narrative et Internet : quel concept pour quelle réalité ? (Julien Garnier)

    Varia
    Le stéréotypage médiatique du genre féminin (Justine Marillonnet)


    En savoir plus : http://sites.uclouvain.be/rec/index.php/rec/issue/view/533

  • "Sports, jeunes et médias : les liaisons dangereuses ?", Jeunes et médias, Les cahiers francophones de l’éducation aux médias, n°5, 2013.

    Participant au développement corporel, véhiculant des messages, s’imposant comme un enjeu financier d’envergure, séduisant les médias de masse, le sport embrasse la jeunesse comme nul autre public. L’image médiatique des sportifs, les valeurs qu’ils incarnent ou non dans les médias, font l’objet de débats passionnés, d’autant qu’on prête volontiers au sport des vertus pédagogiques, en particulier auprès des publics jeunes. De l’image de la femme au hooliganisme, de l’ambivalence du journalisme sportif au rapport des jeunes à leurs stars, de l’émergence d’un véritable outil de communication à la marchandisation du sport, ce cinquième "Cahier francophone de l’éducation aux médias" sonde l’univers sportif et les rapports qu’il entretient avec la jeunesse : une double analyse, médiatique et sociologique, pour mieux comprendre un jeu d’influences parfois ambigües.
    En savoir plus : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782342006353

    Multimedia

Avril 2013

    Livres
  • BONNET Eric (dir.), Esthétiques de l’Écran. Lieux de l’image, Paris, L’Harmattan, 2013, 186 p., 18 euros.

    L’écran constitue un lieu d’attente. Écran et surface picturale sont autant réceptacle spatial et matériel des opérations visuelles qu’espace mental qui fait naître l’image, les figures, les éléments et leur agencement. La généralisation des écrans dans la vie contemporaine a-t-elle modifié la conception des surfaces picturales ? Comment le peintre repense-t-il le support, la surface, le plan, l’espace, les figures dans le contexte des surfaces écraniques ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39749

  • CHOMARAT Luc, La publicité, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2013, 128 p., 9 euros.

    La publicité n’a jamais été considérée comme une activité moralement neutre, à l’inverse du commerce par exemple, dont elle est pourtant une simple facette. Il n’est pas si simple de comprendre pourquoi, ni de rendre compte objectivement de la place et du fonctionnement de la publicité en tant que secteur d’activité. En adoptant le « point de vue du publicitaire », cet ouvrage démonte les rouages de la fabrique de la publicité. Du « brief client » à la diffusion de la campagne, il nous donne à comprendre le fonctionnement concret d’une agence publicitaire : comment les professionnels répondent aujourd’hui aux besoins de communication des annonceurs. Non sans humour, il interroge aussi – de l’usage d’Internet aux développements des « ghosts » – les mutations actuelles du métier et nous invite, grâce à de nombreux exemples, à décrypter les logiques de création en matière de publicité. Car, enfin, c’est quoi une bonne pub ?
    En savoir plus : http://www.puf.com/Que_sais-je:La_publicit%C3%A9_%282%29

  • COLLOVALD Annie, NEVEU Erik, Lire le noir. Enquête sur les lecteurs de récits policiers, Presses universitaires de Rennes, 2013, 296 p., 18 euros.

    Lire le noir est une investigation sur les lecteurs de récits policiers, leurs pratiques et les aspects sociaux et identitaires en jeu. Ils y trouvent à la fois les attraits des littératures de distraction, de savoir et de salut, ce qui peut expliquer les raisons du succès du genre auprès d’un large public. À partir de l’analyse de grandes enquêtes et d’entretiens approfondis, cet ouvrage révèle de troublantes coïncidences entre les biographies des lecteurs et leur attrait pour le polar. Ce livre est la réédition d’un ouvrage paru en 2004 à la BPI du Centre Pompidou.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3165

  • GUIGO Pierre-Emmanuel, "Le Chantre de l’opinion". La communication de Michel Rocard de 1974 à 1981, Paris, INA Editions, 2013, 260 p., 20 euros. Evénement SPHM

    La communication fait aujourd’hui beaucoup parler d’elle. Pourtant si l’on met en lumière la nouveauté, il faut aussi voir ses racines les plus profondes. C’est ici l’objectif de Pierre- Emmanuel GUIGO en s’intéressant en particulier à la personnalité pionnière de Michel Rocard. Bien que son succès médiatique ne paraisse plus aussi évident aujourd’hui, Michel Rocard fut certainement l’un des premiers hommes politiques, tout particulièrement à gauche à comprendre l’importance des médias et des sondages et à soigner sa communication, et ce, dès ses débuts. Marginal par ses idées et son parcours au sein du Parti socialiste, qui le poussèrent d’ailleurs très tôt à s’intéresser à l’opinion et aux médias, il trouva dans la communication politique un moyen essentiel de dialogue avec une opinion publique dont le rôle devenait alors croissant. Sa communication des plus originales, s’appuyant sur tout un panel de techniques alors en gestation comme les sondages, les études marketing, le videotraining, ainsi que sur un style tranchant avec les discours de ses contemporains, fit de lui un acteur central du jeu politique des années 1970 et 1980. De simple militant, il devint l’un des candidats les plus sérieux pour l’élection présidentielle de 1981, devançant même François Mitterrand dans les sondages. Mais cette histoire est aussi celle d’un échec, même s’il ne faut pas y voir une quelconque fatalité téléologique. La vie politique était alors bien différente, les idéologies, les partis, jouaient alors un rôle essentiel dans le choix du candidat et firent barrage à l’ascension fulgurante du tenant de la "deuxième gauche". Un échec qui nous rappelle ainsi que la communication ne fait pas tout. S’appuyant sur de nombreuses archives sur un large panel d’interventions de Michel Rocard dans les médias, l’historien veut ici restituer une époque qui apparaît lointaine par les balbutiements et certaines erreurs (le célèbre Appel de Conflans-Sainte-Honorine est encore aujourd’hui étudié comme l’exemple à ne pas suivre dans les écoles de communication), mais surtout si proche de nous par la modernité des techniques mises en oeuvre et par les évolutions sociales et politiques qu’elles mettent en valeur.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications/ina-editions

  • HÉRON Pierre-Marie, LINARÈS Serge (dir.), Jean Cocteau. Pratiques du média radiophonique, Minard Lettres modernes, 2013, 244 p., 24 euros.

    Durant une trentaine d’années en France, entre 1930 et 1960, à côté d’une presse écrite très vivante et avant d’être détrônée par la télévision comme média de masse, la radio a été pour des écrivains de plus en plus nombreux à mesure qu’elle se perfectionnait techniquement, un terrain de jeu, d’expérimentation et de création stimulant. Avec Desnos et Cendrars, Cocteau figure parmi les pionniers des années trente. Sa curiosité pour le média, sans doute préparée depuis longtemps par son intérêt artistique pour les autres machines parlantes (phonographe, téléphone), s’éveille vraiment en 1934. Elle le conduit à partir de 1937 à collaborer à plusieurs postes privés et publics comme auteur, producteur, présentateur, interprète ou simple participant de nombreuses émissions. L’inventaire publié en 2010 sur le site scientifique Jean Cocteau de l’Université de Bruxelles, animé par David Gullentops, dénombre plus de 400 émissions en France dans lesquelles Cocteau est présent à un titre ou un autre, tandis que le huitième numéro des Cahiers Jean Cocteau (2010) réunit un choix significatif de textes, dessins et photos permettant d’illustrer les diverses facettes de la relation de Cocteau au média.

    Complémentaire de ces deux publications, le dossier du présent volume explore la présence artistique et médiatique de Cocteau et de son œuvre à la radio au long de sa vie. Après une vue d’ensemble par Pierre-Marie Héron, trois études s’intéressent aux dramatiques tirées de son œuvre. Serge Linarès examine le travail d’adaptation opéré sur trois romans en vue de leur réalisation sonore : Les Enfants terribles en 1947, Le Grand Écart en 1956, Thomas l’imposteur en 1961. L’adaptation de Les Enfants terribles par Agathe Mella, revue par l’écrivain, est encore analysée par Michel Collomb, sous trois angles : narration, traitement du temps, création d’une dimension sonore. De son côté, Marianne Bouchardon se penche sur la radiodiffusion des pièces de théâtre, avec les questions que pose le remplacement de la mise en scène par la mise en ondes. Les deux études suivantes sont complémentaires : tandis que Marie-Ève Thérenty analyse le comportement de Cocteau en interview, des scénographies publiques aux reformulations en coulisse recueillies dans Le Passé défini, Guillaume Boulangé entraîne le lecteur dans le courant des années 1956-1957 du même journal intime, où la radio et la télévision font l’objet de commentaires abondants. On ne quitte pas tout à fait les genres radiophoniques parlés dans les deux contributions suivantes : avec le Journal du Testament d’Orphée, série de Roger Pillaudin, Alexandre Castant s’intéresse au montage et à la portée d’une formule située au croisement de l’entretien-feuilleton et du reportage, avec la participation active de Cocteau. Pierre-Marie Héron étudie de son côté le genre de l’hommage tel que l’a illustré le poète dans les années cinquante : variété des formes, styles de diction. Pour clore ce dossier, c’est vers le poète lecteur de ses poèmes pour la radio ou le disque que se tourne David Gullentops, à partir d’enregistrements de textes de Plain-Chant et d’Opéra.

