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Valérie DEVILLARD

La production journalistique et son environnement : le cas de l’information générale et politique, entre 1990 et 2010

Le Temps des médias n°14, Printemps 2010, p. 273-290.

Les évolutions récentes des marchés médiatiques ont fait l’objet de nombreuses études sectorielles1 identifiant les transformations des différents segments d’activité, qu’il s’agisse de la « crise » de la presse, de l’impact du numérique sur l’évolution de l’audiovisuel ou de la presse écrite, de la fragmentation des audiences de la télévision ou des nouvelles (...)

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L’évolution des salaires des journalistes professionnels (1975-2000)

Le Temps des médias n°6, printemps 2006, p.87-100

Il est d’usage de présenter les journalistes stratifiés en trois grands groupes : l’élite, le grand bataillon des salariés de l’information, et enfin les pigistes-précaires. Ils sont liés certes par des représentations identitaires communes mais séparés par les statuts (permanent ou précaire), la position hiérarchique occupée et les perspectives de carrière. Afin de montrer le fossé grandissant entre « l’oligarchie » et les pigistes précaires, l’analyse de l’écart entre les revenus de ces deux groupes, à partir des enquêtes statistiques commanditées par la CCIJP, a été privilégiée. L’écart de niveau de revenus des journalistes entre le sommet et la base de la profession tend à croître de manière significative dans les années 1980-1990. L’avènement d’un journalisme de « marché » caractérisé par la recherche d’une rentabilité maximale des entreprises médiatiques vient affecter, entre autres, les conditions de travail des journalistes. Outre les facteurs essentiels tels ceux de la différenciation entre les femmes et les hommes et du média d’exercice, le clivage générationnel pèse vraisemblablement davantage dans la trajectoire professionnelle. Entrer sur le marché de l’emploi en 1993 implique un début de « carrière » en pleine récession économique dont on peut porter les stigmates pendant longtemps. À l’autre extrême, être né durant la décade des années 1940 semble favoriser l’accession à des positions hautes, à une élite « économique » en fin de carrière journalistique.

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