    La section des Mélanges accueille trois études sur des sujets variés. Dans la première, Hervé Lacombe propose une analyse fouillée de la version lyrique que Francis Poulenc donna de La Voix humaine en 1959. Françoise Simonet-Tenant, pour sa part, traite de l’écriture du moi dans La Belle et la Bête. Journal d’un film. On ne quitte pas le champ du cinéma avec la contribution de Marcel Turbiaux, qui évoque les relations de Cocteau avec François Truffaut. Somme toute, cette livraison entend, à l’égal des précédentes, ouvrir le spectre des interprétations auxquelles l’œuvre de Cocteau se prête si volontiers, autant par sa variété de relief que par ses lignes de force.


    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/publications/publications-2012/jean-cocteau-267925.kjsp?RH=1295348125773

  • LAFRANCE Jean-Paul, La Civilisation du clic. La vie moderne sous l’emprise des nouveaux médias, Paris, L’Harmattan, 242 p. 25 euros.

    Les nouvelles technologies d’information et de communication ont changé l’homme dans son quotidien et dans ses comportements. Naître dans cette civilisation, c’est être toujours à un "clic" de l’énorme richesse contenue dans internet : c’est pouvoir joindre n’importe qui grâce à son smartphone, savoir en tous lieux et en tout temps où l’on se trouve, c’est se croire éternel et ignorer le risque de la mort parce ce que l’on peut toujours remettre à zéro les compteurs, comme dans les jeux vidéo.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39899

  • LAMBEAU Frans (dir.), Dictionnaire illustré de la bande dessinée belge sous l’Occupation, Waterloo, André Versaille Éditeur, 2013, 340 p., 34,50 euros.

    S’il existe de nombreux ouvrages consacrés à l’étude de la bande dessinée, aucun ne s’est intéressé jusqu’à présent au cas spécifique du 9e art en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale. Pourtant cette période présente de nombreux aspects passionnants et révèle un véritable “âge d’or”, né de l’éclosion de formidables talents nationaux, appelés notamment à remplacer les séries importées des États-Unis et stoppées par la guerre. Les quelque 270 entrées de ce Dictionnaire présentent non seulement des auteurs – scénaristes et dessinateurs –, des œuvres, des personnages, des éditeurs, des genres, mais également le difficile contexte politique, culturel et social de l’époque qui donne sa couleur à l’ensemble. On y croise aussi bien Hergé que M. Antoine, J.-M. Charlier, F. Dineur, J. Doisy, J. Dratz, A. Fromenteau, F. Funcken, Ch. Gilbert, B. Heuvelmans, E. P. Jacobs, Jijé, J. Laudy, J. Van Melkebeke, J. Meuwissen, Mitacq, M. Moniquet, A. Peclers, Rob-Vel, Sirius, Tenas, M. Tillieux ou W. Vandersteen – et bien d’autres encore !
    En savoir plus : http://www.andreversailleediteur.com/?livreid=847

  • LE NOZACH Delphine, Les produits et les marques au cinéma, Paris, L’Harmattan, 2013, 196 p., 19 euros.

    La sphère de la publicité intègre fréquemment celle du cinéma. Depuis plus d’un siècle, des produits et des marques figurent dans les longs métrages de fiction. Au-delà des aspects marketing, commerciaux et économiques de cette technique, cet ouvrage adopte un point de vue innovant en examinant la place accordée aux produits et aux marques dans la création cinématographique.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39871

  • Livret de l’exposition, Le pouvoir en actes Fonder, dire, montrer, contrefaire l’autorité, Paris, Archives nationales, 2013.

    A l’origine de ce projet (...), réside la conscience d’une équation à plusieurs termes, unissant autorité, acte, authentique et archives. Du maintien de cette équation dépend, précisément, la pérennité de ses termes. Il incombe donc au pouvoir d’en assurer la viabilité : très directement, en amont, lorsque lui revient l’acte de fonder (y compris de fonder les actes consignant l’expression de cette fondation), puis, au prix de médiations dont il est censé conserver le contrôle, tout au long d’une chaîne de délégations qui assure la transmission de ces actes et leur mise en œuvre. En aval se trouvent les Archives et les archivistes, puissances autorisantes a posteriori, puisque il leur appartient de préserver mais plus encore de produire l’authentique aux utilisateurs – administrations, chercheurs – qui en font la demande Pour comprendre l’importance qu’accorde la puissance souveraine à la mise en œuvre de tels dispositifs, il est essentiel de revenir aux actes eux-mêmes. L’enjeu consistait à montrer, par la présentation de pièces spectaculaires et parlantes et le recours à des outils de médiation audiovisuelle diversifiés (diaporamas, enregistrements, films, animations), comment l’acte, futur document d’archives, constitue la manifestation par excellence du pouvoir souverain. Il contribue en effet à fonder l’autorité, en la nommant, en l’articulant aux notions connexes qui décrivent l’exercice du pouvoir – auctoritas/potestas, i : l’autorité et l’exécution de ses commandement, pleine puissance et souveraineté – des temps mérovingiens, où se généralise l’emploi du mot d’auctoritas pour désigner l’acte lui-même, jusqu’à l’époque contemporaine qu’inaugure, en France, le transfert de la souveraineté, du roi à la Nation, et qui fonde comme principe constitutionnel l’autorité dans le peuple.
    En savoir plus : http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/musee/exposition-le-pouvoir-en-actes.html

  • TUHKUNEN Taïna, Le Sud et ses héroïnes à l’écran, Éditions Rouge profond, 2013, 352 p., 26 euros.

    Richement illustré, ce livre d’histoire, d’analyse des formes et des genres se focalise sur les figures féminines dans le cinéma américain. Particulièrement les héroïnes sudistes, depuis La Case de l’oncle Tom de 1903, Naissance d’une nation de D.W. Griffith et Autant en emporte le vent jusqu’à La Couleur des sentiments et Les Bêtes du Sud sauvage. Cette lignée de Sudistes compte nombre de personnages remarquables incarnés par Bette Davis, Vivien Leigh, Hattie McDaniel, Shirley Temple, Elizabeth Taylor, Louise Beavers, Ethel Waters, Jennifer Jones, Theresa Harris, Fredi Washington… À travers elles, Taïna Tuhkunen montre qu’il existe un genre southern à part entière, aux multiples ramifications et tensions. L’imaginaire sudiste dépasse les limites des genres en même temps que les frontières géographiques, transgresse les codes en engageant l’Amérique tout entière – le dernier avatar en la matière est Django Unchained de Quentin Tarantino. Multiple et impur, car nourri à la manière des vampires de True Blood du réel et du faux, de vrai sang et de sang synthétique, le southern interdit son intégration à un seul projet idéologique ou artistique. Les figures féminines, abondantes, fortes et variées, sont là pour en dire la vitalité, ouvrant aux grandes fictions, aux mélodrames intimistes, aux chroniques épiques et réalistes ou aux cauchemars plus fantastiques.
    En savoir plus : http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/publications/publications-2012/demain-sera-un-autre-jour-264082.kjsp?RH=1295348125773

    Articles/Revues
  • "Présidentielle 2012", Genre, sexualité et société, Hors-série n° 2, 2013. Coord. : Marion Paoletti, Margaret Maruani, Sandrine Lévêque, Lucie Bargel et Catherine Achin

    Sommaire

    Catherine Achin, Lucie Bargel, Sandrine Lévêque, Margaret Maruani, et
 Marion Paoletti
    La campagne présidentielle française de 2012

    Cadrage médiatique et production journalistique du genre

    Sandrine Lévêque : Cadrage médiatique et production journalistique du genre
    Frédérique Matonti 
 : Paradoxes du stigmate : les représentations médiatiques de Marine Le Pen
    Marlène Coulomb-Gully 
 : « Mâle ou normal ? ». Incarnation et masculinité(s) du couple Hollande-Sarkozy dans la campagne présidentielle de 2012
    Séverine Chauvel et Amélie Le Renard 
 : Comment le travail journalistique amplifie la hiérarchie de genre. Une rédaction pendant la campagne présidentielle de 2012

    Jeux de genre en campagne

    Françoise de Barros 
 : Les jeux sur le genre : retour à la normâlité
    Clément Arambourou 
 : De la masculinité de François Bayrou. Une analyse en creux des conditions d’efficacité d’un registre identitaire controversé
    Marion Paoletti 
 : Porte-parole dans la campagne présidentielle : incarner son genre avec classe

    Les questions de genre et de sexualité comme enjeux politiques

    Julie Gervais 
 : Les questions de sexualité et de genre comme enjeux politiques dans l’élection présidentielle française de 2012
    Léa Morabito 
 : Les partis politiques face aux associations : polarisation, confrontation, collaboration sur les enjeux de sexualité dans la campagne présidentielle de 2012
    Massimo Prearo 
 : L’espace du militantisme LGBT à l’épreuve des présidentielles

    Conclusion

    Catherine Achin et Lucie Bargel : « Montrez ce genre que je ne saurais voir ». Genre, sexualité et institutions dans la présidentielle de 2012


    En savoir plus : http://gss.revues.org/index2609.html

  • "Sources et flux de nouvelles", Sur le journalisme, Vol. 2, n° 1, 2013. Coord. : François Demers, Florence Le Cam, Fabio Henrique Pereira, Denis Ruellan.

    Sommaire
    François Demers, Florence Le Cam, Fabio Henrique Pereira, Denis Ruellan
    La dynamique sociale des sources et flux des nouvelles (Eric Lagneau, Jérémie Nicey, Michael Palmer, Franck Rebillard)
    The social dynamics of sources and flows of news (Eric Lagneau, Jérémie Nicey, Michael Palmer, Franck Rebillard)
    The world according to (Thomson) Reuters (John Jirik).
    As ONGs na imprensa. As fontes não governamentais na imprensa diária (Sónia Lamy)
    Des journalistes enfin libérés de leurs sources ? Promesse et réalité du "journalisme de données " (Sylvain Parasie, Eric Dagiral)
    La circulation des nouvelles sur l’internet. L’interconnexion médiatique au service du pluralisme ? (Emmanuel Marty, Annelise Touboul)
    Information flows in sub-Saharan Africa (Chris Paterson)
    VARIA
    Google et les éditeurs de presse en ligne. Une configuration négociée et négociable (Guillaume Sire)
    En savoir plus : http://surlejournalisme.com/rev/index.php/slj/issue/current

  • BERGER Eric, "Quand les journalistes travaillent à la chaîne", Santé & Travail, n°082, avril 2013.

    Production en équipes alternées, de nuit, le week-end, surcharge de travail, stress… Sur les chaînes d’information en continu, les conditions de travail des journalistes ne sont pas sans rappeler celles de l’industrie, avec de vrais risques pour leur santé. Arrestation de Dominique Strauss-Kahn, tsunami au Japon, décès de Michael Jackson… Les journalistes des chaînes d’information en continu sont généralement les premiers sur le coup. Leur très grande rapidité à couvrir l’événement en organisant en urgence un duplex est devenue la marque de fabrique de ces télévisions. Depuis la création de CNN en 1980 aux Etats-Unis, les chaînes d’information non-stop se sont imposées dans le paysage audiovisuel français. TF1 a créé LCI, puis sont venues i>Télé (Canal+), BFM TV et BFM Business (NextRadio TV), France 24 (Audiovisuel extérieur de la France) et plus récemment L’Equipe 21 (groupe L’Equipe), entièrement dédiée au sport. Pour ces chaînes, c’est l’actualité qui commande.
    En savoir plus : http://www.sante-et-travail.fr/index.php?ogn=MODNL_257&prov=&cat=&lg=fr&id_article=63311&id_publication=1205

    Multimedia

Mars 2013

    Livres
  • BÉNARD Nicolas, CULAT Robert, Opeth. Damnation et délivrance, Rosières-en-Hayes, Camion Blanc, 2013, 476 p., 36 euros.

    Royaume de Suède, début des années 1990. Dans le pays en crise, la scène métal trouve un terrain de jeu idéal. Chaque semaine, de nouvelles formations voient le jour. Originaire de Stockholm, Opeth fait partie de ces groupes de death metal aux riffs novateurs, mais dont le caractère extrême de la musique limite a priori sa diffusion. Pourtant, sous la houlette de son maître à penser Mikael Åkerfeldt, Opeth sort progressivement de l’ombre. 20 ans après sa création, la formation suédoise fait partie du gotha métallique non seulement local, mais international. Mieux : depuis ABBA, aucun artiste suédois n’a connu un tel engouement à l’échelle planétaire. Nicolas Bénard et Robert Culat décryptent les raisons de ce succès en étudiant l’histoire et l’imaginaire d’Opeth. Une lecture non exclusive, mais qui lève le voile sur un groupe dont l’obscurité du discours ne freine nullement sa dynamique de progression.
    En savoir plus : http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&ID=347

  • BIKIALO Stéphane, ENGÉLIBERT Jean-Paul (études réunies et prés. par), Dire le travail. Fiction et témoignage depuis 1980, Presses universitaires de Rennes, 2013, 322, 18 euros.

    Le monde du travail, observé, décrit, raconté ou fictionné pour lui-même n’est pas un objet comme un autre, mais un de ceux qui ont le plus contribué à renouveler les formes narratives depuis trente ans. Entre autres raisons parce que c’est un objet de langage : dans un monde où « l’entreprise » a imposé ses normes à la langue, le roman, comme la poésie, doit inventer les formes qui rendent toute sa puissance critique à la pensée. Ce volume s’ouvre sur un texte inédit de Lydie Salvayre, un entretien avec Leslie Kaplan, des contributions de Joachim Séné et de Thierry Beinstingel.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3133

  • BOMSEL Olivier (dir.), Protocoles éditoriaux. Qu’est-ce que publier ?, Paris, Armand Colin, 2013, 23,5 euros, 264 p.

    Qu’est-ce qu’un livre, un film, une œuvre musicale… à l’ère de la dématérialisation des médias ? Avant l’essor d’internet, tout est simple. Fonds et formes coexistent. Le fond (le roman par exemple) n’est accessible que parce que la forme (journal, livre imprimé) l’a rendu possible. Les objets – livres, tableaux, disques, films 35 mm – ont une mission d’exposition. Ils signifient publiquement : ceci est une œuvre, inscrite dans l’histoire du genre cadré par son support. Ils incarnent la fonction de l’édition. La dématérialisation bouleverse cet équilibre. Mais loin de détruire la fonction éditoriale, elle vient, au contraire, en souligner l’importance, car elle met au jour sa dimension profondément symbolique. Si cette fonction existe et tient une telle place dans l’organisation sociale, à quoi l’assigne-t-on au juste ? Quelles routes symboliques suivent les messages destinés au public, et comment le public, se dispose-t-il autour d’elles ? Quelle est l’économie de ces divers processus ? Pour traiter ces questions, Olivier Bomsel a réuni un collectif brillant de spécialistes de diverses disciplines. De leur dialogue, de la variété des exemples convoqués (invention de l’écriture, théâtre, bibliothèques, musique, cinéma, télévision, brevets, design…) émerge une nouvelle définition des médias à l’ère de la numérisation. Et l’économie qui s’en déduit.
    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/468698/protocoles-editoriaux.php

  • CADE Michel, GALINIER Martin (dir.), Images de guerre. Guerre des images, Presses universitaires de Perpignan, 2013, 28 euros.

    Sous le signe de Janus, sont ici convoquées les images de toute période, de tout pays et de tout type, sculptures, ensembles architecturaux, peintures, gravures, photographies, films, émissions de télévision, bandes dessinées – ou tout autre, à l’époque des images virtuelles et des jeux vidéos –, ayant pour thème la Guerre / ou la Paix. L’organisation du colloque dont sont issus ces Actes a été thématique : l’ouvrage s’articule donc autour de quatre grands axes, définis en fonction du rapport des images à la chronologie interne de leur production face à l’événement qui les suscite, et de leur inscription dans des discours idéologiques globaux. Le premier axe concerne les « Images antiques », définies ici comme code de référence ayant contribué à fixer les représentations et l’utilisation des images de guerre et de paix. Le second axe, « Les arts mobilisés », explore la manière dont les sociétés européennes ont, de tout temps, instrumentalisées les images pour justifier, exalter ou dénoncer l’activité guerrière. Le troisième thème, « Médias multiples », concerne les manifestations contemporaines de ce phénomène (photo, cinéma, jeu vidéo). Enfin, « Empires, lendemains d’empires et crises postcoloniales » analyse les pratiques contemporaines : Guerres d’Algérie et de Tahiti, action de l’armée française en Afrique depuis 1994, la guerre civile dans le cinéma libanais et Avatar de J. Cameron sont ainsi mis en perspective historique et analysés de manière inédite.
    En savoir plus : http://pup.univ-perp.fr/book.php?book_id=425

  • DOIZY Guillaume, Dessin de presse et Internet, Université de Bretagne Occidentale, 2010, 240 p., 10 euros.

    La révolution technologique, médiatique et sociologique de l’Internet et du web bouleverse de manière considérable notre rapport à la connaissance, à l’histoire, à l’espace et au temps. Le monde réel dispose aujourd’hui d’un double virtuel dont la croissance s’avère irrépressible et déjà envahissante. L’emballement numérique qui accompagne la seconde mondialisation de l’économie - et celle des esprits qui en découle -, impose à la société de s’adapter. En ce début de XXIe siècle le dessin d’actualité, l’image satirique, le cartoon éditorial, héritiers de Lucas Cranach, Gillray, Daumier et Thomas Nast, passent irrésistiblement du papier au web, dans un élan incertain, confrontés à la réalité économique, sociale, politique et culturelle. Comment le dessin de presse aborde son âge numérique après avoir brillamment vécu son « âge de papier » ? Quelles conséquences pour les dessinateurs confrontés à une concurrence accrue et à un public de plus en plus mondialisé ? Face à l’océan d’images présentes par milliards sur la Toile, quelle place pour le lecteur devenu internaute et nomade, anonyme et ubiquiste, de plus en plus soumis aux règles impérieuses de l’interactivité ?
    En savoir plus : http://ddata.over-blog.com/0/53/69/44/Dessin-de-Presse-et-Internt-Doizy-Guillaume.pdf

  • DUPEYRAT Jérôme, HAREL VIVIER Mathieu (dir.), Les entretiens d’artistes De l’énonciation à la publication, Presses universitaires de Rennes, 2013, 190 p., 16 euros.

    Motivé par la pleine intégration dans les discours sur l’art des formes d’échanges dialogiques avec les artistes, cet ouvrage collectif étudie le cas particulier de l’entretien : ses enjeux théoriques, sa typologie, les situations d’énonciation qui en relèvent et leur transmission via le filtre des outils d’enregistrement et des processus de transcription. Dans une volonté d’articuler pratique et théorie, il considère un type d’échange qui engage l’artiste à s’exprimer sur le processus de création. Sur une période essentiellement contemporaine, ce livre et ses onze contributions portent sur un grand nombre de sources, d’une conversation publique entre Raymond Hains et Marc Dachy à un entretien inédit avec Hans Ulrich Obrist, en passant par l’entretien filmé entre Louise Bourgeois et Bernard Marcadé, par l’auto-interrogatoire de Michel Vinaver, par les entretiens de Christian Boltanski, ceux de metteurs en scène de théâtre et ceux compilés par John Cornu, sans oublier l’exercice de transposition d’un récit de Paul Valéry en entretien par Claude Debussy, les pratiques dissidentes de l’entretien d’Andy Warhol, Robert Morris, Tino Seghal, etc., les interviews télévisées et les entretiens de Pier Paolo Pasolini ou encore les portraits filmés de Rebecca Bournigault. Ces contributions formulées par des spécialistes, des jeunes chercheurs et des artistes, analysent une parole qui accompagne l’élaboration d’une pratique et d’une réflexion chez l’artiste autant qu’elle permet au critique ou à l’historien d’adosser sa pensée à un propos de première main.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3145

  • FÉRAL Josette, PERROT Edwige (dir.), Le réel à l’épreuve des technologies. Les arts de la scène et les arts médiatiques, Presses universitaires de Rennes, 2013, 288 p., 18 euros.

    La technologie, loin de nous éloigner des questions esthétiques, nous ramène toujours à l’essentiel : au corps scénique, au dialogue du performeur avec l’espace et le temps, au processus d’absorption du spectateur. Véhicule puissant de présence et d’effets de présence, elle suscite des effets perceptifs, sensitifs, cognitifs, forçant le spectateur à être confronté à de nouvelles formes de narrativité. À ces développements s’ajoute une section entièrement consacrée à l’œuvre impressionnante de Janet Cardiff.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3138

  • JOSSOT, Sauvages Blancs !, recueils d’articles de presse présentés et annotés par Henri Viltard, Finitudes, 176 p., 19 euros.

    Il faut parfois choisir entre mythe et réalité. Et il n’est pas certain que ce livre convienne aux admirateurs de Jossot. De Jossot caricaturiste, celui du Rire, de l’Assiette au Beurre ou encore du Diable. Du Jossot jetant ses anathèmes contre l’armée, l’Eglise, la justice, les « passementeries » et autres obscurantismes de la Belle Epoque. Un Jossot certes individualiste, mais révolté, ulcéré par certaines injustices. Ce livre présenté par le spécialiste Henri Viltard, réunit une série d’articles publiés par le dessinateur alors qu’il abandonne presque totalement la caricature, choisissant la Tunisie comme nouvelle terre d’exil. Si la première chronique republiée dans cet ouvrage date de 1911 et provient du Gill Blas, les autres articles de Jossot paraissent quasiment tous de l’autre côté de la Méditerranée, et notamment dans la Dépêche tunisienne « le quotidien le plus lu des français de Tunisie », comme on peut le lire en introduction. Jossot excelle-t-il autant par les mots qu’il ne l’a fait quelques années auparavant par le trait, cette fameuse arabesque cinglante qui le caractérise ? L’écriture de Jossot serait-elle « forgée par la caricature », comme nous invite à le penser Henri Viltard ?

    Nous le signalions déjà dans un compte rendu rédigé à l’occasion de la republication du Fœtus récalcitrant, Jossot étale d’abord et avant tout ses aigreurs, se fait donneur de leçon et trop souvent nombriliste. Certes, le personnage affiche en toute circonstance une certaine originalité, mais ne cache pas sa profonde aversion pour le progrès, se montrant pour le moins et très souvent réactionnaire. Hostile à la technique, il rejette la science et les médicaments. Favorable à la barbe au nom des lois de la nature, il voit dans les glabres des personnages efféminés, manquant de virilité. Jossot fustige certes les colons, ces « sauvages blancs » ? Mais pas pour dénoncer la colonisation. Jossot, humaniste, se récrie contre l’enfermement des femmes arabes ? Oui, mais pour mieux justifier le port du voile, pour mieux justifier le contrôle des hommes sur les femmes.

    Ceux qui admirent le Jossot anticlérical ne manqueront pas de serrer les dents à la lecture de cette chronique du 10 février 1913 dans laquelle l’ex dessinateur étale sa conversion nouvelle à l’islam. Sa lettre ouverte à Hassan Guellaty publiée dans Tunis socialiste du 8 mars 1921 résume bien l’absence de perspective qui caractérise Jossot. « Vous savez bien que je ne suis pas socialiste, explique-t-il. Je ne suis pas non plus communiste, ni républicain, ni royaliste ; je repousse toutes les étiquettes. Vous savez aussi que je méprise les dirigeants et que les dirigés me font de la peine ; que j’ai horreur de la politique, cette chose immonde ; que je n’ai jamais consenti et que je ne consentirai jamais à me salir les doigts au contact du bulletin de vote ».

    Jossot pétrit d’aigreur avait réussit à la Belle Epoque à créer des images d’une très grande puissance graphique, même si les thèmes qu’il explore alors demeurent largement partagés par ses collègues les plus radicaux. Il se distingue des Grandjouan ou Delannoy par son absence d’empathie pour les opprimés, et son absence d’idéal social.

    Retiré à Tunis, il continue à jouir d’une notoriété d’autant plus grande que le microcosme colonial ne regorge pas de personnalités. Sans cet immense talent de dessinateur, ses écrits n’offriraient aujourd’hui sans doute pas grand intérêt et ne seraient probablement pas réédités.

    Nous conseillons néanmoins vivement la lecture de cet ouvrage, non seulement pour son introduction et son appareil critique passionnants (rédigés par un spécialiste qui s’identifie sans doute parfois un peu trop à son objet d’étude…), mais également pour le contenu de ces écrits, qui permettent de découvrir Jossot tel qu’il fut et non tel que le mythe a fait de lui. Nous sommes gré à Henri Viltard, en republiant les écrits de Jossot, de participer à cette nécessaire démystification.

    Guillaume Doizy, mars 2013

    Suite à la mise en ligne de ce compte rendu sur le site de Caricatures&Caricatures.com, l’historien de l’art Henri Viltard a publié un commentaire, auquel Guillaume Doizy à apporté une réponse :
    http://www.caricaturesetcaricature.com/article-sauvages-blancs-ed-finitudes-une-reponse-d-henri-viltard-116066715.html


    En savoir plus : http://www.caricaturesetcaricature.com/article-jossot-sauvages-blancs-recueils-d-articles-de-presse-presentes-et-annotes-par-henri-viltard-fin-116015609.html

  • LAVAURE Annik, L’image de Joseph au Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, 2013, 370 p., 22 euros.

    Des premières images influencées par les textes canoniques et apocryphes à une représentation imprégnée de l’idéal franciscain, cet ouvrage étudie comment était perçu Joseph, l’époux de Marie, au Moyen Âge. L’Église n’eut pas de scrupule à utiliser son image en fonction de ses desseins, notamment pour valoriser le sacrement du mariage, ou à le marginaliser dans l’ombre de son épouse dont le culte occupa très tôt une place considérable dans la foi des fidèles et dans la vie de l’institution. Par la suite, les innovations iconographiques se concentrèrent dans l’Europe du Nord.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3143

  • ZLITNI Sami, LIÉNARD Fabien (dir.), La communication Electronique en questions, Peter Lang, Bern, 2013, 402 p., 86 euros.

    Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont omniprésentes dans nos sociétés. Elles amènent à échanger des données tout le temps, où on se trouve et comme jamais. Ce constat justifie à lui seul cet ouvrage collectif qui se propose d’interroger la communication électronique. Vingt-neuf chercheurs ont ainsi participé à la rédaction des vingt-trois chapitres en français et en anglais de ce volume, que Christian Licoppe préface en se questionnant logiquement : Peut-on mettre la communication électronique en question ? Les chapitres ne constituent pas des réponses mais des éclairages regroupés en quatre parties. Celles-ci correspondent à des domaines qui recourent à la communication électronique avec des objectifs communicationnels initiaux variés et divers.
    En savoir plus : http://www.peterlang.com/index.cfm?event=cmp.ccc.seitenstruktur.detailseiten&seitentyp=produkt&pk=70844&concordeid=431261

    Articles/Revues
    Multimedia

Février 2013

    Livres
  • BAMBERGER Clara, Femme et médias. Une image partiale et partielle, Paris, L’Harmattan, 2013, 96 p., 12 euros.

    Les femmes sont beaucoup moins visibles que les hommes dans les médias d’information. Les femmes, lorsqu’elles sont interviewées, le sont principalement en qualité de mères, de simples témoins ou de victimes. Sur la scène médiatique, les rôles de l’expert, de l’intellectuel ou du professionnel reste largement préemptés par les hommes. D’où vient cette représentation biaisée des sexes ?
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=978-2-296-99800-1

  • BIBANG Claver, Approches naïves du noir dans les médias français. Discours et identités problématiques, Paris, L’Harmattan, 2013, 208 p., 21 euros.

    Comment le Noir, négro-africain ou négro-antillais est-il perçu dans les médias français. Mis en procès et travaillés par les médias, Noirs et Blancs, au-delà de toute procédure manichéenne, se font héritiers d’une longue tradition de stéréotypes, pourvoyeurs et vecteurs de prêt-à-penser qui fondent en partie leur légitimité dans le langage. Cet ouvrage travaille à la déconstruction de ces idées reçues.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=978-2-336-00588-1

  • BOUCHOUX Corinne, « Si les tableaux pouvaient parler… ». Le traitement politique et médiatique des retours d’œuvres d’art pillées et spoliées par les nazis (France 1945-2008), Presses universitaires de Rennes, 2013, 554 p., 24 euros.

    Cet ouvrage fait l’histoire du traitement politique et médiatique des retours d’œuvres d’art spoliées pendant la guerre. Quel en fut le traitement administratif au ministère des Affaires étrangères ? Quelles sont les stratégies de communication des acteurs ? À l’action et l’oubli (1945-1955), succèdent une lente médiatisation (1955-1969), puis un nouveau silence (1969-1996). Enfin arrive l’ère de la communication (1997-2008) pour cette histoire méconnue, qui s’achève avec la commission Mattéoli (1997) et une nouvelle vague de restitutions et d’indemnisations en application des principes – non contraignants – de Washington (1998) acceptés par la France.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3120

  • BOURSEILLER Christophe, PENOT-LACASSAGNE Olivier (dir.), Contre-cultures !, Paris, CNRS Editions, 2013

    Qu’est-ce qu’une contre-culture ? Comment interpréter le sens général des contestations et des ruptures culturelles de la seconde moitié du XXe siècle ? Comment reconstituer ces tendances et ces styles d’expression qui, dès les années 1950, ont bouleversé les mentalités ? Les discours sur la notion de culture, sur les altérations qu’elle subit, sur la diversité des influences qui la transforment, abondent ; mais ces discours font peu de place à la notion de contre-culture. Il est pourtant impossible d’en ignorer les innombrables expressions : Beat Generation, pop philosophie, rock culture, révolution psychédélique, mouvement punk, new wave, black metal… En insistant sur la richesse et l’éclectisme de ces manifestations, cet ouvrage montre que les contre-cultures entendent porter la révolution dans la vie quotidienne. Une réflexion novatrice sur un phénomène pluriel, porté par le désir d’une transformation radicale de la société.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Philosophie-et-histoire-des-idees/6699-contre-cultures-sous-la-direction-de-christophe-bourseiller-et-olivier-penot-lacassagne.html?utm_source=Newsletter28&utm_medium=emailing&clic=image

  • FICAMOS Bertrand, Cinéma novo. Avant-garde et révolution, Paris, Nouveau Monde éditions, 2013, 430 p., DVD, 34 euros.

    Cet ouvrage analyse et critique la conception du cinéma révolutionnaire qui a été portée par le Cinema Novo (désignant une mutation du cinéma brésilien), dans une production suivie dans le Brésil des années 1960. Les grands succès critiques internationaux que furent Les Fusils (Ruy Guerra, 1964) ou Terre en transe (Glauber Rocha, 1967), ont marqué la période. Le Cinema Novo a évité les schémas classiques et manipulateurs d’un cinéma de propagande. L’Esthétique de ces films est partiellement inspirée des innovations du Néoréalisme et de la Nouvelle Vague, dans l’engagement des cinéastes, et dans la relation qu’ils ont établi avec la société brésilienne. Une partie de ce livre met en avant les transformations qui touchent le Cinema Novo après le coup d’État de 1964 mettant fin au régime démocratique et installant une dictature militaire qui durera 21 ans. La dernière phase du Cinema Novo est marquée par l’éclatement du groupe de cinéastes qui sera consommé au cours des années 1970. Il faut avant tout souligner la qualité du travail d’enquête de cet ouvrage. L’auteur analyse un matériel jusqu’ici inexploité : correspondances privées, scénarios originaux, projets avortés, press release destinés au marché brésilien, archives de la police politique, dossiers de la censure cinématographique, etc. Ses différents séjours au Brésil lui ont également permis de s’entretenir avec les cinéastes eux-mêmes. La découverte, en France, des archives absolument inédites de Claude Antoine, producteur délégué du Cinema Novo à l’extérieur des frontières du Brésil, apporte une grande richesse.
    En savoir plus : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100974790

  • GLEVAREC Hervé, La culture à l’ère de la diversité. Essai critique, trente ans après La Distinction, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube. 2013, 125 p., 11 Euros.

    La Distinction. Critique sociale du jugement, publié en 1979 par Pierre Bourdieu, est aujourd’hui encore l’ouvrage fondateur de la sociologie de la culture. Mais devant le développement - et la diversification - du champ des biens culturels qui ont provoqué nombre de déplacements dans la structuration et la signification des goûts et des pratiques culturelles, permet-il encore aux sociologues de rendre compte de la place prise dans les pratiques des individus par des genres culturels anciennement populaires, comme le rock, les polars, la bande dessinée, les jeux vidéo, les séries télévisées ? Permet-il de penser la faiblesse, voire la baisse, de certaines pratiques comme l’opéra, la musique classique, les émissions culturelles... Autrement dit, trente ans plus tard, est-il encore apte à éclairer le réel ? Ou faut-il poser de nouvelles bases à nos débats sur la culture ? Telle est l’interrogation passionnante de ce court essai.
    En savoir plus : http://www.lcp.cnrs.fr/spip.php?article231

  • MONVOISIN Frédéric, Cinémas d’Asie. Hongkong, Corée du Sud, Japon, Taiwan. Analyse géopolitique, Presses universitaires de Rennes, 2013, 290 p., 17 euros.

    L’étude de cinématographies nationales (Hongkong, Corée du Sud, Japon et Taiwan) est l’occasion de mettre en correspondance les spécificités géopolitiques de chacun de ces « pays » et certains éléments constitutifs de leurs cinémas respectifs. L’approche géopolitique se présente comme une contre-proposition à l’uniformité culturelle proposée par la notion de « cinéma asiatique » et entend, à partir d’une reformulation de la conception lefebvrienne de la notion d’espace (concret, social, mental), exhumer les qualités spécifiques de chacun des cinémas étudiés.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3107

  • POIRRIER Philippe (dir.), La politique culturelle en débat. Anthologie, 1955-2012, Paris, La Documentation française, 2013, 320 p., 15 euros.

    Nouvelle édition enrichie.
    Les vifs débats, suscités tout au long du dernier demi-siècle par les politiques culturelles mises en œuvre par l’État et par les collectivités territoriales depuis la création d’un ministère de la Culture par André Malraux au début des années 1960, méritaient d’être mieux connus, car ils sont toujours vivants, pertinents, presque « classiques ». L’introduction rédigée par Philippe Poirrier, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, explicite et justifie la sélection des textes rassemblés dans cet ouvrage et les replace dans une utile perspective chronologique. Le présent livre est destiné plus spécialement à tous ceux qui, étudiants ou professionnels, souhaitent mieux connaître l’histoire des politiques culturelles.
    En savoir plus : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Ministere/Les-services-rattaches-a-la-Ministre/Comite-d-histoire/Publications-du-Comite-d-histoire/Vient-De-Paraitre/La-politique-culturelle-en-debat.-Anthologie-1955-2012

  • SCHMITT Laurie, Quand les médias utilisent les photographies des amateurs, Paris, INA Éditions / Le Bord de l’eau Éditions, 2013, 18 euros.

    Images spectaculaires, ne datant pas d’hier, devenues populaires, les photographies de ceux que l’on nomme « amateurs » trouvent au XXIe siècle lors de conflits, d’attentats, de situations dramatiques (Irak, États-Unis, Birmanie, Angleterre, Tunisie, etc.), une place dans nos dispositifs médiatiques. Pourquoi les professionnels les utilisent-ils dans la presse ? Pourquoi leur associent-ils ce terme ? Que vient-il dire de ces productions singulières et qu’occulte-t-il ? L’auteur montre combien les utilisations contemporaines de ces visuels – utilisations stratégiques, éditoriales, commerciales – sont révélatrices de mutations plus profondes du journalisme. Elle prend appui sur une analyse des contextes dans lesquels ces photographies ont été produites et diffusées, de leurs usages au sein d’articles, des discours qui les accompagnent, tant dans leurs manifestations corporatives que dans les entreprises de presse ou chez les professionnels du photojournalisme. Cet ouvrage explique comment les journaux et les journalistes se sont organisés pour tirer profit d’une disponibilité accrue d’images créées par des observateurs autres qu’eux-mêmes. Il révèle que cette situation inédite est saisie comme une occasion de maîtriser une offre photographique qui semblait de prime abord leur échapper. Il interroge l’évolution des représentations de l’actualité et particulièrement de la monstration de la douleur. Il met en évidence que les conditions numériques de circulation des images s’inscrivent dans un marché fortement soumis à des transformations. Il questionne les mutations en cours au sein des industries culturelles, où nombre de plateformes web se développent, jouant le rôle d’intermédiaire entre amateurs et médias. Ce sont là, certains enjeux, tous éminemment sociaux, abordés dans ce livre.
    En savoir plus : http://www.ina-sup.com/ressources/publications-ina/quand-les-medias-utilisent-les-photographies-des-amateurs

  • SCHOR Ralph, Écrire en exil. Les écrivains étrangers en France 1919-1939, Paris, CNRS Editions, 352 p. ? 22 euros.

    Fitzgerald, Gary, Hemingway, Ionesco, Mann, Miller, Nabokov, Arendt, Tsvetaeva… Des centaines d’écrivains étrangers choisirent de s’installer en France dans l’entre-deux-guerres. Choix volontaire pour certains, orphelins d’une terre natale abandonnée par dépit. Choix contraint et forcé pour d’autres, proscrits pour des raisons politiques ou raciales. Tous ont l’exil en commun et la France comme terre d’adoption, une France vue comme un pays cosmopolite, un pays de culture, un pays de liberté. Tous sont captivés par le prestige de Paris, capitale mondiale de l’art vivant, le Paris des musées, des théâtres, du jazz, des ballets russes, des cafés qui sont les salons des temps modernes, un Paris ouvert et foisonnant où semblent possibles toutes les audaces et les transgressions. Ou encore la Côte d’Azur où résidaient déjà des écrivains venus chercher dans ce Sud ensoleillé un lieu propice à leur travail. Ces images idéales résistent-elles à la réalité ? Peut-on trouver des constantes dans la diversité des parcours ? Exilés volontaires et exilés forcés parviennent-ils à se rejoindre et à partager des valeurs ? Dans quelle langue choisissent-ils d’écrire ? Et comment se passe la rencontre avec les artistes français ? Étudiant au plus près le témoignage des écrivains étrangers ayant longuement séjourné en France, Ralph Schor montre les conséquences de cet exil, les blocages pour certains artistes, mais aussi, pour beaucoup, la richesse des expériences vécues, les évolutions intellectuelles et identitaires, les renouvellements dans le domaine de la création littéraire. Ralph Schor signe une fresque intensément vivante de la vie culturelle dans l’entre-deux-guerres.
    En savoir plus : http://www.cnrseditions.fr/Histoire/6696-ecrire-en-exil-ralph-schor.html

  • ZMELTY Nicholas-Henri, L’affichomanie en France (1889-1905), Paris, Éditions Mare & Martin, 2013, 320 p., 75 euros.

    À la fin du XIXe siècle, l’affiche illustrée suscite en France un engouement sans précédent au point d’engendrer une forme particulière de collectionnisme avec l’ensemble de ses corrélats : organes de presse spécialisés, discours critique assurant la discrimination des valeurs, marché de l’art en charge de la diffusion des objets et de leur valorisation. C’est l’ère de l’affichomanie. Tiré d’une thèse de doctorat en histoire de l’art contemporain soutenue en 2010 à l’Université de Picardie Jules Verne, cet ouvrage propose un nouveau regard sur ce phénomène méconnu et mésestimé selon une approche associant histoire des formes et histoire des conditions économiques et sociales de production des images. À partir du cas particulier de l’affiche illustrée, cette étude propose ainsi une variation dans l’échelle d’observation de l’art et de la culture fin de siècle en France.
    En savoir plus : http://www.mareetmartin.com/livre/nicholas-henri-zmelty_l-affichomanie-en-france-1889-1905-prix-du-musee-d-orsay-2011-1

    Articles/Revues
  • "Communication et diversité culturelle", Revue Française des Sciences de l’information et de la communication, n° 2, 2013. Coord. : Anne-Marie Laulan

    Au moins deux acceptions et donc deux champs de recherche concernent le terme culture. Comme le rappelait plaisamment P. Bourdieu, pour bien des gens, il s’agit de la culture « cultivée », objet des musées, célébrations et patrimoines divers, guère prisée des masses populaires qui lui préfèrent les arts mineurs ou ceux de la rue. D’entrée de jeu sur les mots, surgit un problème d’incommunication entre ceux qui produisent, consomment, diffusent la « culture » et ceux qui l’ignorent, la rejettent, se réfèrent à d’autres formes, en d’autres lieux.
    En savoir plus : http://rfsic.revues.org/272

  • "Intime et politique", Itinéraires. Littérature, textes, cultures, 2012, vol. 2. Coord. : Véronique Montémont et Françoise Simonet-Tenant

    À une époque où la sphère privée flirte ouvertement avec la sphère publique, il semble intéressant d’analyser les modes variables de l’interpénétration du politique et de l’intime du XVIIIe au XXIe siècle. Les écrits de la sphère intime constituent le vecteur privilégié de notre réflexion. Ceux-ci peuvent être ambivalents selon qu’ils constituent un retranchement critique susceptible de garantir un fonctionnement sain du politique ou qu’ils mettent en danger l’équilibre de la cité.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39227

  • "Les jeunes d’aujourd’hui : quelle société pour demain ?", Cahiers de recherche du CREDOC, n° 292, décembre 2012.

    Le CREDOC publie un cahier de recherche intitulé « Les jeunes d’aujourd’hui : quelle société pour demain ? » (gratuit - 210 pages) . L’institut définit la jeunesse comme la période qui s’insère entre l’adolescence et l’âge adulte, phase intermédiaire pendant laquelle se joue la socialisation de l’individu, et considère que la tranche d’âge 18-29 ans se révèle une approximation satisfaisante des contours de la jeunesse. Assez défiante vis-à-vis des institutions politiques, c’est une génération libérale en matière de mœurs, mais attentive à la nécessité de la régulation sociale en termes d’injustice générée par les inégalités économiques dont les jeunes sont les premières victimes. Alors que leur niveau moyen de diplôme a nettement progressé (70% de bacheliers contre seulement 20% dans la génération « Mai 68 »), ils ont des revenus en moyenne plus faibles que ceux de leurs parents au même âge et des dépenses de logement plus élevées. Cela les a conduits à développer des comportements stratèges : plus de soldes, promotions, comparaisons de prix, recherche de prix bas, accès aux offres low cost. Les jeunes d’aujourd’hui consomment plus au même âge que les générations précédentes, ils arbitrent en faveur des loisirs, de la restauration, de l’hôtellerie et de la communication. Leurs dépenses en alimentation sont faibles et sont utilisées comme variables d’ajustement. Les jeunes peuvent s’exprimer et affirmer leur identité, au travers d’un choix de marques, d’enseignes affichant des engagements. Ils préférent souvent l’usage à la possession et développent de nouvelles formes de consommation à l’aide d’Internet : l’autopartage, le co-voiturage, les secondes vies des objets, la location, les achats groupés... En matière de nouvelles technologies les jeunes prennent le pas sur leurs aînés et deviennent les « sachants ». Les disparités se conjuguent par des différences d’équipement, mais aussi par des écarts en termes d’usages (exploitation des potentialités d’Internet). Malgré le temps passé sur Internet, les jeunes s’investissent autant dans la vie sociale et civique que les autres : ils sont autant intégrés dans un réseau relationnel amical. Ni la pratique sportive, ni les sorties au cinéma ne semblent souffrir de l’arrivée des TIC dans leur vie. Dans leur espace virtuel, les frontières géographiques sont abolies, la distinction entre privé et public s’évanouit, sur fond d’identités choisies en fonction des situations.
    En savoir plus : http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C292.pdf

  • "Patrimonialiser les musiques populaires et actuelles", Questions de communication, n°22 / 2012. Coord. : Philippe Le Guern.

    Que Karl Marx me pardonne, mais il se pourrait bien qu’« un spectre hante le rock »… Le spectre du rock qui n’en finit pas de hanter le rock lui-même, quelque chose d’équivalent à ce que Simon Reynolds (2012) a appelé en une formule saisissante « l’empire du rétro » à propos de la pop actuelle, et qui le conduisit même à supplier qu’on laissât enfin Kurt Cobain reposer en paix, tant il est clair que le désir mortifère qui sous-tend la compulsion rétromaniaque est à l’exact opposé de la pulsion de vie – et de transgression – sur laquelle le rock a construit sa légende et sa puissance de contamination sociale.
    En effet, depuis le début des années 2000, le retour spéculaire du rock sur lui-même semble être devenu la caractéristique majeure d’une culture qui valorise la nostalgie, le recyclage et l’autocitation (à grand renfort de samples), qui multiplie les mausolées dédiés à sa propre gloire et dépose dans la crypte du Rock and Roll Hall of Fame ou du Musée du rock situé au cœur du complexe culturel et commercial de Las Arenas à Barcelone les fantômes des Beatles ou d’Elvis. Des fétiches – guitares, costumes de scène, etc. – y sont présentés à la dévotion des admirateurs : ils y interrogent souterrainement notre rapport à la marchandise (mais pourquoi diable le rock serait-il soustrait au regard de Karl Marx ?) et le lien en apparence paradoxal du rock au capitalisme. (…)
    La question centrale que cette livraison de Questions de communication entend explorer est donc la suivante : quelle(s) signification(s) accorder à ce qui apparaît comme un phénomène sans équivalent si on en juge par son ampleur et par la multiplicité des formes et dispositifs qu’il inspire et que j’appellerai l’obsession patrimoniale ? Cette obsession est-elle le symptôme de mutations anthropologiques, qui mettraient notamment en jeu nos conceptions de la modernité, de l’art et des valeurs dont celui-ci est porteur (authenticité, autonomie, etc.), et de la culture en régime numérique (Kirby, 2009 ; Le Guern, 2012) ?
    (Extraits de l’introduction, par Philippe Le Guern)
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100545070

  • Humour "anglais", Humoresques, n°36, automne 2012. Textes réunis par Corinne François-Denève

    Sommaire
    Corinne François-Denève : "Every man in his humour : sur la piste de l’humour « anglais »"
    Nelly Feuerhahn
    Ronald Searle, un humour graphique anglais"
    Norbert Elias (traduit de l’allemand par Wolf Feuerhahn) Le Sense of Humour
    Wolf Feuerhahn : "Humours nationaux : le regard situé de Norbert Elia" Pierre Troullier : "Entre héritage latin et invention du nonsense, la poésie satirique de John Skelton (c. 1460-1529)"
    Virginie Iché : "Le Nonsense et ses jeux de mots (in)traduisibles. Le cas d’Alice’s Adventures in Wonderland"
    Françoise Dupeyron-Lafay : "L’humour anglais aux XIXe et XXe siècles. Approche culturelle et stylistique"
    Laetitia Pasquet : "L’humour dans le théâtre anglais contemporain : pour une éthique de la poétique"
    Yen-Maï Tran-Gervat : "L’humour de Tristram Shandy et ses adaptations graphique et cinématographique"
    Jérémy Houillère : "La série télévisée The Office et l’Amérique du Nord : un humour fragile"
    En savoir plus : http://www.humoresques.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=342:humour-qanglaisq&catid=36:numeros-humoresques&Itemid=54

    Multimedia

Janvier 2013

    Livres
  • ANTONUTTI Isabelle, Cino Del Duca. De Tarzan à Nous Deux, itinéraire d’un patron de presse, Presses universitaires de Rennes, 2013, 222 p., 18 euros.

    Créateur de Nous Deux, Télé Poche, producteur de Touchez pas au grisbi et de L’Avventura, éditeur des Rois maudits, Cino del Duca (1899-1967) a construit un empire médiatique populaire. Au moment de son décès, il pilotait le quatrième groupe de presse français. Mais comment ce vendeur de comics est-il devenu un magnat de la presse ?
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3078

  • ARCHAT-TATAH Caroline, Ce que l’école fait avec le cinéma. Enjeux d’apprentissage dans la scolarisation de l’art à l’école primaire et au collège, Presses universitaires de Rennes, 2012, 228 p., 15 euros.

    Ce livre propose une réflexion sur les apprentissages et les enseignements en jeu dans les dispositifs d’éducation au cinéma à l’école primaire et au collège. En portant le regard sur les conceptions et les valeurs qui sous-tendent l’idée d’une fonction éducative de l’art, puis sur ce que font concrètement les élèves en situation, l’auteure interroge la place du cinéma dans le curriculum scolaire. L’expérimentation du logiciel Lignes de temps ouvre une piste de recherche sur ce que les techniques numériques d’annotation offrent comme possibilités.
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3085

  • Collectif Mélody Jan-Ray, Créations. Le genre à l’oeuvre (Volume 2), Paris, L’Harmattan, 248 p., 25 euros.

    Ce deuxième volume, Le genre à l’oeuvre, questionne la manière dont se construisent les oeuvres et les artistes sous l’angle du genre. Les formes de socialisation, l’influence des institutions éducatives, le rôle des éducateurs et de l’entourage familial, rencontrent la détermination de femmes et d’hommes qui réussissent – plus ou moins bien – à s’émanciper des représentations différenciées et des assignations sexuées.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38914&razSqlClone=1

  • Collectif Mélody Jan-Ray, Réceptions. Le genre à l’oeuvre (Volume 1), Paris, L’Harmattan, 274 p., 27,5 euros.

    Ces trois volumes, Le genre à l’oeuvre, explorent les rapports genrés traversant la production, la réception et la médiation artistique d’une oeuvre d’art. Ce premier volume porte sur la question du genre dans les arts d’un point de vue esthétique, sociologique et philosophique, en s’appuyant sur sept cas empruntés aux arts plastiques, à la musique, à la télévision, à la littérature et au cinéma.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38915

  • Collectif Mélody Jan-Ray, Représentations. Le genre à l’oeuvre (Volume 3), Paris, L’Harmattan, 194 p., 19,5 euros.

    Dans ce dernier volume, Le genre à l’oeuvre, les auteur-e-s examinent les manières dont le genre éclaire, en tant que catégorie d’analyse, les oeuvres d’art produites dans les mondes de la danse, du cinéma, du roman, de la composition musicale et de la photographie.
    En savoir plus : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38913&razSqlClone=1

  • DEGAND Amandine, GREVISSE Benoît, Journalisme en ligne. Pratiques et recherches, De Boeck, 2013, 384 p., 22,5 euros.

    Le journalisme en ligne bouscule les repères des professionnels de l’information. Ce livre, rédigé par une équipe internationale de scientifiques et d’acteurs de terrain, offre une synthèse inédite des nombreuses études qui abordent ce phénomène. Il fournit les clés essentielles qui permettent de comprendre les mutations rapides du journalisme en expliquant, d’une part, ce que sont les nouvelles pratiques professionnelles et en proposant, d’autre part, des méthodes d’analyse. L’ouvrage décrit le quotidien des rédactions Internet, précise les compétences nécessaires pour pratiquer ce journalisme de l’immédiat et les dérives potentielles auxquelles les professionnels sont exposés. Les étudiants et les chercheurs trouveront ici des données empiriques recueillies au cœur des rédactions, mais aussi de nombreuses pistes méthodologiques pour aborder leur objet d’étude : de la fabrication de l’information en ligne jusqu’aux produits finis présentés sur les sites Web, en passant par les études de réception. Cet ouvrage s’adresse aux étudiants et enseignants en journalisme ainsi qu’aux professionnels de l’information.
    En savoir plus : http://superieur.deboeck.com/titres/126709/journalisme-en-ligne.html

  • EL DIFRAOUI Abdelasiem, Al Qaida par l’image. La prophétie du martyre, Paris, Presses universitaires françaises, 2013, 420 p., 32 euros.

    Al-Qaida et la plupart des groupes alliés auraient probablement déjà disparu sans l’élaboration d’une stratégie de communication redoutable dont la production audiovisuelle est devenue l’instrument principal. L’analyse systématique de ce phénomène de propagande, probablement le plus important depuis le début du XXIe siècle, n’avait encore jamais été effectuée. Pourtant, son corpus visuel nous offre un aperçu extraordinaire de l’histoire du jihadisme global. Après avoir analysé les principaux producteurs de la propagande jihadiste et présenté son langage visuel, Abdelasiem El Difraoui expose l’évolution du Grand Récit jihadiste et de sa production audiovisuelle des trois dernières décennies. Au-delà de la propagande, cette production détourne la mythologie de l’islam pour en créer une nouvelle au sein de laquelle le culte du martyre joue un rôle central est alors créée une nouvelle cosmologie qui élève Ben Laden au rang de prophète. De cette analyse il ressort que, en dépit de leur échec à mobiliser les masses musulmanes, Al-Qaida et sa nébuleuse sont parvenues à créer des images et des symboles reconnus aujourd’hui par de nombreux croyants et qui pourraient continuer à inspirer les générations à venir.
    En savoir plus : http://www.puf.com/Autres_Collections:Al-Qaida_par_l%27image

  • GARCIA Guillaume, La cause des « sans ». Sans-papiers, sans-logis, sans-emploi à l’épreuve des médias, Presses universitaires de Rennes, 2013, 286 p., 18 euros.

    À travers le cas des journaux télévisés, cet ouvrage retrace la manière dont les médias ont rendu compte des mobilisations en faveur des « sans » : sans logement, sans papier, sans emploi. Il montre ce qui se joue à l’interface des médias et des mouvements sociaux : à quelles conditions, et dans quelle mesure, les rencontres entre journalistes et porteparole des groupes mobilisés sont-elles possibles ?, comment ces causes sont-elles (re)traduites sous l’effet de leur médiatisation ?
    En savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3097

  • LAURENTIN Emmanuel, PÉCOUT Gilles, Grands reporters de guerre. Entre observation et engagement, Paris, Rue d’Ulm, 2012.

    Du Cambodge à l’Afghanistan, des Balkans à l’Afrique subtropicale, des guerres du Golfe au conflit israélo-palestinien et aux révolutions arabes, ils ont couvert tous les grands conflits contemporains. Faisant voyager le lecteur sur leurs épaules, ils savent extraire la politique du quotidien des populations qu’ils rencontrent sur le terrain. « Volontaires » de l’information, témoins engagés, ils se muent alors en historiens du présent. En dialoguant dans ce livre, Pierre Barbancey, Renaud Girard, Jean-Pierre Perrin et Jon Swain nous font découvrir les conditions matérielles du grand reportage de presse écrite, saisir les mutations de leur métier au cours des dernières décennies, comprendre la fascination que le reporter de guerre exerce sur le public. Quelles sont donc les motivations de ces civils qui se précipitent sur des lieux de combat que tout le monde cherche à fuir, pour donner à voir ce que chacun sent devoir connaître sans être prêt à l’affronter directement ?

    Lire une recension par Christophe Lafaye :
    http://lectures.revues.org/10066


    En savoir plus : http://www.presses.ens.fr/produit.php?ref=978-2-7288-0483-2&id_rubrique=19

  • LE BART Christian, La politique en librairie. Les stratégies de publication des professionnels de la politique, Paris, Armand Colin, 2013, 292 p., 30 euros.

    Mémoires, livres-programmes, témoignages, essais, biographies historiques, romans... l’homme politique se doit de publier un ou plusieurs livres. Faut-il y voir le signe d‘une passion très française pour la posture littéraire ? Un outil de communication parmi d’autres, proche du storytelling, qui confère une visibilité médiatique indispensable à la carrière politique ? Ou le reflet de l‘individualisation contemporaine du champ politique, chaque personnalité cherchant de la sorte à exister par elle-même ? Christian Le Bart analyse ici deux cents livres publiés depuis 1958 : on y voit évoluer les dispositifs d’auto-légitimation construits par les professionnels de la politique. Les auteurs ne prétendent plus guère s’exprimer aujourd‘hui qu’en leur nom personnel. Ils invoquent la sincérité plus que la vérité. Ils débordent des rôles institutionnels pour laisser transparaître une personnalité plus complexe qu’il n’y paraît. Ils laissent à l’occasion entrevoir des moments de doute et de découragement. Descendant du piédestal de l’homme d’État visionnaire, ils s‘efforcent de décrire le monde social à hauteur d’individu, en référence au terrain et à leur expérience personnelle. L’analyse des ouvrages et de l’accueil (souvent ironique) que leur réservent les journalistes permet de prendre la mesure des rapports de force internes au champ politique. En ce sens, les livres politiques sont un formidable révélateur des transformations contemporaines de la légitimité politique.

    Recension de nonfiction.fr : http://www.nonfiction.fr/article-6321-le_livre_comme_strategie_politique.htm


    En savoir plus : http://www.armand-colin.com/livre/456925/la-politique-en-librairie.php

  • LINDEPERG Sylvie, La voie des images. Quatre histoires de tournage au printemps-été 1944, Lagrasse, Éditions Verdier, 2013, 320 p.

    Cela se passe dans le maquis du Vercors, dans Paris insurgé, dans les camps de transit vers l’extermination de Terezín en Tchécoslovaquie et de Westerbork aux Pays-Bas. À chaque fois, une caméra. À chaque fois, au cœur de ces situations dramatiques, des hommes qui filment, des hommes (et des femmes) filmés, des hommes qui attendent quelque chose de ces images. À chaque fois des effets de ces mêmes images qui dépassent ou détournent l’attente et la commande. Le moment singulier de la prise de vue permet d’entrevoir l’univers mental de ceux qui filmèrent, d’interroger leurs gestes et leurs choix. Ces plans recueillent aussi la part de l’histoire inintelligible pour les contemporains. Les plans analysés ouvrent ainsi la voie, jusque dans leur fragilité et leurs manques, à une histoire du sensible inscrite au plus près des corps de ceux qui firent l’événement ou qui en furent victimes. Ils interrogent la place de l’art au cœur de la barbarie et la capacité du cinéma à devenir un instrument de libération ou de résistance. La Voie des images inscrit cette recherche dans une réflexion plus vaste. Le livre questionne l’usage contemporain des images d’archives, dont témoignent des productions récentes très médiatisées comme Apocalypse. Il se conclut sur une mise en perspective grâce à un dialogue avec le cinéaste Jean-Louis Comolli.
    En savoir plus : http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-lavoiedesimages.html

  • MATTHEWS Jacob T., PERTICOZ Lucien, L’industrie musicale à l’aube du XXIe siècle. Approches critiques, Paris, L’Harmattan, 2013, 210 p., 22 euros.

    La filière phonographique, bouleversée par le peer-to-peer et la numérisation des contenus, a servi de cheval de Troie, dans le secteur des industries culturelles, aux acteurs du logiciel, du Web ou de la fabrication de matériel. Alors que la musique n’a jamais été autant écoutée et consommée, ces firmes l’utilisent principalement pour vendre d’autres produits et services ou pour asseoir leur stratégie de marque. Ces contributions analysent aussi l’évolution des pratiques des auditeurs.
    En savoir plus : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38791

  • PITTIA Sylvie, SCHETTINO Maria Teresa (dir.), Les sons du pouvoir dans les mondes anciens, Presses universitaires de Franche-Comté, 2013, 482 p., 36 euros.

    L’étude porte sur les manifestations sonores dans les lieux institutionnels (assemblées, Sénat, entourage des souverains ou des magistrats), pour retrouver le lien entre dimension spatiale et dimension acoustique, et retracer la conception et les dynamiques du pouvoir.Il s’agit de replacer les expressions verbalisées, comme les discours, dans une dimension sonore plus ample, et aussi de mettre en évidence certaines pratiques, tels que le recours à l’applaudissement comme forme de suffrage, ou certaines cérémonies (les rites religieux, la célébration des triomphes, les acclamations impériales), ou les pratiques judiciaires. On évoque en outre l’absence de sons, autrement dit les moments où le pouvoir se manifeste à travers le silence.
    En savoir plus : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100037940&fa=description

  • SOHIER Estelle, Le roi des rois et la photographie. Politique de l’image et pouvoir royal en Éthiopie sous le règne de Ménélik II, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012, 380 p., 35 euros.

    La cour de Ménélik II (r. 1889-1913) est un véritable « laboratoire iconographique ». Le roi des rois est le premier à recourir de façon méthodique à la photographie, importée sur les hauts plateaux de l’Éthiopie par des missionnaires, des commerçants et autres voyageurs. Nombre de portraits parvenus jusqu’à nous en témoignent : les dignitaires éthiopiens y posent en arborant les insignes royaux ou des armes, autant d’attributs laissant à penser que ces images ont été élaborées avec soin. L’auteur s’interroge sur les enjeux auxquels répondait la fabrication de ces images, mais aussi sur leurs significations et leurs usages. Quel éclairage apportent ces documents à l’histoire de l’Ethiopie contemporaine et de ses relations avec le monde extérieur ? Les modalités d’appropriation de ce nouveau médium sont retracées à l’aide de sources écrites éthiopiennes et européennes. Les clichés sont aussi replacés au coeur d’un ensemble iconographique plus large, comprenant des peintures d’église, des timbres-poste ou des pièces de monnaie. Dérivés de la photographie, ils témoignent de recherches sur la forme, les supports et les usages des images, au gré des innovations techniques et des besoins politiques. Ces documents comptent parmi les réponses apportées par la royauté face aux bouleversements engendrés par le triomphe de la colonisation européenne sur le continent africain. À l’heure où l’Europe exporte ses médias et ses imaginaires dans le reste du monde, ils reflètent à la fois la souveraineté politique du pays et une idéologie royale relayée tant par le texte que par l’image : souverain modernisateur, féru de techniques nouvelles, Ménélik II revendiquait aussi une ascendance salomonide trois fois millénaire.
    En savoir plus : http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/Publi_Sorbonne/images/vdp_sohier.pdf

    Multimedia
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